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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 00:59

La connaissance, dans le cadre de la catégorie "relations aux autres", ne concerne pas la démarche de réflexion purement cérébrale. La connaissance est vue ici comme étant quelqu'un que vous ne cotoyez pas souvent.

 

Ainsi, on peut affirmer que l'on connait la connaissance du moment que vous vous en souvenez même si les occasions pour discuter paraissent manquer.

 

Il serait quelque peu regrettable de dire qu'une personne désagréable est une connaissance, car ce n'est pas là que je voulais en venir bien que la logique vu en ce sens se tient tout à fait.

 

La connaissance n'est pas une amie, parce que vous ne la voyez pas fréquemment, ce dernier terme désignant aussi bien l'ami intime que l'ami qu'on salut d'une poignée de main. La connaissance n'est pas une alliée, elle peut ne pas vous aider ni vous proposer son secours. C'est quelqu'un qui vie sans la dépendance d'autrui, libre de vivre.

 

Mais par le plus grand des hasard, quand vous revoyez cette personne qui n'est pourtant qu'une connaissance, le sourire vient naturellement pour saluer et communiquer son enchantement de revoir la personne car c'est la première fois depuis un long moment que vous n'avez pas revu cette personne.

 

Un doute vient en tête : et si cette personne vous avait oublié ? Mais dans ce cas, celà veut dire que l'on ne signifie rien pour elle.

 

S'invite alors un doute supplémentaire : Mais si cette personne vous reconnait, quoi donc lui dire ?

 

C'est seulement à la deuxième question que j'accepte de répondre, la première me déplait bien que je l'ai exprimé. Ayant recontré la connaissance dans un endroit public, j'avais besoin d'un service. Et puis, la personne me reconnait et me souris, et l'ayant reconnu, je me suis surpris moi-même à sourire, ce que j'évite de faire dans la vie de tous les jours pour ne point être facilement abordable.

 

Je ne me rappelle plus très bien de ce que je lui ais dis mais j'ai parlé avec hésistation, par crainte de me tromper dans mes propos à cause d'un empressement émotionnel trop fort qui nuirait au peu de sens du contact qui me reste. Je me suis alors seulement contenté de lui demander un serice que la personne seule pouvait me rendre, mais je ressentais beaucoup de bonheur à avoir revu la personne qui m'a, après réflexion, laissé une très bonne impression.

 

Comme il est rare que la tristesse me prenne quand je ressens la douleur de perdre une connaissance que je tenais en très haute estime. Mais néanmoins, je crois fermement que la rareté des bons moments oblige à mieux considérer ce que l'on risque de perdre en étant abrupte, méprisant, ou même piédestalifiant ( mettre les choses sur un piédestal cause d'ailleurs souvent la fin des meilleurs choses au même titre que le mépris et la brutalité ).

 

Revoir souvent les mêmes personnes a un effet banalisateur, et ne contraint donc pas de se sentir obligé de respecter des gens que vous finissez par revoir, que ce soit pendant les études, dans un commerce, sur un lieu de travail ou même en prison. Difficile de se sentir motivé à garder une attitude dynamique, positive, et surtout sincère dans son rapport avec l'autre quand on revoit toujours les mêmes. On ne peut feindre la sincérité, on peut seulement avoir un excellent jeu d'acteur.

 

Finalement, la rareté des bonnes choses, et donc aussi des gens que vous avez peu de chance de revoir ou que vous revoyez rarement, c'est ce qui entraine l'être humain à garder les meilleurs choses que vous evoque la connaissance sans rien idéaliser ni diaboliser les rapports que vous entretenez avec la connaissance, on préserve le souvenirs des meilleurs moments tout comme on préserve l'eau.

 

La sociologie est à l'opposé de la population mondiale; les gens sont nombreux, et pourtant, l'agréable et le constructif du contact humain est si peu répandu. Qui peut ou ne peut pas avoir l'audace d'envisager cette dernière phrase dans son opposé ? Le mot "respect" n'est pas censuré, et pourtant, il parait peu ou mal usité.

 

L'ironie, c'est que les choses non-censurés et réaffirmées avec vigueur dans un pays peuvent aussi bien avoir plus de chances de disparaitre dans l'oubli ( si ce n'est dans le rejet par beaucoup ), que les choses dont la censure a été effectivement ordonnée, sans parvenir à la désuétude tant désirée.

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Published by regard-existence - dans Réflexion personnelle
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