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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 11:36

Symboliquement, la prison est un lieu de privation de liberté, ou alors une limitation de liberté. D'une manière générale, si on estime qu'un individu exerce un usage abusif de la liberté, il peut être soumis à une réduction de cette dernière, et en cas de danger ou d'attitude irrépréssible sans solution possible, cette privation est définitive.

 

La prison est souvent symbolisée par une cellule; il y a un espace déterminé et un périmètre bien précis. Lorsque l'on fait le tour de ce périmètre, vous en revenez au point de départ. Il en est de même parfois en faisant le tour de la terre, on en revient au même point. Tourner en rond, voilà une des activités déroutante qui engendre bien peu de réflexion. Difficile d'étoffer une pensée en se répétant.

 

Il est pourtant tout à fait possible d'être à l'extérieur d'une prison, mais avoir l'impression pesante d'y être encore. La seule chose qui change, c'est le paysage. La prison, c'est aussi dépendre de quelqu'un qui dit tout ce qu'il faut faire, "on a pas le choix" comme le dit l'expression.

 

C'est encore pire quand il s'agit d'un enfant de 6 ans. Les petites erreurs ont peu de chances de dissoudre le sentiment de lien familial, quels parent n'en fait pas ? Quel enfant n'en fait pas ? C'est une chose délicate que d'instruire à un être humain en construction un comportement harmonieux, épanoui.

 

Mais que se passe-t-il quand un enfant de 6 ans qui ne souffrait d'aucun mal de grande ampleur, disais-je, dont les liens familiaux n'ont aucune raisons d'être en causes, se retrouve coupés non seulement de ses parents, mais en + d'accès du ou des lieux qu'il aime.

 

L'enfant de 6 ans, si il rentre chez lui auprès de ceux qu'il appréciait autrefois, se détachera durablement voire définitivement de sa famille avec qui les liens n'ont aucune intensité similaire à l'amitié si ce n'est +. C'est alors que des déductions parcourent l'esprit de l'enfant; trahison de "ceux qui l'aiment" de l'avoir abandonné, désillusion du plaisir des vacances qui ne veulent rien dire, et font que les vacances sont faites pour souffrir et être toujours de sa source de motivation d'exister, méfiance systématique des gens en général sans exceptions ( les rares moments où ça se passe bien ne font que faire oublier la méfiance qui n'a aucune raison de disparaitre ), la stabilité psychologique, social et individuel est faible ou inexistant. Seul la peur, et quelque fois la haine sont les seuls guides qui soit, leur mérites étant de ne faire ni utopie, ni promesses. Le cercle vicieux sans joies sincère ni plénitude ne casse pas.

 

La vie devient une prison à la moindre indélicatesse grave qu'un enfant peut ressentir. Un enfant peut cracher sur son père ou sa mère sans problème; ce ne sont que des étrangers et des traitres pour qui il ne ressent aucune estime sauf peut-être parfois de la pitié ou des remords. Un enfant sans lumière de vivre, sans attache, il ne faut jamais trop lui en demander, lui-même a déjà tout perdu en ayant tout sacrifié, y compris son estime de soi, et indirectement son bonheur ( une contagion heureuse quand elle n'est pas forcée, parait-il ). Et forcer un enfant à partir en vacances sans ses parents dont leur honneur comme celui de l'enfant est sans tâche, c'est couper le lien familial, la famille n'est réduite qu'à la + simple appareil administrative. Obliger quelqu'un à souffrir moralement, c'est conditionner ce dernier à ne plus jamais affronter le moindre obstacle, aussi petit soit-il pourtant.

 

Un enfant ne part pas en vacances si il est contraint quand son consentement n'a pas été constaté. Un enfant est d'autant triste que les "vacances" se déroulent sans ses parents et qu'il a la surprise de l'apprendre ( trop tard ). Et à ce moment-là, l'éventualité de la confiance en l'autre est pour toujours anéanti à jamais. Tout au + autrui devra toujours faire la preuve que la confiance investit en lui ou elle est mérité. Et en guise de bonne entente, l'enfant triste aura toujours une vannes, une mauvise plaisanterie, ou un comportement impulsif voire violent à inflier à autrui, que celui-ci lui a fait qulque chose ou pas. Et sans moyens oraux ni vocabulaire, ni intentions de celui qui doit écouter ce que l'on a dire, quels moyens d'expressions restent ? On ne fait qu'exprimer sa douleur.

 

Quand un enfant est envoyé en vacances dans ce cas, parents, priez que vos relations n'aient jamais été positives, parce que si celà a été le cas, vous aurez un enfant plein de désillusions qui ne sera jamais heureux et pourrait vous faire profiter de sa situation. La remise en question est indispensable, vouloir le bien de quelqu'un d'autre, avoir de bonnes intentions ne suffisent *j-a-m-a-i-s* pour une bonne finalité quand il n'y a pas de réflexion préalable, se contenter d'avoir de bonnes intentions n'est que paresse intellectuelle, manque de philosophie, utopie, cruauté parfois. Il y a une simple pensée à l'esprit qui me vient et peut peut-être mieux suggérer la meilleure direction à prendre pour un enfant : "L'enfance détruite, c'est le gâchi d'un futur adulte", gare aux inconséquences morales des gens intrusifs dans l'aspect psychique et physique de l'enfant. Il en est de même si un parent échoue à protéger son enfant par manque de volonté et qu'il/elle lui transmet ensuite.

 

Et quand des vacances-prisons ont été infligés par une institution tel que l'Education Nationale, c'est l'Education Nationale qui ne trouve aucune grâce à mes yeux, et le pire, c'est qu'elle dépend de ce que veut les tenanciers de la politique nationale, et la politique nationale dépend du peuple, souvent promptes à écouter ses manques de réflexions larges, ses impulsivités.

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Published by regard-existence - dans Réflexion personnelle
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