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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 15:00

Noël, c'est l'occasion de se "retrouver" en famille. La famille, c'est un groupe de gens qui se sentent moralement contraint de se reconnaitre comme tel parce que des traditionalistes et l'état indiquent une filiation. Mai pour beaucoup, c'est une filiation purement administrative. On peut amplement affirmer que cette seule base ne constitue pas un point commun. Le principal avantage avec l'âge adulte, et surtout le permis de conduire, c'est qu'on peut se passer néanmoins des autres fêtes de l'années.

 

Par conséquent, il n'est pas necéssaire de revoir des gens qui, le temps passant, font tout pour rester entre eux, et ce sont toujours les mêmes : les tontons réac refont le monde, et ne tolèret pas un "étranger" à leur conversation politicardes; la légèreté les insupporte. Il y a après les vieux réacs : ils sont issus de la génération précédente, celles des coups d'éclats extraordinaires et inutiles. Ils sont plus marginaux que les tontons ( ou les tatas, j'oubliais complètement la femme du tonton ). Grincheux ou indolents, ils brassent un paquet d'idées reçues et d'utopie. A chaque phénomène sociologique, un commentaire ou une solution généralisée. L'essentiel est de ne jamais être rationnel et nuancé. A la table du repas de famille, vous avez ensuite les discussions "sociales" : tout tourne autour du boulot et du chômage. On est pas réac, mais on s'en rapproche. Par définition, la conversation d'un repas de famille est subie.

 

J'ai pas l'impression d'avoir des points communs avec la famille. Je suis très content qu'il n'y ait pas de violence particulière. Mais à mesure que le temps, j'ai l'impression que lorsqu'un point ou un aspect est criticable envers tel ou tel membre de la famille, il y a toujours une réponse genre "je ramène le pognon, je nourris et je loge". Soit. Autant s'entendre qu'il faut être content qu'il n'y ait pas de violence, et voir le bonheur de la même manière que le conçoit un chien domestique; jamais il ne remet en cause un aspect du comportement à son pépère. Quand c'est l'inverse qui se produit, il faut encaisser la critique, l'appréhender, mais surtout pas répondre, comme le ferait le chien domestique.

 

La notion de famille n'est pas si importante que ça; le terme "vrai père" est une erreur d'expression. La génétique n'est pas en elle-même une dimension positive à la relation humaine. Quiconque ose parler de "vrai parent" fait surtout valoir un sentiment de propriété absolu sur l'enfant, avec en prime une forme de xénophobie vis-à-vis du parent adoptant qui a fait tout le travail. J'ai rien contre l'idée de revoir le géniteur ou la génitrice, mais si il n'y a pas eu recherche active de leur part les traces du petits, avec des intentions réelles et sincères de développement personnels pour le petit, c'est inutile de prendre contact 10, 20 ans après avec un individu qui ne sera jamais rien d'autre qu'une personne étrangère avec qui aucun lien d'entente naturel ne se développera. Le plus essentiel, c'est donc à mes yeux la dimension éthique entre les individus. La filiation ne compte pas.

 

Noël, c'est l'occasion pour la "famille" de se faire des cadeaux entre ses membres. Elle ne fait que matérialiser l'estime. On ne peut pas apprécier davantage quelqu'un par ce dernier fait un cadeau, c'est peut être une tentative de se faire acheter l'estime. Et offrir un cadeau, c'est peut être bien aussi l'occasion de faire germer chez l'autre la cupidité, surtout quand c'est fréquent, ou attendu à l'avance. Les enfants sont impatient à Noël; ils sont conditionnés à recevoir des cadeaux à cette date, et on exalte leur impatience. Les parents veulent maintenir Noël; mais pourquoi prédisposer les enfants à vouloir Noël en premier lieu ? Ne serait-il pas plus sérieux d'être humble, au lieu de toujours penser au cadeau de Noël ?

 

Lorsqu'on achète rien, c'est simplement qu'on fait sans, ou que l'argent manque, ou qu'on a besoin de rien; rien ne dois obliger à acheter quoique que ce soit si on fait exception des besoins sérieux ( electricité, eau, nourriture... ). Dans le meilleurs des cas, la vie ne peut pas être faite que de dépenses, contrairement à ce que l'inconséquence dépensière des politique veut faire croire. Si on a besoin ou envie de quelque chose, on économise avant de se l'offrir, ou, une fois encore, s'en passer.

 

Je ne veux plus de Noël; si j'ai besoin ou envie de quelque chose, à moi de voir avec mes finances ou de négocier avec d'autres pour l'obtenir, ou me préparer à l'avance si je veux aller à une cérémonie spéciale qui n'est surtout pas institutionalisée comme Noël ou le 14 Juillet. Attendre si longtemps pour avoir quelque chose ne fait que désespérer la motivation, et pour ne pas être frustré, autant passer à autre chose. Je veux pas de Noël, mais mon entourage me l'inflige. Si je dis non, je m'entends répondre "mais on veut te faire plaisir". Pour ma part, je n'offre pas de cadeau, que ce soit à Noël ou à un anniversaire, et pourtant, l'inverse se fait. Je ne suis pas avare, je ne cède pas aux impulsions commerciales, je fais des dépenses que pour vivre, et si je vois un truc qui me plait, je l'achète, pas besoin de Noël pour ça. Et si j'offre quelque chose à quelqu'un et que je pense que ça lui plaira, j'attends pas la saint glinglin pour offrir; où serait la surprise sinon ? Noël ou anniversaire, on est déjà au courant que l'on va recevoir un cadeau; il ne peut y avoir plaisir si il n'y a pas de surprise, et souvent, on sait déjà de quoi il s'agira. Offrir quelque chose à quelqu'un quand il ou elle s'y attends, ce n'est que faire naitre une cupidité chez l'autre, et faire acte de flagornerie quand on offre.

 

Je n'aime pas faire les choses par tradition ( les traditions ne sont pas obligatoires en elle-mêmes, donc par conséquent pas obligatoire du tout si on est terre à terre ), et offrir des cadeaux en fait partie. Il n'y a pas la moindre spontanéité dans la tradition que les gens se laissent suivre en mouton, ou parce qu'il faut imiter un mouton pour ne pas faire tâche. Les exigences par la tradition ne valent rien. Si on fait quelque chose, c'est uniquement avec ceux et celles pour qui on se sent lié, avec qui on a un tant soit peu de points communs. Le contact humain est masqué par les cadeaux de Noël, c'est pour ça que cette fête est dénaturée. Ca aurait un effet curatif de ne pas penser aux cadeaux. Ne pas forcément le faire souvent, je le conçois, et je n'envisage pas la généralisation de ce principe, ce serait atteindre à la liberté des autres de vouloir faire un cadeau si d'autres personnes le veulent. Mais généraliser le cadeau pour Noël, quel intérêt ? Pour Noël, je voudrais de la simplicité. Mon voeu ne se réalisera pas.

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Published by regard-existence - dans Ire et moquerie
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