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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 00:05

J'ai entendu parler d'un article du magazine de consommation "UFC que choisir". Ils mentionnent les écarts des jeux actuels et des prétextes + ou - mauvais qui ont été trouvés pour vendre des jeux incomplets. Je suis d'accord avec la dénonciation, et il est vrai que les maisons d'éditions qui dictent leurs conditions, et font preuve souvent d'un mépris monstre envers des chefs-d'oeuvre qui ont été avortés à cause des exigence outrancière de délais et de rentabilité. A côté des jeux vidéos, le monde de la musique est au paradi, y a qu'à voir comment certains artistes peuvent prendre tranquillement le temps de murir un projet sans souffrir d'intransigeance de la part des boites pour lesquels ils travaillent. J'ai entendu dire qu'il est plus pratique de s'autoproduire soi-même, mais que celà demande une auto-discipline et/ou une puissante motivation. Mais là n'est pas ma moquerie.

 

Pour mon deuxième paragraphe, j'ai un pavé à lancé, mais je ne viserai pas les maisons d'éditions; je pense que ces dernières doivent déjà connaitre les critiques. L'article de "ufc que choisir" a bien pris son temps; tout ce qu'elle déononcent, les créateurs de jeux videos, les gens qui les jouent ou les testent le savent déjà.

 

Cependant, l'essor du jeu video,est né envion dans les années 80-90 voire un peu avant. Et même à l'époque, on peut se douter que les conditions de création de jeu video pouvaient ne pas être au beau fixe. Plus le temps passe, et moins les jeux semblent complets dans l'ensemble. Phénomène qui a empiré au milieu des années 90 et même après.

 

Mais ce dont on peut être stupéfait, c'est que u.f.c a attendu 2011 pour traiter des dérives dans le jeu vidéo... Voilà qui est tardif et qui n'intimidera probablement pas les éditeurs pour leurs manque d'éthique; le magazine a pris son temps pour se réveiller. Les abus sur les "finitions" ne datent pas d'aujourd'hui. Si elles sont nombreuses c'est probablement à cause de l'un ou plusieurs de ces situations suivantes :

 

1- Pourquoi les associations de consommateurs défendraient-ils que maintenant les jeux videos ? Le jeu video n'est pas un bien de luxe. Elles ont probablement attendus que ça deviennent une affaire courante ou banale comme la nourriture, les assurances, les voitures etc... La réaction tardive en faveur de ce qui a été honteusement catalogué comme "marginal" a favorisé une impunité galopante des éditeurs qui s'émancipent sans difficultés des scrupules qu'ils devraient avoir. D'ailleurs, ils peuvent dire merci à la passivité des magazines de consommation.

 

2- Et si les méfaits existaient, y avaient-ils des gamers pour demander de l'aide aux associations de consommateurs ou ont-ils fait preuve de paresse intellectuelle par la phrase magique "on ne peut rien" ? Par manque de moyen, de volonté ou par paresse et méconnaissance ?

 

3- Les médias généraux n'abordent que les lieux communs et détestent découvrir de nouveaux phénomènes qu'ils vont traiter de façon simpliste et infantilisant; les médias généralistes ont toujours bâclé leurs reportages sur le jeu vidéo. Certes, il a Pacman, Mario, Zelda... mais par inculture et défaut de recherches sur les diverses oeuvres qui sont sortis, c'est malheureusement les standards et les clichés qui reviennent à l'honneur, enfonçant toujours aussi bien le jeu vidéo dans les stéréotypes quand ce n'est pas l'anonymat discriminant. Ce n'est avec la publicité commerciale qu'on se construit une immense bibliothèque du jeu video.

 

4- Les associations de consommateurs auraient pu être précurseurs et anticiper les abus en commençant les dénonciations dès les années 80; les bugs ( aussi nombreuses que soit leurs natures ) existaient déjà à l'époque. Les dénonciations et les législations nouvelles qu'elles auraient entrainées en ce sens auraient pû motiver une recherche de qualité aussi exemplaire que peut l'être un inspecteur de l'hygiène, sans oublier un encadrement et une meilleure protection des créateurs contre les éditeurs peu scrupuleux.

 

Les médias généralistes et surtout les magazines de consommations se sont comportés comme des beaufs à la retraite : ignorants, simplistes et réactionnaires. J'ose affirmer que c'est la paresse ( appelé "manque de temps" ). La réaction est d'autant tardive que le législateur comme les commissions ne seront pas pressés d'écouter les créateurs de jeux vidéos pour une législation protégeant beaucoup mieux les créateurs de jeux vidéos. A cause d'une attente si longue ( des années 80 à 2011, ça fait largement 30 ans; l'indolence de l'époque Mitterrand et ses successeurs, ça endore le sens de la curiosité pour découvrir de nouvelles choses autres que des faits sordides ). Par manque de garantis et de protection des créateurs contre les éditeurs qui ont abusé et abusent librement de leurs mainmise, bon nombre de boite de créations de jeux vidéos sont mortes, anonymes et farouchement ignoré par le français moyen qui a besoin de ses clichés pour un simulâcre de connaissance du monde qui l'entoure.

 

Que je sache, le jeu vidéo n'a rien à voir avec le tabagisme. Je rigole quand on me parle d'épilepsie à cause du jeu video, comme si c'était nécéssairement un déclencheur ( il arrive aussi que ce soit une vie familiale difficile à supporter qui génère une crise d'épilepsie. Ca peut être aussi le stress au travail... L'épilepsie est un phnénomène mal connu, et accabler le jeu video pour ça, c'est inutile ). Je ne remercirai jamais les obscurantistes sociaux pour leurs efforts de marginalisation qui ont participé à leurs manières à détruire les étoffes artistiques qui sont par le jeu videos. Je le redis, ce n'est pas en regardant les infos de 20h ou la publicité commercial que l'on connait bien le jeu videos.

 

Ajoutez ensuite la machine de guerre qui permets aux éditeurs de partir en croisade contre le piratage, et vous avez une paranoïa bien construite envers les clients qui en voudraient sérieusement ( c'est très anti-commercial de se méfier des clients qui achètent ).

 

Ici, les perdants, ce sont les créateurs de jeux videos, les gamers et autre nouveaux connaisseurs qui viennent découvrir le jeu video. Encore heureux que u.f.c ne soit pas urgentiste, sinon, le patient aurait tranquillement le temps de mourir d'une hémorragie. Grâce à une longue inaction, puis à une action de publication tardive, le jeu video ne connait pas une certaine "respectabilité" similaire au monde de la musique. Merci les éditeurs, merci les magazines de consommation, merci les médias généraux, merci les beaufs, le monde du jeu video n'en demandait pas tant.

 

Je conclus mon pamphlet avec un manichéïsme assumé : "Le mal triomphe, parce le bien est stupide".

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Published by regard-existence - dans Ire et moquerie
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