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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 18:13

J'entends parler ces derniers temps de violence faites envers des êtres humains de sexe féminin. Les mass médias font bien leur travail en les dénonçant. Mais à force de dénonciations, ne vaut-il pas mieux faire un vrai travail d'enquête de fond en comble sur les causes ayant amenés des messieurs indélicats à exercer des violences ( la violence morale n'est jamais moins grave que la violence physique, le deux doivent être sérieusement pris en compte ).

 

Fait-on l'effort de rechercher sur ce qui s'est mal passé psychologiquement ou socioliguqment chez ces messieurs ? Ce n'est pas trop demander d'essayer de savoir, l'essentiel est de ne pas prendre à la légère ces actes.

 

J'ai plusieurs hypothèses. Au passage, une hypothèse est une tentative d'expliquer avec le + de cohérence possible un problème, une solution, une situation.

 

1 - * "L'idéal" masculin : La société insiste sur ses mythes stupides pour croire que l'homme, forcément, c'est la conquête. Rien ne lui résiste, et toutes les femmes sont à ses pieds. Quel symbole de performance. Par conséquent, si madame est libre, quel crime de lèse majesté celà représente pour monsieur, si habitué à se faire servir. Et bien entendus, on ne dit surtout pas à monsieur de parlementer en cas de problèmes, on le laisse se débrouiller parce que celà va de soi. Résultat, il ne peut pas parler autrement qu'avec ses poings, parce que, en même temps que la société condamne la violence, elle n'explique pas l'importance de se parler, et surtout se respecter mutuellement.

 

* Il parait même que dire non à monsieur, c'est le contrarier. Une vision aussi inégalitaire de la liberté de chacun, c'est inhumain. Mais les tenants d'une éducation aussi stupide ne veulent jamais le comprendre. Tout est bien qui finit bien, un pervers narcissique est formé, prédateur de surcroit.

 

* A contrario, on dit toujours à madame d'être prudente, de faire attention, de dire ce qui ne va pas, on fait savoir deux fois + à madame que la violence ne sers à rien. A quelle moment et comment peut-elle répondre en cas de difficulté envers un homme dangereux ? Les gentils précautions donnés sont louables, mais à elles toutes seules, les femmes demeurent des proies. L'interdiction à madame du recours à la force est illogique, puisqu'elle peut être indispensable en cas de rencontre d'homme dangereux. A l'envers, si on dit aux femmes d'être paranoïaques, voire aggressive dès le premier abord. C'est également douteux, parce que cette fois, c'est la logique du manger plutôt que d'être mangé qui prend place. Faut-il nécessairement présumer que l'autre est potentiellement un individu dangereux ? Où est le bénéfice du doute, et la juste réponse selon les relations ?

 

Avec une éducation toujours sexué ( le gars a toute les filles qu'il veut; alors qu'à la fille, on lui dit de se méfier faire attention etc... ) on ne peut pas espérer des relations homme/femmes réellement courtoises, les gars vraiment respectueux ne sont que des exceptions qui confirment la règle, car le reste du temps, on a un paquet de mecs frustrés. Une éducation transgenre serait du meilleurs effet pour des relations paisibles.

 

2- * Interdit pour monsieur de pleurer, c'est réservé aux femmes ( oh quelle chances elles ont de pouvoir exprimer leur sentiements contrairement aux messieurs, vraiment ). Monsieur, lui, n'a pas le droit d'être triste parce que soit disant, "on ne pleure pas quand on est un homme". Ah, mais l'état civil indique "homme", et pour autant, les larmes pour messieurs ne sont pas interdites. Chez une femme, on considère celà normal, alors que quand c'est un homme qui pleurs, on se moque de lui, on le salit, et par-dessus tout, on lui ordonne d'arrêter. Quand un homme pleurs, c'est incompréhensible, c'est tout juste si il est comparé à une horreur. Quand une femme pleurs, c'est humain, ça se respecte.

 

3- * Le romantisme : Toujours au menu des mythes stupides dont personnes ne sort grandis, il y a le mariage. Ah, on dis toujours à monsieur qu'on lui souhaite de se marier et beaucoup de bonheur. L'air de sous-entendre que c'est essentiel pour tous le monde, et que si quelqu'un ose dire qu'il ( ou elle ) n'y croit pas, ouh le vilain pessimiste. Une véritable accusation de satanisme au profit des optimistes, mafiosos du bonheur. On parle de la liberté d'opinion, mais il ne faut pas gêner la quête de bonheur des optimistes, c'est malpoli.

 

* Et bien, puisque le mariage, c'est le bonheur, allons-y. Le statut social va augmenter, et tout le monde va cracher ses sous à la quête de l'Eglise. A part le fric, je vois rien d'intéressant au mariage : je trouve ça ignoble de faire de l'autre son trophée. On nous parler de liberté pour madame. Echange de bon procédé, on parle aussi de liberté pour monsieur. Après tout, une femme aimerait bien la place d'un homme, mais pas l'inverse. Néanmoins, quand on fait de l'autre *son* mari ou *sa* femme, c'est inévitablement faire de l'autre sa conquête. Notez l'adjectif possessif; on soumets à soi la liberté que l'autre prend également la précaution de posséder également. Résultat, chacun n'est plus maitre de sa propre vie.

 

* Dans la précipitation, voire le dogme où il est prétendument "impératif" ou "d'être prêt" ( même sous-entendu ) de se marier, combien commettent des erreurs, et divorcent ? On nous redit plusieurs fois que 2 mariages sur 3 se terminent par un divorce; le doute est permis sur l'amitié qui en résulte ( tentative de reprendre l'autre par la force ou la manipulation, harcèlement... ) Tourné autrement, 1 mariage sur 3 est donc solide et bien ancré ou peu propice à la rupture, quitte à garder de bon contacts si une rupture devait avoir lieu.

 

* Inutile donc de bourrer le crâne des enfants en disant et/ou sous-entendant que le mariage est important. C'est réattacher une nouvelle fois un impératif sentimental qu'on veut à tout prix sexuer. Si les petits s'en sortent sentimentalement avec l'être aimé ( condition de sexe oubliée évidemment ), l'essentiel est qu'ils soit heureux. Vouloir +, ce serait détruire, chercher à tout prix la perfection; c'est concourir à l"anéantissement ce qui a été construit. Pas besoin de sacraliser à tout prix les sentiments sous prétexte de courir après le bonheur, ce serait orgueil. Que je sache, les sentiments humains n'ont jamais eut besoin d'illusions pour exister. Le mariage est un enchainement, car chacun perd sa liberté.

 

4- * Ce sentiment idiot d'être casé ou de se caser à tout prix détruit les relations hommes-femmes qui se doivent de ne jamais reposer sur la libido. Certains hommes brisent la bonne entente avec les femmes. Si ce sentiment de devoir se caser à tout prix demeure, c'est tout un aspect positif de la vie qui est là encore détruit. L'essentiel n'est jamais de sortir avec quelqu'un, mais de bien s'entendre. Si la relation est bonne, il est totalement idiot de demander +.

 

* Par conséquent, si certains hommes se disent consiemment ou non de devoir être à tout prix avec une femme, ils peuvent très bien se montrer violent si madame veut partir, tandis que cette dernière n'a jamais été la cause de leur problème.

 

* Les propagandes romantiques ont encouragés les hommes à détruire de bonnes relations avec les femmes. Curieusement, si un homme s'entend bien avec un autre, personne ne se demande si la relation ira au-delà de l'amitié. Du coup, discrimination pour discrimination, quand deux femmes s'aiment, c'est pas grave, et ce même avant l'idée du mariage homosexuel. Je pense que les femmes ignorent quelque fois sur quels points elle est sont gâtées, dès qu'il s'agit d'un beau tableau.

 

L'essentiel est d'avoir de bonnes intentions, tout ce qui compte, c'est le résultat. Ah, mais l'éducation nationale, parentale et les relations sociétales voulaient bien faire, il ne faut pas leur en vouloir. Mais ne dit-on pas que le chemin de l'enfer est pavé de bonnes intentions ? Un effort de "transgenre" en terme d'éducation n'est pas trop demandé, n'en déplaise aux gens qui veulent absolument mettre dans des cases "hommes" et des cases "femmes". On ne peut pas prétendre de bonnes intention quand on opine lourdement sur la vie de quelqu'un d'autre.

 

Pour moi, tant qu'il restera un fossé creusé à loisirs par la société en général, il continuera à y avoir des disciminations qui peuvent dégénérer en exclusions, en violences. L'absence de résolution de toutes les racines de ce sexisme continuera de faire perdurer l'inégalité homme-femme. A défaut de réussir à changer les mentalités, la politique des quotas reste la meilleure solutions. Aussi, quelque soit les causes de violences faites aux femmes, rester déterminé obliger ces messieurs à faire un "coupure" durable.

 

Tant que la vision sur les relations hommes-femmes restera libidinale, avec toute la mysoginie sous-jacente qui la caractérise, elle continuera d'être conflictuelle. Une relation ne peut vivre avec des présomptions, et le sexisme en est une.

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Published by regard-existence - dans Réflexion personnelle
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