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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 00:52

J'aime bien les mots. Pas tous, faut pas rêver, mais certains m'évoquent des concepts différents. J'ai choisis de parler de la virtualité. Où est passé la réalité ? Je ne l'envisage pas la réalité pour le moment, bien qu'elle soit necéssaire au développement de la logique.

 

Le mot "virtualité" m'évoque une supposition sur le déroulement de la réalité. Dans le monde virtuel, tous les gâchis sont possible, puisque vous avez plusieurs vies, plusieurs tentatives possibles, que ce soit pour la meilleure, comme pour le pire. La réalité est plus risquée, avec une seule vie, difficile de ne pas gâcher sa seule cartouche.

 

Le cyberespace est plus proche de la réalité car des individus en ont besoin pour vivre ou exister. Le cyberespace fait un peu moins partie de ma conception de la virtualité; tous dommages causés envers un autre individu amène des conséquences réelles sur des individus existants. Par conséquent, puisque le cyberespace est dans une certaine mesure la vie réelle, tous les risques ne peuvent donc pas être pris contrairement à un jeu vidéo.

 

Dans les jeux vidéos les plus larges possibles au niveau de l'interactivité, les choix ne sont pas limités par le jeu, ni par les concepteurs qui font de leur mieux pour imaginer toutes les options possibles, mais par vous-même, vos scrupules, ou tout simplement votre indolence; pourquoi se restreindre à une attitude éthique, si le jeu vous donne la possibilité de vous lâcher complètement. On exprimente ainsi les conséquences catastrophiques de nos actes, ce qui peut nous faire réfléchir, mais pas regretter, puisque la vie réelle est indemne des dangers consciemment expérimentés.

 

La virtualité permet une expérimentation ou un calcul des actes, des conséquences de nos comportements, de la mise en pratique de nos idées; quoi de mieux qu'une démonstration d'une idée pour voir au + loin les conséquences de nos actes. Si les calculs révèlent que la réalisation des idées trouvées est dangereuses, la peur par anticipation peut parfois instruire des erreurs, surtout quand elle est servie d'un argument rationnel. La peur intelligente n'est que méfiance sinon prudence. Lorsque la peur a une source logique bien précise, elle doit être respectée, et jamais rejetée. La peur ne peut être interdite, tout au + peut-on la raisonner ou l'apprivoiser, mais jamais la forcer à disparaitre.

 

La peur sans instruction, sans moyens de connaissance n'est qu'obscurantisme, paranoïa. Et dans de tels cas, la peur n'est mauvaise conseillère que lorsqu'elle est mal avisée. Elle peut parfois aller jusqu'à la haine, qui est à coup sûr mauvaise conseillère et vide de rationalité. La haine fermente grâce à une peur sans logique  [ Si telle chose fait peur parce son apparence déplait ou parce qu'elle est présumée dangereuse, la combattre à tout prix est necéssaire ], ou grâce à une colère qui n'a plus de raison. La colère reste légitime tant que sa raison d'être continu d'exister. La haine nait parfois de l'ignorance de la colère, ne jamais ignorer la colère, mais essayer toutefois de l'appaiser quand celà est possible.

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Bref passage sur la peur

 

En parlant de peur, on me reprochera peut-être d'être trop abstrait alors voici un exemple réel pour une fois, me concernant. Lorsqu'en escalade ( et j'ai le déplaisir d'en avoir effectué ), on me dit "Ouais, faire du sport, dépassement de soi..." ( discours archi-vue en passant; c'est dire si ma critique s'inspire du battage de certains proverbes rebâchés ), j'ai envie de dire non. On y verra volontiers de la peur. J'y vois de la prudence, et le mono, payé pour ça, parce que c'est son boulot, mais que j'ai rien demandé au passage. La hauteur m'évoque la mort des imprudents, surtout quand le mono fait preuve d'une confiance dont il est imbus ( c'est lui le plus fort ), et je ne tolère pas qu'on me fasse nier la peur, parce chez moi, la peur sert à prévenir de la mort, ou d'une douleur potentielle. Me faire nier la peur, comme le veulent les monos de sport en hauteur. Vouloir de quelqu'un qu'il "dépasse" la peur est un objectif bien arrogant. Celà revient, formulé ainsi, à mépriser le sentiment de peur, immuable chez un être humain qui se veut prudent, ou qui a fait une expérience catastrophique. Nier la peur revient à nier la mort. Le réalisme commende de ne jamais les ignorer, le mieux-vivre commende de ne jamais les mettre sur un piédestal.

Lorsqu'un pompier dit que le feu peut tuer, et que c'est un métier dangereux, c'est que le professionnel est honnête, chaque métier a son risque qu'on ne peut mettre de côté à tout instant. Lorsqu'un mono d'escalade dit que son métier est sans danger parce qu'il est assuré avec des cordes, il est idiot. La danger ne peut pas ne pas exister, tout au plus peut-il se maitriser, mais jamais être oublié.

Et d'ailleurs, affronter sa peur n'est pas forcément en guérir, et on ne guérit pas de sa personnalité, à moins d'accepter de se faire formater par ce que le mono d'escalade veut. Un petit conseil fair-play au passage envers cette profession qui ne me tient pas à coeur; veuillez ne pas nouer de contrat avec toute organisation ( public, privé, association... ) qui va ensuite, si vous acceptez le contrat, forcer les gens qui font partie de cette organisation, à faire de l'escalade, passant outre le consentement des "intéressés" ( qui n'ont pas consenti à cette activité ). C'est pratiquement le principe de la conscription repris, avec toutes les conséquences que celà comporte; ceux qui veulent tant mieux, mais ceux qui ne veulent pas se rebelleront. Dans la mesure du possible, la volonté se respecte, et forçer quelqu'un à faire ce qu'il ne veut pas ne signifie pas faire aimer pour autant. Ne jamais oublier que la motivation compte.
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Dans la vie réelle, je crains de commettre des erreurs dont je ne pourrais pas me remettre, puisqu'il n'y a qu'une seule vie, comme je le disais. Le ridicule ne tue pas, dit-on, soit... Le ridicule peut conduire au suicide, n'en déplaise aux apôtres de l'humour. Si quelqu'un déclare sincèrement son amour, et que ce quelqu'un en parle à très peu de personnes, c'est peut-être quelqu'un qui demande un avis ou un conseil. Si ce quelqu'un en parle à son groupe de potes avec qui il est toujours collé, un peu comme un gang c'est surtout une balance qui n'a aucun sens de la vie privée, surtout de celle de la personne, qui a déclaré sa flamme, a osé révéler. Lorsqu'il rit aux éclats avec ses potes de cette déclaration, rumeur en prime si besoin, il est minable. Il a puni quelqu'un sans accorder le bénéfice du doute à la personne, qui ne lui voulait peut-être pas du mal. Il a détruit l'estime de la personne, comme celui que la personne a eut des avis de lui.

 

La vie réelle est trop précieuse être gâchée en prenant des risques. J'ai de la crainte. Le monde virtuel m'aide à oublier mes craintes. Je m'en sers d'ailleurs pour rire de ce dont je ne ferai probablement jamais, ou ce dont il est fortement improbable que celà arrive. Comme un jeu de simulation de mafia ou un simulateur de parentalité ( j'en parlerai dans mes loisirs ). Mes sujets permet d'aborder large car la digression est tout à fait possible.

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Published by regard-existence - dans Réflexion personnelle
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