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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 12:55

I : Le passé avant mon existence

 

Je suis Balthazar Octavius Barnabé Lennon

 

Ma mère, Dalame Octavius, est une demi-elfe noire, mon père est un des seigneur de l'enfer. Avec une telle filiation, la nouvelle de ma naissance avait de quoi mettre le feu aux poudres.

 

J'en ai toujours été fier. Dans le fonds, mes 2 parents étaient magiciens, quoi que mon père soit fort à la fois en force comme en magie. Ma mère était très bosseuse côté magie. Elle faisait l'admiration de beaucoup, et la jalousie maladive de certains. Cependant, rien de ce qui se passait ne l'intéressait, et malgré l'admiration qui lui était porté, personne ne l'avait soutenu pour faire des choses intéressantes. Ayant sentie qu'elle se sentait les moyens de vagabonder, ma mère avait décider de fuguer, et ses parents n'ont rien fait pour la rechercher. C'est ce qui l'a conforté dans sa fuite. Inutile de se sentir prisonnier si personne ne vous retient. Celà dit, il y avait comme une odeur d'abandon.

 

Ayant errée pendant longtemps, volant quelque fois pour se nourrir, et même assez souvent frapper pour prendre de l'argent, voire même tuant, une des dernières solutions qui s'offraient à elle était de franchir les Grandes Plaines de Sables. En prévision d'un si long voyage, sa magie risquant d'être dépensée très vite en nourriture et en eau, elle vola et tua beaucoup, une fois encore. Sa réputation de terreur l'ayant presque précédée, elle décida de prendre la fuite en catastrophe vers les Grandes Plaines Désertiques, tant pis si les préparations sont insuffisantes.

 

Elle se disait que si elle ne pouvait pas à la fois affronter la dizaine de gardes et rester en vie, il lui resterait néanmoins un sursis dans la fuite, et qu'au vu de sa destination incertaine, ma mère découragerait les gardes. Les gardes ont en effet décidé de suivre le principe de précaution, se disant que cette dangereuse brigande mourrait dans le désert, économisant ainsi la formalité judiciaire.

 

Ma mère marchait beaucoup, et longtemps, évitant de s'arrêter autant que possible dans la chaleur du désert. Même l'ombre des dunes n'y changeait rien. Durant au moins 2 jours, ma courageuse mère avait lutté avec ce qu'elle peut, avant de devoir s'allonger, tant la force manquait.

 

Au moment où elle s'écroulait, elle pensait voir un tas de pierres, au loin. Ma mère soupçonnait une ville. C'est alors que l'épuisement l'obligeait à dormir. Durant son sommeil, elle avait senti qu'elle était transportée, mais personne ne la touchait. Elle avait trop chaud, et dormait d'un sommeil proche de la mort.

 

Tandis qu'elle se réveillait, ma mère se trouvait sur une plage, près d'une mer intérieur. Une mer sous-terre. Spectacle unique. On a été délicat à tel point que ma mère a été laissée sur un transat. Il y avait une table avec de l'eau et de quoi éventuellement la parfumer. La peur laissa vite place à la notion de confort. Un message disait à celle qui n'était pas encore ma mère de suivre un chemin, et qu'elle était attendue pour parler, et discuter à une table de salon ou sur une terrasse. Les compliments ne manquaient pas. Le message donnait même la possibilité pour ma mère de ne pas s'y rendre, et de suivre les indications pour la sortie, mais avec un avertissement cependant courtois que sa chance pourrait tourner si elle ne venait pas.

 

Un carosse, avec un cheval noir à la crinière de lave luisante, attendaient si elle se décidait à aller voir le seigneur des lieux. Ayant peu de chance de survivre hors du monde où elle se trouve, ma mère prit le carosse. Le changement de paysage menait à un ciel rouge + vif qu'un coucher de soleil.

 

Le cheval s'arrêta devant une splendide maison, et une servante venait ouvrir. "Bienvenue, madame. Maitre Astimus Barnabé a decrêté que ces lieux seront votre domicile que vous apprendrez à connaitre, ainsi que les environs. Quelque soit votre désir, n'hésitez pas; nous l'exécuterons." Ma mère ne sachant pas par où commencer, la servante prit le relais pour donner une idée. "Suivez-moi. Je vais vous faire visiter votre maison."

 

En entrant dans la hall d'entrée de la maison, une table modeste se dressait sur le côté. Dessus se trouvait 10 photos et une lettre de présentation d'Astimus Barnabé, mon futur père. La lettre, courtoise d'invitation sans limite de temps, était respectueuse envers ma mère, laquelle était particulièrement enchantée de voir les photos ! Les yeux ont beau briller comme la magie, l'iris être semblable à un félin en quelque sorte, ma mère n'avait pas du tout peur, très loin de là.

 

Elle dit à la servante qu'elle pouvait disposer, et qu'elle ferait elle-même la visite, pour découvrir par elle-même sa demeure. La servante remit alors à ma mère un portefeuille dans lequel se trouvait un bouton pour pouvoir appeler un serviteur, puis parler à distance. Les lieux sont une merveille de confort ! Le jardin était très bien entretenu. La chambre spacieuse et équipée était digne d'un 5 étoiles beaucoup trop cher. Ah, mais c'est là que les serviteurs ont une utilité pour le déjeuner au lit ! En visitant la salle de bain, elle songea à y passer sa vie tant elle était superbe ! Il y avait même un grenier, une cave, un salon, et bien d'autres pièces encore, personnel compris, le tout digne d'une châtelaine !

 

Quand elle fut enfin prête, ma mère envoya à son tour une lettre pour prévenir quand elle viendrait voir mon père. La drague s'est super bien passée ! J'ai même eu droit à tous les détails (mais ne compte pas sur moi, toi là qui est en train de lire mon journal intime, pour tout te raconter !).

 

 

 

II : Responsabilité parentale souhaitable

 

Après quelques années, mes parents ont convenus d'avoir des enfants, mais à conditions que ce soit 3, 5 ou 7 pour qu'il y ait un enfant au milieu. Mes parents nous parleraient et passeraient du temps avec nous, et comme l'éducation des enfants est lourde, et que mon père est immensément riche, c'est le serviteurs et les gouvernants qui s'occuperaient beaucoup de nous pour ce qui est éducation et matériel. Notre nom serait celui de nos 2 parents combinés, en commençant par celui de ma mère, d'où Octavius Barnabé. Mon père voulait ajouter le nom de sa mère, Lennon. Ce qui donnait finalement Baltazar Octavius Barnabé Lennon. Ma mère préférait que le nom de ses parents indolents ne figurent pas avec le mien, vu les souvenirs pas assez idéaux qu'elle en a...

 

Je me demande comment ça se passe si les enfants, puis les enfants des enfants font pour combiner les noms... Est-ce qu'on prend les + récents, ou est-ce qu'on reprend la 1ère lettre de chaque nom pour n'en former qu'un seul... Sachant qu'il ne faut pas être sexiste... Dans ce cas, ça voudrait dire que je m'appelle Balthazar Obl au lieu d'Octavius Barnabé Lennon... Nan, laissez tomber :D

 

Et finalement, je suis dans une fratrie de 5 enfants. 2 soeurs d'abord, moi, puis 2 autres frères. Comme j'étais né au "milieu" de la fratrie, entre mes 2 soeurs et mes 2 frères, mes parents avaient songé à m'appeler Malcolm. Par crainte d'association d'idées avec un bouffon maléfique et un enfant maltraité, ils ont changé d'avis. Pour chercher mon prénom, mes parents se sont basé sur le contexte de ma conception : chambre pas rangée, fenêtres pas ouvertes depuis longtemps, glandouilles, bouteilles qui trainent... Mes parents trouvaient que c'était un bazar... Mes parents ont eu l'éclair de vouloir m'appeler Bazar, avant de changer d'avis une dernière fois et de m'appeler Balthazar.

 

Un des mes souvenirs d'enfance les + impressionnants était quand on était à la piscine de magma de Papa. Maman alternait entre regarder sa tablette et consommer un verre de menthe fraiche. Mon père avait décidé de piquer une tête dedans, et mon père disait : "Venez les enfants, la lave est bonne !" Sans arrêter ce qu'elle faisait, maman disait : "Attention avec la lave, il faut chaud comme dans un four !"

 

"Papa, j'arrive !", avais-je dis en courant, sautant, puis me mettant en boule, avant de devenir une gerbe de flamme.

 

Blasée, maman avertit papa : "Je te préviens, Astimus. Je sais que je te dois mon confort de vie, mes souliers vernis, mais il n'est pas question de refaire un enfant. Tu l'a tué, trouves une solution, sinon, je demande le divorce".

 

Manifestement, être demi-diable n'immunise pas entièrement de tous ce qui est feu, la lave n'étant pas uniquement du feu, et moi, pas totalement un diable. Mon père n'avait pas pleuré. Pas par insensibilité, mais parce qu'il avait une solution pour me ramener à la vie. Il sortit vite de la piscine, mit un peignoir, puis courut à son bureau. Il fit un email rapide disant à 10 âmes damnées qu'il y a eu une erreur administrative, qu'elles sont censées être au paradis, et qu'elle doive passer le voir à son domicile pour corriger cette épouvantable méprise.

 

10 âmes passèrent, et mon père les avait accueillis de façon très amicale. Il invita les âmes à la piscines. Les âmes réalisèrent trop tard que la soi-disant erreur administrative était en fait un traquenard pour les sacrifier afin que je puisse revenir à la vie.

 

J'ai eu une de ces frayeurs ! D'un ton peu impressionné, ma mère disait à mon père "C'est très bien chéri. Tu vois quand tu veux que tu peux trouver une solution au lieu de m'engrosser encore une fois."

 

 

 

III : Puissance naissante

 

On avait passé un tas de super moments à la fois originaux et inhabituels. Niveau scolaire, après avoir effectué haut la main les fondamentaux, vint le moment où je devais être testé, afin de ne pas choisir n'importe quoi. Le test des 3 fondamentaux consistait à voir si je ferai un bon guerrier, un mage doué, ou un voleur futé. En tant que guerrier, je faisais rire beaucoup de monde (à mes dépends :( ) et en tant que voleur, même quelqu'un de sourd et aveugle remarquerait ma présence. Mais en tant que magicien, c'était un mélange d'étonnement et d'admiration généralisé qui m'accueillait. Il y avait même un soupçon d'inquiétude lié à ma puissance tout bonnement délirante tant ma magie du feu était déjà très puissante.

 

Mes amis disaient que je devais devenir mage, de même que la famille et le personnel de maison. Mes tripes disaient que je devais devenir mage. C'était décidé. Je passerai par 1 école de magiciens. Et une bonne. Les enfers ont beaucoup, mais pas de tout, et il me faudrait voyager pour aller à cette école, avec une alternance entre méthode individuelle et méthode collective, de temps en temps.

 

Mon père débarqua dans le monde des mortels, trouva ce qu'il estimait être la meilleure école, cachée sur de hautes montagnes dont les pointes étaient verdoyantes, mais qui semblait manquer de + en + de moyens de bien faire. Mon père offrit alors un contrat à l'école. Il couvrirait tous les besoins de l'école, y comprit les + superflu le temps qu'il faudra pour que je devienne un pyromage digne ce nom, tant pis s'ils ne peuvent pas faire de moi un spécialiste de tous les élémentaires réunis. L'école mentionna, puisqu'elle sera pourvue de tous les moyens financiers qu'elle voudra, qu'il y aurait discussion fréquente avec le généreux donateur, pour dire où j'en étais, comment ça se passe, le tout en évitant de dramatiser.

 

Mon père ajouta une double menace cependant. Si jamais je passais en cursus supérieur sans avoir les talents, mon père tuerait soit les mages eux-mêmes, soit des gens auxquels ils tiennent, selon l'humeur. Si jamais je restais dans la même classe alors que j'ai les capacités d'augmenter en grade, il se produirait la même chose. Et peut-être + dans l'un ou l'autre cas, et que la vie des magiciens deviendraient un enfer s'ils s'avisaient d'être médiocres envers moi. Le contrat fut signé, par motivation et par précaution, car sauf exception, on ne trouve jamais de donateur aussi généreux.

 

L'école des magiciens faisait son maximum pour rénover et améliorer les lieux, et pourquoi pas s'offrir ce qui ne lui est pas indispensable. Chose exceptionnelle, elle décida d'accueillir d'autres apprentis à titre gratuit sans non plus accueillir n'importe qui.

 

Les magiciens ont eut le nez long; si jamais je réussis mon cursus, mon père arrêterait automatiquement de les financer, et la récompense de ne pas être humilié par mon père n'est qu'une gratification à court terme. En s'achetant un tas de choses chères dont ils n'ont pas besoin, l'école des magiciens se garantissait les moyens de se maintenir. Certains ont même profités de l'école pour les garder pour eux, donc ne plus travailler comme professeur, et être en vacances pour toujours... Sacrés filous.

 

Il arrivait parfois que mon père hurlait en voyant que la banque lui avait envoyé une enveloppe épaisse de 3 centimètres... Il faut bien plier des dizaines de fois le relevé bancaire...

 

Le cursus commençait puis se terminait. J'ai même sauté 2 classes, classes dans laquelle j'étais seul... Il y avait un côté maitre-élève à ce procédé... Ou un tutorat... J'ai également fini par donner moi-même des cours de soutient.

 

 

 

IV : Connaissances multiples

 

Au niveau du contenu, le mage du feu était étonné comme il ne l'a jamais été auparavant, se sentant parfois dépassé par mes talents. 3 autres mages, ceux de l'air, la terre et l'eau, étaient assez content, mais la progression y était lente. Globalement, je peux comprendre comment fonctionne un sortilège, et le connaitre. De par ma nature de demi-diable, spécialiste du feu de surcroit, ma magie était réfractaire, ne réussissant qu'à lancer des sorts para-élémentaires. Si je tentais de jeter un sort basé sur la pierre, la pierre était de la lave. Lancer un sort de l'eau le remplaçait automatiquement l'eau par de la vapeur. Quand à l'air d'un sortilège, après plusieurs expériences, il était remplacé par un fort rayon de soleil, et parfois même par un éclair.

 

Avec toutes les surprises et autres évènements inattendues qu'il peut y avoir quand un mage du feu s'éloigne de sa spécialité, à + forte raison quand c'est un demi-diable, chacun des 3 mages (terre, air, eau) convenait que j'avais les bases théoriques, que je pouvais analyser un sortilège, déterminer sa construction, mais que je ne devais pas aller + loin; un mage, sauf à aimer courir les risques, ne peut pas se permettre de lancer des sortilèges dont il ne prévoit ni ne maitrise les effets, notamment quand ils sont inattendus.

 

Enfin, parmi les spécialités qu'il me restait à connaitre, j'avais au moins des capacités de télépathie. La psioniste qui m'a transmis les connaissances a fait ce qu'elle a pu. Enfin, il y avait les connaissances générale en magie, alchimie, et recherche où j'avais pas mal cartonné malgré quelques approximations.

 

Si je devais faire un tri sur toutes les connaissances + ou – bien réussies, le tri serait le suivant :

 

1) Magie du feu. Mon entraineur en magie du feu s'était parfois demandé si on devait échanger nos places tant mon talent était immense selon lui. J'ai même conçu la possibilité de la propulsion, feu sous les pieds qui peut me soulever comme de l'air chaud suffisamment puissant. Tant qu'une idée est possible par le feu, elle est réalisable, chose qui peut être soumise à une condition de niveau de capacité, ou de réserve de magie suffisante.

 

Il faut dire qu'être demi-diable m'a grandement aidé. Et il m'est même arrivé de concevoir et créer des sortilèges que mon formateur n'a jamais connu auparavant ! Né de 2 parents ayant des capacités magiques déjà très grandes à la base, je me suis sentis gâté par la nature !

 

2) Connaissances générales en magie. Ma capacité à faire de bonnes déductions relèvent parfois de la chance (un peu comme en interro), tantôt de connaissances certaines et sans fautes. J'ai appris l'elfique. Connaitre les langues fait partie de mes passions. Les mages m'ont dit également qu'apprendre une langue n'est pas necéssaire pour un bon mage, mais le faire permet en quelque sorte de "dévérouiller" des possibilités de réflexion, de concentration. Assez rares sont les archimages qui ne connaissent qu'une seule ou 2 langues.

 

C'est notamment sur l'aspect recherche que ça fonctionne beaucoup. La tendance, quelque fois, était de rester peut-être trop longtemps en bibliothèque et en laboratoire de magie, mais ça m'a rendu beaucoup service.

 

3) Capacités psioniques. Un apprenti psioniste pourrait bien me dépasser si on devait faire un duel psionique. Je me souviens vaguement de 6 domaines psioniques dont m'a parlé la formatrice psioniste : Clairsentience, Psychokinésie, Psychométabolisme, Psychoportation, Télépathie, Métapsionisme.

 

De la télépathie, je ne maitrise que la communication courte distance, et rien des 5 autres notions car je ne suis pas spécialement un "cérébral", n'ayant d'ailleurs ni besoin, ni envie de les aborder. J'ai néanmoins la concentration suffisante pour pouvoir transmettre, retransmettre et recevoir la communication mentale. De quoi pouvoir effectuer une communication de groupe sans que personne n'ouvre la bouche. Un atout précieux quand le silence est necéssaire.

 

4) Les 3 magies élémentaires restantes. Elles ne sont pas tellement ma tasse de thé. Plusieurs lancement de sortilèges ont donnés des effets loin d'être ceux désirés.

 

Malgré ça, les mages étaient content que je puisse néanmoins saisir les bases, car être un mage du feu n'empêche pas de connaitre les autres élémentaires. Ma nature de demi-diable m'empêche de maitriser l'ensemble des sortilèges élémentaires, ce que je ne vise pas.

 

J'étais ravi. Un magicien pitoyable ne maitrise rien. Un bon magicien n'a pas besoin de tout maitriser. Un très bon magicien maitrise au moins 1 spécialité. Un excellent magicien doit tout maitriser. Les 2 derniers ne doivent pas s'arrêter sur ce qu'ils savent déjà. Réussir tous les domaines n'est pas obligatoire, tout dépend de ce qu'a envie l'ex-apprenti, qu'il soit spécialiste ou polyvalent.

 

C'est un très bon magicien que je suis devenu, d'après le commentaire encourageant sur mon papier. Les félicitations générales m'ont conforté, bien qu'un des dirigeants de l'école des magiciens y voyait une mauvaise nouvelle, notamment que ma réussite entraine l'arrêt du financement total de l'école.

 

 

 

V : J'adore ma famille

 

J'ai alors fais une requête à mon père et à ma mère. C'était celui de continuer d'assurer un avenir à cette école qui m'a beaucoup aidé. Ma mère était d'accord. Mon père, beaucoup moins. Ayant beaucoup versé de richesses, il avait surtout envie de récompenser l'école en la transformant en un tas de ruines. Les enfers ne sont pas réputés pour la générosité, et s'il y un cadeau d'un côté, il y a une contrepartie de l'autre.

 

Mais ayant rendu un immense service à la fois à mes parents, et d'abord à moi-même, mon père n'est pas resté ingrat. Ayant quand même pas mal escroqué mon père par rapport à ce qu'il s'attendait, l'école de magie devait beaucoup par rapport à ce qu'elle a volé, et bien + encore si son personnel tient à ne pas souffrir.

 

Finalement, mon père leur a permis de garder bien des richesses non méritées, mais à la condition de former gratuitement tous les mages dont lui et peut-être d'autres seigneurs des enfers auraient besoin pendant 5 ans sans jamais être payé. C'est ça, ou mourir collectivement, car le refus d'un seul est interdit. Eh oui; volez au seigneur des enfers, et vous vous retrouvez avec un prêt usurier aux fesses ! Certaines croyances estiment qu'on peut se libérer de sa dette en déchirant la facture, mais ici, ce n'est qu'une minuscule consolation...

 

2 grandes fêtes ont eut lieu à mon retour aux enfers; 1 publique, puis privée, en famille notamment.

 

Là où certaines familles offrent une bagnole ou une moto, mon père m'a fait le cadeau de pouvoir conjurer une monture magique rien que pour moi, et qui est également protégée du feu.

 

Ma mère m'a fait le cadeau d'un grimoire magique qui ne peut pas être brulés. La plupart des pages avaient des sortilèges de feu, de démonologie (comme de la conjuration de fantôme ou de petit diable et autres créatures liées à la peur et/ou à la douleur), et même si je n'ai pas la capacité de tous les lancer, savoir qu'il y en a provoquait ma motivation de vouloir y parvenir un jour. Il y avait aussi plusieurs pages vierges, au cas où je tomberais sur des sortilèges à inscrire.

 

Ma grande soeur m'a fait le cadeau d'un baton surmonté d'un globe de lave en fusion, au cas où j'aurais besoin d'augmenter la puissance de mes sorts, globe qui perd de sa puissance à chaque utilisation avant que la lave ait besoin d'être ravivée.

 

Mon 1er petit-frère et ma 2ème grande soeur + jeune que moi m'ont offert 2 couteaux à lame gravée avec 4 tranchants, au pommeau à la forme d'un diable, dont les yeux sont incrustés de rubis.

 

Mon 2ème petit-frère m'a offert des vêtements de voyages et une armure légère spécialement faite pour moi.

 

Pour cette occasion, 2 oncles et une tante m'ont donné un peu d'argent. Ma 2ème tante m'a remis 2 cartes, dont une du monde, et une magique, presque totalement vierge, car elle se dessine au fur et à mesure que je visite et connait de nouveaux lieux; elle soupçonnait que mon côté curieux du monde m'amènerait à ne pas chercher à diriger les enfers.

 

Après les réceptions privées, et après avoir parlé à la fratrie, j'ai demandé à parler à mon père et à ma mère près d'une montagne d'obsidienne, pour se balader. Durant le parcours, j'ai arrondis les angles, parlé de beaucoup de choses, quelque soit le degré d'importance. Vint le moment où je suis enfin allé au but. J'ai dis à mes parents que je redoute parfois de tourner en rond dans les enfers, et que j'ai envie de découvrir la surface. Découvrir des façon différentes d'être, de penser. Et que je ne les abandonnais nullement.

 

Ma mère n'était pas du tout gênée, du moment que je les contacte de temps en temps, que je leur envoit un sms. Mon père, lui, s'arrêtait net. Il avait l'air déconfit. Il ne souriait pas. Après quelque secondes de baston de regard avec moi où il semblait réfléchir, il sourit enfin, puis me dit : "Il est normal que mon fils veuille voir le monde. Tu es mon enfant, et non mon prisonnier. Tu es donc à la fois libre de partir comme tu es libre de revenir. Ne nous oublie pas, c'est tout ce que je te demande." Super ! Mes parents sont d'accord ! Bien sûr, j'aurais pu partir sans rien leur dire, mais mes parents ayant été super sur un tas de choses, ça aurait été la pire attitude à adopter.

 

3 jours de préparation + tard, j'avais fais mon sac, mon cheval était conjuré. Il ne me manquait plus qu'à saluer tous le monde pour mon départ. Mon père me révéla qu'il avait des capacités de téléportation, et que si je ne repasse pas assez souvent le voir, c'est lui qui passerait s'il a de la chance. Mon père m'a parlé des quelques villes qu'il a terrorisé en surface, souvent pour le compte d'une divinité ayant regretté sa trop grande bonté. Si je m'y rendais, personne ne s'opposerait à moi, selon les propos de mon père.

 

J'ai vraiment apprécié tout ce qu'on a fait dans cette famille comme dans le monde des enfers.

 

De la surface, je ne connaissais que l'accès aux enfers, l'école de la magie de la montagne, ainsi que ses environs.

 

Hmm... Maintenant que j'y pense. 50% de moi-même est un être vivant, et l'autre moitié un diable. Je me demande si je peux marcher dans un désert ou sur des braises, le tout sans mourir de soif. Ce qui est certain, c'est que je peux pas piquer une tête dans la lave sans en subir les conséquences... On verra. Heureusement que j'ai emporté de l'eau au cas où.

 

 

 

VI : Je vais vivre ailleurs

 

Ayant marché plusieurs jours dans le désert, j'avais finis par avoir soif. Je dois mon endurance à ma nature de demi-diable, et ma soif à la moitié demi-elf noir de moi-même. Je tenais bien plus longtemps sans boire que la moyenne des humanoïdes.

 

En sortant du désert des Grandes Plaines Désertiques par le nord, je suis tombé sur une ville difficilement présentable. Mon père m'avait parlé de ses exploits de terreur avec son armée à la surface, et cette ville faisait partie de ses cibles. Csenprin, ville aux abords de ce grand désert, ma destination.

 

Avant d'arriver en ville, j'avais dissipé ma monture pour faire bonne impression. Après avoir franchit les portes de la ville, et malgré certains détails de mon aspect qui laissait légèrement voir que je ne suis pas totalement un être de chair, les habitants était plutôt neutres dans la façon de me voir. Aucun ne m'admirait, aucun ne me fuyait, aucun ne me méprisait.

 

Quand je m'approchais pour demander une auberge où dormir, les habitants était étonnament respectueux quoiqu'un peu inquiet à la discussion. Arrivé à une auberge, j'ai alors dis à l'aubergiste mon étonnement d'être si bien accueilli. L'aubergiste semblait avoir les yeux étonnés, comme s'il réprimait sa propre peur. Au moment où je me préparais payer d'avance, on me répondit que je n'avais pas à payer, et que la meilleure chambre comme les repas m'étaient offerts pour toute la durée que je souhaite.

 

J'ai accepté sans oser me renseigner davantage, par peur de déranger à propos de ma chance plutôt extraordinaire. Après avoir déposé mes affaires, je suis allé trouver une boutique de vêtements. La tailleure m'a fait entrer, et ne semblait pas me craindre, probablement en accordant le bénéfice du doute au client potentiel que je suis. Je lui ais alors demandé des vêtements suffisamment détendus, quelque chose qui incite à la discussion et qui soit plutôt différent de ma robe de mage avec protection.

 

Après mûres réflexion avec la vendeuse, je trouvais les vêtements qui me convenaient, les payaient puis repartait avec le tout. Comme j'étais arrivé au coucher du soleil, la tombée de la nuit a vite finie par venir. Revenu à l'auberge où je commençais à me plaire, il y avait pas mal de monde. La musique était assez festive, invitant à la détente. La convivialité semblait règner. L'ambiance ayant déclenché mon aise naturelle, je hurlais pour offrir une tournée générale en racontant une plaisanterie. Le courant passait, et j'ai pu aborder pas mal de monde.

 

Un des clients s'est montré bavard, peut-être parce que lui aussi semblait me reconnaitre. Lui ayant demandé pourquoi il me fixait, c'est là que j'ai commencé à comprendre. D'après ses propos, j'étais reconnu comme étant le seigneur des enfers. Je lui ais alors répondu que je ne suis pas seigneur des enfers, et que je ne ferais de toute façon aucun mal au monde que je cherche à découvrir et comprendre. Le client légèrement éméché me répondit alors que Csenprin pensait subir un test.

 

 

 

VII : Les leçons du passé

 

Il y a pas mal de temps, avant ma naissance d'après ce que j'en déduis, les dieux vénérés à Scenprin était mécontent. Scenprin avait en effet prêté allégeance aux dieux, pour ne pas avoir trop souffrir, et en échange, les habitants devaient respecter les enseignements élémentaires, druidiques et divins des dieux. Une fois les formalités accomplies régulièrement, les habitants pouvaient vivre à leur guise. Ils trouvaient les habitants orgueilleux, pompeux, arrogants, hautain... Les dieux, peu doués pour la sanction, n'avait ni l'idée ni la force de l'imposer aux habitants.

 

C'est à ce moment là qu'une déesse parmi les dieux, celle de la sagesse, avait eut une idée choquante; et si le seigneur des enfers venait répandre la souffrance sur Scenprin ? Celà provoquerait un électrochoc à l'encontre de leur laisser-aller. La seule limite que le seigneur doit respecter, c'est d'épargner le + d'habitants possible, afin de voir s'ils ont la force et la volonté de reconstruire, se reconstruire, et surtout travailler à ne pas se relâcher sur leurs gros défauts.

 

Un des dieux, celui du feu, reconnu l'intérêt de ce plan. Il continua le plan de la déesse en ajoutant qu'il faudrait laisser du temps, pour voir si Scenprin faisait des progrès, par rapport à la perfection sur laquelle la ville s'était engagée par son serment aux dieux, et si jamais la ville, malgré les souffrances infligées, avaient repris sa torpeur comme sa suffisance la + arrogante, les dieux cesseraient définitivement de répondre aux offrandes comme aux prières. Ainsi, au cas où le seigneur des enfers, s'il repasse, ou s'il y a une gigantesque attaque de bandits, les dieux ne seraient pas tenu d'accorder la moindre bénédiction aux gardes comme aux habitants s'ils devaient survivre à une attaque, aux maladies, et autres catastrophes naturelles, humaines et magiques. Et le désert progresserait pour anéantir la ville.

 

La grande majorité des dieux appréciait le fonctionnement du rappel au respect de ses enseignements.

 

Un des rares dieux les + cléments, la déesse des causes perdues, estimait qu'il fallait peut-être suggérer chez les habitants d'assumer leur vie sans l'aide des dieux, et que les habitants déclarent qu'ils abandonnent l'adoration religieuse pour implorer leur sauvetage. De cette façon, Scenprin n'aurait qu'à retirer l'adoration religieuse de leur Constitution. En cas de catastrophes, ils assumeraient et les supporteraient seuls les catastrophes sans implorer les dieux, et les dieux n'auraient plus la corvée de sanctionner les habitants comme ils n'auraient plus à les aider. Une paix silencieuse dans laquelle les dieux n'en veulent pas aux mortels, et les mortels n'en voudraient pas aux dieux.

 

La majorité des dieux déclaraient qu'il faudrait éviter cette suggestion, laquelle devait être à l'initiative éventuelle des mortels, et qu'ils ne souhaitent pas les abandonner à leur sort. Du moins, pas encore. Les mesures ont été adoptées.

 

Dès lors, le seigneur des enfers auquel je ressemble, mon père donc, avait accepté de commettre multiples souffrances à Scenprin, pour la tester. Il n'arrêta son massacre que par respect pour le courage d'un voyageur qui s'était opposé à lui.

 

Scenprin était la ville de la peur. Elle avait prêtée serment pour la protection et la bénédiction en échange du respect des rites, mais aussi d'un comportement idéal, vertueux à adopter. L'échec multiples sur le comportement vertueux à avoir était la raison de la colère des dieux.

 

Depuis ce jour, les habitants craignent qu'un nouveau test ait lieu, et qu'ils échouent encore. Ils espèrent tous les jour que le test n'aurait jamais lieu, surtout s'ils sont suffisamment exemplaires pour les dieux, et peut-être + encore. Mon arrivée était perçue comme un test, et la nouvelle de mon comportement positif s'était vite répandue comme une trainée de poudre.

 

A la fin de la discussion avec le client de l'hôtel conclue par un "A plus tard", j'avais constaté que j'étais accepté, et les autres personnes (peut-être toute la ville) étaient rassurées !

 

 

 

VIII : Le père, le fils... et ma mère

 

J'avais bien mangé puis bien dormi. Durant mon sommeil, mon père m'avait contacté. Un rêve ne dure que quelques secondes, mais sur le plan psychologique, il dure des heures. Je discutais avec lui. (Pour rappel, mon père est bien vivant. Je rêve de lui parce qu'il me contacte en rêve. Il est pas mort, hein !)

 

Je discutais intensément avec mon père. Selon moi, je ne me sentais pas capable de causer du tort aux habitants de Scenprin, par connaissance des malheurs qui se sont abbatus sur elle. J'avais apprivoisé la part d'ombre de moi-même. Je suis capable de faire énormément de mal, mais me sentais moins capable de l'infliger à n'importe qui.

 

Aux enfers, je faisais subir et subissais des atrocités et des violences par jeux, comme si ça me paraissait naturel, et + d'une fois, j'ai vu mon père battre des domestiques, parce que le repas n'était pas assez vite servi, voire tuer des avocats parce qu'ils ont dit bonjour sans faire un large sourire. J'ai même connu la mort puis la résurrection.

 

Durant la conversation, mon père m'a parlé d'une légende. Elle raconte qu'une jeune femme, dans une contrée lointaine, aurait réussi à tuer un seigneur des enfers, et que dans ses derniers instants de vie, ce dernier a eu le temps de dire que sa charge, celle de seigneurs des enfers, ne peut pas disparaitre, et qu'à sa mort, l'ex-seigneur des enfers mourrant et déchu transmet automatiquement sa charge au vainqueur, sans aucune fuite possible. Le nouveau seigneur, et en la circonstance la nouvelle dame, devint la Dame des Enfers. La faiblesse humaine s'apprivoise plutôt que de se vaincre. Mais la Dame des Enfers, anciennement une mortelle, le compris brièvement beaucoup trop tard. Son père adoptif tenta de la contacter. Il réussit même à la retrouver, mais quand il lui parla, la Dame des Enfers, après être devenue ce qu'elle est, a perdu la mémoire de ce qui est sa proche.

 

Mon père m'a alors avoué qu'il était devenu seigneur des enfers en ayant, chose particulièrement rare, tuer le précédent seigneur des enfers. Il était devenu lui, et quant au seigneur des enfers déchu, il connu enfin la mort tout en se gaussant de la charge que mon père hériterait.

 

Ce n'est pas si mal, seigneur des enfers. On ne manque jamais de chauffage. Il arrive même de recueillir des sans-abris en hiver, mais à la condition de vénérer les enfers, ou de crever dans la neige. On peut même prêter de l'argent à des taux d'intérêt atteignant 1000%

 

L'armée d'avocats (il y en a 1000, et sauf décès naturel, les candidatures sont quasiment toujours rejetés) est capable de dédouanner un dictateur en trouvant le petit détail juridique de merde qui va innocenter le tueur, enfin presque... Innocenter n'est pas le bon mot... Enfin bref, l'impunité quoi...

 

Mon père trouvait normal que je puisse avoir de la compassion pour les humanoïdes (être bipèdes de chair désignant tout à la fois les elfes, les humains, les orcs, les demi-orcs, les demi-elfs, les nains...)

 

Il m'a même dit que la gentillesse pouvait être une difficulté, une erreur, une faiblesse. Un chef gentil peut ne jamais obtenir qu'un objectif soit atteint auprès de son personnel. La générosité pouvait engendrer la paresse de tout obtenir facilement. Les meilleures choses ont leur part de pire quand on ne les domestique pas.

 

+ rares encore sont les tortionnaires qui ont "progressé". Loin de se dédouanner du passé qu'ils regrettent, rares sont les tortionnaires qui se décident enfin abandonnent leur mode de vie. Ils pensent aux vies qu'ils ont gâchés, y compris la leur. + rares encore sont ceux qui vont avouer leurs crimes, pour enfin solder les comptes odieux, avec la condition absolue de ne plus *jamais* recommencer.

 

Les éternels tortionnaires ne font jamais de tels serments envers eux-mêmes, car de leur part, ce serait hypocrite, et ils manqueraient à leur parole dès que l'occasion se présente. Et quant aux tortionnaires qui ont engendrés bien des douleurs, celle de parjurer une promesse sincère et necéssaire inflige sa propre douleur. Celle de la honte, et de ne pas être à la hauteur du changement perçu comme obligatoire. L'idéalisme, cependant sérieux et légitime, de n'avoir jamais commencé ne peut jamais être accompli dans ces conditions.

 

En tant que demi-diable, j'ai un aperçu bien spécial sur les nombreux aspects de la nature humaine. La conversation avec mon père était très riche.

 

Ma mère, Dalame Octavius, puisque papa a bien voulu me la passer et qu'elle ne "dormait" pas, a prit le relais dans mon rêve. Elle se faisait moins grave. Elle m'a transmis des ruses pour l'escroquerie et le vol. Qui sait, même si c'est pas spécialité, peut-être que ça pourrait servir. Elle m'a dit que si je devais tricher pour réussir, alors c'est la meilleure solution ! Si un type a perdu son porte-monnaie, il est à moi ! Si quelqu'un a laissé les portières de la voiture ouverte avec les clés dessus, c'est que le propriétaire voulait qu'elle soit à moi ! L'essentiel est de prendre de ce qu'on veut, sans toutefois rencontrer ni être reconnu par le propriétaire... Je rigolais beaucoup ma mère. Quelle chipie elle peut être, dès fois !

 

Je lui ais parlé de ma soirée. Ma mère m'a conforté dans l'idée que j'ai bien raison de traiter les gens avec considération, surtout quand ça en vaut la peine. J'aimais beaucoup parlé avec mes parents. Mes soeurs et mes frères moins; chaque fois qu'ils s'y mettaient, ils me volaient l'attention qui me revient de droit, les saligauds ! Malgré ça, j'ai demandé à mes parents de bien vouloir les saluer pour moi. Je leur dois bien ça pour mes cadeaux de départ... Peut-être fêtaient-ils mon départ... Bref.

 

 

 

IX : Liberté religieuse ou laïcité ?

 

Le lendemain matin, j'ai déjeuné, j'ai regardé la télé, j'ai été sur internet, j'ai mis une vidéo en ligne... Et avant de devenir no-life, je me suis dis que je devais visiter la ville pour me repérer, voir ce qu'il y a de bien à faire, à regarder... Et pourquoi pas ramener de la compagnie.

 

D'après ce que j'ai vu, le débat public s'interrogeait de la crainte des pouvoirs des dieux et la discipline parfois jugée comme pesante qu'ils demandent. Sur cet aspect, 2 factions se discutent sur la suite des évènements afin que la colère des dieux ne se reproduisent jamais :

 

- La faction polythéiste estimait qu'il valait mieux continuer la loyauté envers les dieux, et mettre un coup de collier sur les mauvaises habitudes du comportement des habitants de Scenprin. La société à croyances religieuses multiples était une source de dynamisme, et que le polythéisme favorisait la tolérance. La faction polythéiste voulait continuer de défendre Scenprin, la ville aux divinités multiples, car c'est grâce aux dieux si Scenprin existe encore, franchissant de nombreux obstacles grâce aux bénédictions pour diverses raisons : meilleures récoltes, victoire sur l'ennemi, prospérité...

 

- La faction laïc. Loin d'interdire la croyance en un ou plusieurs dieux, cette dernière ne les rejette pas, mais elle estiment que les dieux et mortels doivent chacun vivre leur vie sans chercher à s'influencer ou à se substituer entre eux. Aucun dieu ne devient ni n'agit comme un mortel, et aucun mortel ne devient ni n'agit comme un dieu. La faction laïc estime que les dieux ne doivent plus influencer la vie publique, et que la vie publique ne doit plus dépendre des dieux, pourvu cependant qu'elle soit prête à faire sans.

 

Sur ce sujet délicat, les 2 factions s'entendent sur un point; interdiction à une religion de dire qu'il n'y a qu'un dieu unique, et qu'il n'y a que le sien qui soit légitime. Un tel discours promeut la haine, l'exclusion, l'intégrisme religieux, le prosélytisme, le sectarisme, choses que ni la faction polythéiste ni la faction laïc ne toléreront, quelque soit les futurs changements dans la société de Scenprin. La coexistence est une des choses qui permet à cette ville de vivre, et elle ne laissera aucune intolérance la détruire.

 

 

 

X : Tensions

 

Après avoir fouillé un peu, j'ai réussis à me trouver une petite occupation comme "chauffeur". Pas conducteur, mais chauffeur de four à pain pour une boulangerie; sur tout le fric qu'elle dépense pour le bois, elle va pouvoir enfin en garder la moitié, tandis que l'autre moitié me reviendra. En cas de départ, il auront toujours le bois de réserve. J'ai été aussi en même temps chauffeur pour bains publics, notamment pour ce qui est eau chaude et sauna. J'étais tellement utile ^__^

 

Je me faisais à la fois de l'argent et de l'entrainement, car en lançant des sortilèges, je m'entraine à augmenter ma réserve de magie comme ma puissance. Ca revenait à faire de l'exercice.

 

Progressivement, je faisais partie du décor. J'avais fini par tout visiter de la ville. J'aurais pu m'en lasser, je me suis abstenu de partir. Pas pour m'y établir, mais parce que j'angoissais pour les gens avec qui j'ai fini par m'attacher. Je craignais qu'ils basculeraient. Que quelque chose de grave leur arriverait. J'avais trop peur de les abandonner.

 

Le temps avait finit par me donner raison. D'après les nouvelles, au nord, un Etat dangereux avait finit par émerger. Les observateurs disait qu'un intégrisme les menaçait. Ce pays se nommait, d'après les intégristes, Iastipès, territoire formé en raison des intimidations, de l'intégrisme et de la force des armes ô combien cruel venant de leur part, ainsi que des passivités toujours complices des Etats qui, peu importe le régime, le personnel en science politique et en espionnage, n'ont jamais sérieusement agit contre cet intégrisme rampant, ou ne l'ont fait que trop tardivement.

 

Iastipès devenait un danger pour Scenprin. Scenprin avait du mal pendant longtemps à se remettre de la sanction des dieux, et à présent, ce sont des mortels, qu'ils soient des prétentieux ou des ultra-utopistes frustrés, qui joueraient à imiter les dieux.

 

Scenprin était en effervescence. Certains pensaient peut-être symboliquement que c'était un nouveau test des dieux, mais que cette fois, ils sont davantage prêt à agir comme il se doit. Les dieux se voyaient implorer d'apporter la bénédiction pour les vaincre, et peut-être conquérir le danger de Iastipès, puis de l'anéantir.

 

Les discussions allaient bon train. La plupart des gens estimait qu'en tant qu'intégristes, Iastipès, territoire illégitime, devait être anéanti, et les intégristes tous tués, car, estimait cette partie de l'opinion publique, un intégriste ne guérit pas, et ne vit que pour tuer. Une guerre serait necéssaire, car la solution pacifique a trop attendu pour être utile et intéressante, le temps ayant été trop gâché en réflexion et en passivité. Pour ce faire, il faudrait réunir un maximum de personnel et d'alliances internationales solides.

 

Une partie des mages estimait que si Iastipès constituait un danger, il faudrait une puissance de magie et de connaissances extraordinaire pour lui infliger une prison extra-ordinaire; le changement de phase. Le faux-pays serait détectable, et les gens qui s'y trouvent encore en vie, mais en étant à la fois invisible et hors-phase, Iastipès ne pourrait nuire à personne. Par la suite, les gens seraient mentalement sondés puis exfiltrés (s'il s'agit bien d'innocents) par téléportation en dehors de la zone hors-phase. Les autres qui ont déjà prouvé qu'ils sont un danger resterait définitivement dans leur prison.

 

Quand au gouvernement de Scenprin, il disait "réfléchir" à la situation, ce qu'il faut comprendre par "le gouvernement n'en a rien à cirer". Adopter une solution mal faite pour bâcler, ou "réfléchir" pour ne rien faire, le gouvernement de Scenprin n'en foutait pas une envers la menace de Iastipès.

 

 

 

XI : A mon commandement

 

De mon côté, j'avais ma petite idée. En ne promettant rien à personne, et en emportant avec moi des potions de magie, j'avais convoqué ma monture magique loin de la ville avant l'enfourcher, puis de cavaler jusqu'au royaume des enfers, au milieu du Grand Désert. Mais avant même que je ne cavale, le monde faisait un flash aveuglant, puis devenait noir comme le vide, avant un nouveau flash aveuglant. Le paysage avait changé. J'étais déjà revenu aux enfers sans que les jours passent. Sous mes pieds se trouvaient le feu. Mon père m'avait téléporté.

 

J'étais à son palais. Devant moi se trouvait 3 marches et 2 trônes sur lesquels se trouvaient mes parents, assis. De chaque côté des trônes se trouvaient également répartis la fratrie. Dans la salle du trône étaient répartis courtisans, majordomes, et peuple réunis dans la mesure du possible.

 

"Approche, mon fils", me dit ma mère. "Ton père a une proposition que je trouve séduisante, mais avant d'agir, nous tenons à connaitre ton opinion, car tu es quelqu'un de + concerné que nous".

 

"Balthazar", dit mon père. "Etant des parents hésitants à te perdre, et une seule fois m'a suffit, quelque chose me dit que tu trouves qu'il faut protéger les meilleures choses. Tu semble apprécier la ville que j'ai déjà conquis puis épargné. Dis-moi ton souhait, et je l'exaucerais. N'oublies pas d'être précis. Je te l'indique, parce qu'étant mon fils, il est normal que je sois honnête avec toi. J'ai assez parlé. Exprimes-toi".

 

Invoquant toute ma force de conviction, j'ai fais le discours qui est le suivant :

 

"Astimus, mon père. Scenprin, ton fief si j'ose l'indiquer ainsi, s'est attaché à moi et je me suis attaché à lui. J'ai entendu parler de sa douleur passée à cause des dieux qui t'ont mandaté pour agir en leur nom. Je pense qu'ils ont progressé. Sans doute ont-ils toujours des faiblesses, mais quand ils m'ont vu, et même cru que j'étais toi, ils m'ont accueillis avec une amabilité telle qu'on ne peut pas feindre, même si j'ai tendance à soupçonner la peur.

 

J'estime qu'ils ont apprivoisé leur peur. Ils ont fait de grandes choses. Ils se parlent. Ils réfléchissent. Ils sont actifs. Rien à voir avec les assoupis sur eux-mêmes qu'ils étaient avant que les dieux ne les punissent.

 

Je me permets de te le demander, père. Amène ta puissante armée, encercle Iastipès. Que ton armée se referme progressivement pour tuer les intégristes, mais épargner ceux qui ne les soutiennent pas du tout. Tu pourrais faire sortir un habitant innocent d'un côté, et de l'autre, tu le remplacerait par un des nôtres déguisé pour mieux tromper l'ennemi, donc le tuer sans qu'il se méfie. Tu as le pouvoir de voir la vilainie mieux que moi. L'ironie de la situation, c'est que je demande à l'armée des enfers d'aller tuer ceux qui veulent faire règner l'enfer sur terre. Que cette ironie devienne justice", avais-je conclus en ces termes.

 

Mon père prit à son tour la parole. "Tu m'as convaincu, mon fils. C'est à l'enfer de se nourrir de la peur et de la douleur, non aux mortels de le faire. Je chasserai les usurpateurs et les bourreaux. Mes généraux ont entendu ton discours, et ils en feront un ordre pour passer à l'attaque. Sois en paix car tes ennemis n'ont aucune chance vaincre même le diablotin le + faible de mon armée. Ta sensibilité me rappelle que j'ai été un humain, et je le respecterai."

 

Pleurant à chaudes larmes, je m'étais agenouillé. "Merci, père, merci ! Tu es un parent vraiment merveilleux. Avec l'ampleur du service que je t'ai rendu, tu me demanderas sans doute quelque chose".

 

Astimus tenta de parler avec une retenue qui n'empêcha pas ses larmes de couler. "Tu es vraiment un bon fils. Ta mère a vraiment bien fait de me responsabiliser et je suis très heureux de m'être investit."

 

"Mon mari, tu es une vrai madeleine", disait Dalame, ma mère. Elle pleurait aussi. Les enfers ont une connaissance si grande de la douleur que même les larmes en faisaient partie.

 

Mon 2ème petit frère proclamait : "C'est nos ennemis qui doivent pleurer, pas nous ! Qu'ils sentent la tristesse la + amère comme le prix à payer de répandre la douleur !".

 

Mon père essuya ses larmes à la main, puis dit avec fièrté : "Oui ! Causer de la tristesse à mon fils me met dans une immense colère ! Il n'est pas trop tard pour règler leur compte, et quand ils mourront, ils deviendront mes esclaves ! Je me prépare, et je me mets en route".

 

Mon père se tourna vers moi et me donna une boule de cristal d'une main et leva une main ouverte qui commençait à luire : "Quant à toi, mon fils, ta mère m'aidera à voir le désert et y créera un feu magique artificiel et je te téléporterai milieu du désert pour t'y téléporter. Prends cette boule de verre, car je ne veux pas que tu manques le spectacle, tandis que je ne tiens pas à ce que tu sois sur les lieux."

 

Je pris la boule, la tenais entre mes mains, rassuré que le destin puisse être meilleur. Je sentais les esprits de tous le monde dans la salle du trône, et je fermais les yeux. Je l'ai fais à la fois pour ne pas avoir le vertige de la téléportation, mais aussi pour mieux sentir les sentiements de tous le monde.

 

J'ai senti des changements de température. D'abord tiède, puis assez froides, puis chaude. Chaude comme le désert où j'étais téléporté, pas très loin de la ville pour y revenir, mais suffisamment loin des regards indiscrets. Je ne tenais pas spécialement à rappeler aux habitants que je suis un demi-diable.

 

 

 

XII : Oracle

 

Je revenais en ville, cachant la boule de cristal. La ville semblait dégager des ondes négatives. Tous le monde pensait à l'échec, sauf moi. Scenprin pensait y passer, j'avais la preuve solide du contraire.

 

J'avais envie de jouer les prédicateurs positifs. De dire que tout ira pour le mieux. Mais 4 réactions négatives possibles que j'avais envisagés m'ont convaincu de ne rien faire pour ces raisons :

 

- Je passe pour un naïf ignorant qui ne veut pas comprendre ce qui se passe.

 

- Je passe pour un intégriste envoyé pour patiemment manipuler la volonté des habitants de Scenprin sans recourir à la violence.

 

- Je suis quelqu'un qui fait bonne figure pour que les gens ne baissent pas les bras, mais même s'il y avait une politesse des habitants, c'est la méfiance et la circonspection qui règneront dans les esprits.

 

- Les gens oublient la peur. Ils oublient qu'elle donne conscience de ce qu'il y a craindre de perdre. Ils oublient d'agir et de prendre des décisions necéssaire, peut-être difficiles. Ce serait casser le travail de mon père quand il a conquis Scenprin, et ses habitants redeviendraient la cible de la colère ou de l'abandon des dieux.

 

Alors, j'ai joué la comédie. Tantôt je disais qu'on y passerait, tantôt je disais que je préparais mes affaires pour fuir, ou encore mentais-je aussi en disant qu'il valait mieux se cacher. Du moment que je ne jouais pas au devin, j'étais sûr de ne pas entraver le travail de mon père, ni de détruire les progrès contre les faiblesses des habitants de Scenprin.

 

Mes paroles était inquiétantes tandis que mon esprit était pourtant parfaitement serein. Je me suis alors installé à l'auberge. Mes fenêtres étaient barricadées à l'intérieur et à l'extérieur. Voilà qui est idéal, car je pouvais dans ce cas regarder ma boule de cristal sans être dérangé, et voir ce qui se passait sur le champ de bataille. J'aurais dû inviter du monde et faire payer les entrées... Oh, tant pis.

 

Je voyais tous ce qui se passait. La stupeur des observateurs étaient délicieuse. Ils hésitaient entre la joie, la circonspection et la peur. Est-ce une alliance internationale qui s'est décidée à agir ? Mais pourquoi ont-ils cette apparence étrange ? Cette si puissante armée d'individus comme sortie des enfers, si elle réussissait à écraser Iastipès, allait-elle à son tour devenir une menace, et réclamer un tribut régulier ou devenir maitre de Scenprin, et des autres villes directement menacées.

 

L'armée des enfers de mon père se massait autour de Iastipès. Même le ciel n'offrirait aucune possibilité de contre-attaquer la conquête de ce faux pays qui ne vit que de la haine.

 

Des nouvelles recrues jusqu'aux puissants guerriers et grand sorciers d'élites en passant par les divers monstres gradés ou non, conjurés ou pas, l'armée de mon père était en nombre écrasant, ayant largement la possibilité de mater la moindre attaque des intégristes.

 

 

 

XIII : Issue prévisible

 

L'armée de mon père encerclait le faux pays. Silencieusement. Pour l'occasion, ma mère était également de la partie en même temps que mon père. Le couple d'amoureux qui va aller se battre, c'est trop romantique ! J'en peux plus ! Je me demande si c'est la première fois que je les vois aussi prévenant l'un envers l'autre. Maman avait offert une gigantesque masamune gravée à mon père, tandis que mon père avait offert un grand arc et des épées courtes à ma mère... Trop choux !

 

Un des "chefs" (c'était peut-être un sous fifre chargé de faire croire que c'est le chef, chose tout à fait possible) de Iastipès apparut. Il criait tout en souriant à l'armée de mon père : "Nous sommes vos frères. Finalement, nous avons les mêmes buts ! Vous cherchez à apporter la justice et nous vous révérons comme étant nos frères !"

 

Des ricanements se faisaient entendre dans l'armée de mon père. Comme pour moquer l'extrême-naïveté déçue ou la tentative ratée de manipulation de Iastipès. Les ricanements se sont ensuite arrêtés.

 

Mon père s'avança à son tour. Il éloigna ses mains le + possible de son corps, pour montrer qu'il ne se battrait pas, du moins pas tout de suite. Sa garde rapprochée ne fit rien; elle savait très bien ce que mon père.

 

Mon père dit alors à son tour : "Nous connaissons, voyons et apprenons tous des faiblesses et des bassesses humaines. Vous vous trompez, car nos actes ne sont pas toujours synonymes de justice. Cette opinion dépends du point de vue de chacun. Vous règnez par la douleur, par la souffrance, et ces pouvoirs de les déchainer, nous les reprendrons. Votre immense vanité vous rend aveugle par rapport au bonheur que vous prétendez parfois chercher. Nous vous tuerons, et vos morts ne seront qu'un faible répit par rapport à ce qui vous attends. Je goûterais à l'ironie d'affronter des tortionnaires, moi qui suit le seigneurs des enfers, capable d'infliger des souffrances !"

 

Le sifflement de plusieurs flèches se faisait entendre, et mon père en reçut une grande partie. La moitié de moi-même craignait que mon père décède, l'autre moitié prit le dessus en affirmant que mon père resterait vivant. Le seigneur des enfers ne peut être éventuellement tué que par quiconque étant non seulement particulièrement fort individuellement (notamment par la force physique), mais aussi qui a l'aspiration (même inconsciente) de devenir seigneur des enfers.

 

Mon père joua brièvement la comédie en tombant au sol. Les intégristes, en parfait vaniteux imbus de religion, criaient de joie, en pensant qu'ils deviendraient maitres du monde (ces hypocrites ne l'avouent jamais ouvertement et aiment trop leur discours d'utopie décevante pour l'admettre).

 

L'armée de mon père ne bougea pas. Ils n'ont pas reçu l'ordre d'attaquer. Ma mère ne bougea pas. Elle avait totale confiance en mon père. Il savait ce qu'il faisait. Les intégristes crurent sottement que ma mère était une traitresse passive, mais c'est bien mal la connaitre. Ces complets misogynes ignoraient qu'ils avaient un court répit, non une victoire.

 

Mon père se releva. Les intégristes déchantèrent très vite. Chaque flèche qui avait atteint mon père commençait à bruler à la base des blessures. Les flammes progressaient jusqu'à bruler les flèches, lesquelles tombèrent en poussière noire. Et quant à ses blessures et cicatrices, il n'y avait plus rien des 2. Comme si l'attaque de flèches n'avait jamais eu lieu.

 

Ma mère et mon mère joignèrent chacun une main, tandis que l'autre tenait une arme levée au ciel. L'armée toute entière fit de même. Mon père poussa un hurlement qui pouvait être entendus sur plusieurs centaines de kilomètres en même temps que les mots suivants étaient entendus de sa voix : "A l'attaaaaaque !!"

 

Les villes témoins de ces attaques étaient silencieuses, tandis qu'habitants et passants étaient terrés où ils pouvaient selon leur moyen.

 

Le combat dura 1 heure, mais mes instincts semblaient me dire que l'armée de mon père pouvait mettre beaucoup moins de temps. Peut-être pour jouer avec la patience des intégristes de Iastipès, et leur faire croire qu'ils avaient une chance de victoire. Un peu comme un chat jouant avec une souris plutôt que de la tuer tout de suite, afin qu'il y ait de l'amusement, puis de l'achèvement.

 

Mon père, et je suis bien privilégié qu'il ait respecté ma condition, ne s'était pas seulement contenté d'épargner les habitants dont l'absence d'intégrisme est sans faille. Certains des habitants avaient même été prit en otages avant d'être tué, mais ce fut que partie remise; mon père avait le pouvoir de ramener les non-intégristes à la vie par le sacrifice des âmes. Et puisque les intégristes comme ceux qui les plébiscitent ne manquaient pas, il fut facile de ramener les otages sans qu'il y ait de pertes humaines qui soient injustes.

 

Après 1 heure qui a vu les intégristes mourir de la main de l'armée de mon père, il ne restait plus rien plus rien de ces théocrates. L'armée de mon père débarassa les corps des intégristes, qu'ils soient tueur ou soutients verbaux. Un gigantesque passage s'ouvrit d'où d'immenses flammes étaient visibles. Mes parents, comme les armées et les trépassés y entraient.

 

 

 

XIV : Bilan et conséquences

 

Une défense internationale, laquelle ne met strictement jamais les pieds dans une bataille malgré qu'elle ait une organisation militaire, arriva après coup. Les habitants expliquèrent ce qui s'était passé et ce qu'ils avaient vu. Certains magiciens sondaient l'esprit des habitants, pour vérifier si c'était une fausse histoire liée à une terreur traumatisante ou la vérité. Les paroles des habitants correspondaient avec leurs esprits. C'était finalement les 2 à la fois. Un soutient psychologique et une aide à la reconstruction se mit en place, ainsi que la constitution de force indépendante.

 

Iastipès était composée de 4 morceaux de pays annexés. Furieux de cette annexion, et encore + furieux contre l'inanité de leur pays respectif à n'avoir rien fait ou trop peu pour les protéger comme réprimer les intégristes, chaque territoire annexé décida de faire sécession contre leur pays respectif, et de s'unir entre eux. Iastipès changea de nom, et s'appela Térélib. Terre de liberté en somme. Libre de l'intégrisme, mais aussi libre de la bêtise de ceux qui n'ont, en fin de compte, rien fait pour les aider.

 

Les 4 pays, d'où les territoires annexés sont originaires, préférèrent ne pas s'opposer à la sécession, et ont même accordé des aides financières temporaires le temps d'établir les moyens de leur propre souveraineté. S'ils l'avaient fait, ils risqueraient d'être assignés en justice à un tribunal international pour non-assistance à personnes en danger, et de payer de grosses sommes à vie pour les habitants comme à leurs institutions.

 

Mon père avait finalement prit la responsabilité de la guerre que personne d'autres ne voulaient infliger. Libre à eux de ne pas aimer cette option. Toutefois, s'agissant de trouver des options moins violentes, il faut dire que les Etats se sont largement tournés les pouces. Et qu'en fin de compte mon père, et indirectement moi, leur avons rendus service. Nous avons pris les responsabilités que les Etats étaient censés prendre au lieu d'être dilettantes.

 

La boule de cristal qui m'avait été remis semblait devenir + légère. Elle devenait moins visible. Elle semblait briller d'une lumière blanche pâle avant de devenir de la fumée, laquelle disparaissait à son tour. Elle avait accomplis son travail. Et quant à moi, j'avais beaucoup appris.

 

J'avais appris la lourdeur de l'usage de la violence. Même pour un but louable et bien justifié, même quand il s'agit d'un monstre, ôter une vie est une chose qui ne se fait pas à la légère.

 

 

 

XV : Je reste qui je suis, peu importe les changements

 

Cette dureté aurait pu faire de moi quelqu'un de négatif ou simplement apathique. Il n'en a rien été de tel. Je suis conscient du privilège que j'ai eu à pouvoir influencer le comportement de mon père. J'ai même appris à savoir me taire si c'est préférable. Si jamais je disais que le faux-pays intégriste a perdu grâce à moi, on penserait que je fais de l'humour égocentrique ou que je cherche à m'attribuer des mérites. Je ne pense pas qu'une solution pacifique aurait été faisable. Les Etats ont été beaucoup trop passifs pour qu'une issue peu voire non violente puisse être possible.

 

Puis, il y a les gens qui ont été épargnés. Eux sont sauvés. Et finalement, j'ai apprécié la sévérité de mon père. Les enfers ont agit, eux. Et j'ai brièvement été le seigneur des enfers, en quelque sorte !

 

Un peu sonné, Térélib et ses environs ont ensuite été encore surpris d'un massacre récent qui n'a toutefois emporté que ceux qui faisaient règner la terreur.

 

Scenprin a fait un geste en tendant la main à Térélib, invitant ses habitants à des moments de fêtes, d'échanges de loisirs et touristiques. Passer à autre chose compte, et penser au meilleur de l'avenir + encore. Térélib était inspiré par Scenprin : elle aussi avait connu l'attaque du seigneur des enfers, même si ici, c'était les habitants qui étaient responsables.

 

Les 2 villes, notamment grâce à leurs habitants respectifs, ainsi que bien d'autres partenaires, devinrent rapidement amis. Les anciens pays qui avait laissé tombé Térélib connurent une imposition douanière onéreuse en vue de les pénaliser davantage jusqu'à nouvel ordre, ne pouvant jamais espérer mieux que des relations très neutres, si ce n'est indifférentes.

 

Moi, de mon côté, j'étais resté étudier la situation. Parler avec les gens. Me renseigner. Echanger. J'étais rassuré parce que la vie à Scenprin mais aussi à Térélib étaient en voie d'amélioration.

 

Et dès lors, je repris mon voyage. Cette fois à l'Ouest. J'avais entendu parler de la neige. Je n'ai jamais vu ce que c'est. Et dès lors, je marchais. Je franchissais l'herbe verte des plaines. Les forêts. Les collines. En montagne où je découvrais et contemplait la neige, j'ai rencontré un peuple de gens de petites tailles à Assiam. Aimables et conviviaux comme tout. Des halfelins.

 

Ayant passé quelques jours avec un peuple attachant, ils finirent par avouer des craintes. La nature autour d'eux connait de l'expansion sans limite d'une mégapole congestionnée : Uerief. Les halfelins ne sont pas opposés à la civilisation. Mais la grande ville d'Uerief connait d'une urbanisation abusive. Les terres sont déboisées au fur et à mesure. Le ciel est d'une couleur inquiétante. L'air y est tellement différent. Trop. Uerief faisait tout son possible pour exploiter et épuiser les sols et les sous-sols... Uerief est cupide.

 

Les halfelins d'Assiam, et pas seulement eux, souhtaitaient que la ville change ses habitudes. Assez nombreux étaient les habitants qui estimaient qu'il faudrait rattacher leur ville moitié urbaine, moitié campagne, et qu'il faudrait s'y faire à l'ultra-urbanisation de Uerief. Très rares étaient les habitants qui estimaient que telle une gangrène, il fallait tout faire pour empêcher Uerief de progresser. + rare encore était ceux qui estimaient que la ville devait disparaitre.

 

La (trop) grande ville était située sur une haute colline, notamment le palais de la ville, où est situé le siège de l'autorité publique. Loin au nord-ouest, à + de 600 km, où la forêt délimite encore ce que Uerief n'a pas détruit.

 

C'était donc décidé. Par reconnaissance envers l'amabilité du peuple d'Assiam, j'irais à Uerief, voir s'il y a une solution. Reprenant mon voyage à cheval, je descendait une nouvelle fois la montagne pour franchir plusieurs paysages, m'arrêtant quelque fois à certains villages ou relais isolés. Les malheureux palfreniers ne pouvaient jamais me vendre un cheval : le mien étant enchanté, ne s'épuise pas, du moins pas de la même façon qu'un cheval normal.

 

A près de 200 km, je m'étais arrêté à un hameau, simplement appelé Nouvelle Vie. Peut-être étais-ce une implantation récente pour de la tranquilité, ou de riches personnes déguisées fuyant les impôts. A une des 2 tavernes, j'entendais des récit étrange. Celà concernait le "nuage de forêt", disaient les récits, appellé comme telle pour montrer la forme de la forêt en cercle irrégulier, inexact, comme un nuage.

 

Les habitants du hameau avaient entendus dire que la plupart des gens qui passaient par la forêt disparaissaient. Pas tous, certains d'entre eux. Une incertitude pesait quant à savoir s'il s'agit d'un dangereux magicien lunatique ou de la présence intermittente de brigands qui choisissent leur proie. On me conseilla de contourner la forêt si je ne suis pas pressé, pour + de sécurité. Je ne suis pas pressé, mais ce conseil étant vain, je décidais de quand même passer par la forêt.

 

Je n'angoissais pas. La forêt était épaisse, et laissait mal passer la lumière. C'est comme si cette forêt pouvait être une maison en plein air. Un gros chêne très épais était présent. 2 guirlandes se croisaient autour de l'écorce de l'arbre; une guirlande de menthe, et une guirlande d'orchidées bleus décoraient bellement l'arbre. Je m'étais laissé enivrer de la poésie des lieux, puis me suis reposé au pied de l'arbre.

 

 

 

XVI : Votre mission, si vous l'acceptez

 

En rouvrant mes yeux, j'ai réalisé tardivement qu'il y avait 15 kairns en tout. Sans être spécialement taillées pour, les pierres étaient attentivement disposées pour permettre de s'asseoir. 14 personnes étaient assises, comme si elles attendaient patiemment mon réveil. Toutes ces personnes étaient habillées de robes magiques, nuancée, chacune portant des habits bien précis.

 

L'une de ces personnes à la voie agréable commença à parler. "Enfin tu es là, druide de lave. Tu as beaucoup prit ton temps, avant de revenir, et ton voyage t'a beaucoup changé". "Attendez, je suis mage du...", avais-je répondu. La personne, que je perçevais comme étant la chef, m'avait coupé la parole : "Nous avons détecté ton affinité. Tu es un druide de lave bien farceur. Mais maintenant, écoutes-nous. Une urbanisation intensive commence à menacer le monde. Les terres deviendront des ruines. Nous voulons, toi que personne ne connait, que tu ailles dans Uerief, que tu trouves des renseignements susceptibles de nous aider à renverser la situation. Que ce soit paisiblement, par la violence, ou peut-être par l'emprisonnement, l'inaction n'est certainement pas une option.

 

Va à Uerief, trouves la guilde des guerriers. En entrant dans la ville, tu prendra la fausse identité que nous te donnerons, ainsi que ce courrier et mon sceau. Montres-les à la guilde des guerriers quand tu la trouveras, et parles leurs de notre discussion pour qu'un plan d'action soit échaffaudé. Peut-être avons nous 1, 2 ou 3 mois, mais le + tôt est toujours le mieux. Un délai incite à l'activité.

 

Ce projet nous tiens à coeur, et les esprits des éléments ne nous pardonnerons pas de ne rien faire. As-tu des questions ?"

 

Un peu secoué de tant de renseignements d'un coup, j'ai continué la conversation : "Oui. Qui être-vous ? Et pourquoi me faites-vous confiance ? Puis-je avoir un thé à la menthe ?"

 

La chef répondit : "Nous sommes l'ordre druidique de la reconstruction. Grâce à toi, nous sommes tous les 15 au rendez-vous. Les espèces de chair, dont la volonté de domination est prouvée, doivent être stoppés. Je fais moi-même plusieurs fois ce rêve où je me trouve dans le futur sans y vivre. Je voyais la terre poussiéreuse comme si j'étais une morte triste et décédée depuis longtemps".

 

Les espèces vivantes, notamment humaines, font preuve d'une avidité sans limite. Malgré toutes nos tentatives amicales ou du moins diplomates, les humains, volontairement ou pas, ont accumulés les promesses non tenues sur nos demandes de respect, voire d'amélioration de la santé de la nature. Ils stérilisent les terres qu'ils disent "préserver", ils ne font rien pour diminuer la pollution.

 

Ils ne font rien pour que leur mode de vie se fasse en cohabitation, voire en harmonie avec la nature. Toi, le + puissant d'entre-nous de par les élémentaires auxquels tu es rattaché, tu auras l'occasion de jouer un rôle car tes moyens d'actions sont immenses. Le fait que tu sois nouveau et inconnu à Uerief nous sera utile."

 

Un liquide transparent à l'odeur de menthe commençait à apparaitre comme s'il émergeait d'un vortex. Devant moi, le liquide semblait être versé dans une tasse invisible : le liquide prenait la forme d'une tasse, y compris sur la petite poignée pour l'index. J'étais surpris.

 

La chef expliqua : "Nous générons nous-même la matière autant que necéssaire, et ne tirons nullement la magie de l'environnement comme le font les mages dits "profanateurs". Consommes ta tasse de thé. Quand tu l'auras fini, elle disparaitra automatiquement."

 

J'ai continué la conversation en disant : "Merci, c'est vraiment très pratique ! Faudrait que j'apprenne vos tours ! Vous savez faire autre chose dans le genre ?"

 

La chef continua avec patience : "Tu es enchanté par nos démonstrations, bien que nous ne soyons pas là pour te distraire. Je perçois chez toi quelque chose de sincère. A présent, reposes-toi, mais n'abuses pas de notre patience. Tu partiras quand tu seras prêt."

 

Mon cerveau semblait avoir connaitre un calme intense. J'entendais le souffle du vent, et un frisson semblait parcourir mon cerveau. Je me sentais intensément bien et irrésistiblement attiré par le sommeil. Malgré tout me efforts pour rester éveillé, j'avais fini par m'endormir en présence des druides.

 

A mon réveil, les druides avaient disparu. Il y avait un magnifique coucher de soleil, et la lumière était encore présente. Je me servais alors de mon cheval des enfers pour me hâter vers les portes de la ville de Uerief. Les gardes firent quelques contrôles de sécurité, puis, sur un ton rassurant, me dirent que j'arrive bien tard pour rentrer, mais que j'avais de la chance qu'il soit encore temps de venir.

 

 

 

XVII : Au boulot

 

Comme à Csenprin, je me mis à réserver une chambre cependant sous le faux-nom qui m'avait été prêté, Nostag Cartor. En 5 étoiles. D'abord parce que j'adore le confort tout compris, et ensuite parce que les espions, s'ils doivent dormir ici pour m'espionner, font payer les frais à leurs employeurs, lesquels changent très souvent d'avis. Cette discrète dissuasion financière me plaisait.

 

J'ai décidé une fois encore de visiter les lieux et faire autant la fête que possible. Je m'amusais. Je suis ensuite rentré chez moi avant que l'alcool ne m'incite à dormir sur le pavé.

 

Le lendemain matin, l'accueil me disait un truc bizarre : "Mr. Cartor ? Une lettre pour vous". Je fronçais les sourcils 2 secondes, puis détendait mon front; j'étais en effet "Nostag Cartor", ce qui m'étais brièvement sorti de la tête. L'accueil s'inquiétait que je ne me sois pas reconnu tout de suite, mais l'odeur de l'alcool qui émanait de moi me servait d'excuse pour que la suspicion du personnel n'aille pas + loin.

 

Je remontais alors dans ma chambre, puis appelai le service de chambre; je voulais être servi comme un prince, ce que je suis d'ailleurs ^_^

 

Au balcon avec un café, il y avait une inscription sur l'enveloppe : "Ne lisez pas le courrier à l'extérieur." Soucieux, j'ai fais ce qui m'a été demandé. Après avoir douté de mon acuité visuelle, j'avais enfin déduit que l'enveloppe avait changé d'inscription : "Merci. Vous pouvez maintenant lire le courrier."

 

Je dépliais la missive, puis me mis à la lire, cette fois en tenant une biscotte beurrée dans l'autre main pour tremper dans le bol de chocolat en poudre dans du lait chaud. L'encre utilisée sur le courrier était rouge.

 

"Bordel, qu'est-ce que vous foutez !? Vous étiez obligé d'habiter quelque chose de select ?? On peut dire que vous prenez votre temps quand il s'agit de commencer les opérations. Mais bon... Il parait que vous êtes un puissant druide de lave".

 

(Ils ont pas intégré que je suis pyro-mage ! En + d'être enrôlé de force, ils ne me respectent pas... Bon... Je reprends la lecture)

 

La lettre continuais de la manière suivante : "Je vois que vous avez établi une carte partielle des lieux en visitant un peu la ville. L'idéal serait que vous la connaissiez au maximum. Nous ne pouvons pas tout faire, parce que nous avons peur de manquer de discrétion, voire de faire un truc de rien du tout qui pourrait nous trahir. Cherchez un maximum d'informations. Vous nous rencontrerez après.

 

La guilde des guerriers".

 

J'ai alors décidé de poser mon courrier sur la table basse, puis décidais d'aller acheter un max de journaux et de magazines (y compris pour me distraire...), puis remontais une nouvelle fois dans ma chambre, en allant au bord de la piscine, et tout lire.

 

Ce qui est bizarre, c'est que sur ma table de nuit, il y avait un tas de cendres à la place de mon courrier, mais ma chambre n'a pas du tout pris feu... Enfin bon, bref...

 

Ayant connu la ville sous un maximum d'aspect durant 1 ou 2 semaines, j'avais fini par me faire une idée au moins suffisante des lieux et de Uerief en général.

 

La ville était particulièrement inégalitaire. On disait Uerief très riche, le contraste entre les données économiques et le monde réel était désolant. La ville semblait sauver les apparences, mais en vain. Uerief est un stéréotype d'une corporatocratie; tout est fait pour le dynamisme économique, mais sur ce seul critère ne définit pas à lui seul c'est qu'est la viabilité. L'extrême-pauvreté côtoie l'extrême richesse suivant une cohabitation tendue; c'est comme si le moindre propos, la moindre critique, même avec un choix mesuré des mots et une courtoisie sincère, pouvait s'interpréter comme une agression verbale, même assassine. Rien, dans la ville, ne permettait de voir l'émergence de la classe moyenne; chacun est condamné à rester à sa place, à moins d'être au-dessus des clivages sans les résoudres. Les pauvres, même en faisant des efforts pour bien faire et améliorer leur situation, le restaient. Les riches, y compris en étant médiocres et autocratiques, sans mériter leur place, le restaient.

 

Uerief condamnait l'intervention étatique, n'en faisant qu'un simple arbitre sur la mésentente entre les entreprises, ainsi que leur image de marque. Le reste du temps, les très grandes entreprises imposent leur vue comme elles le décident. Ainsi, Uerief, en tant que république corporatiste, est une ville dont le fonctionnement est basé sur une oligarchie économique très puissante. Uerief n'a que très peu, voire aucun égard envers les questions environmentales (comme les 14 druides me l'ont dit), mais aussi envers les aspects humaines et sociaux. Le peu d'animaux qui osaient encore vivre à Urief était souvent chétif, malade. Une désagréable surprise.

 

 

 

XVIII : Je vais voir des potes

 

Après 2 semaines où j'ai passé mon temps à me renseigner à ce point, je m'estimais prêt. J'ai passé 2 jours non seulement à me distraire et à dormir, mais aussi à prendre des comprimés; même un mage peut connaitre des maux de tête en amassant une quantité massive d'information.

 

Après avoir récupéré, je me suis mis à trouver puis à entrer à la Guilde des Guerriers à 1 heure avant son heure de heure de fermeture. Ils savent pour mon faux nom dans les registres, mais rien ne garantissait qu'ils savent physiquement qui je suis. J'ai ensuite demander à parlé au chef de la Guilde, et lui dis que j'avais une mission délicate à lui proposer.

 

N'étant pas là, on me présenta à son bras droit, Artel. J'ai alors commencé la conversation en disant que j'étais coursier pour un employeur très important, et que j'avais un courrier à transmettre (sans préciser qu'il venait de l'Ordre Druide pour la Reconstruction).

 

Artel lu le courrier. Il dit alors : "hmm... Que faites-vous avec un tel courrier ? Y-a-t-il une raison pour que vous l'ayiez sur vous ?" J'acquiescais en lui montrant le sceau, expliquant les détails de ma rencontre, mon étonnement, en lui disant que j'étais un druide de la lave, préférant garder secret ma vraie nature, puisque tous le monde est convaincu par ce mensonge.

 

Artel m'interrompit. Il me demanda d'acheter un paquet en carton vide, de revenir + tard, et de revenir de nuit, et, paquet en carton vide en main, d'aller dans la ruelle, derrière la guilde, et qu'il me ferait entrer par la porte de livraison. La discussion allait devenir secrète.

 

La conversation continuait en parlant à Artel de ce que je sais de la ville d'Uerief, de mes déceptions, que je comprenais et respectais les voeux de l'Ordre des Druides de la Reconstruction. Depuis des années, les guerriers, en réalité des chevaliers des bois et des rôdeurs, ont eux aussi tenté de proposer un tas de choses pour empêcher à ce que la destruction environnementale et humaine, causée par Uerief, continue.

 

Malgré toutes les tentatives d'interpellation les + polies, il n'y a rien à faire. Quelques 5 villes qui soutiennent Uerief, souvent à cause du renversement patient des pouvoirs locaux par l'oligarchie financière. Uerief, ainsi que ses villes alliées, détruisent la vie, ils l'empoisonnent.

 

Le + décevant, mis à part le comportement destructeur de l'oligarchie, c'est la population, incapable de s'entendre. Les plans de résistance, voire de guerre ouverte, ont échoué par faute d'organisation, par manque de motivation, ou par arrestation. Ni l'actuel pouvoir, ni ceux qui voudrait le renverser (et dont les motivations sont souvent inconnus, se satisfaisant de prétendre à la justice sans dire exactement comment) ne changent quoi que ce soit.

 

Peu après avoir discuté avec les rôdeurs, nous convenions d'un rendez-vous avec les 14 druides de la forêt. Afin de ne pas être visible, cette réunion aurait lieu de jour; la nuit, un feu, ou quoique ce soit de lumière, se repère très vite par les indésirables trop curieux. La réunion aurait alors lieu le jour, et des observateurs seraient cachés, prêt à signaler si quelqu'un approche, le temps d'interrompre la réunion, et de se cacher.

 

4 jours ont passé, le temps que chacun prépare ce qu'il y a à dire, de se reposer, de réfléchir, que le personnel soit au courant du rendez-vous...

 

 

 

XIX : En phase terminale

 

Le jour du rendez-vous est enfin venu. Il ne manquait personne. J'en venais à être rassuré que personne d'inattendu ne soit présent en avance comme après le meeting. La discussion allait bon train. Hormis moi-même, et malgré que le fait que j'ai déjà tenté de dire que j'en étais un, il n'y avait pas de mages au rendez-vous.

 

Un sortilège métaphysique, qui courberait la réalité, très scientifique, et + généralement un sort suffisamment spéciale pour qu'il n'y ait aucune victime, y compris chez les coupables, ne pouvait pas être envisagé, car il n'y avait "pas de mages" dans le groupe (pour le coup, j'étais content de ne pas être reconnu comme mage, car en tant que spécialiste du feu, mes capacités ne vont pas aussi loin).

 

Une partie de la discussion indiquait les qualités et les inconvénients d'un sort combiné entre les druides et les rôdeurs : Prison de la Nature. Dans les cas les + rares, il existait des druides connaissant toutes les spécialités élémentaires ainsi que leurs combinaisons, et dont la capacité comme la puissance de leur sort ne dépendent d'aucun contexte (il leur était même possible de créer une pluie ou un rayon de soleil en intérieur); les géomanciens. Comme il n'y en avait pas, une solution alternative était de combiner les druides de chaque spécialité, ainsi que leur rôdeurs disciples les + proches, pour réussir à lancer le sortilège. Le coût du sortilège comme les victimes touchées au hasard par ce sortilège étaient des inconvénients.

 

La Prison de la Nature fonctionnerait en fait selon plusieurs sortilèges :

 

1) Le sort du globe des vents contraires. Les druides de l'air concentreraient leurs magies à créer un globe de vents qui empêcheraient la pollution de circuler, et de la contenir à Uerief.

 

2) Les druides du feu jeteraient un sort de désertification : la terre étant viciée de pollution et de stérilité, la désertification accélérerait le processus dont Uerief en est à la source.

 

3) Les druides de l'eau maintiendraient une pluie qui varierait entre pluie fine, et pluie abondante; l'eau et la pollution se mélangeraient pour répandre davantage l'empoisonnement et ses odeurs.

 

4)Les druides de la terre jeteraient un sort de barrage pour que la pluie empoisonnée ne pénètre ni les nappes phréatiques, ni les rivières.

 

En somme, les druides construieraient un éco-système vicié autour de Uerief et qui ne toucherait que cette ville, et cette ville seulement. Une alternative pour les habitants serait de quitter Uerief, mais aussi qu'ils ne recommencent pas leur terrible mode de vie ailleurs. Le plan présentait un terrible inconvénient; ceux qui le peuvent, ou du moins qui ont une ardente motivation, quitteraient en effet Uerief, mais il est très probable qu'une partie non-négligeable d'entre eux se réfugient dans les villes de la coalition de Uerief, faisant empirer encore + le problème.

 

Une autre option serait que les druides, se servant de leurs rôdeurs respectifs comme reconnaissance, fasse passer leur sortilèges par les rôdeurs qui leur sont liés. Ainsi, quand un rôdeur de l'eau est présent pour provoquer une inondation, il consent à ce qu'un sortilège de l'eau soit lancé par son entremise; si un garde tue le rôdeur de l'eau, le druide de l'eau est encore vivant pour retenter l'expérience, tandis que le sort a été tué et interrompu.

 

Le but de ces sorts seraient de purifier Uerief malgré le mode de vie polluant de Uerief (fertilité de la terre, protection contre les canicule et les pluie trop abondante, création de soleil et de pluie si besoin...) La crainte était que Uerief, trop contente d'une amélioration de leur environnement, n'augmente davantage son hyper-productivité sans aucun égard des abus commis, et que la ville se répande et vante à travers le monde son économie soit disant en harmonie avec l'environnement. Ce qui inciterait les druides et les rôdeurs à faire encore + d'efforts jusqu'à la mort.

 

J'avais moi-même une idée que je n'osais pas soumettre. Après de longues discussion et un ajournement le temps de réfléchir, il fut décidé, faute de mieux, que la solution la + positive possible, celle d'améliorer artificiellement l'environnement, sans toutefois aller au maximum, afin de ne pas enivrer Uerief d'un confort de vie qu'elle ne mérite pas.

 

Aucune meilleure idée, autre que le palliatif, n'avait été soumise durant le rendez-vous. Il fut donc décidé que le plan serait mit à exécution dans 4 jours afin que les magies soient préparés, et les motivations renouvelées. Les rôdeurs se rendraient sur les lieux, et à travers eux, les druides lanceraient leurs sorts.

 

 

 

XX : Un plan "presque" sans accroc

 

Etant moi-même un "druide" de la lave (donc pas uniquement du feu), j'ai eu la chance de parler à mon rôdeur disciple le + proche. Ce dernier me disait qu'il valait mieux que Uerief, comme les 5 villes qui la suivent, devaient être elles aussi condamnées pour leur veulerie et leur lâcheté. Il y avait une résonnance dans mon esprit, notamment la partie diable de moi-même. J'étais d'accord avec lui. Il fallait une punition d'ampleur. J'ai alors demandé au rôdeur de la lave s'il y avait une grotte à Uerief. Ce dernier me répondit que oui, et qu'il y avait une mine épuisée et condamnée.

 

Le rôdeur me demandait pourquoi, et je lui répondis qu'avec tous les risques que l'on prend, il était préférable de pouvoir se planquer là où l'on ne viendrait pas chercher les rôdeurs. En dernière minute, le plan fut modifié de façon à ce que les rôdeurs, qu'ils réussissent leur mission ou qu'ils perdent leur vie, puisse avoir une chance d'aller se cacher. Chose obtenue de justesse.

 

Les rôdeurs, durant les 4 jours avant le début des opérations, s'activaient pour construire une cachette dans la mine abandonnée de Uerief, évitant de démonter les planches; il faut sauver l'allure de mine abandonnée de la cachette. Au retour du rôdeur de la lave, je lui ai demandé s'il était prêt à perdre la vie. Ce dernier répondit que non. Trop de risques et trop d'espoirs étaient misés à l'encontre de Uerief, et qu'il ne se sentait pas assez la force de continuer les opérations.

 

Avec un sourire digne d'un requin, j'ai alors dis au rôdeur que c'était son jour de chance; je pourrai le remplacer. Tout ce qu'il aurait à faire, et moi de même, c'était d'échanger les vêtements, faire un peu de maquillage si besoin, et que je prenne sa place. Prenant un risque, je lui ais dis que je savais manier une épée courte, ainsi que n'importe quel arc et arbalète. Soulagé qu'il n'aurait pas à perdre inutilement sa vie, le rôdeur de la lave en oubliait de se demander pourquoi je tenais tant à venir à sa place.

 

Le jour de l'opération, et durant la nuit, les rôdeurs étaient présent. Par souci de discrétion, ils étaient individuellement répartis. De mon côté, et sans qu'ils s'en rendent compte, j'étais en connection mentale avec eux comme avec les druides, mais uniquement pour espionner leur pensée. Le plan commençait à se dérouler.

 

Quelque chose clochait. Un des rôdeurs semblait marcher. La télépathie me permet seulement d'entendre les sons qui passent par le cerveau, que ce soit quelqu'un qui entend marcher, qui parle, ou qui pense à quelque chose.

 

C'était le rôdeur de la poussière, para-élémentaire fait d'air et de terre. Je l'entendais qui semblait sortir un papier, attendre, puis frapper 3 fois à la porte selon une rythmique particulière. "Entres", dit une voix. J'entendais marcher, puis une chaise déplacée et des volets se fermer.

 

"Merci", dit une voix + proche, celle de celui que j'écoute. J'ai alors entendu la conversation. Elle détaillait tout : le plan partiellement pacifique envers Uerief, le plan de déssèchement de la vie qui n'est pas entré en application, où sont les rôdeurs, comment éventuellement tuer les rôdeurs, ainsi que les druides, la planque des rôdeurs à l'intérieur de Uerief... Le plan envisagé était foutu.

 

 

 

XXI : La punition de l'enfer

 

Rapidement, j'ai alors communiqué avec les rôdeurs de partir d'urgence. Par précaution, je me suis alors fais très intimidant avec une voix mentale caverneuse et menaçante : "Si je vous parle maintenant, c'est que je sais qui vous êtes, où vous êtes, pourquoi vous faites ça. Vous ne faites que nous accorder un sursis. Mes gardes viendront vous tuer, et là où vous voyez le sacrifice de vos vies comme une necéssité, vos morts serviront de symboles du pouvoir de Uerief. Si vous vous rendez, peut-être que je vous épargnerais".

 

Paniqués et sachant que leur mort n'améliorerait nullement les choses, les rôdeurs décidèrent tous de s'enfuir. Moi, en tant que "druide des laves", et toujours un pyromage, j'étais resté caché dans la mine abandonnée, totalement conscient que les gardes me trouveraient. J'avais coupé le lien avec tous les rôdeurs, excepté le traitre. J'en ai profité pour lui communiquer que "tous les rôdeurs étaient cachés dans la planque."

 

Concentrant la colère des torts causés à la nature et l'idée de toutes les justices impossibles pour Uerief, je préparais mon déchainement de l'Enfer sur Terre, un sort qui ne requiert pas seulement de la magie, mais aussi une volonté sur-puissante de tuer un maximum de monde. Au moment où les gardes ainsi que le faux-rôdeur étaient présent, j'ai brièvement constaté la surprise sur leur visage. Un ordre de repli était donné trop tard.

 

Je riais immensément de leur douleur et de tout ce que je causerais envers la ville. L'Enfer sur Terre s'est déchainé dans la mine. Une gigantesque explosion pulvérisa tous mes poursuivants. J'étais moi-même pris dans l'explosion, mais en tant que demi-diable et maitre de ce sort, j'étais sain de cette explosion. Un peu comme une maladie qui peut ne pas tuer son porteur (principe du porteur sain).

 

Une chaine de conséquences s'ensuivit. La terre tremblait, et commençait lentement à s'ouvrir. La peur avait avertit les habitants. Le nombre de victimes qui périrent étaient inconnu. La lave commençait à surgir, jusqu'à sortir en provoquant des éclaboussures. Lentement, la lave remplissait les rues de Uerief, et comme la grande ville étaient bâtie sur une colline, le surplus de lave coulait, comme pour retrouver ceux qui n'avaient jamais cessé de profaner la terre, l'eau et le ciel. Même les nuages gris foncés commençaient à couvrir le ciel, pour montrer que l'impunité de Uerief était bien finie.

 

"Tu as joué ton rôle de punisseur, Balthazzar. Je suis fier de toi !", entendais-je dans mon esprit. Mon père. A nouveau lui. Mon père. "Cette fois-ci, je vais t'accorder mon aide, mais pas parce que je suis ton père, mais parce que tu le mérites. Par précaution, je vais te protéger de la lave (je vais pas faire la même erreur 2 fois, tout de même)."

 

J'avais remercié mon père, et lui demandai de bien vouloir transmettre mes salutations à la famille. Après s'être dit au-revoir, sachant qu'on finirait par se voir, ou au moins se parler à nouveau, je marchais dans la lave, sans en souffrir des conséquences.

 

Un volcan en activité était crée, interrompant brutalement l'avidité de Uerief. Je revint à la forêt voir les druides pour leur parler. "J'ai pas arrêté de vous dire que j'étais mage du feu, et vous ne m'avez pas écouté. Cependant, j'ai décidé de donner suite à vos convictions à ma façon; celle des enfers punissant la faiblesse humaine. Et ici, j'ai punis la cupidité et l'égoïsme. J'espère que vous ne m'en voulez pas trop".

 

Après hésitation, la chef des druide s'est exprimée : "Vous avez crée un volcan. Nous espérons que la dureté de votre punition provoquera un électrochoc chez les soutiens de Uerief. Nous maintiendrons le volcan afin qu'il ne redevienne ni une montagne assoupie, ni refermée en colline. Il sera le message; abusez de la nature, et elle reprendra ses droits dans la souffrance. Nous te remercions, demi-diable, de nous avoir aidé. Peut-être est-il temps que nous fassions respecter nos convictions par la voie du Malin. Nous n'avons probablement pas d'autre choix que d'en arriver là."

 

 

 

XXII : Brochure touristique

 

Nous avions échangé des remerciements. Un des druides décida de prendre la parole sans que celà gêne la chef : "Bien que nous soyons attaché à la forêt, ils nous arrive de voyager, si possible rencontrer des gens différents, et de prendre contact avec une civilisation saine, afin que nous ne devenions pas trop ermite. Même les défenseurs de causes nobles peuvent être fermés d'esprits".

 

Une autre druide prit la parole : "Nous connaissons une ville, très loin au sud. Ucoraï. Il faut arriver à une ville portuaire essentiellement commercial et touristique; Osoip. Vois si tu peux trouver un bateau abordable pour te déposer à un village portuaire, Mêlspat. C'est légèrement situé au nord-nord-est de Numarc, mais ce sera + court que de te faire passer par cette ville. Arrivé à destination, tu demanderas à te faire transporter jusqu'à Ucoraï en dirigeable, car il y a une obligation à ne pas circuler par la forêt pour les moyens de transport terrestre, à moins que tu préfères la marche".

 

Un rôdeur présent sur les lieux donna un conseil : "Tu devrais réserver par internet si tu ne veux pas attendre longtemps sur place :)"

 

Après avoir reçu de quoi planter ma tente (une boule de feu me servira de feu de camp), je décidais d'aller voyager vers le sud à cheval. Il me fallut dévier de mon trajet pour m'arrêter à la Grotte du Diable, histoire de revoir ma famille, me reposer, et lui reprendre du fric avant de reprendre la bonne route. Je me suis arrêté à des hôtels, des fastfoods... Enfin arrivé à Osoip !

 

J'hésitais entre un bâteau de pêcheur qui accepterait de me gratuitement prendre à bord mais prendrait son temps avant d'arriver à bon port, ou une pinnasse qui coûterait un petit peu, mais arriverait beaucoup + vite. N'ayant que très peu hésité, et détestant l'attente, j'ai choisis la pinasse. Le lendemain matin, le bateau levait l'ancre, et par souci de ne pas arriver en retard, j'avais choisis de dormir à bord.

 

Que je choisisse Mêlspat était une bonne nouvelle; les marins détestent passer par une mer réputée pour mettre un terme à la vie de ceux qui osent naviguer sur les mers de l'île verte, nommée ainsi de façon visuelle, et aussi parce que personne n'est allé osé l'explorer pour se permettre de lui donner un nom.

 

Le périple se passait bien. Après 5 jours de navigation, un chebec croisait notre chemin. Quelque chose clochait avec le comportement du navire; ce dernier changea volontairement de direction, comme pour nous barrer la route. Anomalie numéro 2, aucun signaux de communication, que ce soit par drapeaux ou par des signes des mains des gens à bord. Aucun signe de son identité n'était peint ou représenté par un drapeau.

 

C'est à ce moment là que je me décidais de sniper les voiles du bateaux adverse. Le bateau n'avait plus de voiles, mais il lui restait les rames. Le bateau semblait chercher à faire demi-tour. Je l'ai patiemment laissé faire, puis j'ai fait brûler les rames et le gouvernail. Le bateau était inerte, dans le meilleur des cas, dépendant des courants marins, ou des mains des navigateurs à bord. Ah, les joies de l'improvisation.

 

Les navigateurs de la pinasse étaient très content de mon intervention mais aussi un peu inquiet; il valait mieux qu'ils ne fassent pas les marioles s'ils ne veulent pas que je m'occupe d'eux. Je leur ai alors demandé de passer à côté du bateau pour les narguer. J'ai ensuite crier au chebec : "Si vous avez de la poudre à bord, je serais très content de faire un feu d'artifice ! Envie de manquer de chance encore une fois ??"

 

Le bateau était silencieux, et la peur était perceptible. Ce que le feu a détruit du bateau, par mes soins donnait à son équipage une idée précise de la suite des évènements, surtout s'ils ne se calmaient pas. Innocents ou coupables, leur démarche laissait trop entendre de l'hostilité.

 

Finalement, malgré les tensions, ils nous laissaient passer, n'osant pas découvrir leurs canons. Par précaution, je restais les mains levées tout en me déplaçant sur la pinasse, pour les garder en joue. Le bateau se déplaçait légèrement en fonction des courants et des vagues. Quand nous fûmes hors de portée, je repris la détente, et quant aux marins, ils faisaient avancer le bateau autant que possible pour accoster à un port.

 

5 autres jours + tard, j'étais arrivé à Mêlspat. J'ai ensuite pris le dirigeable. C'était long... Mais long... Attendre reste néanmoins épuisant, alors même que ça ne demande aucun effort. En visitant la nef, j'ai remarqué qu'il y avait un planeur de secours en cas d'urgence. Ca tombe bien, l'urgence est d'arriver le + vite possible à Ucoraï, car je déteste quand ma patience s'éternise.

 

Dans le planeur de secours, il y avait une fiche intitulé "Vous n'avez pas honte de piloter un planeur quand vous ne savez pas piloter ?" D'après la fiche, je devais tirer un poignée au plafond. Le manuel précisait aussi que je ne devais pas oublier de mettre ma ceinture (il aurait pas pu le dire avant ?). L'aide sur papier disait que si le planeur s'approchait du sol, il fallait sortir les roues, puis sortir les parachutes, et que les manettes servait à piloter le planeur tant qu'il restait en l'air.

 

J'ai alors décroché le planeur, puis c'était partit pour une fin de voyage beaucoup + rapide. Les choses se passait bien. J'avais un peu peur, et j'ai même fini par me demander si, comme les ptits pépères qui ne prennent jamais de risques, je devais attendre que le dirigeable atterisse. Mais c'était trop tard.

 

Je pouvais voir que je passais au-dessus d'Ucoraï avant d'apercevoir le désert où je devais atterrir, afin que je ne casse rien de la ville en passant.

 

La peur commençait à s'emparer de moi. Je me rapprochais du sol. Je me suis rappelé que je devais sortir les roues. L'ayant fait trop tôt, le planeur a tangué. Dans la panique, j'ai tiré les manettes comme je pouvais. J'imaginais les gens au sol se demander ce qui se passe.

 

A la fin, le planeur piquait du nez vers le sol de sable. Très vite, j'ai tiré la poignée pour le parachute. L'ayant fait tardivement, le planeur a vu sa chute légèrement amortis. C'était un coup de chance si j'avais survécu sans que la ceinture me fasse de mal.

 

 

 

XXIII : Fêter la vie et en profiter

 

J'ai ensuite fini à l'hôpital d'Ucoraï, où j'étais davantage en observation qu'en situation de guérison, car les médecins n'avait rien trouvé de majeur. On me disait que je pouvais sortir dans 2 jours. Finalement, je suis sorti le lendemain par la fenêtre.

 

"Fiston ?", dit une voix féminine familière. "C'est ta mère !"

 

"Maman, c'est toi ??" avais-je répondu.

 

"J'ai été suffisamment gentille avec ton père pour qu'il t'accorde un cadeau ! Je lui ais demandé de te téléporter à la fête des "2 saisons de l'hiver", talent que tu pourra un jour exercer toi-même quand tu seras prêt ! Connaissant ton esprit festif, tu apprécierais peut-être apparaitre par surprise à cette fête qui te correspond, et tu y seras le bienvenus !"

 

"Je sais pas... Bof...", disais-je avec un doute.

 

"Je demande à ton père de te téléporter, tu verras après. Amuses-toi bien, mon loulou !", disait ma très encourageante mère.

 

"Merci, maman ! Ca me fait vraiment plaisir que tu ais réussis à extorquer une faveur à papa ! Merci beaucoup. J'espère te revoir" avais-je répondu.

 

"De rien mon petit ! Allez, ton père te téléporte dans le feu, on se reparlera + tard !" Maman débordait d'enthousiasme. Elle est toujours comme ça quand elle sait que quelque chose va me plaire. Elle ne se trompe jamais quand elle est comme ça. Elle me connait comme si elle m'avait fait... D'ailleurs, c'est le cas !

 

Après nous être dis au revoir, plusieurs types costaud habillés en blanc à manche courtes me poursuivaient. Je décidais alors de m'asseoir pour les attendre. Au moment où ils arrivaient près de moi, une brève image de feu me remplaca, avant d'être à son tour remplacé par de la fumée qui se dissipa très vite.

 

Mes yeux connurent un bref éblouissement avant de voir autre chose. C'était une fête où j'étais apparu dans un feu. Une partie des gens étaient surpris, tandis qu'une autre partie pensait que ça faisait partie du spectacle.

 

Un grand type semblait se méfier de moi. Il portait une armure impressionnante, et avait une mine patibulaire. Je saluais tous le monde, et quand ce fut à son tour, je lui tendais la main en me présentant par mon vrai nom, Balthazar Octavius Barnabé Lennon... Bob, pour faire + court, avant de lui dire "enchanté !"

 

Le barbouze me fixait. Il ne tendait pas la main. Un silence était tombé. Après quelques seconde, le grand mec finit, sans sourire, par tendre la main pour que nous finissions les présentation. "Je suis Théo de Silverberg, paladin et inquisiteur selon mes humeurs..." Il continua sur une longue liste de ses mérites qui rendent les présentations interminables.

 

"Alors buvons un coup !", avais-je dis pour l'interrompre dans la bonne humeur. La fête des "2 saisons" de l'hiver battait son plein, avec pleins d'animation variées.

 

Quelques temps après, je fis la rencontre avec 2 autres gars où le courant passait bien, Grunlek, un petit homme instruit et bricoleur, et Shin, archer élémentaire de l'eau ayant connu une errance + longue que nous 3. De notre groupe de 4 aventuriers, j'étais le dernier arrivé. Il ne me restait plus qu'à remplir certaines formalités, connaitre la guilde des aventuriers, et me voilà devenu membre de celle-ci.

 

Sur le tableau d'affichage, une des affiches semblait être là depuis un moment, comme si elle n'intéressait personne. "C'est effectivement de cette mission dont nous allons nous occuper", disait Grunlek. Je sentais qu'on me demandait implicitement, j'y voyais une objection. Je n'en voyais aucune. Si j'ai survécu à un accident de planeur, des araignées géantes ne m'achèveraient pas, et j'ai besoin de risque et d'adrénaline pour compenser l'ennui qui me pesait sur le dirigeable.

 

Comme la mission n'était pas prête d'être accomplie de si tôt, nous parlions, et nous nous présentions aussi largement que possible sans aller vers l'indiscrétion, afin que chacun puisse parler selon les sujets dont il se sent à l'aise. Nos sacs étaient prêts.

 

Avec mes compagnons, le voyage promettait des péripéties, sinon une promenade en nature. Le destin avait tracé notre voie pour le grand 8 que représente une vie pleine de surprises...

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Published by regard-existence - dans Aventures
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