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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 20:41

I : Qui suis-je ?

 

Grunlek Von Krayn

 

C'est mon vrai nom. En langue de nains, j'ai un nom de fonction, celui qui veut dire "Des Justes". "Des Justes" est à la fois le nom du clan de nains des montagnes où je me trouvais, ainsi que le nom de fonction de la famille royale, dont j'en partage allègrement l'origine.

 

Chaque parent garde son nom propre. Ainsi, en public, et tant qu'il n'y a aucune abdiquation, mes parents portent aussi le nom "Des Justes".

 

Mon enfance s'est déroulée selon une éducation partagé en 2 moitié; l'une en école dite "normale", l'autre avec un "tutorat" (car j'apprenais beaucoup mieux quand il y a le moins de monde possible).

 

L'école normal était partagée sur plusieurs matières choisies selon l'intérêt de chacun de nous. Ainsi, mon cursus s'est concentré de façon + importante sur la cuisine, la survie, les sciences militaires et l'ingénierie.

 

Parmi des indications sur "Comment je ne dois pas rater ma vie en tant que monarque", mes parents, d'après le bouquin, ont suivi le conseil selon le lequel "la princesse, ou le prince, s'ils reçoivent leur éducation à l'extérieur du domaine royal, doivent être inscrit sous une fausse identité pouvant être néanmoins officiellement prouvée. Le principe étant que la progéniture puisse restée concentrée sans se voir complexée ou diminuée comme étant "enfant de". L'auteur mentionnait, même en reconnaissant que son mot n'est pas idéal, qu'il doit y avoir une ambiance de "normalité" autour de l'enfant royal caché.

 

Celà me faisait alors 3 identités à gérer; celle de ma famille, celle de ma fonction, et celle pour restée caché dans mon clan, afin que mon enfance puisse être avec le moins de heurts possible. Cette 3ème identité disparaitrait à mon 21ème anniversaire.

 

Le clan des Justes habitait une montagne stérile, sans minerais. Pour vivre, le clan louait la majorité de ses services à l'ingénierie, y compris dans ses formes rudimentaires, allant ainsi de la forme à l'aéronautique, en passant par la construction de ponts, de bâtiments, et de véhicules à vapeur expérimentaux. Bien que sans minerais, c'était donc l'inventivité et les capacités économiques de notre clan qui nous permettaient de vivre. On a aussi le gros avantage de vivre dans une mine loin des mers et des plages, c'est qu'on est jamais inondé, et un système de récupération d'eau de pluie jouait le double rôle de réserve d'eau et de protection anti-inondation.

 

Je menais ma vie hors du château. On me déconseillait de demander de l'aide à ma famille royale hors des murs du château, sauf si c'est ultimement necéssaire. Un peu comme dans "Patron Incognito" sauf que là, bah, c'est un prince ^_^

 

 

 

II : Touches pas à mes potes

 

Au fil des années, une menace pesait sur la grande mine. On voulait faire de nous des esclaves, car, parait-il, nous étions des "esclaves idéales" de par notre savoir-faire que l'ennemi jugeait trop coûteux. Des armées se massaient pour faire siège autour de la mine. La mine, de par ses nombreuses connaissances technologiques, s'en servit pour poser des pièges les + douloureux et les + mortels possible, y compris quelques pièges explosifs à n'utiliser qu'en dernier recours, pourvu que l'éboulement ne bouche que la sortie et ne fasse rien, ou très peu, sur la ville intérieure.

 

Une porte métallique bouchait l'entrée de la mine que nous avions électrifié. Un autre tunnel a été creusé en catastrophe au dessus de l'entrée avec une réserve pierre prêtes à descendre pour à la fois tuer des soldats et boucher l'entrée encore une fois. On avait installé des pièges à pointes... Des trous cachés... Des pièges à bruits... Des pièges aveuglants...

 

Il nous fallait beaucoup d'imagination. Nous avions même donné un nom à cette série de pièges installés contre l'ennemi : "Opération Pandore". Il nous fallait cependant prévoir le coup au cas où notre série de pièges et notre résistance ne suffiraient pas.

 

Dans le pire des cas, un autre tunnel serait creusé vers la sortie pour fuir. Creuser un tunnel pour prendre l'ennemi à revers prendrait beaucoup trop de temps il risquerait d'y avoir déjà songé ou de se douter de quelque chose.

 

Le maximum d'habitants + aptes à creuser qu'à combattre a été consigné à cette tâche. Ceux qui sont déjà formé au combat ou qui ont au moins des bases suffisantes en sciences militaires pouvaient combattre, dont une mince partie devait rester pour rassurer les habitants. Les autres devaient restés cachés.

 

Il s'est passé des choses le 1er jour de l'attaque. Elle avait commencé de jour (car à la mine, la différence jour/nuit n'a aucune importance, ne restant ainsi que l'heure comme indication). La porte électrifiée avait tuée un soldat. Quelques heures ont passées, puis ensuite on entendait des coups contre la porte. Ils avaient confectionnés un bélier qui ne conduit pas l'électricité. La porte avait finit par céder.

 

Enthousiasmé d'avoir percé la défense, plusieurs soldats couraient mais on avait entendus quelqu'un hurler : "Attendez ! Pas tout de suite !". Mais il était trop tard, une pluie de cailloux de plusieurs tailles avait tué 4 autres gardes, blessé gravement 2 d'entre eux, et enfermé l'un d'eux indemne derrière le piège, donc de notre côté. Il ne fut pas épargné longtemps, car nos éclaireurs, qui passaient vérifier s'il y avait des survivants, l'avait tué sans un mot.

 

3 journées ont passé sans attaques. Un répit. Il est évident qu'ils réfléchissaient à une suite des opération, et nous présumions qu'ils rappelaient aussi au personnel militaire la necéssité de ne pas crier victoire trop vite. Eux sont à l'air libre, avec possibilité de ravitaillement et de remplacement du personnel. Pas nous.

 

Au 5ème jour, on entendait "Restez sur vos gardes !" de l'autre côté de l'éboulement. Au bruit qu'elles faisaient, les pierres se déplaçaient. Ils s'occupaient de l'éboulement. Nous voyions la lumière de la sortie. Cependant, personne n'entrait; ils redoutaient une ambuscade, et la lumière nous aiderait facilement à les repérer et à les tuer facilement à distance, tandis que de notre côté, l'obscurité nous abritait. L'ennemi n'avait donc aucune chance sérieuse de lancer une représaille.

 

Le jour suivant, on entendait crier "On abandonne !" L'un des nôtres répondit avec audace : "Mouais aller, on oublie tout, on se fait une bouffe !" J'ai moi-même ris à la blague qui nous a quand même tous fait du bien, y compris les gradés, mais par lucidité, personne n'essayait de sortir. Par prudence, nous avions présumés tireurs, archer, arbalétriers ou peut-être des gens avec armes à feu, nous attendaient gentiment dehors.

 

 

 

 

III : Impatience

 

La nuit du 7ème jour, on entendais patiemment marché et on voyait une lanterne se déplacer. Notre vision dans l'ombre améliorée avec la source de lumière nous avait permit de voir qu'il y avait quelqu'un envoyé pour vérifier s'il y a des pièges. Il fut tué. N'abandonnant pas si vite, une grosse pierre commença à claquer au sol puis à rouler; 2 de nos pièges ont été cassés ou se sont activés pour rien. 2 autres grosses ont été lancés, puis 5 autres pièges se sont activés sans rien faire. Le pire fut arrivé quand une autre grosse pierre lancée avec activité notre piège aveuglant qui n'avait aveuglé personne.

 

Echaudés par ces pièges qui se sont montrés inoffensifs, et impatients d'en découdre, plusieurs soldats ennemis se précipitèrent à l'intérieur. C'était à nous d'attaquer. Tout ce qui était flèches, carreaux et balles d'armes à feu volaient en direction de l'ennemi. Vint ensuite une mêlée, et durant cette dernière, certains de nos ennemis cherchaient à éviter le combat... Par précipitation d'empêcher à ce que des habitants se fassent tuer, moi ainsi que peut-être 4 ou 5 autres personnes (on était peu nombreux à avoir volontairement abandonné la mêlée dans l'urgence).

 

Nous ne l'avons découvert que + tard après le combat, mais c'était des assassins, dont le but était de tourner le combat à l'avantage de l'ennemi en menaçant de tuer des gens de notre mine, et de nous convaincre d'abandonner.

 

Il restait encore 1 assassin à retrouver selon le + vigilant d'entre nous. Individuellement, on se séparèrent, espérant entendre un hurlement nous mettre sur la bonne voie. On cherchait vite. Sans trop trainer.

 

Un de mes collègues avait retrouvé l'assassin manquant dans une rue sans issue en train menacer de tuer un de nos citoyens à la hache. "Ah, tu es là !", avait-il crié très fort. Je l'avais entendu. Je me dirigeais où je pensais avoir entendu le bruit.

 

Un discussion tendue avait lieu. L'assassin avait demandé de transmettre le message qu'il y avait un otage. Je suis alors entré par une maison pas trop près de la prise d'otage, et par urgence, on m'a enfin laissé entrer après de longues secondes d'hésitation.

 

Une fenêtre bien placée. Je pris mon tromblon, visai le bras qui tenait l'otage, puis appuyai sur la gachette. L'arme avait touché son bras. La suite des évènements est une succession d'intenses secondes. Encore vivant, l'assassin se détourna vers moi l'espace d'une seconde. Puis, mon collègue qui était en face de lui se précipitait pour éloigner l'otage. Dans le même temps, je sautais par la fenêtre pour tomber sur lui. L'assassin récupéra vite son arme pour assassiner l'otage, mais ce fut mon collègue qui a été touché.

 

Présumant la mort de ce dernier, la poussée d'adrénaline m'a inspiré de combattre l'assassin. Il tenta de me donner un coup, mais avec ma masse d'arme, j'avais paré son coup. Peu déstabilisé, il coupa le manche en bois de ma masse d'arme. La boule de pointe menaçant de tomber sur les pieds, je reculai tandis que l'assassin en faisait de même. C'est ensuite qu'il me mit un coup de pied à la tête qui me fit tomber en arrière. Au moment où il a tenté de fendre ma tête, je l'ai esquivé en fuyant à droite. Pas assez vite. Mon avant-bras gauche y était passé.

 

Ivre de rage, j'attrapai avec mon autre main valide le poignet de la main de l'assassin qui tenait la hache. J'ai alors enchainé avec un coup de tête au menton, puis des coups de pieds au côté. Ayant réussis à désarmer l'assassin, je l'avais tué d'un seul coup avec sa hache.

 

 

 

IV : Bilan de bataille

 

Sur 4 nouvelles, 2 bonnes, 2 mauvaises. L'otage était sauvé, et l'assassin tué, mais mon allié comme mon avant-bras gauche avaient trépassé. La précipitation de la prise d'otage, comme le combat qui avait lieu, donnaient peu de sang froid pour limiter les pertes. Je ne pouvais pas me priver d'avoir un sentiment d'échec... Et est-ce que je devais en parler à mes parents ?

 

Au loin, un mouvement de foule se précipitait vers la sortie de la mine tandis qu'une partie de cette foule restait à l'intérieur. C'était notre victoire. Et son lot d'espoir que les blessés continueraient à vivre. Tandis qu'il n'y avait aucune solution envers les morts confirmés.

 

3 jours silencieux ont passé. Des éclaireurs équippé de perches avec mirroir s'approchaient de l'entrée sans s'exposer, tournant les miroirs dans un maximum d'angles possibles. Pas d'ennemis.

 

Botter le cul des racistes anti-nains a de quoi donner de la fièrté ! Malheureusement, aucun d'entre nous n'a jamais vu la tête d'un raciste qui pleure. Comme trophée, ça aurait eut de la gueule :D

 

Après la bataille, la ville sous-terraine a été inspectée. Une enquête de voisinage venait vérifier si les habitants ont entendus des choses bizarres, s'ils ont vu des gens dangereux, ou si les humains ont tenté de nous faire le coup de la marche sur les genous (on nous plus refais le coup depuis longtemps).

 

Durant plusieurs jours, le projet d'un tunnel de secours continuait :

 

- Officiellement, le discours se voulait rassurant; l'ennemi est partit, il n'y a plus rien à craindre.

- Officieusement, le royaume payait assez cher des ouvriers pour que le projet continue, mais aussi pour que les ouvriers du tunnels soient incités à respecter le secret professionnel. Ainsi, en cas d'invasion qui nous dépasserait, le tunnel serait alors connu du public seulement connue dans l'urgence.

 

Pour une meilleure garantie de ce secret, seuls mes parents, moi-même, ainsi que les ouvriers y ayant participé devaient garder le silence.

 

Des cris et des discussions de soulagement avaient éclatés après le combat, et des festivités furent organisés afin que tous (ou au moins une grande partie des habitants du royaume) puissent enfin se détendre. Chaque soldat dont je faisais moi-même partie, exceptés ceux qui sont de gardes, venaient sans armes... Sans tension.

 

 

 

V : Changement brutal

 

A mes parents, par crainte que leur inquiétude ne pèse sur moi, j'avais demandé à mon tuteur de dire à l'administration de ne pas inscrire ma fausse identité (par laquelle je pouvais être connu) dans la liste des personnes estropiées; si jamais ma fausse identité apparaissait parmi les blessés amputés d'un membre, mes parents le saurait automatiquement.

 

Je souhaitais être seul juge de ma responsabilité de dire ou de ne rien dire à mes parents... Comment le public réagirait s'il manquait un bras au prince ? Et comment c'est arrivé ? Toutes ces questions, le peuple comme mes parents les poseraient. Mon tuteur m'avait aussi indiqué que je risquais aussi la surprotection.

 

Auprès de 2 conseillers avec lesquels j'avais développé une affinité, des solutions ont été décidées :

 

- Un sort d'illusion mélangé à un sort de télékinésie compenseront mon bras.

- Ce sort durera aussi longtemps que je le souhaite.

- Si je souhaite arrêter la comédie, je dois simplement le demander au conseiller mage.

 

Après un temps assez long, que je puisse trouver mon courage, j'avais enfin avoué à mes parents que j'étais amputé d'un bras. Ca m'a demandé un effort psychologique très important de l'avouer et de connaitre leur douleur et leur tristesse empathique.

 

Mon père réagit ensuite de façon très directive. Il missionna des espions pour voir qui avait attaqué la mine, pourquoi, qui étaient les chefs d'états et/ou militaire qui l'avait demandé. Selon les renseignements, il enverrait soit un assassin, soit une démonstration de comédie. L'assassin viendrait anéantir toute motivation du pays ennemi de nous attaquer. La comédie viserait à raconter qu'il n'y aurait aucune descendance, et que la monarchie s'écroulerait. Ou encore, autre idée, provoquer une guerre civile chez l'ennemi pour le distraire. Une représaille aurait eut lieu, ou pas.

 

Ma mère suggérait qu'une régence viendrait compenser la chute du royaume. Il y aurait en quelque sorte des tests pour trouver qui serait la princesse ou le prince supplémentaire qui hériterait de la couronne, en cas de décès de ma mère et de mon père et si je choisis de ne pas monter sur le trône. Une adoption royale; les tests visent à ce que n'importe qui ne puisse pas exercer une fonction princière, et que le mérite décide.

 

J'ai aussi finit par avouer que la fonction étatique m'intéressait peu. Trop éloigné de la réalité, trop surprotégé, et que je ne vivais que pour découvrir et faire des choses différentes.

 

Très ouverts, mes parents approuvaient que je fasse mes expériences, mais ne pouvaient s'empêcher d'imaginer le pire vu mes récentes épreuves. Je ne voulais pas rester non plus dépendant d'un double sortilège, celui qui compense la perte de mon bras, toute ma vie.

 

 

 

VI : On y va

 

C'était donc décidé. Je pourrai quitter le royaume, voir ce que je peux choisir comme vie plutôt que celle qui m'a déjà été choisie; celle d'un prince de naissance.

 

J'ai alors remis tout équipement qui ne m'appartenait pas, comme le tromblon, fais mon sac, pris un peu d'argent, un peu d'équipement, de quoi camper et bricoler. J'avais même gardé mes gantelets dans l'espoir incertain de me fabriquer une prothèse pour le jour où j'abandonnerais mon bras magique.

 

D'après des géographes, une ville au nord-est avait peut-être une chance d'avoir les talents suffisants pour me trouver un bras autre que totalement magique. Son goût de l'innovation lui venait de son emplacement unique : la ville de Numarc s'étend du bord de mer jusqu'à un affluent de rivière, à une colline et aux montagnes, cumulant plusieurs panorama.

 

J'ai alors fais préparer un sanglier pour la chevauchée. Ensuite, je dis au revoir à mes parents et à toutes les personnes que j'ai connu, tout en évitant la connerie de "promettre de se retrouver" (les promesses, ces pseudo-politesses étant faites pour ne jamais être tenues).

 

Je me mis en route vers Numarc. Il y a tellement + de lieux à explorer à l'extérieur. Par précaution, à chaque ville ou village où je m'arrêtais, je garais mon sanglier là où il n'aurait aucune chance d'être un gibier trop facile à capturer.

 

A un troisième village, sa particularité était d'être un groupe de plusieurs commerces et de transports sur plusieurs possibilités. Comme ce que je faisais avant, j'avais cette définitivement abandonné ma monture.

 

Il y avait plusieurs possibilité de voyager. Il existait la possibilité de louer une voiture, un chariot, un cheval, une moto et même un vélo, avec parfois la possibilité de demander un chauffeur (moyennant un prix + élevé que si c'était juste pour louer un véhicule).

 

Il y avait même possibilité d'acheter une place en transport collectif, que ce soit une diligence, un bus ou même un train. Moins cher encore que de louer un véhicule avec/sans chauffeur.

 

+ coûteux étaient les voyages par bateau volant, par un sort de vol, et + coûteux encore était le voyage par téléportation.

 

Cette large proposition de déplacement témoignait du dynamisme comme de l'influence magique et technologique de Numarc.

 

Par précaution de ne pas gaspiller mon argent, et en même temps que je n'étais ni trop pressé ni amoureux de la solitude, j'ai alors acheté un billet de diligence. Moins rapide que le train, je souhaitais prendre mon temps et arriver plutôt le lendemain matin. Arriver le soir du jour même me mettrait la pression de trouver où dormir à Numarc.

 

J'ai alors pris la diligence. Ce qu'elle n'avait pas en largeur, elle le gagnait en longueur. Les roues arrières étaient plutôt grandes afin de faciliter le déplacement. 2 chevaux tractent le moyen-transport. Pour assurer que la diligence n'ait jamais de chevaux fatigués, les relais prenaient ces derniers pour les reposer en échange de chevaux en pleine de forme. Les relais disposent aussi de restaurants en cas de long voyage, comme c'était le cas pour celui que je prenais.

 

A la fin du voyage, il y avait une originalité pour la diligence. Comme on arrivait du haut d'une colline où Numarc était construite, la descente vers la ville se faisait sans chevaux sur une pente moyenne (impossible de dire la mesure exacte), en dosant le trajet avec le frein et un gouvernail pour tourner les roues. La montée de la diligence se fait sans attacher les chevaux; elle a une chaine qui la relie au relais, et un mécanisme tire la chaine, donc la diligence, jusqu'en haut de la colline.

 

 

 

VII : Loin de chez soi

 

Enfin arrivé à Numarc ! La ville respirait l'innovation et l'originalité, ne reniant aucune technologie dont la seule limite était de ne pas faire peser de danger sur l'environnement, et sur ce qui est vivant en général. Habitations et diverses manières de vivres cohabitait, comme si les époques et les technologies avaient fait la paix entre elles, ne reniant ni le passé, ni l'avenir.

 

Magie et technologie cohabitent à merveilles; ce que l'une ne peut pas, l'autre le peut, et vice-versa. La magie servait générer la matière de façon permanente ou temporaire, c'est selon. La technologie modifie la matière, parfois pour en obtenir une autre (l'alliage), parfois pour en faire un outil qu'il serait peut-être trop compliqué de générer par un sortilège.

 

Il était d'ailleurs tout à fait possible qu'un hôpital pratique la résurrection, y compris par des moyens technologiques, tout en suivant une règlementation avec des exigences autorisations, des libres choix, et même des interdictions. Par exemple, une résurrection pouvait être refusée si un mafieux demande à ce qu'un décédé revienne à la vie, ou encore si une personne, par un contact nécromantique si elle est déjà décédée, refuse de revenir à la vie.

 

C'est d'ailleurs dans un hôpital que je me suis rendu pour mon bras. Un soigneur me reçut le lendemain quand ce fut mon tour pour un rendez-vous. Avant même que je lui ai posé une question, il avait détecté que j'avais un bras magique. Il me serra la main magique. Une discussion commençait à son bureau :

 

- Docteur : "Dites-moi ce qui vous amène.

 

- Grunlek : Je souhaite changer de bras.

 

- Docteur : Ca me parait étrange comme requête. Y-a-t-il quelque chose qui vous gêne avec votre prothèse magique ?

 

- Grunlek : Hé bien... Ce bras m'a été offert par des mages est encore un peu loin de ce que je souhaite. Le simulâcre est bien fait, mais j'ai parfois l'impression que ce bras est abstrait par rapport à une prothèse matériel.

 

- Docteur : Hmmm... Vous ne percevez aucune sensation quand vous toucher avec ce bras ?

 

- Grunlek : Aucune.

 

- Docteur : La conception de prothèse haute performance avec restitution de sensation est incertaine. Les patients peuvent choisir entre rien du tout, ou l'attachement d'une prothèse... Au choix. Mais en ce qui vous concerne, je vais vous recommender quelqu'un qui pourrait peut-être vous aider.

 

Je vous laisser l'adresse de Lyriane. Dites-lui que je vous ai envoyé, ça ira + vite pour la contacter.

 

- Grunlek : Super ! Merci.

 

- Docteur : Avant de partir, vous pourriez me laisser photographier votre prothèse magique ? Il y a du potentiel à en tirer, et j'ai été très impressionné par cette performance. Ca peut nous servir."

 

J'ai coopéré, et après le rendez-vous, j'étais dehors. J'ai téléphoné à Lyriane, me présentant au préalable, qui m'avait envoyé, et pourquoi je la contactais. La discussion s'était bien passée. Elle m'avait alors convié à passer à son atelier.

 

 

 

VIII : Une rencontre clé

 

Enfin arrivé à sa boutique, je suis entré. Lyriane est une elfe noire. Sa peau était bleu foncé. Ses cheveux étaient gris, dont les racines était blanches et les pointes noires. Ses formes n'étaient ni minces, ni généreuses. Elle portait une robe sans manche qui allait jusqu'au genous, ainsi qu'un pantalon et des bottes. Là où la robe n'avait pas de manche, les manches de chemise blanche dépassaient. Son visage montre une expression de sérénité, et ses yeux sont verts.

 

Lyriane s'était présentée comme mage-ingénieur. Dans cet ordre par ordre de préférence, car ses talents en magie sont supérieurs à ses talents d'ingénieur. Il y avait des ouvriers avec elle. Ils contribuaient à faire marcher la boutique, que ce soit pour faire du commerce, fabriquer des objets ou des sortilèges, et bien d'autres activités.

 

Sa boutique avait son propre jardin avec des serres et des plantes variés, que ce soit pour nourrir ou pour concevoir des potions. La présentation de ses capacités comme des lieux étant terminés, nous avions continué la conversation :

 

- Lyriane : "Content de te voir. Tu souhaites autre chose qu'un bras magique ? Je m'en serais contenté à ta place.

 

- Grunlek : Je souhaiterai avoir autre chose. Mon bras magique me rappelle trop mon ancien bras que j'avais avant. Je ne veux plus me sentir faible en cas de situation critique. Qu'est-ce que tu proposes ?

 

- Lyriane : Voyons voir... Si tu me permets de les aborder, et même , tu as plusieurs options :

 

* Rien du tout : Pas de prothèse de remplacement. Néanmoins, tu as toujours fais avec 2 bras, même en ayant perdu le tiens.

 

* Un prothèse simple : Un faux avant-bras sans activité

 

* Garder ta prothèse magique : Cependant, tu m'as dis que tu préférais ne pas la conserver. Il faudra que tu continus avec en attendant que tu aies autre chose

 

* Reproduire ton bras gauche intact : après manipulations génétiques, ton bras gauche en double deviendrait un bras droit à greffer, et tout redeviendrait comme avant.

 

* Te greffer un bras technologique, avec restitution des sensations

 

* Faire pousser un bras végétal.

 

* Un mélange de plusieurs options et/ou une autre option de ton choix.

 

- Grunlek : Ouah, tout ça !

 

- Lyriane : La liberté de choisir consiste à avoir un maximum d'option possible. Et si c'est envisageable, c'est possible.

 

- Grunlek : Je voudrais un bras mécanique. Ce serait des doigts d'acier, du moins dans une matière dur, et avec ma main, je pourrais m'en servir comme grappin ou même pour prendre des choses à distance. Et même pour frapper très fort et provoquer une secousse.

 

- Lyriane : Ahhh... Tu as une idée bien précise de ce que tu veux. Bien. Après notre bavardage ma foi très constructive, je vais préparer les plans de ce qui est necéssaire avec mes employés. Tu gardes ton bras magique pour l'instant. Montres-le moi que je l'étudie. J'en déterminerai la conception et les sortilèges assemblées.

 

Je te le demande non seulement parce qu'éventuellement, ça serait utile, mais aussi pour savoir s'il y a des sécurités contre la dissipation de la magie. Une solution + simple serait que tu demandes aux mages qui te l'ont fait de le dissiper, mais j'aime les défis. Et ça t'évitera de refaire tous le chemin jusqu'à chez toi pour ensuite revenir.

 

- Grunlek : C'est vrai que venir à Numarc en échange d'un "faites-moi un aller retour", ça fait un peu mal à la tronche. On en rediscuteras demain."

 

 

 

IX : Préparatifs

 

Le lendemain, Lyriane m'avait annoncé un choix :

 

a) Lui amener 3000 ducats pour la conception du bras mécanique inhabituel

b) Lui amener des éléments pour fabriquer le bras mécanique

c) Un mix des 2; j'amène ce que je peux, et pais idéalement une petite partie de ce qu'il faut.

 

N'ayant ni tout cet argent ni une lettre de crédit comportant de cette somme, ni chéquier, ni carte bleue, c'était amener ce dont Lyriane a besoin pour la conception du bras mécanique. Il lui fallait donc :

 

- Un gantelet de bras droit correspondant à la taille de ma main.

- Une gemme de l'île verte,

- Des fils conducteurs d'électricité

- De l'électronique, dont le but est de relier le message du cerveau vers la main

- Des capteurs d'énergie kinétique, thermique et mentaux.

- Une chaine longue de 20 mètres.

 

La liste n'est pas complète, parce qu'il y a certaines choses que Lyriane et son équipe feront par eux-mêmes. Ayant déjà le gantelet, la 1ère était accomplie d'avance. Je l'avais amené en prévision de ma nouvelle prothèse. Un enchantement modifierait sa matière pour la rendre à fois solide comme de l'obsidienne et allégé comme le bois, complétée d'un champ de force. Casser le bras doit être improbable, y compris par son porteur.

 

Comme une nouvelle main ne suffirait pas, un moulage de mon bras droit a été réalisé pour être modifié, puis devenir un bras gauche. Une fois encore, un enchantement similaire serait jeté pour correspondre à la conception de la main.

 

J'ai ensuite cherché des fils pour l'électricité, ainsi que les capteurs énergétiques qui métaient demandés. Voilà qui faisait partie de ce que j'achèterai, ou que je mettrais sur la note de Lyriane.

 

J'ai ensuite exploré la ville à la fois pour trouver l'échoppe de bricolage et aussi pour visiter encore un peu Numarc. Au fur et à mesure de ma visite, je voyais des poissons qui volaient hors de l'eau sans souffrir; chacun était dans un globe d'eau qui garantissait leur survie. La ville aimait aussi beaucoup l'innovation et les façon de faire variée.

 

Il existait par exemple 3 bateaux particuliers, et seulement fabriquer à la commande. Ces bateaux étaient équippés pour se déplacer par moteur, à la force du vent, à la rame, avec des ballons gonflés, et même des chenilles dessous. Les peurs de détruire (et se faire anéantir) manquer de ressources et de moyens faisait parti de ce qui guidait les capacités de Numarc, et les bateaux le montraient bien.

 

Les voiles dépendent au mieux de la magie de l'air ou d'éolienne pour produire l'avancée, ou au pire des cas, des vents, même avec la prévision météo. Le moteur dépends du carburant; une fois encore, les réserves magiques peuvent l'alimenter, mais aussi du carburant physique générée par la magie. La magie servait à éviter d'épuiser les ressources. Il restait encore les rames, au cas où il n'y les moteurs et les voiles ne pourraient plus servir, pourvu que les rameurs ne soient pas fatigués. Les ballons pouvait servir à faire voler le bateau, pourvu que personne ne cherche à descendre brutalement le bateau. Il existait enfin des roues pour se déplacer sur terre.

 

J'ai même acheté un magazine où j'apprenais que dans une cité-état lointaine, des gens étaient capables de prouesses impressionnantes rien que par le toucher, sans recourir ni à la magie, ni à la technologie, même si ça leur était possible. Suivant un dosage d'une pression de la force et de l'angle du toucher, il pouvait blesser ou guérir, tuer mais pas ramener à la vie. Le magazine était complété par un courrier des lecteurs variés; certains voyaient un autre moyen de faire sans magie ni technologie, d'autre y voyaient une admiration de voyageurs béats.

 

Tout me donnait envie de faire ma vie ici ! C'est comme si la ville avait envie de moi ! Aucune zone d'ombre ne pourrait m'empêcher de le faire si je m'installais là pour de bon !

 

Arrivé au multi-port, je demandais à partir pour l'île verte. On me demandait un prix monstrueux, suivi d'une acceptation de condition de confort diminué, et d'une décharge en cas de blessures ou de décès si j'étais toujours décidé d'y aller.

 

A titre gratuit, on m'expliquait que l'île verte avait l'étrange particularité de brûler les visiteurs sans que l'île en patisse, alors même qu'il n'y avait aucun volcan. L'île alternait entre s'enfoncer dans l'eau et refaire surface, comme si elle était vivante. Elle était située à + de 5000 km des côtes.

 

Comment éffectuer ce voyage ? La nage était impossible, car même en eau calme, je me noyerais d'épuisement sur une aussi longue distance. Mmm... Comment partir pour l'île verte... Par bateau me semble la meilleure solution... Maintenant, si je trouvais un prix abordable.

 

 

 

X : Les règles du milieu

 

Alors que je passais entre 2 batiments du multi-port, un gars bizarre m'a abordé. Il me disait qu'il avait une solution.

 

D'après son propos, il roule pour une association caritative sur l'alimentation pour les pauvres de République Démocratique Occidentales des Grands Justiciers (RDGJ), mais surnommés par beaucoup comme étant l'Union Économique des Républiques Sécuritaires Siphonnées (UERSS).

 

D'après mon contact, la RDGJ, c'est du simple au double; autrefois une entité économique imprudente et imbécile et un pouvoir de police et de justice lent et inéfficace avec 1% de budget, la RDGJ, après des attentats terroristes, a alloué 90% de son PIB dans l'armée et la police, les tribunaux, jamais vraiment soutenu budgétairement, se sont vu retiré tout budget de fonctionnement parce que, selon la RDGJ, "les tribunaux ne servent à rien". Suite à ça, la RDGJ s'est approprié le droit d'enfermer qui elle veut, notamment en se basant sur la réputation comme "preuve".

 

La RDGJ est alors devenue un pays encore + magouilleuse qu'avant (elle l'était déjà durant son embellie économique où elle s'était endormie). Elle est alors devenue paranoïaque, tout en restant aussi imbécile qu'avant. Le pays était bardé de centrales nucléaires, d'aéroports, le tout en trop grand nombre, et quant au salaire, soit il était trop bon marché, soit il n'était jamais versé. Les méga-entreprises étaient gavées d'argent public, et en échange, elles recevaient la confiance aveugle des Etats.

 

La RDGJ prétend qu'avec 100% de sécurité, il n'y a ni terrorisme ni dictature, et que pour lutter contre l'intégrisme de l'église de l'eau, il fallait être un allié militaire et économique "exemplaire" tel que le moyen-occident, (lequel finance pourtant les "rebels", alors que le moyen-occident est lui-même directement "très" attaché à l'église de l'eau), et qu'il ne fallait surtout pas "interroger" l'allié. La RDGJ a même donné une médaille au moyen-occident. La RDGJ est même durement critiquée (hors de ses frontières, bien sûr) pour satisfaire, activement et passivement, les ultra-riches avec des comptes offshores et des sociétés écran, et de faire supporter une surveillance massive, ainsi qu'une austérité anxiogène et inutile.

 

La RDGJ a cependant réussit à faire signer par 85% (les 10% n'en ont rien à battre du principe, 5% ont déjà vu que c'était du pipeau) des pays et cités-état une charte mondiale sur la protection de l'environnement. Un pétard mouillé sans aucune obligations ni sanctions qui ne lient personne, mais dont le ministre des affaires étrangères a eu le toupet de s'extasier. Prouesse étonnante mais sans intérêt.

 

 

 

XI : Entente commune

 

Après s'être assuré que j'étais pas des stups, il avait avoué qu'il bossait pour la Guilde Des Voleurs. Dans la ville de Numarc, la Guilde des Voleurs a énormément de scrupules à donner dans la criminalité, et opère sur une structure moyenne. Son activité se concentre essentiellement sur la revente clandestine, et les services d'espionnages, afin de ne pas être tentés de voler.

 

Ses services d'espionnages ont commencés à être sollicités le jour où un chien policier bavait tout en reniflant une "mule"; un des membres de la Guilde des Voleurs, qui disait en plurant que c'était pas de la drogue, tentait d'aller clandestinement en RDGJ. Il avait été arrêté avec :

 

- Des paquets de riz dans la doublure de l'imper (le genre qui mettent les exhibitionnistes)

- Des bouteilles disposées de façon à imiter les pectoraux (ou éventuellement des seins)

- Des nouilles attachées avec du ruban adhésif autour des jambes et cachées dans le pantalon

- Du poivre et du paprika cachés dans les chaussures

- Une valise en cuir, en réalité une malette réfrigérée avec des glaces à la vanille et au chocolat

 

Le voleur n'avait pas menti ! La police, après avoir ri un bon coup, avait envie de jeter une de leurs "mules" en tôle, mais le ministère de l'espionnage s'y est opposé avec une proposition que la Guilde des Voleurs n'a pas pensé refuser une seule seconde.

 

En tant que "mule", le boulot consiste à amener à la guilde la marchandise achetée ouvertement à Numarc, pour ensuite la transporter en cachette à la RDGJ. Le ministère de l'espionnage avait offert à la guilde d'espionner la RDGJ tout en laissant la Guilde des Voleurs faire ses reventes aux restaurants. Les restaurants ne peuvent pas faire confiance à la RDGJ car les scandales alimentaires sont multiples, et que parmi les villes les + proches, Numarc produit de la nourriture de bonne qualité.

 

Du coup, la Guilde des Voleurs donne parfois mission à un espion de Numarc de faire le business de la bouffe d'un côté, tout en bossant pour Numarc de l'autre. Si la RDGJ disparaissait avec son imbécilité ou faisait de vrais réformes pour être moins pathétique et manipulatrice, les membres de la Guilde locale des Voleurs se verraient proposer le choix entre bosser pour la ville, partir ou aller en tôle, et en fin de compter démanteler la branche locale de la Guilde des Voleurs, pour peu que le lieu où elle opère soit découvert qu'il n'y ait pas eu de déménagement en cours de route.

 

Est-ce que la Guilde des Voleurs va tenter de participer à la réforme ou au renversement de la ROGJ ? Elle a trop besoin d'imbéciles naïfs, de magouilleurs conscients et de médusés pour faire marcher ses affaires. Donc, nan :D

 

Alors, pour la Guilde des Voleurs, mon travail serait d'être une mule. Je transporterai dans un imper (taille enfant) de l'émmental, du pinard, des patates.

 

Enfin équippé, j'avais un peu le trac. Mes collègues m'ont dit qu'on irait par bateau de nuit à un petit port caché, et que je devais toujours donner ma fausse identité. Passer par la douane serait trop compliqué et pas très hygiénique (je refuse de vous expliquer pourquoi). J'ai alors dormi très tôt, de façon à ce que je sois en forme pour la nuit.

 

A la nuit tombé, nous étions 4 personnes à embarquer sur un bateau à rames (un moteur n'aurait pas été idéal pour la discrétion). Moi et une meuf étions en train de ramer. Les 2 autres glandaient. On avait les boules. Surtout en pensant aux éventuels gardes-côtes. Là où Numarc est encline à donner une 2ème chance de remonter la pente, la RDGJ frappe, pose les questions, torturent s'il y a résistance (parfois juste pour l'humeur) puis tuent. Certes, on fait pas entrer des pillules colorés et de la poudre en douce, mais le danger est le même si les flics arrivent.

 

Arrivé au port clandestin, je ne devais pas trainer. Le bateau à rame repartit avec 2 autres passagers et un coffre, tandis que 2 gars, qui glandaient la 1ère fois, rameraient à leur tour. Il fallait que je me rende à un entrepôt, et qu'ensuite, on devait faire la tournée nocturne des restaurants qui achètent la marchandise de contrebande. Tout ça doit aller vite, et en cas de doute, une vente peut être abandonnée. Le déplacement se fait à pied pour + de furtivité.

 

Une fois finie cette opération, j'étais parti me planquer à la Guilde des Voleurs, avec permission de dormir pour la nuit seulement. + tard, si j'étais toujours partant pour aller sur l'île verte, on me conseilla d'être prudent; les armateurs, dans leur très grandes majorités, font immatriculer tout et n'importe quoi comme bateau, la RDGJ étant bien + doué pour des discourir sur des principes intéressants que de les traduire sérieusement en acte.

 

 

 

XII : Service après-vente

 

J'ai alors visité un marché de bateaux à louer, à affréter et à vendre. Le prix des bateaux n'étaient nullement un indice de qualité; quelque soit le prix, n'importe quel bateau peut couler. Par exemple, il y avait un galion à vendre bien présenté au prix de 100 ducats... Bonne affaire financièrement... Mais je n'ai pas d'équipage, et 100 ducats un bateau fabuleux... Hmmm... Bof...

 

Comme personne ne voulait m'amener à l'île verte, il me fallait alors un petit bateau facile à naviguer seul. J'ai un peu cherché. J'ai fini par trouver un bateau qui me convenait; 1 voile, 1 moteur, 2 rames. Le bateau est en bon état. Pas de trous, rames solides, planches neuves, pas de mollusques ni traces d'usures du bois, moteur plein. Je l'ai donc acheté.

 

J'ai alors acheté une canne à pêche, puis j'ai commencé à naviguer au large, en plein jour. Le bateau était assez large pour que j'y installe une tente, afin de pouvoir me reposer de temps en temps. 2 jours de navigation se sont passés sans encombre, me déplaçant grâce au vent.

 

Au 3ème jour, un trou a été révélé sur le bateau. J'ai alors dû me déplacer sur le bateau afin de faire contrepoids pour empêcher le bateau de couler. Le 7ème jour, la voile s'est déchirée. Pas si solide que ça, en fin de compte, m'obligeant à me servir du moteur. Le 8ème jour, malgré mes efforts d'économiser, le moteur était déjà vide... Le compteur avait sans doute été trafiqué. Le 11ème jour, une rame cassait. Le 13ème jour, la 2ème rame cassait. Il ne me restaient que des batons. Le 15ème jour, j'ai commençé à débattre avec moi-même pour savoir si j'étais maudis ou si j'étais sur un bateau merdique vendu par un escroc dans un pays où la malhonnêteté partout, parce que je n'ai rencontré que des pétochards qui ont tout fait pour ne pas m'aider à arriver à destination.

 

J'avais espéré qu'il y ait des bateaux autre que le mien. J'avais même espéré appâter des pirates en criant que je suis très riche et inoffensif, et que ça les inciterait à m'emmener à bord, puis de me prendre en otage (mes parents étant des monarques). Mais il n'y avait pas de pirates en vu.

 

Puis, sur ce rafiot merdique, j'ai constaté que le mat en T qui tient la voile (même déchirée) est très solide. La corde l'était aussi. C'est alors que j'ai eu une idée. J'ai fais un noeud avec la corde, laquelle a été ensuite passée au dessus du mat, puis l'ai attaché solidement. Je suis alors monté sur un tabouret, la corde autour du cou. Puis je me suis laissé tombé !

 

Je pensais que j'allais enfin être "libre", d'une certaine manière, mais en vain. Tout ce que j'avais réussis à faire, c'était un noeud coulant. Ce qui m'a mit sur la voie, c'est surtout quand je me suis aperçu que j'avais embrassé le bois. Même la mort se foutait de ma gueule.

 

Après 5 jours sans réel sommeil, le 20ème jour, j'étais assoiffé, affâmé, trop faible pour faire quoi que ce soit, j'ai enfin dormi. Je pensais que je me reposerai éternellement. Je n'ai pas su combien de temps j'ai dormi.

 

 

 

XIII : Beachboy

 

Quand je me suis réveillé, j'étais au bord de la mer. La plage était essentiellement faite de roches vertes rondes solides. A côté de moi, il y avait un arbre avec des fruits blancs pour me retaper. Bravant la peur de l'intoxication alimentaire, j'ai eu la surprise de découvrir que je me sentais beaucoup mieux ! Ca avait le goût de fromage, mais c'était mieux que rien ! Par contre, le côté mauvaise nouvelle, c'est que mon bateau merdique s'est cassé la tronche, et qu'il n'en restait rien. En même bateau, avec tous ce qu'il m'a fait subir...

 

Je me suis mis ensuite à chercher des outils. J'ai alors pris ce qu'il faut, puis j'ai commencé à faire un trou pour extraire une boue blanche puante comme si je devais l'enlever, jusqu'à ce qu'un liquide rouge sentant le cuivre apparaissait, et que je ne devais plus continuer. J'ai ensuite recommencé plusieurs fois l'opération à plusieurs endroits de l'île verte. Je pouvais voir des pointes très régulières, alignées les unes derrières les autres. L'île semblait émergé à vu d'oeil. Mon opération d'extraction devait recommencer.

 

Durant les jours qui passaient, j'avais l'impression de n'avoir aucune raison de faire ce que je faisais, mais je le faisais quand même, comme si mes instincts m'y poussaient.

 

J'ai alors parcouru l'île, que je trouvais assez étroite, montant sur une colline puis la redescendant légèrement pour ensuite remonté encore sur un sommet. Là, je voyais 2 pointes, sur chaque côté du sommet où je me trouvais. Je me suis ensuite senti allongé pour dormir.

 

Je faisais un rêve. Une voix me parlait. C'était la mienne. Elle me disait merci de ce que j'avais fais, même si je ne contrôlais ni mes mouvements, ni ma volonté. Je méritais le respect de cette île. C'est alors que j'ai demandé si je pouvais aller sur l'île verte pour obtenir une gemme rouge de pouvoir. Ma propre voix m'a répondu en disant que je devais aller dans une grotte et attendre le + loin possible de l'entrée. Mon rêve s'est ensuite arrêté.

 

En me réveillant, j'avais la surprise de trouver une gemme rouge d'assez bonne taille dans mes mains. La gardant dans mon sac à dos, j'ai alors cherché la grotte qui m'a été précisé dans mon rêve. En regardant en bas du sommet où je me trouvais, je me disais que je ne voyait pas grand chose. Je suis alors retourné à mon épave, puis j'ai trouvé un travail pour ma corde, être attachée à la pointe du sommet pour me permettre de descendre de l'autre côté.

 

Par peur d'une mauvaise expérience, j'ai alors fais 3 noeuds à la corde, puis je suis descendu. Là, j'ai trouvé une grotte avec des stalagmites et des stalactites blanches très pointues. Je me suis alors balancé sur la corde, jusqu'à ce que je puisse entrer dans la grotte.

 

Je suis alors allé aussi loin que possible par rapport à la lumière de la sortie de la grotte. Puis, soudain, la grotte s'est fermée ! Par la suite, du fond de la grotte, un vent de + en + puissant commençait à me souffler dessus, puis à totalement me soulever, allant jusqu'à me plaquer sur la grotte pourtant fermée ! C'est ensuite que la grotte s'ouvrit, puis j'étais projeté loin !

 

Mon vol me faisait prendre lentement de l'altitude, et j'avais si peur ! Par la suite, ma vitesse avait lentement diminuée, et je perdais progressivement de l'altitude. Au loin, je pouvais voir la ville de Numarc se rapprocher nettement. Ou plutôt, c'était moi qui m'en rapprochait, et beaucoup trop vite ! L'eau commençait à être proche de mon corps. Par la suite, je glissais très vite sur l'eau ! Je commençais à perdre de + en + de vitesse. Ensuite, j'ai été obligé de nager.

 

Les gardes-côtes, avertis d'un évènement très inhabituel, s'étaient mis en route pour me repêcher. Ils m'ont même donné une couverture et du chocolat chaud. Comme ils sont choux <3

 

Je suis finalement rentré en bateau, puis j'ai pris une chambre pour bien me reposer. Des voyages de fou comme ça, y en a pas tous les jours ! J'ai même songé à vendre mon histoire, parler à des journalistes, faire un livre... Prince, soldat, aventurier, coursier au marché noir puis écrivain. Il se vendrait bien, mon livre, dis donc ! Oh, et puis, pourquoi pas en faire un tournage...

 

 

 

XIV : Équipe technique

 

Bref. Ayant enfin ramené une gemme à Lyriane qui le ferait tailler pour mon bras, il me restait d'autre courses abordables à amener pour mon bras mécanique.

 

Je suis alors passé à un autre atelier, celui de Kaern. Lyriane ayant un talent en magie déjà très élevé, Kaern, par équivalence, a un talent en technologie + grand encore que Lyriane, mais au détriment d'un talent magie nettement moins élevé. Kaern était un halfelin. Sa peau était chocolat au lait. L'expression de son visage était chaleureuse. Il portait une redingote et une petite armoirie était attachée à sa boutonnière. Sa boutique tournait elle aussi avec des employés, ne faisant pas de travail seul.

 

Je lui ai demandé s'il avait ou s'il pouvait construire de l'électronique pour l'appréhension et les sensations d'une main mécanique. Il m'avait dit que oui pour la construction, mais qu'il lui manquait des personnes particulières pour la conception.

 

Une des personnes dont il avait besoin était à la fois peintre, musicien et scientifique. En proportion, ses connaissances scientifiques étaient à peu près semblables à celles de Kaern, et quant à ses connaissances en magie, elles étaient moins grandes que celles Lyriane, mais meilleures que Kaern. Stavalys. Une 2ème personne était nécéssaire au projet, Vanhevie. Ses connaissances en magie étaient les moins bonnes, mais en tant que technologiste, elle dépassaient tous le monde.

 

Une fois l'équipe réunie, l'électronique serait au rendez-vous.

 

Ce dernier habitait la ville alliée de Ucoraï. Cette ville est situé à l'est de Numarc, à + de 1000 km. Ucoraï cumulait 4 paysage en tout :

 

- Le désert à l'ouest

- La forêt au nord

- Rivières, chutes d'eau et cascades à l'est

- Les montagnes au sud

 

Ayant elle aussi des activités variées, Ucoraï était notamment réputée à la fois pour son économie + dynamique que Numarc, ainsi que pour son expression artistique très variée. La ville n'est accessible que par cheval, à pied, en mer, dans les airs ou par téléportation, car le paysage protégé et très varié où est situé Ucoraï se prête très mal au transport technologique, même non polluant. J'ai alors prévenu Stavalys de mon voyage, la raison de passer le voir, et il m'avait répondu que lui ou sa fille adoptive répondrait si je passais les voir chez eux.

 

Une nouvelle fois, j'ai opté pour voyager en mer, cette fois-ci sans coup en douce. Le voyage s'est bien passé, bien que j'ai dû opter pour le faire en 3ème classe.

 

 

 

XV : Tête d'affiche

 

Arrivé au port, j'ai visitée une nouvelle fois une superbe ville. Sa particularité était son amenagement en cercle de plusieurs anneaux; + vous allez vers le centre, + il y a de l'urbanisation, tandis qu'en vous éloignant, vous vous rapprochez des zones de moins en moins ubanisées. Le cercle était situé entre 4 tours d'observation.

 

Au domicile de Stavalys, j'ai été accueilli par sa fille adoptive, Marille. J'avais discuté de beaucoup de choses avec elle. C'était une famille de demi-elf très sereine. Martille finit par me dire que Stavalys s'était endetté pour maintenir à flot le niveau de vie de la maison, car son art lui rapportait de moins en moins.

 

Même avec les deniers que sa fille adoptive pouvait donner, les dettes continuaient d'être présentes et pesantes. Elle continua en disant qu'il n'est pas possible que Stavalys viendrait à Numarc m'aider à avoir mon bras gauche, à moins qu'il n'y ait au minimum plus de dettes pour une longue période.

 

A cause de cet imprévu, ramener Stavalys à Numarc devait être retardé. J'ai alors téléphoné à Lyriane, puis à Kaern, pour s'ils avaient des solutions à proposer. Leur réponse a été que je ramène plusieurs portraits de la maison de Marille et Stavalys.

 

Alors, j'ai loué les services de 4 peintres; chacun ferait un tableau, et ensuite, une fois les tableaux finit, je les enverraient chez mes mages et ingénieurs préférés. 2 jours + tard, avec un message prévenant à l'avance de leur arrivé ainsi que du rachat des dettes de Stavalys, des ouvriers et des jardiniers sont venus effectuer tout ce qui était possible d'amélioration et d'économie pour l'habitation; les frais que Stavalys n'aurait plus ou beaucoup moins à payer viendraient combler progressivement ses dettes jusqu'à ce que ses finances deviennent rentables.

 

De quoi donner envie d'être plutôt reconnaissant, tout en faisant attention à ne pas pavoiser style "ouais, sans moi t'es rien... tu me dois tout..." Ecart que mes amis provisoires ont fait attention à ne jamais commettre.

 

Martille et Stavalys, afin de ne pas devenir passif devant cette générosité, ont écrit une série de scènes de théâtre musical pour tenter de se renflouer. Un des pièces s'appelle "la paysanne, le cavalier, et le cheval". La pièce se voulait choquante et largement potache. J'ai mentionnée celle-ci, parce que la petite famille aimerait bien me voir jouer le cavalier (ça va, y a pire comme rôle, comme celui de moitié inférieure du cheval)

 

Selon que la pièce ait très bien marchée ou non (ainsi que les autres pièces qui composent la série de scènes), je serais éventuellement payé. J'ai alors révisé plusieurs fois mon texte. Je suis monté plusieurs fois sur scène dans la salle vide du théâtre musical pour une mise en situation. M'entrainer, m'entrainer encore.

 

Vint le grand soir... Le grand soir où je sais même pas si j'ai assuré. Mais d'après Stavalys et Martille, le spectacle s'est suffisamment bien vendu. Je n'ai été que très peu payé. Pour la suite, ce sera elle qui gérera le spectacle. Stavalys prendrait le bateau pour Numarc.

 

Pour ma part, je devais continuer mon voyage. Il me manquait encore de trouver Vanhevie. Pour la rejoindre, je devais partir au sud de Ucoraï à pied. Mais avant ça, je me suis acheté une luge. Par la suite, je suis parti pour faire un peu d'alpinisme, puis redescendre à la luge. Après une marche assez longue, j'ai enfin trouvé une gare et un relais où dormir. J'ai alors réservé un billet pour un train à lévitation magnétique, puis ais décidé de partir demain matin. Direction : Xatibor. Je dois y trouver Vanhevie.

 

 

 

XVI : Tourisme

 

Xatibor est une ville où la technologie est majoritaire. C'est ce qui fait sa spécialité. Elle a conclut des échanges de savoirs et de sciences avec Numarc et Ucoraï. Pendant que ces 2 villes sont loin d'être sans capacités dans le domaine, Xatibor est respectée pour son savoir + terre à terre et + avancée que si c'était avec la magie. Les connaissances en magie de Xatibor étaient assez bonnes.

 

Xatibor était un joyau de ce qui est monde virtuel et technologies très diverses. C'est d'ailleurs dans cette ville que la technologie de résurrection a été inventée sans recourir à la magie. La ville était parfois qualifiée de ville de l'abstrait et de la distance. Les espèces vivantes cotoyaient les machines. Certaines espèces vivantes avaient mêmes fusionnées avec des machines... Il existait même des êtres purement machine adaptées à la cohabitation. Certaines d'entre-elles était organisées en association veillant sur l'égalité des droits.

 

D'un être vivant, il pouvait rester ne rester intact que le cerveau, et tout le reste était une machine, couverte ou non d'une apparence artificielle. Ce sont des cyborgs.

 

D'un être vivant, il pouvait rester un corps, mais dont le cerveau était une machine à part entière... Machine qui pouvait ressentir les sensations de la chair... Et percevoir par exemple les même données qu'un cerveau vivant lors des expériences de vie... Ce sont des psytrons.

 

Parfois, il s'agissait plutôt d'un degré d'hybridation. Ainsi, un cerveau trop endommagé était parfois compensé par une machine. D'autres fois, le cerveau pouvait être parfaitement intact, et dans ce cas, la machine vient compléter le cerveau, et les 2 y gagnent. Les machines servaient très peu à satisfaire les angoisses de la mort en échange d'une prolongation de la vie. Le transhumanisme y était une réalité. Quelque soit les hauts et les bas, il n'y avait ni dystopie obligatoire, ni utopie irresponsable.

 

Il arrivait quelque fois aux meilleurs technologistes de s'interroger s'il existait une dépendance à la technologie et s'il y avait 1 moyen de limiter ou de domestiquer cet abus d'usage, de savoir faire sans, quelque fois. Le consensus social excluait cependant de se complaire dans la paranoïa, l'hystérie et l'obscurantisme.

 

La magie de Xatibor servait essentiellement à fournir les matériaux sans recourir à l'exploitation minière. Chose exceptionnelle venant d'une ville axée sur la technologie, les magiciens créaient et perfectionnaient des sorts de créations de matériaux. La magie servait à éviter la pollution de la ville. C'est notamment là-dessus que Xatibor dépendait de la magie.

 

 

 

XVII : Le cauchemar revient

 

Arrivé en ville, j'ai alors regardé un écran pour lire les nouvelles. Des rumeurs selon lesquels la RDGJ voulait conquérir les 3 villes persistait. La confédération, que les 3 villes formaient, avait refusé l'offre d'un traité de libre échange jugé comme favorisant l'abus de position dominante, l'oligarchie et la ploutocratie. 1 seule iniquité suffisait cependant à convaincre la confédération de la malveillance fondée du traité. La dictature (ou du moins la république profondément stupide) semblait beaucoup tenir à la signature du traité. Les villes redoutaient des représailles.

 

Certains analystes disaient que si la RDGJ ne tentait rien, c'est peut-être parce qu'elle pensait qu'elle serait dépassée par les forces militaires, la diplomatie, la technologie et la magie dont dispose la confédération. D'après les infos, la RDGJ a refusé la contre-proposition formée par la confédération, jugeant qu'elle y perdrait tout. Il était alors indiqué qu'en RDGJ, la population est déjà pauvre, son économie est congestionnée, sa dimension social démantelée et trop peu protectrice (voire pas du tout), la qualité de travail et le mérite presque inexistants, et que la classe politique comme les ultra-riches ne cherchait qu'à se satisfaire eux-mêmes, et ne faisaient que déplorer leur tentative échouée de manipuler la confédération.

 

C'est dans ce contexte difficile que je devais Vanhevie. C'était une femme, une humaine. Ses cheveux étaient bien coiffés et blond argenté. A l'arrière de sa tête se trouvait une tresse. Après discussion, Vanhevie. En tant qu'inconnu, il était normale pour Vanhevie de ne pas me faire confiance d'emblée.

 

D'après ses propres informations, la RDGJ s'apprêterait à lancer une "guerre préventive contre le terrorisme" à l'encontre de Zhohen. Il s'agit d'une cité-état spécialisée dans la pratique du toucher dont les effets varient selon la force, l'angle, et même la vitesse du toucher. Bien que courageux, les habitants, seuls contre la RDGJ n'auraient aucune chance de sortir vainqueur.

 

En tant que conseillère en recherche développement, Vanhevie a un certain pouvoir d'influence sur les décisions de la ville. Mais déjà préoccupée par le conflit ouvert éventuelle avec la RDGJ, n'écoute pas la suggestion de Vanhevie sur l'idée d'envoyer des renfort à Zhohen; conquérir la cité-état ferait définitivement de la RDGJ une menace impérialiste à réprimer dans la douleur et les lourdes pertes militaires. L'Histoire punit l'inaction et le manque d'idées.

 

Cependant, j'avais peut-être une solution. Je disais à Vanhevie que la Montagne Des Justes pourrait envoyer des renforts pour Zhohen et que je n'aurai aucune difficulté à convaincre la cour sur la necéssité d'intervenir au vu des éléments que j'ai en mains, et que les nains, en + d'être des combattants eux aussi farouches, ont un talent unique à créer et poser des pièges. Vanhevie doutait; est-ce que le gouvernement écouterait la requête d'un inconnu ? Et par quel mécanisme ? Une pétition ? Un vote ?

 

J'ai alors montré mon poing droit à Vanhevie, mettant en évidence une de mes phalanges. Celle-ci portait le sceau royal Des Justes. "Moi, Grunlek, même loin du pouvoir, resterai pour toujours le Prince des Justes, et je suis respecté par la Cour par mérite, non par la naissance, bien que les 2 coïncident." C'est avec ces mots que j'ai exprimé ma détermination à réussir à convaincre mes parents comme les chefs militaires de cette necéssité.

 

Pour réussir, et comme la montagne Des Justes stagnait un peu sur la technologie, j'ai néanmoins demandé à Vanhevie si elle pouvait me mettre à disposition des véhicules à téléportation pour agir le + vite possible, me téléporter à la montagne, puis amener le personnel qu'il est possible d'amener à Zhohen.

 

Vanhevie, encouragée par mes paroles déterminées, joua alors de chantages affectifs sur les services rendus auprès des personnes importantes. Avant de me laisser partir, elle me remit plusieurs lettres, lesquelles sont à remettre aux chefs des clans unifiés de Zhohen.

 

L'opération s'est déroulée comme prévue. Après avoir fait connaitre Xatibor à la motagnes de nains Des Justes, un détachement de nains aussi importants que possible comme les outils et autres matériels de construction de pièges se trouvaient à bords du car 2 étages à téléportation. Pressé, j'ai alors chargé un des nains de remettre les courriers en plusieurs exemplaires aux chefs de tribus de Zhohen; l'importance de cette mission était de prouver que les nains venaient bel et bien en alliés, non en tant qu'envahisseurs. Pendant que cette mission fastidieuse se déroule, j'étais reparti à Numarc.

 

Je suis passé voir mes amis pour la construction de mon bras gauche pour leur parler de la mission d'invasion que la RDGJ préparait contre Zhohen, et qu'elle pouvait avoir lieu n'importe quand. Lyriane et Kaern donnèrent alors mission à une partie de leur personnel respectif de m'accompagner car ils avaient des idées de protection au cas où la RDGJ aurait un avantage imprévu au cour de la bataille imminente. Une nouvelle fois, le car de téléportation emmenait tous le monde à Zhohen.

 

Les gardes se sont relevés de telle façon à ce que personne ne soit fatigués de par des surveillances trop longues. Les nains avaient déjà commencé à poser des pièges avant mon arrivée. Chacun tentait de dormir autant que possible, car la tension empêchait de connaitre un vrai sommeil.

 

 

 

XVIII : Guerre ouverte

 

Durant la nuit, des attaques avaient finit par avoir lieu, mais des hurlements du côté ennemis avaient fait changer d'avis le camp adverse; nos snipers (grâce à leur vision dans l'obscurité), plutôt que d'attendre de voir l'ennemi marcher dans nos pièges (donc d'en être + tard avertis, et de chercher à attaquer Zhohen par derrière en creusant un tunnel) avaient préférés tirer leurs arbalètes, car sans bruit ni feu de détonation visible, impossible qu'il trouve où sont nos gardes.

 

A l'aube, la RDGJ avait décidé de tout donner dans sa nouvelle attaque, la dernière ayant davantage été un test de résistance plutôt qu'une volonté d'attaquer.

 

Les tireurs attaquaient en plein jour, cette fois avec des armes à feu. Tantôt les fusils touchaient l'ennemi, tantôt c'était eux qui nous touchaient. L'avantage tactique portait sur les pièges qui n'ont pas été découvert cette nuit. Electricité, explosion de feux, vent, fusils automatiques à détection de mouvements, pièges creusés avec pointes... Nos pièges n'étaient pas toujours à usages uniques; certains pièges pouvaient refonctionner plusieurs fois.

 

La mêlée devenait inévitable pour bon nombre d'entre nous. Ce fut l'occasion de voir les prouesses des combattants de Zhohen. Leur coup étaient fulgurants, provoquant, durant le combat, l'admiration fugace des alliés, et la terreur de nos ennemis. Après de longs moments pénibles, nos ennemis batirent en retraite.

 

En haut, dans le ciel, un étrange bourdonnement. C'était celui d'un avion. Aucun de nous ne craignaient quoi que ce soit.

 

Ingénieurs, mages, ouvriers et mercenaires de Lyriane et de Kaern crièrent aux alliés de venir s'asseoir à côté des mages, puis d'être le + calme possible, même si ce n'est pas évident. Les nains semblaient avoir du mal à le garder, mais les habitants de Zhohen, dans leur grande majorité, semblaient faire preuve d'une discipline unique. L'un des mages dit brièvement : "nous avons besoin de vos réserves de magie, même si vous ne l'exprimez pas, pour vous protéger". Aucun des habitants de Zhohen ne répondit. Ils restaient immobiles. Ces précieuses secondes de sérénité, venant d'eux, semblaient presque, de façon psychologique, des heures de repos. L'un des mages dit alors, "Vous n'avez aucune objection ? Nous respecterons vos volontés". Le silence respectueux mais peu explicite était le même. S'ils n'étaient pas d'accord, ils se seraient déjà manifestés.

 

Au téléscope, un des ingénieurs criait : "Ils en lâchent une !". Les nains comme les gens de Numarc, qui étaient présents, commençèrent à retenir leur souffle. Certains nains se mettèrent en boules.

 

Puis, soudain, au ciel, un petit trou noir apparaissait. Ce trou noir s'agrandit. Il formait un cercle de nuit étoilée de + en + grand. Très vite, il fit la taille de la Cité-Etat. "Elle arrive !" criait une ingénieure. "Pourvu que ça marche", pouvait-on difficilement entendre... La peur de la mort était pesante... Une fois encore, il avait semblé que des heures passaient, alors que physiquement, c'était des secondes.

 

"Yeah !!" criait une mage. "On l'a attrapé, elle peut pas nous faire de mal, celle-là !" criait un ingénieur. "Une deuxième arrive ! Ils l'ont sûrement largué en même temps !" criait un ingénieur.

 

Ce que j'ai appelé "cercle de nuit étoilée" était toujours ouvert au-dessus de nos têtes. Pendant ce temps, une partie assez importantes des nains comme des habitants de Zhohen se sont écroulés sur le sol, pendant que certains dormaient les uns sur les autres. Sûrement leurs réserves de magie qui sont vides. Dormir aiderait à en récupérer autant que possible sur une période de temps anticipée comme trop courte pour qu'il y ait une récupération.

 

"Ok, la 2ème a été capturée !" criait une mage.

 

Soudain, le cercle de nuit étoilée disparut. "Alerte ! On a... plus assez de magie pour ouvrir un autre aussi..."; un des mages qui avait lancé le sort avait finit par s'écrouler... Sur tous les mages présents mais endormis, il devait bien en rester – d'un quart.

 

"Au boulot tous le monde !", criait une des personnes de l'équipe d'ingénieurs. C'est alors que l'équipe se répartit sur 2 machines. Le quart de mages qui restait était avec eux. Au téléscope, quelqu'un criait "3 autres bombes confirmé ! Tenez-vous prêt !"

 

1 tir de globe énergétique et translucide de taille importante après une période d'attente, et ainsi de suite avec un 2ème, puis un 3ème tir. Les globes volèrent patiemment dans le ciel. 3 missiles tombèrent, et en même temps que chaque globe s'approchait de chaque bombe, les bombes étaient comme attirés par les globes malgré la chute.

 

Les bombes enfin enfermées dans les globes, les globes se rapprochaient entre elles pour être groupées. A l'intérieur, une explosion gigantesque semblait chercher à aller au-delà des limites imposées par l'enfermement des globes. Mais les globes avaient tenu.

 

"On ne peut pas relâcher les globes et laisser la contamination s'installer. Les batteries d'alimentation des globes devront être maintenus", disait une des ingénieurs. "Dans ce cas, nous créerons la prison du néant. Venez, lançons le sort ensemble", disait un des mages.

 

Mages, ingénieurs et hybrides avec les 2 se réunirent. Au dessus des 3 globes d'énergies qui contenaient l'explosion et la contamination des bombes, une sphère noire se créait, puis se développait. Elle engloba les 3 globes de champs de force. Le globe noir finit enfin d'envelopper les 3 globes, puis commençait à se dématérialiser. Après avoir été éffacé, de la sphère noire comme de son contenu, il restait plus rien. Le ciel faisait plaisir à regarder, maintenant que le danger des bombes pouvait être écarté.

 

 

 

XIX : Aboutissement

 

Des cris de victoires éclataient ! Les habitants trop fatigués pour avoir vu ça étaient ramenés chez eux. Ceux d'entre nous, les voyageurs et protecteurs trop fatigués, étaient ramenés dans les tentes et les logements prêtés. Un autre globe se développait au-dessus de la RDGJ et le moyen-occident. C'était un champ de force rouge qui enfermait assez vite les zones.

 

On pouvait entendre une voix irritée : "Vous avez prouvé que vous constituez un danger réel et sans équivoque ! Ce qui vous entoure n'empêche ni l'air ni le soleil de passer, et à part ça, vous resterez prisonnier ici pendant longtemps, peut-être en permanence. Vous ne pourrez jamais vous évader de cette prison, quoique vous fassiez, peu importe à quoi vous pensez. Personne ne deviendra comme vous, vous qui teniez tant à ce que nous vous ressemblions. Nous réfléchissons aux sanctions que nous vous imposerons, et n'aurez nul autre choix que d'y être contraint."

 

Privés d'influence, ni le moyen-occident (étant un complice financier), ni la RDGJ ne peuvent plus faire quoi que ce soit envers qui ce soit si ce n'est envers eux-mêmes.

 

Zhohen était ivre de bonheur. Les décédés, ayant au moins 1 personne qui ont de l'estime et qui le souhaite, pouvaient être ramenés à la vie. Les résurrections grandiraient encore la joie existante, et allègeraient, voire annuleraient la vélléité de vengeance, et il y aurait peut-être des arrogances pavoisantes de cette victoire à canaliser. Au landemain de cette dure bataille, les habitants qui étaient épuisés le drainage de magie et par la terreur se réveilleraient dans cette allégresse.

 

La confédération de protection comportant de 3 villes incluaient désormais Zhohen et la Montagne Des Justes. La Montagne des Justes, dont les nains sont spécialisés en technologie, obtinrent d'être reliée à Xatibor et à Numarc par voie sous-terraine; si un jour, la Montagne Des Justes venait à être attaquée une nouvelle fois, il y aurait beaucoup moins à craindre de par les renforts, et un échange d'idées créatives figure parmi ce qu'il y a de + stimulant.

 

Revenu à Xatibor, et après avoir déposé tous le monde à son domicile, Vanhevie me remercia beaucoup d'avoir aidé Zhohen à continuer de vivre. Elle respecta sa parole, et à son tour, elle partit à Numarc rejoindre Kaern, Lyriane et Stavalys pour la conception du lien éléctronique entre le cerveau et le bras gauche mécanique...

 

Yéé aahh !!

 

Il ne me restent plus qu'à ramener 3 capteurs pour diverses sources d'énergie et 20 mètres de chaines ! Ca va être du gateau pour ce qui reste !

 

Alors je suis passé voir plusieurs fois une propriétaire d'une boutique, Quérenne, est spécialisée dans le bricolage, notamment dans ce qui est énergies et batteries. Il lui restait une chaine. Quand aux capteurs, il fallait les commander. Mon compte courant n'étant pas loin du rouge, j'ai alors proposé mes services pour lui facilier la tâche. L'argent qu'elle ne dépenserait pas pour s'offrir les services d'un coursier paierait ce que j'ai besoin.

 

J'ai enfin obtenu la chaine et les capteurs que j'ai transmis à Lyriane. Il fallait encore du temps pour fabriquer le bras gauche, peut-être une semaine. Durant ce temps, j'ai continué de rendre des services, parfois payés.

 

 

 

XX : Viens là, toi !

 

Un jour, Quérenne m'a demandé de passer à sa boutique vers 20h00. C'est bizarre... C'est à cette heure-ci qu'elle ferme la boutique... M'enfin bon, elle a été sympa avec moi + d'une fois, je vais pas faire le difficile.

 

Je suis alors arrivé un peu avant l'heure prévue. D'habitude, il n'y a pas mal de personnes, les affaires marchent plutôt bien. Là, j'ai dû frapper à la porte pour entrer, et à l'intérieur, à part la propriétaire, il n'y avait aucun client. La discussion commençait tandis qu'elle me faisait entrer :

 

- Quérenne : Vous êtes arrivé un jour de fermeture.

 

- Grunlek : Ah ? Vous ne me l'avez pas dit, mais peut-être que je n'ai pas écouté...

 

- Quérenne : En fait, j'ai oublié. Mais c'est pas grave. Je suis un peu débordée sur le rangement, et j'ai besoin d'un coup de main.

 

- Grunlek : Mais volontiers.

 

Je suis alors resté environ 1 heure avec Quérenne à ranger un maximum de choses. Elle ne mentait pas. A un moment donné, elle s'est agenouillée pour m'expliquer certaines choses, ce qu'elle avait besoin pendant qu'elle avait une main sur mon dos. Ensuite, elle m'encouragea en faisant un bisou sur la joue. Par la suite, elle m'avait montré le fonctionnement de sa comptabilité. Tandis que je posais ma main sur la souris en écoutant ce qu'elle me demandait, elle avait posé sa main sur la mienne pour bouger la souris. J'avoue que je me sentais très bien à ce moment-là, et que j'ai oublié ce qu'elle me disait à ce moment-là...

 

Puis, elle m'aborda à propos de mon bras gauche en préparation. Elle me donnait plusieurs conseils utiles, elle parlait beaucoup, et je désespérais un peu de devoir tout retenir. Tout était important. En même temps, son regards était plein de sympathie. Parfois, elle me posait des questions et je répondais. Je ne l'avais pas remarqué la 1ère fois, mais je trouvais Quérenne superbe à regarder, que ce soit à propos de ses formes comme de son visage avec des lunettes.

 

En fin de discussion, vint le moment de se dire au revoir. C'est alors que je prenais la direction de la porte. Quérenne se précipitait pour m'ouvrir la porte alors que je pouvais le faire moi-même. Mais ensuite, elle se plaça devant moi, mit le verrous, puis tournait la clé pour vérouiller la porte... Pendant que j'étais à l'intérieur. J'étais prisonnier en fait :D

 

Ooh, mais qu'est-ce que je dis ? Si j'écris tout dans mon journal de bord, quelqu'un peut tout lire puis me demander des détails ! C'est tellement indiscret...

 

"Je ne savais que ce moment arriverait..." disais-je avec un immense sourire gêné. "J'ai tout planifié :D", avait-elle répondu...

 

Il se passait quelque chose... Entre elle et moi... Mais je ne vais rien consigner dans mon journal intime, j'ai trop peur que quelqu'un le lise... Alors je vais me contenter de dire la version courte : C'était le nirvana !

 

Le landemain, j'étais levé avant Quérenne. J'ai ouvert les placards, mis le couvert, préparé la table, fait le petit déjeuner, et le micro-onde est là si jamais ça a refroidit.

 

Quérenne était descendue en robe de chambre. Bien que très fatigué, elle eut très vite le sourire. "Mais c'est que tu as préparé le petit-déjeuner dis donc !", dit-elle, très admirative. Là, Quérenne se penchait, mis ses mains sous mes épaules, me souleva, puis me roula un de ces pelles bien passionnées, bien excitantes, le genre qui donne envie de rester quelques jours de +

 

 

 

XXI : Ouverture d'esprit

 

Je suis alors passé voir Lyriane, pour lui demande quand est-ce que mon bras gauche serait prêt. Elle me répondit que ce sera prêt dans 3 jours, et que ce même 3ème jour, je devais ne rien manger pour l'opération, et que je serai endormi pour la greffe. Je suis alors reparti voir Quérenne pour lui dire que j'ai encore 3 jours à profiter de la vie et ses plaisirs avec elle.

 

Je ne suis alors sorti de chez elle que l'après-midi. Je trainais la patte, et les séparations ont le don m'insupporter quand ça vient au mauvais moment. Celà étant dit, je ne pouvais pas être en retard pour mon opération de greffe de mon bras gauche, ni me permettre de manger. Lyriane m'avait ainsi donné rendez-vous à l'hôpital pour cette expérimentation. Le bras n'était pas tout à fait achevé, mais le prototype était vraiment très bien avancé.

 

Après mon réveil, il fallait éffectuer. Vérifier si je pouvais bouger ma main. Si le faire demandait de la magie, ou sur les capteurs d'"énergie naturel" suffisait en eux-même pour le faire. La chaine de mon bras était rangée dans un vortex portatif à l'intérieur de mon bras gauche. Le vortex en lui seul est maintenu en permanence par la magie de la gemme rouge. Une sollicitation extraordinaire de mon bras est la seule chose qui demande ma propre magie. Mon bras peut provoquer une secousse sismique. Il peut aussi servir de grappin. La chaine peut aussi être enroulée si besoin. Il y avait peut-être d'autres possibilités qui existaient, et elles dépendent de ma créativité. Lyriane et moi devions en discuter + en détail;

 

- Lyriane : "Tu devrais rester encore un peu. On doit faire des tests pour savoir si le bras gauche a une fiabilité supérieure à 95%

 

- Grunlek : Ben... Ca m'arrange pas tellement. J'ai passé des mois dans la région, et j'ai trop besoin de varier, et de voyager.

 

- Lyriane : Bon... C'est pas tellement une bonne idée... J'aurais aimé pouvoir te retenir afin de te garantir le + possible contre les défaillances. Il semblerait que je n'y arriverais pas. Tiens t'en à ta concentration pour éviter que le bras ne te fasse des caprices. Mais fais attention; une gaffe, et tu risques de perdre un oeil.

 

- Grunlek : Mé nan ! Fais confiance, ça n'arrivera pas ! Faut pas se tracasser, sinon, on finit par avoir peur de tout, après !

 

- Lyriane : Je te trouve bien joyeux ces temps-ci... C'est comme s'il s'est passé un truc...

 

- Grunlek : Oh, mais il s'est rien passé du tout, enfin !!

 

- Lyriane : Quérenne a été très gentille avec toi, j'ai l'impression...

 

- Grunlek : Ok, t'as gagné ! Deviens ma confidente ! Ouais, c'est vrai qu'il s'est passé un truc avec elle...

 

- Lyriane : T'as aimé ?

 

- Grunlek : Ben... Euh... Faut pas en parler à tous le...

 

- Lyriane : Oh que oui, tu as aimé ce qui s'est passé ! Maintenant, il faut des détails ! La version courte, c'est pas assez !

 

- Grunlek : C'est que...

 

- Lyriane : Nan, je rigole ! Y a des trucs que je sais à propos de Quérenne...

 

- Grunlek : C'est quoi ?

 

- Lyriane : Elle est maman. Elle a des enfants.

 

- Grunlek : Ah ouais ? Bah, ça se voyait pas ! J'avais pas vu qu'elle était mère...

 

- Lyriane : Donc, t'as pas aimé l'intimité ?

 

- Grunlek : Si, si ! J'ai adoré ! Physiquement, je pouvais pas voir que je faisais des trucs avec une mère... J'étais avec une femme qui me plaisait totalement et... Ooohh... Ca ouvre des perspectives... C'est comme si des mystères discriminants et sexistes se barraient de ma tête... Ca m'a pas du tout dérangé d'avoir été avec elle !

 

- Lyriane : Et elle est mariée...

 

- Grunlek : Oh ho... Est-ce que c'est un couple plutôt "libéral" ou...

 

- Lyriane : Le mari est un ultra-possessif frustré qui a fait le serment qu'elle lui appartiendrait pour l'éternité, et que personne ne devait l'approcher à part lui.

 

- Grunlek : Eh, meeeerde !!

 

- Lyriane : Ca dépends... Elle avait besoin de changer d'air, et tu lui as rendu service. Son mari est violent, et quand Quérenne a été avec toi, ça lui a permit de faire une pause.

 

- Grunlek : Je... En même temps, si c'est un pôv type, j'ai pas à regretter mon geste !

 

- Lyriane : Bon... Il est pas du genre à admettre ses échecs. Peut-être qu'il est pas au courant. Mais les paranoïaques agressifs font tout et n'importe quoi pour une paix qu'ils n'obtiennent en fait jamais.

 

- Grunlek : Ouaoh... J'ai un peu les boules..."

 

 

 

XXII : Patriarche en phase terminale

 

Après 2 jours d'expérimentation avec mon bras gauche, j'entendis hurler dehors : "Qui !? Qui a couché avec ma femme !?!? C'est la mienne !! Elle est à moi !!"

 

Nul doute que le relou que je pouvais entendre était le cocu (qui méritait bien sa place). "C'est moi que tu cherches, et c'est la mort que tu trouveras !", avais-je crié à mon tour. Je suis alors sorti dehors, les mains derrière le dos sans toutefois chercher à me rendre. Quand il m'a vu, le mari jaloux eut un regards étonné, puis éclata de rire. Il faisait des moqueries discriminantes et des remarques débiles. Un des passants qui regardait la scène dit au mari jaloux de ne pas trop faire de remarque sur les nains, et qu'il passe pour un raciste. Mais il reçu un coup dans la tronche, suivit d'un "ta gueule" méprisant.

 

J'ai alors fais des remarques sur sa virilité au rabais, affirmant qu'il n'avait pas de quoi être fier de ses attributs intimes, et qu'en battant sa femme, il était surtout un moins que rien frustré et refoulé. Le public, lui, riait beaucoup. Je mets ça sur le compte de l'opinion qu'il partage avec moi, et que le mari violent en faisait beaucoup pour ne pas être digne de respect.

 

Enragé de haine, il lança sa morgenstern. Loin de paniquer, j'ai alors attrapé l'arme de ma main gauche mécanisée. "Merci, je n'en demandais pas tant", repondai-je d'un calme ironique au fou furieux. Découragé mais toujours rempli de haine, il charga sur moi en hurlant, "je vais t'écraser nimbus !" Je lui ais alors mis un coup de poing avec ma main droite. Le type avait sentit quelque chose, son nez saignait un petit peu, puis tenta de bluffer en disant "Ah ha, j'ai rien sentis".

 

Sans rien dire, je lui mis ensuite un coup de morgenstern sur l'os de sa paumette gauche, laquelle cassa. Il se mit ensuite à pleurer "Regardes ce que tu m'as fais !". Sans cérémonie, je lui répondis "En effet, ma performance est impressionnante. Refais voir, j'ai pas bien vu."

 

Le rageux grogna tandis que le public riait encore de ma remarque. Une femme fit une remarque en riant : "Vous le voyez ce mec ? Au combat, il est impuissant, et au pieu, bah c'est pareil !" Des rires résonnaient. D'autres moqueries étaient prononcés, et le rageux ne savait plus quoi faire, car il semblait hésiter entre me régler mon compte, ou s'en prendre au public (dont les moqueries qui en émanaient)... Je me suis brièvement interrogé, vu le nombre de moqueurs, si le violent a fait ou dit des choses désagréables envers les gens, et qu'ils voient en moi l'occasion de s'exprimer librement sur l'opinion que les gens ont sur le mari jaloux, voire de se venger définitivement de lui.

 

"Je vais t'aider un peu. Je te rends ta morgenstern, et en échange, tu essaieras d'être fort et rapide, car tu n'auras pas de 2ème chance", lui dis-je. Des rires éclataient encore, tant ma "gentillesse", ou plutôt mon altruisme pervers, intervenait pour blesser le narcissique, et pas tellement lui tendre la main. "Je n'ai besoin de personne pour te régler ton compte, imbécile !".

 

Il souleva la morgenstern. L'ayant vu venir avec son attaque, je répondis en reculant, puis avec mon poing mécanisé, mon poing atteignit le visage du danger public en pleine face. Le coup de poing était sismique, et je m'étais aussi servit de la chaine de mon poing pour l'atteindre sans sauter. Il marche sur le sol, ça ne fait aucun doute, mais que se passe-t-il si je frappe avec un poing sismique au visage ?

 

Le mec vola légèrement avant de s'écrouler la tête la première sur le pavé puis d'être allongé, face contre le sol. Définitivement.

 

Des gardiens de la paix arrivèrent, demandant ce qui se passe, et pourquoi le monsieur sur le sol ne vivait plus. J'ouvris la bouche, mais le public me devançait : "Il a fait des remarques racistes !", "Même sans ça, il allait frapper le nain !", "Mais il lui a laissé une chance de le battre, et il a même pas cherché à faire la paix !", "Légitime défense !", "C'était un racketteur !", "Un mafieux !", "Il battait sa femme, et maintenant, c'est lui qui s'est fait battre !", "Je suis précis, je peux témoigner s'il le faut !", "Ouais, moi aussi !"...

 

Débordé par les propos de la foule, un des gardiens de la paix cria légèrement que les gardes prendraient en compte les témoignages. J'ai alors été placé en état d'arrestation, tenu de dire tous les évènements, et un jugement avec jury fut décidé. Chose surprenante, sur le motif de recours abusif de la force, j'ai été déclaré non-coupable, à l'unanimité. Il est évident que le décédé était détesté de tous le monde pour des raisons qui me restent, et me resteront inconnues, car je n'ai pas cherché à en savoir +

 

 

 

XXIII : Le prince aventurier

 

Je suis ensuite repassé voir Lyriane après 2 journées d'entrainement à l'utilisation de mon poing. Je lui ais parlé de mon impatience de voyager et de faire des choses, et que je quitterai la ville (sans revoir Quérenne, sinon, je risquerai de faire ma vie avec elle après... D'ailleurs, la mort de son mari lui a permit de toucher tout l'héritage ! Une belle compensation d'avoir vécu avec un sale type, sans attendre des décénnies, en + !). Lyriane me parla alors d'une Guilde des Aventuriers très loin, où quelque soit les récompenses des missions, on y valorise le fait de se serrer les coudes et de s'entendre.

 

Cette même Guilde des Aventuriers est située à Ucoraï, ville des arts variées et de l'épanouissement, au sud. Ayant bien rendu service à la confédération des 5 villes, j'ai gagné un billet 1ère classe pour un bateau volant qui me déposerait sur les lieux. Mon boulot : Vérifier si je peux allonger le siège, tester si la nourriture et les boissons sont bonnes. Ensuite, j'enchainerai par un travail de nuit sur le lit. Même en vacance, je bosse tard. Quel emploi du temps épuisant.

 

Ces durs travaux étant éffectués, je suis descendu à Ucoraï, pour y bosser, idéalement sur des missions qui me bottent. Si possible pas dans du théâtre musical paillard, j'ai ma dose pour 10 ans. En attendant, je me suis inscris à la Guilde des Aventuriers. Il y avait pas mal de monde presque tous les jours, sans que ce soit plein à craquer.

 

3 semaines + tard, je me suis attaché à un gars fort sympathique. Attendez... Il a un masque, avec une robe à capuche, il porte un pantalon et des bottes, et il a un arc avec lui... Ca va me revenir... Shin ! Il figurait parmi les 1ères personnes que j'ai rencontré. Nous formions provisoirement un duo sur un grand nombre de missions.

 

2 ans + tard, lui et moi avions fait connaissance avec 2 autres gens hauts en couleurs. Tout d'abord un individu mince, plutôt grand (à coup sûr + grand que moi, lui aussi) en longue robe rouge, à la fois jovial et instruit. La baton qu'il tenait était en ébène, surmonté d'une sphère rouge luisante comme de la lave en fusion. C'était Balthazar Octavius Barnabé (sur sa carte d'identité, par souci de simplification, et parce que beaucoup de fonctionnaires méprisent facilement le respect de l'orthographe des noms, alors il s'appelait Bob). Nous formions provisoirement un trio sur un grand nombre de missions.

 

Quelque temps après, un personnage en armure bouillonnant fit son apparition. Armure et bouclier semblaient représenter le ciel déchiré. Le pommeau de son épée était gravé avec un éclair gravé dessus. Par politesse, et aussi quand il n'est ni au combat, ni en service, il marchait en tenant son heaume. Aucune 5ème personne en vue. Nous formions dès lors un quatuor sur un grand nombre de missions.

 

Puis il y eut,

Cette affaire,

De druidesse disparue.

Pour longtemps, nous allions prendre l'air.

Que ce soit à pieds ou à cheval,

Nous attendait un grand mal.

 

Une longue et enrichissante expédition commençait.

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