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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 14:10

A une période de ma vie,

Je suis parti.

Le néant était mon ombre.

Il habitait mon esprit.

Pour ce qui est de ma vie,

Il l'a rendu bien sombre.

Là où je suis allé,

J'ai senti ma vie ré-exister.

Là bas, il faisait souvent chaud. Cela m'épuisait quelque peu, mais me faisait le + grand bien. Porter des lunettes de soleil changeait quelque peu la couleur de ma vie. La chaleur devient étonnement supportable quand l'on porte des lunettes de soleil. On ne fronce pas les sourcils et évitons la ride du lion. Le front est détendu, sans pli de stress et d'éblouissement.

J'ai eu du mal à m'installer la première. Le mal du pays me broyait peut-être, et le stress parisien n'avait pas aidé. Le trajet était long, plusieurs heures. Enfin arrivé, j'appréhendais de connaitre les lieux que j'ai visité à pied pour la 1ère fois, très longtemps. C'est indispensable quand l'on visite un lieu que l'on souhaite adopter, aussi complexe qu'il soit.

J'ai pris un maximum de cartes qu'il était possible d'avoir pour me repérer. Google est géographiquement très utile. Vous pouvez visiter par avance une ville pour compenser l'absence de visite physique, et cela mieux qu'avec une carte qui n'indique jamais les points cardinaux, même sur les pancartes routières. Indiquer des points cardinaux partout limiterait les possibilités de se perdre, et serait moins flou que d'entendre plusieurs fois "tout droit", "à droite", "à gauche".

De ce lieu où je me trouvais, je l'ai visité au niveau de la proximité immédiate, mais surtout, j'ai visité son centre, le nerf de la guerre. L'on sait de quoi est fait une ville quand vous visitez son centre. C'est là que l'on connait le dynamisme de la vie urbaine.

Je l'ai fais. J'ai respiré la vie qui en déborde. Je me sentais habité par la ville. Je me sentais vivre. Je sentais mes rêves vivre, au moins un petit peu. C'est comme si le "possible" revenait pour moi, me réchauffer l'esprit. Les choses que l'on y trouve sont variés pour un maximum de goûts.

J'avais ce sentiment lumineux de savoir où je me trouve, et où je vis. L'enthousiasme, même partielle, du nouveau départ, venait me voir. Ma tristesse... était-elle exclue de ma vie, ou était-elle atténuée ? Quand j'y étais dans cet endroit que je peux juger merveilleux, je sentais la vie rejoindre mon esprit. On ne peut résumer la vie à des circonstances purement matérialistes, c'est souvent un ensemble de choses, la vie.

Dans un quartier, une femme en vélo parcourait l'allée. Je traversais le passage piéton. J'étais sûrement prioritaire, mais je me sentais de partager mon hospitalité au point de laisser passer la chanceuse, qui n'a pas manqué de me sourire par courtoisie dont j'ai moi-même fait preuve.

A un autre endroit de la ville, un homme attendait près d'un portail après avoir sonné. J'ai pensé qu'il devait être fatigué après une dur journée. Pas loin de lui, une voiture avec une portière ouverte où se trouvait une femme, qui cherchait de l'air frais. Là, elle m'a stoppé, et demandé l'heure. Je lui ai répondu qu'il était 14h48. Elle m'a ensuite dis merci.

Ce qu'elle m'a dis était un compliment. En me demandant l'heure, alors que je ne suis pas un habitant des lieux, c'est comme si elle présumait que je faisais parti de cette ville que j'aime beaucoup. Une présomption dont je me revêt volontiers.

Avoir été ainsi présumé comme habitant les lieux m'a procurer une immense sensation de repère et de faire parti d'un lieu que j'aime beaucoup. Pourrais-je y trouver ma vie ?

Cette idée me caresse. La caresse est généreuse. Cette ville, je l'ai adopté. Elle me fait aimer la vie, au lieu de ne me faire voir que ce qui ne va pas. Quand on voit le verre à moitié plein, il en reste toujours. On apprend à domestiquer la tristesse au lieu de la laisser nous voiler contre l'avenir.

Si je me sens prêt, je révelerai la ville à qui je dois la nouvelle vie. Je te dirais merci. Tu sais faire plein de choses, et tu n'a pas peur de l'avenir. Connaitre ta vie et ta joie me procurerait un immense bonheur. La honte d'être moi-même n'était plus pendant 2-3 jours, quand j'ai commencé à te voir. Je veux revenir, je reviendrais. Il ne me manque plus qu'à chercher de bonne raisons qui s'ajoindraient à l'envi de vivre que tu m'as donné. J'ai un immense sentiment de gratitude envers toi.

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Published by regard-existence - dans Observation
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