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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 11:53

Je me suis décidé tardivement pour y aller. Approximativement vers fin Juillet, je crois... Ou début Aout.

 

Le + dur a été trouver un hôtel pas trop loin, là où j'ai bien dormi était situé au château de Chémery. J'ai apprécié les lieux.

 

Et comme je devais arriver aux Geek Faeries le lendemain, j'étais de + en + impatient car le temps passait trop lentement ! J'avoue que j'ai eu du mal à m'endormir avant d'être à demain.

 

Après un sommeil enfin trouvé mais bref vendredi soir, j'étais levé à 8h (me concernant, ça s'appelle un exploit !). Je me suis lavé, parfumé, vérifier plusieurs fois si je transpirais ou pas. En sortant, je ne pris pas le petit déjeuner tout de suite : je chargeais ma voiture, faisais le point sur ce que j'avais amené, et ais vérifié 3 fois si j'avais tous ce qu'il me faut.

 

Le temps passait. J'avais assez de temps pour déjeuner et pour visiter le musée des costumes très bien fait. Certains sont d'époques, et connaissant mon sens des précautions, je n'en ai touché aucun.

 

9h52. J'ai un petit peu peur. Les Geek Faeries commencent vers 10h30, c'est vrai. Mais il faut se rappeler de la popularité assez grande des Geek Faeries; arriver à l'heure ou en avance ne suffit pas, et + on arrive en prenant son temps, + c'est long avant d'entrer de par la file d'attente.

Alors je ne tarde pas + longtemps, pait la chambre d'hôtel, puis prend ma voiture. Je suis anxieux de me tromper de route, que le GPS fasse cette erreur...

 

S'ayait, j'arrive enfin à Selles-Sur-Cher ! Le GPS me fait prendre un chemin noueux. à travers des rues étroites.

 

Marchant un peu sur la route à cause du trottoir pas très large, je vois une fille de dos, aux cheveux ondulé. Il y a une longue mèche de cheveux teint en rose à la forme de triangle descendant. J'aime bien.

Ooh, un peu + loin, je vois quelques gars en grande robe et en armure. Encore un peu + loin, 2 filles dont les cheveux sont violets avec une couronne de feuilles tressées et en robe blanche en soie ! Ca sent les Geek Faeries :D :D

Y a tellement d'exemple en têtes, je ne me souviens pas de tout !

 

Cependant, cette place de parking se faisait attendre. Le GPS me disait que j'étais arrivé, mais le GPS ne détecte pas les places de parking libres. Je le débranche : il ne m'aidera pas. En même temps que je voyais des rues clairsemées de gens habillées de façon créative, je ne devais pas me laisser distraire par ces belles audaces; il me fallait encore chercher du stationnement.

Le parking de l'Avenue Boncour est complet à 100%, celui de la mairie aussi, alors j'ai dû continuer tout droit jusqu'à ce que je trouve du stationnement gratuit et sur une journée au moins.

 

Enfin je trouve un parking immense ! Grand comme un parking de supermarché, et à peine occupé ! Je réagit un peu tard pour trouver l'entrée parce que j'avais vu le parking avant la 1ère entrée. Ooh, mais qu'est-ce que c'est que ça ?! Une 2ème entrée de parking ! La 2ème chance est la bonne, et je suis enfin garé là où je voulais.

 

Bon... Comme je suis garé plutôt loin, il va falloir marcher peut-être 10 ou 15 minutes. Quant au repérage pour aller aux Geek Faeries, j'ai fais simple ! J'ai vu 1 gars qui a un bouclier jaune, bleu et rouge sur le dos. La solution s'est affichée d'elle-même, je le suis lui et son groupe, et ils me mèneront aux Geek Faeries !

 

Je les ai alors suivi un petit moment jusqu'à l'avenue Boncour. Comme je n'avais pas non plus envie d'être dépendant au point de suivre ce groupe, j'ai ensuite pris la rue où il y a la médiathèque avant de continuer à gauche après la rue. Les Geek Faeries c'est là où... Hey, la file d'attente ! Bah, cherchez pas +, c'est là !

 

Je trouve alors ma place dans la file, assez loin de l'entrée du guichet, et même du château. La file avait un certain rythme. Ca avançait lentement mais sans trop trainer en longueur, du moins, pas + que necéssaire.

 

La sécurité passait, et tandis qu'il est autorisé d'aller à l'intérieur avec un sac, ceux qui n'en ont pas ne sont pas fouillé. Une autre personne passait puis faisait une annonce verbale : "qui a acheté sa réservation en prévente, et qui l'a pas fait ?". Ceux qui en avait une passait sur la fil de droite où il n'y avait presque personne ! Et moi bah... Je suis resté sur la fil de gauche, ceux qui n'ont pas réservé à l'avance. Le poison de la jalousie se répandait en moins...

 

Hey, au fait ! Du coup, ça a fait moins de monde dans ma file d'attente avant moi ! C'est toujours ça de gagné ! Et puis, ça me donne le temps d'admirer les habits et les costumes fait mains !

 

D'un côté, il y a moi avec ma place où j'étais, et de l'autre, ceux qui était arrivé aux guichet. Comme je me sentais petit, minuscule, complexé et triste :'(

Oooh, je m'approche du guichet ! Je suis pas le premier, mais ça arrivera ! Puis, je jetais un regards dédaigneux sur la file d'attente derrière moi : Nana nana nèèr euhh, vous êtes loin derrière ! Qu'est-ce que je peux êtes mesquin et mauvais joueur, dèsfois -__-

 

Presque arrivé au guichet, je remarquais que le groupe avant moi passait en même temps, car ce n'est pas systématiquement chacun son tour :

 

- Quand des gens arrivaient par exemple par groupe de 5, chacun apporte la monnaie que le bénévole vérifie, et au lieu de se répéter plusieurs fois dans le groupe, il ne le fait qu'une fois si les 5 personnes sont ensemble. C'est une belle astuce pour faire gagner du temps !

- Si une personne arrive seule, ce sera une fois encore 1 fois.

 

Fil d'attente super bien gérée, pas d'excès de zèle, pas de familiarité, explications sérieuses. Le bénévole me demande si je suis seul ou accompagné, encaisse mon paiement, m'attache un bracelet vert en papier avec code barre, puis me laisse entrer.

J'étais légèrement perdu, à la fois étonné d'être dans des festivités visant l'étonnement, mais aussi parce que j'avais oublié le plan que j'avais imprimé et que j'avais laissé dans ma voiture.

 

Faisant appel à ma mémoire photographique, je me suis rappelé où j'étais. Je commence à explorer un chemin de terre sèche. Puis, à ma droite, j'entendais un mec parler très fort pour être entendu d'un max de monde. Il était sur une estrade, ou une chaise, ou une table, mais à coup sûr, il était suffisamment haut pour être visible par les groupes clairsemés de gens; c'était Bob Lennon ! Il est là et il existe ! Il parlait des gens avec et sans appareils photos, et j'avais pas tout retenu : il faut dire que j'étais arrivé en cours de route..

 

J'ai alors fais un peu le pied de grue, avant de changer d'avis et de préférer visiter les Geek Faeries. Mon instinct d'explorateur m'a poussé à faire une carte visuelle des lieux. Il y avait un forgeron. J'ai brièvement aperçu Nota Bene en jupe écossaise très stylé ! J'étais toutefois pas assez intéressé à ce qu'il se passait en discussion : je n'avais qu'une journée pour en profiter au maximum, moi qui ne suis pas un habitant des lieux, et la peur de me lasser m'avait inciter à n'être que dans la période 10h30-18h

 

Il y avait une forge très pro, qui sait faire un tas de chose avec le travail de la matière, que ce soit une décoration pour une descente d'escalier ou une barrière... Il y avait 2 tente sur la quadrature du net et un tas d'autres associations et de tente de réflexion sur les abus des grandes firmes internationales abusives sur leur position dominante (volontairement ou pas).

 

Je n'ai pas tout suivi, mais j'ai au moins gardé une brochure pour m'y intéresser. Le concept de logiciel libre avait attiré mon regard sur les abus d'exploitation d'une licence. Le respect de la loi n'empêche pas toujours les troubles illicites (abus de position dominantes, fraudes...)

 

Légèrement affamé, je suis allé à une des tentes d'alimentation. La personne n'avait pas ce que je souhaitais à manger, mais avait une bouteille d'eau que j'ai acheté. Mon repas attendrait + tard. J'ai parfois photographié des costumes et des faux combats à l'épée, que ce soir à la rapière ou encore dans un style davantage moyen-âge fantastique. J'étais enivré de cette belle ambiance variée.

 

J'ai continué mon exploration des Geek Faeries, puis ait décidé de franchir le pont et la portail intérieur. Mon besoin irrépressible de faire une carte visuelle des lieux, et tout. Il y avait des tentes sur des livres, des boutiques vendant des objets en cuir, des livres, une air de jeu de quidditch, des dessinateurs, des écrivains... J'aime vraiment beaucoup quand les activités sont variées et que je me sens dans l'extraordinaire. C'est largement le cas aux Geek Faeries.

 

J'ai envisagé de discuter avec Sorina. Il n'y avait pas beaucoup de monde au moment où j'étais près de son stand en regardant plusieurs choses. Mais je n'ai pas osé lui approcher pour lui dire en personne le bien que je pense d'elle, et que j'avais beaucoup apprécié ses applaudissement lors de ma victoire au JDG Summer Event 2015 où j'avais choisis de gagner le bracelet.

 

Pas très loin, j'avais entendu et aperçu de loin Krayn et Mahyar, respectivement personnage joueur de Krayn dans Aventure pour l'un, et maitre du jeu pour l'autre. Je ne me sentais pas d'approcher, pas forcément à cause de la fil d'attente déjà longue. J'étais loin et j'avais la possibilité de choisir. Je n'en ai rien fais.

 

Je suis ensuite aller au Stand de ShunGeek. J'ai approché le stand, mais ne lui ai rien dis. Elle était occupée à une discussion. Même si elle l'était ou si j'avais la technique de savoir ajouter ma participation à une conversation sans la casser, qu'aurai-je dis ? Une partie des personnes était devant la partie "bijoux" du stand. J'ai regardé, puis j'ai acheté un collier Harry Potter 10€ Il n'est probablement pas à la bonne taille pour le cou de ma nièce, mais un jour, quand le moment viendra, je le lui offrirai.

 

ShunGeek est vraiment super dans la discussion ! Elle donne envie de participer à une conversation ! J'ai au moins reçu sa personnalité dans mon esprit. Je ne peux pas brusquer ma misanthropie même si ça semble être la meilleure décision à prendre parce que je suis une cible pour les remords et les regrets. Il est très rare quand je passe outre même au moins un petit peu. Néanmoins, j'ai été enchanté de voir comment est ShunGeek en vrai. Je suis en effet un des utilisateurs twitchs qui ont été influencés par ShunGeek pour aller aux Geek Faeries ^__^

 

Ahh, il y avait même une tente de jeux avec consoles et quelques ventes aussi !

 

Soudain, mon estomac m'a rappelé que je suis un mortel avant d'être un esprit. Comme il manquait des choses à la 1ère tente, je suis allé à la 2ème tente d'alimentation. Il y avait des frites avec saucisse. J'en ai pris qu'une alors que je devais en prendre +. Après, revenir dans la file d'attente, c'est tout recommencer depuis le départ... -__-

 

Très bonnes frites, saucisse à tomber de par le très bon goût ! Je ne me sentais pas de prendre un hotdog. Question nourritures, les Geek Faeries ont tout prévus, y compris si une tente d'alimentation est vide et pas une autre ! Ils sont donc capable de prévoir l'imprévu au maximum possible.

 

Ayant finit le repas, j'ai encore visiter un peu les lieux pour voir si j'ai oublié quelque chose, ou si je serais tenté.

 

Par la suite, je me suis dis : "Tiens, tiens... Environ 13h30... Vu la fil d'attente de ce matin pour Bob Lennon, je ferai bien d'être là en avance pour être présent le + tôt possible dans la future fil d'attente.

 

Progressivement, la fil d'attente se formait. Un bénévole a très bien assuré le respect dans la fil d'attente, comme un minimum de séparation entre les gens et les groupes de gens; c'était une garantie que personne ne se touche trop, qu'il n'y ait pas de vol de place dans la fil d'attente. Très bonne discussion. Il a même dit qu'il souffrirait un petit peu au niveau de la gorge, car les bénévoles n'ont pas de mégaphone : s'il a une chose à dire fort, il faudra faire sans matériel :D

 

Bob fit à nouveau un discours : celui des 5 règles pour les séances de mini-discussions et dédicaces soient le + rapides possibles. J'ai pas tout retenu, mais à sa façon et avec toujours autant d'enthousiasme super-dynamique, il avait rappelé qu'il fallait avoir l'appareil photo prêt (pas de recherche dans les options en dernière minute, il faut faire ça à l'avance), avoir son support de dédicace prêt (il a déjà un crayon). Si seulement j'avais amené mon bracelet, il aurait ajouté sa dédicace. Je me souviens aussi qu'il a dit qu'il ne faut pas parler de sa vie de par la longueur que ça peut représenter, mais aussi par l'empoisonnement de l'ambiance que ça peut donner. Je me souviens plus très bien des 2 autres.

 

J'ai aussi entendu parler d'une histoire de ticket de dédicace que j'ai pas très bien compris. J'en avais pas, et j'espérais que c'était pas indispensable pour la fil d'attente avec Bob... Ou peut-être que mon charisme ponctuel... On verra bien :D Il a même dit que ceux qui n'ont pas de tickets, c'était des gens qui votent Trump... Ouille... Je suis visé. Aller, je vais bien pouvoir vivre avec ça sur la conscience :D

 

Par contre, là où j'ai eu un peu mal à la tête, c'est quand Bob a parlé des enfants avec parents. Il a dit haut et fort que les parents avec enfants devaient passer devant. Pourquoi ? Parce que, toujours selon ses dires très bien fait, les parents font un vrai cadeau à leurs enfants pas uniquement parce qu'ils vont avec leurs enfants, mais surtout parce que les parents font le sacrifice de se faire chier dans ce qui les branchent le moins ! Et le principe s'est même appliqués aux tantes et aux oncles ! Donc, Bob a décidé de faire passer enfants accompagnés d'un adulte ou + en 1er de la file d'attente ! Et peu importe si les parents ou assimilés étaient arrivés en derniers dans la fil, Bob leur a accordé un droit de gruge ! Et il a dit exactement "Si jamais je vois qu'il y a des parents avec enfants en fin de file, et qu'ils ne sont pas passé en premier comme je l'ai demandé, ça va chier pour eux !"

 

Je me suis demandé à ce moment là : "Pourquoi ne suis-je pas venu avec ma mère ? J'aurais fais parti des premiers !" Ouille. J'étais tout chagrin ^_^

 

Mise à part ma fausse jalousie intérieure, je considérais le fait de ne pas être arrivé directement avec les premiers comme un avantage; comme envers beaucoup de personnes que l'équipe de Aventures connait directement ou indirectement, j'ai beaucoup d'estime envers Bob, parce que comme avec ShunGeek, il invite à une convivialité humaine, franche et sincère ^___^

 

J'ai même eu l'honneur de servir de ligne séparatrice (avant ma place, + exactement; ceux qui sont devant, les veinards :D) pour permettre un temps de pause pour les gens qui attendent comme pour Bob Lennon.

 

Alors, comme j'étais assez loin des premiers, je me suis servi de cette opportunité pour réfléchir à ce que je pourrais lui dire. Même si ce n'est pas pour parler de sa vie comme il l'a précisé (et j'apprécie cette idée, parce qu'il exige qu'il n'y ait pas de victimisation, ni d'ingérence dans la vie privée...). Ca veut dire aussi, en acte, qu'il ne va pas poser de questions social/professionnel; c'est jamais agréable, et très souvent c'est incitatif au désespoir contre la personne qui subit ces questions. Il sait ce qu'il fait pour que l'ambiance de fête règne.

 

Au fur et à mesure que la fil progressait et à une régularité suffisante, le bénévole chargé de la fil d'attente passait. Lui aussi savait ce qu'il faisait. Il donnait goût à respecter les règles pour que ça se fasse dans de bonnes conditions.

 

A un moment donné, un gars passait, et il me demandait si la ligne de pause était située avant ou après moi. Je lui ai confirmé que c'était avant. Il me demanda s'il avait ma permission pour passer devant. Je lui ai alors répondu : "Ca dépends, tu es peut-être avec eux ?". Il me répondit que non, mais me parla du fait qu'il avait un ticket pour passer à une dédicace de JDG et qu'il souhaitait passer. Je n'ai pas toute la discussion, mais il a prit le temps d'argumenter sans forcer (son argumentation sur le temps limité d'une bonne partie de l'équipe de Aventures tenait complètement la route). Il me redemanda une nouvelle fois si ça me dérangeait. Je lui ai alors répondu que non, parce qu'il avait bien expliqué pourquoi. Avec tout le respect et l'honnêteté qu'il avait montré, et comme de mon côté, je pouvais prendre mon temps, je l'ai alors laissé passer. Il le fit, puis me dit "Tu avais la possibilité de refuser si tu voulais". Je lui ai alors répondu que ce n'était aucun problème, qu'il avait bien expliqué, et que je le trouvais sympa (chose que je ne dis en principe jamais !).

 

La fil avançait. Parfois, le bénévole qui s'occupait de la file d'attente de Bob Lennon (Ok, il avait un badge, avec probablement le nom marqué dessus, c'est vrai, mais j'ai pas vu; j'ai meilleure mémoire des portraits et des esprits que des identités). Il avait parlé et indiqué la bonne idée de s'asseoir (c'est vrai que ça fait du bien pour les pieds quand il y en a pour un moment !) Bénévole dont je ne connais pas du tout le nom, ta conversation mêlait à la fois utile et agréable (mélange toujours bien trouvé, sachant que si je devais en privilégier un, c'est l'agréable, et il était largement présent) !

 

La fil avançait. Je commençait à reconnaitre de + en + de gens qui étaient avant moi, preuve que le but approche !

 

N'étant pas encore le premier de la file, j'en ai profité pour refaire mon post-it sur mon blog (je me souviens d'ailleurs que maintenant que j'ai ajouté un s à regard au lieu d'avoir mis : http://regard-existence.over-blog.com/tag/aventures/). Je n'avais écris que l'adresse. J'espérais que Bob lirait un petit peu l'adresse de mon blog, et qu'il le mémoriserait au moment de signer l'autographe.

 

Mon téléphone portable est prêt : il n'y a plus qu'à la déverrouiller, et il tombera automatiquement sur l'appareil photo. C'est bientôt mon tour. Enfin ! S'ayait !

 

Je remets mon téléphone portable à un autre bénévole, celui de remplacement (et oui, toujours pas de prénom ou de pseudo). Là, c'est à mon tour. En le saluant, lui en fait de même avec + de franchise en mettant une tape amicale et totalement sincère ! Il me sert la main plusieurs secondes; j'aurais pu durer encore longtemps tant j'étais très heureux de l'avoir approché !

 

J'ai des difficultés à me rappeler de la conversation.

 

Je pense ensuite lui avoir dis "Tu es vraiment très convaincant comme sosie de Bob Lennon !". Je pense qu'il m'a répondu qu'il n'y en a qu'un seul. Il me demande alors "C'est à quel nom ?" (Il n'a pas vu mon post-it). Je lui dis alors que j'avais en effet un prénom et un pseudo, mais que je préférai mon pseudo : Sirayar. Il prend alors un crayon pour signer sur une feuille blanche les mots "Pour Sirayar. Bob Lennon". J'étais content. Il se lève ensuite pour la photo, et je fus à la fois surpris et enchanté qu'un être aussi agréable et touchant soit + grand que moi. J'ai même été touché qu'il ait posé une main sur mon épaule et chose surprenante venant de moi qui ne cultive pas la proximité, j'ai une main sur son épaule.

La photo finie, il s'éloigne pour parler de quelque chose au stand d'à côté, brièvement. Pendant ce temps, le bénévole remplaçant a voulu recommencer la photo. Il semblait embarrassé. Mais je lui ais fais confiance; pas besoin de recommencer. De +, le bénévole en question, même s'il me proposait les yeux dans les yeux de refaire la photo, n'est probablement pas au courant que je n'aime pas me voir en image.

 

D'ailleurs, question services des bénévoles, il y a un bon dosage entre sérieux et dynamisme (tendance quand même assez prononcée pour le dynamisme !)

 

Bob Lennon ayant finit, il reprend la pause, mais je lui répondis alors que la photo est déjà faite. Il m'avait dis, je pense, qu'il s'assurait que tout allait bien. Alors, souvenir incertain encore une fois, je lui ais répondu que c'est normal, que c'est ok. Oh, pourquoi ai-je moins de certitudes ?

 

La suite est un peu + précise. J'ai alors demandé à Bob si celà le gênerait de lire la biographie du demi-diable en allant sur l'adresse de mon blog inscrit sur le post-it. Il émet alors 2 idées que je n'aurais jamais envisagé ! A mon regret, j'ai dû lui dire que c'était ni l'un, ni l'autre, et que c'était sur le passé de son personnage que j'ai inventé.

 

Il prit alors mon post-it, et me répondit alors qu'il va voir ce qu'il peut faire, tandis que de mon côté, je lui ai répondu que ce n'était qu'une proposition, et qu'il n'était donc nullement obligé de le faire. Plusieurs sourires et rires ont été échangés. C'était totalement imprévu, je n'avais pas envisagé qu'il garde mon post-it, juste qu'il le signe et lise (ou non) l'adresse !

 

C'est là que j'ai été touché au moment du au-revoir, et j'étais pas loin de verser quelques larmes. Cependant, je me suis contenu, et je lui ai dis durant une autre poignée de mains sans chercher à faire compliqué "J'ai été très heureux de t'avoir rencontré, Bob". "Moi aussi, et ça m'a fait plaisir", avait-il répondu. Je pense que l'on peut dire sérieusement que j'ai été ému, parce que j'ai beaucoup apprécié de rencontrer la personne.

 

Au fonds, je pense que l'adresse de mon blog était en fait un prétexte ou un test pour tenter d'être heureux de rencontrer un de mes vidéaste préféré, et faire partir certaines choses. J'étais à la fois heureux et au bords des larmes. Je le perçois avec mon esprit. Il y a des choses qui ne peuvent pas être feinte.

 

Je ne me souviens de presque rien de ma conversation avec Bob, mais j'étais heureux de le rencontrer et lui aussi. C'est comme ça parfois que se passe un rêve : vous parler à une personne et cette dernière vous parle. Les traces de la conversation ne sont pas entièrement précises, les mots peinent à marquer le souvenir, mais l'esprit est là.

 

Pour le monde réel, la majorité de mon souvenir se concentre sur le sentiment d'être heureux d'avoir rencontré Bob Lennon.

 

Je quittais ensuite son stand, plein de motivation et de bonheur d'avoir rencontré une bonne personne, et une question m'est venu à l'esprit : "Est-ce que je rencontre les autres membres de Aventures ?". Contrairement aux habitudes d'hésitation, la certitude ne s'est pas fait attendre : la réponse est non.

 

Bien que j'avais la possibilité de rester + longtemps, j'ai préféré partir sur une note très positive des Geek Faeries en général. Le départ en pleine gloire est souvent un bon choix, parait-il. Et de +, je redoute qu'il y ait de mauvaises surprises à vouloir faire tomber d'un seul coup ma misanthropie (que le magicien Lennon a merveilleusement réussit à diminuer !)

 

Un jour peut-être me déciderais-je à rester + longtemps et à tout faire jusqu'au bout.

 

J'ai tout apprécié des Geek Faeries. Même devant une difficulté, les bénévoles n'ont pas crié à la panique et il y a un plan de rechange en cas de problème. Festivités à la fois amusantes, fiables, dynamiques, et innovantes.

 

J'avoue avoir profité aussi pour mâter quelques belles constructions, de très bonnes silhouettes agréables à regarder, des décolletés bien débordants aussi ! C'est pas grave quand y en a pas, mais c'est la cerise sur le gâteau quand il y en a :D

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Published by regard-existence - dans GeekFaeries
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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 18:36

[L'histoire qui va suivre est un scénario fictif. Peut-être pourrait-il servir pour Aventures, voir certains de éléments réutilisés ou pas du tout (je serais très touché si c'était une des 2 premières options qui était choisi). Ca varie, afin de ne pas me répéter en parlant du passé des personnages, bien que ce soit pas l'envie et les idées qui manque.

 

Merci pour la lecture que vous portez à mon écrit.]

 

 

 

I : Montée en puissance

 

Par delà les nombreuses mers, une lointaine terre, encerclée d'algues haute et de limons, survit comme elle peut.

 

9 seigneurs de guerres ont pillé, et dominé les terres. Ils ne se font pas la guerre entre eux; c'est grâce à chacun dans ce groupe si les 9 grandes îles sont sous leur domination. Ne pas aller + loin dans la conquête était un gage que personne, parmi les 9 conquérants, ne soit + puissant qu'un autre, mais une précaution pour ne pas épuiser les armées et éviter de les inciter à se révolter ou à déserter.

 

La seule condition pour étendre son territoire, d'après le serment rédigé entre les 9 seigneurs, était que les terres à conquérir soit suffisamment grandes pour que chacun ait le double des terres qu'il possèdent déjà; un seul seigneur, qui se sentirait lesé, pourrait patiemment se venger et nuire à cet équilibre de la terreur, et posséder toutes les terres, ou au moins suffisamment par supériorité.

 

Les seigneurs ne se réunissaient que très rarement et que pour 2 raisons :

 

- Protéger cet équilibre douteux

- Exposer un projet de domination des terres

 

La façon d'être des humains, sauf exception favorable, tend à la domination; personne ne s'avise de nuire à un autocrate sans en subir les conséquences. Celà lui garantit sa personne contre les agressions. Lui seul a le monopole du respect qui lui est dû.

 

Les 9 seigneurs, d'après les hypothèses les + vraisemblables, auraient été soit des brigands, soit des mafieux (à l'origine des escrocs qui ont décidé de passer à la vitesse supérieure), soit des chefs politiques locaux qui ont assuré leur pouvoir contre la concurrence (affirmant quelque fois des textes louables contre la corruption ou pour la justice, mais qu'ils n'appliquaient jamais envers eux-mêmes)

 

Les 9 seigneurs ont ensuite patiemment agrandi leur pouvoir tout en évitant que les conflits ne soient physiques, parfois acceptant des pertes financières ou de biens qui ne sont que partis remises pour leur réussite futur. Et un jour, leur puissance était telle qu'il pouvait se permettre de se lancer dans des conquêtes sans devoir agir sous le manteau.

 

Ainsi, au gré des guerres qu'ils menaient, il leur arrivait de promettre rangs et argent pour quiconque viendrait leur servir, vie et impôts douteux envers les neutres qui ne participent pas, et morts à quiconque vient s'opposer à eux.

 

Il y avait pour les habitants 2 façons de mourir et 2 façons d'avoir survécu aux grandes guerres; avoir été caché, ou avoir été épargné.

 

Pour ceux qui décèdent, il y a tout d'abord les inoffensifs. Parfois, il s'agissait de personnes ne pouvant pas se battre, parfois c'était des gens capables de se battre, mais qui ont été soit prit de court, soit pas assez entrainés pour survivre et vaincre, ou même fuir.

 

Les "courageux" qui se sont manifesté disaient qu'il fallait donner sa vie pour que les choses soient meilleurs. Ils étaient la 2ème façon de mourir.

 

Les seigneurs voyaient chez les courageux l'occasion d'en faire des trophées et des preuves que la rébellion n'est jamais impunie. Donner sa vie, comme le prétende les "courageux", est surtout une impulsivité morbide et irréfléchie.

 

Chaque décès provoquait le découragement chez certains, et l'admiration chez les autres. Il est vrai que des rebelles morts sont autant d'argumentation contre la rébellion, et à + forte raison qu'ils sont nombreux. Que le décès touche un inoffensif ou un courageux finissait par avoir un effet connu qui ne fait aucun doute chez les critiques comme chez les soutiens (au moins moraux) des seigneurs; un décès de leur main comme de leurs armées étaient un gage et un renforcement de leur pouvoir incontesté. Les inoffensifs étaient davantage soutenus que les courageux, car les courageux avaient les très lourds défauts, sur le choix de vivre ou mourir, de refuser la patience d'endurer la dictature ou de constituer des forces suffisantes, ainsi que de servir de publicités aux autocrates.

 

Chez les personnes qui étaient en vie, elle l'étaient de par 2 options.

 

En se cachant, elles prennent l'initiative de ne pas être découvertes, pourvu que la cachette soit bonne, et l'armée pas suffisamment observatrice et curieuse pour trouver quelque chose. Pour un habitant, perdre à ce jeu était une option douloureuse et mortelle, mais au moins, elle incitait à travailler à ce que la cachette soit bien faite, à moins de privilégier une fuite qui ne laisse pas de traces.

 

La survie pouvait être dûe à la "gentillesse" des seigneurs. Cette gentillesse sonne faux; épargner un habitant, et idéalement devant témoin, pouvait faire convaincre les esprits paniqués que les seigneurs sont justes, et que les morts sont quelque fois necéssaires. Qu'une personne soit sauvée laissait aux esprits fragiles et appeurées quelque chose pour se raccrocher.

 

Ainsi, dans une conversation, certains critiques pouvaient tomber sur des soutiens moraux des seigneurs, parfois appelé "seigneurs de la mort". Ayant besoin d'espérer sans toutefois être d'accord avec eux, les critiques faisaient bonne figure, disant qu'une vie sauvée était une bonne nouvelle. C'était aussi un espoir de ne pas brusquer partisan adulateur si éventuellement c'en était un.

 

Parfois, certains épargnés ont en fait été torturés. La visite des guérisseurs n'était pas un acte d'altruisme sincère, mais un besoin que les torturés, encore vivant, laissent penser aux habitants que la vie peut continuer en étant bien + difficile. Et quant aux guérisseurs, ils étaient tenus d'appliquer les soins de meilleurs qualités. Pas question de bâcler, d'employer l'euthanasie ou le suicide assisté envers ceux qui le veulent ou qui auraient montré qu'ils n'en peuvent plus; les seigneurs y verraient une complicité dans la diminution de leur pouvoir sur le mental des habitants.

 

Les seigneurs étaient majoritairement des humains. Ensemble, et une fois encore de façon ouverte, ils ont déclarés qu'ils formaient l'Impérium; chaque seigneur est désigné comme étant un empereur. Les 9 émpereurs assurent leur unité par leurs ambassades qui ont l'autonomie de prendre des décisions en leur nom, avec punition à la clé en cas de trahison. Ce se sont ces même ambassades qui désignent un porte-parole, lequel est soumis en 1er lieu aux 9 empereurs, sinon aux ambassades. Ainsi, en cas de discussion nationale ou internationale, le porte-parole intervient, mais ne promet ni ne décide sans consultation des ambassades, lesquelles sont soumises aux dictateurs.

 

Etant en période d'isolationnisme (très peu, voire aucun contact internationale, à la fois sur le plan militaire et diplomatique) ces dernières années, le porte-parole est surtout, comme les ambassades, chargé de régler certains détails ou régler les conflits ne touchant que les 9 dictatures, la contre-performance étant rétribué par la mort.

 

9 grandes îles. Les 9 empereurs durent se partager la 1ère île. Ils se répartirent encore les terres quand ils conquirent 1 autre île, et ainsi de suite. Jusqu'à ce que chaque empereur ait son île à lui tout seul, son propre palais à lui tout seul. Au milieu des 9 îles, une mer, parfois appelée "Grand Lac" de par le sentiment visuel que les 9 îles sont comme une frontière à cette mer dont l'intérêt de l'exploration est limité.

 

Entre presque chaque île, un passage suffisamment profond pour permettre aux bateaux de passer. Pour communiquer, passer par la mer du milieux étaient nettement + préférable que de passer par l'extérieur du cercle des 9 îles.

 

Presque toutes les îles connaissent d'un paysage de steppes et de désert. 4 îles connaissent des verdures très limitées. 1 seule île a une verdure qui est beaucoup étendue. Presque chaque île avait des degrés divers de magie, de technologie ou de méditation spéciale.

 

 

 

II : L'apparence extérieur de la peur

 

Dans le secret le + grand, par peur qu'il soit découvert, certains empires paraissaient comme étant des "dictatures molles". 3 en fait. Ni les 6 empereurs n'étant pas dans le coup ni les habitants de leurs terres n'avaient de preuves solides de ce qui se passait dans les 3 pays.

 

L'un d'eux, le pays de Igarél, avait pour dirigeant une personne très diminuée, Akafil. Un autocrate trop faible, et des bras droits qui ont peur de le renverser. L'autocrate donnait des ordres incohérents ou déjà en cours d'exécution. A très petite dose, son administration ne lui obéissait pas. Il avait une descendance, et cette descendance, malgré son enfance dorée, n'a pas envie du pouvoir. Cette enfance dorée, c'est ce qui a permit aux enfants de découvrir qu'il y a un tas de choses, un tas d'options quant à savoir quoi faire dans le monde, même uniquement pour soi.

 

Aussi, les enfants éduqués en pays lointains des 9 dictatures se taisaient en présence de leur père, mais loin de lui, ils n'hésitaient jamais à dire que le régime ne fonctionne pas, et qu'il est une plaie pour la viabilité. Malgré ça, le dirigeant, père de 4 enfants, ne voulait rien entendre; le + jeune prendrait la succession, et il n'en serait pas autrement.

 

Quelque part, celà rassurait les habitants et même l'administration de l'autocrate; des enfants qui détestent être au pouvoir seraient + justes, ou au moins trop absents pour être une nuisance, et la vie renaitrait au moins un petit peu, tout en montrant un maximum de discrétion; les 6 dictateurs voient la justice comme une faiblesse, et ils viendraient de se goinfrer des terres, des habitants et de leur richesse s'ils apprenaient que cet empire est faible. Un ministre de la propagande resterait necéssaire pour conserver une réputation de cruauté, donc ne pas subir le courroux des dictateurs.

 

Ainsi, très souvent, c'était le silence de l'administration qui primait, laquelle reçevait le silence des habitants; seul compte la tranquilité avec un dictateur qui, dans les faits, n'a que son image en guise de pouvoir. Le pays n'a jamais vraiment osé se réformer en douce, se contentant de broutilles, comme ne pas pratiquer la peine de mort envers quelqu'un qui a déjà été condamné. Même les partisans, malgré les rares hystériques qui adorent encore le dictateur, semblent s'être calmés.

 

La 2ème dictature molle, Onominaeh, avait un empereur, Méhère, en fait déjà décédé. L'administration maintenait l'apparence que le dictateur est vivant. Une faille dans cette réputation commençait à apparaitre, même chez les partisans les + acharnés; si l'empereur vit toujours, pourquoi n'apparait-il jamais en publique ? La dictature s'accomode mal d'un dictateur absent et d'un pouvoir impersonnel.

 

Onominaeh, dans son administration, a connu un renversement discret. Celà a commencé à se voir avec la teneur verbale et le contenu des actes administratifs. Des hauts responsables ont peut-être été achetés, en retraites forcées ou assassinés. Impossible de savoir si c'est un coup d'Etats en costard cravate ou au couteau tant le coup d'Etat a été étouffé autant que possible.

 

L'administration remplaçante a duré + d'1 an, et il fut constaté, par la rumeur comme dans la durée de son pouvoir, que ce coup d'Etat avait marché. Le régime fut très relativement adouci, supprimant certaines mesures davantage pour des questions de coûts financiers, de peur d'une révolte populaire et pour le commerce, que par humanisme. Comme la 1ère dictature molle, il faut sauver les apparences de la dureté de l'empire.

 

La 3ème dictature molle, pays appelé Ezage, est moins hypocrite envers elle-même, conservant néanmoins les apparences de sévérité. Comme tous les autres empires, celui-ci avait conquis le pouvoir par le sang. Mais Jahel, son dirigeant, par dégoûts des morts inutiles et des vies inutilement brisées, était + juste... Mais pas trop. Il n'existait pas de peine de mort. Une autre chose qui a persuadé le dictateur, c'est la facilité avec laquelle il avait obtenu le pouvoir sur le peuple; les gens préféraient se rendre, beaucoup d'entre eux ayant peur de mourir de douleur et de désespoir de se battre en vain. Quant aux rebelles, la très grande majorité était en prison.

 

Après avoir conquis le pouvoir, l'empereur libérait au compte goutte les gens qu'il avait faits prisonniers; certains avaient peut-être des raisons sérieuses de s'y trouver, et la population n'est jamais reconnaissante de la clémence envers des criminels dangereux. Une libration générale sans réflexion était une idée dangereuse.

 

L'empereur avait réussi à diminuer la rébellion; le pouvoir étant relativement juste, l'envie de se venger, même en étant un rebelle, perd sa raison d'être. Au sein de la population, il n'y a pas besoin d'être un fanatique du dirigeant pour le défendre; c'est surtout selon les actes que le pouvoir est défendu, pas l'adoration de la personne du dirigeant.

 

L'empereur, de par sa facilité certaine à empêcher la rébellion, était perçu comme rusé par les 8 autres dictatures; le chantage est une brillante idée pour mater la révolte sans effusion de sang. Sauf que Jahel n'a rien fait de tel, mais son empire tirait néanmoins profit et tranquilité de cette réputation mensongère. Des 3 dictatures molles, c'est elle qui tirait mieux le parti de la manipulation des autres empires. Il existait même un parlement dans cet empire qui a glissé d'année en année de parlement des dignitaires en parlement de + en + ouvert aux diverses personnes du pays.

 

Lentement, jusqu'à une certaine limite, Ezage était de + en + une monarchie parlementaire, un empire dont l'empereur n'a qu'un pouvoir symbolique qui n'entre en action uniquement si le parlement, par sa propre faute, échoue à faire fonctionner les institutions. Aux yeux de l'Impérium, il faut conserver l'apparence que c'est bien un autocrate qui décide.

 

 

 

III : Gestion de la terreur

 

L'Imperium compte ainsi 3 dictatures molles, et 6 dictatures avec divers degrés de violence et de machination.

 

La 1ère d'entre elles n'avait aucune capacité abstraite, un niveau d'instruction et d'innovation particulièrement faible; cet empire était pratiquement incapable de discipline intellectuelle, tant elle misait sur la violence. Une dictature haineuse en quelque sorte, quoique contrôlée par les 8 autres... Avec peut-être une tentation de se débarasser d'elle définitivement, tant elle fait l'unanimité contre elle.

 

Le pays s'appelait Rhebarane. Son dictateur psychopathe s'appelait Ayofo. Au départ lèche-botte servile, il devenait de + en + indépendant, pour le pire, représentant quelque fois une menace. Son administration survit comme au pires heures d'un empire où la violence est pratiquement un mode de vie; chaque haut fonctionnaire a souvent lui-même dû assassiner son prédécesseur pour monter en grade, et en le faisant au bon moment; assassiner le favori quand on en est pas un soi-même donne gratuitement la place à un rival, rival qui profitera de sa chance, puis fera attention à ne pas se faire assassiner, surtout quand il acquiert si facilement son pouvoir.

 

Les 8 empires n'osent pas imaginer ce qui se passerait si Ayofo venait à mourir. En tant que chef d'Etat, il reste toutefois vigilant de ce qui pourrait lui arriver. Tricherait-il sur sa longévité, ou est-ce qu'au moment de son décès naturel, il rirait de ce qui se passerait après lui ? Personne n'est sûr des évènements, et chacun craint que les seigneurs locaux ne viennent créent leur pays et en devenir chef, puis chercher domination sur un autre.

 

Les humeurs de cette empire sont si cruelles qu'elles incitent les habitants à émigrer dans l'une des 8 dictatures, si les habitants y arrivent par la furtivité ou par l'influence.

 

Le 2ème empire était Vyrbal, était "légèrement" moins violente. Moins violente dans la mesure où un règlement oblige l'administration à la courtoisie entre elle. L'inquiétude était que l'anarchie finisse par gagner le pouvoir. Si jamais un fonctionnaire avait ne serait-ce que planifié un assassinat ou même un chantage envers un collègue, il connaissait le décès toutefois caché du public; la disparition a sa propre faculté à provoquer de l'inquiétude, et de calmer les ambitions les moins avisées.

 

L'administration a sa propre capacité à gérer les évènements si jamais son actuel chef, Qibirar, venait à être malade ou même à mourir. Il y aurait même un empreur dont le travail est de ressembler au décédé, et simplement payé pour ça, l'administration gérant tout le reste.

 

En public, Qiribar est vu comme "très zélé" sur le respect et l'amour à lui devoir. Là où Ayofo, pour faire fonctionner son pays, demande des aides et pille son pays, Qiribar recourt beaucoup au travail forcé pour beaucoup de choses; l'agriculture, l'industrie... Et même le nettoyage de l'environnement. Au niveau du paiement des services, il y a beaucoup à dire de Qiribar qui pait les salaires quand il veut; aucune loi (et toute dépendent de lui) ne peut l'obliger à l'équité.

 

Le 3ème empire, nommée Uditer, semblait relativement + souples que les 2 précédents. Son chef, Eltar, se montrait qu'une seule fois en public chaque année, uniquement pour un discours, pour montrer qu'il est là. Mais c'est dans les actes que sa grande dureté est visible. Certains le surnomme "l'empereur fantôme". Des rumeurs vont même jusqu'à dire qu'il s'agirait d'un cadavre maladroitement animé. L'empire privilégiait le silence et la peur des mauvaises surprises aux démonstrations de violences publiques.

 

A peine + supportable que les 2 précédentes dictatures, l'armée est très majoritairement constituée de créatures conjurées, constituées de magie, de morts animés, de créatures mécaniques et même des créatures dressées; l'empire s'assure de façon définitive qu'il n'y a aucune rébellion, mais aussi de ne devoir que très peu d'argent à payer à l'armée. Moins il y a d'être vivants, mieux l'armée se porte, tant son personnel n'a aucune chance de se plaindre.

 

L'administration fonctionne de façon assez similaire à l'armée; très peu de personnel naturel et humanoïdes; si une trahison existe, elle est rapide à détecter. Le rare personnel humanoïdes ne peut pas oser se lancer dans un renversement sans être dans l'obligation de réussir ou d'échouer, le mieux étant de ne rien tenter.

 

Le rare personnel doté d'intelligence indépendant travaille avec un sortilège permanent d'invisibilité. Chaque individu, s'il est en journée de travail, est téléporté hors de chez lui, puis téléporté à nouveau chez lui quand sa journée est finit. Ainsi, il n'est pas possible de faire la différence entre une personne sans activité, et quelqu'un qui travaille pour l'empire. Personne ne voit qui se déplacer pour aller travailler pour l'empire, et l'obligation de secret professionnel incite les employés à se taire pour ne donner aucun renseignement "sensible". Les apparences sont sauf.

 

Le silence est pratiquement un mode de vie à Uditer; c'est pour ça qu'on l'appelle "L'Empire du Silence". Ce silence est calculé de façon à ce que le calme règne plutôt qu'une résignation lancinante.

 

 

 

IV : Bienveillance Calculée

 

Le 4ème empire appelé Batul, est une des 3 dictatures à l'effort de bienveillance calculé. Les pauvres connaissent d'une oeuvre de charité monté par Talebal. De cette façon, le soutien des pauvres est acheté. Cette tactique de charité calculée aide l'empire a avoir des esclaves dociles qui n'oseront pas se rebeller, raccroché à la bonté ancienne et rarement renouvelé de Talebal. Elle permet aussi à l'empire (et non moins une dictature) d'être aimée, faisant ainsi facilement échouer les tentatives de renversements.

 

Ainsi, il bénéficie d'une main d'oeuvre largement gratuite pour travaux forcé (il ne cependant peut pas manquer perpétuellement de générosité), que ce soit pour l'armée ou pour l'industrie et l'agriculture. S'il y a une rébellion mettant en doute la générosité, la représaille viendra souvent des adorateurs qui défendant l'image de Talebal, et très rarement de l'armée ou de la police. Talebal a compris le bénéfice d'une démagogie bien faite.

 

Les rares et épouvantables démonstrations de force de Talebal sont parfois faites au hasard, parfois pour une raison bien précise. La confusion de l'intervention de la sanction oblige l'individu à se méfier de tous le monde comme de lui-même; si Talebal attaque, il est présumé comme ayant une raison d'agir. Ceux qui subissent la punition ne reviennent jamais de son exécution.

 

Il est d'ailleurs un des empires qui revend des esclaves et prostituées à Rhebarane, une des 6 dictatures les + dures, soit à Ayofo, soit à l'un des seigneurs locaux. C'est ainsi que Talebal recupère une partie des aides financières versées à Rhebarane, aides ne servant qu'à retarder le terrible chaos que Rhebaran pourrait devenir.

 

Pour ce qui concerne le personnel travaillant pour Talebal, la rémunération se fait selon l'humeur et l'estime personnel, comme 2 des empires précédents (Uditer qui obligeant le paiement du travail par précaution contre une révolte plutôt que par justice sociale).

 

Ces derniers temps, les choses vont en empirant, car les meilleurs fonctionnaires de Batul fuient le pays pour chercher du respect ailleurs. Talebal misait sur l'espoir que le bon personnel est facile à trouver, et prenait à la légère la fuite des gens performants. Il finit par une administration hautement corrompue et très peu performante; les rares individus doués qui sont restés passent + temps à former des fanatiques Talebal au travail sérieux (ils n'ont réussit que très rarement ce travail) qu'à effectuer les missions administratives et/ou d'authorités qui leur ont été confiés.

 

Le résultat est une gouvernance braquée, peu efficace, peu disciplinée, mais qui aiment Talebal, au moins. Faible récompense que d'être aimé par des imbéciles qui ne savent pas bien bosser. Et trop de remplaçements finirait par créer une instabilité.

 

Le 5ème empire, et non moins une dictature comme ses pays alliés, Pérachède. Egalement mauvais gestionnaire comme Ayofo et Talebal, Murlar était à la tête d'un empire mal perçu de par sa capacité mystérieuse s'enrichir, et à savoir des choses sans les découvrir.

 

Plusieurs rumeurs insistaient pour dire que Murlar traffiquait ses comptes; les dépenses publiques figurent parmi les + faibles de tous les empires réunis, et pourtant, le confort de vie de Murlar, comme de ses gardes et serviteurs les + fidèles, semble n'avoir jamais drastiquement pâti. Même les impôts figuraient parmi les + faibles de tous les 9 neufs empires. D'autres rumeurs insistaient ainsi pour dire que Murlar envoyait des espions chez les autres empires comme dans le sien pour racketter de l'argent. Le système économique de Pérachède fonctionnerait sur le chantage économique.

 

Murlar avait également copié le système de la "charité pas sincère"; soyez gentils avec les démunis et ils ne vous refuseront rien. Cependant, Murlar a été moins cupide, et s'est engagé à respecter une certaine limite, à savoir ne pas abuser des faveurs qu'il peut se voir accorder. De même, par une religion autour de sa propre personne, Murlar en profitait encore pour gagner + d'argent.

 

Là où Talebar et Ayafo avaient un plaisir manifeste à l'humiliation en fonction de l'énergie qu'ils avaient pour se défouler, Murlar envoyait armée ou assassins en fonction du nombre d'individus, s'il s'agissait ou non de professionnels si ce n'est des solitaires expérimentés et fins stratèges, et s'il voulait faire un exemple en public ou garder ça pour le privé. Chose surprenante, Murlar aime la violence psychologique, mais déteste la violence physique. Est-ce un signe de son point faible ?

 

Le 6ème empire, Etomil, perçu par tous comme une dictature charismatique. L'empereur Uximas était un diplomate manipulateur, un tacticien psychologique. Bien qu'il en ait les capacités, Uximas n'aime pas recourir à la violence publique pour résoudre un conflit; une guerre correspond mal à une manipulation impunie. Uximas multipliait les échanges avec 7 des 9 dictatures, car il craignait que les 2 empires les + violents n'aient un impact négatifs qui engendrerait une remise en question de l'ensemble de l'Imperium. Ainsi, la plupart du personnel de Uximas est composé de quelques créatures de toutes sortes venant de Uditer, de fonctionnaires zélés de Vyrbal, d'ex-esclaves de Batul promut à une vie meilleure...

 

Il en allait presque de même pour le fonctionnement de sa société; ce qui est acceptable par une partie non négligeable de la population a le droit de cité. L'exception étant par exemple de ne jamais faire rentrer de criminels venant de Rhebaran. Uximas faisait rentrer autant que possible le meilleur de chaque empire (s'il existait) sur son territoire.

 

C'est également Uximas qui a eu l'idée d'une aide financière payé par les 8 empires pour Rhebaran, en réalité un pot de vin que Ayafo est censé un tant soit peu distribuer plutôt que de tout garder pour lui, afin qu'il y ait une certaine paix publique.

 

Uximas, quand il veut obtenir quelque chose, use d'une gentillesse si inhabituelle que quand un intéressé connait de son intervention, l'individu finit par ressentir de la peur, ainsi qu'un conflit intérieur qui peut avoir la double action d'annuler la peur tout en engendrant la coopération comme de dégénérer une résistance.

 

Mais Uximas est prudent; il s'assure que ses "invités" viennent, soient fouillés, et il ne discute jamais sans la présence de sa garde rapprochée. Il va même parfois jusqu'à proposer à manger et à boire. Les invités qui ont osés manger le repas s'en régalent, n'en meurent jamais, mais finissent par révéler ce qu'ils sont censés cacher.

 

Les invités les + prudents connaissent la face sombre de Uximas, face sombre qui ne sort jamais la salle de torture. Même l'absence de sensation de douleur n'empêche pas la révélation du secret, Uximas ayant + d'une technique d'interrogatoire ne necéssitant pas la douleur; c'est juste que le procédé est + désagréable.

 

Une fois les renseignements obtenus en salle de torture, l'individu est tué (il n'en resterait probablement pas là s'il restait en vie) et son cadavre est détruit et dispersé. Une fois encore, l'inquiétude de la disparition joue un rôle dans l'empêchement de la rébellion; vivant, un rebelle peut inciter à la révolte, tandis que la nouvelle de sa mort peut aussi inciter à la révolte. L'incertitude de ce que devient un disparu provoque un doute qui prive les proches de la volonté de représailles.

 

Globalement, Uximas est connu pour être respectueux. Dans les faits que le public ne voit pas, il s'agit d'une habile manipulation de son image. Toutes les qualités en public, requin en privé, mais chut, ce 2ème aspect de lui-même ne doit jamais se savoir en public.

 

La fonctionnement de l'empire de Uximas suit celle de Talebal et Murlar. Uximas, en fin connaisseur psychologique et très instruit, évite cependant le culte de la personalité. C'est bien d'être apprécié du public quand ça incite les gens à ne pas être des obstacles, mais il n'est pas question d'avoir des fanatiques; les fanatiques abandonnent facilement leur cerveau à l'adulation, fanatiques qui dégénérent facilement en lobotomisés. Pas question non plus donc d'être représenté par une religion même si le plaisir de manipuler les naïfs et d'en faire des imbéciles moqués par les gens est grisant.

 

Le pays d'Etomil, comme les 6 empires les + dictatoriaux, refusent d'accepter les concepts de liberté individuelle, tout au + cette liberté individuelle n'est valable que pour l'empereur, et personne d'autre. Cynique, Uximas acceptait le concept de démocratie; les naïfs pensant que si le droit de vote existe pour le peuple, le droit de vote est suffisant à lui tout seul et n'est jamais contestable quelque soit le résultat, la reconnaissance de l'erreur de choix étant toujours minoré, voire ignoré.

 

En 3 périodes, 9 personnes différentes les unes les autres se sont présentés face à Uximas, et Uximas gagnait à chaque fois; va-t-on sanctionner celui qui a accordé le droit de vote sans qu'il y ait de morts ? Fin penseur psychologique, Uximas comprenait et maitrisait à merveille la démagogie et le simplisme des penseurs de la démocratie qu'il manipule à sa convenance sans jamais les intimider ni même envoyer des représailles physiques. La voie dorée pour un autocrate qui peut se faire bien voir sans prendre le moindre risque, voie dorée ouverte par des "démocrates" (en réalité eux-mêmes des démagogues indolents qui ont une écoute narcissique des critiques dont ils tiennent à peine compte, même venant des personnes qui ne soutiennent pas Uximas) qui ont méprisés les abus largement possibles

 

Uximas passe pour un empereur paisible, ce qui est bien utile pour faire ignorer des tortures auxquels il a lui-même directement participé. De façon instinctive, les 8 autres empires voient le sien comme étant un chef international de l'Impérium. Uximas est très peu connu pour sa violence, et pourtant, il en est toujours capable. C'est juste qu'il soigne son image de marque, lui qui a compris et appliqué, mieux que les 2 précédents empires, la necéssité de se faire bien voir.

 

Impossible donc de comparer Uximas à Jahel (empereur de Ezage), car le 2ème agit par remords et necéssité de reconstruire et surtout, ne pas refaire (et pourquoi pas prévenir) les erreurs que l'humanité se complait facilement à reproduire.

 

 

 

V : Eventualité d'un meilleur futur

 

"Voilà la situation. Aucun empire ne se lèvera pour que nos vies vaillent la peine d'être vécues, et je suis fatiguée des sacrifices. Nous faisons parti des survivants. La majorité d'entre nous a survécu selon la bonne volonté des armée des empires, pour témoigner de leur puissance, et que nous fassions de la pub pour leur terreur.

 

Nous avons une chance certaine d'habiter sur un lopin de terre que le pouvoir central a oublié. C'est ce qui nous a appris à survivre de nos propres moyens. Nous n'avons pas d'argent, mais la magie, l'ingéniosité et le travail de la matière font que nous survivons. Si on vient nous chercher, nous n'aurons rien à donner. Et si nous allons en ville, personne ne peut nous voler. Restez toujours caché si vous ramenez quelque chose, car on ne peut pas se permettre de prendre à la légère les brigands dont notre survie, et même notre dignité, dépends de leur humeur de nous laisser vivre.

 

- Voix féminine : Madame. Si le moment est bien choisi, puis-je ajouter quelque chose ?

 

- Premier Ministre : Je vous en prie, Conseillère. Parlez.

 

- Conseillère : D'autres rêves me sont venus. Comme chacun d'entre vous le sait, ma divination est approximative, et dépends de ce que mes rêves veulent bien me dire. Aussi, parvenir à contrôler mes rêves me prive des connaissances qu'ils pourraient transmettre.

 

Dans le rêve que j'ai fais, j'ai vu une terre lointaine. Je ne sais pas si elle est située dans notre monde ou dans une dimension parallèle, mais il existe 4 individus. Ils sont différents les uns les autres, qu'ils s'agissent des capacités comme de la personnalité, et contrairement aux empereurs de nos empires, leur entente est sincère, quelque soit les discussions qui peuvent quelque fois agiter leur cohésion.

 

Je pense avoir vu une petite personne. Il est bricoleur, à l'air aimable. L'un d'eux était quelqu'un de grand, je ne sais pas si c'est une vue de l'esprit ou s'il est vraiment comme ça. Il est capable de colère, et elle lui permet d'électrocuter n'importe qui ! Un autre gars, svelte, donnait l'impression d'être à la fois jovial et sincère, et paradoxalement, il est capable d'une immense cruauté. Le dernier mec que j'ai vu, semblait être caché, et pourtant, il restait toujours près du groupe. Quand je me suis approché de lui, la neige tombait.

 

J'ai tenté de parler au groupe. Tous se sont retournés, et je n'ai aucune idée de leur comportement et de leur réaction, car c'est ici que mon rêve s'est arrêté. Oui, madame ? Souhaitez-vous continuer à ma place ?

 

- Premier Ministre : Je le souhaite, sauf si vous n'avez pas terminé.

 

- Conseillère : Si. J'ai des idées sur mon rêve, mais je tiens à écouter les vôtres comme nous tous.

 

- Premier Ministre : Selon votre rêve, ils sont peut-être une solution, ou un début de solutions à nos détresses. Peut-être pourront-ils renverser les empires, et ouvrir une alternative sérieuse et équitable. Ou peut-être, au lieu de renverser les empires, sauront-ils les modérer, qu'il y aurait un glissement harmonieux avec le moins de douleur possible.

 

[Remarquant une main levée] Gardien de la défense, vous avez une idée à soumettre ?

 

- Gardien de la Défense : Oui madame. Ma propre idée est la solution de la dernière chance; partir. Nous ne sommes pas des être surnaturels. Il faudrait quitter définitivement ces terres de haine. Et dans ce cas, les 4 garçons (dans le vent) nous aident à fuir et à sauver nos arrières. Même en ayant une embarcation, nous n'avons aucune carte maritimes, ni des réserves de vivres gigantesques pour ne permettre d'explorer et voyager loin.

 

- Premier Ministre : C'est une issue bien désespéré que vous suggerez, Gardien de la Défense. Mais si nos espoirs ne pourront pas être satisfait, peut-être que votre idée deviendra la meilleure possible. La résilience et vivre bon gré mal gré aux régimes à long terme, même nos ancêtres ont déjà essayé.

 

Quelqu'un d'autre parmi vous a une autre idée ? Personne ? Bien. C'est ce qui conclu notre ordre du jour. Nos mages, nos scientifiques, et peut-être même nos espions, travailleront pour trouver des moyens d'observer les mondes à distances. Je vous remercie".

 

Après 2 ans et quelque mois d'intenses recherches, les moyens d'observations ont donné du résultat; il existe + d'1 monde parallèle, mais fuir durablement les dictatures ne serait pas la 1ère solution. Les renseignements ont également permi de déterminer qu'il existait des recherches à Uditer pour que ces voyages inter-dimensionnels et/ou extra-planétaire soient possible, et que dans les prochains mois, Uditer demanderait à son peuple s'il y a des volontaires pour cette expérience de voyage afin d'aller et revenir, pour ensuite faire un rapport.

 

Horanor, une des espionnes les + instruites d'"Opression", région située dans l'empire de Rhebarane, se ferait passer pour un habitant de Uditer, et tentera sa chance pour les voyages spéciaux, et peut-être croiser le monde où se trouve les 4 aventuriers à contacter. L'outil est un module, sorte de boule noir brillante, avec 2 boutons et 2 règlages.

 

Les choses se sont déroulées comme prévus. Horanor est arrivée dans un autre monde à connaitre. Un des règlages montre à quel moment le module est enfin rechargé, et s'il est temps de rentrer. Trop de retard créerait la suspicion à l'empire d'Uditer. Et si Horanor revenait dans son monde d'origine, et près d'Uditer, elle pourrait ramener discrètement les aventuriers, leur dire où aller, ce qu'il y a à faire, à qui parler, et de son côté, Horanor pourrait toujours entrer à Uditer, et dire que le module ne l'a pas ramené à l'endroit prévu, mais qu'au moins, elle n'a été vue par personne. Il faudrait restituer le module afin que Eltar, empereur de Uditer, ne se mette pas en rogne et assassine Horanor.

 

C'est ainsi qu'Horanor, entreprit de voyager dans ce nouveau monde (sans savoir si c'est de la téléportation, un changement de planète ou de dimension) aussi longtemps que le module de transport n'est pas encore rechargé, espérant trouver les aventuriers à temps avant de revenir, voire en avance, afin de pouvoir parler longtemps avec eux...

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Published by regard-existence - dans Aventures
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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 12:55

I : Le passé avant mon existence

 

Je suis Balthazar Octavius Barnabé Lennon

 

Ma mère, Dalame Octavius, est une demi-elfe noire, mon père est un des seigneur de l'enfer. Avec une telle filiation, la nouvelle de ma naissance avait de quoi mettre le feu aux poudres.

 

J'en ai toujours été fier. Dans le fonds, mes 2 parents étaient magiciens, quoi que mon père soit fort à la fois en force comme en magie. Ma mère était très bosseuse côté magie. Elle faisait l'admiration de beaucoup, et la jalousie maladive de certains. Cependant, rien de ce qui se passait ne l'intéressait, et malgré l'admiration qui lui était porté, personne ne l'avait soutenu pour faire des choses intéressantes. Ayant sentie qu'elle se sentait les moyens de vagabonder, ma mère avait décider de fuguer, et ses parents n'ont rien fait pour la rechercher. C'est ce qui l'a conforté dans sa fuite. Inutile de se sentir prisonnier si personne ne vous retient. Celà dit, il y avait comme une odeur d'abandon.

 

Ayant errée pendant longtemps, volant quelque fois pour se nourrir, et même assez souvent frapper pour prendre de l'argent, voire même tuant, une des dernières solutions qui s'offraient à elle était de franchir les Grandes Plaines de Sables. En prévision d'un si long voyage, sa magie risquant d'être dépensée très vite en nourriture et en eau, elle vola et tua beaucoup, une fois encore. Sa réputation de terreur l'ayant presque précédée, elle décida de prendre la fuite en catastrophe vers les Grandes Plaines Désertiques, tant pis si les préparations sont insuffisantes.

 

Elle se disait que si elle ne pouvait pas à la fois affronter la dizaine de gardes et rester en vie, il lui resterait néanmoins un sursis dans la fuite, et qu'au vu de sa destination incertaine, ma mère découragerait les gardes. Les gardes ont en effet décidé de suivre le principe de précaution, se disant que cette dangereuse brigande mourrait dans le désert, économisant ainsi la formalité judiciaire.

 

Ma mère marchait beaucoup, et longtemps, évitant de s'arrêter autant que possible dans la chaleur du désert. Même l'ombre des dunes n'y changeait rien. Durant au moins 2 jours, ma courageuse mère avait lutté avec ce qu'elle peut, avant de devoir s'allonger, tant la force manquait.

 

Au moment où elle s'écroulait, elle pensait voir un tas de pierres, au loin. Ma mère soupçonnait une ville. C'est alors que l'épuisement l'obligeait à dormir. Durant son sommeil, elle avait senti qu'elle était transportée, mais personne ne la touchait. Elle avait trop chaud, et dormait d'un sommeil proche de la mort.

 

Tandis qu'elle se réveillait, ma mère se trouvait sur une plage, près d'une mer intérieur. Une mer sous-terre. Spectacle unique. On a été délicat à tel point que ma mère a été laissée sur un transat. Il y avait une table avec de l'eau et de quoi éventuellement la parfumer. La peur laissa vite place à la notion de confort. Un message disait à celle qui n'était pas encore ma mère de suivre un chemin, et qu'elle était attendue pour parler, et discuter à une table de salon ou sur une terrasse. Les compliments ne manquaient pas. Le message donnait même la possibilité pour ma mère de ne pas s'y rendre, et de suivre les indications pour la sortie, mais avec un avertissement cependant courtois que sa chance pourrait tourner si elle ne venait pas.

 

Un carosse, avec un cheval noir à la crinière de lave luisante, attendaient si elle se décidait à aller voir le seigneur des lieux. Ayant peu de chance de survivre hors du monde où elle se trouve, ma mère prit le carosse. Le changement de paysage menait à un ciel rouge + vif qu'un coucher de soleil.

 

Le cheval s'arrêta devant une splendide maison, et une servante venait ouvrir. "Bienvenue, madame. Maitre Astimus Barnabé a decrêté que ces lieux seront votre domicile que vous apprendrez à connaitre, ainsi que les environs. Quelque soit votre désir, n'hésitez pas; nous l'exécuterons." Ma mère ne sachant pas par où commencer, la servante prit le relais pour donner une idée. "Suivez-moi. Je vais vous faire visiter votre maison."

 

En entrant dans la hall d'entrée de la maison, une table modeste se dressait sur le côté. Dessus se trouvait 10 photos et une lettre de présentation d'Astimus Barnabé, mon futur père. La lettre, courtoise d'invitation sans limite de temps, était respectueuse envers ma mère, laquelle était particulièrement enchantée de voir les photos ! Les yeux ont beau briller comme la magie, l'iris être semblable à un félin en quelque sorte, ma mère n'avait pas du tout peur, très loin de là.

 

Elle dit à la servante qu'elle pouvait disposer, et qu'elle ferait elle-même la visite, pour découvrir par elle-même sa demeure. La servante remit alors à ma mère un portefeuille dans lequel se trouvait un bouton pour pouvoir appeler un serviteur, puis parler à distance. Les lieux sont une merveille de confort ! Le jardin était très bien entretenu. La chambre spacieuse et équipée était digne d'un 5 étoiles beaucoup trop cher. Ah, mais c'est là que les serviteurs ont une utilité pour le déjeuner au lit ! En visitant la salle de bain, elle songea à y passer sa vie tant elle était superbe ! Il y avait même un grenier, une cave, un salon, et bien d'autres pièces encore, personnel compris, le tout digne d'une châtelaine !

 

Quand elle fut enfin prête, ma mère envoya à son tour une lettre pour prévenir quand elle viendrait voir mon père. La drague s'est super bien passée ! J'ai même eu droit à tous les détails (mais ne compte pas sur moi, toi là qui est en train de lire mon journal intime, pour tout te raconter !).

 

 

 

II : Responsabilité parentale souhaitable

 

Après quelques années, mes parents ont convenus d'avoir des enfants, mais à conditions que ce soit 3, 5 ou 7 pour qu'il y ait un enfant au milieu. Mes parents nous parleraient et passeraient du temps avec nous, et comme l'éducation des enfants est lourde, et que mon père est immensément riche, c'est le serviteurs et les gouvernants qui s'occuperaient beaucoup de nous pour ce qui est éducation et matériel. Notre nom serait celui de nos 2 parents combinés, en commençant par celui de ma mère, d'où Octavius Barnabé. Mon père voulait ajouter le nom de sa mère, Lennon. Ce qui donnait finalement Baltazar Octavius Barnabé Lennon. Ma mère préférait que le nom de ses parents indolents ne figurent pas avec le mien, vu les souvenirs pas assez idéaux qu'elle en a...

 

Je me demande comment ça se passe si les enfants, puis les enfants des enfants font pour combiner les noms... Est-ce qu'on prend les + récents, ou est-ce qu'on reprend la 1ère lettre de chaque nom pour n'en former qu'un seul... Sachant qu'il ne faut pas être sexiste... Dans ce cas, ça voudrait dire que je m'appelle Balthazar Obl au lieu d'Octavius Barnabé Lennon... Nan, laissez tomber :D

 

Et finalement, je suis dans une fratrie de 5 enfants. 2 soeurs d'abord, moi, puis 2 autres frères. Comme j'étais né au "milieu" de la fratrie, entre mes 2 soeurs et mes 2 frères, mes parents avaient songé à m'appeler Malcolm. Par crainte d'association d'idées avec un bouffon maléfique et un enfant maltraité, ils ont changé d'avis. Pour chercher mon prénom, mes parents se sont basé sur le contexte de ma conception : chambre pas rangée, fenêtres pas ouvertes depuis longtemps, glandouilles, bouteilles qui trainent... Mes parents trouvaient que c'était un bazar... Mes parents ont eu l'éclair de vouloir m'appeler Bazar, avant de changer d'avis une dernière fois et de m'appeler Balthazar.

 

Un des mes souvenirs d'enfance les + impressionnants était quand on était à la piscine de magma de Papa. Maman alternait entre regarder sa tablette et consommer un verre de menthe fraiche. Mon père avait décidé de piquer une tête dedans, et mon père disait : "Venez les enfants, la lave est bonne !" Sans arrêter ce qu'elle faisait, maman disait : "Attention avec la lave, il faut chaud comme dans un four !"

 

"Papa, j'arrive !", avais-je dis en courant, sautant, puis me mettant en boule, avant de devenir une gerbe de flamme.

 

Blasée, maman avertit papa : "Je te préviens, Astimus. Je sais que je te dois mon confort de vie, mes souliers vernis, mais il n'est pas question de refaire un enfant. Tu l'a tué, trouves une solution, sinon, je demande le divorce".

 

Manifestement, être demi-diable n'immunise pas entièrement de tous ce qui est feu, la lave n'étant pas uniquement du feu, et moi, pas totalement un diable. Mon père n'avait pas pleuré. Pas par insensibilité, mais parce qu'il avait une solution pour me ramener à la vie. Il sortit vite de la piscine, mit un peignoir, puis courut à son bureau. Il fit un email rapide disant à 10 âmes damnées qu'il y a eu une erreur administrative, qu'elles sont censées être au paradis, et qu'elle doive passer le voir à son domicile pour corriger cette épouvantable méprise.

 

10 âmes passèrent, et mon père les avait accueillis de façon très amicale. Il invita les âmes à la piscines. Les âmes réalisèrent trop tard que la soi-disant erreur administrative était en fait un traquenard pour les sacrifier afin que je puisse revenir à la vie.

 

J'ai eu une de ces frayeurs ! D'un ton peu impressionné, ma mère disait à mon père "C'est très bien chéri. Tu vois quand tu veux que tu peux trouver une solution au lieu de m'engrosser encore une fois."

 

 

 

III : Puissance naissante

 

On avait passé un tas de super moments à la fois originaux et inhabituels. Niveau scolaire, après avoir effectué haut la main les fondamentaux, vint le moment où je devais être testé, afin de ne pas choisir n'importe quoi. Le test des 3 fondamentaux consistait à voir si je ferai un bon guerrier, un mage doué, ou un voleur futé. En tant que guerrier, je faisais rire beaucoup de monde (à mes dépends :( ) et en tant que voleur, même quelqu'un de sourd et aveugle remarquerait ma présence. Mais en tant que magicien, c'était un mélange d'étonnement et d'admiration généralisé qui m'accueillait. Il y avait même un soupçon d'inquiétude lié à ma puissance tout bonnement délirante tant ma magie du feu était déjà très puissante.

 

Mes amis disaient que je devais devenir mage, de même que la famille et le personnel de maison. Mes tripes disaient que je devais devenir mage. C'était décidé. Je passerai par 1 école de magiciens. Et une bonne. Les enfers ont beaucoup, mais pas de tout, et il me faudrait voyager pour aller à cette école, avec une alternance entre méthode individuelle et méthode collective, de temps en temps.

 

Mon père débarqua dans le monde des mortels, trouva ce qu'il estimait être la meilleure école, cachée sur de hautes montagnes dont les pointes étaient verdoyantes, mais qui semblait manquer de + en + de moyens de bien faire. Mon père offrit alors un contrat à l'école. Il couvrirait tous les besoins de l'école, y comprit les + superflu le temps qu'il faudra pour que je devienne un pyromage digne ce nom, tant pis s'ils ne peuvent pas faire de moi un spécialiste de tous les élémentaires réunis. L'école mentionna, puisqu'elle sera pourvue de tous les moyens financiers qu'elle voudra, qu'il y aurait discussion fréquente avec le généreux donateur, pour dire où j'en étais, comment ça se passe, le tout en évitant de dramatiser.

 

Mon père ajouta une double menace cependant. Si jamais je passais en cursus supérieur sans avoir les talents, mon père tuerait soit les mages eux-mêmes, soit des gens auxquels ils tiennent, selon l'humeur. Si jamais je restais dans la même classe alors que j'ai les capacités d'augmenter en grade, il se produirait la même chose. Et peut-être + dans l'un ou l'autre cas, et que la vie des magiciens deviendraient un enfer s'ils s'avisaient d'être médiocres envers moi. Le contrat fut signé, par motivation et par précaution, car sauf exception, on ne trouve jamais de donateur aussi généreux.

 

L'école des magiciens faisait son maximum pour rénover et améliorer les lieux, et pourquoi pas s'offrir ce qui ne lui est pas indispensable. Chose exceptionnelle, elle décida d'accueillir d'autres apprentis à titre gratuit sans non plus accueillir n'importe qui.

 

Les magiciens ont eut le nez long; si jamais je réussis mon cursus, mon père arrêterait automatiquement de les financer, et la récompense de ne pas être humilié par mon père n'est qu'une gratification à court terme. En s'achetant un tas de choses chères dont ils n'ont pas besoin, l'école des magiciens se garantissait les moyens de se maintenir. Certains ont même profités de l'école pour les garder pour eux, donc ne plus travailler comme professeur, et être en vacances pour toujours... Sacrés filous.

 

Il arrivait parfois que mon père hurlait en voyant que la banque lui avait envoyé une enveloppe épaisse de 3 centimètres... Il faut bien plier des dizaines de fois le relevé bancaire...

 

Le cursus commençait puis se terminait. J'ai même sauté 2 classes, classes dans laquelle j'étais seul... Il y avait un côté maitre-élève à ce procédé... Ou un tutorat... J'ai également fini par donner moi-même des cours de soutient.

 

 

 

IV : Connaissances multiples

 

Au niveau du contenu, le mage du feu était étonné comme il ne l'a jamais été auparavant, se sentant parfois dépassé par mes talents. 3 autres mages, ceux de l'air, la terre et l'eau, étaient assez content, mais la progression y était lente. Globalement, je peux comprendre comment fonctionne un sortilège, et le connaitre. De par ma nature de demi-diable, spécialiste du feu de surcroit, ma magie était réfractaire, ne réussissant qu'à lancer des sorts para-élémentaires. Si je tentais de jeter un sort basé sur la pierre, la pierre était de la lave. Lancer un sort de l'eau le remplaçait automatiquement l'eau par de la vapeur. Quand à l'air d'un sortilège, après plusieurs expériences, il était remplacé par un fort rayon de soleil, et parfois même par un éclair.

 

Avec toutes les surprises et autres évènements inattendues qu'il peut y avoir quand un mage du feu s'éloigne de sa spécialité, à + forte raison quand c'est un demi-diable, chacun des 3 mages (terre, air, eau) convenait que j'avais les bases théoriques, que je pouvais analyser un sortilège, déterminer sa construction, mais que je ne devais pas aller + loin; un mage, sauf à aimer courir les risques, ne peut pas se permettre de lancer des sortilèges dont il ne prévoit ni ne maitrise les effets, notamment quand ils sont inattendus.

 

Enfin, parmi les spécialités qu'il me restait à connaitre, j'avais au moins des capacités de télépathie. La psioniste qui m'a transmis les connaissances a fait ce qu'elle a pu. Enfin, il y avait les connaissances générale en magie, alchimie, et recherche où j'avais pas mal cartonné malgré quelques approximations.

 

Si je devais faire un tri sur toutes les connaissances + ou – bien réussies, le tri serait le suivant :

 

1) Magie du feu. Mon entraineur en magie du feu s'était parfois demandé si on devait échanger nos places tant mon talent était immense selon lui. J'ai même conçu la possibilité de la propulsion, feu sous les pieds qui peut me soulever comme de l'air chaud suffisamment puissant. Tant qu'une idée est possible par le feu, elle est réalisable, chose qui peut être soumise à une condition de niveau de capacité, ou de réserve de magie suffisante.

 

Il faut dire qu'être demi-diable m'a grandement aidé. Et il m'est même arrivé de concevoir et créer des sortilèges que mon formateur n'a jamais connu auparavant ! Né de 2 parents ayant des capacités magiques déjà très grandes à la base, je me suis sentis gâté par la nature !

 

2) Connaissances générales en magie. Ma capacité à faire de bonnes déductions relèvent parfois de la chance (un peu comme en interro), tantôt de connaissances certaines et sans fautes. J'ai appris l'elfique. Connaitre les langues fait partie de mes passions. Les mages m'ont dit également qu'apprendre une langue n'est pas necéssaire pour un bon mage, mais le faire permet en quelque sorte de "dévérouiller" des possibilités de réflexion, de concentration. Assez rares sont les archimages qui ne connaissent qu'une seule ou 2 langues.

 

C'est notamment sur l'aspect recherche que ça fonctionne beaucoup. La tendance, quelque fois, était de rester peut-être trop longtemps en bibliothèque et en laboratoire de magie, mais ça m'a rendu beaucoup service.

 

3) Capacités psioniques. Un apprenti psioniste pourrait bien me dépasser si on devait faire un duel psionique. Je me souviens vaguement de 6 domaines psioniques dont m'a parlé la formatrice psioniste : Clairsentience, Psychokinésie, Psychométabolisme, Psychoportation, Télépathie, Métapsionisme.

 

De la télépathie, je ne maitrise que la communication courte distance, et rien des 5 autres notions car je ne suis pas spécialement un "cérébral", n'ayant d'ailleurs ni besoin, ni envie de les aborder. J'ai néanmoins la concentration suffisante pour pouvoir transmettre, retransmettre et recevoir la communication mentale. De quoi pouvoir effectuer une communication de groupe sans que personne n'ouvre la bouche. Un atout précieux quand le silence est necéssaire.

 

4) Les 3 magies élémentaires restantes. Elles ne sont pas tellement ma tasse de thé. Plusieurs lancement de sortilèges ont donnés des effets loin d'être ceux désirés.

 

Malgré ça, les mages étaient content que je puisse néanmoins saisir les bases, car être un mage du feu n'empêche pas de connaitre les autres élémentaires. Ma nature de demi-diable m'empêche de maitriser l'ensemble des sortilèges élémentaires, ce que je ne vise pas.

 

J'étais ravi. Un magicien pitoyable ne maitrise rien. Un bon magicien n'a pas besoin de tout maitriser. Un très bon magicien maitrise au moins 1 spécialité. Un excellent magicien doit tout maitriser. Les 2 derniers ne doivent pas s'arrêter sur ce qu'ils savent déjà. Réussir tous les domaines n'est pas obligatoire, tout dépend de ce qu'a envie l'ex-apprenti, qu'il soit spécialiste ou polyvalent.

 

C'est un très bon magicien que je suis devenu, d'après le commentaire encourageant sur mon papier. Les félicitations générales m'ont conforté, bien qu'un des dirigeants de l'école des magiciens y voyait une mauvaise nouvelle, notamment que ma réussite entraine l'arrêt du financement total de l'école.

 

 

 

V : J'adore ma famille

 

J'ai alors fais une requête à mon père et à ma mère. C'était celui de continuer d'assurer un avenir à cette école qui m'a beaucoup aidé. Ma mère était d'accord. Mon père, beaucoup moins. Ayant beaucoup versé de richesses, il avait surtout envie de récompenser l'école en la transformant en un tas de ruines. Les enfers ne sont pas réputés pour la générosité, et s'il y un cadeau d'un côté, il y a une contrepartie de l'autre.

 

Mais ayant rendu un immense service à la fois à mes parents, et d'abord à moi-même, mon père n'est pas resté ingrat. Ayant quand même pas mal escroqué mon père par rapport à ce qu'il s'attendait, l'école de magie devait beaucoup par rapport à ce qu'elle a volé, et bien + encore si son personnel tient à ne pas souffrir.

 

Finalement, mon père leur a permis de garder bien des richesses non méritées, mais à la condition de former gratuitement tous les mages dont lui et peut-être d'autres seigneurs des enfers auraient besoin pendant 5 ans sans jamais être payé. C'est ça, ou mourir collectivement, car le refus d'un seul est interdit. Eh oui; volez au seigneur des enfers, et vous vous retrouvez avec un prêt usurier aux fesses ! Certaines croyances estiment qu'on peut se libérer de sa dette en déchirant la facture, mais ici, ce n'est qu'une minuscule consolation...

 

2 grandes fêtes ont eut lieu à mon retour aux enfers; 1 publique, puis privée, en famille notamment.

 

Là où certaines familles offrent une bagnole ou une moto, mon père m'a fait le cadeau de pouvoir conjurer une monture magique rien que pour moi, et qui est également protégée du feu.

 

Ma mère m'a fait le cadeau d'un grimoire magique qui ne peut pas être brulés. La plupart des pages avaient des sortilèges de feu, de démonologie (comme de la conjuration de fantôme ou de petit diable et autres créatures liées à la peur et/ou à la douleur), et même si je n'ai pas la capacité de tous les lancer, savoir qu'il y en a provoquait ma motivation de vouloir y parvenir un jour. Il y avait aussi plusieurs pages vierges, au cas où je tomberais sur des sortilèges à inscrire.

 

Ma grande soeur m'a fait le cadeau d'un baton surmonté d'un globe de lave en fusion, au cas où j'aurais besoin d'augmenter la puissance de mes sorts, globe qui perd de sa puissance à chaque utilisation avant que la lave ait besoin d'être ravivée.

 

Mon 1er petit-frère et ma 2ème grande soeur + jeune que moi m'ont offert 2 couteaux à lame gravée avec 4 tranchants, au pommeau à la forme d'un diable, dont les yeux sont incrustés de rubis.

 

Mon 2ème petit-frère m'a offert des vêtements de voyages et une armure légère spécialement faite pour moi.

 

Pour cette occasion, 2 oncles et une tante m'ont donné un peu d'argent. Ma 2ème tante m'a remis 2 cartes, dont une du monde, et une magique, presque totalement vierge, car elle se dessine au fur et à mesure que je visite et connait de nouveaux lieux; elle soupçonnait que mon côté curieux du monde m'amènerait à ne pas chercher à diriger les enfers.

 

Après les réceptions privées, et après avoir parlé à la fratrie, j'ai demandé à parler à mon père et à ma mère près d'une montagne d'obsidienne, pour se balader. Durant le parcours, j'ai arrondis les angles, parlé de beaucoup de choses, quelque soit le degré d'importance. Vint le moment où je suis enfin allé au but. J'ai dis à mes parents que je redoute parfois de tourner en rond dans les enfers, et que j'ai envie de découvrir la surface. Découvrir des façon différentes d'être, de penser. Et que je ne les abandonnais nullement.

 

Ma mère n'était pas du tout gênée, du moment que je les contacte de temps en temps, que je leur envoit un sms. Mon père, lui, s'arrêtait net. Il avait l'air déconfit. Il ne souriait pas. Après quelque secondes de baston de regard avec moi où il semblait réfléchir, il sourit enfin, puis me dit : "Il est normal que mon fils veuille voir le monde. Tu es mon enfant, et non mon prisonnier. Tu es donc à la fois libre de partir comme tu es libre de revenir. Ne nous oublie pas, c'est tout ce que je te demande." Super ! Mes parents sont d'accord ! Bien sûr, j'aurais pu partir sans rien leur dire, mais mes parents ayant été super sur un tas de choses, ça aurait été la pire attitude à adopter.

 

3 jours de préparation + tard, j'avais fais mon sac, mon cheval était conjuré. Il ne me manquait plus qu'à saluer tous le monde pour mon départ. Mon père me révéla qu'il avait des capacités de téléportation, et que si je ne repasse pas assez souvent le voir, c'est lui qui passerait s'il a de la chance. Mon père m'a parlé des quelques villes qu'il a terrorisé en surface, souvent pour le compte d'une divinité ayant regretté sa trop grande bonté. Si je m'y rendais, personne ne s'opposerait à moi, selon les propos de mon père.

 

J'ai vraiment apprécié tout ce qu'on a fait dans cette famille comme dans le monde des enfers.

 

De la surface, je ne connaissais que l'accès aux enfers, l'école de la magie de la montagne, ainsi que ses environs.

 

Hmm... Maintenant que j'y pense. 50% de moi-même est un être vivant, et l'autre moitié un diable. Je me demande si je peux marcher dans un désert ou sur des braises, le tout sans mourir de soif. Ce qui est certain, c'est que je peux pas piquer une tête dans la lave sans en subir les conséquences... On verra. Heureusement que j'ai emporté de l'eau au cas où.

 

 

 

VI : Je vais vivre ailleurs

 

Ayant marché plusieurs jours dans le désert, j'avais finis par avoir soif. Je dois mon endurance à ma nature de demi-diable, et ma soif à la moitié demi-elf noir de moi-même. Je tenais bien plus longtemps sans boire que la moyenne des humanoïdes.

 

En sortant du désert des Grandes Plaines Désertiques par le nord, je suis tombé sur une ville difficilement présentable. Mon père m'avait parlé de ses exploits de terreur avec son armée à la surface, et cette ville faisait partie de ses cibles. Csenprin, ville aux abords de ce grand désert, ma destination.

 

Avant d'arriver en ville, j'avais dissipé ma monture pour faire bonne impression. Après avoir franchit les portes de la ville, et malgré certains détails de mon aspect qui laissait légèrement voir que je ne suis pas totalement un être de chair, les habitants était plutôt neutres dans la façon de me voir. Aucun ne m'admirait, aucun ne me fuyait, aucun ne me méprisait.

 

Quand je m'approchais pour demander une auberge où dormir, les habitants était étonnament respectueux quoiqu'un peu inquiet à la discussion. Arrivé à une auberge, j'ai alors dis à l'aubergiste mon étonnement d'être si bien accueilli. L'aubergiste semblait avoir les yeux étonnés, comme s'il réprimait sa propre peur. Au moment où je me préparais payer d'avance, on me répondit que je n'avais pas à payer, et que la meilleure chambre comme les repas m'étaient offerts pour toute la durée que je souhaite.

 

J'ai accepté sans oser me renseigner davantage, par peur de déranger à propos de ma chance plutôt extraordinaire. Après avoir déposé mes affaires, je suis allé trouver une boutique de vêtements. La tailleure m'a fait entrer, et ne semblait pas me craindre, probablement en accordant le bénéfice du doute au client potentiel que je suis. Je lui ais alors demandé des vêtements suffisamment détendus, quelque chose qui incite à la discussion et qui soit plutôt différent de ma robe de mage avec protection.

 

Après mûres réflexion avec la vendeuse, je trouvais les vêtements qui me convenaient, les payaient puis repartait avec le tout. Comme j'étais arrivé au coucher du soleil, la tombée de la nuit a vite finie par venir. Revenu à l'auberge où je commençais à me plaire, il y avait pas mal de monde. La musique était assez festive, invitant à la détente. La convivialité semblait règner. L'ambiance ayant déclenché mon aise naturelle, je hurlais pour offrir une tournée générale en racontant une plaisanterie. Le courant passait, et j'ai pu aborder pas mal de monde.

 

Un des clients s'est montré bavard, peut-être parce que lui aussi semblait me reconnaitre. Lui ayant demandé pourquoi il me fixait, c'est là que j'ai commencé à comprendre. D'après ses propos, j'étais reconnu comme étant le seigneur des enfers. Je lui ais alors répondu que je ne suis pas seigneur des enfers, et que je ne ferais de toute façon aucun mal au monde que je cherche à découvrir et comprendre. Le client légèrement éméché me répondit alors que Csenprin pensait subir un test.

 

 

 

VII : Les leçons du passé

 

Il y a pas mal de temps, avant ma naissance d'après ce que j'en déduis, les dieux vénérés à Scenprin était mécontent. Scenprin avait en effet prêté allégeance aux dieux, pour ne pas avoir trop souffrir, et en échange, les habitants devaient respecter les enseignements élémentaires, druidiques et divins des dieux. Une fois les formalités accomplies régulièrement, les habitants pouvaient vivre à leur guise. Ils trouvaient les habitants orgueilleux, pompeux, arrogants, hautain... Les dieux, peu doués pour la sanction, n'avait ni l'idée ni la force de l'imposer aux habitants.

 

C'est à ce moment là qu'une déesse parmi les dieux, celle de la sagesse, avait eut une idée choquante; et si le seigneur des enfers venait répandre la souffrance sur Scenprin ? Celà provoquerait un électrochoc à l'encontre de leur laisser-aller. La seule limite que le seigneur doit respecter, c'est d'épargner le + d'habitants possible, afin de voir s'ils ont la force et la volonté de reconstruire, se reconstruire, et surtout travailler à ne pas se relâcher sur leurs gros défauts.

 

Un des dieux, celui du feu, reconnu l'intérêt de ce plan. Il continua le plan de la déesse en ajoutant qu'il faudrait laisser du temps, pour voir si Scenprin faisait des progrès, par rapport à la perfection sur laquelle la ville s'était engagée par son serment aux dieux, et si jamais la ville, malgré les souffrances infligées, avaient repris sa torpeur comme sa suffisance la + arrogante, les dieux cesseraient définitivement de répondre aux offrandes comme aux prières. Ainsi, au cas où le seigneur des enfers, s'il repasse, ou s'il y a une gigantesque attaque de bandits, les dieux ne seraient pas tenu d'accorder la moindre bénédiction aux gardes comme aux habitants s'ils devaient survivre à une attaque, aux maladies, et autres catastrophes naturelles, humaines et magiques. Et le désert progresserait pour anéantir la ville.

 

La grande majorité des dieux appréciait le fonctionnement du rappel au respect de ses enseignements.

 

Un des rares dieux les + cléments, la déesse des causes perdues, estimait qu'il fallait peut-être suggérer chez les habitants d'assumer leur vie sans l'aide des dieux, et que les habitants déclarent qu'ils abandonnent l'adoration religieuse pour implorer leur sauvetage. De cette façon, Scenprin n'aurait qu'à retirer l'adoration religieuse de leur Constitution. En cas de catastrophes, ils assumeraient et les supporteraient seuls les catastrophes sans implorer les dieux, et les dieux n'auraient plus la corvée de sanctionner les habitants comme ils n'auraient plus à les aider. Une paix silencieuse dans laquelle les dieux n'en veulent pas aux mortels, et les mortels n'en voudraient pas aux dieux.

 

La majorité des dieux déclaraient qu'il faudrait éviter cette suggestion, laquelle devait être à l'initiative éventuelle des mortels, et qu'ils ne souhaitent pas les abandonner à leur sort. Du moins, pas encore. Les mesures ont été adoptées.

 

Dès lors, le seigneur des enfers auquel je ressemble, mon père donc, avait accepté de commettre multiples souffrances à Scenprin, pour la tester. Il n'arrêta son massacre que par respect pour le courage d'un voyageur qui s'était opposé à lui.

 

Scenprin était la ville de la peur. Elle avait prêtée serment pour la protection et la bénédiction en échange du respect des rites, mais aussi d'un comportement idéal, vertueux à adopter. L'échec multiples sur le comportement vertueux à avoir était la raison de la colère des dieux.

 

Depuis ce jour, les habitants craignent qu'un nouveau test ait lieu, et qu'ils échouent encore. Ils espèrent tous les jour que le test n'aurait jamais lieu, surtout s'ils sont suffisamment exemplaires pour les dieux, et peut-être + encore. Mon arrivée était perçue comme un test, et la nouvelle de mon comportement positif s'était vite répandue comme une trainée de poudre.

 

A la fin de la discussion avec le client de l'hôtel conclue par un "A plus tard", j'avais constaté que j'étais accepté, et les autres personnes (peut-être toute la ville) étaient rassurées !

 

 

 

VIII : Le père, le fils... et ma mère

 

J'avais bien mangé puis bien dormi. Durant mon sommeil, mon père m'avait contacté. Un rêve ne dure que quelques secondes, mais sur le plan psychologique, il dure des heures. Je discutais avec lui. (Pour rappel, mon père est bien vivant. Je rêve de lui parce qu'il me contacte en rêve. Il est pas mort, hein !)

 

Je discutais intensément avec mon père. Selon moi, je ne me sentais pas capable de causer du tort aux habitants de Scenprin, par connaissance des malheurs qui se sont abbatus sur elle. J'avais apprivoisé la part d'ombre de moi-même. Je suis capable de faire énormément de mal, mais me sentais moins capable de l'infliger à n'importe qui.

 

Aux enfers, je faisais subir et subissais des atrocités et des violences par jeux, comme si ça me paraissait naturel, et + d'une fois, j'ai vu mon père battre des domestiques, parce que le repas n'était pas assez vite servi, voire tuer des avocats parce qu'ils ont dit bonjour sans faire un large sourire. J'ai même connu la mort puis la résurrection.

 

Durant la conversation, mon père m'a parlé d'une légende. Elle raconte qu'une jeune femme, dans une contrée lointaine, aurait réussi à tuer un seigneur des enfers, et que dans ses derniers instants de vie, ce dernier a eu le temps de dire que sa charge, celle de seigneurs des enfers, ne peut pas disparaitre, et qu'à sa mort, l'ex-seigneur des enfers mourrant et déchu transmet automatiquement sa charge au vainqueur, sans aucune fuite possible. Le nouveau seigneur, et en la circonstance la nouvelle dame, devint la Dame des Enfers. La faiblesse humaine s'apprivoise plutôt que de se vaincre. Mais la Dame des Enfers, anciennement une mortelle, le compris brièvement beaucoup trop tard. Son père adoptif tenta de la contacter. Il réussit même à la retrouver, mais quand il lui parla, la Dame des Enfers, après être devenue ce qu'elle est, a perdu la mémoire de ce qui est sa proche.

 

Mon père m'a alors avoué qu'il était devenu seigneur des enfers en ayant, chose particulièrement rare, tuer le précédent seigneur des enfers. Il était devenu lui, et quant au seigneur des enfers déchu, il connu enfin la mort tout en se gaussant de la charge que mon père hériterait.

 

Ce n'est pas si mal, seigneur des enfers. On ne manque jamais de chauffage. Il arrive même de recueillir des sans-abris en hiver, mais à la condition de vénérer les enfers, ou de crever dans la neige. On peut même prêter de l'argent à des taux d'intérêt atteignant 1000%

 

L'armée d'avocats (il y en a 1000, et sauf décès naturel, les candidatures sont quasiment toujours rejetés) est capable de dédouanner un dictateur en trouvant le petit détail juridique de merde qui va innocenter le tueur, enfin presque... Innocenter n'est pas le bon mot... Enfin bref, l'impunité quoi...

 

Mon père trouvait normal que je puisse avoir de la compassion pour les humanoïdes (être bipèdes de chair désignant tout à la fois les elfes, les humains, les orcs, les demi-orcs, les demi-elfs, les nains...)

 

Il m'a même dit que la gentillesse pouvait être une difficulté, une erreur, une faiblesse. Un chef gentil peut ne jamais obtenir qu'un objectif soit atteint auprès de son personnel. La générosité pouvait engendrer la paresse de tout obtenir facilement. Les meilleures choses ont leur part de pire quand on ne les domestique pas.

 

+ rares encore sont les tortionnaires qui ont "progressé". Loin de se dédouanner du passé qu'ils regrettent, rares sont les tortionnaires qui se décident enfin abandonnent leur mode de vie. Ils pensent aux vies qu'ils ont gâchés, y compris la leur. + rares encore sont ceux qui vont avouer leurs crimes, pour enfin solder les comptes odieux, avec la condition absolue de ne plus *jamais* recommencer.

 

Les éternels tortionnaires ne font jamais de tels serments envers eux-mêmes, car de leur part, ce serait hypocrite, et ils manqueraient à leur parole dès que l'occasion se présente. Et quant aux tortionnaires qui ont engendrés bien des douleurs, celle de parjurer une promesse sincère et necéssaire inflige sa propre douleur. Celle de la honte, et de ne pas être à la hauteur du changement perçu comme obligatoire. L'idéalisme, cependant sérieux et légitime, de n'avoir jamais commencé ne peut jamais être accompli dans ces conditions.

 

En tant que demi-diable, j'ai un aperçu bien spécial sur les nombreux aspects de la nature humaine. La conversation avec mon père était très riche.

 

Ma mère, Dalame Octavius, puisque papa a bien voulu me la passer et qu'elle ne "dormait" pas, a prit le relais dans mon rêve. Elle se faisait moins grave. Elle m'a transmis des ruses pour l'escroquerie et le vol. Qui sait, même si c'est pas spécialité, peut-être que ça pourrait servir. Elle m'a dit que si je devais tricher pour réussir, alors c'est la meilleure solution ! Si un type a perdu son porte-monnaie, il est à moi ! Si quelqu'un a laissé les portières de la voiture ouverte avec les clés dessus, c'est que le propriétaire voulait qu'elle soit à moi ! L'essentiel est de prendre de ce qu'on veut, sans toutefois rencontrer ni être reconnu par le propriétaire... Je rigolais beaucoup ma mère. Quelle chipie elle peut être, dès fois !

 

Je lui ais parlé de ma soirée. Ma mère m'a conforté dans l'idée que j'ai bien raison de traiter les gens avec considération, surtout quand ça en vaut la peine. J'aimais beaucoup parlé avec mes parents. Mes soeurs et mes frères moins; chaque fois qu'ils s'y mettaient, ils me volaient l'attention qui me revient de droit, les saligauds ! Malgré ça, j'ai demandé à mes parents de bien vouloir les saluer pour moi. Je leur dois bien ça pour mes cadeaux de départ... Peut-être fêtaient-ils mon départ... Bref.

 

 

 

IX : Liberté religieuse ou laïcité ?

 

Le lendemain matin, j'ai déjeuné, j'ai regardé la télé, j'ai été sur internet, j'ai mis une vidéo en ligne... Et avant de devenir no-life, je me suis dis que je devais visiter la ville pour me repérer, voir ce qu'il y a de bien à faire, à regarder... Et pourquoi pas ramener de la compagnie.

 

D'après ce que j'ai vu, le débat public s'interrogeait de la crainte des pouvoirs des dieux et la discipline parfois jugée comme pesante qu'ils demandent. Sur cet aspect, 2 factions se discutent sur la suite des évènements afin que la colère des dieux ne se reproduisent jamais :

 

- La faction polythéiste estimait qu'il valait mieux continuer la loyauté envers les dieux, et mettre un coup de collier sur les mauvaises habitudes du comportement des habitants de Scenprin. La société à croyances religieuses multiples était une source de dynamisme, et que le polythéisme favorisait la tolérance. La faction polythéiste voulait continuer de défendre Scenprin, la ville aux divinités multiples, car c'est grâce aux dieux si Scenprin existe encore, franchissant de nombreux obstacles grâce aux bénédictions pour diverses raisons : meilleures récoltes, victoire sur l'ennemi, prospérité...

 

- La faction laïc. Loin d'interdire la croyance en un ou plusieurs dieux, cette dernière ne les rejette pas, mais elle estiment que les dieux et mortels doivent chacun vivre leur vie sans chercher à s'influencer ou à se substituer entre eux. Aucun dieu ne devient ni n'agit comme un mortel, et aucun mortel ne devient ni n'agit comme un dieu. La faction laïc estime que les dieux ne doivent plus influencer la vie publique, et que la vie publique ne doit plus dépendre des dieux, pourvu cependant qu'elle soit prête à faire sans.

 

Sur ce sujet délicat, les 2 factions s'entendent sur un point; interdiction à une religion de dire qu'il n'y a qu'un dieu unique, et qu'il n'y a que le sien qui soit légitime. Un tel discours promeut la haine, l'exclusion, l'intégrisme religieux, le prosélytisme, le sectarisme, choses que ni la faction polythéiste ni la faction laïc ne toléreront, quelque soit les futurs changements dans la société de Scenprin. La coexistence est une des choses qui permet à cette ville de vivre, et elle ne laissera aucune intolérance la détruire.

 

 

 

X : Tensions

 

Après avoir fouillé un peu, j'ai réussis à me trouver une petite occupation comme "chauffeur". Pas conducteur, mais chauffeur de four à pain pour une boulangerie; sur tout le fric qu'elle dépense pour le bois, elle va pouvoir enfin en garder la moitié, tandis que l'autre moitié me reviendra. En cas de départ, il auront toujours le bois de réserve. J'ai été aussi en même temps chauffeur pour bains publics, notamment pour ce qui est eau chaude et sauna. J'étais tellement utile ^__^

 

Je me faisais à la fois de l'argent et de l'entrainement, car en lançant des sortilèges, je m'entraine à augmenter ma réserve de magie comme ma puissance. Ca revenait à faire de l'exercice.

 

Progressivement, je faisais partie du décor. J'avais fini par tout visiter de la ville. J'aurais pu m'en lasser, je me suis abstenu de partir. Pas pour m'y établir, mais parce que j'angoissais pour les gens avec qui j'ai fini par m'attacher. Je craignais qu'ils basculeraient. Que quelque chose de grave leur arriverait. J'avais trop peur de les abandonner.

 

Le temps avait finit par me donner raison. D'après les nouvelles, au nord, un Etat dangereux avait finit par émerger. Les observateurs disait qu'un intégrisme les menaçait. Ce pays se nommait, d'après les intégristes, Iastipès, territoire formé en raison des intimidations, de l'intégrisme et de la force des armes ô combien cruel venant de leur part, ainsi que des passivités toujours complices des Etats qui, peu importe le régime, le personnel en science politique et en espionnage, n'ont jamais sérieusement agit contre cet intégrisme rampant, ou ne l'ont fait que trop tardivement.

 

Iastipès devenait un danger pour Scenprin. Scenprin avait du mal pendant longtemps à se remettre de la sanction des dieux, et à présent, ce sont des mortels, qu'ils soient des prétentieux ou des ultra-utopistes frustrés, qui joueraient à imiter les dieux.

 

Scenprin était en effervescence. Certains pensaient peut-être symboliquement que c'était un nouveau test des dieux, mais que cette fois, ils sont davantage prêt à agir comme il se doit. Les dieux se voyaient implorer d'apporter la bénédiction pour les vaincre, et peut-être conquérir le danger de Iastipès, puis de l'anéantir.

 

Les discussions allaient bon train. La plupart des gens estimait qu'en tant qu'intégristes, Iastipès, territoire illégitime, devait être anéanti, et les intégristes tous tués, car, estimait cette partie de l'opinion publique, un intégriste ne guérit pas, et ne vit que pour tuer. Une guerre serait necéssaire, car la solution pacifique a trop attendu pour être utile et intéressante, le temps ayant été trop gâché en réflexion et en passivité. Pour ce faire, il faudrait réunir un maximum de personnel et d'alliances internationales solides.

 

Une partie des mages estimait que si Iastipès constituait un danger, il faudrait une puissance de magie et de connaissances extraordinaire pour lui infliger une prison extra-ordinaire; le changement de phase. Le faux-pays serait détectable, et les gens qui s'y trouvent encore en vie, mais en étant à la fois invisible et hors-phase, Iastipès ne pourrait nuire à personne. Par la suite, les gens seraient mentalement sondés puis exfiltrés (s'il s'agit bien d'innocents) par téléportation en dehors de la zone hors-phase. Les autres qui ont déjà prouvé qu'ils sont un danger resterait définitivement dans leur prison.

 

Quand au gouvernement de Scenprin, il disait "réfléchir" à la situation, ce qu'il faut comprendre par "le gouvernement n'en a rien à cirer". Adopter une solution mal faite pour bâcler, ou "réfléchir" pour ne rien faire, le gouvernement de Scenprin n'en foutait pas une envers la menace de Iastipès.

 

 

 

XI : A mon commandement

 

De mon côté, j'avais ma petite idée. En ne promettant rien à personne, et en emportant avec moi des potions de magie, j'avais convoqué ma monture magique loin de la ville avant l'enfourcher, puis de cavaler jusqu'au royaume des enfers, au milieu du Grand Désert. Mais avant même que je ne cavale, le monde faisait un flash aveuglant, puis devenait noir comme le vide, avant un nouveau flash aveuglant. Le paysage avait changé. J'étais déjà revenu aux enfers sans que les jours passent. Sous mes pieds se trouvaient le feu. Mon père m'avait téléporté.

 

J'étais à son palais. Devant moi se trouvait 3 marches et 2 trônes sur lesquels se trouvaient mes parents, assis. De chaque côté des trônes se trouvaient également répartis la fratrie. Dans la salle du trône étaient répartis courtisans, majordomes, et peuple réunis dans la mesure du possible.

 

"Approche, mon fils", me dit ma mère. "Ton père a une proposition que je trouve séduisante, mais avant d'agir, nous tenons à connaitre ton opinion, car tu es quelqu'un de + concerné que nous".

 

"Balthazar", dit mon père. "Etant des parents hésitants à te perdre, et une seule fois m'a suffit, quelque chose me dit que tu trouves qu'il faut protéger les meilleures choses. Tu semble apprécier la ville que j'ai déjà conquis puis épargné. Dis-moi ton souhait, et je l'exaucerais. N'oublies pas d'être précis. Je te l'indique, parce qu'étant mon fils, il est normal que je sois honnête avec toi. J'ai assez parlé. Exprimes-toi".

 

Invoquant toute ma force de conviction, j'ai fais le discours qui est le suivant :

 

"Astimus, mon père. Scenprin, ton fief si j'ose l'indiquer ainsi, s'est attaché à moi et je me suis attaché à lui. J'ai entendu parler de sa douleur passée à cause des dieux qui t'ont mandaté pour agir en leur nom. Je pense qu'ils ont progressé. Sans doute ont-ils toujours des faiblesses, mais quand ils m'ont vu, et même cru que j'étais toi, ils m'ont accueillis avec une amabilité telle qu'on ne peut pas feindre, même si j'ai tendance à soupçonner la peur.

 

J'estime qu'ils ont apprivoisé leur peur. Ils ont fait de grandes choses. Ils se parlent. Ils réfléchissent. Ils sont actifs. Rien à voir avec les assoupis sur eux-mêmes qu'ils étaient avant que les dieux ne les punissent.

 

Je me permets de te le demander, père. Amène ta puissante armée, encercle Iastipès. Que ton armée se referme progressivement pour tuer les intégristes, mais épargner ceux qui ne les soutiennent pas du tout. Tu pourrais faire sortir un habitant innocent d'un côté, et de l'autre, tu le remplacerait par un des nôtres déguisé pour mieux tromper l'ennemi, donc le tuer sans qu'il se méfie. Tu as le pouvoir de voir la vilainie mieux que moi. L'ironie de la situation, c'est que je demande à l'armée des enfers d'aller tuer ceux qui veulent faire règner l'enfer sur terre. Que cette ironie devienne justice", avais-je conclus en ces termes.

 

Mon père prit à son tour la parole. "Tu m'as convaincu, mon fils. C'est à l'enfer de se nourrir de la peur et de la douleur, non aux mortels de le faire. Je chasserai les usurpateurs et les bourreaux. Mes généraux ont entendu ton discours, et ils en feront un ordre pour passer à l'attaque. Sois en paix car tes ennemis n'ont aucune chance vaincre même le diablotin le + faible de mon armée. Ta sensibilité me rappelle que j'ai été un humain, et je le respecterai."

 

Pleurant à chaudes larmes, je m'étais agenouillé. "Merci, père, merci ! Tu es un parent vraiment merveilleux. Avec l'ampleur du service que je t'ai rendu, tu me demanderas sans doute quelque chose".

 

Astimus tenta de parler avec une retenue qui n'empêcha pas ses larmes de couler. "Tu es vraiment un bon fils. Ta mère a vraiment bien fait de me responsabiliser et je suis très heureux de m'être investit."

 

"Mon mari, tu es une vrai madeleine", disait Dalame, ma mère. Elle pleurait aussi. Les enfers ont une connaissance si grande de la douleur que même les larmes en faisaient partie.

 

Mon 2ème petit frère proclamait : "C'est nos ennemis qui doivent pleurer, pas nous ! Qu'ils sentent la tristesse la + amère comme le prix à payer de répandre la douleur !".

 

Mon père essuya ses larmes à la main, puis dit avec fièrté : "Oui ! Causer de la tristesse à mon fils me met dans une immense colère ! Il n'est pas trop tard pour règler leur compte, et quand ils mourront, ils deviendront mes esclaves ! Je me prépare, et je me mets en route".

 

Mon père se tourna vers moi et me donna une boule de cristal d'une main et leva une main ouverte qui commençait à luire : "Quant à toi, mon fils, ta mère m'aidera à voir le désert et y créera un feu magique artificiel et je te téléporterai milieu du désert pour t'y téléporter. Prends cette boule de verre, car je ne veux pas que tu manques le spectacle, tandis que je ne tiens pas à ce que tu sois sur les lieux."

 

Je pris la boule, la tenais entre mes mains, rassuré que le destin puisse être meilleur. Je sentais les esprits de tous le monde dans la salle du trône, et je fermais les yeux. Je l'ai fais à la fois pour ne pas avoir le vertige de la téléportation, mais aussi pour mieux sentir les sentiements de tous le monde.

 

J'ai senti des changements de température. D'abord tiède, puis assez froides, puis chaude. Chaude comme le désert où j'étais téléporté, pas très loin de la ville pour y revenir, mais suffisamment loin des regards indiscrets. Je ne tenais pas spécialement à rappeler aux habitants que je suis un demi-diable.

 

 

 

XII : Oracle

 

Je revenais en ville, cachant la boule de cristal. La ville semblait dégager des ondes négatives. Tous le monde pensait à l'échec, sauf moi. Scenprin pensait y passer, j'avais la preuve solide du contraire.

 

J'avais envie de jouer les prédicateurs positifs. De dire que tout ira pour le mieux. Mais 4 réactions négatives possibles que j'avais envisagés m'ont convaincu de ne rien faire pour ces raisons :

 

- Je passe pour un naïf ignorant qui ne veut pas comprendre ce qui se passe.

 

- Je passe pour un intégriste envoyé pour patiemment manipuler la volonté des habitants de Scenprin sans recourir à la violence.

 

- Je suis quelqu'un qui fait bonne figure pour que les gens ne baissent pas les bras, mais même s'il y avait une politesse des habitants, c'est la méfiance et la circonspection qui règneront dans les esprits.

 

- Les gens oublient la peur. Ils oublient qu'elle donne conscience de ce qu'il y a craindre de perdre. Ils oublient d'agir et de prendre des décisions necéssaire, peut-être difficiles. Ce serait casser le travail de mon père quand il a conquis Scenprin, et ses habitants redeviendraient la cible de la colère ou de l'abandon des dieux.

 

Alors, j'ai joué la comédie. Tantôt je disais qu'on y passerait, tantôt je disais que je préparais mes affaires pour fuir, ou encore mentais-je aussi en disant qu'il valait mieux se cacher. Du moment que je ne jouais pas au devin, j'étais sûr de ne pas entraver le travail de mon père, ni de détruire les progrès contre les faiblesses des habitants de Scenprin.

 

Mes paroles était inquiétantes tandis que mon esprit était pourtant parfaitement serein. Je me suis alors installé à l'auberge. Mes fenêtres étaient barricadées à l'intérieur et à l'extérieur. Voilà qui est idéal, car je pouvais dans ce cas regarder ma boule de cristal sans être dérangé, et voir ce qui se passait sur le champ de bataille. J'aurais dû inviter du monde et faire payer les entrées... Oh, tant pis.

 

Je voyais tous ce qui se passait. La stupeur des observateurs étaient délicieuse. Ils hésitaient entre la joie, la circonspection et la peur. Est-ce une alliance internationale qui s'est décidée à agir ? Mais pourquoi ont-ils cette apparence étrange ? Cette si puissante armée d'individus comme sortie des enfers, si elle réussissait à écraser Iastipès, allait-elle à son tour devenir une menace, et réclamer un tribut régulier ou devenir maitre de Scenprin, et des autres villes directement menacées.

 

L'armée des enfers de mon père se massait autour de Iastipès. Même le ciel n'offrirait aucune possibilité de contre-attaquer la conquête de ce faux pays qui ne vit que de la haine.

 

Des nouvelles recrues jusqu'aux puissants guerriers et grand sorciers d'élites en passant par les divers monstres gradés ou non, conjurés ou pas, l'armée de mon père était en nombre écrasant, ayant largement la possibilité de mater la moindre attaque des intégristes.

 

 

 

XIII : Issue prévisible

 

L'armée de mon père encerclait le faux pays. Silencieusement. Pour l'occasion, ma mère était également de la partie en même temps que mon père. Le couple d'amoureux qui va aller se battre, c'est trop romantique ! J'en peux plus ! Je me demande si c'est la première fois que je les vois aussi prévenant l'un envers l'autre. Maman avait offert une gigantesque masamune gravée à mon père, tandis que mon père avait offert un grand arc et des épées courtes à ma mère... Trop choux !

 

Un des "chefs" (c'était peut-être un sous fifre chargé de faire croire que c'est le chef, chose tout à fait possible) de Iastipès apparut. Il criait tout en souriant à l'armée de mon père : "Nous sommes vos frères. Finalement, nous avons les mêmes buts ! Vous cherchez à apporter la justice et nous vous révérons comme étant nos frères !"

 

Des ricanements se faisaient entendre dans l'armée de mon père. Comme pour moquer l'extrême-naïveté déçue ou la tentative ratée de manipulation de Iastipès. Les ricanements se sont ensuite arrêtés.

 

Mon père s'avança à son tour. Il éloigna ses mains le + possible de son corps, pour montrer qu'il ne se battrait pas, du moins pas tout de suite. Sa garde rapprochée ne fit rien; elle savait très bien ce que mon père.

 

Mon père dit alors à son tour : "Nous connaissons, voyons et apprenons tous des faiblesses et des bassesses humaines. Vous vous trompez, car nos actes ne sont pas toujours synonymes de justice. Cette opinion dépends du point de vue de chacun. Vous règnez par la douleur, par la souffrance, et ces pouvoirs de les déchainer, nous les reprendrons. Votre immense vanité vous rend aveugle par rapport au bonheur que vous prétendez parfois chercher. Nous vous tuerons, et vos morts ne seront qu'un faible répit par rapport à ce qui vous attends. Je goûterais à l'ironie d'affronter des tortionnaires, moi qui suit le seigneurs des enfers, capable d'infliger des souffrances !"

 

Le sifflement de plusieurs flèches se faisait entendre, et mon père en reçut une grande partie. La moitié de moi-même craignait que mon père décède, l'autre moitié prit le dessus en affirmant que mon père resterait vivant. Le seigneur des enfers ne peut être éventuellement tué que par quiconque étant non seulement particulièrement fort individuellement (notamment par la force physique), mais aussi qui a l'aspiration (même inconsciente) de devenir seigneur des enfers.

 

Mon père joua brièvement la comédie en tombant au sol. Les intégristes, en parfait vaniteux imbus de religion, criaient de joie, en pensant qu'ils deviendraient maitres du monde (ces hypocrites ne l'avouent jamais ouvertement et aiment trop leur discours d'utopie décevante pour l'admettre).

 

L'armée de mon père ne bougea pas. Ils n'ont pas reçu l'ordre d'attaquer. Ma mère ne bougea pas. Elle avait totale confiance en mon père. Il savait ce qu'il faisait. Les intégristes crurent sottement que ma mère était une traitresse passive, mais c'est bien mal la connaitre. Ces complets misogynes ignoraient qu'ils avaient un court répit, non une victoire.

 

Mon père se releva. Les intégristes déchantèrent très vite. Chaque flèche qui avait atteint mon père commençait à bruler à la base des blessures. Les flammes progressaient jusqu'à bruler les flèches, lesquelles tombèrent en poussière noire. Et quant à ses blessures et cicatrices, il n'y avait plus rien des 2. Comme si l'attaque de flèches n'avait jamais eu lieu.

 

Ma mère et mon mère joignèrent chacun une main, tandis que l'autre tenait une arme levée au ciel. L'armée toute entière fit de même. Mon père poussa un hurlement qui pouvait être entendus sur plusieurs centaines de kilomètres en même temps que les mots suivants étaient entendus de sa voix : "A l'attaaaaaque !!"

 

Les villes témoins de ces attaques étaient silencieuses, tandis qu'habitants et passants étaient terrés où ils pouvaient selon leur moyen.

 

Le combat dura 1 heure, mais mes instincts semblaient me dire que l'armée de mon père pouvait mettre beaucoup moins de temps. Peut-être pour jouer avec la patience des intégristes de Iastipès, et leur faire croire qu'ils avaient une chance de victoire. Un peu comme un chat jouant avec une souris plutôt que de la tuer tout de suite, afin qu'il y ait de l'amusement, puis de l'achèvement.

 

Mon père, et je suis bien privilégié qu'il ait respecté ma condition, ne s'était pas seulement contenté d'épargner les habitants dont l'absence d'intégrisme est sans faille. Certains des habitants avaient même été prit en otages avant d'être tué, mais ce fut que partie remise; mon père avait le pouvoir de ramener les non-intégristes à la vie par le sacrifice des âmes. Et puisque les intégristes comme ceux qui les plébiscitent ne manquaient pas, il fut facile de ramener les otages sans qu'il y ait de pertes humaines qui soient injustes.

 

Après 1 heure qui a vu les intégristes mourir de la main de l'armée de mon père, il ne restait plus rien plus rien de ces théocrates. L'armée de mon père débarassa les corps des intégristes, qu'ils soient tueur ou soutients verbaux. Un gigantesque passage s'ouvrit d'où d'immenses flammes étaient visibles. Mes parents, comme les armées et les trépassés y entraient.

 

 

 

XIV : Bilan et conséquences

 

Une défense internationale, laquelle ne met strictement jamais les pieds dans une bataille malgré qu'elle ait une organisation militaire, arriva après coup. Les habitants expliquèrent ce qui s'était passé et ce qu'ils avaient vu. Certains magiciens sondaient l'esprit des habitants, pour vérifier si c'était une fausse histoire liée à une terreur traumatisante ou la vérité. Les paroles des habitants correspondaient avec leurs esprits. C'était finalement les 2 à la fois. Un soutient psychologique et une aide à la reconstruction se mit en place, ainsi que la constitution de force indépendante.

 

Iastipès était composée de 4 morceaux de pays annexés. Furieux de cette annexion, et encore + furieux contre l'inanité de leur pays respectif à n'avoir rien fait ou trop peu pour les protéger comme réprimer les intégristes, chaque territoire annexé décida de faire sécession contre leur pays respectif, et de s'unir entre eux. Iastipès changea de nom, et s'appela Térélib. Terre de liberté en somme. Libre de l'intégrisme, mais aussi libre de la bêtise de ceux qui n'ont, en fin de compte, rien fait pour les aider.

 

Les 4 pays, d'où les territoires annexés sont originaires, préférèrent ne pas s'opposer à la sécession, et ont même accordé des aides financières temporaires le temps d'établir les moyens de leur propre souveraineté. S'ils l'avaient fait, ils risqueraient d'être assignés en justice à un tribunal international pour non-assistance à personnes en danger, et de payer de grosses sommes à vie pour les habitants comme à leurs institutions.

 

Mon père avait finalement prit la responsabilité de la guerre que personne d'autres ne voulaient infliger. Libre à eux de ne pas aimer cette option. Toutefois, s'agissant de trouver des options moins violentes, il faut dire que les Etats se sont largement tournés les pouces. Et qu'en fin de compte mon père, et indirectement moi, leur avons rendus service. Nous avons pris les responsabilités que les Etats étaient censés prendre au lieu d'être dilettantes.

 

La boule de cristal qui m'avait été remis semblait devenir + légère. Elle devenait moins visible. Elle semblait briller d'une lumière blanche pâle avant de devenir de la fumée, laquelle disparaissait à son tour. Elle avait accomplis son travail. Et quant à moi, j'avais beaucoup appris.

 

J'avais appris la lourdeur de l'usage de la violence. Même pour un but louable et bien justifié, même quand il s'agit d'un monstre, ôter une vie est une chose qui ne se fait pas à la légère.

 

 

 

XV : Je reste qui je suis, peu importe les changements

 

Cette dureté aurait pu faire de moi quelqu'un de négatif ou simplement apathique. Il n'en a rien été de tel. Je suis conscient du privilège que j'ai eu à pouvoir influencer le comportement de mon père. J'ai même appris à savoir me taire si c'est préférable. Si jamais je disais que le faux-pays intégriste a perdu grâce à moi, on penserait que je fais de l'humour égocentrique ou que je cherche à m'attribuer des mérites. Je ne pense pas qu'une solution pacifique aurait été faisable. Les Etats ont été beaucoup trop passifs pour qu'une issue peu voire non violente puisse être possible.

 

Puis, il y a les gens qui ont été épargnés. Eux sont sauvés. Et finalement, j'ai apprécié la sévérité de mon père. Les enfers ont agit, eux. Et j'ai brièvement été le seigneur des enfers, en quelque sorte !

 

Un peu sonné, Térélib et ses environs ont ensuite été encore surpris d'un massacre récent qui n'a toutefois emporté que ceux qui faisaient règner la terreur.

 

Scenprin a fait un geste en tendant la main à Térélib, invitant ses habitants à des moments de fêtes, d'échanges de loisirs et touristiques. Passer à autre chose compte, et penser au meilleur de l'avenir + encore. Térélib était inspiré par Scenprin : elle aussi avait connu l'attaque du seigneur des enfers, même si ici, c'était les habitants qui étaient responsables.

 

Les 2 villes, notamment grâce à leurs habitants respectifs, ainsi que bien d'autres partenaires, devinrent rapidement amis. Les anciens pays qui avait laissé tombé Térélib connurent une imposition douanière onéreuse en vue de les pénaliser davantage jusqu'à nouvel ordre, ne pouvant jamais espérer mieux que des relations très neutres, si ce n'est indifférentes.

 

Moi, de mon côté, j'étais resté étudier la situation. Parler avec les gens. Me renseigner. Echanger. J'étais rassuré parce que la vie à Scenprin mais aussi à Térélib étaient en voie d'amélioration.

 

Et dès lors, je repris mon voyage. Cette fois à l'Ouest. J'avais entendu parler de la neige. Je n'ai jamais vu ce que c'est. Et dès lors, je marchais. Je franchissais l'herbe verte des plaines. Les forêts. Les collines. En montagne où je découvrais et contemplait la neige, j'ai rencontré un peuple de gens de petites tailles à Assiam. Aimables et conviviaux comme tout. Des halfelins.

 

Ayant passé quelques jours avec un peuple attachant, ils finirent par avouer des craintes. La nature autour d'eux connait de l'expansion sans limite d'une mégapole congestionnée : Uerief. Les halfelins ne sont pas opposés à la civilisation. Mais la grande ville d'Uerief connait d'une urbanisation abusive. Les terres sont déboisées au fur et à mesure. Le ciel est d'une couleur inquiétante. L'air y est tellement différent. Trop. Uerief faisait tout son possible pour exploiter et épuiser les sols et les sous-sols... Uerief est cupide.

 

Les halfelins d'Assiam, et pas seulement eux, souhtaitaient que la ville change ses habitudes. Assez nombreux étaient les habitants qui estimaient qu'il faudrait rattacher leur ville moitié urbaine, moitié campagne, et qu'il faudrait s'y faire à l'ultra-urbanisation de Uerief. Très rares étaient les habitants qui estimaient que telle une gangrène, il fallait tout faire pour empêcher Uerief de progresser. + rare encore était ceux qui estimaient que la ville devait disparaitre.

 

La (trop) grande ville était située sur une haute colline, notamment le palais de la ville, où est situé le siège de l'autorité publique. Loin au nord-ouest, à + de 600 km, où la forêt délimite encore ce que Uerief n'a pas détruit.

 

C'était donc décidé. Par reconnaissance envers l'amabilité du peuple d'Assiam, j'irais à Uerief, voir s'il y a une solution. Reprenant mon voyage à cheval, je descendait une nouvelle fois la montagne pour franchir plusieurs paysages, m'arrêtant quelque fois à certains villages ou relais isolés. Les malheureux palfreniers ne pouvaient jamais me vendre un cheval : le mien étant enchanté, ne s'épuise pas, du moins pas de la même façon qu'un cheval normal.

 

A près de 200 km, je m'étais arrêté à un hameau, simplement appelé Nouvelle Vie. Peut-être étais-ce une implantation récente pour de la tranquilité, ou de riches personnes déguisées fuyant les impôts. A une des 2 tavernes, j'entendais des récit étrange. Celà concernait le "nuage de forêt", disaient les récits, appellé comme telle pour montrer la forme de la forêt en cercle irrégulier, inexact, comme un nuage.

 

Les habitants du hameau avaient entendus dire que la plupart des gens qui passaient par la forêt disparaissaient. Pas tous, certains d'entre eux. Une incertitude pesait quant à savoir s'il s'agit d'un dangereux magicien lunatique ou de la présence intermittente de brigands qui choisissent leur proie. On me conseilla de contourner la forêt si je ne suis pas pressé, pour + de sécurité. Je ne suis pas pressé, mais ce conseil étant vain, je décidais de quand même passer par la forêt.

 

Je n'angoissais pas. La forêt était épaisse, et laissait mal passer la lumière. C'est comme si cette forêt pouvait être une maison en plein air. Un gros chêne très épais était présent. 2 guirlandes se croisaient autour de l'écorce de l'arbre; une guirlande de menthe, et une guirlande d'orchidées bleus décoraient bellement l'arbre. Je m'étais laissé enivrer de la poésie des lieux, puis me suis reposé au pied de l'arbre.

 

 

 

XVI : Votre mission, si vous l'acceptez

 

En rouvrant mes yeux, j'ai réalisé tardivement qu'il y avait 15 kairns en tout. Sans être spécialement taillées pour, les pierres étaient attentivement disposées pour permettre de s'asseoir. 14 personnes étaient assises, comme si elles attendaient patiemment mon réveil. Toutes ces personnes étaient habillées de robes magiques, nuancée, chacune portant des habits bien précis.

 

L'une de ces personnes à la voie agréable commença à parler. "Enfin tu es là, druide de lave. Tu as beaucoup prit ton temps, avant de revenir, et ton voyage t'a beaucoup changé". "Attendez, je suis mage du...", avais-je répondu. La personne, que je perçevais comme étant la chef, m'avait coupé la parole : "Nous avons détecté ton affinité. Tu es un druide de lave bien farceur. Mais maintenant, écoutes-nous. Une urbanisation intensive commence à menacer le monde. Les terres deviendront des ruines. Nous voulons, toi que personne ne connait, que tu ailles dans Uerief, que tu trouves des renseignements susceptibles de nous aider à renverser la situation. Que ce soit paisiblement, par la violence, ou peut-être par l'emprisonnement, l'inaction n'est certainement pas une option.

 

Va à Uerief, trouves la guilde des guerriers. En entrant dans la ville, tu prendra la fausse identité que nous te donnerons, ainsi que ce courrier et mon sceau. Montres-les à la guilde des guerriers quand tu la trouveras, et parles leurs de notre discussion pour qu'un plan d'action soit échaffaudé. Peut-être avons nous 1, 2 ou 3 mois, mais le + tôt est toujours le mieux. Un délai incite à l'activité.

 

Ce projet nous tiens à coeur, et les esprits des éléments ne nous pardonnerons pas de ne rien faire. As-tu des questions ?"

 

Un peu secoué de tant de renseignements d'un coup, j'ai continué la conversation : "Oui. Qui être-vous ? Et pourquoi me faites-vous confiance ? Puis-je avoir un thé à la menthe ?"

 

La chef répondit : "Nous sommes l'ordre druidique de la reconstruction. Grâce à toi, nous sommes tous les 15 au rendez-vous. Les espèces de chair, dont la volonté de domination est prouvée, doivent être stoppés. Je fais moi-même plusieurs fois ce rêve où je me trouve dans le futur sans y vivre. Je voyais la terre poussiéreuse comme si j'étais une morte triste et décédée depuis longtemps".

 

Les espèces vivantes, notamment humaines, font preuve d'une avidité sans limite. Malgré toutes nos tentatives amicales ou du moins diplomates, les humains, volontairement ou pas, ont accumulés les promesses non tenues sur nos demandes de respect, voire d'amélioration de la santé de la nature. Ils stérilisent les terres qu'ils disent "préserver", ils ne font rien pour diminuer la pollution.

 

Ils ne font rien pour que leur mode de vie se fasse en cohabitation, voire en harmonie avec la nature. Toi, le + puissant d'entre-nous de par les élémentaires auxquels tu es rattaché, tu auras l'occasion de jouer un rôle car tes moyens d'actions sont immenses. Le fait que tu sois nouveau et inconnu à Uerief nous sera utile."

 

Un liquide transparent à l'odeur de menthe commençait à apparaitre comme s'il émergeait d'un vortex. Devant moi, le liquide semblait être versé dans une tasse invisible : le liquide prenait la forme d'une tasse, y compris sur la petite poignée pour l'index. J'étais surpris.

 

La chef expliqua : "Nous générons nous-même la matière autant que necéssaire, et ne tirons nullement la magie de l'environnement comme le font les mages dits "profanateurs". Consommes ta tasse de thé. Quand tu l'auras fini, elle disparaitra automatiquement."

 

J'ai continué la conversation en disant : "Merci, c'est vraiment très pratique ! Faudrait que j'apprenne vos tours ! Vous savez faire autre chose dans le genre ?"

 

La chef continua avec patience : "Tu es enchanté par nos démonstrations, bien que nous ne soyons pas là pour te distraire. Je perçois chez toi quelque chose de sincère. A présent, reposes-toi, mais n'abuses pas de notre patience. Tu partiras quand tu seras prêt."

 

Mon cerveau semblait avoir connaitre un calme intense. J'entendais le souffle du vent, et un frisson semblait parcourir mon cerveau. Je me sentais intensément bien et irrésistiblement attiré par le sommeil. Malgré tout me efforts pour rester éveillé, j'avais fini par m'endormir en présence des druides.

 

A mon réveil, les druides avaient disparu. Il y avait un magnifique coucher de soleil, et la lumière était encore présente. Je me servais alors de mon cheval des enfers pour me hâter vers les portes de la ville de Uerief. Les gardes firent quelques contrôles de sécurité, puis, sur un ton rassurant, me dirent que j'arrive bien tard pour rentrer, mais que j'avais de la chance qu'il soit encore temps de venir.

 

 

 

XVII : Au boulot

 

Comme à Csenprin, je me mis à réserver une chambre cependant sous le faux-nom qui m'avait été prêté, Nostag Cartor. En 5 étoiles. D'abord parce que j'adore le confort tout compris, et ensuite parce que les espions, s'ils doivent dormir ici pour m'espionner, font payer les frais à leurs employeurs, lesquels changent très souvent d'avis. Cette discrète dissuasion financière me plaisait.

 

J'ai décidé une fois encore de visiter les lieux et faire autant la fête que possible. Je m'amusais. Je suis ensuite rentré chez moi avant que l'alcool ne m'incite à dormir sur le pavé.

 

Le lendemain matin, l'accueil me disait un truc bizarre : "Mr. Cartor ? Une lettre pour vous". Je fronçais les sourcils 2 secondes, puis détendait mon front; j'étais en effet "Nostag Cartor", ce qui m'étais brièvement sorti de la tête. L'accueil s'inquiétait que je ne me sois pas reconnu tout de suite, mais l'odeur de l'alcool qui émanait de moi me servait d'excuse pour que la suspicion du personnel n'aille pas + loin.

 

Je remontais alors dans ma chambre, puis appelai le service de chambre; je voulais être servi comme un prince, ce que je suis d'ailleurs ^_^

 

Au balcon avec un café, il y avait une inscription sur l'enveloppe : "Ne lisez pas le courrier à l'extérieur." Soucieux, j'ai fais ce qui m'a été demandé. Après avoir douté de mon acuité visuelle, j'avais enfin déduit que l'enveloppe avait changé d'inscription : "Merci. Vous pouvez maintenant lire le courrier."

 

Je dépliais la missive, puis me mis à la lire, cette fois en tenant une biscotte beurrée dans l'autre main pour tremper dans le bol de chocolat en poudre dans du lait chaud. L'encre utilisée sur le courrier était rouge.

 

"Bordel, qu'est-ce que vous foutez !? Vous étiez obligé d'habiter quelque chose de select ?? On peut dire que vous prenez votre temps quand il s'agit de commencer les opérations. Mais bon... Il parait que vous êtes un puissant druide de lave".

 

(Ils ont pas intégré que je suis pyro-mage ! En + d'être enrôlé de force, ils ne me respectent pas... Bon... Je reprends la lecture)

 

La lettre continuais de la manière suivante : "Je vois que vous avez établi une carte partielle des lieux en visitant un peu la ville. L'idéal serait que vous la connaissiez au maximum. Nous ne pouvons pas tout faire, parce que nous avons peur de manquer de discrétion, voire de faire un truc de rien du tout qui pourrait nous trahir. Cherchez un maximum d'informations. Vous nous rencontrerez après.

 

La guilde des guerriers".

 

J'ai alors décidé de poser mon courrier sur la table basse, puis décidais d'aller acheter un max de journaux et de magazines (y compris pour me distraire...), puis remontais une nouvelle fois dans ma chambre, en allant au bord de la piscine, et tout lire.

 

Ce qui est bizarre, c'est que sur ma table de nuit, il y avait un tas de cendres à la place de mon courrier, mais ma chambre n'a pas du tout pris feu... Enfin bon, bref...

 

Ayant connu la ville sous un maximum d'aspect durant 1 ou 2 semaines, j'avais fini par me faire une idée au moins suffisante des lieux et de Uerief en général.

 

La ville était particulièrement inégalitaire. On disait Uerief très riche, le contraste entre les données économiques et le monde réel était désolant. La ville semblait sauver les apparences, mais en vain. Uerief est un stéréotype d'une corporatocratie; tout est fait pour le dynamisme économique, mais sur ce seul critère ne définit pas à lui seul c'est qu'est la viabilité. L'extrême-pauvreté côtoie l'extrême richesse suivant une cohabitation tendue; c'est comme si le moindre propos, la moindre critique, même avec un choix mesuré des mots et une courtoisie sincère, pouvait s'interpréter comme une agression verbale, même assassine. Rien, dans la ville, ne permettait de voir l'émergence de la classe moyenne; chacun est condamné à rester à sa place, à moins d'être au-dessus des clivages sans les résoudres. Les pauvres, même en faisant des efforts pour bien faire et améliorer leur situation, le restaient. Les riches, y compris en étant médiocres et autocratiques, sans mériter leur place, le restaient.

 

Uerief condamnait l'intervention étatique, n'en faisant qu'un simple arbitre sur la mésentente entre les entreprises, ainsi que leur image de marque. Le reste du temps, les très grandes entreprises imposent leur vue comme elles le décident. Ainsi, Uerief, en tant que république corporatiste, est une ville dont le fonctionnement est basé sur une oligarchie économique très puissante. Uerief n'a que très peu, voire aucun égard envers les questions environmentales (comme les 14 druides me l'ont dit), mais aussi envers les aspects humaines et sociaux. Le peu d'animaux qui osaient encore vivre à Urief était souvent chétif, malade. Une désagréable surprise.

 

 

 

XVIII : Je vais voir des potes

 

Après 2 semaines où j'ai passé mon temps à me renseigner à ce point, je m'estimais prêt. J'ai passé 2 jours non seulement à me distraire et à dormir, mais aussi à prendre des comprimés; même un mage peut connaitre des maux de tête en amassant une quantité massive d'information.

 

Après avoir récupéré, je me suis mis à trouver puis à entrer à la Guilde des Guerriers à 1 heure avant son heure de heure de fermeture. Ils savent pour mon faux nom dans les registres, mais rien ne garantissait qu'ils savent physiquement qui je suis. J'ai ensuite demander à parlé au chef de la Guilde, et lui dis que j'avais une mission délicate à lui proposer.

 

N'étant pas là, on me présenta à son bras droit, Artel. J'ai alors commencé la conversation en disant que j'étais coursier pour un employeur très important, et que j'avais un courrier à transmettre (sans préciser qu'il venait de l'Ordre Druide pour la Reconstruction).

 

Artel lu le courrier. Il dit alors : "hmm... Que faites-vous avec un tel courrier ? Y-a-t-il une raison pour que vous l'ayiez sur vous ?" J'acquiescais en lui montrant le sceau, expliquant les détails de ma rencontre, mon étonnement, en lui disant que j'étais un druide de la lave, préférant garder secret ma vraie nature, puisque tous le monde est convaincu par ce mensonge.

 

Artel m'interrompit. Il me demanda d'acheter un paquet en carton vide, de revenir + tard, et de revenir de nuit, et, paquet en carton vide en main, d'aller dans la ruelle, derrière la guilde, et qu'il me ferait entrer par la porte de livraison. La discussion allait devenir secrète.

 

La conversation continuait en parlant à Artel de ce que je sais de la ville d'Uerief, de mes déceptions, que je comprenais et respectais les voeux de l'Ordre des Druides de la Reconstruction. Depuis des années, les guerriers, en réalité des chevaliers des bois et des rôdeurs, ont eux aussi tenté de proposer un tas de choses pour empêcher à ce que la destruction environnementale et humaine, causée par Uerief, continue.

 

Malgré toutes les tentatives d'interpellation les + polies, il n'y a rien à faire. Quelques 5 villes qui soutiennent Uerief, souvent à cause du renversement patient des pouvoirs locaux par l'oligarchie financière. Uerief, ainsi que ses villes alliées, détruisent la vie, ils l'empoisonnent.

 

Le + décevant, mis à part le comportement destructeur de l'oligarchie, c'est la population, incapable de s'entendre. Les plans de résistance, voire de guerre ouverte, ont échoué par faute d'organisation, par manque de motivation, ou par arrestation. Ni l'actuel pouvoir, ni ceux qui voudrait le renverser (et dont les motivations sont souvent inconnus, se satisfaisant de prétendre à la justice sans dire exactement comment) ne changent quoi que ce soit.

 

Peu après avoir discuté avec les rôdeurs, nous convenions d'un rendez-vous avec les 14 druides de la forêt. Afin de ne pas être visible, cette réunion aurait lieu de jour; la nuit, un feu, ou quoique ce soit de lumière, se repère très vite par les indésirables trop curieux. La réunion aurait alors lieu le jour, et des observateurs seraient cachés, prêt à signaler si quelqu'un approche, le temps d'interrompre la réunion, et de se cacher.

 

4 jours ont passé, le temps que chacun prépare ce qu'il y a à dire, de se reposer, de réfléchir, que le personnel soit au courant du rendez-vous...

 

 

 

XIX : En phase terminale

 

Le jour du rendez-vous est enfin venu. Il ne manquait personne. J'en venais à être rassuré que personne d'inattendu ne soit présent en avance comme après le meeting. La discussion allait bon train. Hormis moi-même, et malgré que le fait que j'ai déjà tenté de dire que j'en étais un, il n'y avait pas de mages au rendez-vous.

 

Un sortilège métaphysique, qui courberait la réalité, très scientifique, et + généralement un sort suffisamment spéciale pour qu'il n'y ait aucune victime, y compris chez les coupables, ne pouvait pas être envisagé, car il n'y avait "pas de mages" dans le groupe (pour le coup, j'étais content de ne pas être reconnu comme mage, car en tant que spécialiste du feu, mes capacités ne vont pas aussi loin).

 

Une partie de la discussion indiquait les qualités et les inconvénients d'un sort combiné entre les druides et les rôdeurs : Prison de la Nature. Dans les cas les + rares, il existait des druides connaissant toutes les spécialités élémentaires ainsi que leurs combinaisons, et dont la capacité comme la puissance de leur sort ne dépendent d'aucun contexte (il leur était même possible de créer une pluie ou un rayon de soleil en intérieur); les géomanciens. Comme il n'y en avait pas, une solution alternative était de combiner les druides de chaque spécialité, ainsi que leur rôdeurs disciples les + proches, pour réussir à lancer le sortilège. Le coût du sortilège comme les victimes touchées au hasard par ce sortilège étaient des inconvénients.

 

La Prison de la Nature fonctionnerait en fait selon plusieurs sortilèges :

 

1) Le sort du globe des vents contraires. Les druides de l'air concentreraient leurs magies à créer un globe de vents qui empêcheraient la pollution de circuler, et de la contenir à Uerief.

 

2) Les druides du feu jeteraient un sort de désertification : la terre étant viciée de pollution et de stérilité, la désertification accélérerait le processus dont Uerief en est à la source.

 

3) Les druides de l'eau maintiendraient une pluie qui varierait entre pluie fine, et pluie abondante; l'eau et la pollution se mélangeraient pour répandre davantage l'empoisonnement et ses odeurs.

 

4)Les druides de la terre jeteraient un sort de barrage pour que la pluie empoisonnée ne pénètre ni les nappes phréatiques, ni les rivières.

 

En somme, les druides construieraient un éco-système vicié autour de Uerief et qui ne toucherait que cette ville, et cette ville seulement. Une alternative pour les habitants serait de quitter Uerief, mais aussi qu'ils ne recommencent pas leur terrible mode de vie ailleurs. Le plan présentait un terrible inconvénient; ceux qui le peuvent, ou du moins qui ont une ardente motivation, quitteraient en effet Uerief, mais il est très probable qu'une partie non-négligeable d'entre eux se réfugient dans les villes de la coalition de Uerief, faisant empirer encore + le problème.

 

Une autre option serait que les druides, se servant de leurs rôdeurs respectifs comme reconnaissance, fasse passer leur sortilèges par les rôdeurs qui leur sont liés. Ainsi, quand un rôdeur de l'eau est présent pour provoquer une inondation, il consent à ce qu'un sortilège de l'eau soit lancé par son entremise; si un garde tue le rôdeur de l'eau, le druide de l'eau est encore vivant pour retenter l'expérience, tandis que le sort a été tué et interrompu.

 

Le but de ces sorts seraient de purifier Uerief malgré le mode de vie polluant de Uerief (fertilité de la terre, protection contre les canicule et les pluie trop abondante, création de soleil et de pluie si besoin...) La crainte était que Uerief, trop contente d'une amélioration de leur environnement, n'augmente davantage son hyper-productivité sans aucun égard des abus commis, et que la ville se répande et vante à travers le monde son économie soit disant en harmonie avec l'environnement. Ce qui inciterait les druides et les rôdeurs à faire encore + d'efforts jusqu'à la mort.

 

J'avais moi-même une idée que je n'osais pas soumettre. Après de longues discussion et un ajournement le temps de réfléchir, il fut décidé, faute de mieux, que la solution la + positive possible, celle d'améliorer artificiellement l'environnement, sans toutefois aller au maximum, afin de ne pas enivrer Uerief d'un confort de vie qu'elle ne mérite pas.

 

Aucune meilleure idée, autre que le palliatif, n'avait été soumise durant le rendez-vous. Il fut donc décidé que le plan serait mit à exécution dans 4 jours afin que les magies soient préparés, et les motivations renouvelées. Les rôdeurs se rendraient sur les lieux, et à travers eux, les druides lanceraient leurs sorts.

 

 

 

XX : Un plan "presque" sans accroc

 

Etant moi-même un "druide" de la lave (donc pas uniquement du feu), j'ai eu la chance de parler à mon rôdeur disciple le + proche. Ce dernier me disait qu'il valait mieux que Uerief, comme les 5 villes qui la suivent, devaient être elles aussi condamnées pour leur veulerie et leur lâcheté. Il y avait une résonnance dans mon esprit, notamment la partie diable de moi-même. J'étais d'accord avec lui. Il fallait une punition d'ampleur. J'ai alors demandé au rôdeur de la lave s'il y avait une grotte à Uerief. Ce dernier me répondit que oui, et qu'il y avait une mine épuisée et condamnée.

 

Le rôdeur me demandait pourquoi, et je lui répondis qu'avec tous les risques que l'on prend, il était préférable de pouvoir se planquer là où l'on ne viendrait pas chercher les rôdeurs. En dernière minute, le plan fut modifié de façon à ce que les rôdeurs, qu'ils réussissent leur mission ou qu'ils perdent leur vie, puisse avoir une chance d'aller se cacher. Chose obtenue de justesse.

 

Les rôdeurs, durant les 4 jours avant le début des opérations, s'activaient pour construire une cachette dans la mine abandonnée de Uerief, évitant de démonter les planches; il faut sauver l'allure de mine abandonnée de la cachette. Au retour du rôdeur de la lave, je lui ai demandé s'il était prêt à perdre la vie. Ce dernier répondit que non. Trop de risques et trop d'espoirs étaient misés à l'encontre de Uerief, et qu'il ne se sentait pas assez la force de continuer les opérations.

 

Avec un sourire digne d'un requin, j'ai alors dis au rôdeur que c'était son jour de chance; je pourrai le remplacer. Tout ce qu'il aurait à faire, et moi de même, c'était d'échanger les vêtements, faire un peu de maquillage si besoin, et que je prenne sa place. Prenant un risque, je lui ais dis que je savais manier une épée courte, ainsi que n'importe quel arc et arbalète. Soulagé qu'il n'aurait pas à perdre inutilement sa vie, le rôdeur de la lave en oubliait de se demander pourquoi je tenais tant à venir à sa place.

 

Le jour de l'opération, et durant la nuit, les rôdeurs étaient présent. Par souci de discrétion, ils étaient individuellement répartis. De mon côté, et sans qu'ils s'en rendent compte, j'étais en connection mentale avec eux comme avec les druides, mais uniquement pour espionner leur pensée. Le plan commençait à se dérouler.

 

Quelque chose clochait. Un des rôdeurs semblait marcher. La télépathie me permet seulement d'entendre les sons qui passent par le cerveau, que ce soit quelqu'un qui entend marcher, qui parle, ou qui pense à quelque chose.

 

C'était le rôdeur de la poussière, para-élémentaire fait d'air et de terre. Je l'entendais qui semblait sortir un papier, attendre, puis frapper 3 fois à la porte selon une rythmique particulière. "Entres", dit une voix. J'entendais marcher, puis une chaise déplacée et des volets se fermer.

 

"Merci", dit une voix + proche, celle de celui que j'écoute. J'ai alors entendu la conversation. Elle détaillait tout : le plan partiellement pacifique envers Uerief, le plan de déssèchement de la vie qui n'est pas entré en application, où sont les rôdeurs, comment éventuellement tuer les rôdeurs, ainsi que les druides, la planque des rôdeurs à l'intérieur de Uerief... Le plan envisagé était foutu.

 

 

 

XXI : La punition de l'enfer

 

Rapidement, j'ai alors communiqué avec les rôdeurs de partir d'urgence. Par précaution, je me suis alors fais très intimidant avec une voix mentale caverneuse et menaçante : "Si je vous parle maintenant, c'est que je sais qui vous êtes, où vous êtes, pourquoi vous faites ça. Vous ne faites que nous accorder un sursis. Mes gardes viendront vous tuer, et là où vous voyez le sacrifice de vos vies comme une necéssité, vos morts serviront de symboles du pouvoir de Uerief. Si vous vous rendez, peut-être que je vous épargnerais".

 

Paniqués et sachant que leur mort n'améliorerait nullement les choses, les rôdeurs décidèrent tous de s'enfuir. Moi, en tant que "druide des laves", et toujours un pyromage, j'étais resté caché dans la mine abandonnée, totalement conscient que les gardes me trouveraient. J'avais coupé le lien avec tous les rôdeurs, excepté le traitre. J'en ai profité pour lui communiquer que "tous les rôdeurs étaient cachés dans la planque."

 

Concentrant la colère des torts causés à la nature et l'idée de toutes les justices impossibles pour Uerief, je préparais mon déchainement de l'Enfer sur Terre, un sort qui ne requiert pas seulement de la magie, mais aussi une volonté sur-puissante de tuer un maximum de monde. Au moment où les gardes ainsi que le faux-rôdeur étaient présent, j'ai brièvement constaté la surprise sur leur visage. Un ordre de repli était donné trop tard.

 

Je riais immensément de leur douleur et de tout ce que je causerais envers la ville. L'Enfer sur Terre s'est déchainé dans la mine. Une gigantesque explosion pulvérisa tous mes poursuivants. J'étais moi-même pris dans l'explosion, mais en tant que demi-diable et maitre de ce sort, j'étais sain de cette explosion. Un peu comme une maladie qui peut ne pas tuer son porteur (principe du porteur sain).

 

Une chaine de conséquences s'ensuivit. La terre tremblait, et commençait lentement à s'ouvrir. La peur avait avertit les habitants. Le nombre de victimes qui périrent étaient inconnu. La lave commençait à surgir, jusqu'à sortir en provoquant des éclaboussures. Lentement, la lave remplissait les rues de Uerief, et comme la grande ville étaient bâtie sur une colline, le surplus de lave coulait, comme pour retrouver ceux qui n'avaient jamais cessé de profaner la terre, l'eau et le ciel. Même les nuages gris foncés commençaient à couvrir le ciel, pour montrer que l'impunité de Uerief était bien finie.

 

"Tu as joué ton rôle de punisseur, Balthazzar. Je suis fier de toi !", entendais-je dans mon esprit. Mon père. A nouveau lui. Mon père. "Cette fois-ci, je vais t'accorder mon aide, mais pas parce que je suis ton père, mais parce que tu le mérites. Par précaution, je vais te protéger de la lave (je vais pas faire la même erreur 2 fois, tout de même)."

 

J'avais remercié mon père, et lui demandai de bien vouloir transmettre mes salutations à la famille. Après s'être dit au-revoir, sachant qu'on finirait par se voir, ou au moins se parler à nouveau, je marchais dans la lave, sans en souffrir des conséquences.

 

Un volcan en activité était crée, interrompant brutalement l'avidité de Uerief. Je revint à la forêt voir les druides pour leur parler. "J'ai pas arrêté de vous dire que j'étais mage du feu, et vous ne m'avez pas écouté. Cependant, j'ai décidé de donner suite à vos convictions à ma façon; celle des enfers punissant la faiblesse humaine. Et ici, j'ai punis la cupidité et l'égoïsme. J'espère que vous ne m'en voulez pas trop".

 

Après hésitation, la chef des druide s'est exprimée : "Vous avez crée un volcan. Nous espérons que la dureté de votre punition provoquera un électrochoc chez les soutiens de Uerief. Nous maintiendrons le volcan afin qu'il ne redevienne ni une montagne assoupie, ni refermée en colline. Il sera le message; abusez de la nature, et elle reprendra ses droits dans la souffrance. Nous te remercions, demi-diable, de nous avoir aidé. Peut-être est-il temps que nous fassions respecter nos convictions par la voie du Malin. Nous n'avons probablement pas d'autre choix que d'en arriver là."

 

 

 

XXII : Brochure touristique

 

Nous avions échangé des remerciements. Un des druides décida de prendre la parole sans que celà gêne la chef : "Bien que nous soyons attaché à la forêt, ils nous arrive de voyager, si possible rencontrer des gens différents, et de prendre contact avec une civilisation saine, afin que nous ne devenions pas trop ermite. Même les défenseurs de causes nobles peuvent être fermés d'esprits".

 

Une autre druide prit la parole : "Nous connaissons une ville, très loin au sud. Ucoraï. Il faut arriver à une ville portuaire essentiellement commercial et touristique; Osoip. Vois si tu peux trouver un bateau abordable pour te déposer à un village portuaire, Mêlspat. C'est légèrement situé au nord-nord-est de Numarc, mais ce sera + court que de te faire passer par cette ville. Arrivé à destination, tu demanderas à te faire transporter jusqu'à Ucoraï en dirigeable, car il y a une obligation à ne pas circuler par la forêt pour les moyens de transport terrestre, à moins que tu préfères la marche".

 

Un rôdeur présent sur les lieux donna un conseil : "Tu devrais réserver par internet si tu ne veux pas attendre longtemps sur place :)"

 

Après avoir reçu de quoi planter ma tente (une boule de feu me servira de feu de camp), je décidais d'aller voyager vers le sud à cheval. Il me fallut dévier de mon trajet pour m'arrêter à la Grotte du Diable, histoire de revoir ma famille, me reposer, et lui reprendre du fric avant de reprendre la bonne route. Je me suis arrêté à des hôtels, des fastfoods... Enfin arrivé à Osoip !

 

J'hésitais entre un bâteau de pêcheur qui accepterait de me gratuitement prendre à bord mais prendrait son temps avant d'arriver à bon port, ou une pinnasse qui coûterait un petit peu, mais arriverait beaucoup + vite. N'ayant que très peu hésité, et détestant l'attente, j'ai choisis la pinasse. Le lendemain matin, le bateau levait l'ancre, et par souci de ne pas arriver en retard, j'avais choisis de dormir à bord.

 

Que je choisisse Mêlspat était une bonne nouvelle; les marins détestent passer par une mer réputée pour mettre un terme à la vie de ceux qui osent naviguer sur les mers de l'île verte, nommée ainsi de façon visuelle, et aussi parce que personne n'est allé osé l'explorer pour se permettre de lui donner un nom.

 

Le périple se passait bien. Après 5 jours de navigation, un chebec croisait notre chemin. Quelque chose clochait avec le comportement du navire; ce dernier changea volontairement de direction, comme pour nous barrer la route. Anomalie numéro 2, aucun signaux de communication, que ce soit par drapeaux ou par des signes des mains des gens à bord. Aucun signe de son identité n'était peint ou représenté par un drapeau.

 

C'est à ce moment là que je me décidais de sniper les voiles du bateaux adverse. Le bateau n'avait plus de voiles, mais il lui restait les rames. Le bateau semblait chercher à faire demi-tour. Je l'ai patiemment laissé faire, puis j'ai fait brûler les rames et le gouvernail. Le bateau était inerte, dans le meilleur des cas, dépendant des courants marins, ou des mains des navigateurs à bord. Ah, les joies de l'improvisation.

 

Les navigateurs de la pinasse étaient très content de mon intervention mais aussi un peu inquiet; il valait mieux qu'ils ne fassent pas les marioles s'ils ne veulent pas que je m'occupe d'eux. Je leur ai alors demandé de passer à côté du bateau pour les narguer. J'ai ensuite crier au chebec : "Si vous avez de la poudre à bord, je serais très content de faire un feu d'artifice ! Envie de manquer de chance encore une fois ??"

 

Le bateau était silencieux, et la peur était perceptible. Ce que le feu a détruit du bateau, par mes soins donnait à son équipage une idée précise de la suite des évènements, surtout s'ils ne se calmaient pas. Innocents ou coupables, leur démarche laissait trop entendre de l'hostilité.

 

Finalement, malgré les tensions, ils nous laissaient passer, n'osant pas découvrir leurs canons. Par précaution, je restais les mains levées tout en me déplaçant sur la pinasse, pour les garder en joue. Le bateau se déplaçait légèrement en fonction des courants et des vagues. Quand nous fûmes hors de portée, je repris la détente, et quant aux marins, ils faisaient avancer le bateau autant que possible pour accoster à un port.

 

5 autres jours + tard, j'étais arrivé à Mêlspat. J'ai ensuite pris le dirigeable. C'était long... Mais long... Attendre reste néanmoins épuisant, alors même que ça ne demande aucun effort. En visitant la nef, j'ai remarqué qu'il y avait un planeur de secours en cas d'urgence. Ca tombe bien, l'urgence est d'arriver le + vite possible à Ucoraï, car je déteste quand ma patience s'éternise.

 

Dans le planeur de secours, il y avait une fiche intitulé "Vous n'avez pas honte de piloter un planeur quand vous ne savez pas piloter ?" D'après la fiche, je devais tirer un poignée au plafond. Le manuel précisait aussi que je ne devais pas oublier de mettre ma ceinture (il aurait pas pu le dire avant ?). L'aide sur papier disait que si le planeur s'approchait du sol, il fallait sortir les roues, puis sortir les parachutes, et que les manettes servait à piloter le planeur tant qu'il restait en l'air.

 

J'ai alors décroché le planeur, puis c'était partit pour une fin de voyage beaucoup + rapide. Les choses se passait bien. J'avais un peu peur, et j'ai même fini par me demander si, comme les ptits pépères qui ne prennent jamais de risques, je devais attendre que le dirigeable atterisse. Mais c'était trop tard.

 

Je pouvais voir que je passais au-dessus d'Ucoraï avant d'apercevoir le désert où je devais atterrir, afin que je ne casse rien de la ville en passant.

 

La peur commençait à s'emparer de moi. Je me rapprochais du sol. Je me suis rappelé que je devais sortir les roues. L'ayant fait trop tôt, le planeur a tangué. Dans la panique, j'ai tiré les manettes comme je pouvais. J'imaginais les gens au sol se demander ce qui se passe.

 

A la fin, le planeur piquait du nez vers le sol de sable. Très vite, j'ai tiré la poignée pour le parachute. L'ayant fait tardivement, le planeur a vu sa chute légèrement amortis. C'était un coup de chance si j'avais survécu sans que la ceinture me fasse de mal.

 

 

 

XXIII : Fêter la vie et en profiter

 

J'ai ensuite fini à l'hôpital d'Ucoraï, où j'étais davantage en observation qu'en situation de guérison, car les médecins n'avait rien trouvé de majeur. On me disait que je pouvais sortir dans 2 jours. Finalement, je suis sorti le lendemain par la fenêtre.

 

"Fiston ?", dit une voix féminine familière. "C'est ta mère !"

 

"Maman, c'est toi ??" avais-je répondu.

 

"J'ai été suffisamment gentille avec ton père pour qu'il t'accorde un cadeau ! Je lui ais demandé de te téléporter à la fête des "2 saisons de l'hiver", talent que tu pourra un jour exercer toi-même quand tu seras prêt ! Connaissant ton esprit festif, tu apprécierais peut-être apparaitre par surprise à cette fête qui te correspond, et tu y seras le bienvenus !"

 

"Je sais pas... Bof...", disais-je avec un doute.

 

"Je demande à ton père de te téléporter, tu verras après. Amuses-toi bien, mon loulou !", disait ma très encourageante mère.

 

"Merci, maman ! Ca me fait vraiment plaisir que tu ais réussis à extorquer une faveur à papa ! Merci beaucoup. J'espère te revoir" avais-je répondu.

 

"De rien mon petit ! Allez, ton père te téléporte dans le feu, on se reparlera + tard !" Maman débordait d'enthousiasme. Elle est toujours comme ça quand elle sait que quelque chose va me plaire. Elle ne se trompe jamais quand elle est comme ça. Elle me connait comme si elle m'avait fait... D'ailleurs, c'est le cas !

 

Après nous être dis au revoir, plusieurs types costaud habillés en blanc à manche courtes me poursuivaient. Je décidais alors de m'asseoir pour les attendre. Au moment où ils arrivaient près de moi, une brève image de feu me remplaca, avant d'être à son tour remplacé par de la fumée qui se dissipa très vite.

 

Mes yeux connurent un bref éblouissement avant de voir autre chose. C'était une fête où j'étais apparu dans un feu. Une partie des gens étaient surpris, tandis qu'une autre partie pensait que ça faisait partie du spectacle.

 

Un grand type semblait se méfier de moi. Il portait une armure impressionnante, et avait une mine patibulaire. Je saluais tous le monde, et quand ce fut à son tour, je lui tendais la main en me présentant par mon vrai nom, Balthazar Octavius Barnabé Lennon... Bob, pour faire + court, avant de lui dire "enchanté !"

 

Le barbouze me fixait. Il ne tendait pas la main. Un silence était tombé. Après quelques seconde, le grand mec finit, sans sourire, par tendre la main pour que nous finissions les présentation. "Je suis Théo de Silverberg, paladin et inquisiteur selon mes humeurs..." Il continua sur une longue liste de ses mérites qui rendent les présentations interminables.

 

"Alors buvons un coup !", avais-je dis pour l'interrompre dans la bonne humeur. La fête des "2 saisons" de l'hiver battait son plein, avec pleins d'animation variées.

 

Quelques temps après, je fis la rencontre avec 2 autres gars où le courant passait bien, Grunlek, un petit homme instruit et bricoleur, et Shin, archer élémentaire de l'eau ayant connu une errance + longue que nous 3. De notre groupe de 4 aventuriers, j'étais le dernier arrivé. Il ne me restait plus qu'à remplir certaines formalités, connaitre la guilde des aventuriers, et me voilà devenu membre de celle-ci.

 

Sur le tableau d'affichage, une des affiches semblait être là depuis un moment, comme si elle n'intéressait personne. "C'est effectivement de cette mission dont nous allons nous occuper", disait Grunlek. Je sentais qu'on me demandait implicitement, j'y voyais une objection. Je n'en voyais aucune. Si j'ai survécu à un accident de planeur, des araignées géantes ne m'achèveraient pas, et j'ai besoin de risque et d'adrénaline pour compenser l'ennui qui me pesait sur le dirigeable.

 

Comme la mission n'était pas prête d'être accomplie de si tôt, nous parlions, et nous nous présentions aussi largement que possible sans aller vers l'indiscrétion, afin que chacun puisse parler selon les sujets dont il se sent à l'aise. Nos sacs étaient prêts.

 

Avec mes compagnons, le voyage promettait des péripéties, sinon une promenade en nature. Le destin avait tracé notre voie pour le grand 8 que représente une vie pleine de surprises...

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Published by regard-existence - dans Aventures
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 16:55

I : Mon père, ce presque-héro

 

Mes souvenirs d'enfances sont assez dispersées. Ceux de ma mère me reviennent à peine en tête. D'après mon père, maman est partie pendant une cuite de mon père. Elle m'a laissé avec lui en pensant que je finirais pareil, et que j'étais un cas déséspéré.

 

Malgré ça, j'ai eu une plutôt bonne vie avec papa. Quand il s'agissait de respecter des règles qu'il estimait essentiel, mon père était trop directif, parfois m'ayant mis une baffe. La moitié de l'année, il rentrait alcoolisé. C'est pour ça que j'étais tenté de mettre en titre : "Mon père, ce demi-héros".

 

Ce dernier était un paladin assez médiocre, perdant assez souvent l'usage de ses pouvoirs (ils sont retirés par peur d'abus, et ça dépends de la force de conviction, d'après ce que me disait mon tuteur, Viktor). C'est d'ailleurs son alcoolisation fréquente qui le faisait souvent rester à la maison.

 

Tout ce que je sais faire en nature, c'est pêcher. A la base, mon père adorait me faire croire que si on avait du poisson à manger dans l'assiette, c'est parce qu'il en faisait apparaitre par magie... Ah, sacré papa !

 

Au fil de nos promenades près de la rivière, il avait finit par m'apprendre à pêcher le gardon. Le meilleurs moment dont je me souviens de lui, c'est quand il tout fait pour tenter de m'aider à survivre et à draguer des filles. Un jour, il m'a même expliqué comment y arriver; "tu vois mon fils. Si tu veux ramener du poisson, tu dois mettre des miettes auprès des rives, et après tu pêches. Bah avec les filles, c'est pareil."

 

J'ai suivi son conseil. Même les thons ne voulaient pas de moi.

 

Mon enfance était plutôt heureuse. Papa m'avait même permit de me servir de son épée et de son bouclier, même s'ils étaient trop lourds pour moi, et que je ne pouvais pas jouer avec sans qu'il soit là pour me surveiller.

 

Tantôt il partait pour faire des gardes. Tantôt il partait faire des séances de soins. Ca faisait partie des attributions de paladins, car s'il était possible de faire la guerre, il fallait aussi être capable de soigner. Et aussi de faire la morale sur ce qui est pas bien.

 

Maintenant que j'y pense, je me demande si c'est pas le zèle de mon père qui a fait partir ma mère...

 

Au fur et à mesure des conflits dans lesquels il sortait de moins en moins indemne, il semblait se retenir de dire ce qu'il n'allait pas. Quand je tentais de lui demander, il semblait grogner ou marmonner. Hésitant, et par peur de me prendre une baffe, je retirais ma question.

 

Un jour, il a révélé qu'il avait un combat à préparer avec l'église de la lumière, et qu'il devait participer à la circonscription des croisés qui participerait à lutter contre une menace, + précisément celle qui était nommée : la maitresse des morts, et qui était une reine de + en + absente d'un royaume, jusqu'à ne plus donner signe de vie.

 

Alors, lui et plusieurs contigents de pratiquants partaient demander aux royaumes avoisinants d'effectuer un enrôlement obligatoire. 1000 personnes par royaume.

 

- Étant déjà engagé dans un conflit, le 1er royaume n'accepta de donner que 250 personnes.

 

- Le 2ème royaume était en train de se remettre d'un conflit, et ne pouvait se permettre de remettre que 500 personnes

 

- Pour le 3ème royaume, tout roulait pour lui, et comme l'église des lumière était une religion d'État, il remit alors 2000 personnes au lieu de 1000.

 

- Le 4ème royaume fut moins scrupuleux. Il exigea préalablement 10 000 ducats d'or, et comme le compte y était, il remit 1000 personnes, entaillant lourdement la trésorerie de l'église de la lumière.

 

- Le 5ème royaume adopta à peu près la même conduite. 1 ducat d'or = 1 personne. L'église de la lumière dû encore débourser pour remplir ses rangs de 1000 personnes supplémentaires.

 

- Le 6ème n'accorda pas son aide, reprochant à l'église de la lumières des inquisitions préjudiciables, impôts non payés, prosélytisme, que la vie du peuple lui appartient, et qu'il n'y a pas lieu de participer à un conflit dont l'intérêt n'est pas démontré, l'église des lumières risquant de figurer sur la liste noire des sectes.

 

Suite à ça, et en joignant ses forces à ceux des autres églises et autres États qui y participait, un carambolage de sang, de cris, de larmes, de lâmes et d'étincelles s'ensuivit à un laboratoire de recherche magique, une tour construite dans une montagne; la Cité des Merveilles.

 

Très content d'avoir battu la nécromancienne, toutes personnes en armes confondues se mettaient à boire, à fumer, et à brûler un peu tout.

 

Durant la longue bataille qui avait eu lieu, je ne savais pas ce qu'était devenu mon père. Il n'était pas rentré durant 3 jours à la maison, et c'était Viktor, mon tuteur, qui s'occupait de moi.

 

Malgré toutes leurs tentatives, les soins n'ont pas réussit à remettre mon père sur pied, et ses instants étaient comptées. Tandis que son décès approchait, il me dit alors : "Fils, ne deviens pas paladin. Ne t'engages jamais sur cette voie parce qu..." Il ne bougeait plus.

 

"Je deviendrais paladin, et + particulièrement inquisiteur. Je traquerai ce qui a causé la mort de mon père comme de toutes injustices !". Viktor avait accepté, quoique réservé. Il n'avait pas tenté de contester mon propos, ayant deviné que je ne reviendrais pas sur ma parole.

 

 

 

II : A vaincre sans péril, on triomphe quand même

 

J'aimais bien pêcher avec mon père... La dernière fois que j'ai essayé, seul, j'en avais plus envie. Ca m'a trop rappelé de souvenirs. C'est devenu de la nostalgie trop amère.

 

Alors je suis revenu vendre mes lombrics et ma canne à pêche, pour récupérer un peu d'argent. La propriétaire m'avait dit "La pêche est mauvaise quand on a un papa décédé hein ? LOL". J'ai cogné le vendeur, plaqué sa tête plusieurs fois sur le comptoir puis je lui ais dis qu'il n'était pas drôle. J'étais un enfant, ma force était surprenante, et je m'en étais surpris moi-même. J'ai laissé tombé le mec, puis je suis sorti, direction, l'église des lumières.

 

J'avais demandé mon formulaire d'inscription pour devenir paladin-inquisiteur. J'ai passé mon entretien devant jury. J'ai ensuite fait un beau discours sur l'importance de la justice. Il y avait une mise en doute quand à mon adhésion à l'église de la lumière parce que, selon un membre du jury, "on résout davantage des traumatismes par une thérapie qu'en joignant un ordre religieux. Ceux qui le font quand même deviennent des intégristes". Personne n'a écouté ce qu'a dit le membre du jury.

 

Peu après, j'ai enfin reçu une réponse : j'étais accepté. Mais il y avait une atténuation : j'étais cependant reproché d'avoir agressé un commerçant, et il y avait un doute sur mon intégrité à joindre l'église de la lumière (ampoule basse consommation). Et qu'après ma formation de base, un écuyer me serait attaché avec l'exigence de ne pas le maltraiter.

 

C'est bizarre... On m'avait dit de ne pas le maltraiter, mais du coup, c'était exactement ce que j'avais idée de faire... En +, l'écuyer était maigre, l'air tristounet et inoffensif... Miam, miam, une proie pour ma colère pas encore digérée que mon père ait été décédé... C'est comme laisser une tarte refroidir sur la fenêtre, puis laisser une pancarte "Ne volez pas ma tarte, plz".

 

L'église de la lumière avait pour principe de permettre à un maximum de monde de pouvoir choisir sa mort au lieu de l'endurer, à moins que le titulaire de la vie en ait décidé ainsi. Victimes, et certains coupables, pouvaient choisir de commuer leur peine en décès choisit. J'ai même acquiescer que la nécromantie puisse être interdite. L'église de la lumière avait d'ailleurs participé à une bataille contre une guilde de magiciens spécialisés en nécromantie, et avidement détruit les fruits de leur recherche, pourvu que cette guilde n'ait aucune copie de ses procédés, ni eu le temps d'avoir écrit des prototypes de sortilèges. Moi et Viktor nourissions une totale vengeance envers les nécromanciens.

 

Les inquisiteurs connaissaient d'un entrainement auprès des fonctions de garde et maintiens de la paix, ainsi qu'une formation théologique et... Hmmm... Théo... Théologique... Je pense que j'ai peut-être suivis mon destin.

 

Il existe 2 formes de tribunaux : les tribunaux judiciaires, et les tribunaux de l'inquisition. L'inquisition pouvait intervenir par souci de sévérité, quitte à être particulièrement invasive. Je me souviens d'une sortie quand j'étais garde, quand mon entrainement d'inquisiteur n'était pas encore terminé, qu'on nous crachait dessus, disant qu'on imposait au peuple la religion et que notre sévérité était aveugle et source de + d'injustice que ce qui existait déjà.

 

 

 

III : Sécurité à temps partiel

 

En tant que garde stagiaire, j'ai eu une affaire délicate que je n'ai pas su gérer. Moi et 2 autres personnes faisions notre ronde habituelle de jour. Un beau jour, notre talkie disait d'aller à une adresse au nom d'une peur d'un viol possible.

 

Alors je devais cavaler en chariot à cellules, tandis que 2 de mes collègues me précédaient à cheval. On était arrivé sur les lieux, et arrivés à l'adresse indiquée, nous étions accueillis par une paire de fesses... Lesquelles appartenaient à un mec... Mec euh... Tout nu (et pas du tout bronzé)... Je vais pas vous faire un dessin, merde !

 

Il criait qu'il était amoureux à la meuf qui était terrée chez elle depuis le trottoir d'en face, pour qu'elle puisse (avec une chance très improbable) le regarder. "Je t'aime, Julie !! Sans toi, je suis rien !! Je suis un moins que rien !!", hurlait-il sur un ton pathétique. J'osais rien faire... Un des gars de mon groupe hurlait alors : "Bougez plus et retournez vous vers nous !" Le nudiste s'est alors tourné vers nous, mais le garde de mon groupe hurlait ensuite "Euh, non ! Face contre le mur, et surtout, ne vous retournez pas, par pitié !"

 

Mais l'amoureux éconduit et dévêtue répondit alors "Vos gueules ! Vous savez ce que c'est de s'être fait plaqué !" Il désobéit alors l'ordre donné, puis se retourna vers la fenêtre pour crier : "Julie ! Je suis amoureux de toi !! Tu ne le vois pas !? Attends, j'ai encore d'autre preuves !" Mais tandis qu'il baissait dangereusement sa main gauche, il fut interrompu et menotté avant même d'avoir commencé. "Ca suffit mon gars, au gniouf, t'en as vraiment besoin !", dit un de mes comparses. "C'est bon, on s'en occupe de son cas !" criait un autre des mes équipiers aux fenêtres de l'immeuble.

 

C'était alors mon tour, car je connaissais bien mon texte, selon les gardes. En faisant très attention à ne baisser ni les yeux, ni la tête, je dis à l'exhibitionniste : "Vous le droit de garder le silence. Tout ce que vous direz [le blabla continue]." "Vous avez aussi le devoir de porter un peignoir qui vous sera fournit, parce que ça devient intolérable", ais-je ajouté.

 

"Ouah, la vache ! Je pensais qu'on faisait que sauver des princesses et qu'on devait tout sacrifier pour des personnalités religieuses ou royales", disais-je. Mes 2 collègues rigolaient. "Oh le cliché, le mec !" disait l'un. "Maintenant que t'as vu un mec à poil, t'es plus un puceau maintenant !", disait l'autre. Il rigolaient énormément à mes dépends. Un de mes collègues de boulot discutait "Ah, ces religieux et leur vision étroite, dèsfois. Sérieux, tu penses qu'en tant que garde, on doit se débrouiller pour ne sauver que ce qui nous plait ? On est des professionnels du maintien de l'ordre. Notre utilité publique doit être la + large possible. Celà dit, tu as plutôt bien bossé pour un stagiaire, mais c'est pas assez pour faire de toi un garde. Si t'as pas ça comme base, tu peux pas être paladin-inquisiteur, surtout si tu n'es pas capable de te faire violence par rapport à ce que tu ne veux pas faire de temps en temps."

 

Arrivé en fin d'entrainement pour être paladin-inquisiteur, j'ai été reçu avec un A, comme Avancée. Wouaou !!

 

 

 

IV : Grade supérieur

 

Devenu inquisiteur, un des mes boss m'a dit : "Tu vas travailler avec et pour le Cardinal Vert. Tu verras, il est très gentil et pas trop dur. Mais attention à ne pas faire le tir-au-flanc. Il te laissera une carriole pour que tu passes le voir." "Ok, chef,", ai-je répondu sur le ton d'un soldat apathique.

 

Une carriole blanche incrustée de pierre précieuses avec 2 chevaux habillé de soie noir s'arrêta devant l'église où je me trouvais. Un coacher dit alors sur un ton hautain "Théo de Silverberg ? Le Cardinal Vert m'envoie vous déposer à son domicile. Et essuyez-vous les bottes avant de monter."

 

Gêné par cet individu méprisant, je montais à bord. L'intérieur était rouge soie, et il y avait un majordome lui gros bourge qui m'adressa la parole tandis que je m'asseyais : "Un tasse de thé, monseigneur ?" "Non, merci, ça ira", ai-je répondu. La carriole avançait bien. J'avais le sentiment d'être un roi fastueux et coupé de la réalité. C'était agréable d'être si confortablement installé, et très tentant d'avoir envie de prendre tous le monde de haut, mais aussi culpabilisant... Peut-être à cause de tout ce luxe inutile et douteux, surtout venant d'une personnalité religieuse.

 

Arrivé au domicile du Cardinal Vert, le coacher s'arrêta au portail, le temps de sonner puis de pouvoir passer, pour enfin arrivé à un jardin richement fournit avec des violonistes qui jouaient sans arrêt.

 

Le coacher s'arrêta devant les marches de la demeure du Cardinal. Tandis que je m'approchais de la porte, le coacher annonça ma visite, et un autre majordome m'ouvrit la porte. Je ne souffre d'aucune invalidité mais merci quand même.

 

A l'intérieur, on me fit un geste pour m'indiquer le salon. Toute la maison est ultra-décorée. Assis à un fauteuil se trouvait un homme, bedonnant, habillé d'un peignoir soie et fourrure de lion doré. Ne pouvant trop se lever, je m'approchais de lui pour le saluer, "Votre Grâce, bonjour, je suis honoré de....", "Oui, oui, ils disent tous ça. Maintenant, asseyez-vous", repondait le cardinal d'un ton paresseux. Il continua ensuite : "Ce que je te demande, c'est d'aller faire partie de la garde rapproché de Don Tadarjant. Tu taperas quiconque lui pose trop de question. Les rumeurs d'argent cachés et de pédophilie, ce ne sont que de fausses rumeurs infondées." J'ai accepté en faisant semblant de montrer du dévouement avant de repartir.

 

C'est bizarre... Je lui demande rien sur un type que je ne connais, et il me parle de rumeurs infondées... Si Don Tadarjant n'est pas pédophile, pourquoi le dire de cette façon ? Toute de suite, mon flair d'inquisiteur très soupçonneux prenait le dessus, mais je faisais profil bas.

 

Le soir, j'ai été informé de quand je dois venir, ce que je dois savoir, ce que je ne dois pas toucher ni demander, que je bosserai avec d'autres gardes du corps (j'aurais préféré être garde du cul d'une strip-teaseuse)... Le lendemain matin, j'étais partipour une garde assez longue. Don Tadarjant vint nous voir, afin de connaitre nos visages et nos noms à mesure que nous présentions, tandis que lui cachait son propre visage. Il prenait beaucoup de précautions.

 

 

 

V : Le devoir

 

Le matin était plutôt rasoir, probablement parce que Tadarjant ne faisait aucune sortie, et qu'il est + facile de le surveiller à sa résidence que dans la rue.

 

C'est durant l'après-midi que ça a commencé à se compliquer. Impossible de marcher sans qu'il y ait insulte et crachat. J'avais l'appréhension que le client serait mort. Progressivement, une manifestation avait eu lieu réclamant des poursuite en justice de Don Tadarjant. Soudain, 5 personnes se sont jetés sur nous, chacun sa lame, et une grande rixe s'engagea. 3 d'entre eux sont mort, un a eut les côtes cassées, et quant à celui qui restait, je dû le poursuivre à cheval (non-invoqué, car je n'en avais pas encore le pouvoir)

 

Après l'avoir rattrapé, je fis le geste volontaire de mon cheval de se cabrer pour me jeter sur l'assassin. Couteau contre épée, le combat était règlé d'avance. J'ai alors eraflé le torse de l'assassin. Un trait de sang coulait le long d'un mur, tandis que des gouttes dégoulinait de mon épée. Pour autant, l'assaillant n'était pas mort. Pendant qu'il était allongé dans la ruelle, il a alors dit avec une certaine peine : "Laissez-nous le tuer. Les tribunaux et les politiques n'en branlent pas une pour faire quoi que ce soit." Il a ensuite arrêté de respirer. J'ai alors invoquer la foudre sur lui. Chose surprenante, ça a marché.

 

"Vous m'avez ranimé ? Pourquoi ?", demandait l'assassin tué. Je lui ai répondu "Dites-moi tout d'abord, je vous tuerai définitivement après." "Bon, bah dans ce cas je continuerais à vivre en ne disant rien", disait-il. "Ca me va, je ferais de vous un prisonnier pour Don Tadarjant. Ils sont très doués pour extraire la vérité. A côté, en tant qu'inquisiteur, je ne suis qu'un gagne-petit..." "Ok, c'est bon, tu m'as eu, que veux-tu savoir ?". En même que la discussion continuait, je jetais toutefois un sort de soin sur l'assassin tout en laissant mon épée juste à côté de lui, comme un aide-mémoire sur les conséquences de ne rien me dire.

 

M'ayant alors tout raconté, que Don Tadarjant était un très riche pédophile qui donnait beaucoup d'argent et de victimes au Cardinal Vert, l'assassin avouait qu'il manquait de preuve pour confondre les 2 lourdingues. Et comme je bossais pour cette clique de vieux pervers, j'ai alors offert de les espionner de l'intérieur. Ca a été accepté. J'ai alors conseillé au blessé de rester à terre pour faire croire à son décès.

 

Quand je suis enfin sorti de la ruelle puis repris mon cheval, j'ai croisé mes collègues qui venaient me chercher. Ils me demandaient si ça allaient, et je leur ais répondu que j'avais tué un assassin coriace, et qu'il a enfin cédé sous mon éclair. Ayant été revenu voir Don Tadarjant, et après avoir mon rapport (sans avoir tout dit...), j'ai été payé une somme ridicule, comme tous mes collègues. Arrivé chez moi, un courrier me disait que je devais passer à nouveau voir Don Tadarjant.

 

Je suis alors arrivé chez lui en tout début d'après-midi. J'ai été invité sur la terasse de Tadarjant. Tadarjant disait qu'un prêtre de l'église de la lumière et disciple du Cardinal Vert, Arhibaran, craignait pour sa vie, et qu'il "aimait beaucoup les enfants." J'ai tilté. Luttant pour garder mon calme, j'acceptai néanmoins le boulot, et connus son adresse.

 

 

 

VI : Qui est la proie ?

 

Après avoir vaqué à mes occupations vint le moment d'aller voir Irhibaran. J'étais énervé. Ma colère s'accumulait en pensant très fort à ce qui arriverait à Arhibaran. J'ai sonné chez lui, et fus accueilli par Gina, une servante légèrement + petite que moi, habillée en soubrette très sexy. Et qui est très bien faite en +. Son expression était nerveuse, comme si elle était souvent oppressée. Sa politesse excessive m'inquiétait.

 

Peu de temps après avoir attendu à son parloir, Arhibaran fit son apparition pour s'asseoir à son tour. On parlait de beaucoup de choses. Là où il m'inquiétait, c'est que le prêtre disait attendre un enfant pour lui donner des cours particuliers. Ca sentait le roussi. Un gamin était arrivé, et juste après avoir brièvement salué tous le monde, il fut conduit à la chambre. Tandis que Arhibaran se levait, je me levais aussi, puis il me dit au revoir...

 

Sauf que c'est lui qui ne rigolerait pas ! "Mais qu'est-ce que ça veut dire ?!", dit le prêtre quand il a vu que mon épée était sorti, et qu'il était plaqué au mur, mon avant-bras comme mon épée étant sur sa gorge. J'ai ensuite crié à la Gina de venir, et de m'amener des chaines, sinon une corde. Elle s'exécuta très vite, et semblait légèrement sourire. Je tenais fermement Arhibaran puis demandait à Gina de ne pas hésiter à serrer trop fort en faisant les noeuds.

 

Cette situation m'excitait pas mal, parce que tout à coup, je voyais Gina en reine de la domination... J'ai entrainé une servante à devenir humiliante <3

 

Je suis ensuite monté à l'étage en laissant mon épée à Gina pour qu'elle reste menaçante envers Arhibaran. Un coup de pied dans la porte (qui n'était même pas fermée à clé) laissait voir un enfant qui pleure. J'ai alors montré ma plaque au gamin "Fiston ? Théo Silverberg, église de la lumière. Tu n'as plus rien à craindre."

 

J'ai alors envoyé le gamin voir ses parents, avant d'encourager les 3 à prendre toutes les mesures légales contre Arhibaran. Je suis ensuite redescendu dans le salon, et après que Gina m'a confirmé que Arhibaran était bien attaché, j'en ai profité pour lui casser un doigt. Comme ça. Juste pour le plaisir.

 

A la salle d'interrogatoire de l'inquisition (ça fait plaisir de voir tous ces outils de torture), il y avait un coin isolé. Malgré toutes les tentatives de mes confrères stagiaires d'interroger le prisonnier, il ne refusait de parler. C'est alors que je devais former mes condisciples à l'extraction de vérité sans recourir à la magie où la douleur n'est pas à exclure.

 

J'ai alors expliqué à mes collègues que la torture pouvait aider, mais qu'il ne faut pas aller trop loin non plus, même si c'est grisant. Il est déjà arrivé que des prisonniers décèdent suite à des blessures trop grandes. Nous avons même eu le cas d'un ripoux sadique qui, alors même qu'1 prisonnier était prêt à parler, il l'avait achevé, empêchant définitivement une inquisition d'aboutir. Depuis cet incident, l'usage de la torture doit être encadré.

 

Je mettais du coeur à l'ouvrage. Je disais à mes collègues que parfois, la menace de faire usage de la torture pouvait suffire à elle-seule... "L'interrogatoire avancée", à ce qui parait. Ca fait gagner du temps, et on a pas à rester en heures sup pour nettoyer le sang ^_^

 

A mesures que moi et mes stagiaires pratiquions avec les outils, le prisonnier commençait à être mûr. Il a alors répondu à toutes nos questions à propos de Tadarjant, lui-même, le traffic d'être humains à divers buts, et quand nous avions tous finis, je l'ai fais tué par un de mes stagiaires.

 

Suite à ça, mes nouveaux collègues débutant m'ayant impressionné, je leur ai lancé un "suivez-moi", et sans aucune contestation, ils étaient à mes ordres. Comme il me manquait des renforts, j'ai aussi fais des vannes pour bizuter d'autres débutants, ainsi que des promesses de promotions faciles afin de les obliger à m'aider pour mener un assaut contre Tadarjant. Y a aussi une question de procédure et d'autorisations, mais la flemme, il faut passer à l'acte !

 

 

 

VII : Invitation forcée

 

On était alors arrivé chez Tadarjant en étant caché, et après minuit, moment où la garde est moins nombreuses mais aussi quand le sinistre individu est au lit depuis un moment déjà, on hurlait en enfonçant la grille au bélier. Ensuite, nous nous précipitions vers la porte d'entrée. Une partie des inquisiteurs sont restés dehors au cas où quelqu'un fuirait.

 

Durant l'assaut, la maison a été furieusement redécorée. Les gardes qui restaient ont changé de visages. Certains ne bougaient plus du tout et n'ont pas du tout parlé. Là, Tardarjant a enfin été trouvé. Il était caché dans la partie rangement sous son lit. Il sentait très fort la transpiration.

 

Lui ayant passé les menottes après 3 baffes et une clé de bras, je l'ai ramené, puis ai présenté mon gibier à mes supérieurs, leur racontant mes exploits. Ils étaient mesurés. Le gars est arrêté et il y ira certainement en tôle tandis que ses comptes offshores seraient confisqués, mais on m'avait reproché une fois encore d'avoir agit avec violence, et que c'est un coup de pot si mon arrestation expéditive restait valide.

 

J'ai alors reçu un BLAM! Euh, je veux dire, un blâme. Pas de sanctions, mais on me garde à l'oeil.

 

Ayant bien finit mon boulot, j'ai eu une journée de congé. Tout allait mal. Je me suis fais avoir par un marchand de légumes sur la qualité de la bouffe, mon exonération de pv pour cheval mal stationné a été rejetée, et je me suis prit le bec avec tous le monde, des gnons ayant été assez souvent distribués, et des engueulades encore + nombreuses aussi.

 

M'étant souvenu de cette arrestation qui s'est bien déroulée, j'ai alors récupéré un peu d'enthousiasme, et je suis allé à la taverne. Je me suis lâché, j'ai offert des tournées, et après avoir trop bu, je suis pas sûr, mais je pense être réapparut presque par magie devant le conseil d'administration de l'église de la lumière. Je me souviens aussi d'une envie de vomir et des maux de tête. Remontrances encore, avec une menace de ne plus faire partie des rangs de l'église de la lumière. On m'avait demandé de passer une semaine sans commettre la moindre violence injustifiée. Une seule gaffe, et c'est la porte.

 

 

 

VIII : Abstinence

 

J'avais les boules, mais je devais tenir bon. Je suis alors allé à un commerce de bricolage, demander des outils. Quand je suis entré, je voyais un propriétaire engueulant son employée. M'ayant vu, le chef était subitement devenu + gentil. Avec mon meilleur sourire, je demandais à lui et à l'employée s'il y avait un problème. L'employée n'osait pas parler, mais le patron commençait à transpirer disant qu'il n'y avait rien du tout, puis touchait le bras de l'employée dans une vaseuse tentative de montrer que tout allait bien. J'ai demandé alors les outils que je cherchais, et le chef disait qu'il me faisait une ristourne de 50% exprès pour moi. Toujours souriant, je lui ais répondu que je paierai 100% du prix, et que je ne veux pas qu'un commerce ferme ses porte à cause de trop de générosité, mais que s'il y a un problème, ayant largement vu qu'il y en avait un, et si son issue n'est pas paisible, je repasserai. Moins obséquieux mais toujours courtois avec une voix légèrement appeuré, le chef acquiesca, et au moment où j'allais ouvrir la porte, l'employée, très humaine envers moi, m'avait ouvert, et je lui ais adressé un "merci" très sincère.

 

Par la suite, je suis allé dans un restaurant. Je voulais pas manger chez moi, et j'avais envie de voir un peu de monde, même si c'était pour ne parler avec pas grand monde. J'ai été accueilli par le boss et des employés fort sympathiques. Mais là où j'ai été déçu, c'est qu'un des employés très méprisant m'avait mal servit, mal parlé. La bouffe était bonne, pas le service. Alors, une nouvelle, j'ai demandé avec mon immense sourire si je pouvais avoir l'addition. Chose surprenante, le mauvais serveur sentait la panique. Il semblait marmonner des excuses. Il hésitait à me parler, et je ne savais pas clairement s'il regrettait son comportement. Je lui ai alors dis que je repasserai, et que si je ne suis pas content, j'en parlerai à son patron. J'entendis de légers gloussements Je soupçonne même d'autres serveurs d'avoir vu ce qu'il se passait.

 

Au moment de passer à la caisse, un serveur, autre que le médiocre, a prit le relais, et semblait apprécier de me voir. Il me fit payer, et je lui ai versé un pourboire, lui disant que c'était pour lui et pas son collègue.

 

C'est bizarre... Il s'est passé un tas de choses durant la semaine où j'ai ni levé la main, ni dit d'insultes (même durant les circonstances où ça aurait été amplement mérité). J'ai même fait avouer des fautes de la plupart de gens que j'ai rencontré alors même que je n'étais pas du tout au courant, ni en train d'enquêter sur eux.

 

J'ai alors demandé au psy de l'église de la lumière de pouvoir passer le voir. Tout à coup, le psy s'est mit à avouer qu'il avait prit des congés maladies qui lui ont servit à prendre des vacances... Le psy paniquait, car il m'avait mis au courant de quelque chose, et que je pouvais le faire chanter ou le dénoncer. Le rendez-vous continuait, et le psy m'avait diagnostiqué une aptitude de sourire d'assassin; mon sourire n'est pas désagréable d'une certaine manière, mais qu'il est extrêmement intimidant, rendant facile l'aveu. Et que celà était dû à une agressivité tellement contrôlée qu'elle ressort sournoisement sous la forme d'un sourire pas forcément désagréable, mais qui est très incisif.

 

Un sourire inquisiteur, finalement. Sauf qu'il n'y a rien de violent, juste de l'intimidation suffisamment élevée pour faire parler. Je suis alors ressorti de mon rendez-vous après avoir promit au psy que je ne dirai rien (en fait, j'ai tout raconter au conseil de discipline : en tant qu'inquisiteur, je traque et fait éclater la vérité, quelque soit les moyens).

 

Le conseil d'administration était ébloui par ma façon de déceler la vérité. La mise à l'épreuve a été levé, et je suis redevenu inquisiteur effectif. On m'a remis mon équipement. Je me souviens des marchands qui se sont moqués de moi et qui m'ont escroqué. Je me suis fais plaisir, je suis repassé les voir, cette fois avec mon épée. Il y a aussi des contrôles à effectuer, histoire de voir s'il y a eut de la progression, où si je dois sévir.

 

La plupart des marchands avait disparut 2 jours après que j'ai repris mon service. Manifestement, je dois être un danger. Aaahhh... Plaisir enivrant de l'autorité. Le 1er consiste à faire fuir les rats... J'en ai énormément profité.

 

 

 

IX : Règlements de compte

 

1 semaine après des abus de pouv... euh, je veux dire, d'inspections et de corrections ça et là, je reçus un courrier dont mon adresse était super bien écrite, et il y avait un sceau apposé sur la fermeture de ma lettre.

 

La saint siège... Je ne l'ai pas cru tout de suite jusqu'à ce que j'ai ouvert mon enveloppe. J'ai lu que j'étais sélectionné pour une réunion secrète avec le pape réformateur et ses conseillers. Le courrier indiquait aussi qu'après mémorisation de l'adresse ainsi que du mot de passe et autres procédures, il doit être brulé, et son contenu ne doit être mentionné auprès de personne.

 

Avant de le faire, j'ai repris un parchemin sur lequel j'ai recopié que la forme du courrier à détruire. J'ai ensuite changé des mots, inscris de fausses informations erronées; si quelqu'un volait mon courrier modifié, il serait automatiquement induit en erreur, et peut-être aurais-je une chance de trouver qui a les yeux indiscrets.

 

Le vrai courrier détruit, et le faux rangé le mieux possible, j'ai alors vaqué à mes occupations jusqu'au moment de la préparation de ma rencontre.

 

Les services de sécurité du pape avait prit de nombreuses précautions. C'est comme si la réunion pouvait être interrompue n'importe quand, ou même n'avoir jamais lieu. Nous étions en nombres restreints, laïcs et religieux était mêlés, tous des gardes. Le pape avait son propre service de sécurité, lequel assurait à ce que personne qui soit étranger à la rencontre secrète ne vienne. J'avais même aperçu qu'ils tenaient une liste, afin de bien repérer qui a le droit d'être là, s'il ressemble au mini-portrait dessiné...

 

Le pape, après s'être assuré du silence et de la concentration de chacun, fit un discours. "Mes invités. Vous êtes là à ma requête. 2 jours + tard, je ferai un discours pour galvaniser les gens et apporter un peu d'espoir. Cependant, j'ai mis de ces coups de pieds dans la fourmilière ! Je pense avoir gêné suffisamment d'intérêts douteux et criminels pour que je sois en danger. Même les enrichis sur le dos de la charité ou grâce à des dons de racketteurs tentent de me nuire, et ils le feront par tous les moyens... J'ai le courage de leur tenir tête, tout comme vous le ferez. C'est necéssaire, car pendant trop longtemps, la corruption a prospéré, même au sein de l'église de la lumière, et il est + que temps de faire le ménage comme il n'a jamais été fait depuis trop longtemps. Soyez avec moi. Par discrétion de ce rendez-vous officieux, n'applaudissez pas. Je vous remercie".

 

S'ensuivit une réunion sur la répartition du personnel, qui est posté où, et avec quels uniformes. Les arbalétriers étant installé sur le toit mais caché du public, par exemple. Gardes éloignées et gardes rapprochés étaient répartis. J'ai fais partie de la garde qui fait des rondes, ceux qui observent et se déplacent, là où la garde rapprochées comme les snipers ne peuvent aller où ils veulent.

 

Après mémorisation de nos postes respectifs, les 2 jours étaient passées, puis vint le jour où le pape aurait à s'exprimer en public, puis à rencontrer les fidèles. Le discours se passait bien. Les coulisses, un peu moins. 10 personnes douteuses ont été appréhendés par précaution dans les couloirs du palais, interdit au public le jour du discours. Etant affecté à la surveillance des couloirs, je n'ai pas eu la chance de participer à l'interrogatoire.

 

Après 2 heures de discussion, le pape, ses conseillers, et sa garde rapprochés, descendirent du palais, afin d'aller à la rencontre des fidèles. Avant d'être arrivé à la cour, je vis un des conseillers avec une forme trop régulière à la poitrine. C'était la forme d'un couteau qui descendait. Au moment où il le tenait en main, je lui mis un coup de pommeau derrière la nuque. Tous ce petit monde était stupéfait, tandis que l'assassin avait l'air extrêment déçu. 3 gardes ont alors interrompu leur office pour trainer l'assassin par les bras, lequel hurlait : "Votre tour viendra votre grâce. Vous périrez. Vous n'êtes pas le vrai représentant !".

 

Le capitaine de la garde rapproché, appréciant beaucoup mon intervention, décida en dernière minute de m'inclure dans la garde rapproché, au grand soulagement du pape qui voyait en moi son protecteur. D'autres remplaçants arrivèrent, et ce fut 5 autres gardes venaient faire partie de la garde rapprochée.

 

Le pape ressentait de la peur sans y céder. Il maintenait alors sa décision d'aller à la Cour puis à l'extérieur du palais. La rencontre se passait bien, mais chaque garde avait les nerfs à vifs, se demandant tous le temps s'il faisait bien de ne rien faire, ou s'il aurait dû faire quelque chose. Au final, la rencontre de la cour du palais avait connus quelque bousculades, mais pas de blessés.

 

C'est à l'extérieur du palais que les choses se sont gâtées. Au départ, on entendait des admirations, parfois des hurlements de joie. L'étonnement fut à son comble quand le pape aperçu une personne ressemblant au fondateur de l'église de la lumière. Cet étonnement a été perçu comme un miracle, et beaucoup de fidèles étaient fous de joie !

 

Puis, étrangement, des paroles discordantes se firent entendre. "Ouais, vas-y !!", "Pètes lui la gueule !!". Plusieurs hommes chauves à la peau rosé hurlait, et ils faisaient percevoir un sentiment de malaise. Il y avait 9 gardes restés à côté du pape (tandis que ce dernier cessa de bouger et que les fidèles commençaient à courir chercher un abri). 4 gardes était à genous, 4 gardes débout, répartis sur 4 côté, le bouclier levé. Un 9ème tenait son bouclier au dessus de la tête du pape.

 

L'autre moitié de la garde rapprochés, et j'en faisais parti devait courir après ces monstres dogmatiques. Avec l'aide des autres gardes ayant quittés leur postes par urgence, nous pensions que les agresseurs avaient été arrêtés. Après un moment, chaque garde arrêtait la levée de bouclier. A ce moment là, cachés dans la foule restaient 4 autres criminels qui en avaient profités pour sortir leurs arbalètes. Le 1er, avant d'être mis en arrestation, avait tiré, mais un des gardes s'était jeté sur la trajectoire du carreau afin d'être blessé. Le 2ème a été exécuté par 4 snipers, et quand il tira, il manqua totalement sa cible. Le 3ème n'a pas eu le temps, et s'est fait tapé dessus par la foule, puis battu jusqu'à être grièvement blessé avant d'être arrêté. Le 4ème tira son carreau d'arbalète, mais comme je faisais partie de ceux qui revenait vers le pape, je me jeta sur la trajectoire du carreau, et par souci de manquer d'allonge, je tenais mon bouclier, ce qui arrêta le carreau d'arbalète.

 

Nous soupçonnions qu'il restait peut-être encore des assassins. Rien ne pu nous permettre de dire s'il y en avait encore, mais un pape si bien protégé rassurait la foule qui était toutefois un peu moins nombreuses. Le pape avait survécu, et aucun innocent n'a été tué. La rumeur publique jugea que pour une cérémonie qui avait échappé à un attentat, il fut déclaré que la réunion s'est bien passée.

 

Victoire ! Les prisonniers étaient enchainés au mur et fouillé sans rien oublier : on craignait que les prisonniers échappent à l'interrogatoire en se servant du suicide. Mais on ne sèche pas l'inquisition aussi facilement... Et en ce qui les concerne, la torture sera une vraie partie de plaisir... Pas pour les prisonniers bien sûr, hin hin... Et comme le pape le soupçonnait justement, il y avait bien des religieux de la vieille garde qui tiennent à ce que ni leur train de vie corrompu et trop confortable ni leur vision ultra-conservatrice des gens comme du monde ne changent.

 

 

 

X : Le dernier apprentissage

 

Chaque garde avait reçu des honneurs et un bonus. Nous étions tous fiers. Même les gens qui venaient voir le pape nous applaudissaient. Douce gratification du mérite et de la justice !

 

Une semaine après de nombreux scandales révélés sur l'église de la lumière ainsi que des religions concurrentes, le pape avait brièvement déclaré publiquement que les risques valaient la peine, et que la désintoxication de l'église de la lumière ne se ferait pas sans difficulté, mais que c'est necéssaire plutôt que de fermer les yeux. Les choses changeaient. Elles allaient en s'améliorant, pas en stagnant, ni en laissant faire ce qui ne doit plus être et dont le préjudice est visible et prouvé.

 

Le conseil d'administration locale de l'église de la lumière m'avait convoqué. La lettre ayant été écrite à l'encre d'or, je n'angoissais pas du tout à l'idée de revenir. J'étais invité dans une salle de conférence. C'était pour un dernier test... Le test du destrier. Un des derniers pouvoirs qui me manquent. Administrativement, j'étais paladin-inquisiteur. Mais il manquait encore quelque chose.

 

On m'avait ouvert la porte. C'est pour me faire savoir que j'étais bienvenu, et mon arrivée provoquait un tel enthousiasme. Le dernier pouvoir qui me faisait défaut, je le gagnerai en allant voir un ermite. Tous le monde n'était pas forcément d'accord avec son opinion sur les choses. Mais tant que je ne l'ai pas encore vu, pas de cheval magique. Tous le voyage devait se faire à pied. Pas d'auto-stop non plus. Que de la marche.

 

J'avais cependant droit à avoir suffisamment d'argent (et même la carte bleu), ainsi que de la nourriture et de l'eau. L'idéal consistait à dépenser le moins possible. Il me fallait parvenir à une lointain contrée. Une colline avec des forêt où vit l'ermite qui protège la forêt.

 

On me souhaita bonne chance. On me conseilla aussi d'avoir beaucoup de savon crèmeux, d'enlever mes bottes et de me laver souvent les pieds comme les bottes de mon armure, car il est très facile d'attraper des cors, des boutons, quand on marche trop longtemps, et que ça fait très mal, et que ça peut même s'infecter.

 

Je me mis en route. Je devais marcher. Je devais parler avec beaucoup de monde, pour m'assurer si je suis bien en route pour la colline de l'ermite. Parfois, je craquais pour faire des emplettes, et que je fais pas trop confiance à la chasse. Je donnais un peu d'argent. Je regardais les choses. Je voyageais longtemps... Je m'arrêtais, j'admirais les choses...

 

Il y avait aussi 3 bandits qui trainaient sur la route, et ne bougeaient plus, après mon passage, même en leur ayant averti de l'inutilité de leur menace. "La bourse ou la vie", avait-il dit avant de mourir. "Je garde la bourse comme ma vie, c'est vous qui perdrez les 2". J'avais remporté ce court débat avec mon épée.

 

Il y avait 3 autres bandits. Eux aussi me menaçaient. "Voulez-vous mourir de douleur ? Ceux qui vous précèdent sont morts pour m'avoir menacés." Ils s'étaient rendus. Par précaution, j'avais invoqué un éclair qui ne se déclencherait que sous 2 conditions cumulées :

 

1- Les bandits ne doivent pas sortir de la zone avant 1h

2- Si les bandits m'attaquent, l'éclair se déclenchera avant 1h

 

Rompre l'une ou l'autre de ces conditions déchaineraient automatiquement la foudre mortelle. Les brigands perdirent leur moyens. Avant de repartir, je leur disais sur un ton menaçant "Gardez en tête mes conditions, à moins que vous ne souhaitiez ne pas vivre aussi longtemps. Vous êtes prévenus." Je repris la route. Après 1h, la magie que j'avais dépensé pour mon éclair a été récupérée. Les brigands ont respecté mes conditions. Je n'ai revu aucun brigands.

 

J'avais repris la route. Villages et habitants confirmaient que j'étais sur la bonne route. Enfin la colline forestière était visible. La vie sauvage était préservée. Le plus dur était de trouver l'ermite, car en tant que tel, il ne rencontre que très peu l'espèce humaine.

 

J'ai cherché chaque recoin de forêt. Sans succès. La nuit tombait, et comme le feuillage de la forêt était épais, j'avais l'impression d'être en intérieur. A l'aise. J'ai alors décidé de me reposer près d'une mare... Le sommeil avait finit par me gagner. Je dormais.

 

Durant la nuit, j'avais aperçu un fine perle noire cerclé d'une aura blanche. La perle noir grandissait, et grandissait encore. Bientôt, la perle noire allait devenir ovale, grande et suffisamment large comme pour un humain. A l'intérieur de cet ovale noire, il y avait des scintillements d'étoiles. Un écho se faisait entendre : "Viens... iens... Je t'attendais... Sois le bienvenu... Si tu veux compléter qui tu es, avances."

 

Après un long moment d'hésitation, j'ai avancé vers cet ovale noir.

 

"Sois le bienvenu, Théo. Je suis Rasvar. Paladin, comme toi. Mais pas inquisiteur. Ni même croyante en une religion bien que laïc car je ne les rejette pas. Je suis néanmoins croyante en la voie des vertus. Parlons."

 

Nous parlions des heures durant. Je lui ai raconté mon voyage, une partie de ma vie, sans forcément tout dire. Elle me parlait d'elle-même, un peu et sans tout dire. Parfois, nous étions d'accord, parfois non. Et sans aucun conflit.

 

Rasvar m'avait parlé de l'importance de respecter les vertus, et que c'était ce qui compte le +, et qu'il fallait connaitre la vie humaine, et même la vie en générale le mieux possible, sous un maximum de facettes. En se basant sur mon histoire, Rasvar disait que je connaissais :

 

- La compassion, car sans elle, comment serais-je capable de respecter et savoir me serrer les coudes.

 

- La patience, parce que quelque fois, les choses ne viennent pas facilement, et qu'il faut parfois passer du temps avant de l'obtenir.

 

- La ténacité. Sans elle, j'aurais facilement abandonné sans être là où je suis. Avoir la gnac, ça aide.

 

Et bien d'autres choses encore...

 

Rasvar aborda les vertus dans un autre sens.

 

- La compassion n'est pas digne d'être accordée à un ingrat. Il est possible de faire des sacrifice pour rien. Aimer tous le monde est une sottise.

 

- La patience peut ne pas en valoir la peine, car à trop passer du temps, les choses urgentes peuvent expirer. Une blessé qui attend trop peut mourir.

 

- La ténacité n'est pas préférable pour certains objectifs. Ainsi, un parieur persuadé que sa chance va venir comprend beaucoup trop tard qu'il aurait dû arrêter. Abandonner, selon les circonstances, peut être préférable.

 

Et bien d'autres choses une fois encore...

 

Rasvar m'avait fait comprendre que connaitre les vertus et les appliquer comptait, mais que l'impératif était de savoir connaitre le juste milieu, sans s'abandonner à l'idéologie, donc ne jamais céder à un extrême, ni quoique ce soit d'absolu. Ainsi, être 100% honnête en permanence sans savoir se taire ni choisir l'opportunité et l'intérêt peut conduire à des excès, comme ne pas retenir ses insultes. Toujours mentir signifie est lui aussi un danger, comme frauder le fisc, ou promettre de voir son fils au foot, et en fin de compte ne l'avoir jamais fais.

 

Parfois, certaines choses demandent 2 vertus. Ainsi, avouer ses erreurs demande à la fois du courage, et de l'honnêteté. Et peut-être aussi de la jugeote, car les gens de mauvaise foi peuvent en profiter. "Il est normal d'éviter l'abus comme de se faire abuser. Si les choses n'apportent rien, il peut être utile de ne rien faire", disait-elle.

 

Il me fallait craindre la vanité. Et bien d'autres choses encore qui font que l'on regrette d'avoir mal réfléchi avant de prendre certaines décisions.

 

Il m'arrivait de ne pas être d'accord avec ses exemples, mais globalement, je voyais l'idée de Rasvar. La discussion continuait, et se passait bien.

 

Un sensation étrange et indescriptible m'avait parcouru la tête. J'avais le sentiment d'avoir compris beaucoup de choses et que mon cerveau semblait se développer. Rasvar me dit alors que j'étais prêt. Prêt à avoir mon destrier.

 

Rasvar m'expliquait que le destrier du paladin est lié à lui par la pensée. Parler au cheval est possible, mais penser suffit largement. Bien que magique, le destrier du paladin est en majeur partie comme un cheval réelle. S'il meurt, une partie du paladin souffre, peut même mourir aussi. Le destrier du paladin ne requiert ni d'être nourrit, et ne fait pas de crotte non plus, ce qui est très pratique. J'avoue aussi que la randonnée une dizaine de jours, c'est gavant, et que j'avais de gros effort pour ne pas me plaindre auprès de Rasvar !

 

La discussion devait connaitre une conclusion. Le passage vers le monde d'où je venais s'ouvrait encore. "Au fait Théo. Ce pêcheur avait mérité les poings que tu lui as foutu. J'ai bien aimé". Ah tiens ! Un compliment, ça fait quand même plaisir :)

 

 

 

XI : Le retour

 

Revenu dans le monde réel, je me suis aperçu trop tard que j'aurais pû demander à Rasvar si elle pouvait ouvrir un portail pour que je revienne directement chez moi. Mais bon.

 

Hey, et si j'invoquais mon cheval ! Faudra voir à quelle vitesse va mon bolide, et ce qu'il a dans le ventre ! Pour le nom, je déciderai + tard :D

 

J'ai pas arrêté de me servir de mon cheval. Comme j'étais content ! Jusqu'au jour où il s'est mis à disparaitre subitement à pleine vitesse. Je n'ai pas pu éviter le virage avant de dévaler une pente comme le ferait une tronc d'arbre qui roule... La bonne nouvelle, c'est d'avoir pris un raccourcis au lieu de faire toute la route. La mauvaise, c'est que j'ai plus de cheval.

 

"Imbécile !", disait une voix familière. "Tu aurais pu te douter qu'en abusant, ton cheval te ferait une très mauvaise surprise !". M'étant retourné, il m'apparut une étonnante surprise qui m'a prit par les tripes. "Papa !? C'est toi !!? Hop hop hop, minute... Tu es mort, normalement.

 

- Papa : Cet aspect de la réalité ne change pas. Je suis toujours mort. En tant que paladin, tu as le pouvoir partiel de communiquer avec certains morts, notamment quand ce sont des proches décédés que tu as sincèrement apprécié, ou quand il s'agit d'un autre paladin décédé."

 

- Théo : Mais, mais... C'est de la nécromancie !

 

- Papa : C'est l'inquisiteur vengeur qui parle, à ce que je vois. Quand t'aura fini de faire l'intégriste, tiens compte de ce que je vais te dire. Ton cheval a disparu pas par manque de magie, puisque tu n'en a pas besoin pour l'invoquer.

 

Même magique, ton cheval apprécie le respect. L'ayant sollicité à toute vitesse tous les jours, ton cheval a décidé de se rebeller. Il aurait probablement été + disponible si t'allais pas aussi vite à longueur de temps. Vas-y mollo avec le canasson si tu veux qu'il soit présent longtemps. Là, t'es bon pour ne plus avoir de cheval pendant un long moment.

 

- Théo : Mais pourquoi tu es revenu des morts ?

 

- Papa : Fils, j'ai vu que tu merdais beaucoup trop. C'est pour ça que je suis brièvement revenu. Et je ne serai pas toujours là pour t'aider.

 

- Théo : Au fait papa, est-ce que j'ai été adopté ou est-ce que je suis né dans la famille ? Parce que je sais pas si j'ai une maman et...

 

- Papa : Ah mince, je peux le contact. Je t'en reparlerai, promis !

 

- Théo : Te barre pas, espèce de lâche ! Tocard. Fuis tes responsabilités, pendant que t'y es".

 

Bon... Encore de la marche... Mais ayant réussit ma mission, je peux me permettre de demander à me faire déposer.

 

A un moment donné, j'ai été abordé par 5 autres brigands. "Donnes ton argent, et tu garderas intact tes dents." J'étais pas mal énervé. Encore des brigands. Après avoir été énervé, j'ai ensuite baillé, puis j'ai eu une idée. J'ai invoqué un éclair retardé sur 1 brigands, puis leur est fais un décompte : "3, 2...". J'ai été assez surpris mais aussi enchanté de la ponctualité de mon éclair. J'ai invoqué un autre éclair conditionné :

 

- Si les brigands n'accomplissent pas toutes volontés, et s'ils tentent de fuir comme de me tuer, chacun d'eux connaitrait le même sort qu'un de leur confrère.

 

La preuve de mes capacités ayant été faites, j'ai ensuite ordonné aux brigands de me fabriquer une cabine en bois avec siège et enfin 4 manches. Chacun tiendrait un manche pendant que je suis assis à mon siège, à l'intérieur bien au chaud.

 

Mes esclaves... Euh, je veux dire, mes travailleurs forcés, étaient nourris de temps en temps. Morts, les employés sont de vrai tires au flanc qui ne servent strictement à rien.

 

Durant le trajet, j'ai tenté plusieurs fois d'invoquer mon cheval, mais il n'y avait que du crottin qui apparaissait. Et malheureusement, aucune rupture d'invocation ne l'a fait partir :'(

 

J'ai alors effectué un trajet confortable. Ah, comme il est bon de faire bosser des gens pendant que vous pouvez tranquillement glander...

 

Enfin arrivé en ville, j'ai ensuite profité de la situation pour dénoncer les brigands qui me retenaient "prisonnier" dans une cabine, et que mon incarcération était affreuse dans des conditions épouvantables.

 

Suite à celà, et au vu de mon grade comme de mes mérites, les brigands épuisés et frustrés furent arrêtés pour racket et pour enlevement. Moi et mon sens de la reconnaissance, dèsfois...

 

Les choses s'étaient améliorés en ville. La criminalité a beaucoup régressé. Le pape faisait aboutir ses réformes très attendu. Bien des prêtres atterrirent en prison, et furent très souvent "acceuillis" par les prisonniers. Le fonctionnement des finances comme des dons a été assainit.

 

Quand à la vie civile et laïc, elle aussi, connaissait beaucoup d'amélioration. Parmi les soucis qui restaient, il restait cette étrange menace d'un nécromancien qui avait tué mon père. Ce dossier faisait parti des dossiers sensibles difficiles à résoudre, et il est assez rare que le conseil d'administration se voit demander une affectation dans la mesure où c'est lui, en principe, qui attribue les missions. Mais au vu de mes services rendus, le conseil m'avait fait une fleur, et j'ai été affecté à cette mission.

 

Le conseil d'administration m'a alors proposé de d'agir de façon itinérante; libre à moi de voyager où je veux sans devoir revenir en ville, et qu'il me serait possible de changer d'avis si un jour de souhaitait revenir, ou m'établir ailleurs. Mes rapports avec l'église de la lumière étaient au beau fixe.

 

Le mieux, disait un des membres, était que j'aille à une guilde des aventuriers, car seul, il me serait difficile de tenir et d'aboutir, à moins d'être un professionnel très débrouillard. Le mieux était de partir à Ucoraï, assez loin au nord. C'est là que se trouve la guilde des aventuriers. Le conseil m'a également remis un peu d'argent et une enveloppe avec une lettre de crédit à remettre à la guilde des aventuriers pour devenir membre. On me dit au revoir, dont Viktor et un maigrelet qui prétendait être à mon service. Selon ses dires, il bossait pour moi et j'avais pas arrêté de l'ignorer. Il doit se tromper.

 

Très touché de ces attentions, je suis alors parti à Ucoraï. Peut-être ne reverrais jamais cette ville où j'ai vécu, car à part des souvenirs et l'immobilité, je n'ai plus rien à y gagner en y restant.

 

 

 

XII : Une 2ème nouvelle vie

 

J'ai alors alterné mon voyage entre diligence, chariot, cheval magique au trot... Le voyage m'a prit 20 jours. J'ai même triché un peu; j'ai prétexté une urgence auprès de certains gardes à cheval pour qu'ils me déposent le + vite possible à la poursuite d'un dangereux criminel. Ca a du bon de faire partie des héros, les gens se mettent en 4 pour vous, et puis, j'ai toujours ma plaque de paladin inquisiteur, avec des menaces au cas où je n'aurais pas ce que je veux quand je le demande ^__^

 

Enfin arrivé à Ucoraï, il y avait cette guilde des aventuriers assez animée. Le maitre de la guilde avait beau avoir vu beaucoup d'années passer, il avait l'air en pleine forme. Comme si les lieux attendaient de mourir avant de reprendre beaucoup de vie.

 

Je croisais beaucoup de monde. Tout un tas de gens attachant et différents les uns les autres. Personne ne ressemblait à quelqu'un d'autre. Certains parlaient plusieurs langues. D'autres ne pensaient beaucoup à faire la fête. Les idées et l'imagination ne manquaient jamais.

 

Il y avait même un projet en préparation pour un évènement, qui aurait lieu après 1 an, appelé "Les 2 saisons"; ayant lieu l'hiver et l'été d'une même année, c'était une sorte de festival où la convivialité est bienvenue, avec un plusieurs particularité. Il y avait des compétitions, des expositions, des discussions, de lieux où bouffer, des prix à gagner... De nombreux amis à connaitre, aussi.

 

1 an s'était écoulé. Entre temps, j'avais participé à certaines missions au tableau d'affichage de la guilde des aventuriers. J'avais participé au "2 saisons", celui de l'hiver, occasion durant laquelle j'ai croisé beaucoup de monde avec qui je me suis attaché.

 

J'ai aussi remarqué un gars en long manteau de cuir à capuche avec un masque et un arc. Shin... Champion du tir à l'arc de la guilde des aventuriers. J'avais discuté avec lui, un peu. Le courant passait très bien. Il m'a d'ailleurs vaincu au tir à l'arc, et son talent ne se dément pas. Puis il y avait un pari au bras de fer. Mais j'ai été vaincu par un nain... Grunlek. Il avait un bras mécanique fascinant, et pourtant, c'est avec son bras de chair qu'il m'a battu. C'est sur un rapport de force que j'ai été, et j'y ai découvert quelqu'un de sociable et attachant. Il m'avait annoncé qu'il était sur un coup avec Shin, et qu'on pourrait bosser ensemble... Quelque chose de dingue... Une mission dont une bonne partie des gens sont revenus indemne ou psychologiquement brisé, laissant la mission non accomplie sur une invasion d'araignées. Il me laisserait réfléchir, afin que je ne réponde pas toute suite.

 

Durant les "2 saisons" de l'hiver, le 5ème jour de la semaine, il y avait pyromancien, lequel était venu mettre le feu à la fête tout en n'ayant incendier personne. Il avait surgit du feu, plein d'énergie et de dynamisme. Chose surprenante, il était apparu du milieu des flammes de cérémonie, mentis un moment pour dire qu'il était capable de se téléporter là où il y a du feu, avant d'avouer quelques minutes plus tard qu'il a été aidé. Oouh, Balthazar est un farçeur :D

 

2 semaines + tard, après avoir beaucoup fait connaissances et un tas d'autres choses ensemble, nos valises étaient prêtes. Car sur le surnombre d'araignées, on devait faire enquête.

 

Il fallait encore qu'on fasse une longue marche... Vers notre destin, on gambadait.

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Published by regard-existence - dans Aventures
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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 20:41

I : Qui suis-je ?

 

Grunlek Von Krayn

 

C'est mon vrai nom. En langue de nains, j'ai un nom de fonction, celui qui veut dire "Des Justes". "Des Justes" est à la fois le nom du clan de nains des montagnes où je me trouvais, ainsi que le nom de fonction de la famille royale, dont j'en partage allègrement l'origine.

 

Chaque parent garde son nom propre. Ainsi, en public, et tant qu'il n'y a aucune abdiquation, mes parents portent aussi le nom "Des Justes".

 

Mon enfance s'est déroulée selon une éducation partagé en 2 moitié; l'une en école dite "normale", l'autre avec un "tutorat" (car j'apprenais beaucoup mieux quand il y a le moins de monde possible).

 

L'école normal était partagée sur plusieurs matières choisies selon l'intérêt de chacun de nous. Ainsi, mon cursus s'est concentré de façon + importante sur la cuisine, la survie, les sciences militaires et l'ingénierie.

 

Parmi des indications sur "Comment je ne dois pas rater ma vie en tant que monarque", mes parents, d'après le bouquin, ont suivi le conseil selon le lequel "la princesse, ou le prince, s'ils reçoivent leur éducation à l'extérieur du domaine royal, doivent être inscrit sous une fausse identité pouvant être néanmoins officiellement prouvée. Le principe étant que la progéniture puisse restée concentrée sans se voir complexée ou diminuée comme étant "enfant de". L'auteur mentionnait, même en reconnaissant que son mot n'est pas idéal, qu'il doit y avoir une ambiance de "normalité" autour de l'enfant royal caché.

 

Celà me faisait alors 3 identités à gérer; celle de ma famille, celle de ma fonction, et celle pour restée caché dans mon clan, afin que mon enfance puisse être avec le moins de heurts possible. Cette 3ème identité disparaitrait à mon 21ème anniversaire.

 

Le clan des Justes habitait une montagne stérile, sans minerais. Pour vivre, le clan louait la majorité de ses services à l'ingénierie, y compris dans ses formes rudimentaires, allant ainsi de la forme à l'aéronautique, en passant par la construction de ponts, de bâtiments, et de véhicules à vapeur expérimentaux. Bien que sans minerais, c'était donc l'inventivité et les capacités économiques de notre clan qui nous permettaient de vivre. On a aussi le gros avantage de vivre dans une mine loin des mers et des plages, c'est qu'on est jamais inondé, et un système de récupération d'eau de pluie jouait le double rôle de réserve d'eau et de protection anti-inondation.

 

Je menais ma vie hors du château. On me déconseillait de demander de l'aide à ma famille royale hors des murs du château, sauf si c'est ultimement necéssaire. Un peu comme dans "Patron Incognito" sauf que là, bah, c'est un prince ^_^

 

 

 

II : Touches pas à mes potes

 

Au fil des années, une menace pesait sur la grande mine. On voulait faire de nous des esclaves, car, parait-il, nous étions des "esclaves idéales" de par notre savoir-faire que l'ennemi jugeait trop coûteux. Des armées se massaient pour faire siège autour de la mine. La mine, de par ses nombreuses connaissances technologiques, s'en servit pour poser des pièges les + douloureux et les + mortels possible, y compris quelques pièges explosifs à n'utiliser qu'en dernier recours, pourvu que l'éboulement ne bouche que la sortie et ne fasse rien, ou très peu, sur la ville intérieure.

 

Une porte métallique bouchait l'entrée de la mine que nous avions électrifié. Un autre tunnel a été creusé en catastrophe au dessus de l'entrée avec une réserve pierre prêtes à descendre pour à la fois tuer des soldats et boucher l'entrée encore une fois. On avait installé des pièges à pointes... Des trous cachés... Des pièges à bruits... Des pièges aveuglants...

 

Il nous fallait beaucoup d'imagination. Nous avions même donné un nom à cette série de pièges installés contre l'ennemi : "Opération Pandore". Il nous fallait cependant prévoir le coup au cas où notre série de pièges et notre résistance ne suffiraient pas.

 

Dans le pire des cas, un autre tunnel serait creusé vers la sortie pour fuir. Creuser un tunnel pour prendre l'ennemi à revers prendrait beaucoup trop de temps il risquerait d'y avoir déjà songé ou de se douter de quelque chose.

 

Le maximum d'habitants + aptes à creuser qu'à combattre a été consigné à cette tâche. Ceux qui sont déjà formé au combat ou qui ont au moins des bases suffisantes en sciences militaires pouvaient combattre, dont une mince partie devait rester pour rassurer les habitants. Les autres devaient restés cachés.

 

Il s'est passé des choses le 1er jour de l'attaque. Elle avait commencé de jour (car à la mine, la différence jour/nuit n'a aucune importance, ne restant ainsi que l'heure comme indication). La porte électrifiée avait tuée un soldat. Quelques heures ont passées, puis ensuite on entendait des coups contre la porte. Ils avaient confectionnés un bélier qui ne conduit pas l'électricité. La porte avait finit par céder.

 

Enthousiasmé d'avoir percé la défense, plusieurs soldats couraient mais on avait entendus quelqu'un hurler : "Attendez ! Pas tout de suite !". Mais il était trop tard, une pluie de cailloux de plusieurs tailles avait tué 4 autres gardes, blessé gravement 2 d'entre eux, et enfermé l'un d'eux indemne derrière le piège, donc de notre côté. Il ne fut pas épargné longtemps, car nos éclaireurs, qui passaient vérifier s'il y avait des survivants, l'avait tué sans un mot.

 

3 journées ont passé sans attaques. Un répit. Il est évident qu'ils réfléchissaient à une suite des opération, et nous présumions qu'ils rappelaient aussi au personnel militaire la necéssité de ne pas crier victoire trop vite. Eux sont à l'air libre, avec possibilité de ravitaillement et de remplacement du personnel. Pas nous.

 

Au 5ème jour, on entendait "Restez sur vos gardes !" de l'autre côté de l'éboulement. Au bruit qu'elles faisaient, les pierres se déplaçaient. Ils s'occupaient de l'éboulement. Nous voyions la lumière de la sortie. Cependant, personne n'entrait; ils redoutaient une ambuscade, et la lumière nous aiderait facilement à les repérer et à les tuer facilement à distance, tandis que de notre côté, l'obscurité nous abritait. L'ennemi n'avait donc aucune chance sérieuse de lancer une représaille.

 

Le jour suivant, on entendait crier "On abandonne !" L'un des nôtres répondit avec audace : "Mouais aller, on oublie tout, on se fait une bouffe !" J'ai moi-même ris à la blague qui nous a quand même tous fait du bien, y compris les gradés, mais par lucidité, personne n'essayait de sortir. Par prudence, nous avions présumés tireurs, archer, arbalétriers ou peut-être des gens avec armes à feu, nous attendaient gentiment dehors.

 

 

 

 

III : Impatience

 

La nuit du 7ème jour, on entendais patiemment marché et on voyait une lanterne se déplacer. Notre vision dans l'ombre améliorée avec la source de lumière nous avait permit de voir qu'il y avait quelqu'un envoyé pour vérifier s'il y a des pièges. Il fut tué. N'abandonnant pas si vite, une grosse pierre commença à claquer au sol puis à rouler; 2 de nos pièges ont été cassés ou se sont activés pour rien. 2 autres grosses ont été lancés, puis 5 autres pièges se sont activés sans rien faire. Le pire fut arrivé quand une autre grosse pierre lancée avec activité notre piège aveuglant qui n'avait aveuglé personne.

 

Echaudés par ces pièges qui se sont montrés inoffensifs, et impatients d'en découdre, plusieurs soldats ennemis se précipitèrent à l'intérieur. C'était à nous d'attaquer. Tout ce qui était flèches, carreaux et balles d'armes à feu volaient en direction de l'ennemi. Vint ensuite une mêlée, et durant cette dernière, certains de nos ennemis cherchaient à éviter le combat... Par précipitation d'empêcher à ce que des habitants se fassent tuer, moi ainsi que peut-être 4 ou 5 autres personnes (on était peu nombreux à avoir volontairement abandonné la mêlée dans l'urgence).

 

Nous ne l'avons découvert que + tard après le combat, mais c'était des assassins, dont le but était de tourner le combat à l'avantage de l'ennemi en menaçant de tuer des gens de notre mine, et de nous convaincre d'abandonner.

 

Il restait encore 1 assassin à retrouver selon le + vigilant d'entre nous. Individuellement, on se séparèrent, espérant entendre un hurlement nous mettre sur la bonne voie. On cherchait vite. Sans trop trainer.

 

Un de mes collègues avait retrouvé l'assassin manquant dans une rue sans issue en train menacer de tuer un de nos citoyens à la hache. "Ah, tu es là !", avait-il crié très fort. Je l'avais entendu. Je me dirigeais où je pensais avoir entendu le bruit.

 

Un discussion tendue avait lieu. L'assassin avait demandé de transmettre le message qu'il y avait un otage. Je suis alors entré par une maison pas trop près de la prise d'otage, et par urgence, on m'a enfin laissé entrer après de longues secondes d'hésitation.

 

Une fenêtre bien placée. Je pris mon tromblon, visai le bras qui tenait l'otage, puis appuyai sur la gachette. L'arme avait touché son bras. La suite des évènements est une succession d'intenses secondes. Encore vivant, l'assassin se détourna vers moi l'espace d'une seconde. Puis, mon collègue qui était en face de lui se précipitait pour éloigner l'otage. Dans le même temps, je sautais par la fenêtre pour tomber sur lui. L'assassin récupéra vite son arme pour assassiner l'otage, mais ce fut mon collègue qui a été touché.

 

Présumant la mort de ce dernier, la poussée d'adrénaline m'a inspiré de combattre l'assassin. Il tenta de me donner un coup, mais avec ma masse d'arme, j'avais paré son coup. Peu déstabilisé, il coupa le manche en bois de ma masse d'arme. La boule de pointe menaçant de tomber sur les pieds, je reculai tandis que l'assassin en faisait de même. C'est ensuite qu'il me mit un coup de pied à la tête qui me fit tomber en arrière. Au moment où il a tenté de fendre ma tête, je l'ai esquivé en fuyant à droite. Pas assez vite. Mon avant-bras gauche y était passé.

 

Ivre de rage, j'attrapai avec mon autre main valide le poignet de la main de l'assassin qui tenait la hache. J'ai alors enchainé avec un coup de tête au menton, puis des coups de pieds au côté. Ayant réussis à désarmer l'assassin, je l'avais tué d'un seul coup avec sa hache.

 

 

 

IV : Bilan de bataille

 

Sur 4 nouvelles, 2 bonnes, 2 mauvaises. L'otage était sauvé, et l'assassin tué, mais mon allié comme mon avant-bras gauche avaient trépassé. La précipitation de la prise d'otage, comme le combat qui avait lieu, donnaient peu de sang froid pour limiter les pertes. Je ne pouvais pas me priver d'avoir un sentiment d'échec... Et est-ce que je devais en parler à mes parents ?

 

Au loin, un mouvement de foule se précipitait vers la sortie de la mine tandis qu'une partie de cette foule restait à l'intérieur. C'était notre victoire. Et son lot d'espoir que les blessés continueraient à vivre. Tandis qu'il n'y avait aucune solution envers les morts confirmés.

 

3 jours silencieux ont passé. Des éclaireurs équippé de perches avec mirroir s'approchaient de l'entrée sans s'exposer, tournant les miroirs dans un maximum d'angles possibles. Pas d'ennemis.

 

Botter le cul des racistes anti-nains a de quoi donner de la fièrté ! Malheureusement, aucun d'entre nous n'a jamais vu la tête d'un raciste qui pleure. Comme trophée, ça aurait eut de la gueule :D

 

Après la bataille, la ville sous-terraine a été inspectée. Une enquête de voisinage venait vérifier si les habitants ont entendus des choses bizarres, s'ils ont vu des gens dangereux, ou si les humains ont tenté de nous faire le coup de la marche sur les genous (on nous plus refais le coup depuis longtemps).

 

Durant plusieurs jours, le projet d'un tunnel de secours continuait :

 

- Officiellement, le discours se voulait rassurant; l'ennemi est partit, il n'y a plus rien à craindre.

- Officieusement, le royaume payait assez cher des ouvriers pour que le projet continue, mais aussi pour que les ouvriers du tunnels soient incités à respecter le secret professionnel. Ainsi, en cas d'invasion qui nous dépasserait, le tunnel serait alors connu du public seulement connue dans l'urgence.

 

Pour une meilleure garantie de ce secret, seuls mes parents, moi-même, ainsi que les ouvriers y ayant participé devaient garder le silence.

 

Des cris et des discussions de soulagement avaient éclatés après le combat, et des festivités furent organisés afin que tous (ou au moins une grande partie des habitants du royaume) puissent enfin se détendre. Chaque soldat dont je faisais moi-même partie, exceptés ceux qui sont de gardes, venaient sans armes... Sans tension.

 

 

 

V : Changement brutal

 

A mes parents, par crainte que leur inquiétude ne pèse sur moi, j'avais demandé à mon tuteur de dire à l'administration de ne pas inscrire ma fausse identité (par laquelle je pouvais être connu) dans la liste des personnes estropiées; si jamais ma fausse identité apparaissait parmi les blessés amputés d'un membre, mes parents le saurait automatiquement.

 

Je souhaitais être seul juge de ma responsabilité de dire ou de ne rien dire à mes parents... Comment le public réagirait s'il manquait un bras au prince ? Et comment c'est arrivé ? Toutes ces questions, le peuple comme mes parents les poseraient. Mon tuteur m'avait aussi indiqué que je risquais aussi la surprotection.

 

Auprès de 2 conseillers avec lesquels j'avais développé une affinité, des solutions ont été décidées :

 

- Un sort d'illusion mélangé à un sort de télékinésie compenseront mon bras.

- Ce sort durera aussi longtemps que je le souhaite.

- Si je souhaite arrêter la comédie, je dois simplement le demander au conseiller mage.

 

Après un temps assez long, que je puisse trouver mon courage, j'avais enfin avoué à mes parents que j'étais amputé d'un bras. Ca m'a demandé un effort psychologique très important de l'avouer et de connaitre leur douleur et leur tristesse empathique.

 

Mon père réagit ensuite de façon très directive. Il missionna des espions pour voir qui avait attaqué la mine, pourquoi, qui étaient les chefs d'états et/ou militaire qui l'avait demandé. Selon les renseignements, il enverrait soit un assassin, soit une démonstration de comédie. L'assassin viendrait anéantir toute motivation du pays ennemi de nous attaquer. La comédie viserait à raconter qu'il n'y aurait aucune descendance, et que la monarchie s'écroulerait. Ou encore, autre idée, provoquer une guerre civile chez l'ennemi pour le distraire. Une représaille aurait eut lieu, ou pas.

 

Ma mère suggérait qu'une régence viendrait compenser la chute du royaume. Il y aurait en quelque sorte des tests pour trouver qui serait la princesse ou le prince supplémentaire qui hériterait de la couronne, en cas de décès de ma mère et de mon père et si je choisis de ne pas monter sur le trône. Une adoption royale; les tests visent à ce que n'importe qui ne puisse pas exercer une fonction princière, et que le mérite décide.

 

J'ai aussi finit par avouer que la fonction étatique m'intéressait peu. Trop éloigné de la réalité, trop surprotégé, et que je ne vivais que pour découvrir et faire des choses différentes.

 

Très ouverts, mes parents approuvaient que je fasse mes expériences, mais ne pouvaient s'empêcher d'imaginer le pire vu mes récentes épreuves. Je ne voulais pas rester non plus dépendant d'un double sortilège, celui qui compense la perte de mon bras, toute ma vie.

 

 

 

VI : On y va

 

C'était donc décidé. Je pourrai quitter le royaume, voir ce que je peux choisir comme vie plutôt que celle qui m'a déjà été choisie; celle d'un prince de naissance.

 

J'ai alors remis tout équipement qui ne m'appartenait pas, comme le tromblon, fais mon sac, pris un peu d'argent, un peu d'équipement, de quoi camper et bricoler. J'avais même gardé mes gantelets dans l'espoir incertain de me fabriquer une prothèse pour le jour où j'abandonnerais mon bras magique.

 

D'après des géographes, une ville au nord-est avait peut-être une chance d'avoir les talents suffisants pour me trouver un bras autre que totalement magique. Son goût de l'innovation lui venait de son emplacement unique : la ville de Numarc s'étend du bord de mer jusqu'à un affluent de rivière, à une colline et aux montagnes, cumulant plusieurs panorama.

 

J'ai alors fais préparer un sanglier pour la chevauchée. Ensuite, je dis au revoir à mes parents et à toutes les personnes que j'ai connu, tout en évitant la connerie de "promettre de se retrouver" (les promesses, ces pseudo-politesses étant faites pour ne jamais être tenues).

 

Je me mis en route vers Numarc. Il y a tellement + de lieux à explorer à l'extérieur. Par précaution, à chaque ville ou village où je m'arrêtais, je garais mon sanglier là où il n'aurait aucune chance d'être un gibier trop facile à capturer.

 

A un troisième village, sa particularité était d'être un groupe de plusieurs commerces et de transports sur plusieurs possibilités. Comme ce que je faisais avant, j'avais cette définitivement abandonné ma monture.

 

Il y avait plusieurs possibilité de voyager. Il existait la possibilité de louer une voiture, un chariot, un cheval, une moto et même un vélo, avec parfois la possibilité de demander un chauffeur (moyennant un prix + élevé que si c'était juste pour louer un véhicule).

 

Il y avait même possibilité d'acheter une place en transport collectif, que ce soit une diligence, un bus ou même un train. Moins cher encore que de louer un véhicule avec/sans chauffeur.

 

+ coûteux étaient les voyages par bateau volant, par un sort de vol, et + coûteux encore était le voyage par téléportation.

 

Cette large proposition de déplacement témoignait du dynamisme comme de l'influence magique et technologique de Numarc.

 

Par précaution de ne pas gaspiller mon argent, et en même temps que je n'étais ni trop pressé ni amoureux de la solitude, j'ai alors acheté un billet de diligence. Moins rapide que le train, je souhaitais prendre mon temps et arriver plutôt le lendemain matin. Arriver le soir du jour même me mettrait la pression de trouver où dormir à Numarc.

 

J'ai alors pris la diligence. Ce qu'elle n'avait pas en largeur, elle le gagnait en longueur. Les roues arrières étaient plutôt grandes afin de faciliter le déplacement. 2 chevaux tractent le moyen-transport. Pour assurer que la diligence n'ait jamais de chevaux fatigués, les relais prenaient ces derniers pour les reposer en échange de chevaux en pleine de forme. Les relais disposent aussi de restaurants en cas de long voyage, comme c'était le cas pour celui que je prenais.

 

A la fin du voyage, il y avait une originalité pour la diligence. Comme on arrivait du haut d'une colline où Numarc était construite, la descente vers la ville se faisait sans chevaux sur une pente moyenne (impossible de dire la mesure exacte), en dosant le trajet avec le frein et un gouvernail pour tourner les roues. La montée de la diligence se fait sans attacher les chevaux; elle a une chaine qui la relie au relais, et un mécanisme tire la chaine, donc la diligence, jusqu'en haut de la colline.

 

 

 

VII : Loin de chez soi

 

Enfin arrivé à Numarc ! La ville respirait l'innovation et l'originalité, ne reniant aucune technologie dont la seule limite était de ne pas faire peser de danger sur l'environnement, et sur ce qui est vivant en général. Habitations et diverses manières de vivres cohabitait, comme si les époques et les technologies avaient fait la paix entre elles, ne reniant ni le passé, ni l'avenir.

 

Magie et technologie cohabitent à merveilles; ce que l'une ne peut pas, l'autre le peut, et vice-versa. La magie servait générer la matière de façon permanente ou temporaire, c'est selon. La technologie modifie la matière, parfois pour en obtenir une autre (l'alliage), parfois pour en faire un outil qu'il serait peut-être trop compliqué de générer par un sortilège.

 

Il était d'ailleurs tout à fait possible qu'un hôpital pratique la résurrection, y compris par des moyens technologiques, tout en suivant une règlementation avec des exigences autorisations, des libres choix, et même des interdictions. Par exemple, une résurrection pouvait être refusée si un mafieux demande à ce qu'un décédé revienne à la vie, ou encore si une personne, par un contact nécromantique si elle est déjà décédée, refuse de revenir à la vie.

 

C'est d'ailleurs dans un hôpital que je me suis rendu pour mon bras. Un soigneur me reçut le lendemain quand ce fut mon tour pour un rendez-vous. Avant même que je lui ai posé une question, il avait détecté que j'avais un bras magique. Il me serra la main magique. Une discussion commençait à son bureau :

 

- Docteur : "Dites-moi ce qui vous amène.

 

- Grunlek : Je souhaite changer de bras.

 

- Docteur : Ca me parait étrange comme requête. Y-a-t-il quelque chose qui vous gêne avec votre prothèse magique ?

 

- Grunlek : Hé bien... Ce bras m'a été offert par des mages est encore un peu loin de ce que je souhaite. Le simulâcre est bien fait, mais j'ai parfois l'impression que ce bras est abstrait par rapport à une prothèse matériel.

 

- Docteur : Hmmm... Vous ne percevez aucune sensation quand vous toucher avec ce bras ?

 

- Grunlek : Aucune.

 

- Docteur : La conception de prothèse haute performance avec restitution de sensation est incertaine. Les patients peuvent choisir entre rien du tout, ou l'attachement d'une prothèse... Au choix. Mais en ce qui vous concerne, je vais vous recommender quelqu'un qui pourrait peut-être vous aider.

 

Je vous laisser l'adresse de Lyriane. Dites-lui que je vous ai envoyé, ça ira + vite pour la contacter.

 

- Grunlek : Super ! Merci.

 

- Docteur : Avant de partir, vous pourriez me laisser photographier votre prothèse magique ? Il y a du potentiel à en tirer, et j'ai été très impressionné par cette performance. Ca peut nous servir."

 

J'ai coopéré, et après le rendez-vous, j'étais dehors. J'ai téléphoné à Lyriane, me présentant au préalable, qui m'avait envoyé, et pourquoi je la contactais. La discussion s'était bien passée. Elle m'avait alors convié à passer à son atelier.

 

 

 

VIII : Une rencontre clé

 

Enfin arrivé à sa boutique, je suis entré. Lyriane est une elfe noire. Sa peau était bleu foncé. Ses cheveux étaient gris, dont les racines était blanches et les pointes noires. Ses formes n'étaient ni minces, ni généreuses. Elle portait une robe sans manche qui allait jusqu'au genous, ainsi qu'un pantalon et des bottes. Là où la robe n'avait pas de manche, les manches de chemise blanche dépassaient. Son visage montre une expression de sérénité, et ses yeux sont verts.

 

Lyriane s'était présentée comme mage-ingénieur. Dans cet ordre par ordre de préférence, car ses talents en magie sont supérieurs à ses talents d'ingénieur. Il y avait des ouvriers avec elle. Ils contribuaient à faire marcher la boutique, que ce soit pour faire du commerce, fabriquer des objets ou des sortilèges, et bien d'autres activités.

 

Sa boutique avait son propre jardin avec des serres et des plantes variés, que ce soit pour nourrir ou pour concevoir des potions. La présentation de ses capacités comme des lieux étant terminés, nous avions continué la conversation :

 

- Lyriane : "Content de te voir. Tu souhaites autre chose qu'un bras magique ? Je m'en serais contenté à ta place.

 

- Grunlek : Je souhaiterai avoir autre chose. Mon bras magique me rappelle trop mon ancien bras que j'avais avant. Je ne veux plus me sentir faible en cas de situation critique. Qu'est-ce que tu proposes ?

 

- Lyriane : Voyons voir... Si tu me permets de les aborder, et même , tu as plusieurs options :

 

* Rien du tout : Pas de prothèse de remplacement. Néanmoins, tu as toujours fais avec 2 bras, même en ayant perdu le tiens.

 

* Un prothèse simple : Un faux avant-bras sans activité

 

* Garder ta prothèse magique : Cependant, tu m'as dis que tu préférais ne pas la conserver. Il faudra que tu continus avec en attendant que tu aies autre chose

 

* Reproduire ton bras gauche intact : après manipulations génétiques, ton bras gauche en double deviendrait un bras droit à greffer, et tout redeviendrait comme avant.

 

* Te greffer un bras technologique, avec restitution des sensations

 

* Faire pousser un bras végétal.

 

* Un mélange de plusieurs options et/ou une autre option de ton choix.

 

- Grunlek : Ouah, tout ça !

 

- Lyriane : La liberté de choisir consiste à avoir un maximum d'option possible. Et si c'est envisageable, c'est possible.

 

- Grunlek : Je voudrais un bras mécanique. Ce serait des doigts d'acier, du moins dans une matière dur, et avec ma main, je pourrais m'en servir comme grappin ou même pour prendre des choses à distance. Et même pour frapper très fort et provoquer une secousse.

 

- Lyriane : Ahhh... Tu as une idée bien précise de ce que tu veux. Bien. Après notre bavardage ma foi très constructive, je vais préparer les plans de ce qui est necéssaire avec mes employés. Tu gardes ton bras magique pour l'instant. Montres-le moi que je l'étudie. J'en déterminerai la conception et les sortilèges assemblées.

 

Je te le demande non seulement parce qu'éventuellement, ça serait utile, mais aussi pour savoir s'il y a des sécurités contre la dissipation de la magie. Une solution + simple serait que tu demandes aux mages qui te l'ont fait de le dissiper, mais j'aime les défis. Et ça t'évitera de refaire tous le chemin jusqu'à chez toi pour ensuite revenir.

 

- Grunlek : C'est vrai que venir à Numarc en échange d'un "faites-moi un aller retour", ça fait un peu mal à la tronche. On en rediscuteras demain."

 

 

 

IX : Préparatifs

 

Le lendemain, Lyriane m'avait annoncé un choix :

 

a) Lui amener 3000 ducats pour la conception du bras mécanique inhabituel

b) Lui amener des éléments pour fabriquer le bras mécanique

c) Un mix des 2; j'amène ce que je peux, et pais idéalement une petite partie de ce qu'il faut.

 

N'ayant ni tout cet argent ni une lettre de crédit comportant de cette somme, ni chéquier, ni carte bleue, c'était amener ce dont Lyriane a besoin pour la conception du bras mécanique. Il lui fallait donc :

 

- Un gantelet de bras droit correspondant à la taille de ma main.

- Une gemme de l'île verte,

- Des fils conducteurs d'électricité

- De l'électronique, dont le but est de relier le message du cerveau vers la main

- Des capteurs d'énergie kinétique, thermique et mentaux.

- Une chaine longue de 20 mètres.

 

La liste n'est pas complète, parce qu'il y a certaines choses que Lyriane et son équipe feront par eux-mêmes. Ayant déjà le gantelet, la 1ère était accomplie d'avance. Je l'avais amené en prévision de ma nouvelle prothèse. Un enchantement modifierait sa matière pour la rendre à fois solide comme de l'obsidienne et allégé comme le bois, complétée d'un champ de force. Casser le bras doit être improbable, y compris par son porteur.

 

Comme une nouvelle main ne suffirait pas, un moulage de mon bras droit a été réalisé pour être modifié, puis devenir un bras gauche. Une fois encore, un enchantement similaire serait jeté pour correspondre à la conception de la main.

 

J'ai ensuite cherché des fils pour l'électricité, ainsi que les capteurs énergétiques qui métaient demandés. Voilà qui faisait partie de ce que j'achèterai, ou que je mettrais sur la note de Lyriane.

 

J'ai ensuite exploré la ville à la fois pour trouver l'échoppe de bricolage et aussi pour visiter encore un peu Numarc. Au fur et à mesure de ma visite, je voyais des poissons qui volaient hors de l'eau sans souffrir; chacun était dans un globe d'eau qui garantissait leur survie. La ville aimait aussi beaucoup l'innovation et les façon de faire variée.

 

Il existait par exemple 3 bateaux particuliers, et seulement fabriquer à la commande. Ces bateaux étaient équippés pour se déplacer par moteur, à la force du vent, à la rame, avec des ballons gonflés, et même des chenilles dessous. Les peurs de détruire (et se faire anéantir) manquer de ressources et de moyens faisait parti de ce qui guidait les capacités de Numarc, et les bateaux le montraient bien.

 

Les voiles dépendent au mieux de la magie de l'air ou d'éolienne pour produire l'avancée, ou au pire des cas, des vents, même avec la prévision météo. Le moteur dépends du carburant; une fois encore, les réserves magiques peuvent l'alimenter, mais aussi du carburant physique générée par la magie. La magie servait à éviter d'épuiser les ressources. Il restait encore les rames, au cas où il n'y les moteurs et les voiles ne pourraient plus servir, pourvu que les rameurs ne soient pas fatigués. Les ballons pouvait servir à faire voler le bateau, pourvu que personne ne cherche à descendre brutalement le bateau. Il existait enfin des roues pour se déplacer sur terre.

 

J'ai même acheté un magazine où j'apprenais que dans une cité-état lointaine, des gens étaient capables de prouesses impressionnantes rien que par le toucher, sans recourir ni à la magie, ni à la technologie, même si ça leur était possible. Suivant un dosage d'une pression de la force et de l'angle du toucher, il pouvait blesser ou guérir, tuer mais pas ramener à la vie. Le magazine était complété par un courrier des lecteurs variés; certains voyaient un autre moyen de faire sans magie ni technologie, d'autre y voyaient une admiration de voyageurs béats.

 

Tout me donnait envie de faire ma vie ici ! C'est comme si la ville avait envie de moi ! Aucune zone d'ombre ne pourrait m'empêcher de le faire si je m'installais là pour de bon !

 

Arrivé au multi-port, je demandais à partir pour l'île verte. On me demandait un prix monstrueux, suivi d'une acceptation de condition de confort diminué, et d'une décharge en cas de blessures ou de décès si j'étais toujours décidé d'y aller.

 

A titre gratuit, on m'expliquait que l'île verte avait l'étrange particularité de brûler les visiteurs sans que l'île en patisse, alors même qu'il n'y avait aucun volcan. L'île alternait entre s'enfoncer dans l'eau et refaire surface, comme si elle était vivante. Elle était située à + de 5000 km des côtes.

 

Comment éffectuer ce voyage ? La nage était impossible, car même en eau calme, je me noyerais d'épuisement sur une aussi longue distance. Mmm... Comment partir pour l'île verte... Par bateau me semble la meilleure solution... Maintenant, si je trouvais un prix abordable.

 

 

 

X : Les règles du milieu

 

Alors que je passais entre 2 batiments du multi-port, un gars bizarre m'a abordé. Il me disait qu'il avait une solution.

 

D'après son propos, il roule pour une association caritative sur l'alimentation pour les pauvres de République Démocratique Occidentales des Grands Justiciers (RDGJ), mais surnommés par beaucoup comme étant l'Union Économique des Républiques Sécuritaires Siphonnées (UERSS).

 

D'après mon contact, la RDGJ, c'est du simple au double; autrefois une entité économique imprudente et imbécile et un pouvoir de police et de justice lent et inéfficace avec 1% de budget, la RDGJ, après des attentats terroristes, a alloué 90% de son PIB dans l'armée et la police, les tribunaux, jamais vraiment soutenu budgétairement, se sont vu retiré tout budget de fonctionnement parce que, selon la RDGJ, "les tribunaux ne servent à rien". Suite à ça, la RDGJ s'est approprié le droit d'enfermer qui elle veut, notamment en se basant sur la réputation comme "preuve".

 

La RDGJ est alors devenue un pays encore + magouilleuse qu'avant (elle l'était déjà durant son embellie économique où elle s'était endormie). Elle est alors devenue paranoïaque, tout en restant aussi imbécile qu'avant. Le pays était bardé de centrales nucléaires, d'aéroports, le tout en trop grand nombre, et quant au salaire, soit il était trop bon marché, soit il n'était jamais versé. Les méga-entreprises étaient gavées d'argent public, et en échange, elles recevaient la confiance aveugle des Etats.

 

La RDGJ prétend qu'avec 100% de sécurité, il n'y a ni terrorisme ni dictature, et que pour lutter contre l'intégrisme de l'église de l'eau, il fallait être un allié militaire et économique "exemplaire" tel que le moyen-occident, (lequel finance pourtant les "rebels", alors que le moyen-occident est lui-même directement "très" attaché à l'église de l'eau), et qu'il ne fallait surtout pas "interroger" l'allié. La RDGJ a même donné une médaille au moyen-occident. La RDGJ est même durement critiquée (hors de ses frontières, bien sûr) pour satisfaire, activement et passivement, les ultra-riches avec des comptes offshores et des sociétés écran, et de faire supporter une surveillance massive, ainsi qu'une austérité anxiogène et inutile.

 

La RDGJ a cependant réussit à faire signer par 85% (les 10% n'en ont rien à battre du principe, 5% ont déjà vu que c'était du pipeau) des pays et cités-état une charte mondiale sur la protection de l'environnement. Un pétard mouillé sans aucune obligations ni sanctions qui ne lient personne, mais dont le ministre des affaires étrangères a eu le toupet de s'extasier. Prouesse étonnante mais sans intérêt.

 

 

 

XI : Entente commune

 

Après s'être assuré que j'étais pas des stups, il avait avoué qu'il bossait pour la Guilde Des Voleurs. Dans la ville de Numarc, la Guilde des Voleurs a énormément de scrupules à donner dans la criminalité, et opère sur une structure moyenne. Son activité se concentre essentiellement sur la revente clandestine, et les services d'espionnages, afin de ne pas être tentés de voler.

 

Ses services d'espionnages ont commencés à être sollicités le jour où un chien policier bavait tout en reniflant une "mule"; un des membres de la Guilde des Voleurs, qui disait en plurant que c'était pas de la drogue, tentait d'aller clandestinement en RDGJ. Il avait été arrêté avec :

 

- Des paquets de riz dans la doublure de l'imper (le genre qui mettent les exhibitionnistes)

- Des bouteilles disposées de façon à imiter les pectoraux (ou éventuellement des seins)

- Des nouilles attachées avec du ruban adhésif autour des jambes et cachées dans le pantalon

- Du poivre et du paprika cachés dans les chaussures

- Une valise en cuir, en réalité une malette réfrigérée avec des glaces à la vanille et au chocolat

 

Le voleur n'avait pas menti ! La police, après avoir ri un bon coup, avait envie de jeter une de leurs "mules" en tôle, mais le ministère de l'espionnage s'y est opposé avec une proposition que la Guilde des Voleurs n'a pas pensé refuser une seule seconde.

 

En tant que "mule", le boulot consiste à amener à la guilde la marchandise achetée ouvertement à Numarc, pour ensuite la transporter en cachette à la RDGJ. Le ministère de l'espionnage avait offert à la guilde d'espionner la RDGJ tout en laissant la Guilde des Voleurs faire ses reventes aux restaurants. Les restaurants ne peuvent pas faire confiance à la RDGJ car les scandales alimentaires sont multiples, et que parmi les villes les + proches, Numarc produit de la nourriture de bonne qualité.

 

Du coup, la Guilde des Voleurs donne parfois mission à un espion de Numarc de faire le business de la bouffe d'un côté, tout en bossant pour Numarc de l'autre. Si la RDGJ disparaissait avec son imbécilité ou faisait de vrais réformes pour être moins pathétique et manipulatrice, les membres de la Guilde locale des Voleurs se verraient proposer le choix entre bosser pour la ville, partir ou aller en tôle, et en fin de compter démanteler la branche locale de la Guilde des Voleurs, pour peu que le lieu où elle opère soit découvert qu'il n'y ait pas eu de déménagement en cours de route.

 

Est-ce que la Guilde des Voleurs va tenter de participer à la réforme ou au renversement de la ROGJ ? Elle a trop besoin d'imbéciles naïfs, de magouilleurs conscients et de médusés pour faire marcher ses affaires. Donc, nan :D

 

Alors, pour la Guilde des Voleurs, mon travail serait d'être une mule. Je transporterai dans un imper (taille enfant) de l'émmental, du pinard, des patates.

 

Enfin équippé, j'avais un peu le trac. Mes collègues m'ont dit qu'on irait par bateau de nuit à un petit port caché, et que je devais toujours donner ma fausse identité. Passer par la douane serait trop compliqué et pas très hygiénique (je refuse de vous expliquer pourquoi). J'ai alors dormi très tôt, de façon à ce que je sois en forme pour la nuit.

 

A la nuit tombé, nous étions 4 personnes à embarquer sur un bateau à rames (un moteur n'aurait pas été idéal pour la discrétion). Moi et une meuf étions en train de ramer. Les 2 autres glandaient. On avait les boules. Surtout en pensant aux éventuels gardes-côtes. Là où Numarc est encline à donner une 2ème chance de remonter la pente, la RDGJ frappe, pose les questions, torturent s'il y a résistance (parfois juste pour l'humeur) puis tuent. Certes, on fait pas entrer des pillules colorés et de la poudre en douce, mais le danger est le même si les flics arrivent.

 

Arrivé au port clandestin, je ne devais pas trainer. Le bateau à rame repartit avec 2 autres passagers et un coffre, tandis que 2 gars, qui glandaient la 1ère fois, rameraient à leur tour. Il fallait que je me rende à un entrepôt, et qu'ensuite, on devait faire la tournée nocturne des restaurants qui achètent la marchandise de contrebande. Tout ça doit aller vite, et en cas de doute, une vente peut être abandonnée. Le déplacement se fait à pied pour + de furtivité.

 

Une fois finie cette opération, j'étais parti me planquer à la Guilde des Voleurs, avec permission de dormir pour la nuit seulement. + tard, si j'étais toujours partant pour aller sur l'île verte, on me conseilla d'être prudent; les armateurs, dans leur très grandes majorités, font immatriculer tout et n'importe quoi comme bateau, la RDGJ étant bien + doué pour des discourir sur des principes intéressants que de les traduire sérieusement en acte.

 

 

 

XII : Service après-vente

 

J'ai alors visité un marché de bateaux à louer, à affréter et à vendre. Le prix des bateaux n'étaient nullement un indice de qualité; quelque soit le prix, n'importe quel bateau peut couler. Par exemple, il y avait un galion à vendre bien présenté au prix de 100 ducats... Bonne affaire financièrement... Mais je n'ai pas d'équipage, et 100 ducats un bateau fabuleux... Hmmm... Bof...

 

Comme personne ne voulait m'amener à l'île verte, il me fallait alors un petit bateau facile à naviguer seul. J'ai un peu cherché. J'ai fini par trouver un bateau qui me convenait; 1 voile, 1 moteur, 2 rames. Le bateau est en bon état. Pas de trous, rames solides, planches neuves, pas de mollusques ni traces d'usures du bois, moteur plein. Je l'ai donc acheté.

 

J'ai alors acheté une canne à pêche, puis j'ai commencé à naviguer au large, en plein jour. Le bateau était assez large pour que j'y installe une tente, afin de pouvoir me reposer de temps en temps. 2 jours de navigation se sont passés sans encombre, me déplaçant grâce au vent.

 

Au 3ème jour, un trou a été révélé sur le bateau. J'ai alors dû me déplacer sur le bateau afin de faire contrepoids pour empêcher le bateau de couler. Le 7ème jour, la voile s'est déchirée. Pas si solide que ça, en fin de compte, m'obligeant à me servir du moteur. Le 8ème jour, malgré mes efforts d'économiser, le moteur était déjà vide... Le compteur avait sans doute été trafiqué. Le 11ème jour, une rame cassait. Le 13ème jour, la 2ème rame cassait. Il ne me restaient que des batons. Le 15ème jour, j'ai commençé à débattre avec moi-même pour savoir si j'étais maudis ou si j'étais sur un bateau merdique vendu par un escroc dans un pays où la malhonnêteté partout, parce que je n'ai rencontré que des pétochards qui ont tout fait pour ne pas m'aider à arriver à destination.

 

J'avais espéré qu'il y ait des bateaux autre que le mien. J'avais même espéré appâter des pirates en criant que je suis très riche et inoffensif, et que ça les inciterait à m'emmener à bord, puis de me prendre en otage (mes parents étant des monarques). Mais il n'y avait pas de pirates en vu.

 

Puis, sur ce rafiot merdique, j'ai constaté que le mat en T qui tient la voile (même déchirée) est très solide. La corde l'était aussi. C'est alors que j'ai eu une idée. J'ai fais un noeud avec la corde, laquelle a été ensuite passée au dessus du mat, puis l'ai attaché solidement. Je suis alors monté sur un tabouret, la corde autour du cou. Puis je me suis laissé tombé !

 

Je pensais que j'allais enfin être "libre", d'une certaine manière, mais en vain. Tout ce que j'avais réussis à faire, c'était un noeud coulant. Ce qui m'a mit sur la voie, c'est surtout quand je me suis aperçu que j'avais embrassé le bois. Même la mort se foutait de ma gueule.

 

Après 5 jours sans réel sommeil, le 20ème jour, j'étais assoiffé, affâmé, trop faible pour faire quoi que ce soit, j'ai enfin dormi. Je pensais que je me reposerai éternellement. Je n'ai pas su combien de temps j'ai dormi.

 

 

 

XIII : Beachboy

 

Quand je me suis réveillé, j'étais au bord de la mer. La plage était essentiellement faite de roches vertes rondes solides. A côté de moi, il y avait un arbre avec des fruits blancs pour me retaper. Bravant la peur de l'intoxication alimentaire, j'ai eu la surprise de découvrir que je me sentais beaucoup mieux ! Ca avait le goût de fromage, mais c'était mieux que rien ! Par contre, le côté mauvaise nouvelle, c'est que mon bateau merdique s'est cassé la tronche, et qu'il n'en restait rien. En même bateau, avec tous ce qu'il m'a fait subir...

 

Je me suis mis ensuite à chercher des outils. J'ai alors pris ce qu'il faut, puis j'ai commencé à faire un trou pour extraire une boue blanche puante comme si je devais l'enlever, jusqu'à ce qu'un liquide rouge sentant le cuivre apparaissait, et que je ne devais plus continuer. J'ai ensuite recommencé plusieurs fois l'opération à plusieurs endroits de l'île verte. Je pouvais voir des pointes très régulières, alignées les unes derrières les autres. L'île semblait émergé à vu d'oeil. Mon opération d'extraction devait recommencer.

 

Durant les jours qui passaient, j'avais l'impression de n'avoir aucune raison de faire ce que je faisais, mais je le faisais quand même, comme si mes instincts m'y poussaient.

 

J'ai alors parcouru l'île, que je trouvais assez étroite, montant sur une colline puis la redescendant légèrement pour ensuite remonté encore sur un sommet. Là, je voyais 2 pointes, sur chaque côté du sommet où je me trouvais. Je me suis ensuite senti allongé pour dormir.

 

Je faisais un rêve. Une voix me parlait. C'était la mienne. Elle me disait merci de ce que j'avais fais, même si je ne contrôlais ni mes mouvements, ni ma volonté. Je méritais le respect de cette île. C'est alors que j'ai demandé si je pouvais aller sur l'île verte pour obtenir une gemme rouge de pouvoir. Ma propre voix m'a répondu en disant que je devais aller dans une grotte et attendre le + loin possible de l'entrée. Mon rêve s'est ensuite arrêté.

 

En me réveillant, j'avais la surprise de trouver une gemme rouge d'assez bonne taille dans mes mains. La gardant dans mon sac à dos, j'ai alors cherché la grotte qui m'a été précisé dans mon rêve. En regardant en bas du sommet où je me trouvais, je me disais que je ne voyait pas grand chose. Je suis alors retourné à mon épave, puis j'ai trouvé un travail pour ma corde, être attachée à la pointe du sommet pour me permettre de descendre de l'autre côté.

 

Par peur d'une mauvaise expérience, j'ai alors fais 3 noeuds à la corde, puis je suis descendu. Là, j'ai trouvé une grotte avec des stalagmites et des stalactites blanches très pointues. Je me suis alors balancé sur la corde, jusqu'à ce que je puisse entrer dans la grotte.

 

Je suis alors allé aussi loin que possible par rapport à la lumière de la sortie de la grotte. Puis, soudain, la grotte s'est fermée ! Par la suite, du fond de la grotte, un vent de + en + puissant commençait à me souffler dessus, puis à totalement me soulever, allant jusqu'à me plaquer sur la grotte pourtant fermée ! C'est ensuite que la grotte s'ouvrit, puis j'étais projeté loin !

 

Mon vol me faisait prendre lentement de l'altitude, et j'avais si peur ! Par la suite, ma vitesse avait lentement diminuée, et je perdais progressivement de l'altitude. Au loin, je pouvais voir la ville de Numarc se rapprocher nettement. Ou plutôt, c'était moi qui m'en rapprochait, et beaucoup trop vite ! L'eau commençait à être proche de mon corps. Par la suite, je glissais très vite sur l'eau ! Je commençais à perdre de + en + de vitesse. Ensuite, j'ai été obligé de nager.

 

Les gardes-côtes, avertis d'un évènement très inhabituel, s'étaient mis en route pour me repêcher. Ils m'ont même donné une couverture et du chocolat chaud. Comme ils sont choux <3

 

Je suis finalement rentré en bateau, puis j'ai pris une chambre pour bien me reposer. Des voyages de fou comme ça, y en a pas tous les jours ! J'ai même songé à vendre mon histoire, parler à des journalistes, faire un livre... Prince, soldat, aventurier, coursier au marché noir puis écrivain. Il se vendrait bien, mon livre, dis donc ! Oh, et puis, pourquoi pas en faire un tournage...

 

 

 

XIV : Équipe technique

 

Bref. Ayant enfin ramené une gemme à Lyriane qui le ferait tailler pour mon bras, il me restait d'autre courses abordables à amener pour mon bras mécanique.

 

Je suis alors passé à un autre atelier, celui de Kaern. Lyriane ayant un talent en magie déjà très élevé, Kaern, par équivalence, a un talent en technologie + grand encore que Lyriane, mais au détriment d'un talent magie nettement moins élevé. Kaern était un halfelin. Sa peau était chocolat au lait. L'expression de son visage était chaleureuse. Il portait une redingote et une petite armoirie était attachée à sa boutonnière. Sa boutique tournait elle aussi avec des employés, ne faisant pas de travail seul.

 

Je lui ai demandé s'il avait ou s'il pouvait construire de l'électronique pour l'appréhension et les sensations d'une main mécanique. Il m'avait dit que oui pour la construction, mais qu'il lui manquait des personnes particulières pour la conception.

 

Une des personnes dont il avait besoin était à la fois peintre, musicien et scientifique. En proportion, ses connaissances scientifiques étaient à peu près semblables à celles de Kaern, et quant à ses connaissances en magie, elles étaient moins grandes que celles Lyriane, mais meilleures que Kaern. Stavalys. Une 2ème personne était nécéssaire au projet, Vanhevie. Ses connaissances en magie étaient les moins bonnes, mais en tant que technologiste, elle dépassaient tous le monde.

 

Une fois l'équipe réunie, l'électronique serait au rendez-vous.

 

Ce dernier habitait la ville alliée de Ucoraï. Cette ville est situé à l'est de Numarc, à + de 1000 km. Ucoraï cumulait 4 paysage en tout :

 

- Le désert à l'ouest

- La forêt au nord

- Rivières, chutes d'eau et cascades à l'est

- Les montagnes au sud

 

Ayant elle aussi des activités variées, Ucoraï était notamment réputée à la fois pour son économie + dynamique que Numarc, ainsi que pour son expression artistique très variée. La ville n'est accessible que par cheval, à pied, en mer, dans les airs ou par téléportation, car le paysage protégé et très varié où est situé Ucoraï se prête très mal au transport technologique, même non polluant. J'ai alors prévenu Stavalys de mon voyage, la raison de passer le voir, et il m'avait répondu que lui ou sa fille adoptive répondrait si je passais les voir chez eux.

 

Une nouvelle fois, j'ai opté pour voyager en mer, cette fois-ci sans coup en douce. Le voyage s'est bien passé, bien que j'ai dû opter pour le faire en 3ème classe.

 

 

 

XV : Tête d'affiche

 

Arrivé au port, j'ai visitée une nouvelle fois une superbe ville. Sa particularité était son amenagement en cercle de plusieurs anneaux; + vous allez vers le centre, + il y a de l'urbanisation, tandis qu'en vous éloignant, vous vous rapprochez des zones de moins en moins ubanisées. Le cercle était situé entre 4 tours d'observation.

 

Au domicile de Stavalys, j'ai été accueilli par sa fille adoptive, Marille. J'avais discuté de beaucoup de choses avec elle. C'était une famille de demi-elf très sereine. Martille finit par me dire que Stavalys s'était endetté pour maintenir à flot le niveau de vie de la maison, car son art lui rapportait de moins en moins.

 

Même avec les deniers que sa fille adoptive pouvait donner, les dettes continuaient d'être présentes et pesantes. Elle continua en disant qu'il n'est pas possible que Stavalys viendrait à Numarc m'aider à avoir mon bras gauche, à moins qu'il n'y ait au minimum plus de dettes pour une longue période.

 

A cause de cet imprévu, ramener Stavalys à Numarc devait être retardé. J'ai alors téléphoné à Lyriane, puis à Kaern, pour s'ils avaient des solutions à proposer. Leur réponse a été que je ramène plusieurs portraits de la maison de Marille et Stavalys.

 

Alors, j'ai loué les services de 4 peintres; chacun ferait un tableau, et ensuite, une fois les tableaux finit, je les enverraient chez mes mages et ingénieurs préférés. 2 jours + tard, avec un message prévenant à l'avance de leur arrivé ainsi que du rachat des dettes de Stavalys, des ouvriers et des jardiniers sont venus effectuer tout ce qui était possible d'amélioration et d'économie pour l'habitation; les frais que Stavalys n'aurait plus ou beaucoup moins à payer viendraient combler progressivement ses dettes jusqu'à ce que ses finances deviennent rentables.

 

De quoi donner envie d'être plutôt reconnaissant, tout en faisant attention à ne pas pavoiser style "ouais, sans moi t'es rien... tu me dois tout..." Ecart que mes amis provisoires ont fait attention à ne jamais commettre.

 

Martille et Stavalys, afin de ne pas devenir passif devant cette générosité, ont écrit une série de scènes de théâtre musical pour tenter de se renflouer. Un des pièces s'appelle "la paysanne, le cavalier, et le cheval". La pièce se voulait choquante et largement potache. J'ai mentionnée celle-ci, parce que la petite famille aimerait bien me voir jouer le cavalier (ça va, y a pire comme rôle, comme celui de moitié inférieure du cheval)

 

Selon que la pièce ait très bien marchée ou non (ainsi que les autres pièces qui composent la série de scènes), je serais éventuellement payé. J'ai alors révisé plusieurs fois mon texte. Je suis monté plusieurs fois sur scène dans la salle vide du théâtre musical pour une mise en situation. M'entrainer, m'entrainer encore.

 

Vint le grand soir... Le grand soir où je sais même pas si j'ai assuré. Mais d'après Stavalys et Martille, le spectacle s'est suffisamment bien vendu. Je n'ai été que très peu payé. Pour la suite, ce sera elle qui gérera le spectacle. Stavalys prendrait le bateau pour Numarc.

 

Pour ma part, je devais continuer mon voyage. Il me manquait encore de trouver Vanhevie. Pour la rejoindre, je devais partir au sud de Ucoraï à pied. Mais avant ça, je me suis acheté une luge. Par la suite, je suis parti pour faire un peu d'alpinisme, puis redescendre à la luge. Après une marche assez longue, j'ai enfin trouvé une gare et un relais où dormir. J'ai alors réservé un billet pour un train à lévitation magnétique, puis ais décidé de partir demain matin. Direction : Xatibor. Je dois y trouver Vanhevie.

 

 

 

XVI : Tourisme

 

Xatibor est une ville où la technologie est majoritaire. C'est ce qui fait sa spécialité. Elle a conclut des échanges de savoirs et de sciences avec Numarc et Ucoraï. Pendant que ces 2 villes sont loin d'être sans capacités dans le domaine, Xatibor est respectée pour son savoir + terre à terre et + avancée que si c'était avec la magie. Les connaissances en magie de Xatibor étaient assez bonnes.

 

Xatibor était un joyau de ce qui est monde virtuel et technologies très diverses. C'est d'ailleurs dans cette ville que la technologie de résurrection a été inventée sans recourir à la magie. La ville était parfois qualifiée de ville de l'abstrait et de la distance. Les espèces vivantes cotoyaient les machines. Certaines espèces vivantes avaient mêmes fusionnées avec des machines... Il existait même des êtres purement machine adaptées à la cohabitation. Certaines d'entre-elles était organisées en association veillant sur l'égalité des droits.

 

D'un être vivant, il pouvait rester ne rester intact que le cerveau, et tout le reste était une machine, couverte ou non d'une apparence artificielle. Ce sont des cyborgs.

 

D'un être vivant, il pouvait rester un corps, mais dont le cerveau était une machine à part entière... Machine qui pouvait ressentir les sensations de la chair... Et percevoir par exemple les même données qu'un cerveau vivant lors des expériences de vie... Ce sont des psytrons.

 

Parfois, il s'agissait plutôt d'un degré d'hybridation. Ainsi, un cerveau trop endommagé était parfois compensé par une machine. D'autres fois, le cerveau pouvait être parfaitement intact, et dans ce cas, la machine vient compléter le cerveau, et les 2 y gagnent. Les machines servaient très peu à satisfaire les angoisses de la mort en échange d'une prolongation de la vie. Le transhumanisme y était une réalité. Quelque soit les hauts et les bas, il n'y avait ni dystopie obligatoire, ni utopie irresponsable.

 

Il arrivait quelque fois aux meilleurs technologistes de s'interroger s'il existait une dépendance à la technologie et s'il y avait 1 moyen de limiter ou de domestiquer cet abus d'usage, de savoir faire sans, quelque fois. Le consensus social excluait cependant de se complaire dans la paranoïa, l'hystérie et l'obscurantisme.

 

La magie de Xatibor servait essentiellement à fournir les matériaux sans recourir à l'exploitation minière. Chose exceptionnelle venant d'une ville axée sur la technologie, les magiciens créaient et perfectionnaient des sorts de créations de matériaux. La magie servait à éviter la pollution de la ville. C'est notamment là-dessus que Xatibor dépendait de la magie.

 

 

 

XVII : Le cauchemar revient

 

Arrivé en ville, j'ai alors regardé un écran pour lire les nouvelles. Des rumeurs selon lesquels la RDGJ voulait conquérir les 3 villes persistait. La confédération, que les 3 villes formaient, avait refusé l'offre d'un traité de libre échange jugé comme favorisant l'abus de position dominante, l'oligarchie et la ploutocratie. 1 seule iniquité suffisait cependant à convaincre la confédération de la malveillance fondée du traité. La dictature (ou du moins la république profondément stupide) semblait beaucoup tenir à la signature du traité. Les villes redoutaient des représailles.

 

Certains analystes disaient que si la RDGJ ne tentait rien, c'est peut-être parce qu'elle pensait qu'elle serait dépassée par les forces militaires, la diplomatie, la technologie et la magie dont dispose la confédération. D'après les infos, la RDGJ a refusé la contre-proposition formée par la confédération, jugeant qu'elle y perdrait tout. Il était alors indiqué qu'en RDGJ, la population est déjà pauvre, son économie est congestionnée, sa dimension social démantelée et trop peu protectrice (voire pas du tout), la qualité de travail et le mérite presque inexistants, et que la classe politique comme les ultra-riches ne cherchait qu'à se satisfaire eux-mêmes, et ne faisaient que déplorer leur tentative échouée de manipuler la confédération.

 

C'est dans ce contexte difficile que je devais Vanhevie. C'était une femme, une humaine. Ses cheveux étaient bien coiffés et blond argenté. A l'arrière de sa tête se trouvait une tresse. Après discussion, Vanhevie. En tant qu'inconnu, il était normale pour Vanhevie de ne pas me faire confiance d'emblée.

 

D'après ses propres informations, la RDGJ s'apprêterait à lancer une "guerre préventive contre le terrorisme" à l'encontre de Zhohen. Il s'agit d'une cité-état spécialisée dans la pratique du toucher dont les effets varient selon la force, l'angle, et même la vitesse du toucher. Bien que courageux, les habitants, seuls contre la RDGJ n'auraient aucune chance de sortir vainqueur.

 

En tant que conseillère en recherche développement, Vanhevie a un certain pouvoir d'influence sur les décisions de la ville. Mais déjà préoccupée par le conflit ouvert éventuelle avec la RDGJ, n'écoute pas la suggestion de Vanhevie sur l'idée d'envoyer des renfort à Zhohen; conquérir la cité-état ferait définitivement de la RDGJ une menace impérialiste à réprimer dans la douleur et les lourdes pertes militaires. L'Histoire punit l'inaction et le manque d'idées.

 

Cependant, j'avais peut-être une solution. Je disais à Vanhevie que la Montagne Des Justes pourrait envoyer des renforts pour Zhohen et que je n'aurai aucune difficulté à convaincre la cour sur la necéssité d'intervenir au vu des éléments que j'ai en mains, et que les nains, en + d'être des combattants eux aussi farouches, ont un talent unique à créer et poser des pièges. Vanhevie doutait; est-ce que le gouvernement écouterait la requête d'un inconnu ? Et par quel mécanisme ? Une pétition ? Un vote ?

 

J'ai alors montré mon poing droit à Vanhevie, mettant en évidence une de mes phalanges. Celle-ci portait le sceau royal Des Justes. "Moi, Grunlek, même loin du pouvoir, resterai pour toujours le Prince des Justes, et je suis respecté par la Cour par mérite, non par la naissance, bien que les 2 coïncident." C'est avec ces mots que j'ai exprimé ma détermination à réussir à convaincre mes parents comme les chefs militaires de cette necéssité.

 

Pour réussir, et comme la montagne Des Justes stagnait un peu sur la technologie, j'ai néanmoins demandé à Vanhevie si elle pouvait me mettre à disposition des véhicules à téléportation pour agir le + vite possible, me téléporter à la montagne, puis amener le personnel qu'il est possible d'amener à Zhohen.

 

Vanhevie, encouragée par mes paroles déterminées, joua alors de chantages affectifs sur les services rendus auprès des personnes importantes. Avant de me laisser partir, elle me remit plusieurs lettres, lesquelles sont à remettre aux chefs des clans unifiés de Zhohen.

 

L'opération s'est déroulée comme prévue. Après avoir fait connaitre Xatibor à la motagnes de nains Des Justes, un détachement de nains aussi importants que possible comme les outils et autres matériels de construction de pièges se trouvaient à bords du car 2 étages à téléportation. Pressé, j'ai alors chargé un des nains de remettre les courriers en plusieurs exemplaires aux chefs de tribus de Zhohen; l'importance de cette mission était de prouver que les nains venaient bel et bien en alliés, non en tant qu'envahisseurs. Pendant que cette mission fastidieuse se déroule, j'étais reparti à Numarc.

 

Je suis passé voir mes amis pour la construction de mon bras gauche pour leur parler de la mission d'invasion que la RDGJ préparait contre Zhohen, et qu'elle pouvait avoir lieu n'importe quand. Lyriane et Kaern donnèrent alors mission à une partie de leur personnel respectif de m'accompagner car ils avaient des idées de protection au cas où la RDGJ aurait un avantage imprévu au cour de la bataille imminente. Une nouvelle fois, le car de téléportation emmenait tous le monde à Zhohen.

 

Les gardes se sont relevés de telle façon à ce que personne ne soit fatigués de par des surveillances trop longues. Les nains avaient déjà commencé à poser des pièges avant mon arrivée. Chacun tentait de dormir autant que possible, car la tension empêchait de connaitre un vrai sommeil.

 

 

 

XVIII : Guerre ouverte

 

Durant la nuit, des attaques avaient finit par avoir lieu, mais des hurlements du côté ennemis avaient fait changer d'avis le camp adverse; nos snipers (grâce à leur vision dans l'obscurité), plutôt que d'attendre de voir l'ennemi marcher dans nos pièges (donc d'en être + tard avertis, et de chercher à attaquer Zhohen par derrière en creusant un tunnel) avaient préférés tirer leurs arbalètes, car sans bruit ni feu de détonation visible, impossible qu'il trouve où sont nos gardes.

 

A l'aube, la RDGJ avait décidé de tout donner dans sa nouvelle attaque, la dernière ayant davantage été un test de résistance plutôt qu'une volonté d'attaquer.

 

Les tireurs attaquaient en plein jour, cette fois avec des armes à feu. Tantôt les fusils touchaient l'ennemi, tantôt c'était eux qui nous touchaient. L'avantage tactique portait sur les pièges qui n'ont pas été découvert cette nuit. Electricité, explosion de feux, vent, fusils automatiques à détection de mouvements, pièges creusés avec pointes... Nos pièges n'étaient pas toujours à usages uniques; certains pièges pouvaient refonctionner plusieurs fois.

 

La mêlée devenait inévitable pour bon nombre d'entre nous. Ce fut l'occasion de voir les prouesses des combattants de Zhohen. Leur coup étaient fulgurants, provoquant, durant le combat, l'admiration fugace des alliés, et la terreur de nos ennemis. Après de longs moments pénibles, nos ennemis batirent en retraite.

 

En haut, dans le ciel, un étrange bourdonnement. C'était celui d'un avion. Aucun de nous ne craignaient quoi que ce soit.

 

Ingénieurs, mages, ouvriers et mercenaires de Lyriane et de Kaern crièrent aux alliés de venir s'asseoir à côté des mages, puis d'être le + calme possible, même si ce n'est pas évident. Les nains semblaient avoir du mal à le garder, mais les habitants de Zhohen, dans leur grande majorité, semblaient faire preuve d'une discipline unique. L'un des mages dit brièvement : "nous avons besoin de vos réserves de magie, même si vous ne l'exprimez pas, pour vous protéger". Aucun des habitants de Zhohen ne répondit. Ils restaient immobiles. Ces précieuses secondes de sérénité, venant d'eux, semblaient presque, de façon psychologique, des heures de repos. L'un des mages dit alors, "Vous n'avez aucune objection ? Nous respecterons vos volontés". Le silence respectueux mais peu explicite était le même. S'ils n'étaient pas d'accord, ils se seraient déjà manifestés.

 

Au téléscope, un des ingénieurs criait : "Ils en lâchent une !". Les nains comme les gens de Numarc, qui étaient présents, commençèrent à retenir leur souffle. Certains nains se mettèrent en boules.

 

Puis, soudain, au ciel, un petit trou noir apparaissait. Ce trou noir s'agrandit. Il formait un cercle de nuit étoilée de + en + grand. Très vite, il fit la taille de la Cité-Etat. "Elle arrive !" criait une ingénieure. "Pourvu que ça marche", pouvait-on difficilement entendre... La peur de la mort était pesante... Une fois encore, il avait semblé que des heures passaient, alors que physiquement, c'était des secondes.

 

"Yeah !!" criait une mage. "On l'a attrapé, elle peut pas nous faire de mal, celle-là !" criait un ingénieur. "Une deuxième arrive ! Ils l'ont sûrement largué en même temps !" criait un ingénieur.

 

Ce que j'ai appelé "cercle de nuit étoilée" était toujours ouvert au-dessus de nos têtes. Pendant ce temps, une partie assez importantes des nains comme des habitants de Zhohen se sont écroulés sur le sol, pendant que certains dormaient les uns sur les autres. Sûrement leurs réserves de magie qui sont vides. Dormir aiderait à en récupérer autant que possible sur une période de temps anticipée comme trop courte pour qu'il y ait une récupération.

 

"Ok, la 2ème a été capturée !" criait une mage.

 

Soudain, le cercle de nuit étoilée disparut. "Alerte ! On a... plus assez de magie pour ouvrir un autre aussi..."; un des mages qui avait lancé le sort avait finit par s'écrouler... Sur tous les mages présents mais endormis, il devait bien en rester – d'un quart.

 

"Au boulot tous le monde !", criait une des personnes de l'équipe d'ingénieurs. C'est alors que l'équipe se répartit sur 2 machines. Le quart de mages qui restait était avec eux. Au téléscope, quelqu'un criait "3 autres bombes confirmé ! Tenez-vous prêt !"

 

1 tir de globe énergétique et translucide de taille importante après une période d'attente, et ainsi de suite avec un 2ème, puis un 3ème tir. Les globes volèrent patiemment dans le ciel. 3 missiles tombèrent, et en même temps que chaque globe s'approchait de chaque bombe, les bombes étaient comme attirés par les globes malgré la chute.

 

Les bombes enfin enfermées dans les globes, les globes se rapprochaient entre elles pour être groupées. A l'intérieur, une explosion gigantesque semblait chercher à aller au-delà des limites imposées par l'enfermement des globes. Mais les globes avaient tenu.

 

"On ne peut pas relâcher les globes et laisser la contamination s'installer. Les batteries d'alimentation des globes devront être maintenus", disait une des ingénieurs. "Dans ce cas, nous créerons la prison du néant. Venez, lançons le sort ensemble", disait un des mages.

 

Mages, ingénieurs et hybrides avec les 2 se réunirent. Au dessus des 3 globes d'énergies qui contenaient l'explosion et la contamination des bombes, une sphère noire se créait, puis se développait. Elle engloba les 3 globes de champs de force. Le globe noir finit enfin d'envelopper les 3 globes, puis commençait à se dématérialiser. Après avoir été éffacé, de la sphère noire comme de son contenu, il restait plus rien. Le ciel faisait plaisir à regarder, maintenant que le danger des bombes pouvait être écarté.

 

 

 

XIX : Aboutissement

 

Des cris de victoires éclataient ! Les habitants trop fatigués pour avoir vu ça étaient ramenés chez eux. Ceux d'entre nous, les voyageurs et protecteurs trop fatigués, étaient ramenés dans les tentes et les logements prêtés. Un autre globe se développait au-dessus de la RDGJ et le moyen-occident. C'était un champ de force rouge qui enfermait assez vite les zones.

 

On pouvait entendre une voix irritée : "Vous avez prouvé que vous constituez un danger réel et sans équivoque ! Ce qui vous entoure n'empêche ni l'air ni le soleil de passer, et à part ça, vous resterez prisonnier ici pendant longtemps, peut-être en permanence. Vous ne pourrez jamais vous évader de cette prison, quoique vous fassiez, peu importe à quoi vous pensez. Personne ne deviendra comme vous, vous qui teniez tant à ce que nous vous ressemblions. Nous réfléchissons aux sanctions que nous vous imposerons, et n'aurez nul autre choix que d'y être contraint."

 

Privés d'influence, ni le moyen-occident (étant un complice financier), ni la RDGJ ne peuvent plus faire quoi que ce soit envers qui ce soit si ce n'est envers eux-mêmes.

 

Zhohen était ivre de bonheur. Les décédés, ayant au moins 1 personne qui ont de l'estime et qui le souhaite, pouvaient être ramenés à la vie. Les résurrections grandiraient encore la joie existante, et allègeraient, voire annuleraient la vélléité de vengeance, et il y aurait peut-être des arrogances pavoisantes de cette victoire à canaliser. Au landemain de cette dure bataille, les habitants qui étaient épuisés le drainage de magie et par la terreur se réveilleraient dans cette allégresse.

 

La confédération de protection comportant de 3 villes incluaient désormais Zhohen et la Montagne Des Justes. La Montagne des Justes, dont les nains sont spécialisés en technologie, obtinrent d'être reliée à Xatibor et à Numarc par voie sous-terraine; si un jour, la Montagne Des Justes venait à être attaquée une nouvelle fois, il y aurait beaucoup moins à craindre de par les renforts, et un échange d'idées créatives figure parmi ce qu'il y a de + stimulant.

 

Revenu à Xatibor, et après avoir déposé tous le monde à son domicile, Vanhevie me remercia beaucoup d'avoir aidé Zhohen à continuer de vivre. Elle respecta sa parole, et à son tour, elle partit à Numarc rejoindre Kaern, Lyriane et Stavalys pour la conception du lien éléctronique entre le cerveau et le bras gauche mécanique...

 

Yéé aahh !!

 

Il ne me restent plus qu'à ramener 3 capteurs pour diverses sources d'énergie et 20 mètres de chaines ! Ca va être du gateau pour ce qui reste !

 

Alors je suis passé voir plusieurs fois une propriétaire d'une boutique, Quérenne, est spécialisée dans le bricolage, notamment dans ce qui est énergies et batteries. Il lui restait une chaine. Quand aux capteurs, il fallait les commander. Mon compte courant n'étant pas loin du rouge, j'ai alors proposé mes services pour lui facilier la tâche. L'argent qu'elle ne dépenserait pas pour s'offrir les services d'un coursier paierait ce que j'ai besoin.

 

J'ai enfin obtenu la chaine et les capteurs que j'ai transmis à Lyriane. Il fallait encore du temps pour fabriquer le bras gauche, peut-être une semaine. Durant ce temps, j'ai continué de rendre des services, parfois payés.

 

 

 

XX : Viens là, toi !

 

Un jour, Quérenne m'a demandé de passer à sa boutique vers 20h00. C'est bizarre... C'est à cette heure-ci qu'elle ferme la boutique... M'enfin bon, elle a été sympa avec moi + d'une fois, je vais pas faire le difficile.

 

Je suis alors arrivé un peu avant l'heure prévue. D'habitude, il n'y a pas mal de personnes, les affaires marchent plutôt bien. Là, j'ai dû frapper à la porte pour entrer, et à l'intérieur, à part la propriétaire, il n'y avait aucun client. La discussion commençait tandis qu'elle me faisait entrer :

 

- Quérenne : Vous êtes arrivé un jour de fermeture.

 

- Grunlek : Ah ? Vous ne me l'avez pas dit, mais peut-être que je n'ai pas écouté...

 

- Quérenne : En fait, j'ai oublié. Mais c'est pas grave. Je suis un peu débordée sur le rangement, et j'ai besoin d'un coup de main.

 

- Grunlek : Mais volontiers.

 

Je suis alors resté environ 1 heure avec Quérenne à ranger un maximum de choses. Elle ne mentait pas. A un moment donné, elle s'est agenouillée pour m'expliquer certaines choses, ce qu'elle avait besoin pendant qu'elle avait une main sur mon dos. Ensuite, elle m'encouragea en faisant un bisou sur la joue. Par la suite, elle m'avait montré le fonctionnement de sa comptabilité. Tandis que je posais ma main sur la souris en écoutant ce qu'elle me demandait, elle avait posé sa main sur la mienne pour bouger la souris. J'avoue que je me sentais très bien à ce moment-là, et que j'ai oublié ce qu'elle me disait à ce moment-là...

 

Puis, elle m'aborda à propos de mon bras gauche en préparation. Elle me donnait plusieurs conseils utiles, elle parlait beaucoup, et je désespérais un peu de devoir tout retenir. Tout était important. En même temps, son regards était plein de sympathie. Parfois, elle me posait des questions et je répondais. Je ne l'avais pas remarqué la 1ère fois, mais je trouvais Quérenne superbe à regarder, que ce soit à propos de ses formes comme de son visage avec des lunettes.

 

En fin de discussion, vint le moment de se dire au revoir. C'est alors que je prenais la direction de la porte. Quérenne se précipitait pour m'ouvrir la porte alors que je pouvais le faire moi-même. Mais ensuite, elle se plaça devant moi, mit le verrous, puis tournait la clé pour vérouiller la porte... Pendant que j'étais à l'intérieur. J'étais prisonnier en fait :D

 

Ooh, mais qu'est-ce que je dis ? Si j'écris tout dans mon journal de bord, quelqu'un peut tout lire puis me demander des détails ! C'est tellement indiscret...

 

"Je ne savais que ce moment arriverait..." disais-je avec un immense sourire gêné. "J'ai tout planifié :D", avait-elle répondu...

 

Il se passait quelque chose... Entre elle et moi... Mais je ne vais rien consigner dans mon journal intime, j'ai trop peur que quelqu'un le lise... Alors je vais me contenter de dire la version courte : C'était le nirvana !

 

Le landemain, j'étais levé avant Quérenne. J'ai ouvert les placards, mis le couvert, préparé la table, fait le petit déjeuner, et le micro-onde est là si jamais ça a refroidit.

 

Quérenne était descendue en robe de chambre. Bien que très fatigué, elle eut très vite le sourire. "Mais c'est que tu as préparé le petit-déjeuner dis donc !", dit-elle, très admirative. Là, Quérenne se penchait, mis ses mains sous mes épaules, me souleva, puis me roula un de ces pelles bien passionnées, bien excitantes, le genre qui donne envie de rester quelques jours de +

 

 

 

XXI : Ouverture d'esprit

 

Je suis alors passé voir Lyriane, pour lui demande quand est-ce que mon bras gauche serait prêt. Elle me répondit que ce sera prêt dans 3 jours, et que ce même 3ème jour, je devais ne rien manger pour l'opération, et que je serai endormi pour la greffe. Je suis alors reparti voir Quérenne pour lui dire que j'ai encore 3 jours à profiter de la vie et ses plaisirs avec elle.

 

Je ne suis alors sorti de chez elle que l'après-midi. Je trainais la patte, et les séparations ont le don m'insupporter quand ça vient au mauvais moment. Celà étant dit, je ne pouvais pas être en retard pour mon opération de greffe de mon bras gauche, ni me permettre de manger. Lyriane m'avait ainsi donné rendez-vous à l'hôpital pour cette expérimentation. Le bras n'était pas tout à fait achevé, mais le prototype était vraiment très bien avancé.

 

Après mon réveil, il fallait éffectuer. Vérifier si je pouvais bouger ma main. Si le faire demandait de la magie, ou sur les capteurs d'"énergie naturel" suffisait en eux-même pour le faire. La chaine de mon bras était rangée dans un vortex portatif à l'intérieur de mon bras gauche. Le vortex en lui seul est maintenu en permanence par la magie de la gemme rouge. Une sollicitation extraordinaire de mon bras est la seule chose qui demande ma propre magie. Mon bras peut provoquer une secousse sismique. Il peut aussi servir de grappin. La chaine peut aussi être enroulée si besoin. Il y avait peut-être d'autres possibilités qui existaient, et elles dépendent de ma créativité. Lyriane et moi devions en discuter + en détail;

 

- Lyriane : "Tu devrais rester encore un peu. On doit faire des tests pour savoir si le bras gauche a une fiabilité supérieure à 95%

 

- Grunlek : Ben... Ca m'arrange pas tellement. J'ai passé des mois dans la région, et j'ai trop besoin de varier, et de voyager.

 

- Lyriane : Bon... C'est pas tellement une bonne idée... J'aurais aimé pouvoir te retenir afin de te garantir le + possible contre les défaillances. Il semblerait que je n'y arriverais pas. Tiens t'en à ta concentration pour éviter que le bras ne te fasse des caprices. Mais fais attention; une gaffe, et tu risques de perdre un oeil.

 

- Grunlek : Mé nan ! Fais confiance, ça n'arrivera pas ! Faut pas se tracasser, sinon, on finit par avoir peur de tout, après !

 

- Lyriane : Je te trouve bien joyeux ces temps-ci... C'est comme s'il s'est passé un truc...

 

- Grunlek : Oh, mais il s'est rien passé du tout, enfin !!

 

- Lyriane : Quérenne a été très gentille avec toi, j'ai l'impression...

 

- Grunlek : Ok, t'as gagné ! Deviens ma confidente ! Ouais, c'est vrai qu'il s'est passé un truc avec elle...

 

- Lyriane : T'as aimé ?

 

- Grunlek : Ben... Euh... Faut pas en parler à tous le...

 

- Lyriane : Oh que oui, tu as aimé ce qui s'est passé ! Maintenant, il faut des détails ! La version courte, c'est pas assez !

 

- Grunlek : C'est que...

 

- Lyriane : Nan, je rigole ! Y a des trucs que je sais à propos de Quérenne...

 

- Grunlek : C'est quoi ?

 

- Lyriane : Elle est maman. Elle a des enfants.

 

- Grunlek : Ah ouais ? Bah, ça se voyait pas ! J'avais pas vu qu'elle était mère...

 

- Lyriane : Donc, t'as pas aimé l'intimité ?

 

- Grunlek : Si, si ! J'ai adoré ! Physiquement, je pouvais pas voir que je faisais des trucs avec une mère... J'étais avec une femme qui me plaisait totalement et... Ooohh... Ca ouvre des perspectives... C'est comme si des mystères discriminants et sexistes se barraient de ma tête... Ca m'a pas du tout dérangé d'avoir été avec elle !

 

- Lyriane : Et elle est mariée...

 

- Grunlek : Oh ho... Est-ce que c'est un couple plutôt "libéral" ou...

 

- Lyriane : Le mari est un ultra-possessif frustré qui a fait le serment qu'elle lui appartiendrait pour l'éternité, et que personne ne devait l'approcher à part lui.

 

- Grunlek : Eh, meeeerde !!

 

- Lyriane : Ca dépends... Elle avait besoin de changer d'air, et tu lui as rendu service. Son mari est violent, et quand Quérenne a été avec toi, ça lui a permit de faire une pause.

 

- Grunlek : Je... En même temps, si c'est un pôv type, j'ai pas à regretter mon geste !

 

- Lyriane : Bon... Il est pas du genre à admettre ses échecs. Peut-être qu'il est pas au courant. Mais les paranoïaques agressifs font tout et n'importe quoi pour une paix qu'ils n'obtiennent en fait jamais.

 

- Grunlek : Ouaoh... J'ai un peu les boules..."

 

 

 

XXII : Patriarche en phase terminale

 

Après 2 jours d'expérimentation avec mon bras gauche, j'entendis hurler dehors : "Qui !? Qui a couché avec ma femme !?!? C'est la mienne !! Elle est à moi !!"

 

Nul doute que le relou que je pouvais entendre était le cocu (qui méritait bien sa place). "C'est moi que tu cherches, et c'est la mort que tu trouveras !", avais-je crié à mon tour. Je suis alors sorti dehors, les mains derrière le dos sans toutefois chercher à me rendre. Quand il m'a vu, le mari jaloux eut un regards étonné, puis éclata de rire. Il faisait des moqueries discriminantes et des remarques débiles. Un des passants qui regardait la scène dit au mari jaloux de ne pas trop faire de remarque sur les nains, et qu'il passe pour un raciste. Mais il reçu un coup dans la tronche, suivit d'un "ta gueule" méprisant.

 

J'ai alors fais des remarques sur sa virilité au rabais, affirmant qu'il n'avait pas de quoi être fier de ses attributs intimes, et qu'en battant sa femme, il était surtout un moins que rien frustré et refoulé. Le public, lui, riait beaucoup. Je mets ça sur le compte de l'opinion qu'il partage avec moi, et que le mari violent en faisait beaucoup pour ne pas être digne de respect.

 

Enragé de haine, il lança sa morgenstern. Loin de paniquer, j'ai alors attrapé l'arme de ma main gauche mécanisée. "Merci, je n'en demandais pas tant", repondai-je d'un calme ironique au fou furieux. Découragé mais toujours rempli de haine, il charga sur moi en hurlant, "je vais t'écraser nimbus !" Je lui ais alors mis un coup de poing avec ma main droite. Le type avait sentit quelque chose, son nez saignait un petit peu, puis tenta de bluffer en disant "Ah ha, j'ai rien sentis".

 

Sans rien dire, je lui mis ensuite un coup de morgenstern sur l'os de sa paumette gauche, laquelle cassa. Il se mit ensuite à pleurer "Regardes ce que tu m'as fais !". Sans cérémonie, je lui répondis "En effet, ma performance est impressionnante. Refais voir, j'ai pas bien vu."

 

Le rageux grogna tandis que le public riait encore de ma remarque. Une femme fit une remarque en riant : "Vous le voyez ce mec ? Au combat, il est impuissant, et au pieu, bah c'est pareil !" Des rires résonnaient. D'autres moqueries étaient prononcés, et le rageux ne savait plus quoi faire, car il semblait hésiter entre me régler mon compte, ou s'en prendre au public (dont les moqueries qui en émanaient)... Je me suis brièvement interrogé, vu le nombre de moqueurs, si le violent a fait ou dit des choses désagréables envers les gens, et qu'ils voient en moi l'occasion de s'exprimer librement sur l'opinion que les gens ont sur le mari jaloux, voire de se venger définitivement de lui.

 

"Je vais t'aider un peu. Je te rends ta morgenstern, et en échange, tu essaieras d'être fort et rapide, car tu n'auras pas de 2ème chance", lui dis-je. Des rires éclataient encore, tant ma "gentillesse", ou plutôt mon altruisme pervers, intervenait pour blesser le narcissique, et pas tellement lui tendre la main. "Je n'ai besoin de personne pour te régler ton compte, imbécile !".

 

Il souleva la morgenstern. L'ayant vu venir avec son attaque, je répondis en reculant, puis avec mon poing mécanisé, mon poing atteignit le visage du danger public en pleine face. Le coup de poing était sismique, et je m'étais aussi servit de la chaine de mon poing pour l'atteindre sans sauter. Il marche sur le sol, ça ne fait aucun doute, mais que se passe-t-il si je frappe avec un poing sismique au visage ?

 

Le mec vola légèrement avant de s'écrouler la tête la première sur le pavé puis d'être allongé, face contre le sol. Définitivement.

 

Des gardiens de la paix arrivèrent, demandant ce qui se passe, et pourquoi le monsieur sur le sol ne vivait plus. J'ouvris la bouche, mais le public me devançait : "Il a fait des remarques racistes !", "Même sans ça, il allait frapper le nain !", "Mais il lui a laissé une chance de le battre, et il a même pas cherché à faire la paix !", "Légitime défense !", "C'était un racketteur !", "Un mafieux !", "Il battait sa femme, et maintenant, c'est lui qui s'est fait battre !", "Je suis précis, je peux témoigner s'il le faut !", "Ouais, moi aussi !"...

 

Débordé par les propos de la foule, un des gardiens de la paix cria légèrement que les gardes prendraient en compte les témoignages. J'ai alors été placé en état d'arrestation, tenu de dire tous les évènements, et un jugement avec jury fut décidé. Chose surprenante, sur le motif de recours abusif de la force, j'ai été déclaré non-coupable, à l'unanimité. Il est évident que le décédé était détesté de tous le monde pour des raisons qui me restent, et me resteront inconnues, car je n'ai pas cherché à en savoir +

 

 

 

XXIII : Le prince aventurier

 

Je suis ensuite repassé voir Lyriane après 2 journées d'entrainement à l'utilisation de mon poing. Je lui ais parlé de mon impatience de voyager et de faire des choses, et que je quitterai la ville (sans revoir Quérenne, sinon, je risquerai de faire ma vie avec elle après... D'ailleurs, la mort de son mari lui a permit de toucher tout l'héritage ! Une belle compensation d'avoir vécu avec un sale type, sans attendre des décénnies, en + !). Lyriane me parla alors d'une Guilde des Aventuriers très loin, où quelque soit les récompenses des missions, on y valorise le fait de se serrer les coudes et de s'entendre.

 

Cette même Guilde des Aventuriers est située à Ucoraï, ville des arts variées et de l'épanouissement, au sud. Ayant bien rendu service à la confédération des 5 villes, j'ai gagné un billet 1ère classe pour un bateau volant qui me déposerait sur les lieux. Mon boulot : Vérifier si je peux allonger le siège, tester si la nourriture et les boissons sont bonnes. Ensuite, j'enchainerai par un travail de nuit sur le lit. Même en vacance, je bosse tard. Quel emploi du temps épuisant.

 

Ces durs travaux étant éffectués, je suis descendu à Ucoraï, pour y bosser, idéalement sur des missions qui me bottent. Si possible pas dans du théâtre musical paillard, j'ai ma dose pour 10 ans. En attendant, je me suis inscris à la Guilde des Aventuriers. Il y avait pas mal de monde presque tous les jours, sans que ce soit plein à craquer.

 

3 semaines + tard, je me suis attaché à un gars fort sympathique. Attendez... Il a un masque, avec une robe à capuche, il porte un pantalon et des bottes, et il a un arc avec lui... Ca va me revenir... Shin ! Il figurait parmi les 1ères personnes que j'ai rencontré. Nous formions provisoirement un duo sur un grand nombre de missions.

 

2 ans + tard, lui et moi avions fait connaissance avec 2 autres gens hauts en couleurs. Tout d'abord un individu mince, plutôt grand (à coup sûr + grand que moi, lui aussi) en longue robe rouge, à la fois jovial et instruit. La baton qu'il tenait était en ébène, surmonté d'une sphère rouge luisante comme de la lave en fusion. C'était Balthazar Octavius Barnabé (sur sa carte d'identité, par souci de simplification, et parce que beaucoup de fonctionnaires méprisent facilement le respect de l'orthographe des noms, alors il s'appelait Bob). Nous formions provisoirement un trio sur un grand nombre de missions.

 

Quelque temps après, un personnage en armure bouillonnant fit son apparition. Armure et bouclier semblaient représenter le ciel déchiré. Le pommeau de son épée était gravé avec un éclair gravé dessus. Par politesse, et aussi quand il n'est ni au combat, ni en service, il marchait en tenant son heaume. Aucune 5ème personne en vue. Nous formions dès lors un quatuor sur un grand nombre de missions.

 

Puis il y eut,

Cette affaire,

De druidesse disparue.

Pour longtemps, nous allions prendre l'air.

Que ce soit à pieds ou à cheval,

Nous attendait un grand mal.

 

Une longue et enrichissante expédition commençait.

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Published by regard-existence - dans Aventures
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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 03:12

Cette rédaction, écrite par Sirayar, reprends les éléments de l'oeuvre de Aventures, dont l'idée originale est de Bazar du Grenier, ainsi que de toutes personnes directement associées.

Uploadé le lundi 4 avril 2016 à 4h12.

Réédité le dimanche 24 Juillet 2016 à 18h05.

 

I : La simplicité et le potentiel

 

"Le voilà. Enfin.

 

"Nous avons réussis la génèse vivante de nos éléments. L'eau comme le vent. Nos meilleurs espoirs est qu'il puisse réconcilier les humains avec les éléments. Passons du temps avec lui. Ce serait ingrats de nous séparer de lui trop tôt.

 

Ces mots me reviennent parfois comme dans un rêve si réel. J'ai été adopté dans un village agricole et artisanale de petite taille. Le village de Irioc, du clan Kory. Je suis Shinddha Kory.

 

D'après mes parents, j'étais un bébé avec une température particulièrement basse, et pourtant pas malade. Selon eux, j'ai été receuillis. Ma mère adoptive disait que ma génitrice, une druidesse, irait en prison. Par souci de ne pas être élevé par une famille dangereuse, et parce que c'était une amie, ma mère adoptive avait accepté la charge de mon enfance.

 

Mon enfance s'est fait auprès d'une famille de fermier. Le peu d'argent n'était pas synonyme de tristesse; ma famille comme chaque personne de la ville faisait de l'entraide entre chacun pour que tous puisse vivre. La force de l'eau apportée aux moulins apportait de la force en + pour les travaux manuels des artisans et des fermiers.

 

De cette façon, sur 3 tiers des récoltes, 2 tiers appartenaient librement à chaque famille, afin que chacune en fasse ce qu'elle veut, que ce soit garder, vendre, échanger tandis qu'un dernier tiers était une perception de la mairie, laquelle en dispose comme elle le souhaite, bien que ce soit principalement les ventes de récoltes à l'exportation qui font vivre la mairie.

 

Selon ma famille adoptive, j'étais un rêveur. De mes propres instincts, il m'est parfois arrivé d'avoir eu l'impression de ne pas être comme eux.

 

Mon enfance a duré paisiblement. Bien des gens plaignaient notre pauvreté, et contrairement à ce que les grandes villes se plaisaient de croire, aucun de nous n'était malheureux de par la condition de richesse.

 

Un jour, à un âge où j'avais 7 ans, une chose mystérieuse s'est produite. Alors que je buvais de l'eau, je demandais à ma mère un autre verre. Cette dernière me le refusa, l'eau pouvant devenir très vite une denrée rare si on ne fait pas attention.

 

J'avoue avoir été un peu déçu. J'avais terriblement soif, et la mémoire de l'eau agréable à boire était encore très présente dans mon esprit. Si présente, qu'une étrange sensation fraiche à ma main se faisait sentir. Je sentais ensuite le froid de ma main se transmettre à mon verre. Puis, du fond de mon verre jusqu'au bord, mon verre se remplissait, jusqu'à avoir dépassé légèrement.

 

Ma mère, ainsi que ma soeur et mon frère étaient étonnés ! Je voulais de l'eau malgré le rationnement, et j'en ai eu ! L'étonnement laissa vite place à la joie; que de possibilités il y a à pouvoir générer de l'eau à volonté !

 

Je me mettais à rêver de pouvoir éviter à Irioc de rationner de l'eau en créant moi-même toute l'eau disponible ! Par prudence, ma mère me le déconseilla, pensant que ça m'épuiserait trop. Elle me conseilla toutefois de pratiquer chaque jour mon sort de l'eau selon mes capacités magiques sans chercher l'épuisement. Et à chaque jour ou peut-être chaque semaine, au fur et à mesure de mon amélioration en lancement de sort de création d'eau, je pouvais en créer chaque jour. De telle sorte qu'à chaque jour qui passait, j'augmentais les réserve d'eau de la famille, tout en assurant de + en + ses besoins en consommation ainsi qu'en améliorant mon entrainement.

 

 

 

II : Devenir

 

A mes 9 ans, il m'arrivait de voir les chevaliers des bois s'exercer à leur travail de protection comme au tir à l'arc. C'est ce qui m'a donné l'envie d'être moi-même un archer de faire comme eux. Les chevaliers des bois (ou "rangers" ou "rôdeurs" selon les mots) sont également aptes travailler comme aide agricole si les 2 conditions suivantes sont réunies :

 

- Il n'y a pas trop de conflits à gérer, que ce soit en terme de nombre comme en terme d'ampleur.

- Les fermes ont besoin d'aide.

 

Il est alors possible d'imaginer qu'en cas de conflit, voire de guerre, qu'il n'y ait aucun garde qui puisse venir aider dans les fermes; une partie des rangers serait au combat, une autre partie resterait dans les casernes, que ce soit pour se reposer, s'entrainer, ou pour être en convalescence. Et à l'inverse, si les conflits sont extrêmement rares, qu'il y ait un nombre important de rangers à venir aider dans les fermes, à la faveur de fermiers qui peuvent faire travailler les rangers déjà payés par la municipalité, ne devant payer que de légères contributions complémentaires en raison de la mise en service des rangers auprès des fermes.

 

C'est décidé. J'allais devenir moi aussi un des gardiens d'Irioc et des forêts environnantes. Notre entrainement est assez varié entre la préparation au combat, la connaissance de la nature, et dans une mesure + modeste, la magie.

 

De par ma nature de demi-élémentaire (que je ne connaissais pas encore durant mon enfance), j'étais parfois surnommé "le magicien" en raison de mes capacités exceptionnelles en lancement de sort, et notamment sur ce qui touche de près ou de loin à l'eau. La magicien qui nous entrainait en introduction au lancement de sort a même tenté de m'embrigader comme magicien à part entière ! J'ai cependant refusé, car continuer comme lui aurait été devenu trop abstrait pour moi. Je préfère le concret, et les sorts fréquemment utiles; la création d'eau en est le meilleur exemple.

 

Ainsi, sur la promotion des 10 personnes auprès desquels je me trouvais, et notamment parmi les 5 d'entre nous qui étaient perçus comme étant les meilleurs "magiciens", j'étais pratiquement le 1er. Certains disaient que je gâchais mon potentiel, et que je ne devais pas devenir gardien. Décider du contraire m'a convaincu que je n'avais pas d'ordre à recevoir quant à savoir comment je devais mener ma vie, à + forte raison que j'avais des idées sur comment être.

 

En tant qu'archer, mes flèches peuvent toucher et je maitrise les bases. Mais par manque de sens de l'observation, ma précision en pâtissait quelque fois. En tant que guerrier, autre composante de ce métier de gardien du village et des forêts, je sais avoir la détermination requise. Si je sais ce que c'est que telle ou telle arme, je peux la reproduire en givre. Par exemple, si je n'avais jamais vu de dague, je ne pourrais pas en reproduire. Même chose pour une masse d'arme.

 

En même temps que je continuais d'exercer comme chevalier des bois, je poursuivais chaque jour la création d'eau. Avec les 5 autres personnes qui, comme moi, avaient des dons sérieux en magie, nous faisions cotisation sur la création d'eau, par anticipation d'une crainte d'une sécheresse, et que telle une oasis, notre village puisse néanmoins donner des récoltes abondantes, ou du moins suffisantes, malgré les pires châleurs. Et quant à ceux qui n'avaient que très peu de potentiel en magie, ils avaient cependant leur réserves de mana, même minces, sur lesquels nous pouvions puiser.

 

La mairie créa alors une réserve d'eau municipale cotisée à la fois par récupération d'eau de pluie ainsi que par la création d'eau des archers. En cas de difficulté, cette eau serait la planche de salut des habitants comme des fermes, et de +, elle serait gratuite pour cet effet. La mairie alla jusqu'à encourager et/ou aider les chaque habitant à avoir sa propre récupération d'eau de pluie. L'eau de la municipalité ne servirait ensuite qu'en cas de recours deséspéré.

 

 

 

III : Une longévité mal préservée

 

Durant la 1ère sécheresse qui nous est arrivé depuis l'installation de nos procédés de précautions, nous avions survécus ! Il faisait terriblement chaud, mais grâce à nos prévoyances, c'était au moins supportable, et même si l'eau abondait, nous faisions néanmoins attention à ne pas tarir nos réserves. Nous avions bien vécus les fortes châleurs, finalement ! A la fin de l'été, nous étions heureux ! Plus jamais nous serions menacés par la sécheresse.

 

Et dès lors, nous vivions chaque été sans souffrir. Sans angoisser de la déshydratation. Au 11ème été après notre prévoyance, des rumeurs ou des racontars ont probablement façonné la réputation de notre village. Un nombre impressionant de gens s'était massé pour nous demander de notre eau. Tous ont eut une 1ère part de ration d'eau. Ils nous demandaient si on pouvait leur donner la même quantité. Ils ne pouvaient pas rentrer chez eux, car la sécheresse avait achevé de faire de leur terre lointaine de la poussière désertique.

 

La municipalité a négocié cette demande d'aide. Accorder une 2ème ration d'eau, puis ainsi de suite, pourquoi pas, mais la générosité peut épuiser nos réserves. Il fut alors demandé aux réfugiés d'apprendre les connaissances suffisantes en magie pour maitriser la création d'eau; de cette façon, les réfugiés seraient auto-suffisant, et pourquoi pas être bienvenus pour agrandir notre village, puis peut-être repartir reconstruire leur mode de vie détruit par la sécheresse. Les négociations se sont bien passées. Une partie des réfugiés repartirait s'ils sont déjà prêt, une autre partie resterait provisoirement en attendant de refaire leur vie ailleurs, et une dernière partie resterait définitivement ici.

 

Nous avions peur d'accueillir des mendiants qui ne feraient que profiter de notre aide, ne faisant rien pour s'aider eux-même de leurs propres initiatives comme de leurs propres moyens. Il n'en était rien, mais nos craintes ont néanmoins été pris en compte par la municipalité, vigilante pour les négociations qui se sont avérées gagnantes pour chacun.

 

J'ai toujours pensé que nous n'avions jamais eut à regretter de cette expérience contrairement à ce qu'affirme une petite partie de la population du village.

 

La destruction de mon village est plutôt dûe à un très grave manque de vigilance de la municipalité qui, cette fois, a échoué à la vigilance.

 

La vie du village avait duré jusqu'au 20ème été. Le désert avait gravement progressé par le nord-est. La frontière du désert était proche des environs d'Irioc. Plusieurs personnes dont les habits étaient totalement ressemblants entre eux. Leur visage était avec peu d'expressions, c'était difficile de discerner quelque chose de leur psychologie.

 

Ils disaient venir en paix, et s'affirmait comme des savants qui souhaitaient apprendre le peu magie que nous savions de l'eau, et qu'ils s'engageraient à repartir aider les zones du mondes manquant d'eau. La municipalité ne montra pas suffisamment de vigilance après les discussions, et commit sa 1ère erreur de recommander le magicien de l'eau. Après plusieurs mois, la magicien de l'eau ne donna aucune nouvelle de lui. 2 jours après mon dernier contact avec le magicien de l'eau, je reçu un courrier de sa part me disant qu'il avait une nouvelle urgente à me communiquer comme aux archers. Mais en arrivant chez lui, il n'y avait personne, y compris en cherchant dans les environs et en demandant à un maximum de monde, y compris aux prêtres. Personne ne savaient où il était passé. Des rumeurs insistantes affirmaient qu'il avait été discrètement tué et son corps dissipé.

 

Par prudence pour le village, et par méfiance à l'encontre des prêtres, je présume la rumeur comme étant vrai. 3 mois après, les prêtres quittèrent notre village, tandis que la municipalité missionna les archers de poster chercher un nouveau magicien de l'eau pour compenser celui qui a disparu, car sans magicien de l'eau, nos archers ne développeraient plus aucun aucun talent en magie, nos précautions contre la sécheresse risqueraient de lâcher, et nous de mourir.

 

Une proclamation était affichée selon laquelle les prêtres répandraient la justice dans le monde, et que la soif deviendrait de l'histoire ancienne.

 

 

 

IV : Tentative désespérée

 

2 ans + tard, le désert avait à nouveau progressé par le nord. Trop rapide pour être une lente dégradation naturelle. Ca a été voulue. Quelqu'un y est pour quelque chose. Je refuse de concevoir un hasard malheureux.

 

Les prêtres de l'eau qui nous avaient abandonnés étaient revenus. Ils venaient nous dire que l'apocalypse menaçait encore et + fort qu'avant. Et que nous aurions à gérer une troupe de brigands venant de plusieurs villes sans eaux qui viendrait piller nos réserves, et qu'ils ne nous écouteraient pas, même avec des gestes de bonne volonté. L'attaque viendrait de l'ouest. Ce n'était qu'une questions de semaines avant que celà se produise. Tout n'était peut-être pas perdu.

 

Mais devant un si grand nombre de gens, même en ajoutant une milice improvisée avec les archers, nous savions que nous perdrions le combat. Une des solutions consistaient, pour ceux d'entre nous qui sont suffisamment rapides, de courir quémander d'urgence des mercenaires pour venir en renfort, trouver des magiciens avec autant de spécialités que possible, avec une préférence pour le feu.

 

J'ai couru longtemps, loin vers le sud-est-est. Chaque moment de repos me culpabilisait. Pour + d'éfficacité, on s'était réparti individuellement, chacun courant seul avec la force de la parole et une importante somme d'argent destinée à persuader des mercenaires ou au moins des gens qui savent se battre contre rétribution.

 

Puis, un jour de cette course contre le temps, j'ai découvert que je pouvais faire des bonds importants. Le 1er saut m'a fait gagner une immense distance. Cependant, je dépensais de la magie en les effectuant, les sauts ne venant donc que partiellement de ma force physique. Mais c'était ça de temps de gagné ! J'ai alors continué à faire plusieurs sauts sans toutefois y mettre ma vie. J'ai très vite trouvé une ville, Liriale, alternant saut, repos et course.

 

Là, j'ai travaillé dur à aborder un maximum de monde. Le paradoxe, c'est que je ne devais pas précipiter les choses avec mes interlocuteurs, mais en prenant trop mon temps, l'attaque de brigands risquerait d'avoir déjà eut lieu, donc je dois quand même tenir compte de cette urgence.

 

J'ai passé 3 jours à chercher quelqu'un, idéalement 4 personnes ou + pour venir prêter mains forte; la somme d'argent que je peux me permettre de dépenser n'étant pas illimité, je ne peux pas non plus me permettre de payer trop bon marché tout un groupe de 10 personnes. A part un mage de l'air très doué, je n'ai trouvé personne. De mon argent, il n'en accepta qu'une partie de ce que j'étais largement prêt à lui proposer. Il s'est présenté sous le nom d'Aztragoz. Habillé d'une grande robe grise, il était quelqu'un de fin, au visage discret, peu marqué, à la peau beige, avec une voix discrète.

 

Ce dernier me donna un engagement; s'il réussit à m'aider, je lui verserais la 2ème partie du paiement. S'il tient ses engagements de tout faire, mais qu'il n'a pas réussit, la 2ème partie du paiement ne serait que partielle. Dans un cas comme dans l'autre, il affirma être prêt à l'aider.

 

Avec l'argent qu'il me restait, et n'ayant pas assez de magie pour faire plusieurs sauts successifs, je me mis en tête de louer 2 chevaux. Aztragoz m'a interrompu en disant qu'un seul cheval serait suffisant pour nous 2. Mais pourquoi donc ? Je le lui avais demandé, mais il se contenta de me dire que nous devions être loin de la Irioc à cheval. Ce que je fis. Il monta sur mon cheval, et à ma grande surprise, le cheval ne se mit nullement en colère d'avoir 2 personnes sur son dos. Nous quittâmes la ville.

 

Je me suis alors retourné pour vérifier un truc... Ah ouf, je n'ai pas oublié Aztragoz. Il était là. Il m'a alors demandé à ce qu'on soit + loin encore, en direction du village qu'il souhaite sauver. La discussion continua :

 

- Aztragoz : "Je sais comment on va faire pour aller + vite. Je vais nous déplacer avec la force du vent. Quand ma magie manquera, le cheval prendra le relais pour la vitesse. Ensuite, quand j'aurais récupéré assez de magie, je recommencerais l'opération.

 

- Shin : Si jamais on approche de mon village, pourrais-tu économiser ta magie ? Tes réserves que tu régénereras seront necéssaire pour vaincre les brigands, ou au moins les envoyer le + loin possible.

 

- Aztragoz : Bien sûr.

 

- Shin : J'espère aussi que mes collègues auront ramenés du monde, car leur aide est aussi necéssaire. Partons."

 

Une nouvelle course était de mise. Durant le voyage, Aztragoz n'a dépensé aucune magie pour se déplacer; il devenait le vent qui se déplaçait, et dans son état, le déplacement est rapide et ne lui coûte rien en magie. Il dépensa alors de la magie pour déplacer moi et le cheval, puis m'avait recommandé d'en profiter pour le repos, ainsi que pour le cheval. A tour de rôle, ce serait à Aztragoz d'économiser ses forces, et à ma monture d'en dépenser.

 

A environ quelques kilomètres d'Irioc, comme prévu, Aztragoz cessa d'en dépenser pour se reposer encore, et être prêt pour le combat.

 

 

 

V : Une perte douloureuse

 

Arrivés les lieux, j'avais constaté que j'étais revenu trop tard. Les pillards avaient tout détruit. Quant aux archers, ils avaient vainement fait le sacrifice de leur vie. Et pourquoi tous le village n'a pas fuit ? Pourquoi les prêtres n'avaient pas aidés ? Tous étaient morts.

 

Je ferai souffrir de douleur les prêtres de l'eau pour avoir fuit la menace sans rien faire, avant de les laisser languir jusqu'à leur décès. J'en veux énormément à la municipalité pour son imprudence et son grave manque de réflexion. J'en veux au village de ne pas d'être sauvé lui-même. J'en veux aux archers de n'avoir rien tenté pour avoir ramener de l'aide. Sacrifices stupides.

 

Aztragoz n'a rien dit, me laissant maudir tout ce qui n'a pas marché. Ma rage avait besoin d'exploser. A dos de cheval encore, mais sans batailles à mener, et un vain espoir de trouver satisfaction à ma vengeance, nous avons décidé de partir à l'ouest, direction d'où venait l'attaque contre Irioc. Le sol ayant été piétiné plusieurs fois, il était très facile de retrouver le chemin emprunté par les brigands.

 

Les traces ont menés à un petit village, Ortrang, étonnament dynamique pour sa petite taille. Les gens semblaient enhardis. C'est comme si les pillards n'étaient jamais passés par là, alors que les traces remontent à ce village d'où semblait venir l'attaques; d'autres traces nombreuses vont au nord, au nord ouest, et à l'ouest. Est-ce que Ortrang était un simple passage, ou un point de rassemblement ?

 

Les gens semblaient ouvert à la discussion sans forcément avoir besoin de tout connaitre des gens avec qui ils discutent. Une rapide discussion avec un marchand donna une indication solide; le village avait un moral élevé, parce que les prêtres de l'eau ainsi que leurs complices ont été tués. La colère commença à monter. Faisant de mon mieux, je tentais de garder mon calme, puis décida de sortir.

 

Aztragoz prit alors le relais pour les questions. Que s'est-il passé à Ortrang pour que les habitants soient amplement ouvert malgré le conflit récent qui a pourtant eut lieu ? Un des client a décidé de discuter avec Aztragoz près d'une rivière. Je décidais alors de les suivre, discrètement. Mon ami m'avait laissé un signe qu'il m'avait repéré sans rien dire à la passante avec qui il discutait. Soudain, j'entendais Aztragoz me parler et je l'entendais très bien. Il me dit qu'il avait une idée sur la piste des tueurs, et qu'il a d'assez bonne chances d'obtenir quelque chose.

 

La cliente, donc, continua de parler. Elle avait l'air d'éprouver un bonheur revanchard en évoquant ce souvenir encore chaud. Avant cette victoire contre les prêtres de l'eau, elle parla de sa ville, Irvius, encore en ruine, au nord, qui avait connu l'avancée du désert. Là où Irvius, en ruine mais encore habitée, a des espoirs très solides de reconstruction, le désert était une exécution de la menace des prêtres; accepter leur présence et avoir de l'eau en abondance, sinon, le désert viendrait tuer leur ville. En aurait-il vraiment été autrement si Irvius, la ville du nord acceptait ces conditions ?

 

Une autre ville encore + lointaine du nord avait servi d'avertissement; elle était déserte, plusieurs batiments étaient en ruine. Bien qu'appelé Iesvik, la rumeur publique avait nommé cette ville "Les Ruines de la Menace". Soit les gens avaient fui, soit ils étaient mort de déshydratation ou encore des représailles des croisés qui venaient mater la mince révolte qui restait.

 

Les autres villes, vivantes mais averties d'un destin austère, décidèrent, dans le secret, de faire alliance contre l'église de l'eau, comprendre son fonctionnement, comment la vaincre... Une stratégie commune devait être mise en place. La diplomatie, elle, servirait à gagner du temps, non à faire la paix; quoique proposer la paix en faisant durer les négociations, sans rien conclure, sauverait les apparences de la rébellion qui se prépare.

 

De la ville du nord, Irvius, vinrent quelques fuyards qui ont estimés qu'il valait mieux partir. Une ville du nord-ouest, Argar, décida qu'elle pouvait mettre à disposition la moitié de ses garnisons, pensant que les ruines d'Ortang serait une frontière psychologique, mais que garder la moitié des gardes éviterait la déconvenue venant de dangereux observateurs qui ne se laisseraient pas démonter par les apparences des ruines; il y a toujours à craindre et à pleurer d'avoir été trop facilement conquis. Une ville de l'ouest, Qrisq, rassurée de son emplacement stratégique protecteur, décida qu'elle mettrait à disposition les 3/4 de sa garde. La ville du sud-ouest, Elacir, confierait elle aussi 3/4 de sa garde. Les villes du sud, et du du sud-est, nommées respectivement Setim et Fyrias, méfiantes de mon propre village, ne confieraient chacune qu'un seul quart de leur garde, tandis que les habitants de ces mêmes villes, + craintifs encore que leurs municipalités, auraient préférés beaucoup moins, voire n'accorder aucun garde, tout en ne remettant nullement en question le nécéssité d'une attaque contre mon village. Habiter juste à côté d'une menace incite à la prudence.

 

Le village dans lequel nous nous trouvions Astragoz et moi servirait de quartier-général. Et cumulerait ses gardes à ceux qui ont été accordés par les autres villes. En nombre suffisant, une petite partie ne perdit pas son temps à surveiller la ville morte du nord-est, surnommée pour l'occasion "Avertissement du Destin".

 

Les rapports d'espionnages avaient permit de déduire qu'après avoir consommée l'énergie vitale existante d'1 ville, qu'elle vienne des gens comme de l'environnement, les prêtres de l'eau chercherait ailleurs où s'installer, faire de la ville ou du village où ils se trouvent une oasis, et encourager le désert à se répandre ou pas selon que les habitants menacés cédaient ou non au chantage fomenté par les prêtres.

 

Pour mon + grand malheur, les prêtres de l'eau s'étaient installés chez moi, à Irioc. Dans mon village. Village dont j'espère vaguement ne pas être le seul survivant... A moins que la nostalgie m'insupporte... De cette victoire contre mon village, ruines et cadavres ont été laissés en exemple de réprésailles contre quiconque représente une menace. J'étais arrivé bien après le spectacle.

 

Après avoir remercié la cliente de ses précieux renseignements et acquiescé le danger que représentent les prêtres de l'eau, Aztragoz revint à moi, me demandant au passage si le l'écho du vent qu'il avait crée m'avait permit de tout écouter, ce que je confirmai. Continuer encore la discussion à l'air libre passerait pour un interrogatoire.

 

J'avais très envie de tuer la cliente. Son ivresse de victoire m'énervait. Oui, les prêtres de l'eau représentent un danger, mais fallait-il s'en prendre à tous le monde ? Aztragoz, sans me prendre de haut, ni être moralisateur, argumenta qu'il me fallait aller à la source du problème, les prêtres de l'eau, et que l'échec en revenait à la mairie de mon village qui avait péri. Mais les habitants aussi. Tous dans le même panier.

 

Aztragoz me dit alors que la meilleure chose à faire serait d'enquêter dans les 2 villes qui, du fait de leur générosité à accorder provisoirement les services de leurs gardes, étaient peut-être co-décisionnaires de l'attaque. Fallait-il donc continuer à l'ouest, ou au sud-ouest ?

 

Aztragoz, mon fidèle ami et conseiller de bon sens, dit qu'il fallait peut-être aller vers la ville la + riche; même avec l'affirmation d'être sur un pied d'égalité, la tendance est d'accorder de l'attention à ceux qui réussissent le mieux, donc parfois à ce qui est + riche, ou qui est le + protégé, idéalement les 2. Or, la ville de l'ouest et celle du sud-ouest ont toutes les 2 une économie très dynamique.

 

Si la ville d'Argar avait confié la moitié de sa garde et qu'une attaque était imminente, Qrisq aurait alors été bien davantage sur sa garde. Elle a cependant montré davantage d'espoirs en une victoire.

 

Il restait encore la ville d'Elacir. Elle est largement protégée par ses propres voisins d'Argar, au nord. Et quant à ses 2 voisins à l'est d'elle-même, Setim et Fyrias, elles n'ont confiées que très peu de gardes, restant alors beaucoup protégée, même en cas d'attaque.

 

Et si c'était à Elacir que je trouverai le + de réponse ? De par son emplacement entre plusieurs villes ayant le + d'armée, Elacir était le meilleur point de départ. J'ai alors envisagé qu'au pire des cas, Aztragoz et moi irions alors à Qrisq, 2ème ville la + dynamique située à l'ouest d'Ortang.

 

 

 

VI : Commencement d'une nouvelle vie

 

C'est décidé, nous partirions demain à Elacir. Même le cheval apprécierait volontiers le repos.

 

Après une nuit et un sommeil assez peu réparateurs pour moi, ayant beaucoup réfléchit et penser à la vengeance, nous nous étions réveillés, puis nous avions repris la route pour le sud-ouest.

 

Soudain, un garde nous a arrêté. Après inspection, il constata que je faisais du cheval sans permis. Je tentais alors de le convaincre que j'étais à 110 km/h (on avait prit l'autoroute). Puis, il commença à fouiller Aztragoz. Et quand il a finit, il me fouilla. Aztragoz avait montré sa petite part d'ombre. Il avait tiré la bourse du policier. Ce dernier commença à toucher le cheval, à le regarder attentivement et à en faire le tour; il cherchait peut-être des traces d'épuisement excessifs, des blessures ou des maltraitances.

 

Après avoir ouvert la bourse, Aztragoz sortit pas mal de pièces d'or et en a mis dans la bourse, puis il me l'a tendit. Moi aussi, j'ai mis un peu de fric, bien qu'ayant été prit de douleur au coeur. Aztragoz posa sans bruit la bourse à terre, puis se remit à côté de moi. Une autre discussion reprit avec le policier. Mais avant qu'il ne commença à prendre la parole, je dis au policier :

 

- Shin : "Excusez-moi. Il y a une bourse à terre, et elle n'est pas à moi.

 

- Policier : [Regardant Aztragoz] Elle est à vous, alors ?

 

- Aztragoz : Moi non plus.

 

- Policier : [Après s'être fouillé lui-même] Elle est peut-être à moi ! [Fouillant la bourse, l'air furieux et suspicieux envers Shin et Aztragoz, puis ayant un immense sourire] Bon... Vous m'avez l'air respectueux... C'est pas toujours moi qui fait les contrôles... Allez, cassez-vous".

 

Après un voyage assez long et une odeur de sueur qui me harcelait depuis plusieurs jours, nous étions arrivés la nuit à Elacir. J'avais trouvé un hotel avec salle de bain individuelle dans chaque chambre. Je me suis fais plaisir, et j'ai demandé à louer une chambre pour 2 personnes. Relevant un sourcil et avec un léger sourire, la femme à la réception nous demanda si on ne voulait pas que chacun ait sa chambre, plutôt. Je lui ai alors répondu qu'on devait faire des économies, mais qu'avoir une chambre pour Aztragoz et moi ne la regardait pas. Avec un sourire légèrement atténué, elle nous donna la clé. La belle chambre !

 

Le lendemain matin, après une autre nuit de sommeil reposante cette fois, nous sortimes de l'hotel après avoir laissé un pourboire à l'hotesse d'accueil (j'ai apprécié son trait d'humour).

 

Cependant, la trésorerie avait pas mal diminué. Il reste à peine assez pour rester une autre nuit. Pourquoi avoir des finances + abondantes ?

 

- Pouvoir se nourrir et se loger.

- Payer des informateurs.

- Payer des frais inattendus.

 

Devais-je mendier ? Braquer une banque ?

 

Le dynamisme d'Elacir était loin d'être une légende. J'ai alors eut une idée. On demandait quelqu'un pour irriguer et cueillir des pommes. En tant qu'archer plutôt doué dans le domaine de l'eau, je pourrais me servir de mon talent pour donner de l'eau aux pommiers sans puiser dans les réserves d'eau. Et avec un peu d'espoir, je pourrais peut-être obtenir une meilleure paye en faisant économiser l'eau des réserves de l'exploitation agricole.

 

Ca a marché ! J'ai eu la chance de tomber sur un employeur créatif et dynamique qui ne craint pas les suggestions ! Il a même suivi ma suggestion d'avoir d'autres personnes douées dans la magie de l'eau, ce qui lui économiserait de ses réserves tout en pouvant se permettre de payer un peu + par rapport à la quantité d'eau qu'il n'a pas besoin d'acheter.

 

J'étais à ma place dans cette ville. J'ai alors pu trouver un logement de location, car je ne resterai pas de façon permanente, même si cette nouvelle vie me donnait envie. Aztragoz, en tant qu'élémentaire du vent, n'a pas besoin de se nourrir ni de se loger; le vent est son lieu d'habitation. Mais en tant qu'élémentaire de l'air déguisé par l'illusion d'être humain, il faisait l'expérience de vie d'être avec les humains. Il décida de me quitter, mais si je voulais le recontacter, il m'avait laissé une bouteille magique vide. A ouvrir pour l'appeler, et s'il est disponible pour se manifester, il viendra.

 

 

 

VII : Un secret bien gardé

 

Par la suite, alors que j'étais à la sortie d'Elacir, un individu m'avait fait l'impression que je le connaissais. Pourtant, je n'avais jamais vu son visage. Ses vêtements... Il portait une grande robe à capuche... Il fit une énorme erreur; il s'était présenté comme un prêtre réformé de l'eau, ces prêtres qui avait occupés mon village, Irioc, et aggressés plusieurs les villes alentours... Un prêtre de l'eau. L'assassiner me paru comme une urgence. Je ne crus pas son discours d'église réformée, l'ais tué sur le champ, puis je me suis enfui.

 

Une rumeur couru à travers la Elacir. Un prêtre de l'eau a été vu aux abords de la ville. Un soulagement partagé règnait. La bonne nouvelle, c'est que le prêtre de l'eau a été tué avant d'avoir pu manipuler qui que ce soit. La mauvaise, c'est qu'on se demande se demande s'ils sont nombreux. Etait-il venu en reconnaissance ? Tant d'inquiétudes.

 

Pour l'instant, j'avais la certitude que je n'avais pas été repéré, car j'avais peur que ma renommée soit trop encombrante.

 

Il me manquait encore de la fortune pour être sûr de ne pas trop manquer de finances. J'avais entendu dire qu'au 9ème mois, il existait la fête des moissons. Il y a des marchés exceptionnels qui ne sont jamais les mêmes d'une année à l'autre, et qu'il était même possible d'aller à une des compétitions pour gagner de l'argent, l'idéal étant toujours d'arriver premier; parce que 2ème et pire, c'est le rendez-vous de la loose. Il y a même parfois des adolescents qui se suicident... Ah, ces parents qui auraient tellement aimés que leurs enfants deviennent des champions...

 

Avant que la fête des moissons arrive, je suis allé dans un salon de jeux et de paris, espérant accélérer mon enrichissement. Jardinier et agriculteur, ça ne roule pas sur l'or, bien que j'y ai trouvé du respect.

 

Tout une semaine, au moins une fois chaque jour, j'y participais. Je ne perdais chaque jour que très peu d'argent, afin d'en comprendre les mécanismes, voir si j'ai une possibilité de savoir à quelle moment ma chance peut sortir, et quand est-ce que je peux miser beaucoup.

 

La 3ème semaine, j'ai alors tenté le grand saut. J'ai effectué des mises + importantes. J'ai perdu peu, et gagné beaucoup. Puis, vint le moment où quelqu'un discuta avec moi, de tout et de rien. Il me regarda jouer. Vint le moment où je tentai le tout pour le tout, et pour mon + grand malheur, j'ai presque tout perdu, pas seulement mes gains ! L'inconnu me consola (mais j'aurais pu m'en passer) en disant que ma chance reviendrait peut-être un jour.

 

En revenant chez moi, je mis les mains dans mes poches, comme il m'arrive de faire quand je marche, et je sentais du papier plié. Je le sortis brièvement dans un coin discret, et sur le papier encore plié était très bien écrit ce qui suit : "Celui qui a trouvé ce papier dans sa poche est le seul qui doit à le lire loin des yeux indiscrets". Je pris compte de ce conseil, remis ce papier dans ma poche, puis marchai en me demandant quand j'aurais pu reçu ce courrier sans m'en rendre compte.

 

Etait-ce le prêtre de l'eau quand il m'avait abordé ? Ou cet inconnu philosophe assis à côté de moi ? La 1ère hypothèse est impossible vu le temps qui a passé. La 2ème est la + probable.

 

J'ai alors lu le courrier dans ma chambre. Ce dernier disait : "La chance vous a déjà sourit plusieurs fois au jeu, bien que vous en ayez abusé. Elle vous a souri encore + face à un danger que vous avez éffacé. Personne ne sait que c'est vous, mais nous savons. Nous n'avons rien dit, ne sachant pas ce que vous préférez. Ceux qui veulent l'eau que pour eux ne savent pas non plus. Mais nous ne serons pas ingrats. C'est d'ailleurs nous qui avons besoin de vos services. Vous êtes un héros qui risquez toutefois la représaille de ceux qui veulent l'eau que pour eux. Revenez voir si le trèfle verdâtre est avec vous. Dites que le tèfle est avec vous sur ce coup. Vous saurez bien qui c'est, et nous espérons que vous serez d'accord".

 

Une menace avec une porte de sortie. La gentillesse de cet inconnu n'est pas gratuite, mais elle pourrait bien me récompenser. Je suis alors retourné à la salle de jeu, à la même table où j'étais. Des personnes venaient et partaient. L'une d'elle restait longtemps. Je fis alors une grosse mise à en perdre la tête ! Je dis alors que j'espérais que le trèfle verdâtre est avec moi. J'avoue avoir bien + penser à gagner gros qu'à donner mon accord sur ce qu'on me demanderait. Ooh, magie, ma mise a gagné !

 

Ok. Je pense que c'était truqué. L'inconnu me parla puis me complimenta trop gentiment sur ma chance. J'ai alors été invité à monter dans une salle privée. Je pouvais toujours entendre les gens, en bas des escaliers. Ca me rassurait. Une porte s'ouvrit, et j'étais invité à entrer.

 

Une agréable femme me demanda de m'asseoir sans se présenter :

 

- Inconnue : "Vous ne pouvez pas savoir comme votre venue est une excellente nouvelle !

 

- Shin : Oui, la vie est + facile quand on peut avoir un toit sur la tête, et faire tout un tas de choses qu'on ne peut pas faire sans moyens financiers.

 

- Inconnue : Alors peut-être seriez-vous intéressé d'en gagner un peu + ?

 

- Shin : Je sais pas. Sans savoir quelle est la mission ni si j'ai les moyens de l'accomplir...

 

- Inconnue : [Interrompant Shin] Nous souhaitons que vous preniez part au concours d'archerie. Et figurez-vous que si vous donnez le meilleur de vous-même, nous saurons vous montrer notre gratitude ! On ne vous en voudra pas si vous arrivez 3ème, mais si vous arrivez 1er, non seulement vous serez récompensés en conséquences, mais en +, nous vous accorderons une faveur, et si elle est réalisable, ce sera un voeu exaucé. Êtes-vous de la partie ?

 

- Shin : J'accepte ! Je pense savoir ce que je vous demanderais si je remporte la 1ère place.

 

- Inconnue : Affaire conclue ! Je vous sens motivé. Je vous laisse des accompagnatrices vous mener jusqu'à la sortie de mon établissement. N'oubliez pas de vous entrainer !

 

 

 

VIII : La pression du défi

 

Obligé d'arriver 3ème. M'enrichir ou mourir. Perdu quant à savoir quoi faire, je pensais à Aztragoz. Pourrait-il m'aider ? J'ai alors ouvert la bouteille pour le faire venir, et il apparut devant moi. J'étais paniqué et lui, un peu comme une mère aimante et patiente, réussit avec des techniques bien à lui pour introduire de la sérénité.

 

Il me dit toutefois qu'il m'aiderait à m'entrainer de façon intensive. Devenir archer numéro 1 en 3 semaine est inespéré. Mais il faut limiter la casse. Mon art en tant qu'archer était nettement amélioré par rapport à ce que j'étais avec les chevaliers des bois de mon village. La concentration, la patience et le calcul pour toucher la cible m'aidaient beaucoup. J'étais beaucoup + posé qu'avant. Aztragoz était un bon tuteur.

 

D'après une estimation d'Aztragoz, et au vu des meilleurs archers pouvant figurer au top 3, il était peu probable que j'arrive au moins 3ème. Alors, en faisant les yeux doux à Aztragoz, je lui posai, avec une fausse innocence, la question de savoir si, à l'aide de son vent, il pourrait guider mes flèches jusqu'aux cibles... Sans que ça se voit... Et que ce sera notre petit secret...

 

Désarmé, et moi-même trop impliqué dans cette obligation de réussite pour abandonner, Aztragoz accepta. D'après le règlement de la compétition, les archers ne peuvent pas utiliser leur propres flèches suite au scandal des cristaux à gaz qui propulsaient les flèche jusqu'au cible sans que l'archer frauduleux et ses complices aient eut à beaucoup gérer le vent ou l'angle de son arc malgré la distance. Dès lors, ce sont les arbitres de la compétition qui fournissent les flèches.

 

Bien sûr, Aztragoz, avec son talent en magie du vent pourrait peut-être guider un petit peu... S'il créait un courant de vent à la base des flèches pour les faires gagner... Mais juste un petit peu...

 

Les tricheries étant convenues, il faut cependant de la crédibilité. Aussi, j'ai demandé à Aztragoz d'intervenir uniquement après que je sois qualifié pour les 3 premières places; celles qui précèdent seront faites honnêtement. Pourvu que les archers soient assez nuls pour que je puisse être 3ème.

 

Entrainement. Repas. Repos. Travail à la ferme. Et ainsi de suite.

 

Vint ce fameux 9ème mois. Ca arrive vite ces choses là. J'étais pas assez prêt par rapport à ce qui m'attends, mais c'était mieux que rien. Ou pire, car je ne sais pas ce qui m'attends si je ne suis même pas 3ème (oh non, s'ayait, je flippe).

 

Sur 7 duels de qualification, les 5 premiers étaient étrangement faciles. Le 6ème me posa de vrais difficultés. J'aurais aimé demander un coup de main à Aztragoz, mais en pleine compétition, la suspicion aurait été de mise. Je ne pouvais pas lui parler en cours de route. J'ai dû prendre mon mal et la pression en patience. C'est dans la douleur que j'ai enfin réussis le 6ème match. Le 7ème match s'est fait en battant mon concurrent à plate couture, encore échaudé par la peur de l'échec provoqué par le 6ème match. Je suis cependant étonné d'avoir réussis plutôt facilement 6 matchs sur 7.

 

Je suis 4ème un autre l'est aussi. Aucun de nous n'est 3ème, pour l'instant. Aztragoz est présent sur les gradins. La "chance" est encore avec moi, j'ai l'impression. Mon concurrent était applaudit, là où ma présence laissait place à des marmonnements et à des chuchottements. Je ne méritais pas ma place, mais heureusement, personne ne sait pour ma triche planifiée. Après avoir tiré mes fléches, dont 1 tir échoué pour maquiller la tricherie avec le vent localisé d'Aztragoz, j'ai enfin atteint la 3ème place.

 

De la 3ème jusqu'à la 1ère place, j'ai eu 2 angoisses;

 

1- Être crédible au moment de la visée de mes flèches comme de la perception du vent.

2- Qu'Aztragoz n'ait pas trop besoin de se servir de son vent localisé pour que mes flèches atteignent leur cible, et que mon talent soit suffisant...

 

Oui ! Enfin la 1ère place ! Les doutes que j'avais entendus laissèrent place à de d'admiration d'ailleurs partiellement méritée.

 

 

 

IX : Échange de bons procédés

 

La fanfare ne fut pas au rendez-vous, mais le fric, si ! Je reçus même un arc d'or pour mes talents... euh... Exceptionnels ? C'est la gloire ! Enfin, presque... Revenu à mon logement, je remarquai que j'avais du courrier avec le cachet d'un trèfle vert foncé dessus. Je retournai alors à mon appartement puis commençai à lire mon courrier :

 

"Nous sommes vraiment très fiers de vous ! A partir de maintenant, c'est nous qui vous en devons une ! Repassez me voir quand c'est possible et allez faire semblant de jouer. N'hésitez pas à miser, je vous rembourserai.

 

Ah, au fait. Je ne l'ai pas dis la dernière fois, mais j'espère que vous détruisez les courriers qu'on vous donne après les avoir lus !"

 

J'ai reçu une promotion ! J'ai ensuite fêté ma victoire en faisant attention à ne pas trop dépenser. Grâce à cet argent, je pourrais encore une fois quitter la ville, me rapprocher des racketteurs religieux qui doivent tous mourir, peu importe leur promesse de changer !

 

Le matin, j'ai envoyer un préavis de démission de mon travail, l'exploitant l'ayant ensuite accepté après 1 semaine, puis me remercia en disant que je pourrais toujours retrouver une place, au cas où. Ensuite, je décidai d'aller à la salle de jeux et des paris. Je m'installai à exactement la même table que la 1ère fois. Le personnel me reconnu. Je fis alors 2 mises. La 1ère était perdue, la 2ème vint rembourser celle-ci et la 1ère. On me dit ensuite que je pouvais revoir la chef.

 

C'est elle qui m'ouvrit la porte puis m'apporta la chaise pour que je m'y assois. Nettement + accueillante que la 1ère fois, on discuta des évènements :

 

- Elle : Tout d'abord, bravo pour votre victoire ! La guilde a beaucoup apprécié vos efforts !

 

- Shin : Oh, merci, merci... C'est tout naturel !

 

- Elle : Ohh, la modestie vous honore ! Nous avions posté plusieurs archers à nous dans les qualifications. Les meilleurs possible par rapport à leur mauvais entrainement. C'était beaucoup + discret et + sincère que d'envoyer de bons archers qui se couchent. Mais j'ai peur qu'on ait été repéré, car la difficulté survenue en cours de route n'est pas de notre faute.

 

- Shin : Attendez ! Je sens venir un autre service...

 

- Elle : Pas d'interruptions. Comme je le disais, un membre de notre personnel est en prison. S'il n'est pas libéré très vite, il risque de se mettre à table, et nous de déménager et tout recommencer ou de tout perdre. L'une et l'autre de ses options nous coûteraient beaucoup trop.

 

- Shin : Donc vous me demandez de faire sortir un de vos gars ?

 

- Elle : Oui. Si nous n'avions pas cet imprévu, on ne vous l'aurait pas demandé. Sur ce coup, vous ne serez pas seul. Je mettrai 3 autres personnes avec vous, dont l'un sera le chef des opérations. Vous serez chargé de surveiller pour voir si un garde arrive.

 

L'une des 3 personnes ressemble au prisonnier, et il purgera la prison à la place du coupable. Le 2ème est chargé d'infiltrer les lieux avec le chef avec le faux prisonnier. Enfin, il y a le chef qui veille que toute l'opération se passe bien.

 

- Shin : Ok, ça marche...

 

- Elle : Aucun d'entre nous ne se fera griller, et s'il y a un imprévu, voyez avec le chef".

 

L'opération se passa comme prévu. Personne ne fut assomé; qu'il n'y ait aucun blessé ne suffisait pas, il fallait que la nuit donne l'impression d'être calme pour tous le monde, et que rien ne se voit. Pas un bruit. L'agent qui était censé me faciliter la tâche durant la compétition d'archerie a été remplacé par un vagabond qui lui ressemble, prêt à faire de la prison à sa place.

 

Un nouveau rendez-vous fut fixé avec la chef après les 3 jours qui ont suivis cette opération, et la discussion reprit avec la chef :

 

- Elle : "Maintenant qu'un de nos employé est libre, revenons à nos affaires. Bien, tout d'abord... [Elle sort un livre] Voici votre récompense. Il s'agit en fait d'une cassette déguisée en livre. A l'intérieur, vous aurez votre part des gains en + des récompenses que vous avez déjà obtenus.

 

Les gains, que vous avez fait perdre aux nombreux parieurs, nous ont énormément rapporté. Etant arrivé 1er, ça nous a encore + fait plaisir. Plutôt que nous ruiner en récompense, nous préférons vous rendre un service. Il me semble que vous saviez ce que vous voulez ?

 

- Shin : Oui. Tout d'abord, je souhaite un renseignement.

 

- Elle : Puisque vous demandez un renseignement, votre faveur ne sera pas consommée et nous ne vous ferons pas payer ce que vous souhaitez savoir. Vous désirez ?

 

- Shin : Je peux vous l'avouer. Je risque de paraitre brutal, mais je viens chercher la source de ce qui a permit la mort d'Irioc, mon village. Il a été attaqué à cause de la présence des prêtres de l'eau."

 

- Elle : [Caressant ses cheveux puis son cou puis ramenant sa main sur la table avec un couteau, et perdant son expression agréable] Ils ont tués beaucoup de monde. Manipulés des populations entières. Ils tuaient et humiliaient violemment, avant de changer de tactique, et de le faire sournoisement. Ils volaient l'eau. Ils détruisaient même la terre. Cet ordre religieux aime beaucoup prétendre aux miracles quand, dans les faits, ils drainaient l'eau, et c'est par le chantage qu'ils se maintenaient. La guerre qui a eu lieu a porté un coup considérable contre ce culte, et par prudence, personne n'affirme l'avoir complètement éradiqué.

 

[Tout en discutant, se retournant vers un côté, tenant le couteau par la lame puis le lançant sur un portrait repoussant, touchant le front] J'imagine pas une seule seconde que vous venez pour faire un massacre ici; vous n'en avez pas les moyens. Dans cette ville, la peur nous a conseillé de ne pas sous-estimer la menace ni d'attendre qu'elle soit à nos portes pour réagir. Même en étant passif, on est quand même responsable de n'avoir rien fait.

 

- Shin : J'en veux aux villes qui ont menés ces attaques... Mais je n'arrive pas à totalement leur en vouloir. Les prêtres de l'eau sont responsables de cette catastrophe. Je veux porter un coup à leur organisation.

 

- Elle : C'est là que vous consommez votre faveur. Nous vous acceptons temporairement dans notre guilde, si vous êtes d'accord, et vous contribuerez à diminuer l'église de l'eau. Vu votre fortune accumulée, notamment parce que nous vous avons facilité l'accès au 1er prix et ce que je vous ais déjà donné comme somme importante, nous ne vous proposons pas d'autres options que d'accepter de travailler pour nous sans être payé. Ou alors, vous nous demandez autre chose.

 

- Shin : J'accepte.

 

- Elle : Alors, je vous laisse 3 jours pour vous préparer. Nous partirons pas trop tôt à ce moment-là. Et comme vous avez un cheval et nous des carrioles, vous voyagerez gratuitement. Vous irez dans une branche de notre guilde, au nord-est, très loin. Au préalable, la carriole franchira ce que nous appelons ici la "frontière de sable", un paysage désertique provoqué par les prêtres de l'eau, pour ensuite parvenir à une de leur ville sous leur influence, Yassurlok.

 

Il y aura 3 autres personnes avec vous :

 

- 2 conducteurs, chacun se relevant à tour de rôle.

- Votre personne de confiance, qui vous servira de mot de passe; même en vous le donnant, il est déjà arrivé à des portiers de refuser d'ouvrir, voire de tuer.

 

La personne de confiance a non seulement le mot de passe, mais de +, elle est connue des portiers de la guilde locale dans laquelle vous pourrez nous demander, moyennant rémunération bien sûr, des services que ne pouvez pas légalement obtenir, ou que vous pourriez légalement obtenir, mais dont la justification est trop "délicate" à expliquer sans représailles.

 

Chacun de vous devrez vous protéger les uns les autres. La personne de confiance, si les portiers constatent qu'elle est sous la menace, peut aussi tuer quiconque l'accompagne. Mieux vaut donc que les suiveurs indésirables soient morts. Toujours prêt pour un voyage 5 étoiles ?

 

- Shin : Je suis trop stressé, j'ai besoin de vacances ! Je suis très ému de votre cadeau...

 

- Elle : Oh, pauvre petit chaton ! Bien, vous êtes noté dans la liste des voyageurs ! Profitez de vos 3 jours de vacances. Ensuite, direction Yassurlok, au delà de la frontière de sable ! Vous voyagerez en groupe de carrioles".

 

Durant ces 3 jours, je m'étais entrainé davantage à l'arc et à la concentration magique. Je n'ai pas arrêté de m'exercer. Je n'ai pas grand chose de ce que l'on pourrait appeler un voleur, ou du moins un roublard. Je pense que j'ai davantage un rôle de garde du corps pour eux.

 

Le 3ème jour, assez tard dans la matinée, j'étais réveillé. Je me rendis au lieu du rendez-vous pour ma carriole. Plutôt petite pour 3 personnes, elle avait le mérite d'être une maisonnette rectangulaire à 4 roues. A l'intérieur, il avait 4 lits superposés pour gagner de la superficie. Même avec cet effort de disposition, il n'y a pas beaucoup de place. Chacun de nous mange au lit plutôt qu'à table, qui pourrait être davantage utilisée comme espace de mini-conférence plutôt que table du repas. Au moins, on est mieux abrité ici que sous une tente.

 

Le groupe de voyage se mit en route quand le chef l'ordonna. Plusieurs gardes à cheval étaient réparti le long de la colonne. Notre carriole parti derrière la file.

 

 

 

X : Changement de vie

 

Le voyage dura environ 3 semaines.

 

Au cours de la 1ère semaine, le groupe de carrioles avait rétréci; certaines villes et/ou village, si ce n'est des habitations isolées, étaient les lieux où devait s'arrêter tel ou tel nombre de carrioles, quelqu'en soit la raison. Le groupe s'arrêtait parfois pour laisser les chevaux se reposer ou pour permettre le ravaitaillement en vivres.

 

Durant la 2ème semaine, notre groupe de carrioles approchait la barrière désertique. Pourtant bien organisé, notre voyage avait la déconvenue d'un ouragan de sable. Alerté de ce danger, j'invitai une tête bien connue dans ma carriole; Aztragoz. Jamais dénué de talent, il pilota l'ouragan. N'apprenant que tardivement comment fonctionne un ouragan, il le domestiqua pour en faire un vent moins violent, + supportable. A mesure que le groupe avançait, l'ouragan était devenu un simple tourbillon de poussière, avant de devenir rien du tout. Ensuite, il ne restait rien de l'ouragan. Aztragoz avait finit par apprendre à maitriser un ouragan. Il me confirma qu'il avait appris comment en dissiper un mais aussi en créer un.

 

Le voyage continua mais de façon bien différente que sur les terres vertes; nous devions voyager la nuit, et nous reposer le jour à l'ombre des dunes et des voiles, ne nous déplaçant que nos voiles quand le soleil change de position pour continuer de rester à l'ombre. Nous ne voyagions que la nuit. La nuit est + supportable pour ne pas souffrir de nos efforts.

 

Au début de la 3ème semaine, un nuage de poussière avançait vers nous. Trop rapidement. Soudain, nous avions aperçu plusieurs personnes en armures. Et chaque personne portait sur son armure le signe des prêtres de l'eau. Devions-nous combattre ? Pouvions-nous tenir le coup avec un groupe réduit ? N'étant pas une armée, les chevaux se sont vu une nouvelle fois sommés d'accélérer le pas (quelle chance énorme de ne pas avoir de chevaux qui se mettent en grève !).

 

Aztragoz a le rescousse, sir, yes sir ! Cependant, il commençait à moins apprécier mes nombreuses sollicitations. Il me dit notamment que s'il perd la vie sur terre (par trop d'utilisations de magie, car il avait épuisé ses réserves magiques), il ne mourrait pas, mais deviendrait définitivement un pur élémentaire de l'air, sans plus aucune chance d'intervenir directement. Je lui implorait de provoquer un ouragan, s'il le maitrise, et de gêner nos poursuivants. C'est ce qu'il fit.

 

Un ouragan fut déclenché sous les yeux émerveillés de certains d'entre nous qui regardaient derrière. Le chef du groupe de carrioles rappela plutôt aimablement qu'on ne doit pas se laisser distraire, et qu'il fallait rester rapide. Sans obéir, le groupe de carrioles s'arrêta pour le spectacle.

 

L'ouragan crée sur le groupe de templiers fit fuir les chevaux mais souleva tous les templiers. Ils allaient vers le ciel. Ils étaient si haut, jusqu'à devenir à peine visible. Certains avaient peur, d'autres hurlaient de joie en rejoignant le ciel. Le bonheur fut contredit par la dure réalité. L'ouragan, qui avait été provoqué par Aztragoz, avait brutalement cessé de tourner.

 

Le rêve d'aller au ciel se termina en cauchemar pour les templiers. Ils tombaient de + en + vite, et aucun d'entre nous les entendis hurler. Un autre nuage de poussière se souleva. C'était les croisés, morts brutalement. A la hauteur de laquelle ils tombaient, aucun d'entre eux n'avaient survécu. Gardes et voyageurs de notre groupe de voyage étaient ravis de ce qu'elle voyait !

 

Les gens de ma carriole savait ce qui avait provoqué ce "miracle", mais se taisaient. L'émerveillement de la "chance" fait quand même plaisir à voir.

 

Nous approchions de la lointaine Yassurlok. Mais plutôt que de s'approcher d'elle par ses grandes portes, la carriole prit un chemin vers la forêt en se faisant oublier du groupe. A un village, nous nous étions alors garé pas loin d'une étable abandonnée. Le guide attendit encore la nuit pour aller à l'intérieur, puis revint à nous.

 

Nous avions alors reprit la route, toujours de nuit. Arrivés à un grand rocher, notre guide pratiqua un toucher singulier, suivi d'une prononciation étrange. Après ça, le rocher se souleva, puis le guide ordonna à nos conducteurs d'avancer sous le rocher avant d'entrer dans un tunnel. Trop hésitants, c'est alors que le guide prit le relais, puis fit avancer les chevaux avec un sort de charme. Nous avions alors avancé. Le rocher s'abaissa ensuite pour refermer le passage.

 

Nous restait alors le tunnel éclairé. Nous avons alors avancé longtemps sous le tunnel, jusqu'à arriver à une grande porte de métal. Notre guide nous demanda de descendre puis de garder une distance derrière lui. Il frappa à la porte, dit le mot de passe, nous présenta au portier, puis celui-ci nous laissa entrer. Notre carriole resterait ici, les chevaux iraient à la surface par un autre tunnel.

 

Enfin arrivé à la guilde, un homme ayant au moins les mains propres nous salua :

 

- Chef : [Il tend la main pour une salutation] "Entrez, entrez, soyez les bienvenus à notre branche de la guilde des voleurs ! Je vois que Dar... Euh, je veux dire, Chef Elacir sait choisir le personnel ! A la fois belle et intelligente... Elle a toute les qualités... Et dire qu'elle ne veut pas de moi, même pour au moins une journée, alors que je suis à la tête d'une des branches les + importantes, les riches et les + productives de la guilde des voleurs ! Même quand je lui ais proposé de la laisser me saigner mon fric, elle a dit non. Monde injuste...

 

Vous n'êtes pas venus entendre mes tristesses de célibataire pathétique, j'imagine. Je me présente, appelez-moi "Chef". C'est le nom de chacun d'entre nous qui dirigeons physiquement chaque batiment de guilde, suivis parfois. Nous n'ajoutons la ville uniquement si c'est necéssaire pour précision. Nous sommes tenus à l'anonymat.

 

Chaque membre de cette guilde est mon "humble associé". Vous voir comme mes enfants m'a déjà coûté de l'argent, la loyauté de certains de nos membres les + ingrats, ainsi que la confiance de nos maitres de guilde. [Chef nous montre ses mains avec ses doigts pour que nous les comptions. Il en avait 8 en tout, car il manque l'auriculaire à chaque main. La cause n'est pas une malformation. La réalité est en fait beaucoup – humaine et beaucoup + cruelle]

 

Vous avez déjà une idée des souffrances que provoquent les trahisons comme la gestion trop souple du personnel. Malgré ces épreuves désagréables, il faut rester positif !

 

[Se tournant vers moi] Alors, Shin... Les prêtres de l'eau ont été méchant avec toi, ton village a été massacré par notre rébellion, et tu nous en veux pas ? Tu vaux peut-être le coup que nous te gardions au moins un moment avec nous.

 

Comme pour tous les intronisés, tu dois rendre un service assez personnel au Chef. Tu dois montrer que tu m'aimes bien. Un peu comme une promotion canapé. Réalises mon rêve, veux-tu ? Sois tu me trouves des auriculaires magiques ou un moyen de les faire repousser, et que je les retrouve. Soit tu es fatigué de bosser, et tu me donnes une assez bonne somme d'argent pour ma trésorerie. Alors, que dis-tu ?

 

- Shin : Bon, elle coûte combien, la carte de membre ??

 

- Chef : Soit... Tu ne m'aimes pas... Mais tu as la politesse de ne pas le dire sèchement. Tu paieras 500 Ducats d'Or. Tu les as ?

 

- Shin : Ca fait cher pour une carte de membre provisoire !

 

- Chef : De par ton manque de talent, tu n'es pas exactement des nôtres. Tu as une planque. On ne te nourrit pas. Et quant à se demander si les prêtres savent quelque chose des religieux que tu as tué et fais tuer, ton secret peut être très bien gardé. Soit je ne sais pas me taire, soit tu me paies, soit une assistance à un cambriolage. Fais ton choix.

 

- Shin : Je tiens à rester blanc comme neige longtemps dans cette ville. Je paie.

 

- Chef : Très très bien. Là, tout de suite, je t'aime bien. Tu ne corresponds pas tellement aux talents que l'on cherche par ici, mais si je trouve quelque chose qui demande ton aide, je te le dis. Profites des jours qui passent pour visiter la ville, connaitre ses recoins, ses voies sans issues, les rues à sens unique ou pas. Une connaissance géographique est toujours utile, que ce soit pour trouver une destination ou pour semer la garde. Fais-toi une carte".

 

 

 

XI : Affaires internes

 

Une semaine a passé. Durant cette autre nouvelle vie que j'ai commencé, j'ai appris que chaque membre de la guilde était ouvrier fermier (ou au moins, qui le paraissaient) dans un logement social mis à disposition par la ville. Notre logement avait un passage secret situé dans la réserve de bois de chauffage.

 

Chef avait une mission pour moi. J'espère que ce n'est pas apporter un bouquet à "Dar..." comme il avait appelé (mais au fait, c'est quoi son prénom ? A moins que personne n'est censé savoir sauf peut-être les chefs ?). Et j'espère qu'il ne va pas tenter de m'adopter. Je le trouve nul comme papa adoptif. Mais je veux pas faire de la peine à mon père... Euh, je veux dire, à Chef.

 

- Chef : "J'ai un travail pour toi. Tu es un archer de l'eau, c'est ça ?

 

- Shin : Je peux aussi faire de la glace, mais pas en trop grande proportion, ou encore des brumes. Tout ce qui est lié directement ou indirectement à l'eau, en fait.

 

- Chef : Bien. Je voudrais que tu trouves un point d'observation, et que tu surveilles une caserne à côté de l'église de l'eau. La précaution est de savoir qui fait quoi et qui va où. Tu surveilleras les entrées et les sorties des gardes.

 

- Shin : C'est tout ?

 

- Chef : Oui. Tu me feras un rapport quant à savoir s'il s'est passé quelque chose d'inhabituel".

 

La surveillance était plutôt longue. Mais assez tard après minuit, plusieurs gardes que je reconnaissais malgré la tenue civile étaient remarqués entrant dans l'église de l'eau par une autre entrée. Par peur de manquer de discrétion, je n'ai pas essayé de m'approcher. Ils prennent une autre sortie, mais où. Et par où ils ressortent ? Font-ils croire qu'ils sont morts ?

 

J'ai ensuite fais savoir ce que je savais à Chef. Ce n'est donc plus une rumeur mais une réalité. Les gardes près de l'église de l'eau sont des "corrompus" selon les termes de Chef. Il me demanda de revenir demain. Il a encore un autre travail pour moi. Le dernier était bien peu payé par rapport au très grand nombre d'heures que j'ai fais, et quant à celui-là, il ne sera pas payé du tout selon ses termes.

 

Je suis alors repassé à la guilde le landemain. Chef m'avait remis un papier plié et courrier, les deux étant à ne pas lire. Il me dit alors d'aller à une adresse, et de clouer le papier avec un couteau, tandis que le courrier devait être enterré dans un pot de plante à telle adresse dans une rue assez peu fréquentée, et que je devais faire attention à ne pas être suivi.

 

Je lui ais alors dis que je m'y mets tout de suite. En réalité, et sans le dire verbalement, j'avais juste "promis" que je déposerais les missives sans poser de questions.

 

Comme j'étais un marcheur rapide, et que les courriers étaient cachées, j'avais décidé de louer une chambre pas trop cher mais suffisamment salubre pour m'y trouver. Je me suis alors dépêché de trouver une échoppe ouverte la nuit et achetait une mini-casserole, de la colle et des allumettes. Je suis ensuite monté dans ma chambre. Avec mon sort de création d'eau, je remplissais la casserole. Avec de quoi faire du feu, je chauffais l'eau en tenant la cesserole sur le feu d'une main, et de l'autre, je tenais l'enveloppe afin que la vapeur d'eau me permette d'ouvrir l'enveloppe sans la déchirer.

 

Je pris le temps de lire le papier. Ce dernier que j'étais censé clouer à l'adresse privée d'un garde donnait rendez-vous là où il devait ensuite trouver le courrier loin de ses collègues. Le courrier contenait une lettre lui demandant d'aller à une adresse précise, et qu'il y a des infos intéressantes pour lui faire gagner une promotion. Vérité ou traquenard ? Je refermais ensuite l'enveloppe avec la colle pour cacher les traces de ma promesse manquée.

 

Je redescendais puis partais à la ruelle passablement propre pour y cacher la lettre dans une plante. Au moment où je me rendais à ladite adresse privée, j'ai croisé un mendiant très poli et avec une apparence décente pour quelqu'un de défavorisé. C'était mon "mot de passe", le guide qui m'avait permit d'entrer dans la guilde des voleurs. Il me fit entrer dans une cour peu fréquentée. On était seuls :

 

- Guide : "Qu'est-ce que le chef t'a demandé de faire ? Sois honnête malgré la méfiance qui te pèse, c'est très important. Notre cause comme la tienne peuvent continuer ou s'arrêter selon que tu mentes ou non.

 

- Shin : Il m'a demandé de déposer ce mot plié et un courrier que j'ai enterré dans un pot à plante à l'adresse indiquée sur le papier [Je lui donne le papier]

 

- Guide : Ca ressemble à un courrier type. Il n'y a pas de nom dessus, mais ça concerne bien un garde. C'était à quelle adresse que tu devais le clouer ?

 

- Shin : Celle-ci [Je lui indique l'adresse]

 

- Guide : Eh bien, Chef a tenté d'induire en erreur un garde pas totalement clean, certes, mais qui n'est pas un complice de l'église de l'eau. En le tuant tout en le faisant passer pour un de tes ennemis, il t'aurait fait porter le chapeau. Tu as trahis Chef en me racontant tout, et la direction locale de la Guilde des Voleurs se méfie de lui depuis un moment. Tu as très bien fait de ne pas l'avoir tout à fait aidé en t'étant posé des questions, et je suis ravi de t'avoir interrompu dans la mission qu'il t'a donné. Tu nous serais d'une aide précieuse qui pourrait directement te rendre service, pas simplement te laisser en vie.

 

- Shin : Et quoi, exactement ?

 

- Guide : Mes informateurs savent quels gardes se sont acoquinés avec l'église de l'eau. Donnes-moi la lettre, et je te promets, sous mon contrôle, que ce sera un des coupables qui la lira, et qui connaitra le destin qu'il mérite. Tu n'as pas d'autres amis que nous, et contrairement à Chef, je ne t'ai jamais piégé. Chef Elacir, que tu as vu à la maison de jeux, a de l'estime pour toi, même si elle reconnait t'avoir mis un peu de pression pour accepter ce qu'elle t'a proposé avant.

 

- Shin : Euh... Je ne sais pas à qui je dois faire confiance...

 

- Guide : Fais confiance à ta jugeote. Tu as une magie puissante et une vrai capacité d'initiative qui t'ont mis sur la bonne voie, malgré les menaces qui sont survenus, qu'elles viennent de nous ou de l'église de l'eau. Même ta colère est comparable à la nôtre envers l'église de l'eau. Tu partages nos convictions à l'encontre de l'église de l'eau. Compenser au mieux l'erreur d'avoir éradiqué ton village est le maximum que nous puissions faire pour toi. En l'état actuel, tu n'as pas trop le choix.

 

- Shin : Bien... Voici le papier plié. J'espère ne pas regretter mon choix.

 

- Guide : Mieux que de te promettre, je te donne ma parole comme celle de Chef Elacir que tu n'auras à regretter de rien. Celui qui va décéder est un collabo de l'église de l'eau. La responsabilité de sa mort nous revient, pas à toi. Tu as déjà prouvé que tu détestais ces gars comme nous les détestons aussi. Quant à Chef de Yassurlok, il croira que le garde qu'il tentait de piéger s'est méfié et n'est pas venu au lieu du rendez-vous.

 

- Shin : Bon, très bien. C'est vrai que j'ai pas trop d'alternatives. Je roule pour toi.

 

- Guide : Ta mission que je te confie est toute simple. Aller te reposer, puis dire à Chef que tu as fais le boulot qu'il attendait, et que tu as déposé les courriers prévus sans les lire. Le Conseil ne sera pas ingrat, même envers un étranger à la guilde".

 

Au lendemain, je dis au chef que j'avais fais mon travail. Il me "paya", selon ses propos, avec la "richesse du coeur". La générosité de mon chef. Il était ravi ! Il m'avait dit, que mon travail allait bientôt faire tuer un "garde complice de l'église de l'eau", selon ses propos.

 

Avec le + d'hypocrisie qu'il m'était possible, je lui fis savoir mon contentement de cette avancée, tandis qu'il me disait qu'il n'est pas totalement sûr de me proposer quelque chose.

 

 

 

XII : Changement de plan

 

A ma chambre, loin de la guilde des voleurs, un courrier était déposé sur mon lit. Le courrier me demandait de regarder prudemment par ma fenêtre à une heure précise, l'ouvrir, puis de laisser entrer mon guide, du moment qu'il n'y ait personne d'autre que lui dans la petite ruelle, quitte à attendre encore un peu si c'est trop délicat. Après un doute, je notais le sceau du trèfle vert foncé. Signe plutôt fiable, mais je restais sur mes gardes.

 

Le garde, chez qui la lettre a été finalement parvenue, a été tué selon les instructions du Guide, non celles de Chef. Une nouvelle discussion eut lieu :

 

- Guide : "Mon groupe d'assassins a interrogé puis tué le garde. Ou + particulièrement, le chef corrompu de la garde. Et dans les règles de l'art; pas une seule goutte de sang sur son uniforme. Même pas un trou. Y avait même la clé de la salle d'équipement sur lui.

 

Par le jeu des relèves et de la hiérarchie, ainsi qu'avec l'aide de nos gardes "amis" haut placés pour beaucoup, on va éloigner les gardes qui ne bossent ni pour nous, ni pour l'église de l'eau. Ensuite, quand la caserne à côté de l'église n'aura que des gars de chez nous, on pourra tranquillement faire le ménage ainsi que des prisonniers à l'église de l'eau, interroger les vivants, et s'en débarasser aussi.

 

- Shin : Quel est mon rôle là-dedans ?

 

- Guide : Le tiens est particulier. Voici 100 Ducats d'Or. Tu iras dans les quartiers chaud. Trouves une femme qui se rapproche le + possible de Chef du Sud-Ouest. Ramènes-là chez toi.

 

- Shin : Tu es vraiment génial comme patron ! Tu sais motiver tes troupes et les récompenser ! Tu veux être mon nouvel employeur à moi ?

 

- Guide : Allons, allons ! Je serais là aussi.

 

- Shin : Ahh... Ben, je sais pas trop... Les plans à 3, je peux pas encore envisager, c'est encore trop nouveau pour moi. Je crois que je vais abandonner.

 

- Guide : Tu t'en occupes pendant que j'éffectue mes affaires de mon côté. Tu as 2 nuits pour y arriver alors prends ton temps. Dynamique ou non, n'oublies pas d'être classe avec chacune que tu tenteras d'aborder. C'est moi qui m'occupe du sale boulot, nommément tuer des gens, faire le ménage disciplinaire dans le Guilde... Bon, aller. Sans rancune. Bonne nuit et bonne chance, Casanova !"

 

Ma "corvée" a été effectué. Ca a prit un peu de temps et de courage. J'ai jamais osé donner du fric pour du sexe. Mais selon mon guide, j'étais pas là pour ça, et de toute façon, j'avais pas de capote. Toutes ces idées qui me traversaient l'esprit, c'était trop de choses d'un coup. C'était embrouillé.

 

J'ai eu partiellement le coup de foudre, mais la raison me sommant (voire m'assomant) de ne pas aller trop loin. Je suis alors tombé sur une femme pas seulement "suffisamment ressemblante" à Chef Elacir. Je suis aussi tombé sur une femme qui avait l'air franchement superbe ! Non, il faut rester calme. Néanmoins, je pense qu'elle conviendrait.

 

Revenus dans ma chambre de location, la prostituée commença à me demander ce qu'on attendait, si j'étais timide ou puceau. J'avais les nerfs à rude épreuves. J'avais envie de... Non, rien. Mon guide revint encore. La prostituée était un peu surprise. Elle aussi n'est pas trop branchée plan à 3. Mais mon guide dû faire preuve de beaucoup de tact et de diplomatie sans faire de promesses de vie meilleure, ni de propos négatifs.

 

Il dit alors à la prostituée que tout ce qu'elle a à faire, c'est d'âppater "un type" sans dire son identité de voleur, Chef Yassurlok (un faux nom a dû être inventé). Le Guide montra alors à quoi il ressemble. "Eh beh... Encore heureuse que j'ai pas à coucher avec une tête de sphincter. J'imagine à quoi ressemble le reste. Mais comme je peux avoir du fric sans coucher, je saurai me montrer convaincante." Le Guide donna 150 Ducats d'or. C'est une somme d'argent plutôt importante pour pas grand chose, en + de ce qu'elle a déjà eut la 1ère fois, mais qui pourrait lui permettre d'abandonner la rue pendant un moment. Se sentir considérée ne peut que lui donner envie de bien faire. Puis... Il ne faut pas sous-estimer le pouvoir du parfum d'un bon after-shave ;)

 

Mon enième travail était alors de repasser voir Chef et de lui parler de la femme (payée pour le piéger, mais il ne doit pas le savoir). Avant de m'y mettre, j'avais bossé mon discours avec le Guide. Et ensuite, je suis allé voir Chef. Je lui dis alors :

 

- Shin : "Euh... Chef, je peux vous dire un truc ?

 

- Chef : Mais bien sûr mon petit Shin ! Ais-je pensé à te remercier pour tes précédents services !? Eh ben, si c'était pas le cas avant, maintenant c'est fait !

 

- Shin : C'est pas évident d'en parler... Je suis nerveux...

 

- Chef : Tu peux tout me dire ! On est associés !

 

- Shin : J'ai craqué sur une femme vraiment pas mal...

 

- Chef : Chut ! Viens dans mon bureau, tu me diras tout ! [Moi et Chef arrivons au bureau] Je n'ai pas l'intention de partager ton secret avec qui que ce soit, la vie privée, c'est sacrée !

 

- Shin : Elle est vraiment superbe... Je veux qu'elle se sente bien pour que ça se passe en de bonne conditions... Mais il me manque pas mal de fric pour passer la voir, y compris pour acheter des fleurs, une boite de chocolats et des... Euh... Je vais pas tout dire, non plus...

 

- Chef : Laisses-moi te dire un truc; tu me montres où elle est, et si je pense qu'elle vaut le coup, je te filerais des finances et tu me rembourseras + tard."

 

La 3ème nuit après notre discussion, on était partit en ville. Je suis alors parti, selon les instructions de mon Guide, à un parc. Je cherchais à reconnaitre la prostituée que j'ai aperçu l'autre fois sans la trouver. Chef avait prit l'initiative d'aller voir une belle femme très bien habillée. Je m'aperçu après coup que c'était la prostituée dont le boulot était de ressembler le + possible à la Chef Elacir, et de mener mon relou de patron par le bout du nez dans un piège dont lui seul ne sortirait pas indemne.

 

Le piège refermé, le Guide donna des pistes pour que ladite prostituée puisse améliorer durablement son niveau de vie, pourvu qu'elle les écoute. Quant à Chef de Yassurlok, il fut retenu prisonnier à la guilde des voleurs dont il était pourtant le chef ! Malgré ça, aucune révolte n'a eut lieu à la guilde; Chef n'était pas très apprécié de la Guilde des Voleurs de Yassurlok.

 

Entre temps, la caserne près de l'église de l'eau ainsi que l'église de l'eau avaient connu ses membres assassinés puis remplacés par des comédiens en attendant la dissolution de l'église de l'eau que la mairie prononçerait, ainsi que l'engagement de nouveaux gardes + clean que les précédents. Tout un quartier de la ville était possédé de fait par la guilde des voleurs. D'ailleurs, l'ex-prostituée que nous avions engagée est devenue garde pour la comédie tout en étant payée par la ville ! Une petite magouille a arrangé un coup pour qu'elle soit garde de façon officielle. Pas mal pour une guilde criminelle qui veut se faire bien voir sans tomber trop bas ! Nous sommes responsables d'une belle ré-insertion.

 

 

 

XIII : A table, c'est prêt

 

Le Guide m'a demandé de rendre un service. De prendre un peu d'argent, d'aller voir l'alchimiste de la guilde, puis de lui demander ce qu'il a besoin pour une potion de charme et une potion de sommeil. J'ai alors pris l'argent qui m'a été confié, acheté les ingrédients pour l'alchimiste. Les potions étant préparés chacune de leur côté, puis mélangés, et une nouvelle potion était prête. "Si vous n'êtes pas satisfait, vous êtes remboursés :))", disait-il. Quel taré, ce type ! J'espère vraiment que ce mec est + doué en mélange de potions qu'en conversation.

 

Le Guide m'a alors demandé de passer à la guilde pour aider à une "confession", ainsi que d'apporter la potion de persuasion. Chef (qui n'allait bien bientôt plus de tout l'être) jouait le bluff de dire qu'il ne raconterait aucune vérité, qu'il n'avouerait rien. Le Guide complimenta le sens de l'observation de Chef, lui indiquant qu'il était d'accord avec lui, mais que la résistance à l'interrogatoire, si coriace soit-elle, serait vaine. Chef dit ensuite qu'il est habitué à la violence, puis affirma ensuite qu'il tiendra bon devant le jeu d'action ou vérité. En moi-même, je riais intérieurement en pensant "Ce sera d'abord vérité pour savoir ce que t'as à dire, et quand on aura fini, ce sera action, surtout ton avis de décès !"

 

Le Guide ordonna à 2 membres de tenir Chef alors même qu'il était attaché, puis à 1 autre de tenir la gorge de Chef sans l'étrangler. Il m'ordonna ensuite de maintenir la bouche de Chef bien ouverte. Ensuite, le Guide en profita pour y mettre un entonnoir, puis la moitié du contenu de la potion de persuasion (l'effet secondaire étant la somnolence, il devait ajuster la dose).

 

Chef commença à répondre sans faillir à toutes les questions qui lui étaient posées. Il s'appelle Stanislas (quelle prénom dégueulasse. Hey, ça rime ! Ooh, Shin, tu te découvres poète !). Il a travaillé à monter en hiérarchie afin d'être suffisamment puissant pour faire bénéficier de son influence pour que l'église de l'eau, organisation pour laquelle il travaille, puisse s'installer. Un rapport qu'il avait reçu de l'église de l'eau lui a indiqué de garder un oeil sur Shin tout en le privant de moyens de s'en aller. C'est pour ça que Stanislas s'est fait plaisir en demandant une somme d'argent bien trop élevé à Shin. Le boulot de Stanislas était censé lui assurer d'être payé par la Guilde des Voleurs sans que ça coûte quoi que ce soit à l'église de l'eau pour qu'elle ait + de moyens financiers. Stanislas a ensuite avoué qu'il avait faussé la comptabilité, et au lieu de reverser sa contribution aux maitres de la Guilde des Voleurs, il s'en gardait une partie et en reversait une autre à l'église de l'eau.

 

Stanislas dit ensuite que s'il n'a eut aucun scrupules à trahir la Guilde des Voleurs, c'était aussi parce qu'il avait perdu ses 2 doigts. Le Guide, après un silence de quelques secondes, gardait cet info pour + tard envers pour la réunion de la Guilde des Voleurs; faut-il exécuter tout net ceux qui bossent mal, les mettre au placard pour les faire démissionner, ou faut-il leur donner une autre chance sans leur faire trop de mal ?

 

Stanislas révéla qu'il y a une gigantesque quantité de scandale de harcèlement sexuel et de viols, que ça pourrait faire péter l'église de l'eau si le public le savait.

 

 

 

XIV : La charité commence par autrui

 

Le Guide prit provisoirement le rôle de Chef Yassurlok, bien que ce soit provisoire. Il décida qu'il valait mieux ne pas tuer Stanislas. Pas tout de suite, du moins. Il eut ensuite une idée; demander une rançon. Très chère. Avec un mensonge : L'église de l'eau verserait une grosse somme si elle ne veut pas que ces scandales éclatent et qu'on leur remettrait Stanislas plutôt qu'au tribunal. Notre nouveau Chef Yassurlok demanderait en effet une rançon, et quelques jours après que l'argent ait été remis, Stanislas serait néanmoins remis au tribunal, et la Guilde des Voleurs révélera elle-même (tout en cachant sa propre identité) les scandales.

 

Le Guide fit rédiger une lettre de rançon à remettre à la ville de Yhrodowal, à l'est, où réside une congrégation de l'église de l'eau. Somme demandée en échange de la prétendue libération du "coupable" et du "silence" : 15 000 Ducats d'Or. Je me dévouai pour porter le courrier quand, en vérité, je l'avais confié à Aztragoz qui l'apporterait beaucoup + vite, et à + forte raison qu'il porterait seul le courrier à destination.

 

Moi et 3 autres voleurs avions suivis la conversation. L'un d'entre eux, sur demande du Guide et avec un petit dédommagement, s'est vu recevoir l'instruction d'aller se faire refaire le visage à la copie exacte de Stanislas. Son travail étant alors de l'imiter parfaitement, et d'infiltrer l'église de l'eau, donner régulièrement des renseignements, connaitre les gros bonnets de la hiérarchie locale ainsi que des échelons supérieurs, s'ils sont nombreux, très présent ou pas, qui est-ce...

 

L'échange de l'argent contre le faux Stanislas aurait lieu sans que nous "manquions à notre parole", d'une certaine manière. Le rendez-vous serait fixé sur la Grande Plaine Verte; l'absence de forêt est une précaution supplémentaire pour qu'il n'y ait pas d'embuscade. C'est une garantie necéssaire pour qu'il n'y ait personne d'autre que "l'acheteur" de la rançon et les 2 gardes qu'il a été permit d'avoir avec lui pour être rassuré. De notre côté, nous avons un "vendeur" et 2 voleurs pour escorter, ainsi que notre "otage", en réalité une taupe déguisée par les soins de la guilde des voleurs. Chacun doit d'avoir ses armes visibles sans se désarmer ni avant, ni pendant, ni même après la rencontre. En partant, chaque personne directement actrice de la ranson doit repartir le dos tourné, tandis que les gardes respectifs de chaque camp doivent également partir après l'échange à reculons. Pas de tir en traitre venant de qui que ce soit, avec possibilité reconnue de se surveiller réciproquement.

 

Par précaution, je n'étais pas inclu comme garde du corps, car selon le Guide, les prêtres de l'eau risqueraient de me détecter, et s'ils me découvraient, ils n'hésiteraient pas une seule seconde à abandonner le paiement de la rançon pour transmettre à tous les échelons de la hiérarchie que j'étais présent, et transmettre en catastrophe une attaque de grande ampleur contre la ville où je me trouve, et ma capture aurait été trop probable. Mon cauchemar de voir une autre ville détruite ne devait pas recommencer.

 

J'ai missionné Aztragoz de surveiller l'échange depuis le ciel, et de créer une barrière vent localisé assez loin derrière les "acheteurs" de notre rançon; s'il y a des snipers, ils rateraient automatiquement leurs tirs. Cette précaution était intéressante, mais n'a pas servi, les prêtres de l'eau ayant peut-être reconnu qu'ils avaient à faire à des professionnels, et que la capture d'un de leur complice assez important témoignait des grandes capacités stratégiques de la Guilde Des Voleurs. 15 000 Ducats d'Or dans les poches de la Guilde des Voleurs !

 

 

 

XV : Changement

 

La Guilde des Voleurs, toujours sous les ordres du Guide et provisoirement Chef de la branche locale de la Guilde des Voleurs, a missionné ses informateurs de diffuser ce que Stanislas a révélé à propos de l'église de l'eau. Les comédiens ayant joué aux faux prêtres étaient tenus de disparaitre le temps que la tempête se calme. Dans le même temps, les gardes ont ainsi traqué tous les prêtres de l'eau n'ayant pas été tués dans le lieu de culte, et tué ceux qui fuient (afin qu'ils ne puissent alerter personne). Devant la peur d'un funeste destin qu'ils ne choisiraient pas tout en se voyant interdit de se suicider, les prêtres de l'eau ont tous avoué leurs fautes.

 

Plusieurs actions en justice ont été intentés envers les prêtres de l'eau, et excédés par un si grand nombre de fautifs, les prédateurs furent pendus sur décision de justice.

 

La ville avait expulsé un culte religieux pour la 1ère fois de son histoire. Ainsi, dans sa Constitution, une règle précisa en toutes lettres que toute religion basée sur les élémentaires n'a aucun droit d'être dans la ville. L'ampleur des représailles dissuada l'église de l'eau de retenter une implantation. Une interrogation subsistait quant à savoir si la ville devait être sans religion, ou si une laïcité devait exister et selon quelles modalités. La disparition de l'église de l'eau fit toutefois l'unanimité.

 

Stanislas... Je ne sais pas ce qu'il est devenu. Je n'ai pas demandé. Une dernière mission, que la Guilde des Voleurs me demanda, était de déposer discrètement un sac dans une charette à cadavres non réclamés d'un bâtiment de soins. J'ai préféré ne pas regarder dans le sac, très franchement.

 

Au bureau, le Guide et moi avions prit le temps de discuter. Ces derniers temps, la Guilde des Voleurs a davantage été une Guilde d'assassins que de voleurs vu le nombre de décès. Après ces morts brutales en grand nombre, la Guilde des Voleurs retrouverait la finesse professionnelle du métier; peu ou pas de violence.

 

Le Guide me conseilla, si je voulais avoir des chances d'exercer ma vengeance contre l'église de l'eau et peut-être lui infliger un grand coup, de trouver une Guilde des Aventuriers. Là-bas, j'y trouverais peut-être des gens pour lutter contre l'église de l'eau, ou à défaut, pour une expédition, rendre des services quelques soit l'ampleur, y trouver des alliés, même temporaires... "On réussit rarement une grande bataille en étant seul", disait-il.

 

Le Guide me dit aussi que je ne convenais que trop peu à la Guilde des Voleurs, et que mes droits en tant que membre provisoire devaient prendre fin. En remboursement d'un trop perçu quand je suis entré dans cette guilde pour la 1ère fois, j'ai été payé 350 Ducats d'Or; même pour un non-voleur, Stanislas m'avait extorqué de l'argent. Drôle d'attitude à avoir envers un membre de la guilde, en effet. Celà étant, la guilde s'est quand même gardé 150 Ducats d'Or, et je suis sûr qu'ils en ont gardé encore trop.

 

Le Guide me dit ensuite qu'il existait une Guilde des Aventuriers dans une ville, Uoraï, au nord-ouest, et qu'il faut franchir une rivière, que ce soit par des eaux peu profondes (pourvu que mon cheval et ma carriole puissent passer) ou encore trouver un pont, ce qui est encore mieux.

 

Mes conducteurs de carrioles, bossant pour la guilde des voleurs, ne m'accompagneraient pas. Mon cheval m'ayant toujours appartenu, j'ai cependant gagné de conserver la carriole pour moi, tandis que pour arriver à destination, je devais conduire seul la carriole.

 

 

 

XVI : Représailles

 

Enfin libre de tous services à rendre envers qui que ce soit ! Et maintenant, en route pour la Guilde des Aventuriers d'Ucoraï ! J'avais tenté de demander à Aztragoz de faire le conducteur. Il n'a jamais répondu à mon appel. Je ne sais pas pourquoi.

 

J'ai eu la corvée de déplacer ma carriole, puis de me reposer sur une aire d'autoroute toutes les 2 ou 3 heures, le temps d'une pause frites et café.

 

Après 3 jours de voyages, j'entendis un bruit lointain derrière. C'était encore les prêtres de l'eau. Je l'impression de les attirer comme une merde attirant les mouches. Pensée négative évacuée, j'ai cravaché mon cheval pour accélérer. Il est costaud et rapide, mais avec la carriole derrière, c'était pas évident d'aller aussi vite qu'il faudrait. Croisés et prêtres de l'eau cavalait à grande vitesse derrière. Pas loin, je voyais une colline en pente raide ! Mon cheval a monté péniblement la colline, et une fois en haut, j'ai très coupé les cordes qui reliait mon cheval à la carriole, et cette dernière dévala la colline, tuant net quiconque n'a pas pu se mettre sur le côté à temps, n'arrêtant que brièvement la cavale qui me poursuivait.

 

J'ai alors continué de cavaler un moment. N'étant pas un cheval de guerre, ma monture finit par s'épuiser de fatigue. J'ai alors abandonné mon cheval pour qu'il se repose, puis j'ai continué à pied en sollicant mes sauts magiques plusieurs fois. Ma réserve de magie étant ensuite devenue mince, j'ai continué de courir jusqu'à la rivière que j'avais aperçu. J'étais épuisé et à bout de souffle. Ils étaient + nombreux que moi, mais ne cherchaient pas à me tuer. Je pouvais me décider de les attaquer, mais j'ai déjà précisé ce qui faisait obstacle.

 

J'allais devenir un prisonnier. Mais pas sans combattre d'abord. Arrivé près de la rivière, je pris mon arc. Au même instant, mes poursuivants se mettaient sur leur garde; ils voyaient pourtant que je n'avais pas de flèches. C'est là que je me suis vite aperçu d'un truc; ils savent qui je suis. Ils connaissent mon côté partiellement magicien. J'ai tiré une première flèche de givre, privant de vie un de mes poursuivants. J'ai vu qu'ils ont les moyens de me tuer à distance, mais il n'ont pas cherché à le faire... Mais alors pourquoi ?

 

"Ton pouvoir est à nous ! Rends-toi !", "On te fera même connaitre ta vrai nature, celle d'un demi-élémentaire !", entendais-je hurler... Peut-être craignent-ils de me tuer ? Mais pas par pacifisme, j'en ai la désagréable impression.

 

Avec le très peu de magie que j'avais récupéré et qui me restait, une autre flèche de givre se matérialisa à mon arc, dans l'espoir de bluffer sur mes réserves. "C'est moi qui vous tuerai, un à un s'il le faut, ou vous tous en même temps !"

 

"Je vais même te permettre le choix de ta vie, autre que d'être prisonnier, Shinddha", dit une voix. Puis, ils reculèrent légèrement, pris d'un doute, puis reculèrent beaucoup. "Ok, c'est bon ! On n'insistera pas !", dit l'un des religieux de l'eau. Enfin, tous fuyèrent ! Ma fièrté m'avait fait brièvement croire que ma menace était réalisable. Derrière moi, je sentais quelques fines goutelettes et sur le sol, j'avais enfin remarqué un ombre très nettement + large et + grande que moi. Je n'étais pas apeuré.

 

Derrière moi, j'avais aperçu comme être un mur d'eau qui se déplaçait. Un mur taillé en une forme humanoïde. "Tu n'es pas destiné à finir ici", dit l'élémentaire d'eau. "Je ne comprends pas, dites-moi tout, enfin presque ! Je suis un archer d'Irioc, du clan Kory. Je n'ai rien d'un élémentaire", avais-je répondu. Le mur d'eau humanoïde, que je pense être un élémentaire d'eau, se tourna brièvement vers moi, l'expression calme, comme si j'étais patiemment observé. "Par sympathie envers toi qui est partiellement des nôtres, je ne pouvais pas te laisser tomber. Les élémentaires ne doivent pas intervenir trop souvent. A propos de ta propre nature, quand tu seras prêt, je t'en parlerai." Je n'avais pas tout compris, mais son intervention m'avait sauvé !

 

L'élémentaire d'eau semblait s'agenouiller pour se recroqueviller. Lentement, il se mêlait à la rivière, et de l'élémentaire, il ne restait rien.

 

 

 

XVII : Vous êtes arrivé

 

N'ayant ni cheval, ni carriole, je revint en arrière ! Du haut de la colline où j'avais mis ma carriole en ambuscade, j'étais à plat ventre. J'observais le paysage au loin. Aucune trace de mes poursuivants. Après 10 minutes d'observation, je pouvais être certain qu'ils s'étaient enfuis, et j'ai pu établir que je pouvais revenir vers les ruines de ma carriole. J'ai récupéré tout ce que je pouvais. Le bois pouvait au moins me servir de chauffage. Les draps pouvait me servir de tente. Quant à mon cheval, épuisé d'avoir été sollicité, je ne l'ai plus revu. J'ai pris le maximum de ce que je pouvais pour aller improviser mon propre camp. Finit le cheval, plus de chariot, place à la rando !

 

Je franchi la rivière sans chercher le pont. Après cette journée, puis la journée suivante, je trouvai enfin un chemin de pierres. En même temps que je parcourais la route, je faisais de l'autostop. Personne ne s'était arrêté pour me déposer à Ucoraï :(

 

La nuit étant tombée avant que je puisse arriver en ville, je décidai d'aller me cacher pour dormir en haut d'un arbre pour ne pas être dérangé. J'avais la possibilité d'escalader le mur, mais dans la mesure où je pouvais éviter la cavale et me faire bien voir autant que possible, j'ai préféré me cacher, ainsi que de jeter un sort de brume (je préserve ma vie privée). J'irai en ville demain matin.

 

Le jour suivant, j'entendais légèrement des gens parler. C'était peut-être des gardes chargé d'ouvrir les portes de la ville d'Ucoraï.

 

Enfin j'étais arrivé. Un poste de gardes était situé en face du portail de la ville. Sociables, les gardes ne montrèrent aucune hostilité à mon égard. Je leur parlais. Je n'avais pas peur. Après avoir demandé la direction pour la Guilde des Aventuriers, je pris congé.

 

A la Guilde des Aventuriers, j'avais appris qu'en échange d'une somme, je pouvais y être inscris gratuitement. Ils auraient pû être + franc sur l'inscription, quand même. Je devais signer le registre de ma présence, et je pouvais l'enrichir d'une histoire vécue. Le maitre de guilde m'expliqua que les gens y sont largement bienvenus. C'est ici qu'on peut trouver des services à rendre contre rémunération, et qu'il pouvait parfois y avoir des primes pour des missions exceptionnelles si les gardes étaient dépassés par des évènements. De +, il fallait privilégier l'entre-aide, même s'il fallait partager une récompense. Il était possible de monter les expéditions que l'on veut, et le maitre de guilde conseilla qu'il était préférable d'être au moins 4 personnes suffisamment équippés pour partir à une aventure de grande ampleur.

 

Le maitre de guilde parla des périodes de morosité et d'embellie de la guilde. Ces derniers temps, l'activité est assez modeste, mais les propositions ne manquent pas, et les débutants sont largement acceptés.

 

Au fur et à mesure des 3 ans qui se sont écoulés, je fis la connaissance progressive de 3 mecs assez bizarres et tellement différents les uns les autres. Nous nous mirent d'accord d'intervenir sur une annonce parlant d'une druidesse perdue depuis un moment.

 

Partant de là, un long voyage commençait à nouveau...

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Published by regard-existence - dans Aventures
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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 23:06

I : Les débuts

 

Mes souvenirs quand je n'étais pas une oppresseur sont lointains comme un rêve. Mes parents me stimulaient beaucoup. Je me souvenais que mon éducation familiale se faisait avec ma tutrice. Femme très constructive, sachant faire ressortir la performance sans aller jusqu'à l'exténuation. Je savais toujours avancer.

 

Les choses se sont obscurcis. C'est comme si j'étais trop faible pour savoir m'en tirer par moi-même, qu'on ne m'avait pas donner, en quelque sorte, d'armes ou d'armure pour tenir sans souffrir.

 

Les choses ont empiré quand je me suis aperçu que mes parents ne revenaient pas depuis longtemps. Beaucoup trop longtemps pour qu'il n'y ait pas de question à se poser. J'ai commencé à accuser le monde d'en être responsable. Absolument personne ne m'a aidé quand j'en avais le + besoin. L'intention était parfois là, mais le faire de l'intention n'était vraiment pas à la hauteur.

 

Avec la fortune suffisante qu'il me restait, j'ai alors payé mon instruction en magie. Je progressais vite, quoiqu'en présence de congénaires dispensables aux commentaires incessants à mon égards. J'ai arpenté longtemps les bibliothèques et leurs ouvrages variés. J'espèrait y trouver de quoi ramener mes parents à la vie. Mais ce qui est magie de la vie n'en est qu'à des balbutiements insignifiant par rapport à mes ambitions. Les soins des blessures existent. Contre les maladies variées, aussi. Mais rien sur quelque chose comme la résurrection. J'ai cependant lu qu'il existait des tentatives ratées, et que la nécromantie pouvait offrir un paliatif quoique peu satisfaisant. Alors, je me suis dis que si je ne pouvais pas encore ramener mes parents à la vie, je devrais peut-être d'abord passer par la nécromantie.

 

Un des livres que j'ai lu disait, selon son auteur (décédé depuis un long moment, et qui n'était pourtant pas magicien), que pour comprendre la vie, ou du moins certains éléments, il fallait une personne morte, et la disséquer. En l'occurence, l'auteur du livre achetait clandestinement des cadavres décédés et non-réclamés dans des villes où la peine de mort était pratiqué. Comme c'était choquant. Mais au nom de la compréhension, certaines frontières ont besoin d'être franchies, à moins de rester là où on en est, ne jamais trouver meilleure idée... Se condamner à l'expectative.

 

Mes finances étant diminuées, je me suis alors reconvertie comme guérisseur chez un apothicaire. Il avait testé mes talents et m'apprit le necéssaire à savoir sans faire de longueurs inutiles comme je le reproche en effet dans les études longues. Et qu'en fonction de mes résultats, + sur la qualité que la quantité, je serai payée en conséquence. J'étais suffisamment payée pour rester propriétaire de la maison de mes parents décédés comme pour payer tous ce qui est entretien et nourriture... Assez pour une vie décente, mais encore trop peu une fois encore par rapport à ce que je visais. Difficile de trouver mieux, cependant, et mon employeur comme la majorité des clients sont reconnaissants de mes services.

 

Comme les études n'apportent pas les connaissances les + "sensibles" d'autant + qu'elles coûtent de + en + lourdement, je les ais alors abandonnés, et ferai moi-même mes expériences en nécromantie. J'achèterai mon équipement. Je noterai mes expériences, les buts recherchés, les hypothèses, les résultats obtenus, pourquoi et comment existent-ils... De la recherche, en somme, mais en clandestinité; la nécromantie n'est pas interdite, mais mal appréciée de la société. Inutile de dire que sans un minimum d'entente avec le voisinage, ma réputation peut, de fait, m'interdire de travailler comme de faire du commerce. La réputation, cette loi sociologique fluctuante.

 

Je cherchais des formules, puis j'expérimentais mon sortilège sur des rats que je faisais tuer par mon assistant (car malgré ma fascination pour la mort, l'infliger entraine une responsabilité et une charge morale peu évidente à supporter). Lui et moi avons un point commun majeur : vouloir que quelqu'un revienne à la vie. Je l'ai connu à l'occasion de mon travail de guérisseur envers une personne en fin de vie à cause de blessures graves. C'est ensuite à l'occasion d'une discussion avec mon assistant que j'ai parlé de mon projet de résurrection (ayant réalisé trop tard que je risquerais la dénonciation, je m'en suis voulu). Avant de se présenter, mon assistant a perçu ma peur, mais m'a rassuré 3 fois :

 

  • En disant qu'il ne me dénoncera pas.

  • Qu'aucun pot de vin ne serait demandé, ni même un service démesuré de ma part.

  • Qu'il m'aiderait à mon sortilège.

 

Mon assistant, Vlad, cherchait à tout prix à ce que le projet marche, et me donnait quelque fois de l'argent, car lui-même a un travail, et son service à mes côtés est grâcieux. Par calcul pour qu'il n'y ait pas de rébellion de ses services plutôt que par générosité, je le laissais rester chez moi (selon son propos, ma maison est confortable, bien chauffée et bien éclairée, et ça lui économisait d'acheter une maison comme de payer un loyer). De mon côté, je lui ai rappelé qu'en tant que propriétaire, il a des règles à respecter qu'il me doit, règles qu'il n'a aucune difficulté à tenir compte de par sa reconnaissance comme le caractère non-abusif des règles que je lui demande de respecter quant à mon droit de propriété.

 

 

II : Expérimentations magiques

 

Continuant mes expériences durant mon temps libre sur des rats, certains étaient volontairement vieillis pour devenir des squelettes. D'autres étaient tués plutôt récemment. Grâce à cette variété de cadavres de rats et à mon sortilège expériemental de résurrection, j'avais une chance de savoir à quel point mon sortilège marchait, et s'il était perfectible. J'avoue avoir moins peur des squelettes que des cadavres inanimés. Ma peur de la mort devait être sélective.

 

Pour me débarasser de ma peur, j'ai alors lancé mon sortilège de résurrection sur un rat très récemment décédé. Mon sort avait marché, quoique pas autant que je le voulais, car les rat avait perdu beaucoup de réactivité, et répondait peu à mes stimulations, à peine + en présence de sa nourriture préféré. Et mon sortilège coûtait de mon énergie à entretenir.

 

J'ai alors obtenu le même résultat sur d'autres rats en divers états de décomposition. Une observation poussée avait montré que la blessure qui a tué n'était pas refermé, et il en allait de même quand les blessures étaient multiples, fatales ou non. Chaque rat était partiellement vivant, tandis que les blessures restaient pourtant ouvertes sans les tuer.

 

Quant aux rats déjà devenu squelettes, ils bougaient, eux-aussi. Mon sort de résurrection, comme je l'envisageais, n'avait pas donné les résultats espérés. J'ai même demandé à Vlad de tuer tous les rats, et quant j'avais lancé mon sortilège après leur mort, les rats n'étaient même plus animés. Mon sort était perfectible sur beaucoup de points. Il ne ramenait pas à la vie, tout compte fait.

 

Quand j'ai enfin obtenu les résultats que je voulais sur les rats, y compris un sort qui coûte peu à maintenir à défaut de ne rien me coûter, il me restait une question; est-ce que mon sort fonctionne sur un humain ? La question délicate consistait également à savoir comment avoir dans mon sous-sol un cadavre sur lequel faire cette expérimentation. Je ne peux pas m'engager sur la voie du meurtre envers qui que ce soit, des indices risqueraient de remonter jusqu'à moi même si je demandais à Vlad de s'en occuper (son idolâterie m'a toujours gênée par moment).

 

Durant 2 ans, j'ai perfectionné mon sortilège autant que possible, dans l'espoir d'obtenir la "véritable" résurrection, et en j'ai apprit d'autres sortilèges extérieurs à la nécromancie. Vlad restait avec moi malgré que j'avais peu besoin de ses services, et je ne me sens pas ni la patience ni la confiance d'en chercher un autre assistant si je devais le congédier à long terme, par peur qu'il m'abandonne.

 

Le temps passant m'a rappelé que le peu d'espoir que j'avais de retrouver mes parents risquerait de mourir avec moi. N'ayant rien perdu de ma détermination comme de ma volonté de ne pas céder au désespoir, j'ai alors, travaillé à un sortilège de conservation, notamment celui de la liche, 99% immortel, les 1% constituants une faiblesse qui peut très bien l'achever. De cette façon, je ne mourrais pas, ayant alors tous le temps possible et envisageable pour trouver des solutions au décès de mes parents, mais aussi à l'idée de ne plus être une liche moi-même. Oh, et, si mon sortilège me permettait de conserver mon apparence, ce serait bien aussi.

 

J'ai rien perdu en activité sur ces 2 années. Un soir, alors même que je n'avais pas envisagé d'abandonner, j'ai fais un rêve. Un rêve qui faisait suite à mon autre projet de devenir liche. C'était fabuleux. Rêver que je trouvais comment faire mon sortilège avait le double avantage de continuer à penser mon sortilège sans souffrir du manque de sommeil. Un rêve ne dure, parait-il, que quelques secondes, tandis que j'avais l'impression de rêver pendant longtemps. J'avais trouvé exactement ce que je devais faire pour devenir une liche, comment faire le sortilège, quels effects il aurait sur moi. Je me suis même comme "souvenu" que mon sortilège me donnait l'immunité aux blessures physiques, magiques, aux maladies... C'est comme si je ne pouvais pas être tué. Immunisé contre le destin. Et mon point faible, quel serait-il ? Je l'ignore. Mes insctincts semblaient me dire que mon sortilège était bien fait.

 

A la fin de ce rêve, j'ai alors tout noté, tout retranscrit. Mais ce sortilège conférant une immortalité sur de nombreux points, l'expérimenter est particulièrement délicat. Je peux me retrouver à tenter quelqu'un d'abuser de son immortalité. La nature humaine n'étant jamais parfaite comme je l'ai appris à mes dépends à de multiples reprises, même les personnes dotés de grande bonté pourraient bien en être tentées.

 

 

III : Ambition grandissante

 

Après ces 2 années intenses, j'ai entendu parler d'une nouvelle. 2 pays dont le mien iraient en guerre. Une guerre, quelle aubaine ! Les décédés pourraient me servir de cobaye. Et si mon sortilège de résurrection fonctionne, il vaudrait mieux que ce ne soit un cadavre ennemi ramené à la maison, car il ne serait probablement pas reconnaissant ! Mon assistant étant trop utile en étant parfaitement vivant, et mon statut de guérisseur le permettant, je rédigeai alors une contre-indication au combat en faisant passer mon assistant comme ayant un handicap (en tant que guérisseur très respectée quelque soit l'individu, et y compris par les + détestables d'entre eux, ma décision serait hautement respectée. J'ai donc pu confortablement mentir sans prendre de risque).

 

Mes petits rats serviteurs moins utiles me serviraient encore à quelque chose; espionner à travers la ville. Je les ais alors réanimés, car ma capacité à régénérer la magie ainsi que ma réserve étaient nettement supérieur à ce que coûte mon sortilège de réanimation.

 

Avec un autre sortilège, j'ai alors dispersé les rats à travers la ville sans qu'ils aillent en groupe, et avec le + de discrétion possible. Voyant ce qu'ils voient, entendant ce qu'ils entendent, et même ressentant ce qu'ils touchent. Ma tactique était de voir qui ne voulait pas aller à la guerre (car le pays, plutôt que d'être en contrat avec des mercenaires pour pallier le manque d'effectif militaire, recourait à la conscription militaire en dépit des mutineries et des critiques qu'elle engendrait aux dépends de la population).

 

En tant que guérisseur, mes services sont + demandés que d'habitude, et je ne peux pas être conscrit, car je risquerais d'être tué (remarque cynique par rapport aux conscrits prisonniers et non-motivés de leur devoir, je le reconnais); un guérisseur mort ne leur servirait à rien, et vivant, les soldats passeraient + de temps à protéger qu'à aller guerroyer.

 

Ah, mais si je ramenais à la vie (ou presque) ces gens qui n'étaient ni motivés ni consentants à faire la guerre, eux comme leur familles, amis et autres proches relations seraient volontier reconnaissants.

 

Et avec un peu de créativité, j'emploirais ma "résurrection" envers les décédés de l'armée ennemie pour qu'ils combattent les vivants de l'armée ennemie, jusqu'à les conduire à arrêter le combat, sachant que je peux avoir une armée illimitée et dissuasive à mon service. Et côté amie, une partie non négligeable de la population se révolterait et demanderait à ce que le roi soit déchue.

 

Côté amie comme côté ennemie, qu'il y ait 2 perdants calmerait les vélléités de vengeance et de jalousie, chaque pays ayant le choix entre rester là où il en est, ou refaire la vie sur de meilleures bases, la guerre étant hors de question (à moins que j'ai un gros besoin de personnel, et encore, mon personnel qui décède peut être réanimé autant de fois que je le souhaite).

 

Prendre le pouvoir me ferait définitivement gagner tous l'argent dont j'ai besoin. Par prudence de ne pas attirer l'attention, je ne créerais pas de loi contre la nécromancie; toutefois, je la pratiquerai en secret, et en même temps, je me ferai bien voir de la population.

 

La guerre entre les 2 pays éclata enfin. Consignée en service minimum pour les soins militaires, je ne pouvais pas m'absenter, mais en tant que guérisseur, beaucoup comptaient sur moi par respect envers mes compétences. J'étais devenue provisoirement responsable de la salle de soin qui m'était allouée, laquelle avait un simple miroir. Dessus, je jeta alors 2 sortilèges; un d'oeil du mage pour m'en servit pour voir ce que voyait un des soldats sans intervenir, et une illusion, afin que moi seule puisse voir dans le miroir sans que quelqu'un d'autre ait une chance de voir ce que je fais. La discrétion m'est si utile.

 

Tout se déroulait comme mon plan le prévoyait. Ma concentration améliorée me permettait de faire plusieurs tâches à la fois, à la fois donc soigner et voir ce qui se passait, toutefois en ayant la précaution de ne pas trop regarder le miroir durant ma tâche (mon patient risque de voir en moi un narcissique, et même sans comprendre mes buts, la suspicion me causerait préjudice).

 

 

IV : Un échec retentissant

 

Les blessés graves s'accumulaient. Beaucoup décédaient, car les services de soins étaient trop débordés pour s'occuper de tous le monde. Certains de mes patients mourant malgré tous mes efforts disaient qu'ils "auraient aimé vivre + longtemps". Ma bonté coïncide avec mes plans d'expérimentation de la résurrection expérimentale. Que ton voeu soit presque réalisé, cher patient.

 

Après l'hécatombe, une trève fut déclarée, laissant une chance aux diplomates de chaque pays de trouver un accord et des modalités acceptables pour que tous puissent ressortir un tant soit peu gagnant (chose rare, et certains pays qui veulent donner une chance à la paix ont tendance à accepter certaines pertes assez importantes plutôt que de s'affirmer par voie diplomatique ou de reprendre les combats). Aussi, j'en profitais pour regrouper mes rats à mon sous-sol, puis de couper les sorts d'oeil du mage ainsi que la réanimation des morts, n'ayant pas pour l'instant plus besoin d'eux.

 

De mon côté, quand la tempête s'est calmée, une proposition royale demandait à ce que des gens se dévouent pour s'occuper des déclarations de décès, contacter proches s'il y en a (ça n'arrange pas mes affaires qu'il y ait beaucoup de corps réclamés, mais toujours par souci d'entente, ma qualité de travail doit resté au rendez-vous)... A la suprise générale comme de la mienne, nous étions peu nombreux à avoir accepté.

 

S'ensuivit un long travail pénible d'avoir à supporter la tristesse d'annoncer la nouvelle. La tristesse. La même que j'ai connu quand mes parents ne sont jamais revenus. Les premières fois, j'ai comme "oublié" de réanimer les décédés, et les faire passer pour "vivant". J'ignorais pourquoi. Et puis, une étincelle d'observation m'est venue; réanimer les morts alors que les proches s'y sont fait reviendrait à les choquer, et il y aurait une enquête sur la nécromancie, et poserait des problèmes quant aux personnes "(mort) vivantes" dont le décès a pourtant été déclaré. Ajouté à celà que mon sort de résurrection est incomplet, et ne donnerait pas de satisfaction. Les risques n'en valaient pas la chandelle, et je m'en suis donc tenu à mes talents de guérisseur.

 

Vient la partie où des corps n'ont pas du tout été réclamés. Il m'appartient, pour une partie des décédés non réclamés, de les incinérer dans un batiment, loin de la ville comme de la zone de combat. Je me suis attelé à ma tâche. Avec l'aide de Vlad que j'ai fais venir avec un sort d'invisibilité et de silence (pour qu'il n'y ait aucun bruit) avec une carriole large et couverte (un sortilège de téléportation, vu son coût, ne doit me servir qu'en dernier recours, et je dois faire attention à mes réserves de magie, même si je peux les régénérer par l'attente, le sommeil ou par une potion). Son travail étant d'y mettre un maximum de cadavres en meilleur état possible malgré le décès.

 

Le reste de cadavres en surplus qui n'a pas pu être chargé a alors joué un rôle de leurre. De cette façon, j'ai pu incinérer chaque cadavre, me donnant ainsi l'aplomb suffisant pour dire que j'ai fais mon travail.

 

Vlad, mon fidèle serviteur est alors revenu à mon domicile, avec la mission une fois encore de tout décharger à mon sous-sol en mettant chaque corps côte-à-côte.

 

De mon côté, j'ai été libérée de mon obligation, et suis donc remise en service auprès de mon employeur, l'apothicaire. Quelle sensation désagréable d'être redescendue. Mais la tranquilité ne pourra que m'aider. Si seulement mon employeur m'annonçait 2 bonne nouvelles; qu'il va bientôt mourir et que j'hériterai de sa boutique, afin que j'engage des employés qui bosseront à ma place.

 

 

V : Le chantage

 

1 mois après la trève, je reçu un courrier fermé d'un sceau. Ne recevant jamais tel courrier, je demanda à mon serviteur de l'ouvrir (j'abuse, mais il m'admire beaucoup, alors il peut bien accepter une entorse de ma part. Je l'ai déjà protégé du service militaire, alors il m'en doit une). Ce courrier disait : "Je connais tes habitudes. Tu ne te caches pas si bien que ça. J'ai besoin de tes services, et tu ne dois pas me trahir. Pas d'entourloupes, ou tes secrets seront révélés. Attends nos instructions, nous savons comment te contacter" De quel secrets parle le courrier ? De mes expérimentations en sous-sol ? Des cadavres détournés ? Mes sortilèges magiques ayant été repérés ? De mes rats ? Ai-je commis un indiscrétion envers 1 de mes patients ?

 

Toutes ces questions impossibles. Je me sentais comme un débutant. Et la panique qui me guette. Il y a une solution pour que les indiscrets se taisent définitivement... Un coup de force me porterait cependant préjudice. Autant faire comme si chaque jour était comme un autre.

 

Un de mes patients avait l'air agréable... Trop agréable. Il me paya pour des soins : "Il y a de l'argent en trop par rapport aux soins effectués. Je dois vous rembourser", lui dis-je.

Patient : Ce n'est rien. Vous êtes très douée en guérison.

Moi : C'est vrai que je suis rarement gratifiée. Je vais accepter, en fin de compte.

Patient : Prenez aussi ce courrier. Une admiratrice vous apprécie beaucoup. Veuillez le lire en privé, s'il vous plait.

Moi : Bien sûr. Je sais garder un secret.

Patient : Moi aussi.

Moi : Je vous souhaite une très bonne journée."

 

Je n'étais pas sincère. La discussion n'était que patience difficile et politesse profondément hypocrite. Je ne croyais pas non plus à cette histoire d'admiratrice. Comme j'avais envie d'emmener le messager chez moi, pour qu'on ait une discussion ensemble. Je sais faire parler n'importe qui si celà est necéssaire; une volonté forte n'y ferait nullement obstacle. Comme j'avais envie aussi de tuer le messager. Mais sa mort, ou du moins son absence persistante, serait interprétée comme un danger par ma supposée admiratrice, et j'ai tout à craindre d'un engrenage de représailles.

 

Chez moi, mais néanmoins en présence de mon homme de confiance, j'ouvris le courrier, et le lu à haute voix :

 

"Très cher guérisseur. Je sais que vous avez du potentiel. Il n'est pas normal que des gens, même sans vie, disparaissent. Comment réagirait-on si celà venait à se savoir ? Nous ne sommes pas ingrats, voire même généreux. Encore faut-il que nous sachions ce que vous savez, et en échange, personne ne saura ce que nous savons de vous. L'opinion publique est très sensible, par moment. Allez à la 4ème rue du port la nuit du 2ème jour. Vous aurez + d'instruction".

 

J'ai alors donné mission à Vlad d'espionner et regarder les lieux mais ne pas intervenir, et lui proposa de l'argent (il me pait d'habitude, mais vu la dangerosité de la mission, c'est lui qui sera payé en + de son travail qu'il a déjà). Il accepta. Je lui lança un sort d'invisibilité et de silence, puis lui dis d'aller enquêter pour environ 1 heure, et s'il a finit, qu'il ait trouvé quelque chose ou non, de se reposer. Il aurait à faire cette mission 2 fois; 1 fois cette nuit, et une fois la nuit suivante, soir de ma rencontre inquiétante.

 

2 jours passés à être tendue. Ils savent que je cache quelque chose. Ils n'ont vu que la surface des choses, pas le fond. Tirer sur la corde de la chance me serait préjudiciable. Et si je conjurais un clône (similaire au moi original) plutôt qu'une illusion ? Mais est-ce qu'ils ont des magiciens qui repèreraient le subterfuge ? Trop de doutes. Je viendrai de mon propre chef, c'est préférable. Et puis, ils ne réussiront pas à me tuer, car j'ai une surprise.

 

J'interromps alors mon assistant. Je lui demandai si je pouvais dépenser de la magie avec sa propre réserve, s'il voulait bien me donner sa permission. Il accepta sans contre-parti, n'étant pas lui-même magicien.

 

 

VI : Changement

 

Je partai au rendez-vous. Au moment où je m'y rendis, une porte s'ouvrit automatiquement. On m'observait. Après une discussion tendue, on m'obligea à venir dans une ville du pays encore ennemi mais provisoirement pas en guerre avec le mien. Je pensais de + en + fort à faire faux-bond à mes ennemis, et à quel moment je le ferais. J'étais pris au piège, mais pas sans espoir.

 

Ils allaient me torturer mais je lança mon sortilège de la liche en me servant la réserve de magie de mon assistant afin de ne pas être à court moi-même. J'ai intériorisé les effets de mon sortilège pour qu'il passe inaperçu. + tard, tous m'allongeaient sur la table, et au lieu d'avoir peur, j'étais étrangement serein. Ils m'ont torturée. Je ne me moquais pas d'eux, tentant toutefois de leur mentir en disant que ces corps disparus ne sont pas exactement de ma responsabilité. Ca ne marchait pas. Ils m'ont torturée encore. Ca ne marchait pas. Ils étaient en colère. Jamais ils n'ont su quoique ce soi de moi. Mais j'avais encore à craindre de leur menace. Je ne sentais rien. J'avais pas mal. Je pensais que je souffrirais durement, et ce n'est jamais arrivé. La liche que je suis devenue, tout en ayant gardée mon apparence, n'avait pas mal. Aucune insulte ne me faisait mal. Aucune douleur ne me faisait craquer. Puis, la colère m'a animée et je me suis libérée. Je ne sentais pas la douleur physique, mais l'humiliation m'ennuyait au + haut point.

 

Mes mains se chargeaient d'une force vampirisante. Et toute opposition attaquante mais aussi celles qui fuyaient de peur devaient trépasser; pas de témoins. La vie vampirisée de mes ennemis réparait mes blessures corporelles. Tant mieux, car quelque chose d'artificielle aurait été trop visible. Je me suis découverte à la fois meilleur magicienne et bien meilleur guerrière en étant devenu liche, car je ne suis pas un très bon combattant à la base. J'ai aussi découvert que le lieux où je me trouvais connaissait un silence de mort après ma performance. Mes scrupules à ôter la vie ont disparu. Je n'avais pas honte. Mes oppresseurs avaient tout fait pour raccourcir leur longévité dans la douleur.

 

Mais qu'allait devenir mon secret ? Quelqu'un allait-il le révéler ? J'ai alors eut une idée. J'ai réanimé les cadavres que j'ai tué, sans trop chercher à connaitre les effets, afin de faire un minimum d'illusion à mes ennemis. Leur faire croire que tous va bien, mais que la prisonnière s'est échappée. Plutôt ça que de laisser des traces de mes tous nouveaux talents. J'ai alors commandé à mon groupe de zombie agents doubles en nettoyeur, puis de faire comme si tout était normal.

 

+ tard, je couru tout en me rendant invisible. Longtemps. Il y avait toujours cette possibilité de me téléporter. Je l'avais oublié, gênée par la peur. Je contactai mon assistant, lui demandant d'inspecter les alentours du palais, s'il voyait un messager passer. Je couru longtemps jusqu'à ma ville, et aussi surprenant que ça paraisse, je n'ai pas été une seule fois mort d'épuisement. Mes jambes fonctionnaient sans souffrir ni faillir.

 

 

VII : Représaille et ambition

 

Rentrée chez moi, un autre courrier attendait. Je demanda en urgence à Vlad de revenir. Je le fais de + en + participer à mes opérations. Peut-être se sent-il mieux considéré ? Je lu le courrier en sa présence. "Je vous avais avertis. Maintenant, la cour est au courant que tous les cadavres n'ont pas été brulés".

 

Je n'ai pas dis mon dernier mot. J'ai alors demandé à Vlad de redéplacer mes cadavres dans la carriole, et de les cacher ainsi que lui-même loin d'ici. Les cendres ayant été dispersés depuis un moment, comment pourrait-on déterminer que je suis coupable ? Mes états de service comme mon professionalisme répété n'ont qu'1 faille, et c'est quand j'ai ouvertement protégé Vlad de la conscription.

 

Après une enquête, il a été prouvé que j'avais fais correctement mon travail, et qu'il n'y avait aucune trace des cadavres disparus avant l'incinération, et que mes états de services ont été effectués avec sérieux. Quelle clairvoyance d'avoir caché mes cadavres !

 

Ils m'ont raté. Bien fait pour eux. Mais si leur chantage n'a pas marché, ils iront peut-être + franchement par rapport à ce que je n'ai pas dis, et résister à une torture sans rien avouer n'est pas chose courante. Ils viendront me trouver. Et une fois encore, ils ne savent pas à qui ils ont affaire, et c'est moi qui ait une surprise pour eux.

 

En attendant, je vais expérimenter mon sort sur mes cadavres. D'après ce que j'ai vu, ainsi que mon sortilège d'animation des morts améliorés (je ne pourrai pas parler de résurrection tant qu'il n'y aura pas de progrès substantiels), les cadavres "ranimés" sont capables d'une autonomie limitée. Ils n'apprennent pas de nouvelle choses, de nouvelles idées. C'est comme si la croissance intellectuelle était stoppée. Ainsi, un mort-vivant qui n'a appris que peu de choses durant sa vie antérieur ne peut jamais améliorer ses performances intellectuelles. Mais elles ne diminuent pas non plus. Physiquement, ils sont aptes, une fois encore en fonction des mouvements qu'ils connaissent. Un mort-vivant dont l'agilité est faible ne peut pas progresser par l'exercice.

 

Chaque cadavre réanimé a un peu de volonté de montrer de la reconnaissance pour me dire qu'ils appréciaient d'avoir été "ramené à la vie", bien que ce ne soit pas exactement ça, et je finis par leur expliquer. Inutile de dire que ceux qui sont étrangers aux notions de magie n'ont aucune chance de comprendre ce qui se passe. Cependant, j'ai maintenant ma propre garde à domicile. Et je n'oublie pas les autres gardes que j'ai sous mes ordres, et qui agiront quand ce sera le moment.

 

La trève terminée, et les 2 pays se querellant encore, une nouvelle guerre éclata. Une nouvelle guerre qui sonnerait un avènement particulier. Le mien. Quand la nouvelle guerre éclata, je notais que les gardes qui avaient participés à mon enlèvement et où ma torture était présents. Or, ayant été réanimés par nécromancie, ils m'appartiennent. Peut-être que mon ennemi, dont je ne connaissais pas l'identité, serait au combat ?

 

Une fois encore, mes services étaient consignés. Cependant, il n'y aurait peut-être pas autant d'injustice. Au moment où le combat a commencé, j'ai commandé à mes morts-vivants du camp adverses d'attaquer l'armée ennemie à laquelle ils faisaient partie. Ah, la tête qu'ils devaient faire ! S'ensuivit une série de meurtres fractricides. Et + les morts se multipliaient, + j'agrandissais mon armée dans le camp adverse. L'armée du pays duquel je faisais partie avait finit par interrompre son attaque, incertaine de ce qui se passait; si les gens de l'armée ennemie se tuent entre eux, pourquoi l'armée adverse interviendrait ? Désarroi des uns, confusion des autres. L'armée ennemie batta en retraite, tandis que l'armée amie rentra chez elle. Une méfiance dans l'armée amie se répandit; "et si on avait nous-mêmes des traitres ?", disait la rumeur publique. La joie de la défaite de l'armée ennemie fut très mesurée et de très courte durée.

 

A la fin du combat, je manipulais mes marionnettes ennemies afin qu'elles soient cachées, interrompant le sortilèges quand j'en avais pas besoin, et par souci de ne pas entâmer durement mes réserves magiques. La rumeur n'aura qu'à croire à des traitres en vacances, profitant de richesses mal acquises.

 

J'étais galvanisée de ma nouvelle puissance en tant que liche. Comme la guerre était courte. Des 2 côtés, des rumeurs de traitres existaient. Chaque pays accusait l'autre d'avoir acheté des traitres, et tous les 2 démentaient les accusations. Impossible toutefois de se faire la guerre à nouveau; l'armée du pays ami a très peur que ce soit son tour de connaitre des "trahisons" massives, tandis que le pays ennemie est, par dure sagesse de l'échec cuisant, incitée à ne pas se venger.

 

Cette fois, la pression publique durcissait le ton envers les diplomates, leur sommant de trouver une solution, quelque soit les demandes des gouvernants pour lesquels ils travaillent. Une partie non négligeable des gens de chaque pays était en colère, ne croyant pas aux efforts des diplomates, et excédés des pressions multiples, des pertes, des morts multiples... Marre du désespoir.

 

Une révolte avait lieu. Toute personne volontaire devait passer pour galvaniser la révolte, et peut-être séduire les pouvoirs publics excédés de roi querelleurs, stupides et maladroits.

 

En public, et appuyé par le crédit de ma réputation, je me suis découvert comme étant une oratrice sérieuse, avec de bons arguments et sans fausses notes. Pas de flagorneries. Je leur ait dis que le roi de notre pays n'y connaissait rien à nos affaires, et que plusieurs fois, ils nous ont piégés. Que nous devions beaucoup à la chance qu'il y ait de mystérieux traitres ennemis pour abréger la guerre (oui, j'ai osé mentir, car c'est moi qui en suis le responsable alors même que mon intervention a aidé le pays d'où je suis). Ils me voyaient comme sage. Certains me rêvaient comme étant une reine forte.

 

Je suis alors passée à l'action. Chaque mort-vivant à ma botte revenait en cachette. Mon assistant fut à nouveau congédié, tous en gardant le droit d'habiter chez moi, et continuant de me fournir le peu de fonds qu'il pouvait se séparer, lui souhaitant toujours que je réussisse le sortilège de résurrection tandis que j'ai un peu abandonné. Je ne lui ai rien avouer. Lui qui a au moins un point commun avec moi.

 

Une semaine après des tensions, une partie non négligeable du royaume dont je serai à la tête voulait que le roi abandonne sa couronne. Alors, une nuit, je commanda à mes morts-vivants d'assassiner chaque garde, dans le + grand silence. Puis, par ma volonté chaque garde décédé revenait ensuite sous mes ordres. De par l'apparence de faire partie du personnel du château, les asssassinats devinrent + faciles. Je suis allée jusqu'à faire tuer le roi, puis le ramener comme mort-vivant à mon service, afin de lui extorquer sa volonté d'abandonner la couronne, et de me la transmettre.

 

J'avais de moins en moins de plaisir à respecter les règles que le royaume n'avait que peu de scrupules à nuire. Je faisais de moins en moins dans la finesse. Sans doute avais-je perdu mon humanité quand j'ai été enlevée puis devenue liche.

 

Mais je les avais eu. Tous. J'étais leur reine. Ils m'admirent et j'avais leur respect en tant que soignante reconnue et respectée de beaucoup. Les rangs de ma propre armée de morts-vivants grandissaient et coexistaient avec les vivants sans pour autant que les morts-vivants soient montrés. Combien de fois ais-je dû lancer et entretenir des sortilèges d'illusion pour que mon armée de morts-vivants ne soit pas craintes ?

 

 

VIII : Pouvoir et vie parallèle

 

Sous mon règne, la paix fut très facilement signée, car chaque monarque avait participé aux négociations, signe solide qu'il était parfaitement possible de parvenir à un accord. Et en tant que reine très appréciée, ne serait-ce que dans la ville où j'ai fais ma vie, qui pourrait m'assassiner, ou même simplement me salir ? Les assaillants, qui auparavant me menaçaient, ne se sont pas manifestés; l'appréciation publique comme celle de la garde royale est une merveilleuse protection contre les indésirables.

 

Une des seules craintes de suspicion qui restait; ma longévité. Le peuple souhaite que son monarque, reine ou roi, vive longtemps même si au fond, ils savent qu'il peut en être autrement avec la réalité. Réalité que j'ai modifié à mon profit, car en tant que liche, ma longévité ne peut pas expirer, et même mon apparence peut être maintenue.

 

J'étais une reine liche. Coexistant parfaitement dans le pays où je me trouve. Le pays plus du tout ennemi est toutefois surveillé par mes espions. Mon prédécesseur avait perdu une énorme guerre, n'avait pas gagné la 2ème guerre (l'ennemi ayant déclaré forfait à cause de ses propres rangs dont j'en manipulais une partie), et renoncé au trône sans le vouloir. Si 3ème guerre il y a, je la gagnerais sans difficulté. Sans un seul décès, du moins pour mon royaume. Et le souvenir de l'humiliation de l'échec est si puissant qu'il sait faire réfléchir sur l'intérêt et l'opportunité d'un conflit, gouffre humain et financier.

 

Je fis ensuite construire une guilde secrète de magicien. Leur mission est de suivre mes ordres. Trouver, chercher, créer de nouveaux sortilèges... De toutes sortes. Mon seul esprit ne peut pas tout trouver. J'ai comme la confirmation que la recherche sur la nécromancie est une étape avant de trouver un sortilège de résurrection. Les nécromanciens franchissent mieux certaines barrières que les moralisateurs bornés ne veulent jamais franchir. Ce sont des chercheurs fiables, audacieux et sachant garder le silence sur les recherches fortement déconseillées.

 

Au fil du temps, et avec beaucoup de pénibilité, j'avais trouvé des magiciens chercheurs prolifiques et ambitieux. Certains nécromanciens avaient même d'autres spécialités, comme la magie élémentaire, ou la magie de la nature. J'étais fière d'eux. Après tout, j'ai moi-même des connaissances en magie de soin tout en étant nécromancien.

 

Chaque nécromancien dont la longévité avait expiré était ranimé en mort-vivant, et comme ils avaient leur propre capacité de régénération de magie ainsi que leur propre réserve, je pouvais lancer le sort en me servant de leur réserve comme de leur régénération. De cette façon, je contournais le problème du coût des sorts que je lançais, la gratuité de mon lancement comme l'entretien de sort étant le + souvent à la charge de mes nécromanciens morts-vivants. Même pas besoin de les payer puisque décédés ! Bien sûr, en tant que morts-vivants, ils ne peuvent pas apprendre de nouvelles choses.

 

 

IX : Longue vie

 

Vlad avait une crainte; qu'il disparaisse de ce monde sans ramener à la vie la personne qu'il appréciait beaucoup. Prendre de l'âge n'aurait pas été une crainte si son rêve s'était réalisé très tôt. Je ne pouvais pas ignorer la tristesse potentielle qui se manifesterait. Il existe en effet des personnes âgées qui regrettent d'avoir oublié d'agir ou qui ont commis des erreurs qu'ils auraient pû éviter des années + tôt. Dureté des conséquences de l'erreur avec lesquels il faut vivre. Mais pour moi, j'ai une idée pour mon assistant dévoué.

 

Pour lui, et à titre exceptionnel, j'ai missionné certains de mes nécromanciens pour qu'ils trouvent une solution. L'un d'eux découvrit que la meilleure option était de cryogéniser partiellement Vlad; de cette façon, il pourrait se mouvoir sans vieillir, mais ses réactions, à cause du froid, seraient ralentis. Je préfère encore ça que de jeter mon sortilège de liche car je crains la concurrence, et là où mes capacités de combattante étaient faibles quand j'étais vivante, lui est un gaillard assez fort, et devenir une liche le rendrait alors physiquement bien + fort que moi.

 

Alors, pour préserver Vlad du vieillissement sans qu'il soit empêché de bouger comme dans un cercueil de conservation, une armure magique de cryogénie a alors été forgée et enchantée pour lui, et lui seul.

 

Au court de + de 100 ans d'existence, j'ai dû m'arranger pour faire croire que j'étais la successeure plutôt qu'une reine à la longévité trop étonnante pour la société. Ainsi, chaque 50 ans, je "prenais ma retraite" en me maquillant le visage pour faire semblant d'être proche de la mort, tout en recourant à des cadavres modifiés pour mes enterrements. Sur 200 ans en tout, je me faisais passer pour la 3ème successeure, alors qu'en réalité, je suis toujours la même personne.

 

Fausses morts et fausses successions garantissaient à ce que je reste au trône. J'ai même dû placer certains gardes à la "retraite", ceux étant morts-vivants, afin de cacher mes traces. J'ai même fait disparaitre les soldats ennemis de la 2ème guerre, car les garder dans les parages n'était plus necéssaire. Ca m'a enfin permit d'économiser de la magie. Je n'avais gardé que les décédés que j'avais tenté d'aider. J'avais alterné entre conflits et tranquilité, mais ces 200 ans étaient marqués par la tranquilité.

 

 

X : Aboutissement

 

100 autres années + tard, un moment magique avait fait renaitre l'espoir chez moi. Comme chez Vlad, resté loin du pouvoir et proche de la réalité. Mes nécromanciens, morts-vivants comme vivants, ont tenté des expériences archéologiques. Dans un lieu. Ce lieu s'appelait, d'après mes magiciens ébahis, la "Cité des Merveilles".

 

Ils avaient trouvés des parchemins. Ces parchemins, d'après leur traduction, contenaient les techniques d'existences possibles qui sont les suivantes : la réincarnation, l'incarnation et la résurrection.

 

La 1ère technique, la réincarnation, c'est quand un individu décède dans une vie antérieure, puis renait dans une autre vie et parfois sous une autre forme radicalement différente, que ce soit un végétal, un crystal, une roche, un arbre, un être de chair et de sang... Certains aspects de lui-même sont conservés dans sa nouvelle existence, d'autres aspects de l'individu sont directement améliorés dans la nouvelle existence, tandis que d'autres sont oubliées de la vie antérieure. J'imagine un pollueur réincarné en arbre pour qu'il contribue à nettoyer la pollution, ou un soigneur réincarné en plante. Je me sens légèrement druidique, en fait.

 

La 2ème technique, l'incarnation, le passage d'une conscience d'un corps à un autre sans retour en arrière possible. Chacun n'a qu'un seul esprit. Certes, il est possible de s'approprier, par un sort de possession, le corps d'une autre personne et de le vivre, mais cette vie parallèle n'est aucunement permanente contrairement à l'incarnation et la réincarnation; le corps hôte qui décède ne tue pas l'esprit qui s'en est emparé ou même qui ne faisait que regarder. L'incarnation, elle, permet de faire passer l'esprit d'un corps à un autre, mais le précédent corps ne peut plus être habité.

 

Très pratique si l'esprit d'un corps en fin de vie souhaite être incarné dans un autre corps + robuste, donc continuer à vivre + longtemps. La 2ème technique parle même de l'hypothèse de coexister avec l'esprit déjà existant dans un autre corps... Un peu comme avoir son père ou sa mère dans son esprit. L'incarnation se fait sans perte de savoirs ou de capacités, mais au niveau physique, l'esprit doit appréhender le corps nouveau. Ainsi, un acrobate ou une chirurgienne ne seraient pas à leur aise dans un autre corps peu grâcieux qu'il faudra peut-être travailler.

 

La 3ème technique, la résurrection. Le décédé revient à la vie. S'il a été mort des suites d'une blessure grave, non seulement la blessure est guérie, mais en +, l'individu, selon les moyens que son corps avait déjà avant le décès, revient au maximum de sa forme. Selon mes magiciens, la résurrection ne guérit pas des maladies ni du poison. Et bien, voilà un projet pour mes magiciens ! Perfectionner le sortilège, l'adopter. Si seulement je pouvais maitriser les connaissances en résurrection comme le retour dans le temps de plus de 300 ans, car la réadaptation de décédés d'il y a longtemps serait peut-être trop difficile.

 

Cependant, certaines personnes estiment, selon leur jugement, avoir fait le tour de la vie, et certaines personnes souhaitent ne pas continuer de vivre particulièrement longtemps. La résurrection serait peut-être idéale pour une mère morte trop tôt qui manque à son enfant, et que celui-ci ne devienne pas un adulte amer, voire particulièrement négatif. Quel délicieuse douceur de justice ce serait de réssuciter un individu.

 

Quelle immense joie nous ressentions tous ! Mes magiciens me confiaient même qu'ils avaient trouvé un trou noir spécial dont la particularité était de régénérer de la magie de façon très rapide !

 

Ces parchemins n'étaient que des idées de continuité de la vie, donc pas des sortilèges, mais les travaux avaient particulièrement bien avancé. La guilde des magiciens qui travaillaient pour moi continuait de travailler dans le secret, craignant un abus de la nature humaine des ces précieuses connaissances.

 

Nos travaux avançaient. Aussi ai-je décidé que la guilde des magiciens s'établirait dans la Cité des Merveilles. Non seulement parce que ça éviterait à mes magiciens le déplacement, mais surtout, cette caverne surmontée d'une tour et d'une montagne était idéale pour être cachée des zones d'urbanisation en + d'être poétique. Je suis même allé jusqu'à m'y établir pendant que j'ai laissé une illusion de moi-même au château. Sortilège qui ne m'a coûté quasiment rien tant la régénération de magie était abondante.

 

La progression des 3 techniques de continuité de la vie était immense en 50 ans. Mes magiciens n'ont jamais cessé de progresser.

 

 

XI : Trahison et urgence

 

J'étais + proche des magiciens que des affaires étatiques. Quel peuple d'ingrats : je les aide, ma gouvernance est la moins ingérante possible, allant même jusqu'à très peu me montrer en public, et ils veulent me renverser ! J'aurais dû tuer plusieurs personnes, conquérir plusieurs villes, ramener comme morts-vivants une bonne partie d'entre-eux, puis annexer une partie du territoire du royaume pour en faire le mien. J'ai été trop absente certes, mais j'ai été également trop gentille. Il faut croire que ce peuple qui se plaint facilement aime la tyrannie. Mais qu'est-ce qui m'a prit de renverser un roi qui représentait donc si bien son peuple ?

 

Je me suis alors lâchée avec ce peuple ingrat, et j'ai détourner sans gêne une bonne partie des fonds publics pour les reverser à mes magiciens afin qu'ils accélèrent le pas sur la recherche de la continuité de la vie, et en faire 3 sortilèges. Mais pressée par la révolte populaire, et par crainte que mon repaire soit enfin découvert, j'ai alors amené mes magiciens à se concentrer sur l'incarnation et la résurrection.

 

La révolte grondait dans la ville. Déjà, j'avais coupé l'hypocrisie de mon illusion à laquelle le peuple ne croyait plus. Mes morts-vivants comme mon assistant non magiciens m'avaient suivis. La progression des 2 sortilèges continuait du mieux qu'elle pouvait. Mes mages, notamment ceux qui ne sont pas morts-vivants, étaient sous pression. Certains abandonnaient en cours de route, trop stressés par le contexte pour rester concentrer (je ne leur en veux pas), d'autres voulaient que les recherches sur les 2 sortilèges de la continuité de la vie aboutissent, tant pis pour la tension, quoique ces derniers étaient + rares que ceux qui avaient abandonnés.

 

Les 2 sortilèges auront enfin bientôt aboutit ! Mais la révolte s'est massée devant la Cité des Merveilles. Comment leur tenir tête... ? J'ai une idée ! Je vais leur envoyer mes nécromanciens morts-vivants que j'ai gardé. Ils vont voir ce qu'il en coûte d'affronter une bienfaitrice qui ne les a jamais gravement nuit. Mes "crimes" sont parfaitement pardonnables tant leur gravité est négligeable. Oh bien sûr, il y a cet argent public que j'ai volé après leur révolte inutile en représailles.

 

Finalement, mes nécromanciens, dont j'utilisais beaucoup de ma magie à les ranimer en mort-vivants, ont tenu. Ils ont maté la révolte. Le peuple, en grand nombre, décida d'être prudent sans abandonner son agressivité. Il décida de faire siège. Plusieurs jours.

 

J'envoyai de mes morts-vivants invisible voler de la nourriture pour les ramener à mes nécromanciens qui sont bien vivants et toujours motivés à faire la recherche jusqu'au bout. Dans l'urgence, la recherche des 2 sortilèges était complète mais non expérimenté. La certitude théorique ne prouve pas qu'une recherche ait été un succès tout comme elle ne prouve pas que la recherche a été jusqu'à son terme de remplir tous les objectifs.

 

Enfin ! Les 2 parchemins de sortilèges sont prêts ! Je les ais lu et j'ai imprimé les sortilèges dans ma mémoire. Ne me manque plus qu'à m'en servir sur des décédés qui ne se vengeront pas en guise de récompense, donc pas sur les citoyens décédés. N'ayant pas de cobaye sous la main, impossible donc de vérifier le fonctionnement des 2 sortilèges.

 

 

XII : Siège

 

Un esprit solitaire parmi mes magiciens, tenant compte du peuple qui menaçait la Cité des Merveilles, dehors, avait conçut un sortilège; l'Armée des Araignées. Ce dernier nous a alors confié que ce serait la meilleure solution que d'envoyer des magiciens morts-vivants, + utile en recherche qu'au combat, malgré leur facultés stoppés à la date de leur décès quand ils sont devenus morts-vivants par mon sortilège raté de résurrection (et que l'on peut désormais appeler sortilège des morts-vivants). Le sort d'Armée des Araignées auraient le double effets de se multiplier plusieurs fois, et comme les araignées peuvent pondre, celà engendrerait des araignées qui ne coûtent rien en magie, au cas où. La peur qu'elle déchaineraient empêcherait ainsi toute révolte, y compris venant de professionnels qui voudraient détruire nos progrès.

 

Il expliqua que puisque le trou noir apportait de la magie illimitée, que l'on pouvait invoquer et réinvoquer des araignées autant que l'on veut. De +, le sortilège, une fois lancé, fonctionne selon une période de temps indépendante de l'entretien de magie à accordé, non en fonction de la magie à consacrer aussi longtemps que necéssaire. Tout seul, encore une fois, il a inventé un procédé qui peut lancer automatiquement et plusieurs de fois la création des araignées en ayant créer 3 orbes rouges. Ces 3 gemmes de pouvoir lanceraient des sorts en prenant l'énergie du trou noir (dans lequel aucun d'entre nous n'a osé plonger, ni même explorer, nos priorités ayant été d'abord la création des 2 sorts de continuité de l'existence, incarnation et résurrection, ainsi que le peuple qui tente de nous tuer, dehors). Enfin, l'apprenti magicien, qui donnait de + en + l'impression d'être un maitre, nous a dis que le lancement automatique des sorts comme l'interruption necéssiterait une personne pour les contrôler avec les chaines qui y étaient attachées.

 

Ce magicien a beau être très jeune, sa grande intelligence et son sens de la stratégie se moque totalement de l'âge. Sa créativité m'a donné beaucoup d'espoir. Celà dit, il s'est occupé de ce plan et des détails sans m'en avoir parlé avant... Il a tenté de voler mon pouvoir, et surtout mes projets... Bien... Quelqu'un d'intelligent ne peut pas avoir toutes les qualités, j'imagine...

 

Alors, Vlad s'est manifesté. Lui aussi voudrait apprendre les 2 sortilèges, et développer les connaissances suffisantes pour apporter sa contribution. Il est vrai que la continuité de la vie par réincarnation n'a pas du tout commencé. Et peut-être pourrait-il continuer la recherche des 2 sortilèges dont la finition n'a pas été prouvée ?

 

L'occasion d'expérimenter les sortilèges se présentera un jour, mais la certitude d'être en vie diminuait pour chacun d'entre nous, y compris pour moi, mon immortalité n'étant pas parfaite, surtout si mon point faible est découvert, et que j'ignore moi-même.

 

Vlad s'est aussi proposé de préserver la Cité des Merveilles. C'est lui qui tiendrait les 3 chaines, chacune attachée à sa gemme respective. Etant en armure, je l'ai désigné comme gardien des sortilèges que nous avons découvert. Mon ami ne m'a jamais trahi et sa confiance méritée. Il s'est enchainé aux gemmes. C'est lui qui les contrôlerait. Tous le temps passé avec moi l'a aidé à avoir la concentration suffisante pour maitriser les gemmes. Leur lancement de sort et la réserve de magie étant garantie par le trou noir. Il s'est enchainé volontairement, et demanda même à mon apprenti de souder les chaines à son armure. Mon apprenti et mon assistant ne demandent pas mon avis ? Enfin, c'est moi, le chef dans cette baraque !

 

Et cet apprenti... Quel était son nom, déjà... Brag. Je devrais l'avoir à l'oeil. Je l'ai admiré, mais il tend à me prouver qu'il cherche à prendre ma place. Je pourrais lui régler son compte ou le féliciter des décisions qu'il a prit (bien qu'il m'ait désobéi une fois au lieu de venir me parler). Mais plutôt ne rien lui dire. Il y a aussi ces gens en armes qui menacent d'envahir les lieux, dehors.

 

 

XIII : Conflit difficile

 

Oh non ! Une partie importante du peuple est revenu à la charge ! Avant que l'attaque ne recommence encore une fois, je vais évader mes magiciens vivants en les téléportant hors de la Cité des Merveilles; de cette façon, ils pourront continuer leur vie, et personne ne fera le lien entre eux et mon projet des 3 sortilèges de continuité de la vie. Ne restaient alors que Vlad, mon groupe de morts-vivants composé de magiciens et de soldats, et moi-même. J'ai épargné mon apprenti car je pense ne pas avoir tout perdu avec lui, et s'il est encore vivant après quelques dizaines d'années, il reviendrait à mon service.

 

Et voilà, le combat a commencé. Chacun de nous attaqua comme il pouvait. L'opposition étant en grand nombre n'ayant que la rage comme qualité de combat, elle fut vite matés. Cependant, malgré cette déconvenue, d'autres assaillants arrivèrent, des magiciens. Il s'en est fallu de peu, mais une fois encore, l'opposition a été matée. La suite dans les idées était loin d'être tarie chez les adversaires, et cette fois, des hybrides, à la fois magicien et guerrier, également très doués dans les 2 domaines, arrivèrent au combat. Cette fois, le combat tournait en grande partie à notre désavantage, la victoire envers ces ennemis assez puissants n'était qu'un trop court répit. Je ne pouvais pas ranimer mes morts-vivants, car j'échouerais à ma vigilance et ma concentration devait être au maximum contre l'opposition.

 

Les magiciens-guerriers encore vivants s'éloignèrent puis firent place à quelqu'un d'encore + talentueux qu'eux-mêmes. C'était, je pense, une archimage, car elle m'a surpassé dans mes connaissances en magie. Dans ses yeux, je le pressentais, elle savait qu'elle n'a aucune chance de me vaincre, car en tant que liche, je ne peux pas être détruite par la seule force de la détermination et elle ne savait pas comment me vaincre. Je n'ai pas abandonné et j'ai contre-attaqué, mais pendant que ses alliés lançèrent tous les sortilèges de protection possible, l'archimage lança un sortilège de répulsion du vent; moi ainsi que mes morts-vivants tombés avions basculés dans le trou noir magique ! Elle s'était servit du puit pour me bannir à défaut de me vaincre. Peut-être que le puit tue les vivants ou suspend leur vie, mais moi, je ne peux pas mourir de cette façon.

 

 

XIV : Espoirs suspendus

 

Malgré tous mes efforts, je n'ai pas pu remonter. A partir de maintenant, c'est certain; le jour où je reviendrai à la surface, ils vont tous connaitre de mon courroux, ne leur laissant plus le choix entre m'obéir ou souffrir. Je bâtirai mon propre pays avec une taille de territoire suffisante, selon mes propres règles, et que ça leur plaise ou non, ils m'accepteront ! Ceux qui me refuseront feront partie de mes troupes d'offices.

 

Pendant ma chute, j'entendis plusieurs insectes. C'était des araignées géantes, en très grand nombre. Mon assistant avait réussi. Il avait patiemment préparé une légion d'araignées de tailles multiples au lieu de les relâcher au fur et à mesure. La révolte a été matée encore une fois, et peut-être ont-ils eut leur compte pour envisager d'abandonner. J'ai ensuite entendu un écroulement de pierres. Pourvu qu'il n'ait pas tout détruit, excepté peut-être l'entrée de la Cité des Merveilles.

 

Avant que je ne tombe trop loin dans le trou noir, j'ai transmis à Vlad par la pensée ces simples mots; "Merci pour tout..."

 

 

 

Auteur : Sirayar.

 

Fiction basée sur la série Aventures, de Bazar Du Grenier, ainsi que sur le personnage de la nécromancienne, fin de la saison 2.

[Texte crée le 17 Février 2016]

[Publié le 7 Mars 2016]

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 16:49

J'avais déjà publié mes poèmes sur le site "Aventures, les fans". Le site ayant été éffacé (trop vite à mon goût), je fais donc republier le poème de Sirayar à propos de "Aventures", axé notamment sur la 1ère saison. Il y a 2 versions.

 

 

1) Version longue :

 

Ils étaient 4 aventuriers.

Contre la lutte de la malédiction des araignées,

Et pour y remédier,

Le maximum, chacun a donné.


Au fur et à mesures des péripéties,

Le groupe a rencontré amis et ennemis.

Aidant ce qui pouvait l'être,

Vainquant ce qui devait l'être.


Quelque fois, la fuite était préférée,

Les signes d'un douloureux échec étant trop nombreux pour être risqués.


Au gré de leurs aventures, les 4 compagnons entendirent en substances,

"Allons à la cité des merveilles", quoique le destin apporta des nuances.


En arrivant à la destination,

De la source de la malédiction,

Une barrières d'arachnides, les compagnons croisèrent,

Encore plus agressives, et en bien plus grand nombre, une immense galère.


Sur leurs forces, les compagnons firent preuves de modestie,

Une partie des araignées ayant été occis.

Au passage, une femme paladin était sauvée.

De justesse,

Car malgré les risques de maladresse,

La paladin a bien failli y passer !


A cette intensification des évènements,

Les compagnons comme leurs amis eurent juste le temps,

D'entrer précipitamment,

Et d'empêcher le surplus d'araignées d'entrer, et pour longtemps.


La panique avait gagnés les occupants des lieux,

Qui acceptèrent d'abriter avec eux,

La femme paladin éprouvée,

Pour qu'elle se remette d'avoir été entoilée.


Arrivés à une salle magique, les compagnons étaient attendus,

Il y avait un homme à 3 chaines, et une tête connue.

La nouvelle rencontre du second allait être la dernière,

Car elle a entrainé le décès du coriace hère.


L'homme aux 3 chaines avait disparu,

Mais d'où venait ses chaines montrait où il était reclus.

Il fallait donc monter les escaliers,

Et seuls 2 des compagnons pouvait s'y aventurer.

Car pour faire diversion, il fallait 2 personnes pour gêner l'escrimeur,

Et 2 autres pour se faufiler, pendant la distraction, et poursuivre le deuxième gêneur.


Dès lors, le paladin-inquisiteur et l'archer de l'eau,

Montèrent à l'escalier un étage plus haut.

Brièvement, un des amis du groupe, chercheur émérite,

Tendait à montrer que son aide était celle d'un hypocrite,

Il se servait pour lui-même non pour la justice,

Car il vola à l'homme aux 3 chaines des parchemins, lui infligeant un préjudice.

Le chercheur s'était enfuit lâchement,

Les 2 compagnons pouvait aller le réprimander, mais il y avait danger plus imminent.


L'homme aux 3 chaines prenait la source de son pouvoir de 3 sphères,

Le paladin-inquisiteur et l'archer de l'eau ignorait que les casser avait des conséquences sévères.

Ils le firent, et une contre-attaque étrange s'ensuivait;

De leur passé, chacun des 2 compagnons rêvait.


Le père comme l'ami du paladin inquisiteur avait souhaité,

Que l'adolescent, pas encore paladin-inquisiteur, ne suive pas les pas de son père,

Y voyant une volonté de séparation de son parent, l'adolescent d'alors n'écouta que la colère,

Paladin-inquisiteur, quoiqu'il arrive, et suivre ce chemin, il avait insisté.


L'archer de l'eau fut à son tour harcelé,

Par son propre passé.

Des individus hostiles suivait l'archer de l'eau,

Ils voulaient exploiter son secret au plus tôt.

Lui qui se voyait humain, fut protégé par un élémentaire,

Ce dernier révélant à l'archer qu'il était de sa généalogie.

En conséquences, les poursuivants abandonnèrent,

Et l'archer pu continuer sa vie.


La 3ème sphère fut cassée par le paladin-inquisiteur,

Commença le début d'un malheur.

Sous les pieds de 2 compagnons, le sol s'effondrait,

Le plafond s'écroulant, le nain et le mage du feu redoutait.

Les minutes qui passait était une question de survie,

La chance n'accordait que de minces sursis.


Le chercheur traitre sortit le premier,

Méfiante et pas très loin derrière, une louve suivait le pressé.

Une bonne partie du sol s'étant effondré, l'archer de l'eau put choisir la facilité,

Et décida de faire une chute calculée.


La situation du paladin-inquisiteur est plus lente

Suivit une discussion criée, brève mais urgente,

Attendre le paladin-inquisiteur, et l'aider, mais que tous risque de mourir,

Ou ne pas l'attendre, sachant que les 3 compagnons en bas escaliers,

Puissent sortir en premier,

Et le paladin-inquisiteur en dernier ?


C'est ici que le destin a choqué.

La source de la malédiction des araignées,

A été éliminée,

Mais a été obtenu au prix d'un trépassé.


L'archer de l'eau était vivant, quoique blessé.

Le nain, par une défaillance de son bras mécanique, fut éborgné.

Le demi-diable manqua de perdre ses esprits,

Le paladin-inquisiteur y laissa sa vie.


Il faisait nuit.

La malédiction s'était évanouie,

Il n'y avait plus d'armée d'araignées,

Qui étaient massées.


Les 3 compagnons qui restaient avaient dormit.

Leurs yeux s'ouvrit.

En se rappelant de la nuit qui s'était déroulé,

L'homme aux 3 chaines, l'écroulement avait tué,

L'escrimeur n'a pas survécu,

Mais le paladin-inquisiteur non plus.


A la cité des merveilles,

S'est éteint un soleil.

Le passé avait tenté d'avertir,

Mais la perte n'a pas pu être empêché de se produire.

Le destin s'était montré austère,

La fleur bleue a été écrasée par la pierre.


De la nuit passé,

Du paladin-inquisiteur restait le fier bouclier.

 

 

2) Version courte :

 

A la cité des merveilles,

S'est perdu un soleil.

C'était le paladin,

Qui s'est éteint.


Le destin s'est montré austère,

La fleur bleue a été écrasée par la pierre.


La source de la malédiction des araignées,

A été éliminée,

Mais a été obtenu au prix d'un trépassé.


Ils étaient 4 aventuriers.

Contre la lutte de la malédiction des araignées,

Et pour y remédier,

Le maximum, chacun a donné.


Au fur et à mesures des péripéties,

Le groupe a rencontré amis et ennemis.

Sauvant ce qui peut être sauvé,

Aidant ce qui peut être aidé.


A la cité des merveilles,

S'est éteint un soleil.


La malédiction a prit fin,

Mais emporta le paladin.

La victoire dans la difficulté.

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 16:40

Ahh... Il s'en passe du temps que je met rien avant un bon bout de temps, hein ?

Ce qui m'a fait réagir, c'est le mail que j'ai reçu dans ma boite mail. Comme toute personne un minimum respectueuse de ce qui est inconnu, je cherche à savoir le contenu et à lire attentivement. Je regarde les offres. Et l'écrivain très occasionnel, que je suis, avait envie de réagir aux "10 erreurs à ne pas commettre" ici ==> http://staff-fr.over-blog.com/2016/02/blogging-10-erreurs-a-ne-pas-commettre.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_newsletter&utm_campaign=_ob_2016-02

1) Ne pas apporter de valeur ajoutée.

Cette notion m'étant inconnue, définitions.

Sens économique : http://www.toupie.org/Dictionnaire/Valeur_ajoutee.htm

Sens que le blog entend : (une fois encore, regarder dans lien cité avant le 1)

Ca parle de touche personnelle et d'âme, de personnalité. Je pense qu'ils ont raison.

Un blog qui se satisfait de retranscrire (même avec l'honnêteté intellectuelle de sourcer ou de reproduction autorisée) des propos qui ne sont pas les siens ne dit rien de nouveau. Le ou les auteurs n'apportent rien de nouveau. C'est un peu comme à l'école à l'ancienne (je l'ai connu) où pour apprendre, il faut copier/recopier. Chose à la portée de n'importe qui n'ayant pas envie d'apprendre, de comprendre, ni d'exprimer une opinion propre.

Pourquoi faire un blog quand c'est que pour citer des auteurs ou des propos des auteurs si c'est globalement que pour faire "Vous avez vu, le gars ? Bah je suis d'accord avec lui", ou encore "Le mec, bah il a dit que"... On dirait une dépendance mentale d'un intégriste avec la bible; tout est dans le bouquin, dans le cerveau du lecteur, il n'y a rien, sauf le bouquin.

J'aime pas trop ce terme de "valeur ajoutée". C'est comme "se vendre" dans un entretien d'embauche. Bof. Celà étant dit, je suis d'accord avec le point 1.

2) Ne pas publier de manière régulière

Est-ce vraiment une erreur ?

Je ne publie pas de manière régulière. Le conseil parle de faire revenir les lecteurs. Je me moque bien de savoir si des éventuels lecteurs reviennent ==> Principe de la liberté de choisir. Je n'ai pas à être déçu que les gens ne reviennent pas, et je ne dépends pas du peuple. Mon égo n'est pas assez semblable à celui d'un pervers narcissique pour avoir à tant envie de lecteurs.

Ok, j'exagère. Mais si j'écris, c'est pour me défouler, et pas tellement pour discuter avec quelqu'un d'autre. Si l'auto-publication était très restreinte ou inexistante, je n'écrirais à un courrier des lecteurs que très peu, voire jamais. La liberté d'expression a beau être vantée et même récupérée par l'extrême-droite, le monde réel, l'exigence de comportement non-violent, et les moyens à disposition imposent forcément des limites.

Il y a peut-être cette habitude, très tôt, à ne pas être respecté ou très peu une fois à l'extérieur de la famille. Faible respect auquel je me suis habitué sans chercher revanche. Si un jour j'ai beaucoup de lecteurs, ma tranquilité basculerait. On peut espérer que 10 personnes respectent des règles que vous estimer importantes, mais en + grand nombre, c'est impossible, à moins d'être un pauvre naïf sur l'absolue bonté naturelle de la nature humaine qui rêve de refaire le monde.

Je préfère encore être peu lu pour pouvoir m'exprimer très librement, que d'être beaucoup lu, puis me sentir obligé d'être policé. "Plaire au peuple", c'est bon pour les politiciens. Il en va de même pour les lecteurs. Moins de personnes me convient mieux. C'est là que dans les commentaires, y en a 1 qui dit "Ouais, mais si t'es solitaire, pourquoi tu t'exprimes en public". Bah internet, c'est pas exactement du public dans la mesure où je peux choisir de ne pas être vu sur internet, et pas dans la rue où il serait malvenu que je mette une cagoule.

Et puis, je fais ce que je veux. Mère de, à la fin.

Ensuite, il y a l'image de dynamisme et de régularité. La course au chiffre et à l'audimat m'incitent à bâcler ce que je pourrais éventuellement avoir à dire, et à l'instant j'ai l'impression que je peux plus être moi-même, je peux promettre que l'ambiance sera merdique.

Dans le monde du travail manuel, du moment que vous avez un emploi du temps, une formation sérieuse qui ne fait ni d'oubli ni de superflu en + d'être en phase avec le monde professionnel, et que les moyens matériels sont à disposition, le tout assorti d'un salaire adéquat avec le travail, si on vous demande de faire quelque chose, vous le faites. Si votre travail doit être interrompu pour des raisons sérieuses, vous pouvez être obligé d'arrêter. Faignant ou hyperactif, le monde professionnel impose une régularité sans laisser le travailleur sans moyens de faire *correctement* son travail, pas juste la quantité.

De mon point de vue, l'écriture s'accommode très mal du travail à la chaine. Ce n'est strictement pas la même chose. La régularité appelle automatiquement à de la discipline, et de la discipline dans ce qui est censé être un loisir, non merci. Si je devais m'obliger à une régularité, vous auriez tout une série d'articles dont vous n'auriez probablement rien à péter;

- "20 janvier, j'ai mangé des frites. J'étais pas content parce que c'était trop salé. Je suis parti sans payer".

- "10 Février. J'ai rompu avec ma copine. Je pense que la Terre, bah, c'est une grosse merde. Je déteste la vie. Puis la politique, bah, c'est tous des pourris".

Osez me dire que vous aimeriez une + grande régularité de ma part. La rareté et le silence ont aussi leurs propres intérêts que la régularité du bavardage ignore. Si j'écris de façon "régulière", je vous ferais chier, et je me ferais chier aussi.

Quant à "l'image positive"... Elle existe aussi avec des gens qui publie régulièrement, et qui sont beaucoup lu. Je vous passe les conneries d'extrême-droite dont je ne cache pas une seule seconde que le monde serait + super si elle n'existait pas. La notion "d'image positive", quelle utopie. Je me passe totalement, comme je l'ai laissé entendre précédemment, d'être apprécié. Si j'ai des carences sexuelles ou affectives, ça me regarde. Vous aimez ? Chouette. Vous aimez pas. Je ne suis pas à vos ordres, vous n'êtes ni mes clients ni mes supérieurs hiérarchiques, et la décence exige que l'on ne me donne pas de conseil quand je n'en demande pas, et les pseudo-gentils donneurs de conseils (ou plutôt donneurs de leçon et autres moralisateurs) ne méritent pas le respect. L'élitisme fait partie des choses qui me gonflent le +, et ressembler à quelqu'un d'autre, ça ne mène à rien. C'est déjà gonflant, ces donneurs de leçons sur un bon CV qui tiennent à tout prix à accuser le candidat d'avoir mal fait. Je t'en foutrais, des bonnes intentions, moi.

Et après, la personne qui suit la myriade de conseils du grand maitre se voit reproché d'être trop sérieux.

On peut aussi avoir tout fait, et que ça ne marche pas malgré tout. Ce pays a une longue tradition de blâmer la personne qui demande de l'aide; la faute n'en revient jamais au professeur sauf quand "ça va trop loin", notion fluctuante selon les humeurs, le silence douteux, et la passivité social ou judiciaire.

3) Ne pas penser à fidéliser ses lecteurs

Mouarf... Ca peut vite se régler avec une carte de fidélité. Une fois remplie, vous aurez mon estime, récompense d'une immense et profonde richesse.

+ sérieusement, le contenu du principe se contredit avec le point 2. Toucher une audience *est* quelque chose de positif puisqu'on s'intéresse aux goûts des autres (qui, idéalement, coïncide avec les siennes, mais sortir des sentiers battus peut faire du bien). Se concentrer sur des "fidèles lecteurs", c'est se concentrer sur une minorité personnellement attachée.

Un supermarché va jusqu'à toucher plusieurs clients aux besoins très divers, là où un commerce peut très bien choisir de se spécialiser sur une seule chose en particulier (jeux-vidéos, vêtements, nourriture...).

Même le terme "bloguer pour de mauvaises raisons" est flou; potentiellement, les mauvaises raisons peuvent très bien être les 10 erreurs cités (et même +).

Je retrouve ma critique de dépendance à l'audience dans ce point. Bouhou, où sont mes lecteurs chéris ? Je les aimais pourtant :'(

En +, c'est relativement incomplet de parler de "fidéliser ses lecteurs". Dans l'optique d'être beaucoup lu, c'est quand même rasoir de retrouver toujours les mêmes têtes, et une fois encore, dans la mesure du possible, les gens font ce qu'ils veulent; ça vaut pour l'auteur comme le lecteur. Et puis, un "fidèle lecteur" (et il y a d'autres domaines, pas seulement sur un blog) peut ne pas aimer les changements que fait un auteur, et dans ce cas, le fidèle lecteur disparait, et un autre peut apparaitre.

Si on se concentre sur l'optique de fidéliser, on peut très vite se retrouver à lasser tous le monde en faisant strictement les mêmes choses :

- Même ton.

- Même personnalité.

- Même thème.

Et + généralement 0 changement. On a toujours le "squelette" du déroulement d'un article. Ce qui est abordé n'est pas toujours exactement pareil. Mais globalement, rien ne change. Un peu comme dans un épisode de Gadget. L'intrigue est strictement, totalement, toujours la même. On change le décor, on change peut-être l'époque, on ajoute ou on enlève des personnages... Mais tout est mortellement prévisible. Le fil conducteur est sans arrêt le même.

J'ai du mal à faire la distinction entre "fidéliser" et "faire la même chose tous le temps". Ca appelle à un certain immobilisme dans l'activité "d'entretenir" un blog. Cet immobilisme appelle à ne pas innover, ni à expérimenter quoi que ce soit.

4) Avoir trop de widgets sur son blog

1ere question qui me vient à l'esprit : "Hein !?"

Je ne vois pas à quoi ça sert, le conseil ne mentionne même l'utilité d'un widget. Le conseil parle des défauts et des longueurs de chargement. Qu'il faut être "modéré" avec les widgets. Comme la modération est un principe jamais respecté (comme avec l'alcool et les pruneaux), autant ne pas en mettre, alors. Je n'ai même pas envie chercher à savoir ce que c'est, un widget.

Hey, au fait ! Bonne nouvelle ! Je n'utilise pas du tout de widget ! Donc automatiquement, l'erreur numéro 4, je la fais pas ! Rho, la vache mais quel talent je fais preuve !

Vous savez ce que je vais faire ? Je vais chercher un mirroir. Non mieux ! Je vais mettre skype, activer le test de ma webcam, comme ça, je me verrai dedans, et j'arrêterai pas de me regarder !

Je suis trop intelligent, j'en peux plus ! Arrêtez-moi ! Wouaaaaaa !!! Si j'étais mon patron et mon employé, je me donnerais une augmentation de salaire de 200% !! Bien entendu, les négociations ne dureraient que quelques secondes. Ai-je pensé à préciser que les négociations ont d'ailleurs déjà aboutis ?! Rho, vous alors, vous aussi vous êtes intelligent si vous l'avez déjà remarqué !

Ah, au passage; j'aime les pruneaux mais je déteste l'alcool (sauf sur mes pustules). Ouais, j'ai un sex appeal comme ça.

5) Ne pas créer de relations avec les autres blogueurs

Selon le conseil; "N'attendez pas que les gens viennent à vous. Prenez les devants et allez vers eux".

Fait : C'est comme je le sens. Ma nature peu sociable me pousse à ne pas aller vers les gens, sauf impératif besoin. Et de l'autre côté, je "n'attends pas qu'ils viennent vers moi". Ce n'est pas parce que je fais rien que celà veuille forcément dire que je suis en attente. Alors, pour en revenir à ce que je disais au début, c'est comme je le sens.

Je m'imagine vachement aller vers un paquet de gens avec des phrases bien faites pour simuler mon intérêt sur ce qu'ils ont à dire tout en cachant mon intention de mauvaise foi de faire connaitre mon blog. Hey, c'est que je serais excellent en politique, dites donc !

Chercher à tout prix à aller vers d'autres blogueurs essentiellement pour faire connaitre son blog, c'est s'engager à avoir + de lecteurs, donc à avoir une + grande régularité, le tout assortie d'une éventuelle grosse attente des lecteurs qui vont sans arrêt en demander toujours +, ces gros cons d'insatisfaits. Et le pire, c'est qu'ils n'en auront rien à cirer si je manque d'inspiration. Une régularité rend dépendant de l'audimat.

Si ce conseil devait être un tant soi peu avisé, ils mettraient quand même qu'il faut être sincère avec les autres blogueurs. "Que du bon (sans dire quoi) sur le plan personnel". 1000 fois interagir peu avec d'autres blogueurs avec qui on a des point communs, donc avoir des trucs sincères et honnêtes à dire, que de multiplier les contacts à tout va.

En ce qui me concerne, j'aime tracer ma propre route en faisant mon possible pour ne pas dépendre de qui que ce soit (je reconnais dépendre d'overblog pour publier; si les conditions changent de telle façon à ce que ma façon de faire soit proscrite, je serai tenu de fermer ma baraque).

Peut-être aussi que s'ils mettaient "créer de bonnes relations avec des blogueurs avec qui on a des points communs", ça sonnerait mieux que "ne pas créer de relations avec les autres blogueurs". Ne pas faire, c'est tout à fait possible quand on ne se sent pas de faire quelque chose.

"Hey tu sais pas ? Y a un mec qui a dit du bien de moi pour faire connaitre son blog. Bah depuis que je le lui parle, il ne me réponds jamais. Il m'avait contacté que pour faire connaitre son blog".

6) Ne pas inclure les réseaux sociaux dans sa stratégie

Je sais pas trop. Les gens peuvent reproduire les articles avec les étiquettes en bas de pages pour une reproduction automatique. Je me suis mis à ce blog sans trop chercher à me faire connaitre.

J'ai fais l'expérience une fois de mentionner un de mes articles. Pas trop de monde, pas trop de pression. Ok. Je n'ai pas trop besoin de stratégie. Je me répète encore, c'est comme je le sens.

C'est plutôt pas mal, comme conseil. Je crois que comme c'est situé en jeu "d'erreurs à ne pas commettre", ça introduit une démarche très conformiste. Comme suggestion, j'ai pas mieux, donc, je vais m'en tenir à ce jeu des "erreurs" qui donne l'impression de ne pas respecter les publicateurs occasionnels.

7) Ne pas avoir de nom de domaine

C'est en fait une offre commercial dite "premium". Le non-dit, c'est qu'avoir un nom de domaine coûte de l'argent. Si ça coûte de l'argent, ça veut dire que :

a) Vous envisagez de gagner votre vie en faisant un blog

ou

b) Vous avez un travail, et le blog avec nom de domaine est un passe-temps

MAIS

Avec le a) Gagner sa vie en faisant un blog, c'est supposer qu'on a tout bien calculé pour qu'il marche de telle sorte à ce qu'on puisse gagner de l'argent avec, et qu'on doit donc être un professionnel pour avoir un minimum de certitude pour que ça marche.

Il y a toujours ce gouffre entre l'utopie et le monde réel. Il y a aussi une question de "chance" avec l'idée de gagner sa vie en faisant un blog. Chose qui demande beaucoup trop d'espoirs par rapport aux risques d'échecs largement possibles. Et comme je déteste faire confiance à la chance.

Avec le b), bloguer est un passe-temps. Mais si on a un travail, pourquoi mettre de l'argent à avoir un nom de domaine au lieu d'économiser ? Là aussi, ça demande des espoirs bien élevés. Si j'avais un très gros salaire, je me permettrais **peut-être** d'avoir un nom de domaine.

Dans les 2 cas, l'intérêt d'avoir un nom de domaine n'est pas expliqué. Selon le conseil numéro 7, ça "apporte une identité" avec possibilité d'être "mémorisable"... Mouais. Une fois encore, pour quelqu'un d'indépendant *et* économe, avoir un nom de domaine est dispensable.

8) Mettre un fond musical sur le site

Tiens, encore une autre erreur que je ne fais pas. Il n'y a pas d'ambiance musical attachée. Je ne trouve rien à redire.

9) Ne pas avoir une ligne éditoriale bien définie

Avoir une ligne éditoriale bien définie peut aussi devenir une prison à la liberté créative et à l'opinion. Si je fais un blog de cuisine, je ne peux pas parler politique. Si je fais un blog sur l'économie, je ne dois pas parler politique, mais la politique influence beaucoup l'économie, donc je finis par parler politique au lieu de parler du fonctionnement de l'économie comme si mon journal (que je ne ferai jamais) était un cours gratuit en ligne. Si je fais un blog sur l'hôtellerie, mais que des attentats terroristes ont eu lieu en France, au nom de la ligne éditoriale, suis-je mécaniquement interdit de parler des attentats ?

La ligne éditoriale peut être à la fois un peu de tout (quand c'est un journal qui va cependant devoir faire des morceaux choisies au lieu de parler de strictement tous les actualité politiques d'aujourd'hui) et presque rien (si je fais un blog sur un "thème", je suis condamné à ce thème, sinon, les chouineurs vont dire que je ne corresponds pas au thème).

Je m'intéresse à autant de choses possible, mais pas à tout (humainement impossible). Ni journal, ni blog à "thème". La "thématique principale" est facilement engoncé sur elle-même, tandis que le journal parle non pas de tout d'aujourd'hui, mais uniquement certains faits puis en oublie d'autres.

La suggestion d'ouvrir un 2ème blog suppose de s'occuper de 2 blogs, donc de doubler la charge. Dans les faits, avoir 2 blogs (ou par équivalence, 2 profils youtube), c'est surtout un bon moyen de se disperser, et sur 2 blogs, il y en aura forcément un qui va trinquer.

Le conseil figure sur ma liste noire de ce qui n'est pas le mieux inspiré; si quelqu'un tient à se focaliser sur un thème. Ok. Si quelqu'un ne veut pas se focaliser que sur un seul "thème" (que ce mot finit par être conformiste, on se croirait sur "bienvenu chez nous" de TF1 et les maisons/pas maisons d'hôtes et les invités chialeurs qui n'aiment rien). pourquoi ça n'irait pas ?

La question de ligne éditoriale "bien définie" peut aussi être une question de ligne éditoriale qui en fait beaucoup pour ne parler que d'un thème "bien définie".

10) Penser que le blogging, c'est du tout-cuit

Nan, c'est pas vrai !? Parce que si c'est le cas, on est alors sur la 3ème "erreur" que je ne fais pas alors !

Ma démarche est celle de quelqu'un qui s'abstient de viser trop haut de façon général.

Curieusement, dans ce point 10, le "penser à ce qu'on veut pour soi" n'intervient qu'ici et n'est pas du tout perceptible dans les 9 points précédents où, majoritairement, il faut penser aux autres tout en ne cherchant pas à toucher un large public dans la mesure où les "fidèles" (pas les + nombreux au passage) passent en 1er.

Le point 10 mériterait de passer en 1er, pas en dernier; quelqu'un se soumet à l'image des autres finit par se faire broyer en n'affirmant jamais ce que lui veut. Si je n'avais pas du tout envie d'ouvrir un blog, je ne l'aurais tout simplement jamais fait.

Si j'ouvrais un blog pour les autres, quelque soit la raison, c'est de la soumission individuelle.

Et oui, je suis individualiste. Que les "autres" n'ont pas à être supérieur à soi. Et sans individus, un groupe n'existe pas, ou alors chaque individu est membre d'une secte.

Bon, et bien, c'est était pas mal, ce jeu des 10 erreurs. Mais de là à parler "d'erreur", j'apprécie pas trop. Je ne compte certainement pas sur un blog pour faire ma vie. Un "envie de vous faire bien voir" passerait mieux pour la liste. C'est pas la 1ère fois que je vois des conseils comme étant prétentieux et presque stigmatisant. C'est comme si, quand on ouvre un blog, il faut en faire un drame de ne pas être connu.

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Published by regard-existence - dans Réflexion personnelle
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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 17:04

Parmi les activités qui m'évitent d'être dégoûtés de vivre, commenter ce que j'apprécie fait partie des activités les + recommandés. Et pour maintenant, je vais décrire mes perceptions à propos de Aventures, à l'initiative de Bazar Du Grenier (BDG), et plus particulièrement l'épisode spécial du 14 Aout 2015.

J'ai lu l'annonce de BDG à peu prêt la veille. A ce moment là, je me suis dis "Si c'est en direct avec un chat, alors le public peut avoir une influence sur la suite des évènements !" Car ce qui me stimule dans un RPG (et dans n'importe quel jeu en général), c'est la liberté du choix et des options, en fonction des circonstances, dont les capacités dépendent du contexte de l'intrigue, des moyens matériels et intellectuels des personnages, et tout un tas d'autres facteurs.

A mon grand regret, j'ai reçu des interruptions familiales qui m'ont empêché de suivre 100% de tout ce qui se passe. Je pense donc avoir vu néanmoins 75% du live. En début de soirée, le nombre de personnes atteignait selon ce que j'ai vu du compteur environ 21 000 (22 000 selon l'équipe), et à la toute fin de soirée prolongée d'1 heure (car ils avaient prévu d'avoir réussi à tout fait de 20h à 00h00, mais tout compte fait, il y a eut une prolongation jusqu'à 01h00, pour le + grand plaisir des fans). Vers à peu près 01h00, il y avait néanmoins environ 15 000 encore présentes, (dont moi :D). Raison principale de cette baisse : l'envie de se coucher. Car l'ambiance n'est nullement en cause pour expliquer cette baisse en fin de live ^_^

Il y a eut quelques défauts relevés, mais avant de les aborder, je tiens à dire que les pépins sont **nettement** inférieurs aux qualités constatées.

A) La présentation
B) Le résultat

A) La présentation

La soirée commence. Chacun dans l'équipe présente ce qui se passe. Il y a un enthousiasme particulièrement communicatif de la part de chaque membre, Bob Lennon en tête. Oui, je fais preuve de partialité. Ne l'ai-je pas dit qu'il faut penser aux autres, et pas seulement à BDG ? :D

La soirée commence. Dans la partie chat, c'est tout simplement illisible. Chacun dit quelque chose, et en environ 3 secondes, le propos est noyés par les autres. On a alors un chat où défilent à très grande vitesse des commentaires beaucoup trop nombreux pour que ça tienne un minimum en place, et que chacun ait le temps de lire, que ce soit les utilisateurs comme l'équipe de "Aventures". J'ai donc très vite abandonné de dire quelque chose dans le chat, sachant très bien que ce ne serait pas du tout lu.

J'ai parlé de Bob Lennon (Alias Balthazar Octavius, son personnage dans "Aventures) ? Et bien, merci Bob, c'est lui qui a eut l'ingénieuse idée de dire que le hashtag #Aventures est une autre option pour communiquer avec l'équipe comme avec d'autres utilisateurs. Il est toujours très commode d'avoir un plan B sous la main ^__-

Pour les personnes qui ont ratés #Aventures part en live, Bazar Du Grenier upload le live en 4 parties d'1 heure chacune, donc pour ressentir l'ambiance de l'émission ==> https://www.youtube.com/channel/UCCMxHHciWRBBouzk-PGzmtQ/videos

Je ne vais pas raconter toute l'histoire (ce serait rébarbatif), je vous laisserais plutôt le lien pour le visionner. Problème, je n'ai pas le lien en question. Donc, s'il y en a 1 pour les gens qui l'ont raté, je rééditerai mon article à ce moment là.

Le malheureux MJ qui connaissait un nombre écrasant de jet de dés (influence sur les évènements selon les actes et la présence des 4 compagnons) réussis :D Il en venait à souhaiter des jets de dés ratés contre les compagnons pour changer. Ca c'est pas bien :D

L'histoire est un parallèle avec la série "Aventures", une OAV. Inutile donc de demander si c'est une suite de l'épisode 28, c'est en partie à part. Pour le coup, les commentaires seraient bienvenues en cas de propos manquants de ma part, afin de compléter.

La partie "Aventures" reprend bien évidemment ce qui fait sa base, à savoir le MJ (un indispensable, car sans lui, l'histoire est en vrille) ainsi que l'équipe des 4 compagnons :

- En rouge, Balthazar Octavius, mieux connu par Bob (ah, mais dans ce cas, il manque un B afin de justifier que Bob soit le nom raccourcis :D), joué par Bob Lennon

- Théo de Silveberg, + souvent appelé Théo, joué par BDG.

- En vert, Grunlek le nain, joué par Krayn

- En Bleu, Shinddha Kory, ou Shin pour faire + court, joué par Seb, le compère de BDG.

J'ai mis dans l'ordre des couleurs parce que j'aime bien (on commence du rouge pour aller jusqu'au violet, en passant par l'orange, le jaune, le vert, le bleu, puis enfin le violet).

L'histoire a commencé où chacun des 4 compère à former un apprenti à leur spécialités, l'apprenti ayant réussis + ou - bien selon ses capacités.

Pour influencer la suite de l'histoire par le public (que ce soit collectivement ou individuellement), il y avait :

- Le chat du live.

- Le hashtag #Aventures

- Le Strawpoll.

Le chat et le #hashtag se complètent pour la communication est les suggestion d'options qui s'offrent à chacun des 4 joueurs. Par exemple, grâce au hashtag #Aventures, BDG a pu lire qu'il avait aussi l'option de soin qu'il pouvait utiliser. Les utilisateurs peuvent donc compléter l'imagination des compagnons si l'exploration de leurs possibilités, pour faire progresser l'aventure, venait à manquer.

Le Strawpoll agit sur un aspect décisionnel. Si les compagnons connaissent une divergence sur au moins 2 actions inconciliables, mais tout à fait possibles pour la suite de l'aventure, les compagnons peuvent lancer un strawpoll. C'est un système de vote des utilisateurs qui sert, pour les compagnons, à trancher sur la décision à prendre plutôt que de faire un "débat éternel". Bien entendu, la majorité tranche (même quand elle est très discutable, je suis dans l'obligation d'avouer), et dans ce cas, les compagnons suivent la décision majoritaire du strawpoll. Ainsi, pour une situation bateau totalement fictive, les compagnons ne peuvent pas tout à la fois vouloir une dictature et une démocratie, par exemple <== Chacune de ces options est exclusive, donc inconciliable.

A mon grand regret, je n'ai pas participé au strawpoll, parce que je n'avais pas les liens à suivre, ce qui m'a fait défaut. Cette absence de participation ne m'empêche nullement d'apprécier l'idée même du strawpoll.

Un nouveau live aura lieu en Septembre, si ça se maintient, et aucune date n'a été arrêté. Ils verront bien :) Si cette idée est envisagée, c'est parce que le groupe n'a pas pu finir d'un seul trait le live. Du coup, c'est l'occasion de recommencer une belle expérience :)

B) Le résultat (très réussie) de "Aventures part en live" (un live très vivant)

Il y a eut parfois des interruptions, du son mais pas d'images... Mais ces soucis techniques n'ont eu aucun impact négatif ! Devant ces difficultés, l'équipe a très bien géré les difficultés et a su effecteur les réparations nécéssaires, les corriger, ce qui a contribué à passer une très bonne soirée. Excellente gestion des aléas du direct !

L'équipe a su tirer profit de l'interactivité avec le public qu'ouvre le live, comme je l'ai indiqué dans la partie précédente. Chaque compagnon apporte sa personnalité comme sa créativité. Grunlek est un nain peu bavard, mais sociable. Théo, paladin inquisiteur (+ inquisiteur que paladin) rarement empathique, souvent méchant et impitoyable. Pour le côté "espoir de l'humanité", mieux vaut laisser tomber ! Bob, demi-démon foisonnant d'idées, allant même jusqu'à avoir des notions de bonté pourtant nettement supérieur à Théo !! Et Shin, rôdeur des glaces prudent et à l'affût du danger.

Le live était très riche de commentaires, et sur 4 heures, on a un aperçu très précis de ce qu'est la série "Aventures" sans le montage; plusieurs individus discuter longuement ou pas longtemps, ça dépends la situation dans laquelle ils se trouvent en fonction de ce que le MJ donne dans sa description, ainsi que des précisions qu'ils donnent, selon les besoins des 4 compagnons. Combien de temps dure un épisode de "Aventures" sans montage, je sais pas. Par déduction, "Aventures" en circonstances réelles (sans montage) ne dure donc certainement pas 35 minutes ! 35 minutes, c'est le résultat, après montage, d'un épisode de "Aventures" ! Et nous, visionneurs ingrats que nous pouvons être, on se risque à se dire que c'est simple ! Grâce au live, nous avons découvert que ce n'est pas aussi simple !

Les 4 compagnons font d'ailleurs ce qu'ils appellent des "points strat" (strat, c'est stratégie en + court). Durant un point strat, la discussion s'engagent entre les compagnons sur les options qui s'ouvrent, s'ils faut prendre des précautions, le degré de risque de tel ou telle idée, les conséquences. Ca parait fastidieux, et pourtant, c'est la partie que je préfère. Et ici, c'est Bob qui a immanquablement le + d'idées, allant jusqu'à envisager et tenir compte des conséquences des idées autres que les siennes ! Un vrai centre de créativité particulièrement dynamique !

Alors bon, les gens qui disent "Ouais, Bob parlent trop" "patati patata". Vous voulez quoi ? On est pas chez une mémé allergique à la vie humaine, voyons ! On obtient rien par le silence et l'inaction. Donc, Bob, si tu lis ces lignes, et si tu souhaites un résumé, soit entier et surtout, restes qui tu es ! Je ne vais pas répéter les qualités que je te trouve, tu n'a qu'à lire la fin du paragraphe précédent pour être sûr :D

Après la fin du live de "Aventures", toutes les personnes qui ont tout vu de A jusqu'à Z ont adorés ! Im-pec-cable ! Plusieurs des principaux protagonistes se sont exprimés sur le hashtag #Aventures pour dire qu'eux aussi, ont passés une excellente soirée, et je les soupçonnent d'avoir lu un peu les réactions du hashtag en fin de live avant de s'exprimer :D

A noter que le hashtag #Aventures a également fait naitre un fanart qui vaut le coup d'oeil ! C'est dire l'imagination qu'inspire "Aventures" ! L'imagination comme l'audace sont sorties gagnantes de "Aventures". Une aventure dont on souhaite qu'elle continue !

1000 mercis !

Bonus :

Exceptionnellement, alors que le 15 aout 2015 devait être un congé pour tous le monde, seul Krayn ne s'est pas senti de se reposer toute la journée. Alors, quand y en a plus, y en a encore ! Du coup, Krayn a annoncé un twitch de dernière minute pour discuter. J'y étais aussi. Excellente ambiance ! Bien sûr, je vais pas raconter tout l'échange. Ce qui est certain, c'est que Krayn tient compte de l'intégralité des commentaires, ne répondant que s'il a quelque chose qu'il aimerait ajouter. L'équipe n'a-t-elle pas des remerciements à faire à Krayn, par hasard ? Je ne fais que demander :D

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