Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 18:36

[L'histoire qui va suivre est un scénario fictif. Peut-être pourrait-il servir pour Aventures, voir certains de éléments réutilisés ou pas du tout (je serais très touché si c'était une des 2 premières options qui était choisi). Ca varie, afin de ne pas me répéter en parlant du passé des personnages, bien que ce soit pas l'envie et les idées qui manque.

 

Merci pour la lecture que vous portez à mon écrit.]

 

 

 

I : Montée en puissance

 

Par delà les nombreuses mers, une lointaine terre, encerclée d'algues haute et de limons, survit comme elle peut.

 

9 seigneurs de guerres ont pillé, et dominé les terres. Ils ne se font pas la guerre entre eux; c'est grâce à chacun dans ce groupe si les 9 grandes îles sont sous leur domination. Ne pas aller + loin dans la conquête était un gage que personne, parmi les 9 conquérants, ne soit + puissant qu'un autre, mais une précaution pour ne pas épuiser les armées et éviter de les inciter à se révolter ou à déserter.

 

La seule condition pour étendre son territoire, d'après le serment rédigé entre les 9 seigneurs, était que les terres à conquérir soit suffisamment grandes pour que chacun ait le double des terres qu'il possèdent déjà; un seul seigneur, qui se sentirait lesé, pourrait patiemment se venger et nuire à cet équilibre de la terreur, et posséder toutes les terres, ou au moins suffisamment par supériorité.

 

Les seigneurs ne se réunissaient que très rarement et que pour 2 raisons :

 

- Protéger cet équilibre douteux

- Exposer un projet de domination des terres

 

La façon d'être des humains, sauf exception favorable, tend à la domination; personne ne s'avise de nuire à un autocrate sans en subir les conséquences. Celà lui garantit sa personne contre les agressions. Lui seul a le monopole du respect qui lui est dû.

 

Les 9 seigneurs, d'après les hypothèses les + vraisemblables, auraient été soit des brigands, soit des mafieux (à l'origine des escrocs qui ont décidé de passer à la vitesse supérieure), soit des chefs politiques locaux qui ont assuré leur pouvoir contre la concurrence (affirmant quelque fois des textes louables contre la corruption ou pour la justice, mais qu'ils n'appliquaient jamais envers eux-mêmes)

 

Les 9 seigneurs ont ensuite patiemment agrandi leur pouvoir tout en évitant que les conflits ne soient physiques, parfois acceptant des pertes financières ou de biens qui ne sont que partis remises pour leur réussite futur. Et un jour, leur puissance était telle qu'il pouvait se permettre de se lancer dans des conquêtes sans devoir agir sous le manteau.

 

Ainsi, au gré des guerres qu'ils menaient, il leur arrivait de promettre rangs et argent pour quiconque viendrait leur servir, vie et impôts douteux envers les neutres qui ne participent pas, et morts à quiconque vient s'opposer à eux.

 

Il y avait pour les habitants 2 façons de mourir et 2 façons d'avoir survécu aux grandes guerres; avoir été caché, ou avoir été épargné.

 

Pour ceux qui décèdent, il y a tout d'abord les inoffensifs. Parfois, il s'agissait de personnes ne pouvant pas se battre, parfois c'était des gens capables de se battre, mais qui ont été soit prit de court, soit pas assez entrainés pour survivre et vaincre, ou même fuir.

 

Les "courageux" qui se sont manifesté disaient qu'il fallait donner sa vie pour que les choses soient meilleurs. Ils étaient la 2ème façon de mourir.

 

Les seigneurs voyaient chez les courageux l'occasion d'en faire des trophées et des preuves que la rébellion n'est jamais impunie. Donner sa vie, comme le prétende les "courageux", est surtout une impulsivité morbide et irréfléchie.

 

Chaque décès provoquait le découragement chez certains, et l'admiration chez les autres. Il est vrai que des rebelles morts sont autant d'argumentation contre la rébellion, et à + forte raison qu'ils sont nombreux. Que le décès touche un inoffensif ou un courageux finissait par avoir un effet connu qui ne fait aucun doute chez les critiques comme chez les soutiens (au moins moraux) des seigneurs; un décès de leur main comme de leurs armées étaient un gage et un renforcement de leur pouvoir incontesté. Les inoffensifs étaient davantage soutenus que les courageux, car les courageux avaient les très lourds défauts, sur le choix de vivre ou mourir, de refuser la patience d'endurer la dictature ou de constituer des forces suffisantes, ainsi que de servir de publicités aux autocrates.

 

Chez les personnes qui étaient en vie, elle l'étaient de par 2 options.

 

En se cachant, elles prennent l'initiative de ne pas être découvertes, pourvu que la cachette soit bonne, et l'armée pas suffisamment observatrice et curieuse pour trouver quelque chose. Pour un habitant, perdre à ce jeu était une option douloureuse et mortelle, mais au moins, elle incitait à travailler à ce que la cachette soit bien faite, à moins de privilégier une fuite qui ne laisse pas de traces.

 

La survie pouvait être dûe à la "gentillesse" des seigneurs. Cette gentillesse sonne faux; épargner un habitant, et idéalement devant témoin, pouvait faire convaincre les esprits paniqués que les seigneurs sont justes, et que les morts sont quelque fois necéssaires. Qu'une personne soit sauvée laissait aux esprits fragiles et appeurées quelque chose pour se raccrocher.

 

Ainsi, dans une conversation, certains critiques pouvaient tomber sur des soutiens moraux des seigneurs, parfois appelé "seigneurs de la mort". Ayant besoin d'espérer sans toutefois être d'accord avec eux, les critiques faisaient bonne figure, disant qu'une vie sauvée était une bonne nouvelle. C'était aussi un espoir de ne pas brusquer partisan adulateur si éventuellement c'en était un.

 

Parfois, certains épargnés ont en fait été torturés. La visite des guérisseurs n'était pas un acte d'altruisme sincère, mais un besoin que les torturés, encore vivant, laissent penser aux habitants que la vie peut continuer en étant bien + difficile. Et quant aux guérisseurs, ils étaient tenus d'appliquer les soins de meilleurs qualités. Pas question de bâcler, d'employer l'euthanasie ou le suicide assisté envers ceux qui le veulent ou qui auraient montré qu'ils n'en peuvent plus; les seigneurs y verraient une complicité dans la diminution de leur pouvoir sur le mental des habitants.

 

Les seigneurs étaient majoritairement des humains. Ensemble, et une fois encore de façon ouverte, ils ont déclarés qu'ils formaient l'Impérium; chaque seigneur est désigné comme étant un empereur. Les 9 émpereurs assurent leur unité par leurs ambassades qui ont l'autonomie de prendre des décisions en leur nom, avec punition à la clé en cas de trahison. Ce se sont ces même ambassades qui désignent un porte-parole, lequel est soumis en 1er lieu aux 9 empereurs, sinon aux ambassades. Ainsi, en cas de discussion nationale ou internationale, le porte-parole intervient, mais ne promet ni ne décide sans consultation des ambassades, lesquelles sont soumises aux dictateurs.

 

Etant en période d'isolationnisme (très peu, voire aucun contact internationale, à la fois sur le plan militaire et diplomatique) ces dernières années, le porte-parole est surtout, comme les ambassades, chargé de régler certains détails ou régler les conflits ne touchant que les 9 dictatures, la contre-performance étant rétribué par la mort.

 

9 grandes îles. Les 9 empereurs durent se partager la 1ère île. Ils se répartirent encore les terres quand ils conquirent 1 autre île, et ainsi de suite. Jusqu'à ce que chaque empereur ait son île à lui tout seul, son propre palais à lui tout seul. Au milieu des 9 îles, une mer, parfois appelée "Grand Lac" de par le sentiment visuel que les 9 îles sont comme une frontière à cette mer dont l'intérêt de l'exploration est limité.

 

Entre presque chaque île, un passage suffisamment profond pour permettre aux bateaux de passer. Pour communiquer, passer par la mer du milieux étaient nettement + préférable que de passer par l'extérieur du cercle des 9 îles.

 

Presque toutes les îles connaissent d'un paysage de steppes et de désert. 4 îles connaissent des verdures très limitées. 1 seule île a une verdure qui est beaucoup étendue. Presque chaque île avait des degrés divers de magie, de technologie ou de méditation spéciale.

 

 

 

II : L'apparence extérieur de la peur

 

Dans le secret le + grand, par peur qu'il soit découvert, certains empires paraissaient comme étant des "dictatures molles". 3 en fait. Ni les 6 empereurs n'étant pas dans le coup ni les habitants de leurs terres n'avaient de preuves solides de ce qui se passait dans les 3 pays.

 

L'un d'eux, le pays de Igarél, avait pour dirigeant une personne très diminuée, Akafil. Un autocrate trop faible, et des bras droits qui ont peur de le renverser. L'autocrate donnait des ordres incohérents ou déjà en cours d'exécution. A très petite dose, son administration ne lui obéissait pas. Il avait une descendance, et cette descendance, malgré son enfance dorée, n'a pas envie du pouvoir. Cette enfance dorée, c'est ce qui a permit aux enfants de découvrir qu'il y a un tas de choses, un tas d'options quant à savoir quoi faire dans le monde, même uniquement pour soi.

 

Aussi, les enfants éduqués en pays lointains des 9 dictatures se taisaient en présence de leur père, mais loin de lui, ils n'hésitaient jamais à dire que le régime ne fonctionne pas, et qu'il est une plaie pour la viabilité. Malgré ça, le dirigeant, père de 4 enfants, ne voulait rien entendre; le + jeune prendrait la succession, et il n'en serait pas autrement.

 

Quelque part, celà rassurait les habitants et même l'administration de l'autocrate; des enfants qui détestent être au pouvoir seraient + justes, ou au moins trop absents pour être une nuisance, et la vie renaitrait au moins un petit peu, tout en montrant un maximum de discrétion; les 6 dictateurs voient la justice comme une faiblesse, et ils viendraient de se goinfrer des terres, des habitants et de leur richesse s'ils apprenaient que cet empire est faible. Un ministre de la propagande resterait necéssaire pour conserver une réputation de cruauté, donc ne pas subir le courroux des dictateurs.

 

Ainsi, très souvent, c'était le silence de l'administration qui primait, laquelle reçevait le silence des habitants; seul compte la tranquilité avec un dictateur qui, dans les faits, n'a que son image en guise de pouvoir. Le pays n'a jamais vraiment osé se réformer en douce, se contentant de broutilles, comme ne pas pratiquer la peine de mort envers quelqu'un qui a déjà été condamné. Même les partisans, malgré les rares hystériques qui adorent encore le dictateur, semblent s'être calmés.

 

La 2ème dictature molle, Onominaeh, avait un empereur, Méhère, en fait déjà décédé. L'administration maintenait l'apparence que le dictateur est vivant. Une faille dans cette réputation commençait à apparaitre, même chez les partisans les + acharnés; si l'empereur vit toujours, pourquoi n'apparait-il jamais en publique ? La dictature s'accomode mal d'un dictateur absent et d'un pouvoir impersonnel.

 

Onominaeh, dans son administration, a connu un renversement discret. Celà a commencé à se voir avec la teneur verbale et le contenu des actes administratifs. Des hauts responsables ont peut-être été achetés, en retraites forcées ou assassinés. Impossible de savoir si c'est un coup d'Etats en costard cravate ou au couteau tant le coup d'Etat a été étouffé autant que possible.

 

L'administration remplaçante a duré + d'1 an, et il fut constaté, par la rumeur comme dans la durée de son pouvoir, que ce coup d'Etat avait marché. Le régime fut très relativement adouci, supprimant certaines mesures davantage pour des questions de coûts financiers, de peur d'une révolte populaire et pour le commerce, que par humanisme. Comme la 1ère dictature molle, il faut sauver les apparences de la dureté de l'empire.

 

La 3ème dictature molle, pays appelé Ezage, est moins hypocrite envers elle-même, conservant néanmoins les apparences de sévérité. Comme tous les autres empires, celui-ci avait conquis le pouvoir par le sang. Mais Jahel, son dirigeant, par dégoûts des morts inutiles et des vies inutilement brisées, était + juste... Mais pas trop. Il n'existait pas de peine de mort. Une autre chose qui a persuadé le dictateur, c'est la facilité avec laquelle il avait obtenu le pouvoir sur le peuple; les gens préféraient se rendre, beaucoup d'entre eux ayant peur de mourir de douleur et de désespoir de se battre en vain. Quant aux rebelles, la très grande majorité était en prison.

 

Après avoir conquis le pouvoir, l'empereur libérait au compte goutte les gens qu'il avait faits prisonniers; certains avaient peut-être des raisons sérieuses de s'y trouver, et la population n'est jamais reconnaissante de la clémence envers des criminels dangereux. Une libration générale sans réflexion était une idée dangereuse.

 

L'empereur avait réussi à diminuer la rébellion; le pouvoir étant relativement juste, l'envie de se venger, même en étant un rebelle, perd sa raison d'être. Au sein de la population, il n'y a pas besoin d'être un fanatique du dirigeant pour le défendre; c'est surtout selon les actes que le pouvoir est défendu, pas l'adoration de la personne du dirigeant.

 

L'empereur, de par sa facilité certaine à empêcher la rébellion, était perçu comme rusé par les 8 autres dictatures; le chantage est une brillante idée pour mater la révolte sans effusion de sang. Sauf que Jahel n'a rien fait de tel, mais son empire tirait néanmoins profit et tranquilité de cette réputation mensongère. Des 3 dictatures molles, c'est elle qui tirait mieux le parti de la manipulation des autres empires. Il existait même un parlement dans cet empire qui a glissé d'année en année de parlement des dignitaires en parlement de + en + ouvert aux diverses personnes du pays.

 

Lentement, jusqu'à une certaine limite, Ezage était de + en + une monarchie parlementaire, un empire dont l'empereur n'a qu'un pouvoir symbolique qui n'entre en action uniquement si le parlement, par sa propre faute, échoue à faire fonctionner les institutions. Aux yeux de l'Impérium, il faut conserver l'apparence que c'est bien un autocrate qui décide.

 

 

 

III : Gestion de la terreur

 

L'Imperium compte ainsi 3 dictatures molles, et 6 dictatures avec divers degrés de violence et de machination.

 

La 1ère d'entre elles n'avait aucune capacité abstraite, un niveau d'instruction et d'innovation particulièrement faible; cet empire était pratiquement incapable de discipline intellectuelle, tant elle misait sur la violence. Une dictature haineuse en quelque sorte, quoique contrôlée par les 8 autres... Avec peut-être une tentation de se débarasser d'elle définitivement, tant elle fait l'unanimité contre elle.

 

Le pays s'appelait Rhebarane. Son dictateur psychopathe s'appelait Ayofo. Au départ lèche-botte servile, il devenait de + en + indépendant, pour le pire, représentant quelque fois une menace. Son administration survit comme au pires heures d'un empire où la violence est pratiquement un mode de vie; chaque haut fonctionnaire a souvent lui-même dû assassiner son prédécesseur pour monter en grade, et en le faisant au bon moment; assassiner le favori quand on en est pas un soi-même donne gratuitement la place à un rival, rival qui profitera de sa chance, puis fera attention à ne pas se faire assassiner, surtout quand il acquiert si facilement son pouvoir.

 

Les 8 empires n'osent pas imaginer ce qui se passerait si Ayofo venait à mourir. En tant que chef d'Etat, il reste toutefois vigilant de ce qui pourrait lui arriver. Tricherait-il sur sa longévité, ou est-ce qu'au moment de son décès naturel, il rirait de ce qui se passerait après lui ? Personne n'est sûr des évènements, et chacun craint que les seigneurs locaux ne viennent créent leur pays et en devenir chef, puis chercher domination sur un autre.

 

Les humeurs de cette empire sont si cruelles qu'elles incitent les habitants à émigrer dans l'une des 8 dictatures, si les habitants y arrivent par la furtivité ou par l'influence.

 

Le 2ème empire était Vyrbal, était "légèrement" moins violente. Moins violente dans la mesure où un règlement oblige l'administration à la courtoisie entre elle. L'inquiétude était que l'anarchie finisse par gagner le pouvoir. Si jamais un fonctionnaire avait ne serait-ce que planifié un assassinat ou même un chantage envers un collègue, il connaissait le décès toutefois caché du public; la disparition a sa propre faculté à provoquer de l'inquiétude, et de calmer les ambitions les moins avisées.

 

L'administration a sa propre capacité à gérer les évènements si jamais son actuel chef, Qibirar, venait à être malade ou même à mourir. Il y aurait même un empreur dont le travail est de ressembler au décédé, et simplement payé pour ça, l'administration gérant tout le reste.

 

En public, Qiribar est vu comme "très zélé" sur le respect et l'amour à lui devoir. Là où Ayofo, pour faire fonctionner son pays, demande des aides et pille son pays, Qiribar recourt beaucoup au travail forcé pour beaucoup de choses; l'agriculture, l'industrie... Et même le nettoyage de l'environnement. Au niveau du paiement des services, il y a beaucoup à dire de Qiribar qui pait les salaires quand il veut; aucune loi (et toute dépendent de lui) ne peut l'obliger à l'équité.

 

Le 3ème empire, nommée Uditer, semblait relativement + souples que les 2 précédents. Son chef, Eltar, se montrait qu'une seule fois en public chaque année, uniquement pour un discours, pour montrer qu'il est là. Mais c'est dans les actes que sa grande dureté est visible. Certains le surnomme "l'empereur fantôme". Des rumeurs vont même jusqu'à dire qu'il s'agirait d'un cadavre maladroitement animé. L'empire privilégiait le silence et la peur des mauvaises surprises aux démonstrations de violences publiques.

 

A peine + supportable que les 2 précédentes dictatures, l'armée est très majoritairement constituée de créatures conjurées, constituées de magie, de morts animés, de créatures mécaniques et même des créatures dressées; l'empire s'assure de façon définitive qu'il n'y a aucune rébellion, mais aussi de ne devoir que très peu d'argent à payer à l'armée. Moins il y a d'être vivants, mieux l'armée se porte, tant son personnel n'a aucune chance de se plaindre.

 

L'administration fonctionne de façon assez similaire à l'armée; très peu de personnel naturel et humanoïdes; si une trahison existe, elle est rapide à détecter. Le rare personnel humanoïdes ne peut pas oser se lancer dans un renversement sans être dans l'obligation de réussir ou d'échouer, le mieux étant de ne rien tenter.

 

Le rare personnel doté d'intelligence indépendant travaille avec un sortilège permanent d'invisibilité. Chaque individu, s'il est en journée de travail, est téléporté hors de chez lui, puis téléporté à nouveau chez lui quand sa journée est finit. Ainsi, il n'est pas possible de faire la différence entre une personne sans activité, et quelqu'un qui travaille pour l'empire. Personne ne voit qui se déplacer pour aller travailler pour l'empire, et l'obligation de secret professionnel incite les employés à se taire pour ne donner aucun renseignement "sensible". Les apparences sont sauf.

 

Le silence est pratiquement un mode de vie à Uditer; c'est pour ça qu'on l'appelle "L'Empire du Silence". Ce silence est calculé de façon à ce que le calme règne plutôt qu'une résignation lancinante.

 

 

 

IV : Bienveillance Calculée

 

Le 4ème empire appelé Batul, est une des 3 dictatures à l'effort de bienveillance calculé. Les pauvres connaissent d'une oeuvre de charité monté par Talebal. De cette façon, le soutien des pauvres est acheté. Cette tactique de charité calculée aide l'empire a avoir des esclaves dociles qui n'oseront pas se rebeller, raccroché à la bonté ancienne et rarement renouvelé de Talebal. Elle permet aussi à l'empire (et non moins une dictature) d'être aimée, faisant ainsi facilement échouer les tentatives de renversements.

 

Ainsi, il bénéficie d'une main d'oeuvre largement gratuite pour travaux forcé (il ne cependant peut pas manquer perpétuellement de générosité), que ce soit pour l'armée ou pour l'industrie et l'agriculture. S'il y a une rébellion mettant en doute la générosité, la représaille viendra souvent des adorateurs qui défendant l'image de Talebal, et très rarement de l'armée ou de la police. Talebal a compris le bénéfice d'une démagogie bien faite.

 

Les rares et épouvantables démonstrations de force de Talebal sont parfois faites au hasard, parfois pour une raison bien précise. La confusion de l'intervention de la sanction oblige l'individu à se méfier de tous le monde comme de lui-même; si Talebal attaque, il est présumé comme ayant une raison d'agir. Ceux qui subissent la punition ne reviennent jamais de son exécution.

 

Il est d'ailleurs un des empires qui revend des esclaves et prostituées à Rhebarane, une des 6 dictatures les + dures, soit à Ayofo, soit à l'un des seigneurs locaux. C'est ainsi que Talebal recupère une partie des aides financières versées à Rhebarane, aides ne servant qu'à retarder le terrible chaos que Rhebaran pourrait devenir.

 

Pour ce qui concerne le personnel travaillant pour Talebal, la rémunération se fait selon l'humeur et l'estime personnel, comme 2 des empires précédents (Uditer qui obligeant le paiement du travail par précaution contre une révolte plutôt que par justice sociale).

 

Ces derniers temps, les choses vont en empirant, car les meilleurs fonctionnaires de Batul fuient le pays pour chercher du respect ailleurs. Talebal misait sur l'espoir que le bon personnel est facile à trouver, et prenait à la légère la fuite des gens performants. Il finit par une administration hautement corrompue et très peu performante; les rares individus doués qui sont restés passent + temps à former des fanatiques Talebal au travail sérieux (ils n'ont réussit que très rarement ce travail) qu'à effectuer les missions administratives et/ou d'authorités qui leur ont été confiés.

 

Le résultat est une gouvernance braquée, peu efficace, peu disciplinée, mais qui aiment Talebal, au moins. Faible récompense que d'être aimé par des imbéciles qui ne savent pas bien bosser. Et trop de remplaçements finirait par créer une instabilité.

 

Le 5ème empire, et non moins une dictature comme ses pays alliés, Pérachède. Egalement mauvais gestionnaire comme Ayofo et Talebal, Murlar était à la tête d'un empire mal perçu de par sa capacité mystérieuse s'enrichir, et à savoir des choses sans les découvrir.

 

Plusieurs rumeurs insistaient pour dire que Murlar traffiquait ses comptes; les dépenses publiques figurent parmi les + faibles de tous les empires réunis, et pourtant, le confort de vie de Murlar, comme de ses gardes et serviteurs les + fidèles, semble n'avoir jamais drastiquement pâti. Même les impôts figuraient parmi les + faibles de tous les 9 neufs empires. D'autres rumeurs insistaient ainsi pour dire que Murlar envoyait des espions chez les autres empires comme dans le sien pour racketter de l'argent. Le système économique de Pérachède fonctionnerait sur le chantage économique.

 

Murlar avait également copié le système de la "charité pas sincère"; soyez gentils avec les démunis et ils ne vous refuseront rien. Cependant, Murlar a été moins cupide, et s'est engagé à respecter une certaine limite, à savoir ne pas abuser des faveurs qu'il peut se voir accorder. De même, par une religion autour de sa propre personne, Murlar en profitait encore pour gagner + d'argent.

 

Là où Talebar et Ayafo avaient un plaisir manifeste à l'humiliation en fonction de l'énergie qu'ils avaient pour se défouler, Murlar envoyait armée ou assassins en fonction du nombre d'individus, s'il s'agissait ou non de professionnels si ce n'est des solitaires expérimentés et fins stratèges, et s'il voulait faire un exemple en public ou garder ça pour le privé. Chose surprenante, Murlar aime la violence psychologique, mais déteste la violence physique. Est-ce un signe de son point faible ?

 

Le 6ème empire, Etomil, perçu par tous comme une dictature charismatique. L'empereur Uximas était un diplomate manipulateur, un tacticien psychologique. Bien qu'il en ait les capacités, Uximas n'aime pas recourir à la violence publique pour résoudre un conflit; une guerre correspond mal à une manipulation impunie. Uximas multipliait les échanges avec 7 des 9 dictatures, car il craignait que les 2 empires les + violents n'aient un impact négatifs qui engendrerait une remise en question de l'ensemble de l'Imperium. Ainsi, la plupart du personnel de Uximas est composé de quelques créatures de toutes sortes venant de Uditer, de fonctionnaires zélés de Vyrbal, d'ex-esclaves de Batul promut à une vie meilleure...

 

Il en allait presque de même pour le fonctionnement de sa société; ce qui est acceptable par une partie non négligeable de la population a le droit de cité. L'exception étant par exemple de ne jamais faire rentrer de criminels venant de Rhebaran. Uximas faisait rentrer autant que possible le meilleur de chaque empire (s'il existait) sur son territoire.

 

C'est également Uximas qui a eu l'idée d'une aide financière payé par les 8 empires pour Rhebaran, en réalité un pot de vin que Ayafo est censé un tant soit peu distribuer plutôt que de tout garder pour lui, afin qu'il y ait une certaine paix publique.

 

Uximas, quand il veut obtenir quelque chose, use d'une gentillesse si inhabituelle que quand un intéressé connait de son intervention, l'individu finit par ressentir de la peur, ainsi qu'un conflit intérieur qui peut avoir la double action d'annuler la peur tout en engendrant la coopération comme de dégénérer une résistance.

 

Mais Uximas est prudent; il s'assure que ses "invités" viennent, soient fouillés, et il ne discute jamais sans la présence de sa garde rapprochée. Il va même parfois jusqu'à proposer à manger et à boire. Les invités qui ont osés manger le repas s'en régalent, n'en meurent jamais, mais finissent par révéler ce qu'ils sont censés cacher.

 

Les invités les + prudents connaissent la face sombre de Uximas, face sombre qui ne sort jamais la salle de torture. Même l'absence de sensation de douleur n'empêche pas la révélation du secret, Uximas ayant + d'une technique d'interrogatoire ne necéssitant pas la douleur; c'est juste que le procédé est + désagréable.

 

Une fois les renseignements obtenus en salle de torture, l'individu est tué (il n'en resterait probablement pas là s'il restait en vie) et son cadavre est détruit et dispersé. Une fois encore, l'inquiétude de la disparition joue un rôle dans l'empêchement de la rébellion; vivant, un rebelle peut inciter à la révolte, tandis que la nouvelle de sa mort peut aussi inciter à la révolte. L'incertitude de ce que devient un disparu provoque un doute qui prive les proches de la volonté de représailles.

 

Globalement, Uximas est connu pour être respectueux. Dans les faits que le public ne voit pas, il s'agit d'une habile manipulation de son image. Toutes les qualités en public, requin en privé, mais chut, ce 2ème aspect de lui-même ne doit jamais se savoir en public.

 

La fonctionnement de l'empire de Uximas suit celle de Talebal et Murlar. Uximas, en fin connaisseur psychologique et très instruit, évite cependant le culte de la personalité. C'est bien d'être apprécié du public quand ça incite les gens à ne pas être des obstacles, mais il n'est pas question d'avoir des fanatiques; les fanatiques abandonnent facilement leur cerveau à l'adulation, fanatiques qui dégénérent facilement en lobotomisés. Pas question non plus donc d'être représenté par une religion même si le plaisir de manipuler les naïfs et d'en faire des imbéciles moqués par les gens est grisant.

 

Le pays d'Etomil, comme les 6 empires les + dictatoriaux, refusent d'accepter les concepts de liberté individuelle, tout au + cette liberté individuelle n'est valable que pour l'empereur, et personne d'autre. Cynique, Uximas acceptait le concept de démocratie; les naïfs pensant que si le droit de vote existe pour le peuple, le droit de vote est suffisant à lui tout seul et n'est jamais contestable quelque soit le résultat, la reconnaissance de l'erreur de choix étant toujours minoré, voire ignoré.

 

En 3 périodes, 9 personnes différentes les unes les autres se sont présentés face à Uximas, et Uximas gagnait à chaque fois; va-t-on sanctionner celui qui a accordé le droit de vote sans qu'il y ait de morts ? Fin penseur psychologique, Uximas comprenait et maitrisait à merveille la démagogie et le simplisme des penseurs de la démocratie qu'il manipule à sa convenance sans jamais les intimider ni même envoyer des représailles physiques. La voie dorée pour un autocrate qui peut se faire bien voir sans prendre le moindre risque, voie dorée ouverte par des "démocrates" (en réalité eux-mêmes des démagogues indolents qui ont une écoute narcissique des critiques dont ils tiennent à peine compte, même venant des personnes qui ne soutiennent pas Uximas) qui ont méprisés les abus largement possibles

 

Uximas passe pour un empereur paisible, ce qui est bien utile pour faire ignorer des tortures auxquels il a lui-même directement participé. De façon instinctive, les 8 autres empires voient le sien comme étant un chef international de l'Impérium. Uximas est très peu connu pour sa violence, et pourtant, il en est toujours capable. C'est juste qu'il soigne son image de marque, lui qui a compris et appliqué, mieux que les 2 précédents empires, la necéssité de se faire bien voir.

 

Impossible donc de comparer Uximas à Jahel (empereur de Ezage), car le 2ème agit par remords et necéssité de reconstruire et surtout, ne pas refaire (et pourquoi pas prévenir) les erreurs que l'humanité se complait facilement à reproduire.

 

 

 

V : Eventualité d'un meilleur futur

 

"Voilà la situation. Aucun empire ne se lèvera pour que nos vies vaillent la peine d'être vécues, et je suis fatiguée des sacrifices. Nous faisons parti des survivants. La majorité d'entre nous a survécu selon la bonne volonté des armée des empires, pour témoigner de leur puissance, et que nous fassions de la pub pour leur terreur.

 

Nous avons une chance certaine d'habiter sur un lopin de terre que le pouvoir central a oublié. C'est ce qui nous a appris à survivre de nos propres moyens. Nous n'avons pas d'argent, mais la magie, l'ingéniosité et le travail de la matière font que nous survivons. Si on vient nous chercher, nous n'aurons rien à donner. Et si nous allons en ville, personne ne peut nous voler. Restez toujours caché si vous ramenez quelque chose, car on ne peut pas se permettre de prendre à la légère les brigands dont notre survie, et même notre dignité, dépends de leur humeur de nous laisser vivre.

 

- Voix féminine : Madame. Si le moment est bien choisi, puis-je ajouter quelque chose ?

 

- Premier Ministre : Je vous en prie, Conseillère. Parlez.

 

- Conseillère : D'autres rêves me sont venus. Comme chacun d'entre vous le sait, ma divination est approximative, et dépends de ce que mes rêves veulent bien me dire. Aussi, parvenir à contrôler mes rêves me prive des connaissances qu'ils pourraient transmettre.

 

Dans le rêve que j'ai fais, j'ai vu une terre lointaine. Je ne sais pas si elle est située dans notre monde ou dans une dimension parallèle, mais il existe 4 individus. Ils sont différents les uns les autres, qu'ils s'agissent des capacités comme de la personnalité, et contrairement aux empereurs de nos empires, leur entente est sincère, quelque soit les discussions qui peuvent quelque fois agiter leur cohésion.

 

Je pense avoir vu une petite personne. Il est bricoleur, à l'air aimable. L'un d'eux était quelqu'un de grand, je ne sais pas si c'est une vue de l'esprit ou s'il est vraiment comme ça. Il est capable de colère, et elle lui permet d'électrocuter n'importe qui ! Un autre gars, svelte, donnait l'impression d'être à la fois jovial et sincère, et paradoxalement, il est capable d'une immense cruauté. Le dernier mec que j'ai vu, semblait être caché, et pourtant, il restait toujours près du groupe. Quand je me suis approché de lui, la neige tombait.

 

J'ai tenté de parler au groupe. Tous se sont retournés, et je n'ai aucune idée de leur comportement et de leur réaction, car c'est ici que mon rêve s'est arrêté. Oui, madame ? Souhaitez-vous continuer à ma place ?

 

- Premier Ministre : Je le souhaite, sauf si vous n'avez pas terminé.

 

- Conseillère : Si. J'ai des idées sur mon rêve, mais je tiens à écouter les vôtres comme nous tous.

 

- Premier Ministre : Selon votre rêve, ils sont peut-être une solution, ou un début de solutions à nos détresses. Peut-être pourront-ils renverser les empires, et ouvrir une alternative sérieuse et équitable. Ou peut-être, au lieu de renverser les empires, sauront-ils les modérer, qu'il y aurait un glissement harmonieux avec le moins de douleur possible.

 

[Remarquant une main levée] Gardien de la défense, vous avez une idée à soumettre ?

 

- Gardien de la Défense : Oui madame. Ma propre idée est la solution de la dernière chance; partir. Nous ne sommes pas des être surnaturels. Il faudrait quitter définitivement ces terres de haine. Et dans ce cas, les 4 garçons (dans le vent) nous aident à fuir et à sauver nos arrières. Même en ayant une embarcation, nous n'avons aucune carte maritimes, ni des réserves de vivres gigantesques pour ne permettre d'explorer et voyager loin.

 

- Premier Ministre : C'est une issue bien désespéré que vous suggerez, Gardien de la Défense. Mais si nos espoirs ne pourront pas être satisfait, peut-être que votre idée deviendra la meilleure possible. La résilience et vivre bon gré mal gré aux régimes à long terme, même nos ancêtres ont déjà essayé.

 

Quelqu'un d'autre parmi vous a une autre idée ? Personne ? Bien. C'est ce qui conclu notre ordre du jour. Nos mages, nos scientifiques, et peut-être même nos espions, travailleront pour trouver des moyens d'observer les mondes à distances. Je vous remercie".

 

Après 2 ans et quelque mois d'intenses recherches, les moyens d'observations ont donné du résultat; il existe + d'1 monde parallèle, mais fuir durablement les dictatures ne serait pas la 1ère solution. Les renseignements ont également permi de déterminer qu'il existait des recherches à Uditer pour que ces voyages inter-dimensionnels et/ou extra-planétaire soient possible, et que dans les prochains mois, Uditer demanderait à son peuple s'il y a des volontaires pour cette expérience de voyage afin d'aller et revenir, pour ensuite faire un rapport.

 

Horanor, une des espionnes les + instruites d'"Opression", région située dans l'empire de Rhebarane, se ferait passer pour un habitant de Uditer, et tentera sa chance pour les voyages spéciaux, et peut-être croiser le monde où se trouve les 4 aventuriers à contacter. L'outil est un module, sorte de boule noir brillante, avec 2 boutons et 2 règlages.

 

Les choses se sont déroulées comme prévus. Horanor est arrivée dans un autre monde à connaitre. Un des règlages montre à quel moment le module est enfin rechargé, et s'il est temps de rentrer. Trop de retard créerait la suspicion à l'empire d'Uditer. Et si Horanor revenait dans son monde d'origine, et près d'Uditer, elle pourrait ramener discrètement les aventuriers, leur dire où aller, ce qu'il y a à faire, à qui parler, et de son côté, Horanor pourrait toujours entrer à Uditer, et dire que le module ne l'a pas ramené à l'endroit prévu, mais qu'au moins, elle n'a été vue par personne. Il faudrait restituer le module afin que Eltar, empereur de Uditer, ne se mette pas en rogne et assassine Horanor.

 

C'est ainsi qu'Horanor, entreprit de voyager dans ce nouveau monde (sans savoir si c'est de la téléportation, un changement de planète ou de dimension) aussi longtemps que le module de transport n'est pas encore rechargé, espérant trouver les aventuriers à temps avant de revenir, voire en avance, afin de pouvoir parler longtemps avec eux...

Partager cet article

Repost 0
Published by regard-existence - dans Aventures
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de regard-existence
  • Le blog de regard-existence
  • : Dans ce blog, je tenterai d'exprimer ce qui a attiré mon attention et aussi ce qui m'interpelle ou que j'estime necéssaire. Je témoignerai de tel ou telle expérience ou pensée, et même de ce qui m'amuse aussi.
  • Contact

Recherche