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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 02:24

Samaya se précipita à la fenêtre pour regarder en bas. Il y avait une benne à ordure fermée par les 2 ennemis sous emprise mentale et télékinésique. Ils étaient même assis dessus.

 

Les aventuriers se dépéchèrent de descendre en gardant le comptable sous le coude. Shin posa un genou à terre et appréta une flèche de glace à son arc, Aymar avait une dague de prête. Les 2 prisonniers ouvrèrent la benne, benne qui s'ouvrait aussitôt, tuant les 2 types. Le boss sortait de la benne, mais chacun de ses bras furent esquintés par Aymar et Shin. Le dealer était à la merci des aventuriers.

 

Le dealer avait une certaine résistance à l'interrogatoire. La lecture mentale ne donnait rien, parce que monsieur se concentrait sur un paquet de conneries sans queue ni tête. Shin, décidément actif grâce à mon histoire, avait une idée. Il lui reste de la potion qu'il a utilisé pour faire parler Stanislas. Verbalement, pour ne pas tout dire de son passé honteux, il avait dit au groupe "J'ai acheté un potion de vérité à un charlatan. Ca va ptêt pas marcher, mais c'est mieux que rien."

 

Il demanda à Samaya de matérialiser un entonnoir. Il demanda à Grunlek de bien tenir le dealer en serrant ses points autour de sa poitrine, prêt à briser les côtes si l'envie lui prend. Théo tiendrait les jambes. Fendelle jouerait bien avec la tête du dealer; c'est l'heure à maman de faire prendre le goûter à son fifils.


 

Dans les vapes.

Fendelle dit sur un ton faussement affectueux : "Allez, mon grand garçon tout en muscle, on ouvre bien grand la bouche." Avec une force plutôt inhabituelle, elle réussissait à ouvrir la bouche du dealer puis à y mettre l'entonnoir. "C'est bien mon petit chou, tu obéis à maman qui t'aime," dit Fendelle, tenant la bouche ouverte d'une main, et l'entonnoir de l'autre.

 

Shin versa ce qui restait de potion de sommeil et de charme dans l'entonnoir. Le groupe doutait que la potion marcherait. Ayant tout avalé de la potion, le dealer semblait se détendre jusqu'à être presque totalement anesthésié. Le groupe commençait à croire que ça avait fonctionné.

 

Shin jeta un regard envers Fendelle, laquelle avait ensuite enlevé l'entonnoir, puis tenait la tête du dealer par ses pommettes. Shin demandait à Bob de sonder l'esprit du dealer : s'il ment, Bob fera signe. Le dealer, sous l'effet de la potion, n'avait pas menti :

 

 

1- La drogue circule par un tuyau sous-marin reliant Rhebarane à Etomil.

2- Uximas, l'empereur d'Etomil, tente de conquérir secrètement Rhebarane.

3- Ayofo est craint mais déconnecté de son pays, Rhebarane. S'il mourait, personne ne se douterait de rien.

4- Cependant, sa mort sonnerait comme un signal pour Uximas de placer un empereur fantoche qui réponderait que de lui.

5- Une partie de la garde d'Ayofo fait bonne figure devant lui, mais agit en secret comme espions d'Uximas.

6- Le dealer ne sait pas exactement de quelle ville part le tuyau, mais son arrivée est située dans un grand cloître désaffecté, situé en campagne, près d'un village presque désert, à quelques kilomètres de la mer.

7- Le dealer n'a jamais connu le vrai nom du village, mais il sait qu'il s'appelle "Futilité"

8- Le dealer a entendu parler d'une 30aines de tentative de renversement d'Uximas. Toutes ont échoué.

9- Le dealer a révélé que s'il décède, son comptable prendrait le relais.

 

Conversation très instructive. Shin avait une autre idée sur quoi faire du dealer. Grunlek et Théo commençait à se méfier de Shin :

 

- Théo : "Je crois qu'il bosse pour une pègre ou qu'il a été mafieux

 

- Grunlek : Je crois aussi. Il a ptêt basculé depuis longtemps, peut-être même dès sa naissance.

 

- Théo : Il ne lui manque plus que l'accent ;D

 

- Grunlek : Oui, mdr XD"

 

Tout le groupe songeait à ce que la potion cesse de faire effet. Shin estimait que maintenant que le dealer a tout raconté, il ferait venir d'autres mafieux en renforts, leur dirait de nous zigouiller, et qu'il vaudrait mieux prendre le pouvoir en se servant du comptable comme marionnette. Il reverserait au groupe une partie de la thune tout en faisant croire qu'on coopère avec Ayofo.

 

La thune servirait à donner des fonds pour une insurrection, et pendant cette insurrection, les aventuriers prendraient le pouvoir pour ensuite y placer le Premier Ministre de la ville de Survie à sa tête. Par précaution, toute la garde personnelle d'Ayofo serait zigouillée; on tue des gens bien, mais avant, on tue les espions, ce qui inciterait Uximas à être méfiant.

 

Théo aurait aimé incarner le rôle du paladin clément qui fait la différence, mais en tant qu'inquisiteur, défendre un criminel, le laisser libre, ça passe pas. Il aurait l'impression d'être un flic corrompu... Ne plus être capable de se regarder dans le miroir... Laisser un criminel libre, accepter un pot-de-vin, la différence est (trop) subtile... Théo craignait la gangrène de sa maigre éthique.

 

Fendelle avait peut-être une solution, elle qui avait déjà frôlé la mort pendant un coma... Elle avait rêvé d'un tunnel bleu pâle au bout duquel il y avait une lumière que seuls les morts peuvent toucher, mais en échange, ils ne peuvent jamais revenir à la vie, même en mort-vivant. Son rêve étant devenu automatiquement un sortilège, elle a la capacité de tuer paisiblement un individu uniquement quand il est dans les vapes. Le décès du dealer laisserait un doute quant à savoir si quelqu'un l'a zigouillé ou si c'est lui qui a choisit de faire un ultime dernier trip. Le sort de Fendelle a toutes les chances de faire croire à une mort naturelle. Les personnes du groupe qui s'exprimaient étaient globalement d'accord, tandis que d'autres préféraient ne rien dire. Le dealer eut alors une dernière vision : celle du sort "Beauté de la Mort" de Fendelle. Le dealer mourut avec un immense sourire, sans souffrir. Théo était fasciné par le procédé de Fendelle.

Vision proche de la mort.

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 15:59

Pendant ce temps, Laurène et Bob combinaient leur capacités télépathiques par méditation pour trouver Aymar; chacun seul, personne ne peut rien faire, et les pouvoirs sont moins puissants. Laurène et Bob allaient de cerveau en cerveau pour tenter d'apercevoir Aymar. Mais en tant que voleuse prudente, cette dernière n'a pas été repérable.

Evasion

Emprisonnés, les aventuriers savaient qu'ils allaient mourir : rien ne permettait de s'évader. Prudent et tactique, le dealer disait qu'il fallait torturer le + fort du groupe, puis le tuer après qu'il ait parlé; privé du courage que Théo symbolise, le groupe serait moralement brisé avant de tout avouer au dealer... Lui aurait de nouvelles ambitions grâce aux renseignements extorqués... Et à son tour constitué une menace sur 2 mondes; celui des 9 empires et celui d'où viennent les aventuriers.

 

Une brute épaisse, un acolyte et un type à peine visible vinrent chercher Théo; malgré ses efforts de résistance, Théo ne pu rien faire car il était désarmé. Théo était allongé et sanglé sur la table de la salle de torture. "Qui veut du raisin ??", dit le tortionnaire avec un rire malsain en prenant un couteau à la forme bizarre...

 

C'est alors que le tortionnaire s'approchait avec son vilain couteau vers Théo... Oh qui sait, il pourrait se reconvertir comme chanteur castra dans l'au-delà... Il faut avoir de l'ambition.

 

Le tortionnaire fut ensuite obligé de reculer jusqu'au mur. 2 autre gardes étaient également plaqué au mur, et malgré tous leurs efforts, ils ne pouvaient pas hurler. L'homme difficile à voir à cause de sa capuche disait calmement : "Je sens la pression sanguine de vos jugulaires. Vous ne pourrez pas hurler car vous serez mort avant si vous essayez d'échapper à mon emprise".

 

Un des 2 gardes de la salle de torture s'écroula. L'homme en capuche avertissait pour la dernière fois : "L'un de vous a essayé de se rebeller et j'ai dû le tuer. En échange, je vais serrer un peu + la gorge de ceux qui sont encore vivant. + vous penserez à vous libérer, + ce sera désagréable."

 

Une lame se dirigeait vers Théo, puis coupa les sangles. Il était enfin libre. "Merci étranger !", disait Théo encore paniqué mais reconnaissant. Il continua "Où sont nos affaires ?"

 

"Par ici", répondait l'étranger. "Ces messieurs vont nous précéder. Ils ont besoin de ne pas rester seuls."

 

"Oui. Après, ils vont rester seuls avec moi. Hein ?? Pour ce qu'ils allaient me faire subir, ces abrutis.", dit Théo avec une brutalité maitrisée mais en sursis.

 

La salle de l'équipement confisqué était trouvée en même temps que la clé. Théo demandait à l'étranger mystérieux d'amener la clé aux prisonniers pendant qu'il récupère son équipement et qu'il surveille le couloir. Les aventuriers étaient tous libre. Avant de quitter les lieux, il restait à trouver le dealer, ou au moins son comptable. Ah, et aussi péter la gueule à tout ce beau monde.

 

Le tortionnaire et le garde qui étaient encore sous l'emprise de l'inconnu, allaient servir de détecteur de pièges, et si le piège étaient ou non à sens unique. Même morts, ils serviraient toujours...

 

Le groupe privilégiait de ne pas faire de bruit dans la baraque : le dealer, son comptable, ou autres gens importants pourrait paniquer, et aller se chercher des planques que les aventuriers n'auraient aucune chance de trouver, même par le + grand et le + douteux des hasards.

 

Laurène et Bob combinèrent à nouveau leur talents de télépathie et de clairsentience; un lien mental ajouté à une capacité de voir ce que voit le garde et le tortionnaire de leur propre yeux. Ils seraient de parfaits éclaireurs pour voir s'il y a quelqu'un. Ca, + la télékinésie de l'inconnu mystérieux, les collaborateurs contraints ne pouvaient qu'obéir.

 

Avant d'entrer dans une salle, selon qu'ils aient oui ou non entendu du monde, les ennemis à la bottes des aventuriers étaient envoyés en éclaireurs, et s'il n'y avait pas de gardes nombreux. Un des couloirs donnait sur une double-porte, et il y avait un nombre de gardes assez important. Les prisonniers, même sans avoir envie de dire la vérité, ont révélé que c'était là que se trouvent les pontes de la + grosse manne de dope.

 

Samaya, la polyvalente du groupe, révéla une qualité : la prévoyance. Elle avait demandé à l'inconnu d'envoyer les 2 gars dehors sous les fenêtres du bureau de la pègre. Grunlek et Théo se regardaient, l'air incertain; ils ne comprenaient pas l'idée de Samaya.

 

Tous le monde avait apprêté ses armes avant de donner l'assaut. Les gardes surveillant la double-porte furent anéantis. Derrière les doubles portes, le groupe entendait des ordres, des bruits de flingues chargés et une fenêtre cassée. Shin semblait être dans un nouveau trip où il ouvrait les portes avec un pied. Théo aurait aimé donné l'assaut en premier.

 

4 gardes furent zigouillés. Un 5ème surgissait subitement, mais reçu une dague dans le gosier de la part d'Aymar qui était passée, depuis l'extérieur, par une fenêtre. Des pleurs masculins très pathétiques étaient perceptibles; c'était le comptable. Il pleurait en disant qu'il ferait ce que les aventuriers voudraient.

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 02:18

Tous le monde étant au rendez-vous, le groupe continua d'explorer la ville et se distraire, autant que possible. Ah, mais au fait : Grunlek n'avait pas dit ce qu'il a fait de sa nuit ! Il avait joué la prudence. Il était allé avec Eden trouver un pont et des cartons où dormir. Etant une louve, pas un seul clodo, ni même leur clébard, n'avait osé venir empêché Grunlek et Eden de dormir. Chose surprenante, quand Grunlek s'est levé, il avait trouvé une bouteille et quelques pièces à côté de lui.

 

Le groupe s'arrêtait pour se reposer dans un dortoir; les quartiers chauds n'étaient pas loin, et il fallait être là de nuit, et en pleine forme. La nuit tombée, il fallait sortir trouver une file où se vendait de la dope.

Les quartiers douteux

La nuit tombée, le groupe était ressorti. L'endroit n'était pas seulement dangereux visuellement. L'odeur d'ordures jetés en place publique et les bicoques parfumés à l'urine rappelaient au groupe qu'il fallait rester méfiant dans cet endroit glauque. Etant 9 personnes et un loup, ni escrocs à la petite semaine ni mendiants de toutes sortes n'osaient demander quoique ce soit aux héros, le groupe étant perçu comme étant une mafia.

 

En arrivant au lieu de la vente de dope beaucoup trop planante, le groupe devaient rester planqué jusqu'à ce que la vente soit finie. Shin et Aymar faisaient la fil d'attente. Qui sait si c'est de la bonne qu'ils vendent dans ce monde. Il y avait des policiers dont le seul rôle était de vérifier s'il n'y a rien de suspect contre les dealers (policier zélé, dealer concurrent), et si personne ne triche dans la fil d'attente.

 

La vente était longue. Des camions revenaient livrer durant la vente. Les 6 aventuriers qui n'étaient pas dans la fil d'attente, veillaient et se relayaient pour ne pas être crevé d'attendre. Grunlek recevaient encore quelques pièces sans en demander tandis qu'il était assis sur le trottoir.

 

Il restait encore 10 personnes avant eux, mais Aymar et Shin n'eurent pas l'occasion d'acheter de la beuh. Le vendeur était bien escorté... Trop bien escorté; s'il ne se protégeait pas, lui comme son business en pâtiraient.

 

Pour ne pas être soupçonné, le groupe avait juste suivi le dealer du regard avant de le laisser partir, puis se servir d'Eden pour le suivre après coup. Sans trop être les uns près des autres, Eden et Grunlek ouvraient la marche. 2 par 2, et sans tous passer exactement par la même rue, les 8 aventuriers se suivaient indirectement, à la recherche du dealer, et + particulièrement sa source de revenu.

 

Je rappelle pour les gens qui ne veulent pas remonter pour savoir pourquoi trouver le fric du dealer, le but, c'est de retrouver la dealer => sa drogue => sa source de revenu => la foutre en l'air => Ruiner Ayofo, le dictateur pourri de fric qui fout rien.

 

Le plan se déroulait, mais il n'était pas sans accroc. Grunlek et Eden manquaient. Tous les aventuriers, sauf Aymar, étaient capturés. Le dealer aimerait bien savoir pourquoi il était suivi avant de tous les tuer.

 

Aymar finit avait été rejoint par Eden. Elles finiraient par trouver un plan et agir.

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 20:20

Le monde est impitoyable.

Fendelle, si douce, était un peu frustrée que Théo ait imposé son plan. Méfiante envers les loubards, elle était furieuse de leur comportement. Samaya généra pour Fendelle une laisse de chaines et un cadenas. 5 gars était bâillonnés, et celui qui a été jugé le + chétif portait la chaine autour du coup et se retrouvait bâillonné.

 

Fendelle avait un ton à la fois doux et cruel; "Aller, mon petit toutou, c'est l'heure de manger dans la gamelle de papa !"

 

Les autres prisonniers pensaient au côté sexuel de la situation, y comprit certains du groupe d'Aventuriers. Fendelle demande mentalement à Théo de pisser dans une gamelle. Théo était à la fois choqué et enthousiasmé : jamais il n'aurait osé rêver une telle vengeance, et il commençait à apprécier Fendelle, la douce au coeur noir. Fendelle, Théo et le toutou improvisé (trainé de force) s'approchèrent d'une gamelle vide.

 

Les loubards avaient arrêtés de rigoler, inquiets. Le toutou à sa mémère regardait, apeuré, Théo au sourire sadique. Ce dernier se penchait et disait au chienchien : "Tu as soif ???"

 

Le toutou ne pouvait pas répondre. Il était bâillonné, et anticipait ce qui lui était proposé. Il essayait de se débattre, mais en vain. Fendelle posa chaque main sur les joues du prisonnier maltraité puis lui dit sur un ton faussement adorable : "Oh voyons, chéri. Tu es trop méchant ! Peut-être que s'il fait ses devoirs..."

 

Fendelle enleva la chiffon pour que le prisonnier puisse parler. "Vous êtes des malades ! Vou..." Le chiffon était enfoncé dans la bouche du prisonnier, pour l'interrompre. Fendelle continua "Tu as vu comme tu nous parles ! Tu as fais beaucoup de peine à Maman. Maman ne t'a jamais éduqué comme ça. Papa va devoir te faire boire son sirop pour que tu sois sage."

 

Théo se préparait à se soulager. Cependant, le prisonnier disait quelque chose : "NNNN NNNN !!! RRRHHHRRRTTTTTTTT !! FFFMMMFFFHHHLLLLFFFF !!"

 

Fendelle, gardant son ton sadique, avait interrompu Théo, puis dit au prisonnier : "Comment ? Je ne comprends pas ce que tu dis. Hmm... Si je présume correctement, tu veux finalement parler avec nous. Bon. Je vais enlever ce vilain chiffon. N'abuses pas de ma patience". Fendelle enleva encore une fois le chiffon.

 

Le prisonnier était paniqué et dégouté. Il hurla "Qu'est-ce que vous voulez ?!" Fendelle continua : "Figures-toi qu'on aimerait s'acheter des trucs pour s'amuser. Mais attention, des trucs costauds, pas de la sous-merde".

 

Le prisonnier avait répondu en disant qu'il existait quelque chose envoyant de l'orgasme à fond les tripes dans les quartiers chauds. Shin explosa de joie. Le groupe d'aventuriers et les loubards étaient surpris. "Allez, on y va !", dit Shin sur un ton assez fort et enthousiaste. "Dans le fonds, vous êtes des chics types ! Et encore pardon pour la baston, on vous laisse les lieux :D"

 

Fendelle parla à son prisonnier sur un ton doux amer : "Maman t'aime et elle est fière de toi. Je ne vais même pas t'obliger à faire tes devoirs. Et puis, Papa, il est trop méchant". Fendelle libéra le prisonnier. Ce dernier semblait s'évanouir d'épuisement, tant il n'espérait plus échapper à ses corvées.

 

Les aventuriers enfin réunis se promenaient. Il fallait trouver cette vente de drogue géniale pour ensuite suivre le dealer, et remonter à la source de sa dope. Ca doit sûrement être une des principales sources d'impôts d'Ayofo.

 

Les aventuriers louèrent une seule chambre miteuse à l'auberge du Lutin Solidaire. Une famille de rats figuraient parmi les colocataires. On trouvait des cafards obèses; certains copulaient, d'autres mangeaient. Le plafond avait d'étranges taches jaunes et orange. La chambre avait comme une odeur de vieille sueur, de sperme rance, de fond de culotte à l'abandon et de désespoir. Grunlek était obligé de sortir vomir.

 

La salle de bain avait ses propres odeurs. La chasse d'eau des wc n'a jamais fonctionné de sa vie. En dessous de la baignoire, un savon oublié qui n'a jamais servit. La baignoire avait un liseré gris poussière. Des odeurs intestinales remontaient des évacuation d'eau.

 

Shin n'en pouvait plus à son tour, et menaçait de dormir dehors sur des toits suffisamment isolés de la rue et des fenêtres pour y placer une tente. Samaya avait l'air soulagé d'entendre Shin vouloir se barrer, et décida de le suivre sur les toits de la ville. Aymar décidait de sortir d'Omiécho, et de dormir à la belle étoile, aidée de Brazier, le cheval de Bob.

 

Il y avait finalement que 4 personnes. Fendelle était draguée et complimentée par Bob et Théo : "Tu étais épouvantable jusqu'à en être délicieuse sous tes airs de princesses", disait Bob. "Si je n'avais pas de code de paladin à respecter, je serais bien sortis avec toi", disait Théo. Laurène, pourtant un tant soit peu guerrière, était un peu larguée de cette femme hardcore qui avait la côte avec les mecs.

 

Fendelle jouait sur l'amertume de Théo sans vraiment chercher à le consoler : "Tu m'as bien obéis, mais j'ai quand même senti que tu n'irais pas au bout. C'est dommage. On dirait que c'est le mage de feu qui est le + costaud. Je le prend !"

 

"On dormira avec les rats et les blattes dans la chambre !", affirmait Bob sans tressaillir. "Tu es tellement dégueu, mon Bob. Tu me feras de la place au lit, tiens !", ajoutait Fendelle, enjouée.

 

Théo et Laurène dormirait dans la salle de bain, à peine moins sale que la chambre, chacun avec son sac de couchage sur le sol. Le lendemain matin, les 8 aventuriers se retrouvèrent à la cantine merdique de l'auberge.

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 14:59

Les squatteurs occupent le terrain.

Aymar pensa fort dans sa tête un message pour le groupe B : "Négatif. Planque compromise. Sommes prisonniers dedans. Libérez-nous. Récompense : Notre estime"

 

Bob prit le relai : "Refusé. Estime = pas récompense. Démerdez-vous. Nan je déconne ! On fait un plan, on arrive, pendant que vous nous renseignez de votre côté."

 

Le groupe approchait des lieux. L'entrée du batiment était derrière une maison. Comme Shin, le sniper est parmi les otages, c'est raté pour chopper les preneurs d'otages un à un.

 

Théo renseignait l'équipe B : Les brutes étaient toutes armées de lames et de matraques. Pas d'armes à distance. Ils sentaient mauvais aussi. Il y avait 6 ennemis en tout. Certains surveillent l'extérieurs, d'autres non.

 

Fendelle avait un plan en plusieurs étapes :

 

* Shin générerait une lame de glace pour couper les liens sans se les enlever pour faire croire aux ennemis qu'il ne peut rien faire. Il générerait ensuite une 3 autres lames directement dans chaque main du groupe A pour qu'ils puissent se libérer.

 

* Comme il risque de manquer de magie, Samaya générerait de l'eau discrètement sur le sol. Au moment de passer à l'attaque, Shin gèlera de l'eau au lieu de créer de la glace, pour ne pas trop dépenser de magie.

 

* Grunlek aurait son arbalète sortie, prêt à tirer si un des ennemis sort, en étant caché sur un côté de la porte.

 

Puis ensuite...

 

Mais Théo, en parfait bourrin, avait une toute autre idée, + concise; Shin générerait toujours 4 lames de glaces en tout. Une fois que le groupe A est libéré de ses liens, tous le monde foncerait dans le tas. Il ajoutait que personne n'est un petit chaton dans le groupe.

 

Fendelle soupira (par la pensée), puis accepta l'idée. Shin généra à distance des lames de glaces dans les mains de chacun, épuisant toute sa magie. Les liens furent coupés, et mentalement, Théo dit au groupe A : "A mon signal, foncez. Prêt ? 3, 2, 1, GO !!"

 

Les ravisseurs étaient surpris que tous le monde soit libre. Pendant ce temps, l'autre groupe fonça à l'intérieur. 8 contre 6, les ennemis inférieurs en nombre tentèrent quand même de se défendre.

 

Un 1er vit du feu jaillir de ses pieds sans comprendre pourquoi tellement il paniquait.

 

Théo sauta sur l'occasion pour récupérer Viktor, son épée du tonnerre, mais un 2ème ennemis l'avait vu et tentait de l'intercepter. Théo était beaucoup + rapide que lui et le menaçait de la pointe de sa lame à la gorge : "Ah ha, je te tiens !" disait-il. "Nan, je crois pas !", répondait l'autre. De la pointe de Viktor sortait un éclair qui atteignait sans difficulté le garde. Théo avait dosé son électricité pour que le jus paralyse le gars un moment.

 

Un 3ème type (insérez ici la blague "Rencontre avec le 3ème type"), l'adrénaline injectée dans ses yeux, voulait se faire Samaya. Cette dernière prit les joues du mecs avec ses mains, et des mains sortaient du feu qui énervait le gars davantage. Avant qu'il n'ait pu frapper Samaya, Grunlek avait mis un coup de poing derrière la nuque du gars en question.

 

Un 4ème gars tentait de se barrer mais il semblait manquer de force, et s'écroula à terre.

 

Les 2 types qui restaient, préférèrent se rendre, offrant de donner quelques renseignements. Les loubards étaient attachés, la porte fermée et barricadée.

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 14:57

L'équipe B commença son oeuvre. Sur une 30 aines de villes, 20 d'entre elles connaissaient le joug pur et dur d'Ayofo. Au fur et à mesure des conquêtes, l'équipe B formait des troupes et recrutait des équipiers particuliers qui auraient la tâche d'administrer la sécurité comme la vie civile des villes, et même de suivre l'équipe B pour faciliter la conquête des autres villes, et proposer une alternative viable. Par souci de discrétion et ne pas provoquer la méfiance globale des villes encore sous le joug d'Ayofo, l'équipe choisit alors d'arrêter les conquêtes, et décida de rejoindre l'équipe A. Les 20 villes s'administreraient tout en étant rattaché à Survie, la ville du Premier Ministre. Les 10 villes restantes, oubliées, démotivées mais garderait encore l'allégeance envers Ayofo, furent laissés tranquilles; elles verraient dans la libération une nouvelle oppression.

 

L'équipe A était arrivée à Omiécho depuis un moment. Chose surprenante, les 3/4 de la ville étaient régis par le crime organisé, lequel versait une commission à Ayofo, et en échange, la criminalité continuait son chemin tout en respectant certaines limites. Bien. Donc si le crime organisé ne gagne rien ou trop peu, même les mafias se rebelleraient si Ayofo augmentait les "impôts officieux" envers ces derniers. Et de son côté, l'armée d'Ayofo se battrait, et il y aurait un bain de sang.

 

A l'entrée d'Omiecho, à un côté, il y avait un joueur de cartes clandestins, "trouvez la dame de coeur". Ca ne doit pas rapporter beaucoup. De ce côté là, il y avait un bar avec des joints qui trainaient et de l'alcool frelatée. Mouais... C'est pas ce qui doit rapporter énormément non plus. Aymar avait repéré un lieu de perdition avec des courtisanes usées de sacrifices intimes et pas du tout sexy, mais aussi des courtisans graisseux et déprimés. Le commerce doit pas mal rapporter. Mais ce serait surprenant que les péripatéticiennes se rebellent. Bof.

 

Aymar émettait une idée : S'il y a une source de fric vraiment importante, il serait improbable qu'elle le soit à la vue de tous le monde. Ce n'est donc que les endroits oubliés que le groupe aurait le + de chance d'y parvenir.

 

Le + dur serait d'inspecter la ville. C'est alors que Shin, reçut quelques mots dans son esprit qui disaient en substance "On... ientôt... vous... forts... Nous... féré... aisser... 'lan...". Shin dit alors à l'équipe A ce qu'il avait mentalement entendu. Théo, grand chef à l'amure d'or clinquante, se sentait triste, il n'arrivait pas à comprendre le message morcelé et parasité. Samaya décoda le message avec beaucoup de déduction; c'était Bob, dont les capacités de télépathie ont été augmentées avec celles de Laurène, et il disait que l'équipe arrivait en renforts, et que le plan de libération progressif des villes avaient dû être abandonnés.

 

Théo eut alors l'idée de convoquer son destrier, d'y attacher un message sur lequel il a écrit que si l'équipe B a 2 chevaux dont chacun transporte 2 personnes, ils arriveraient + vite au lieu de rendez-vous dans une baraque oubliée. Une fois ces formalités terminées, Théo envoya Lumière rejoindre le groupe B.

 

L'équipe A fit un peu d'exploration des environs de la ville afin de se repérer. Une fois terminé, elle campa dans la planque poussiéreuse. L'équipe B, grâce au cheval de Bob et de Théo, mit 1 journée + 1 nuit avant d'arriver dans la matinée à la planque (J'essaie d'imaginer le cheval accepter 4 personnes sur son dos).

 

Un peu avant d'arriver en ville, les chevaux étaient dissipés. Laurène lança une connexion mentale (Ca arrange Bob; lancer la connexion mentale, c'est bien quand c'est pas toujours le même qui s'y colle) puis communiqua au groupe A : "Arrivons point rendez-vous".

En difficulté.

Durant son sommeil à l'entrepôt poussiéreux, Théo faisait un rêve : "Quoi, qu'est-ce qui se passe ?! Tenez-vous tranquille, bande d'imbéciles. Surtout toi, là !"

 

Samaya bouscula légèrement Théo pour lui faire signe d'arrêter de bouger, malgré le fait que chaque membre du groupe était enroulé dans des cordes bien nouées. Ils s'étaient fait ficeler durant leur sommeil. Tous découvrirent qu'ils étaient suspendus. Shin avait un air déprimé, mais personne ne s'en inquiéta à cause des brigands, à moins que ce ne soit des vagabonds pas contents que leur territoire ait été envahit...

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 15:34

Réflexion.

Après avoir tout épongé (bon d'accord, chez les filles, seule Aymar n'a pas retenu grand chose, et côté mecs, Shin et Théo étaient un peu largués, mais sinon, tous le monde a gardé en tête le résumé des rapports de renseignement).

 

Fendelle, rêveuse, pensait qu'il fallait se faire discret, et qu'idéalement, il faudrait sauver Horanor, et éventuellement récupérer le globe de transport dimensionnel. Et pourquoi pas fuir.

 

Shin continuait la conversation, mais estimait qu'il n'était pas possible d'exfiltrer Horanor; sa fuite pourrait provoquer la colère d'Eltar, l'empereur d'Uditer, et que sa mort, provoquerait peut-être des vengeances. Shin appréciait l'idée de discrétion, et estimait qu'il fallait chercher les moyens, à Survie, de refertiliser la terre par la magie, puis en faire de même à chaque ville, tout en formant de nouveaux apprentis qui prendraient la relève.

 

Bob avait une idée : la conquête furtive. Dans chaque ville où il y avait une oppression confirmée (l'allégeance à Ayofo, le despote de Rhebarane ne suffirait peut-être pas, surtout si le despote ne fait rien pour consolider pas la loyauté des seigneurs locaux). Grâce au lien mental, Bob détecterait facilement quant à savoir qui est oppressé ou non, et donc si une action serait bénéfique.

 

Aymar était + chirurgicale. Puisque le pouvoir est concentré sur Ayofo, sa mort créerait un foutoir sans nom, et chaque ville déclarerait son indépendance. Pour y arriver, il faudrait un assassinat préparé, chose peu évidente pour une dictateur paranoïaque qui doit probablement se savoir détester par tous le monde, y comprit sur son propre pays. Le + compliqué : est-ce que ça va être l'anarchie ? L'hypothèse la + épouvantable : une dictateur encore + dur émergerait, et tous ces efforts seraient fait pour rien.

 

Grunlek envisageait une idée spéciale; saboter les sources de revenus non fiscales du pouvoir. S'il est ruiné, le dictateur n'aurait pas d'autre solution, s'il tient à ne pas être ruiné, à augmenter les impôts. La pression fiscale enverrait un message négatif au peuple : "Votre seigneur risque d'être à la rue. Je vous en supplie, et payez + d'impôts pour moi". Tout en faisant publiquement le dos rond, une résistance s'organiserait avec beaucoup de patience, et un jour, Ayofo serait contraint de tomber.

 

De la discussion restaient 5 options résumées de façon suivante :

 

- Fuir ce monde : Le sauver, ou même juste rendre leur vie + supportable est hors de tout espoir. Le groupe est peut-être trop idéaliste

 

- Pour vivre heureux, vivons caché : Améliorer le monde, le rendre + supportable, à condition qu'Ayofo n'en voit rien du tout. Il faudrait recruter à tour de bras et stimuler les meilleures volontés pour rendre Rhebarane discrètement meilleur, pourvu qu'Ayofo n'en sache rien.

 

- Conquête furtive et sélective : S'approprier l'autorité des villes les + fidèles à Ayofo, puis faire semblant d'être allégeant à ce dernier. Une fois les villes assez nombreuses pour contester Ayofo, renverser le dictateur.

 

- Assassinat : Si le pouvoir est centré sur Ayofo, sa mort changerait Rhebarane en bien. Souvent, l'anarchie peut engendrer le regret de la perte de l'ancien dictateur, par réaction d'un nouveau qui serait pareil ou pire, avec regrets de s'être bougé pour rien. Si c'est toujours le chaos, les 8 empires viendraient se partager le territoire.

 

- Affaiblissement sournois : Vider très indirectement les caisses d'Ayofo. Son train de vie supportera très mal les finances amputés, et il sera contraint de commettre des erreurs (impôts exceptionnelles, emprunts massifs) qui le feront tomber, soit à cause du peuple, soit à cause d'une coalition des 8 empires encore debout.

 

Théo arbora une allure de personnage principal sans qui l'aventure n'existerait pas, bomba le torse, puis se rincla la gorge pour se donner de l'importance avant de prendre la parole :

 

"J'ai décidé qu'il fallait faire un mix de plusieurs solutions possibles. Toutes sont intéressantes d'une manière ou d'une autre.

 

L'idée de Grunlek est la meilleure. Attaquer là où ça fait mal, directement au portefeuille. C'est exactement la piste à explorer. Connaissant la logique des autorités centrales, il est hautement probable qu'on puisse peut-être trouver une grosse source de revenue secrète à la capitale de Rhebarane appelé Omiécho.

 

Equipe B : Bob, Fendelle, Grunlek et Laurène. Vous irez fouiller les villes. Cherchez lesquelles sont les + oppressées, dégommez les oppresseurs. Vous formerez une armée régulière locale puis désignerez un seigneur digne, et ce dernier devra prêter secrètement allégeance au Premier Ministre. Les villes libérées ainsi que les villes oubliées du dictateur devront former une communauté locale de solidarité sans déclarer ouvertement leur opposition à Ayofo. Du moins pas encore.

 

Pendant ce temps, l'équipe A, la 1ère, Samaya, Shin, Aymar, ainsi que moi, votre chef bien aimé et auto-proclamé, iront à Omiécho. Nous enquêterons pour voir quels sont les sources de finances clandestines d'Ayofo. Nous irons les saboter, histoire de voir Ayofo chercher désespérément du fric comme un junkie en manque. Des objections sur mon plan ?"

 

Personne ne leva la main. Aymar dit : "Théo, tu n'es pas seulement beau. Tu es aussi intelligent. C'est aussi pour ça que je t'aime." Shin ajouta : "Moi aussi. D'ailleurs, je l'ai vu en premier. Si tu le veux, je ne te le donnerais pas sans combattre." Bob calma le jeu : "Allons, allons. Pourquoi vous battre ?? Pensez positif : imaginez que Théo est une barre chocolatée à partager :)"

 

La dispute étant dissipée par la force de l'amour, le groupe se recentra sur le plan.

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 19:13

A la cave, des tables ont été improvisé, tandis que Samaya, sans trop se dépenser, générait du papier et plusieurs stylos pour le groupe. Tous le monde lisait les rapports d'espionnage, le contexte politique des 9 empires, qui sont les empereurs, le chemin parcourut pour en arriver là. Les aventuriers retenaient surtout le résumé suivant :

 

 

Igarél. Nom du dictateur : Akafil. Autocrate mou et inutile. Déphasé. Administration partiellement désobéissante. La descendance du dictateur critique le régime. Dictature assez maladroite. Certains observateurs soupçonnent que les choses pourraient s'améliorer, mais de façon extrêmement lente.

 

Onominaeh. Nom du dictateur : Méhère. Absent. Trop absent. Soupçon d'un coup d'Etat en douce. Pas de révolte populaire. A peine + audacieux en ce qui concerne certaines réformes, mais toujours ultra-prudent. République corporatiste + attaché au développement économique qu'au développement humain ou environnementale. Une des dictatures les + neutres, ne cherchant pas à être ami ou ennemi avec les autres dictatures.

 

Ezage. Nom du dictateur : Jahel. Monarchie Parlementaire. Son dictateur est en fait un empereur dégoûté des violences inutiles et évitables. Même si des erreurs sont possibles, Jahel traite le peuple avec le + d'équité possible, y compris envers les criminels et les rebelles voulant renverser le pouvoir. Contrairement à des révolutions dites "prise de la Bastille", les prisonniers ne sont pas libérés sans examen préalable de leur cas; même une dictature peut avoir des raisons sérieuses et honnêtes d'avoir des prisonniers.

 

Rhebarane. Nom du dictateur : Ayofo. Le dictateur vit du racket, de l'aide internationale (jamais répartie équitablement) et de la criminalité. Son fonctionnement économique est exsangue, sans dynamisme, mettant la majorité de son budget dans 1 armée nombreuse mais sans réelle capacité d'agresser ses voisins sans vive représaille. La peur du désordre fait que les 8 empires versent une aide internationale à Ayofo sans pour autant être ami ou allié avec lui. Ayofo fait l'unanimité contre lui, cet enfant pourri-gâté.

 

Vyrbal : Nom du dictateur : Qiribar. Très zélé contre les fonctionnaires gourmand de pouvoir. L'administration est capable d'auto-gestion en cas de décès de l'empereur. Crainte du manque de discipline des fonctionnaires. Se sert beaucoup du travail forcé plutôt que de payer des gens pour le faire. Peu soucieux du traitement respectueux concernant le travail : tout travail mérite peut-être salaire, parfois pas entièrement versé.

 

Uditer. Nom de son chef : Eltar. Privilégie également une neutralité vis-à-vis du peuple. Peut-être + encore que Méhère, empereur d'Onominaeh. Empereur misanthrope détestant le public, et faisant son maximum pour ne pas être en contact avec lui, comme pour éviter les révoltes, notamment par une imposition faible. Encourage le peuple à l'autonomie plutôt que de lui accorder directement son aide. Evite autant que possible de recruter du personnel de chair et de sang, préférant du personnel magique, automatisé, ainsi que des illusions. Concentre le développement de l'Etat sur tout ce qui est recherche, magie, psionisme, environnement.

 

Batul. Nom du dictateur : Talebal. Rapport avec le peuple basé sur une charité calculée, pas sincère, afin de créer des militants qui se sont tous seuls infligé un lavage de cerveaux ==> "Mais il est génial ! ne critique pas mon généreux donateurs, ou je te tue". Rémunération du travail totalement arbitraire, faite à l'envie et au faciès. Mauvaise gestion de l'Etat fait fuir les meilleurs fonctionnaires partant bosser ailleurs quand ils le peuvent, rendant Batul encore + médiocre qu'avant. Dirigeant impulsif aux motivations peu compréhensibles. Talebal est entouré de fans cependant peu capables de bien faire fonctionner l'Etat.

 

Pérachède. Nom du dictateur : Murlar. Peu créatif, son chef a largement copié les méthodes de triche sur les autres dictatures, notamment les + dures et les + manipulatrices. Murlar s'enrichit grâce à l'extorsion, et n'hésite jamais à mentir quant à sa prétendue "honnêteté" (il trafique les chiffres de la comptabilité). Murlar, en parfait manipulateur, voire pervers narcissique, déteste dire les choses en face. Il n'a aucune humilité. Certaines rumeurs pensent que le dictateur est lui-même son propre point faible.

 

Etomil. Nom du dictateur : Uximas. Le + brutal de tous les dictateurs. Certains espions pensent, en tant que dictateur le + dangereux, qu'il est le chef d'une alliance officieuse avec Pérachède, Batul et Vyrbal. C'est celui dont la mort est le moins souhaitable, car s'il décède, les 3 empires se partageraient ses terres, des nostalgique d'Uximas existeraient pour combattre les forces de l'alliance d'Uximas. Une autre force chercherait peut-être à zigouiller toutes les forces de l'alliance pour imposer son propre fascisme. Ce que Uximas estime préférable d'obtenir dans de bonnes conditions, il achète avec une condition de retour sur investissement.

 

 

Les rapports évitaient de trop parler des origines sociales des empereurs, comme si l'enfance des empereurs n'avait aucune importance, heureuse ou pas, venant d'une familles de richos qui ont tout gardé/perdu ou de pauvres éternellement dans le rouge. L'accent était largement mis sur la personnalité des empereurs, qui ils sont, comment ils gèrent la responsabilité du pouvoir...

 

Le rapport précisait que les empereurs étaient des bandits unis par une volonté de s'en sortir vaille que vaille, et qu'un plébiscite progressif de leurs actes de criminalité les a amenés à une conquête progressive des 9 îles, + souvent par la force et la coercition que par l'altruisme. Par naïveté de la population, et par regrettable légèreté, ignorance, manque de courage ou de discernement, les gouvernements locaux et nationaux finirent par tomber les uns après les autres.

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 15:15

Des touristes.

Un homme en tenue relativement présentable et un garde en armure amochée par la rouille vinrent voir les aventuriers :

 

- Homme présentable : "Qui êtes vous ? Quel est votre groupe ?

 

- Grunlek : Nous sommes les seigneurs... euh... les anneaux mi-mousses ! Je m'appelle Raymond. [Montrant Bob, Laurène, Théo, Fendelle, Shin, Aymar et Samaya], voici Jean-Michel, Isabelle, Ahmed, Ingrid, Gustavson, Keiko et Joanna.

 

- Bob : [Hésitant un moment] Euh, oui, exactement. C'est nous. Et vous, qui êtes-vous ? [Communication mentale avec Grunlek] (On discutera de tes conneries avec les prénoms après)

 

- Homme présentable : Je suis Vartor, délégué de notre premier Ministre. N'étant pas de ce monde, nous devons vous arrêter pour reconnaissance en vue d'une invasion potentielle. Veuillez-vous rendre.

 

- Grunlek : Mmmh... C'est vrai que si nous fuyions, nous n'aurions nul part où aller, et il serait compliqué de commencer à partir de 0 dans ce monde. [Regardant le groupe quelques secondes, puis constatant qu'il n'y a aucune réaction]

 

- Théo : D'un point de légal et par soumission plutôt que par respect, nous pourrions nous rendre. D'un point de vue tactique, nous n'avons pas à le faire, parce que nous avons le dessus. Être accueilli par un emprisonnement préventif me convainc de passer outre votre autorité. Notre équipement est en très bon état, tandis que le vôtre... Nous vous battrions sans problème votre garde du corps.

 

- Iartor : Hmmm... Vous marqué des points. Cependant, mon absence trop longue se ferait remarquer, et ensuite, vous auriez un régiment derrière-vous.

 

- Théo : Ce n'est pas un problème; vous deviendriez notre otages, et ensuite, ce sera votre régiment qui sera à notre botte. Que vous fuyiez ou que vous hurliez, nous n'aurions strictement aucun problème pour vous interrompre.

 

- Aymar : Et vos menaces sont un très mauvais point de départ si le but est d'avoir un semblant de contact avec nous.

 

- Fendelle : J'ai compris cependant que la peur du lendemain comme de la difficulté de vivre fait que vous vous comportez comme maintenant, et pour ma part, je me retiens de vous en tenir rigueur.

 

- Iartor : [Moins tendu] C'est vrai qu'il y a tellement de choses qui fonctionnent mal que nous avons développé de l'hostilité. Permettez-moi de vous remercier pour votre compréhension.

 

- Bob : Ma collègue est comme ça ! Et de +, la raison de notre visite vient du fait qu'une espionne de votre village a voyagé dans un autre monde, le nôtre, et elle nous a contacté par désespoir d'améliorer les choses dans celui-ci. Mieux : C'est d'ailleurs elle qui nous a remit une lettre, puis nous as dit de trouver une ville du nom de Survie, et de contacter la Premier Ministre pour convenir d'une stratégie de soulagement de vos terres, de connaitre votre monde, mais peut-être pas de le sauver vu l'ampleur gargantuesque de cette tâche.

 

- Iartor : Bon... J'ai eu peur du déclenchement de l'hostilité. Il sera beaucoup + simple de rencontrer la Premier Ministre dans ces conditions. Quand vous êtes prêt, suivez-moi, je ferai annoncer votre visite."

 

Iartor écrit un mot, le remit au garde, et ce dernier partit en courant. Le petit monde arriva pour voir la ville en ruine où l'herbe et les arbres poussaient sur les ruines plutôt que sur la terre trop stérile. Grunlek avait profité du trajet pour dire mentalement à Bob que cacher l'identité dans ce monde serait préférable pour ne pas être tracé, et qu'il valait mieux faire confiance à le moins de monde possible. Eden fut consignée de rester cachée à l'extérieur du gouvernement ministériel.

 

Le groupe remit la lettre d'Horanor à la Premier Ministre, et avant de faire quoi que ce soit, elle congédia Iartor, puis demanda aux gardes de sortir. Elle lisait enfin la lettre.

 

- Premier Ministre : "C'est bien une lettre d'Horanor, que j'espère encore vivante car la mort serait une mauvaise réponse à son aide précieuse. Vous êtes bien l'espoir éventuel de ce monde. Je suis heureuse de vous voir.

 

- Shin : Tata tata Tataaaaa ! C'est nous !

 

- Aymar : Mais à propos, que voulez-vous de nous ?

 

- Premier Ministre : Nous étouffons. Rien ne progresse, que ce soit sur cette île comme sur les autres. Des rumeurs nous viennent parfois que les choses seraient meilleurs dans un autre empire, mais chaque empire voit les habitants des autres îles comme des étrangers. Personne ne s'entre-aide à grande échelle.

 

- Laurène : Nous ne savons pas trop par où commencer. Avez-vous songé à migrer ? Partir discrètement de cette île, et ne jamais y revenir ?

 

- Premier Ministre : Nous pourrions... Mais pour nous installer où ? Les autorisations de sortie du territoire sont presque impossible à obtenir, et quant à l'autorisation de s'installer où nous voudrions, elles sont également impossible à obtenir. Je peux cependant vous fournir les rapports de nos espions répartis ça et là.

 

- Bob : Ce sera parfait. A propos d'Horanor, elle qui avait infiltré les laboratoires d'Uditer, n'auriez-vous pas penser, par hasard, à changer de dimension pour habiter la nôtre ?

 

- Premier Ministre : Ahh, on y pense... Mais déplacer tous le monde à l'insu de l'empire d'Uditer et de Rhebarane aurait terriblement manqué de discrétion, l'empire d'Uditer se serait mis en colère contre Rhebarane, et l'équilibre de la terreur des 9 empires aurait été brisée. Mais en effet, c'est pas mal, comme idée.

 

- Bob : Nous allons déjà prendre consulter les rapports d'espionnage, ce que vous savez, et qui sait, nous aurons peut-être encore besoin de mettre le foutoir dans l'hypothèse peu probable de réussir à améliorer les choses dans ce beau foutoir que sont les 9 dictatures.

 

- Aymar : Nous nous retirerons en privé pour voir ce que nous pourrons faire suivant les renseignements que vous nous donnerez, et les idées que nous envisagerons.

 

- Premier Ministre : Merci beaucoup une fois encore pour l'aide que vous nous apporterez. J'imagine qu'en échange, vous voudriez un moyen de rentrer chez vous. Car il sera difficile de mettre la main sur le moyen de transport qui vous a amené ici. Mais je ferais tout pour vous aider.

 

- Samaya : Nous réussirons ! Merci de nous avoir reçus. Nous nous retirons pour réfléchir sur un plan d'action.

 

Le groupe a alors établit son QG dans un entrepôt oublié en campagne, et en état suffisamment solide pour ne pas s'effondrer. Par précaution, le groupe avait alors établit son QG à la cave. Par précaution, Shin avait invoqué Icy pour le situer sur un poste d'observation élevé, pour vérifier si une personne s'approche dangereusement des lieux. Grunlek, selon le matériel de l'entrepôt abandonné, avait placé des pièges et rappelé au groupe où ne pas marcher.

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 19:57

Les joyeux lurons.

Il fallut au groupe éviter autant que possible 3 postes frontières passablement bien gardé : le personnel de sécurité était tantôt en uniforme froissé, tantôt en armure cabossé.

 

Au 1er poste frontière dont le batiment était de taille très modeste, le groupe avait échoué; le seul garde qui y bossait les avait surpris. Eméché, il hurlait : "Béh anors !! Qué zé vous voutez là !? [Remarquant les 4 femmes] Eh oué ! Zêtes bien entourés !! Bah, si elles sont gentilles avec moi, je vous laisse tous partir !!"

 

Commençant à être énervée, Aymar commençait à s'approcher du garde ivre mais a été interrompue :

 

- Théo : "Attendez ! [Prenant amoureusement Bob dans ses bras en collant sa tête contre la sienne] Faudra d'abord nous passer sur nos corps si vous les voulez <3

 

- Bob : Théo, tu m'as toujours détesté parce que je suis un demi-diable. En fait tu as des sentiments pour moi [Regardant Théo, pas loin de "pleurer" d'émotion] J'avais oublié que la haine et l'amour sont liés :')

 

- Théo : [Parlant au garde] On fait un plan à 3, venez rire avec nous !

 

- Ivrogne : Bah hé, ça va pas nan !? Chuis pas comme ça moi !

 

Durant la discussion, les 4 femmes ainsi que Grunlek et Eden étaient assis, pour regarder le spectacle et se moquer du monsieur.

 

Ce dernier tenta de courir jusqu'à son poste, peut-être pour donner l'alerte, mais il ne fut pas trop difficile à rattraper, surtout parce que Shin (sans avoir été remarqué) était derrière lui. Shin allait tuer le garde, mais Théo l'en avait empêché; il avait une idée. L'archer de l'eau gardait en respect le garde, et tout le monde alla au poste frontière. A l'extérieur du poste, la majorité du groupe était tenue de surveiller pour voir si quelqu'un arrive.

 

A l'intérieur, Théo demanda à Laurène et Shin de bien tenir le garde bourré, et le maintenir assis. Théo prit l'épée du garde, mit la main sur la bouche du garde, puis l'égorgea. Il fit ensuite des entailles profondes dans les veines du garde. Ensuite, Théo demanda à Shin d'affaler le garde sur la table. Laurène, ayant comprit le plan, fouillait les lieux pour trouver une bouteille, en vida une bonne partie du contenu sur le garde, puis plaça la bouteille pas très loin du garde sur la table. Laurène prit le fric du garde. Shin prit un papier et un crayon, puis écrivit un mot avant de le placer sous la tronche du garde: "Lavi è uneu mairde. Jeu m'ai tué". Théo compléta le tableau en plaçant l'épée du garde dans sa main (peu importe si elle tombe, ça fait partie du plan). Théo, en inquisiteur, se demandait si une inspection donnerait lieu à une enquête. Comme n'importe quel flic, lui-même est capable de faire de fausses preuves. Rien ne clochait; n'importe quelle personne extérieure aux évènements conclurait à un suicide.

 

Les 2 autres postes frontières, toujours aussi délabrés mais mieux gardés, durent être évités. Arrivés à Survie, une ville déclinante (comme pratiquement toutes les autres sur Rhebarane), certains habitants fixaient brièvement les aventuriers, l'air étonné que des étrangers viennent sur leur île. Shin, Fendelle et Bob trouvèrent où laver et masser leurs pieds, laver et cirer bottes, chaussures, et pourquoi pas désodoriser l'intérieur (ça évite les champignons aux pieds dont je doute qu'ils soient comestibles).

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