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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 16:31

Fausses dictatures

Dans le secret le + grand, par peur qu'il soit découvert, certains empires paraissaient comme étant des "dictatures molles". 3 en fait. Ni les 6 empereurs n'étant pas dans le coup, ni les habitants de leurs terres n'avaient de preuves solides de ce qui se passait dans les 3 pays.

 

L'un d'eux, le pays de Igarél, avait pour dirigeant une personne très diminuée, Akafil. Un autocrate trop faible, et des bras droits qui ont peur de le renverser. L'autocrate donnait des ordres incohérents ou déjà en cours d'exécution. A très petite dose, son administration ne lui obéissait pas. Il avait une descendance, et cette descendance, malgré son enfance dorée, n'avait pas envie du pouvoir. Cette enfance dorée, c'est ce qui a permit aux enfants de découvrir qu'il y a un tas de choses, un tas d'options quant à savoir quoi faire dans le monde, même uniquement pour soi.

 

Aussi, les enfants éduqués en pays lointains des 9 dictatures se taisaient en présence de leur père, mais loin de lui, ils n'hésitaient jamais à dire que le régime ne fonctionne pas, et qu'il est une plaie pour la viabilité. Malgré ça, le dirigeant, père de 4 enfants, ne voulait rien entendre; le + jeune prendrait la succession, et il n'en serait pas autrement.

 

Quelque part, celà rassurait les habitants et même l'administration de l'autocrate; des enfants qui détestent être au pouvoir seraient + justes, ou au moins trop absents pour être une nuisance, et la vie renaitrait au moins un petit peu, tout en montrant un maximum de discrétion; les 6 dictateurs voient la justice comme une faiblesse, et ils viendraient de se goinfrer des terres, des habitants et de leur richesse s'ils apprenaient que cet empire est faible. Un ministre de la propagande resterait necéssaire pour conserver une réputation de cruauté, donc ne pas subir le courroux des dictateurs.

 

Ainsi, très souvent, c'était le silence de l'administration qui primait, laquelle reçevait le silence des habitants; seul compte la tranquilité avec un dictateur qui, dans les faits, n'a que son image en guise de pouvoir. Le pays n'a jamais vraiment osé se réformer en douce, se contentant de broutilles, comme ne pas pratiquer la peine de mort envers quelqu'un qui a déjà été condamné. Même les partisans, malgré les rares hystériques qui adorent encore le dictateur, semblent s'être calmés.

 

La 2ème dictature molle, Onominaeh, avait un empereur, Méhère, en fait déjà décédé. L'administration maintenait l'apparence que le dictateur est vivant. Une faille dans cette réputation commençait à apparaitre, même chez les partisans les + acharnés; si l'empereur vit toujours, pourquoi n'apparait-il jamais en publique ? La dictature s'accomode mal d'un dictateur absent et d'un pouvoir impersonnel.

 

Onominaeh, dans son administration, a connu un renversement discret. Celà a commencé à se voir avec la teneur verbale et le contenu des actes administratifs. Des hauts responsables ont peut-être été achetés, en retraites forcées ou assassinés. Impossible de savoir si c'est un coup d'Etats en costard cravate ou au couteau tant le coup d'Etat a été étouffé autant que possible.

 

L'administration remplaçante a duré + d'1 an, et il fut constaté, par la rumeur comme dans la durée de son pouvoir, que ce coup d'Etat avait marché. Le régime fut très relativement adouci, supprimant certaines mesures davantage pour des questions de coûts financiers, de peur d'une révolte populaire et pour le commerce, que par humanisme. Comme la 1ère dictature molle, il faut sauver les apparences de la dureté de l'empire.

Un juste se distingue

La 3ème dictature molle, pays appelé Ezage, est moins hypocrite envers elle-même, conservant néanmoins les apparences de sévérité. Comme tous les autres empires, celui-ci avait conquis le pouvoir par le sang. Mais Jahel, son dirigeant, par dégoût des morts inutiles et des vies inutilement brisées, était + juste... Mais pas trop. Il n'existait pas de peine de mort. Une autre chose qui a persuadé le dictateur, c'est la facilité avec laquelle il avait obtenu le pouvoir sur le peuple; les gens préféraient se rendre, beaucoup d'entre eux ayant peur de mourir de douleur et de désespoir de se battre en vain. Quant aux rebelles, la très grande majorité était en prison.

 

Après avoir dominé le pouvoir, l'empereur libérait au compte goutte les gens qu'il avait faits prisonniers; certains avaient peut-être des raisons sérieuses de s'y trouver, et la population n'est jamais reconnaissante de la clémence envers des criminels dangereux. Une libration générale sans réflexion était une idée dangereuse.

 

L'empereur avait réussi à diminuer la rébellion; le pouvoir étant relativement juste, l'envie de se venger, même en étant un rebelle, perd sa raison d'être. Au sein de la population, il n'y a pas besoin d'être un fanatique du dirigeant pour le défendre; c'est surtout selon les actes que le pouvoir est défendu, pas l'adoration de la personne du dirigeant.

 

L'empereur, de par sa facilité certaine à empêcher la rébellion, était perçu comme rusé par les 8 autres dictatures; le chantage est une brillante idée pour mater la révolte sans effusion de sang. Sauf que Jahel n'a rien fait de tel, mais son empire tirait néanmoins profit et tranquilité de cette réputation mensongère. Des 3 dictatures molles, c'est elle qui tirait mieux le parti de la manipulation des autres empires. Il existait même un parlement dans cet empire qui a glissé d'année en année de parlement des dignitaires en parlement de + en + ouvert aux diverses personnes du pays.

 

Lentement, jusqu'à une certaine limite, Ezage était de + en + une monarchie parlementaire, un empire dont l'empereur n'a qu'un pouvoir symbolique qui n'entre en action uniquement si le parlement, par sa propre faute, échoue à faire fonctionner les institutions. Dans les faits, l'empereur y conserve un large pouvoir légèrement restreint. Aux yeux de l'Impérium, il faut conserver l'apparence que c'est bien un autocrate qui décide.

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 18:30

Partie 3 : Installation et relations du pouvoir.

Lors de conversations, certains critiques pouvaient tomber sur des soutiens moraux des seigneurs, parfois appelés "seigneurs de la mort". Ayant besoin d'espérer sans toutefois être d'accord avec eux, les critiques faisaient bonne figure de ne pas tout dire, estimant qu'une vie sauvée était une bonne nouvelle. C'était aussi un espoir de ne pas brusquer un partisan adulateur si éventuellement il y en avait un.

 

Parfois, certains épargnés ont en fait été torturés. La visite des guérisseurs n'était pas un acte d'altruisme sincère, mais un besoin que les torturés, encore vivant, laissent penser aux habitants que la vie peut continuer en étant bien + difficile. C'était un avertissement du terrible châtiment des seigneurs envers toute attitude suspecte. Quant aux guérisseurs, ils étaient tenus d'appliquer les soins de meilleurs qualités. Pas question de bâcler, d'employer l'euthanasie ou le suicide assisté envers ceux qui le veulent ou qui auraient montré qu'ils n'en peuvent plus; les seigneurs y verraient une complicité dans la diminution de leur pouvoir sur le mental des habitants.

 

Les seigneurs étaient majoritairement des humains. Ensemble, et une fois encore de façon ouverte, ils ont déclarés qu'ils formaient l'Impérium; chaque seigneur est désigné comme étant un empereur. Les 9 empereurs assurent leur unité par leurs ambassades qui ont l'autonomie de prendre des décisions en leur nom, avec punition à la clé en cas de trahison. Ce se sont ces même ambassades qui désignent un porte-parole, lequel est soumis en 1er lieu aux 9 empereurs, sinon aux ambassades. Ainsi, en cas de discussion nationale ou internationale, le porte-parole intervient, mais ne promet ni ne décide sans consultation des ambassades, lesquelles sont soumises aux dictateurs.

 

Chaque empire étant en période d'isolationnisme ces dernières années, le porte-parole est surtout, comme les ambassades, chargé de régler certains détails ou régler les conflits ne touchant que les 9 dictatures, la contre-performance étant rétribué par la mort.

 

9 grandes îles. Les 9 empereurs durent se partager la 1ère île. Ils se répartirent encore les terres quand ils conquirent 1 autre île, et ainsi de suite. Jusqu'à ce que chaque empereur ait son île à lui tout seul, son propre palais à lui tout seul. Au milieu des 9 îles, une mer simplement appelée "Grand Lac". Chaque empire peut facilement voir si un autre cherche à l'attaquer grâce à cette mer.

 

Entre presque chaque île, un passage suffisamment profond pour permettre aux bateaux de passer. Pour communiquer, passer par la mer du milieux étaient nettement + préférable que de passer par l'extérieur du cercle des 9 îles.

 

Presque toutes les îles connaissent d'un paysage de steppes et de désert. 4 îles connaissent des verdures très limitées. 1 seule île a une verdure qui est beaucoup étendue. Presque chaque île avait des degrés divers de magie, de technologie ou de méditation spéciale.

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 14:45

Que fait-on sans meilleure solution ?

Les 9 seigneurs ont ensuite patiemment agrandi leur pouvoir tout en évitant que les conflits ne soient physiques, parfois acceptant des pertes financières ou de biens qui ne sont que partis remises pour leur réussite futur. Et un jour, leur puissance était telle qu'il pouvait se permettre de se lancer dans des conquêtes sans devoir agir sous le manteau.

 

Ainsi, au gré des guerres qu'ils menaient, il leur arrivait de promettre rangs et argent pour quiconque viendrait leur servir, vie et impôts douteux envers les neutres qui ne participent pas, et morts à quiconque vient s'opposer à eux.

 

Il y avait pour les habitants 2 façons de mourir et 2 façons d'avoir survécu aux grandes guerres; avoir été caché, ou avoir été épargné.

 

Pour ceux qui décèdent, il y a tout d'abord les inoffensifs. Parfois, il s'agissait de personnes ne pouvant pas se battre, parfois c'était des gens capables de se battre, mais qui ont été soit prit de court, soit pas assez entrainés pour survivre et vaincre, ou même fuir.

 

Les "courageux" qui se sont manifesté disaient qu'il fallait donner sa vie pour que les choses soient meilleurs. Ils étaient la 2ème façon de mourir.

 

Les seigneurs voyaient chez les courageux l'occasion d'en faire des trophées et des preuves que la rébellion n'est jamais impunie. Donner sa vie, comme le prétende les "courageux", est surtout une impulsivité morbide et irréfléchie.

 

Chaque décès provoquait le découragement chez certains, et l'admiration chez les autres. Il est vrai que des rebelles morts sont autant d'argumentation contre la rébellion, et à + forte raison qu'ils sont nombreux. Que le décès touche un inoffensif ou un courageux finissait par avoir un effet connu qui ne fait aucun doute chez les critiques comme chez les soutiens (au moins moraux) des seigneurs; un décès de leur main comme de leurs armées étaient un gage et un renforcement de leur pouvoir incontesté. Les inoffensifs étaient davantage soutenus que les courageux, car les courageux avaient les très lourds défauts, sur le choix de vivre ou mourir, de refuser la patience d'endurer la dictature ou de constituer des forces suffisantes, ainsi que de servir de publicités aux autocrates.

 

Chez les personnes qui étaient en vie, elles l'étaient de par 2 options.

 

En se cachant, elles prennent l'initiative de ne pas être découvertes, pourvu que la cachette soit bonne, et l'armée pas suffisamment observatrice et curieuse pour trouver quelque chose. Pour un habitant, perdre à ce jeu était une option douloureuse et mortelle, mais au moins, elle incitait à travailler à ce que la cachette soit bien faite, à moins de privilégier une fuite qui ne laisse pas de traces.

 

La survie pouvait être dûe à la "gentillesse" des seigneurs. Cette gentillesse sonne faux; épargner un habitant, et idéalement devant témoin, pouvait faire convaincre les esprits paniqués que les seigneurs sont justes, et que les morts sont quelque fois nécéssaires. Qu'une personne soit sauvée laissait aux esprits fragiles et apeurés quelque chose pour se raccrocher.

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 22:20

Le désespoir insistant.

Par delà les nombreuses mers, une lointaine terre, encerclée d'algues haute et de limons, survit comme elle peut.

9 seigneurs de guerres ont pillé, et dominé les terres. Ils ne se font pas la guerre entre eux; c'est grâce à chacun dans ce groupe si les 9 grandes îles sont sous leur domination. Ne pas aller + loin dans la conquête était un gage que personne, parmi les 9 conquérants, ne soit + puissant qu'un autre, mais une précaution pour ne pas épuiser les armées et éviter de les inciter à se révolter ou à déserter.

La seule condition pour étendre son territoire, d'après le serment rédigé entre les 9 seigneurs, était que les terres à conquérir soit suffisamment grandes pour que chacun ait le double des terres qu'il possèdent déjà; un seul seigneur, qui se sentirait lésé, pourrait patiemment se venger et nuire à cet équilibre de la terreur, et posséder toutes les terres, ou au moins suffisamment par supériorité.

 

Les seigneurs ne se réunissaient que très rarement et que pour 2 raisons :

- Protéger cet équilibre douteux

- Exposer un projet de domination des terres

 

La façon d'être des humains, sauf exception favorable, tend à la domination; personne ne s'avise de nuire à un autocrate sans en subir les conséquences. Celà lui garantit sa personne contre les agressions. Lui seul a le monopole du respect qui lui est dû.

Les 9 seigneurs, d'après les hypothèses les + vraisemblables, auraient été soit des brigands, soit des mafieux (à l'origine des escrocs qui ont décidé de passer à la vitesse supérieure), soit des chefs politiques locaux qui ont assuré leur pouvoir contre la concurrence (affirmant quelque fois des textes louables contre la corruption ou pour la justice, mais qu'ils n'appliquaient jamais envers eux-mêmes)

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 22:15

Choisissez.

Bienvenue dans le sommaire de Aventures. Cet article est presque vide. Normal, il se remplira au fur et à mesure que j'y ajouterai des parties, plutôt que d'avoir tous les articles à la suite. Il vous suffira juste de cliquer sur une partie que vous souhaiter lire. Ca vous aidera à savoir où vous vous êtes arrêtés.

Il y a au moins 1 musique par partie. Pourquoi sont-elles là ? Pour contribuer à l'ambiance de l'histoire. Quand vous voyez lecture de la musique, cliquez dessus, puis continuez à lire.

 

Catégorie 1 : La soif du pouvoir

Partie 1 : Banditisme progressif

Partie 2 : Le moindre mal

Partie 3 : Installation et relations du pouvoir

Partie 4 : L'apparence extérieure de la peur

Partie 5 : Cohabitation difficile

Partie 6 : Brutalité et manipulation

 

Catégorie 2 : Transition

Partie 7 : Réunion secrète

Partie 8 : L'espoir est ailleurs

Partie 9 : Contact avec l'Inconnu

 

Catégorie 3 : Préparation

Partie 10 : Ils sont comment, en vrai ?

Partie 11 : Une nouvelle expédition

Partie 12 : Un aller-simple pour ailleurs

Partie 13 : Passeur

 

Catégorie 4 : Messagers

Partie 14 : Les randonneurs

Partie 15 : Aucune trace

Partie 16 : 1er contact dans un monde parallèle

 

Catégorie 5 : Renversement

Partie 17 : Révision des connaissances

Partie 18 : Réunion stratégique

Partie 19 : Passage à l'acte

Partie 20 : Squatteurs

Partie 21 : Si romantique

Partie 22 : Commerces douteux mais légaux

Partie 23 : Prison Break

Partie 24 : Le patron déchu

Partie 25 : Plan pour un nouveau patron

 

Catégorie 6 : Alliance Naissante

Partie 26 : Une rencontre et un rendez-vous

Partie 27 : Emprisonnement sur invitation

Partie 28 : Mission Top Secrète

Partie 29 : 1ère étape d'une longue mission

Partie 30 : Formes de vies exotiques

Partie 31 : Une autre espèce

Partie 32 : Ca repart

Partie 33 : Réunion diplomatique secrète

 

Catégorie 7 : Le Parcours

Partie 34 : La loi du marché

Partie 35 : Promotion canapé

Partie 36 : Le traitre trahi

Partie 37 : En fuite

Partie 38 : Empressement

Partie 39 : Arrivée forcée

Partie 40 : Une encombrante poursuite

Partie 41 : Une nouvelle espèce

Partie 42 : Diplomatie inter-espèces

Partie 43 : Corruption organisée

Partie 44 : Un deal

 

Catégorie 8 : Sauvetage

Partie 45 : Urgence

Partie 46 : Course contre la montre

Partie 47 : Concession pressante

Partie 48 : Moment critique

Partie 49 : Passage dans l'au-delà

Partie 50 : Evasion de la fin de vie

 

Catégorie 9 : La Porte de Sortie

Partie 51 : Retour à la réalité

Partie 52 : Epilogue

 

Ci-dessous, c'est la carte des 9 empires, pour que vous ayez une idée de l'autre monde où les aventuriers sont prisonniers, dans l'attente de repartir.

Ce monde est nouveau pour le groupe des aventuriers

Ce monde est nouveau pour le groupe des aventuriers

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 19:08

I : Entente commune

 

L'histoire de l'Ordre du Sang, davantage une école qu'une croyance, est celle de ses 4 fondateurs, sur la grande île de Êmelle, habitants d'Aralis.

 

Il y avait tout d'abord Ehpelio et Yaonine, respectivement soeur et frère. Après une bonne enfance enfance (stimulante et positive), tous les 2 partirent développer des connaissances en magie, en étant cependant pas dans la même académie, afin de ne pas souffrir de comparaisons stupides.

 

Leur parents prirent cette précaution, parce que chacun d'eux avaient déjà souffert de la comparaison immodéré de nombreuses personnes qui formaient leurs observations en se basant sur la comparaison, condamnation à une éternelle médiocrité ou à une réussite dans la douleur et la frustration. Le moins de gênes favorisait le développement intellectuel.

 

Nahémie gérait un emploi du temps entre un travail en maison de guérison, le bénévolat et quelques vacances. Les connaissances, elle les apprenait durant ses travaux, chose qui la motivait + qu'une formation axée sur la théorie. Elle avait apprit que le soulagement de la douleur existe d'au moins 3 manières :

 

- Guérir

- Vivre avec ce qui ne peut être guérit

- Ne pas endurer l'incurable.

 

Malgré le fait que tous les patients ne peuvent pas forcément être guéris, Nahémie appréciait ce qu'elle faisait.

 

 

Korik était à la fois fossoyeur et alchimiste marchand. Voir défiler les décédés avait provoqué chez lui un lot de tristesses et de mélancholie. Progressivement, le nombre de morts qu'il devait inhumer ou incinérer déclenchait chez lui des curiosités : Y-a-t-il des morts évitables ? Est-il possible de surmonter la mort, et ne mourir que si on a fait le tour ? Peut-être que Korik était lassé de voir à quel point la mort est trop facile. Korik travaillait avec Inahèm. La seule différence était que chacun n'était pas au même poste d'activité.

 

Chacun avait une vision de la vie comme de la mort. Mais au milieu, qu'y-a-t-il ? Le déroulement, les évènements, une vie (au sens où il y a des activités sans se satisfaire des battements de coeur et de l'arbitraire du destin), des esprits...

 

Le hasard a fait que les 2 duos se sont rencontrés à l'occasion d'une période d'université gratuite à ciel ouvert; son thème serait la vie en général et sous ses nombreux aspects. L'expérience voulait que si l'instruction se faisait à l'air libre, les gens s'épanouiraient + sans endurer le côté pesant d'être enfermé à l'intérieur dans le seul et razoir but de penser. L'expérience a été partiellement réussie; le nombre importants de personnes aux rendez-vous était louable, mais il a contribué à une certaine dissipation de la concentration.

 

Ce rendez-vous n'a pas été perdu pour tous le monde, car il y avait une entente intellectuelle importantes entre Ephelio, Yaonine, Nahémie et Korik. Ils se parlaient. Parfois, et pas forcément en même temps, ils se concentraient sur l'université à l'air-libre; un écoutait avant de continuer la discussion, puis un autre prenait le relais.

 

Du peu qu'ils ont entendu, le groupe se rappelait que la sang est comme une rivière, et le coeur, un système hydraulique. Ils savaient également que le sang permettait l'irrigation des muscles; une personne qui a trop perdu de sang ne peut plus marcher, à moins de la sauver de l'hémorragie, et qu'elle en récupère avec la guérison des blessures et/ou par l'alimention.

 

Ah, j'oubliais : plus de sang du tout = mort. J'en parle parce qu'on dit souvent que je ne suis pas précis et que les gens ne comprennent pas quand je raconte. Donc voilà, maintenant c'est fait.

 

 

 

II : Début des recherches

 

De cette université en plein air, les 4 compagnons ont retenu tout une série de connaissances sur le sang, et très peu sur les organes et le corps humain en général.

 

Korik envisageait que le groupe ait un atelier pour des expériences sur le sang, de préférence une cabane de location avec une cave. Une répartition des rôles devenait necéssaire.

 

Ephelio prit la parole pour décider d'une répartition des tâches. C'est elle qui chercherait en villes quels sont les petites maisons ou les cabanes avec cave suffisamment grande pour 6 personnes et pas mal d'équipement.

 

Korik décida qu'il chercherait des prix pour des outils d'expérimentation chimique, des microscopes, des manuels, et que pour celà, il ferait cette lourde tâche avec Yaonine.

 

Nahémie, astucieuse, décida de s'occuper de l'aspect financier de ces recherches. Agile, artiste et joueuse, elle s'occuperait de faire quelques danses, de chanter, faire une partie de cartes, faire des paris notamment au combat en arène; parier sur elle si elle est sûre de gagner, parier sur un des 2 adversaires en fonction de son talent, ou même ne pas parier du tout... Et graduellement de trouver l'argent, en + de ce que ceux qui travaillent costisent déjà sans trop prendre de risques cependant.

 

Les renseignements et les fonds réunis, le groupe se retrouva pour discuter de ce qu'ils ont trouvés, qu'est-ce qui vaut la peine d'être payé, ce qui est intéressant...

 

Finalement, une maison avec 1 étage et 1 sous-sol a été trouvé. Un peu trop grand par rapport aux besoins, mais ça ferait l'affaire. Le meilleur équipement sans y engloutir toutes les finances a été choisis. Le reste de l'argent qui n'a pas été dépensé serait pérénnisé dans une épargne auto-suffisante pour couvrir les frais directs et indirects de l'atelier.

 

Finalement, le sous-sol a été divisé en 2 partie : une pour les expériences, l'autre pour faire des cultures cachées et pas forcément recommandées en publique.

 

Durant 3 ans, l'équipe, pas toujours au complet (en fonction des emplois du temps), faisait des expériences sur le sang. Comment en reproduire, comment en produire, pourquoi la couleur rouge... Les recherches officieuses étaient longues.

 

Le groupe pourrait alors chercher un moyen de domestiquer le sang, et en faire un être indépendant du corps humain, mais néanmoins sous le contrôle du magicien. Une autre idée serait de pouvoir créer du sang par le procédé "de l'énergie vers la matière"... Ooh, il y a tellement de chose. Peut-être même pourrait-on créer un golem de sang. Cette idée a été inspirée de celle qu'on puisse créer un golem de chair. Le groupe s'est occupé à reproduire du sang par le procédé "énergie vers matière"; il serait dommage que personne n'ait plus de force pour pouvoir continuer l'expérience.

 

Les recherches du groupe ne s'arrêterait pas là. Si la rivière rouge qu'est le sang est composée d'êtres vivants, peut-être serait-il possible que chaque être vivant travaille (sûrement de force) pour le conjurateur ?

 

Et dès lors, de nombreuses expériences ont eu lieu pour créer un être de sang. Il a donc fallu que chacun d'entre nous, à tour de rôle et si besoin est, se blesse (mais pas trop), et essayer de faire une mini-créature de sang.

 

Il a fallu s'exercer plusieurs fois. Echouer beaucoup pour enfin arriver à la 1ère réussite, c'est ce qui motivera à continuer. Progressivement, le groupe réussissait à faire un être de sang qui leur obéisse, et sache faire certaines actions sans qu'un objet, tel qu'une bougie, glisse, et passe à travers ce que la main d'un mini-golem de sang tentait de tenir.

 

De fil en aiguille, le groupe finissait par créer un golem suffisamment bien fait pour répondre à leur besoin. Il revient ensuite au lanceur de sort de choisir si l'être de sang doit avoir une certaine autonomie, ou s'il doit totalement dépendre du sort jeté.

 

Les golems de sang peuvent non seulement agir comme gardes, au passage effrayant, mais de +, le mage peut faire passer un message par le golem, voire être provisoirement incarné dans le golem de sang. Le procédé demande cependant à ce qu'il y ait un gardien à côté ou être dans une maison dont il est peu probable qu'elle connaisse d'une effraction; changer de corps en déplaçant l'esprit est quelque chose qui ne se fait à la légère, et si le golem de sang meurt alors que le corps original est tué, l'esprit est coincé, et obligé de disparaitre.

 

Cette première expérience réussie, il fallait nous fixer un autre but :

 

D'une certaine manière, ce serait un sort de vampirisation tellement amélioré qu'il pourrait anéantir un individu tout en récupérant sa force vitale. Or, il existe déjà un sortilège touché vampirique et un sortilège de drainage de vie.

 

Le groupe acquit alors les 3 sortilèges :

 

- Toucher Vampirique

- Fuite de vie

- Extinction de la vie

 

Le 1er sort, Toucher Vampirique, transfère une faible partie de la vie de l'adversaire au lanceur de sort. Fort heureusement, pas besoin d'être effectivement un vampire pour que celà fonctionne, et il y a un plaisir sadique et utile à guérir aux dépends de la vie d'un autre.

 

Fuite de vie, le 2ème sort, occasionne des pertes de vie et la gravité de ce sort dépends de la puissance du magicien. Chose étonnante pour ce deuxième sortilège, c'est qu'une lumière blanche est générée au coeur, à l'intérieur du corps (encore en vie) de l'adversaire. Cette lumière blanche remonte jusqu'au cerveau avant d'en sortir et de se perdre. Dans le même temps, une étrange brume rouge flou mêlée de rose pâle sort elle aussi du corps. L'adversaire perd alors de la vie sans douleur, et quant au sortilège, même s'il ne tue pas tout de suite, il touche toujours.

 

Le 3ème sort et dernier sort, extinction de la vie, est + terrible que le précédent sort. Une fois encore, ce sort crée une fuite de vie. 3 longues griffes d'énergie blanches, ou roses très pâles sortent du sol pour enserrer la victime. Cette dernière, si elle est dans une crainte, est touchée par la peur de la mort, peur qui engendre la douleur, et qui tue en 3 ou 2 coups assez souvent, les victimes les + faibles mourant dès le 1er coup.

 

Il n'existe aucun sort permettant de drainer ou d'aspirer totalement la vie d'un être vivant.

 

Le but n'est pas simplement de modifier un sort de guérison ou y ajouter plusieurs effets (ils existent déjà), mais plutôt de pouvoir aspirer la vie d'un individu, et indirectement son sang. La difficulté du procédé, c'est de ne récupérer que l'énergie vitale et ce qui permet au sang d'être, de rendre service, et d'empêcher la captation de ce qui n'est pas compatible, y compris en ce qui concerne le sang humain.

 

 

 

III : Victimes idéales

 

Après une réflexion intense mais courte, une planification de la recherche de sorts étaient envisagée. Le groupe commencerait par voir déjà comment provoquer une perte totale de vie du 1er coup, quelque soit l'adversaire, tant que ce n'est pas de l'électricité qui permette sa mobilité.

 

La recherche d'un sortilège qui évaporerait toute la force vitale du sang du corps était facile à envisager et à créer. Le sort a d'ailleurs été nommé "Evaporation sanguine". L'expérimentation, moins; il ne ferait aucun doute que le sort marcherait sur un rat, mais qu'en est-il sur des cibles bien plus massives. Sans expérimentation, comment dire si la recherche donne satisfaction ?

 

Il faudrait des cobayes... Problème, le pays n'est pas en guerre. Impossible de poster une annonce pour demander à des victimes consentantes de bien vouloir se donner à nos expériences. Dans le pire des cas, le sort serait quand même gardé en tête pour une utilisation éventuelle. Trop improbable d'être là au bon moment en cas de guerre de rue.

 

Une solution serait de s'établir là où c'est un peu + tendu, avec + de victimes... Mais voyager, et emmener un maximum de choses n'est possible que si on beaucoup d'argent et énormément d'envie. Réfléchir et continuer sa vie. C'est ce que chacun a fait pendant 2 ans.

 

Et 2 ans après, Nahémie avait une idée et une chance : emménager au sud de l'île, à Doréhor. La ville connait de certains conflits maritimes et de pillages à cause de pirates et de corsaires. Les rares corsaires qui purent être capturés avaient révélés qu'ils travaillaient pour un mystérieux employeur qui prenait de multiples précautions pour ne jamais montrer son identité.

 

Par manque de personnel et par désespoir, la maire de la ville engage des personnes au moins la motivation et un minimum d'équipement pour aider à lutter contre les pirates et les corsaires nuisants aux intérêts de la ville. Mercenaires, miliciens, voire de parfaits débutants voulant en découdre, sont bienvenus pour agir en ville, et surtout en mer. En guise de paiement, toutes personnes servant la ville à l'encontre des pillards pourront avoir les propriétés des pillards (sauf réclamation).

 

Cette décision prise, les 4 spécialistes du sanf emménagèrent leur vie, leur travail et leur avenir à Doréhor. Malgré les tensions maritimes, la ville tenait bien. La fréquence des conflits permettrait d'expérimenter le sort d'Evaporation Sanguine.

 

A chaque escarmouche, l'équipe expérimenterait à nouveau le sort. La 1ère fois, il n'a pas autant marché, les victimes expérimentant une fatigue sans réelle conséquence. A la 5ème expérimentation, le sort avait marché, mais uniquement parce que les victimes avaient des plaies déjà ouvertes, les achevant de suite.

 

Après des améliorations et une 11ème tentative de lancement de sortilège, le sort fonctionnait des cobayes indemnes mais de façon trop lente, ne montrant qu'un mince brouillard rose clair à peine visible. Les effets de l'évaporation sanguine étaient encore trop ressemblant aux 2 sorts de Fuite de Vie et d'Extinction de la Vie. Il fallait encore des améliorations.

 

A la 20ème tentative, toujours durant un combat maritime, l'Evaporation Sanguine avait marché. Le sang quittait le corps des pillards sous la forme d'un brouillard rouge bien + épais. Le teint de la peau des victimes pâlissait. Le brouillard rouge s'élevait jusqu'à une certaine hauteur. Puis, à cause du vent, le brouillard rouge se déplaçait pour aller jusqu'au dessus de l'eau avant de devenir du sang puis d'aller dans l'eau. Malgré la dépendance au vent et la capacité limitée de concentration, le sort avait marché.

 

Après une brève fièrté de la victoire, des doutes règnaient. Durant le processus, les défenseurs de la ville pensaient que les attaquants avaient une étrange maladie ou une malédiction particulière. Cette hypothèse était en proie aux doutes; certains observateurs estimaient que les maladies, y compris les moins graves, avaient une légère chance de contagion. Un autre doute reposait sur le fait qu'il est étrange que cette maladie ne survienne que maintenant alors que les attaquants agressaient la ville de Doréhor depuis 5 ans.

 

Fort heureusement, rien ne pouvait permettre de savoir que les 4 magiciens du sang étaient derrière tout ça; le sort n'émet aucun projectile, donc aucune chance de savoir sa provenance. Autre atout qui font que les 4 magiciens du sang ne pouvaient pas être soupçonnés; ladite "maladie" a eut lieu des mois après qu'ils se soient installés. La réussite retardée du sort d'Evaporation du Sang rendait service.

 

Sans ralentir dans leur progression, les magiciens avaient encore amélioré le sort pour qu'il puisse fonctionner sur une + longue distance. Le 31ème jour de l'expérimentation du sort d'Evaporation Sanguine, ce dernier fonctionnait sur une longue distance, tout en donnant le sentiment inquiétant d'une victoire facile à la ville de Doréhor, sans que les défenses de la ville n'aient eut à s'activer.

 

Le sentiment d'une possible tranquilité prochaine était tempérée par la peur; "ce qui arrive à nos ennemis pourrait-il nous arriver à nous ?", laissait entendre en substance journaux et discussions publiques.

 

 

 

IV : Organisation naissante

 

Les attaques se faisaient ainsi de + en + rare. De fait, la ville connaissait d'une trève avec le pays encore inconnu d'où venaient les pillards; les bateaux ne revenant jamais avec leur équipage.

 

Les progrès commençaient à se faire de + en + difficile à parvenir... 3 des membres du groupes voulaient passer à autre chose même si ces expériences étaient impressionnantes et stimulantes; Ephelio, Yaonine, et Korik. Ils manquaient de en + en + d'idées et de motivation.

 

Nahémie, esprit inventive et indépendante, respectait la volonté des 3 membres du groupes. Alors le groupe, pas encore séparé, décida de fonder une organisation mêlant édition, connaissance scientifiques et magiques : "Les livres du rubis".

 

En sous-main, il y aurait une école non officielle de magie basée sur le sang. Nahémie en serait la chef. En sous-main, il y aurait un recrutement d'apprentis intelligents et créatifs qui ont envie de progresser.

 

Au départ de l'affaire, le groupe aidait Nahémie dans ses démarches, ses activités comme dans le financement de la boutique. Nahémie de son côté, sans attendre que l'épuisement du dévouement du groupe, prenait l'initiative d'écrire des textes, d'acheter et vendre des parchemins de connaissances et/ou de magie, de vendre des livres de sortilèges vierges, si ce n'est + ou - rempli en fonction de ce qu'un client serait prêt à payer... Très lentement et progressivement, la boutique commençait à être de + en + rentables, et quant la rentabilité fut suffisante, le groupe se mit d'accord pour cesser le financement d'une petite entreprise auto-suffisante.

 

Nahémie travaillait seule. Les anciens membres du groupe ne venaient maintenant aider que s'ils le proposaient, et le + souvent, Nahémie refusait tant ils avaient fournis beaucoup d'efforts pour que le commerce fonctionne.

 

Après un demi-siècle de vie, Nahémie était dirigeante accomplie de son commerce, et maitre officieux de sa guilde de magie du sang, laquelle avait en tout 8 compagnons (grade supérieur à celui d'apprentis).

 

Le sort de d'Evaporation de la Vie avait atteint son maximum d'effet et de portée possible. Quant aux compagnons, ils recevaient un salaire qui leur permettait non seulement de vivre, mais aussi de se faire plaisir, le traitement décent aidant la motivation et la loyauté des serviteurs.

 

L'ennui de continuer la même chose encore et encore finissait par entailler l'intérêt de Nahémie pour sa boutique. Elle songeait à ne plus gérer son commerce, et à partir vivre une vie de découverte en wagon avec chevaux. Quant à ses anciens amis, elle ne pensait ne pas les rencontrer, tandis que ces derniers la voyait de moins en moins. Chacun vivait sa vie au gré de ses choix, ses obligations ou encore de ses plaisirs.

 

Nahémie envisageait de transmettre les connaissances du sort d'Evaporation de la Vie, le 1er de l'école de magie du sang. Au vu du pouvoir de nuisance et de destruction de ce sortilège, elle écrivit un serment de déontologie :

 

"La lecture d'une seule d'un seul des mots du serment m'engage entièrement.

 

Chaque fois que j'apprends un sort qui peut être utilisé à mauvais escient,

Je ne me concentrerai jamais à chercher la gourmandise du pouvoir.

Adopter la déontologie est obligatoire et préalable avant d'être membre de l'école.

 

La recherche de connaissances prime, et doit ouvrir sur une pensée large de son utilisation,

Je ne me servirai du pouvoir de la mort de ce sortilège qu'en cas de nécéssité,

Et uniquement si aucune autre solution - dure, - expéditivie, n'est possible.

 

Et si je dois me servir d'un sortilège du sang, je dois apprendre à doser,

Plutôt que d'utiliser la pleine capacité de tuer.

 

En cas de renonciation à l'école de la magie du sang, et par respect de la présente déontologie,

Je renonce à me servir des sortilèges recherchés de cette école, du 1er jusqu'au dernier.

 

Si jamais il ne reste qu'une dernière formalité pour lancer un de ces sorts, je disparaitrai

Car la lecture préalable de ce serment me lie à la prudence du pouvoir comme des connaissances.

L'oubli de la déontologie n'annule jamais la responsabilité des sorts de cette école."

 

La déontologie fut ensuite enchantée, afin que sa lecture lie obligatoirement le membre de l'Ecole de la Magie du Sang. Plus tard, elle fit lire la déontologie à chacun des 8 compagnons. Ils étaient pris au piège de ce texte prophétique sans savoir qu'il était enchanté.

 

2 des compagnons crurent à des balivernes et décidaient de tuer Nahémie avec l'Evaporation de la Vie, et comme le serment avait été justement conditionné, aucun des 2 ne put lancer le sortilège alors même qu'ils en avaient pourtant la connaissance. Ils quittèrent alors la guilde de la magie du sang. + tard, s'étant aventuré à s'en servir hors des murs, ils moururent sans douleur par disparition. 3 autres décidèrent de partir mais respecterait le serment, et ne se serviraient jamais de ce sortilège.

 

 

 

V : 2ème Génération

 

Il ne restait finalement que 3 compagnons, et l'un d'eux fut nommé maitre de Guilde, les 2 autres furent nommés experts, de par leur capacités et leur expérience comparable au maitre de la guilde qu'ils assisteraient.

 

Quand elle fut enfin prête à partir, Nahémie remit les clés de sa boutique, "Les Livres du Rubis" à Kinjin, nouveau propriétaire. A lui, s'il est débordé, de déléguer la gestion de la librairie. Mais à lui surtout, de donner l'impulsion à la Guilde de la Magie du Sang, quelle route elle doit suivre.

 

Quant à Nahémie, impossible de connaitre le jour de sa mort, si elle s'est rangée ou si elle a tout fait pour rester indépendante. Les 3 successeurs de la Librairie du Rubis n'ont jamais osé lui demander s'ils pouvaient la recontacter; ils étaient comme poussés du nid, sans pouvoir pouvoir demander conseil à celle qui leur a donné une chance d'être ce qu'ils sont.

 

La nouvelle direction que prendrait l'école de magie serait celle du Transfert de la Vie. Le Toucher Vampirique, lui, est trop court et trop incomplet, car il ne draine qu'une partie de la vie.

 

Kinjin avait pour collaborateurs Ladann et Iarl. Ladann avait de grandes réserves de magie dans le groupe. Iarl avait des capacités de lancement de sorts puissants. Quant à Kinjin, il avait le + de connaissances. La formation des 3 membres de ce groupe équivalait à 1 seul mage puissant, chaque membre du groupe étant donc dépendant les uns des autres.

 

A leur tour, il leur fallait recruter des apprentis. Les seuls qu'ils avaient réussit à trouver, n'avaient pas de réels talents en magie, certains n'en ayant même aucune... 2 apprentis seulement furent recrutés, Korlev et Voctir.

 

Risquant d'être débordés de par la gestion de la librairie et par crainte de subir du retard dans la recherche du sort de Transfert de Vie.

 

De tous les membres de la 1ère génération ayant construit le 1er sortilège, il restait encore Korik, Ephelio et Yaonine. Et s'ils se voyaient payés et chargés de formés ces débutants en culotte courte ?

 

Seul Yaonine accepta, les 2 autres n'appréciant pas l'idée de faire toute l'éducation de poulains sans potentiel. Ladann, Kinjin et Iarl avaient cependant eu la précaution de ne pas faire lire la menaçante déontologie, afin que les apprentis ne soient pas atterrés par la panique, mais aussi qu'ils puissent avoir l'audace suffisante de leur expérimentation.

 

Après formation suffisante pour de bonnes bases en magie, Korlev et Voctir avaient enfin développer le potentiel suffisant, ainsi qu'une amitié et une gratitude envers les gérants de la librairie (pour leur avoir donné une chance) et envers Yaonine (pour avoir révélé les compétences des 2 apprentis).

 

Les travaux pour le sort de Transfert de Vie avaient repris. Les travaux connurent 2 mois de travail intensifs. Un nouveau prototype de sort de Transfert de Vie était crée, et pour savoir si le sort était + éfficace que le Toucher Vampirique, il fallait l'expérimenter. Comme Iarl, Kinjin et Ladann étaient liés par le serment, les apprentis pouvaient eux seuls jeter le sort de Transfert de Vie sans que le serment ait une chance de les tuer.

 

Une des chances de trouver des victimes serait d'aller sur l'île d'où viennent les agresseurs contre Doréhor. Et du coup, il faudrait à nouveau emménager ailleurs, s'établir sur ladite île. Les renseignements trouvés disent que les attaques viennent l'île de Garelie, île réputée pour son mode de vie axé sur le vol et le pillage. Certains disent que c'est une île de contrebandiers, pendant que d'autres, moins indulgents, disent que c'est un île de pirates où la gouvernance dépends du groupe physiquement fort.

 

Quoi de mieux que de se faire bien voir en mettant à terre un Etat voyou, l'avoir à ses pieds, et en devenir le maitre.

 

L'astuce serait de se faire bien voir en passant pour des criminels en fuite. Et pour celà, rien de mieux que d'aller voir Korik, le fossoyeur. Comme celà a été souhaité, Korik a sous la main des biens et des vêtements non-réclamés. Il a prit l'habitude de voler les possessions des décédés, lesquels n'ont ni besoin, ni possibilité de réclamation. Il avait un drapeau de Garelie, idéal pour aller sur l'île sans couler (si le bluff fonctionne). Quant au bateau, il serait acheté à un armateur qui retape les bateaux des pillards. Il ne pait donc rien pour les acheter, et ne fait facturer que les réparations et le gain de bénéfice, permettant ainsi l'achat de bateaux à des prix très avantageux.

 

La petite guilde de la magie du sang, composée de 5 membres, auraient donc encore largement assez d'argent pour s'installer sur l'île de Garelie. Le bateau était assez grand pour y mettre l'équipement de magie, vivres, eau potable, matériel de réparation et équipage.

 

Le bateau était assez grand pour y placer 15 personnes, magiciens et personnel de navigation, dont 7 marins, un timonier, un quartier-maitre et un capitaine de bateau. Tous travaillent, sans le savoir, pour la Guilde de la Magie Sang, et selon les prévisions, il y avait assez pour nourrir et payer tous le monde. En fin de voyage, avant pour repartir, les marins se verraient proposer d'avoir ce bateau, sachant que si celà ne leur plaisait pas, ils pourraient toujours le vendre.

 

 

 

VI : Les proies du pouvoir

 

Le voyage se passait bien durant 20 jours. Arrivé à l'île de Garélie, un bateau s'approchait. Selon les marins, il ne s'agit pas d'un garde côte, et la façon dont le bateau s'approche a l'air menaçante. Les marins étaient gênés; se battre causerait immanquablement la perte du bateau.

 

Cependant, les choses n'étaient pas perdus. Les 5 magiciens décidèrent de rester caché, et à travers un hublot ainsi qu'une longue vue, ils voyaient le personnel du bateau adverse. Il est + grand, et un peu + dangereux.

 

Après brève concertation, les magiciens interdirent les marins de dévier de la route en échange d'une prime de risque, et quant à l'équipage de l'autre bateau, il connaitra une détresse qui ne lui sera pas mortelle.

 

L'équipage ennemi connut une sensation glaciale très étrange. Au dessus-d'eux, il brouillard rouge de + en + opaque s'élevait, et restait durablement suspendu en l'air. Progressivement, l'équipage adverse semblait de moins en moins en forme. Leur agressivité était graduellement remplacé par de la panique, à mesure que les marins ennemis avaient de + en + de problème pour tenir leurs armes, jusqu'à ne plus pouvoir tenir debout.

 

Les marins du bateau de magiciens s'étaient ensuite vu demander d'approcher le bateau ennemi, et qu'ils auraient une prime meilleure que la 1ère proposée. Un quart du personnel décida de ne pas participer tandis que ceux qui restaient participeraient quand même sans blâmer les mutins de leur manque de zèle.

 

La bateau des 5 magiciens s'approchait du bateau ennemi au-dessus duquel flottait le nuage de sang évaporé. Les marins ennemis s'étaient vu expliqué que leur vie ne tenait qu'à 1 fil, et que leur mort était proche, quoiqu'évitable.

 

Ils auraient une chance de vivre + longtemps et de récupérer leur force. Les marins ennemis se sont cependant vu rappelés que si jamais ils usaient de cette opportunité pour changer d'avis et tuer les 5 magiciens les ayant épargnés, ils perdraient définitivement la vie.

 

C'est là que le sort de Transfert de la Vie serait tenté. Le brouillard rouge épais diminuait à vue d'oeil, au fur et à mesure que les marins ennemis récupéraient des forces. Cependant, le sang évaporé ne revient pas totalement dans le corps des marins, car une bonne partie était perdue à cause du vent qui l'avait dispersé jusqu'au ciel, donnant l'illusion d'un coucher de soleil mortel. Une autre partie s'était liquéfiée et tombée en fine goutelettes à la mer.

 

Le sort de Transfert de Vie n'avait pas totalement marché. Cependant, ce hasard laissa une chance de bluffer les marins; ils avaient assez de force pour se déplacer et faire fonctionner le bateau mais pour se battre ou pour soulever ce qui est lourd.

 

Une partie des biens du bateau ennemi fut transférée sur le bateau des magiciens; même sans en avoir besoin ou s'il ne font pas marcher les canons, la revente fait partie de la prime de risque pour les marins du bateau des magiciens. Le bateau ennemi connut ainsi des pertes sans être ruiné, et le bateau encore intact pour naviguer encore.

 

La bateau des 5 magiciens navigua loin du port; le reste du trajet continuerait à pied. Quant aux marins, ils purent repartir avec quelques jours de paye pour leur propre retour, avec le bateau et quelques biens de valeurs, que ce soit pour les garder ou pour les vendre.

 

Sur l'île de Garélie, il fallait maintenant trouver une ville maritime pas trop peuplée où s'établir, Videnne, puis lentement gagner en pouvoir. Mais tout d'abord, il y avait cette chaine particulièrement gênante : le serment. Tant qu'il reste actif, impossible pour Kinjin, Yarl et Ladann de faire un maximum de choses. Impossible éventuellement d'être définitivement chez eux, sur cette île en la dominant.

 

L'île finirait un jour par être aux pieds des 5 magiciens venus la conquérir, certes, mais d'abord pour développer des connaissances. Comme à Doréhor, les 5 magiciens installèrent une boutique de prêts sur gages ainsi qu'achat/ventes d'objets d'occasions, parfois volés, avec un sous-sol aménagé, et reservé à la magie du sang qui ne doit pas être connu du public.

 

Progressivement, l'Ecole de la Magie du Sang, toujours de façon officieuse, continuait d'essayer d'avoir un bon sort de Transfert de Vie. Sur 5 magiciens, 2 seulement peuvent le lancer sans craindre le serment qu'ils n'ont pas lu.

 

Le 1er jour où le prototype du sortilège fut amélioré, l'expérience a été tenté sur 2 rats; l'un volontairement affaibli, l'autre intact. Le Transfert de Vie avait fonctionné sans drainer totalement l'animal intact, car la quantité de sang du rat affaibli a été à son maximum.

 

Une autre tentative a été effectué sur un rat sans perte de sang avait une maladie bénigne, l'autre en bonne santé, quoiqu'ayant volontairement été privé d'une partie de sa force vitale. Le Transfert de Vie a été lancé de façon à ce que le rat sans perte de sang mais malade, en transfert une partie sur le rat affaibli mais pas malade.

 

L'expérimentation répétée a permit de voir comment le Transfert de Vie pourrait fonctionner sans que le sort comme la victime n'apporte leur mauvaise surprise sanguine, une filtration, en quelque sorte. Le projet irait même jusqu'à surmonter les problème de compatibilité de groupe sanguin.

 

Le sort fut à nouveau modifié et expérimenté pendant 8 jours. Au 9ème jour, l'hypothèse était que le sort de Transfert de Vie était achevé. Aucune maladie, aucune molécule et aucune incompatibilité ne peut empêcher de profiter de saisir les flux de vie d'une autre personne, pour que quelqu'un d'autre en bénéficie ensuite.

 

 

 

VII : Conquête de la peur

 

Une chance s'est présentée quand Doréhor envoya une expédition militaire attaquer la grande ville maritime de l'île, Oranol. Des 2 côtés, il y aurait des punitions invisibles, non seulement Doréhor n'aurait aucune chance de faire aboutir ses expéditions militaires, mais Oranol non plus. Qu'une expédition militaire vienne ou parte, elle connaitrait les conséquences du sort de Transfert de Vie.

 

En cas de surplus de flux vitaux évaporé, il serait stocké dans un globe de cristal pour une utilisation future, et dans laquelle le sang tourbillonnerait afin que le sang ne coagule pas. Ce fut toujours aussi spéciale de voir les gens paniqués, sans comprendre ce qui leur arrive et pourquoi. La notion d'amis et ennemis ne faisait aucune différence.

 

La suite des opérations consistait à créer un sort de Golem de Sang. Non seulement celà servirait pour + tard renverser ce pouvoir qui dépend de la force, mais de +, si un golem de sang n'est + necéssaire, il pourrait toujours être liquéfié afin que le sang puisse reservir une autre fois

 

La recherche du sort comme de son expérimentation ne requérant aucune victime, il fut + facile de rechercher et amélioré le sortilège. Après 23 jours, il fut enfin possible de créer un golem de sang, pourvu qu'il y en ait assez pour qu'il puisse être construit, si possible en plusieurs exemplaires, et pour qu'il y en ait en plusieurs exemplaires, une fois encore, il faudrait jouer au vampire et avoir + de boules de cristal pour stocker le tout.

 

Comme ce n'était pas fini, les gens se soupçonnaient les uns les autres. Des bagarres éclataient. Alors, comme il n'y avait que 2 magiciens sur 5 à ne pas avoir lu le serment, les 3 autres magiciens se sont dit que s'ils ne pouvaient directement lancer un sortilège, ils pourraient au moins transférer leur magie dans les réserves des 2 apprentis, puisque ces derniers peuvent agresser n'importe qui sans risquer la mort par la disparition, l'éffacement.

 

Les affrontements étaient nombreux sur l'île de Garélie, y compris dans une ville aussi modeste que Oranol. La raison, c'est que puisque le gouvernement n'est conquit et géré que par la force, les gangs les + modestes doivent faire leur armes en cherchant une unfication souvent forcée. Le jour où la force d'un groupe rivalise avec celle du pouvoir actuel, l'affrontement devient possible, tandis que la douleur de l'échec reste la même.

 

Cependant, l'actuel groupe, nommé "Les Indéboulonnables" par la rumeur publique, avait survécu à 13 coups d'Etats.

 

Les 5 magiciens caressait le rêve d'un tel pouvoir. Vaincre ceux qui ont résisté à 13 coups d'Etats, voilà qui assurerait durablement l'obéissance civile, et à + forte raison que l'Ecole de la Magie du Sang a un pouvoir qui instille la peur, laquelle incitera, elle aussi, à l'obéissance civile.

 

Progressivement, les magiciens, tout en faisant attention à ce que la menace du serment ne se réalise pas, collectèrent du sang prélevé sur les gangs qui se battent entre eux ou qui recourent au racket. Les terreurs locales commençèrent à être prudentes. Une paix lugubre s'installa progressivement.

 

Une fois encore, un recrutement de 2 apprentis magiciens a eu lieu, Kerlèn et Girard tandis que les 2 prédécesseurs avaient été élevé au grade supérieur. Du groupe de 5 magiciens ayant ouvert une boutique ici, 2 d'entre eux, Ladann et Yarl, resteraient pour la gestion de la boutique comme du personnel et de son entrainement.

 

Graduellement, les magiciens du sang s'installait de ville en ville, récupérant du sang des divers gangs et autre mafieux. A la fin, il y avait assez de magiciens pour créer et maintenir des sortilèges de Golem de Sang. Il y avait un nombre gigantesques de puissantes golems de sang, et ce sont des adversaires si inhabituels qu'ils déstabiliseraient l'actuel gang au pouvoir, les Indéboulonnables.

 

Malgré toutes les tentatives du pouvoir, personne ne pût vaincre les golems de sang; chaque coup d'épée, chaque projectile lancée, voyait aussitôt une reconstitution des pertes des golems de sang. Les magiciens du sang, en tant que spécialistes, avaient envisagé que le pouvoir en place ait une chance de les vaincre, mais comme l'île fonctionnait au rythme de la violence, handicap contre la pensée, le pouvoir n'aurait pas pu trouver une solution sérieuse.

 

 

 

VIII : Consécration

 

Le gang connut à son tour le sort de Transfert de Vie jusqu'à être complètement vidé de leur sang. L'île de Garélie appartenait maintenant totalement à l'Ecole des Magiciens du Sang. Pour sortir quelque peu de l'anonymat sans trop se montrer en public. L'Ecole de la Magie du Sang s'est alors fait officiellement appeler l'Ordre du Sang.

 

C'est à ce moment là qu'un discour fut imprimé et affiché sur chaque porte de maison, de commerce, d'atelier... Ce dernier disait :

 

"L'ordre est né,

Du sang versé,

Ne comprenant que le langage de la force,

Il a fallut mener une attaque féroce,

Envers tous meneurs de violences,

Obéissez, et vous aurez notre bienveillance,

Nuisez, et de votre vie, il n'en restera rien.

Tenez compte de nos règles, tout se passera bien.

 

Sanguinus, Grand Maitre de l'Ordre du Sang, Chef Éternel de Garélie"

 

Sanguinus 1er en fait, mais il ne fallait pas laisser entendre au public l'histoire d'une succession; après 1000, ou 2000, il n'y aurait qu'un seul Sanguinus pour faire croire à une étonnante longévité.

 

S'ensuivait l'exigence envers les habitants de mener une vie honnête. Ce qui peut être fait ou pas, et ce qui est laissé à l'appréciation de chacun.

 

Chaque ville comportait de membres de l'Ecole du Sang cachée derrière une activité commerciale. Progressivement, à chaque garde embauché pour jouer un rôle de police, un golem de sang disparaissait, devenant un souvenir de terreur qui pouvait très bien revenir à la surface.

 

1 des apprentis mages est devenu la puissante figure de Sanguinus, mais secrètement, Sanguinus 1er était en fait un chétif apprenti magicien, le moins bon possible, par sécurité; d'abord parce qu'en étant suffisamment bête, il resterait servile, mais si un jour, il devenait à son tour trop gourmand de pouvoir, il serait rapidement arrêté, voire stoppé avant la moindre tentative.

 

Kinjin avait apprit les conséquences bien trop lourdes et restrictive d'un serment enchanté. Il rédigea donc 2 textes; l'un pour le public, l'autre pour Sanguinus. Le Grand Edit de Coexistence Sincère donnerait au public aurait ainsi une idée de ce qu'il peut faire ou pas, mais aussi une idée de savoir ce qu'il peut exiger du pouvoir et inversement, le tout en sachant éviter le conflit (même caché). Garélie resterait un territoire bien délimité; pas question de conquérir, pas question d'être conquis. Le tribunal ne doit généraliser ni la souplesse ni la sévérité, la proportion de la sanction doit trancher.

 

Cette dernière idée a été recopié dans le texte que chaque Sanguinus, mais aussi chaque conseiller, doit suivre. Pour ce même texte, chaque Sanguinus doit suivre un comportement, ainsi qu'une liste de directives.

 

En ce qui concerne le comportement, Sanguinus devra savoir s'imposer mais aussi savoir écouter; que l'un ou que l'autre ne ferait que donner lieu à un pouvoir incapable de raisonner sans extrêmes. Elle/il ne devra jamais dire son âge, ni dire son identité, et si l'actuel Sanguinus se retire et souhaite dire son vrai nom, elle/il ne devra cependant jamais révéler qu'elle/il a été Sanguinus. Enfin, quelque soit ses capacités magiques, Sanguinus doit réfléchir et craindre d'abuser du pouvoir; ne tuer, de préférence, que si c'est utile. Celà étant, il peut drainer tous le sang voulu.

 

En ce qui concerne les directives, les priorités sont ordonnées de la manière suivante :

 

1- Organiser la recherche de nouveaux sortilèges dans toutes les guildes de magie du sang, et trouver de nouvelles idées de développement de sortilèges

 

2- Assurer des défenses suffisantes pour l'île de Garélie. Ne faire preuve d'aucune légèreté quant à l'usage de la force.

 

3- La direction, la cogestion ou la délégation accordée par Sanguinus devra permettre non seulement de l'aider à gérer Garélie, mais aussi de trouver un successeur valable sur la bases d'épreuves diverses, et donnant sur une victoire non faussée du successeur.

 

4- Ramener une baguette, et regarder les 2 côtés avant de traverser.

 

Là où l'habitant de Garélie, dans la + large majorité possible, connait le Grand Edit. Les Conseillers et Sanguinus doivent maitriser 2 textes, et surtout garder le secret sur l'identité de Sanguinus.

 

Cette organisation étatique vient ainsi poser un cadre qui rompt définitivement avec la nation pirate qu'était Garélie.

 

 

 

IX : Succession à long terme

 

Chaque génération de magicien du sang prenait beaucoup de précaution pour tester les candidats d'abord suivis pendant un temps, puis désigné pour participer à des épreuves. Pour assurer qu'il n'y ait aucune rébellion future, le candidat a la possibilité de refuser la mystérieuse invitation; mieux vaut ça, que d'amener quelqu'un de force qui pourrait éventuellement préparer patiemment sa légitime future rébellion.

 

L'Ordre du Sang a continué ainsi durant plusieurs génération. Garélie fut en petite partie constitué de magiciens de l'air, de l'eau, et de la pluie. Le reste de la population est majoritairement constituée de marchands, marins et ouvriers. Les administrations de Sanguinus jugeait bon de conserver "l'âme" de son activité, à savoir ce qui est lié de près ou de loin à l'eau.

 

Sanguinus 2ème du nom, Kinjin en privé, prit la succession après avoir doucement diminué les force de Sanguinus I pendant 5 ans.

 

Depuis Sanguinus II, la succession par adoption se passait bien jusqu'à Sanguinus VI. Ce dernier avait des visées expansionistes car il faisait préparer et armer des bateaux sans déclarer tout de suite la guerre.

 

Quelque soit l'argumentation des individus, le consensus était largement acquis en faveur de la paix (ou même d'une trève envers certains pays). Les conseillers avaient avortés à temps le départ de l'expédition : la mémoire des décès liés aux campagnes de pillages inspira la révulsion d'une campagne de guerre, et les critiques allèrent même jusqu'à interroger la necéssité d'une guerre.

 

Une partie croissante de l'opinion publique commençait même à s'interroger sur qui est au pouvoir et qui s'en occupe. Pourquoi un pouvoir si impersonnel qui ne communique éventuellement que par discours et courriers ?

 

Une révolte voulait renverser le fonctionnement du pouvoir. L'Ordre du Sang avait l'habitude de ne pas s'identifier ni même de menacer si ses plans sont remis en question : quelqu'un est dangereux, il doit être sondé mentalement, afin de savoir ce qu'il sait, puis tué, et son apparence conservé pour une opération sous couverture.

 

Cependant, l'Ordre du Sang et un quart des conseillers de de Sanguinus VI conspiraient en secret pour renverser Sanguinus VI. Le problème majeur, c'est que comme chaque Sanguinus est maitre dans la magie du sang, il est donc presque impossible d'éssayer de le vaincre sans qu'il s'en rendre compte.

 

Durant 6 mois, et parfois à tour de rôle entre eux, maitres de chaque Ordre du Sang de chaque ville se relayèrent pour tenter de trouver une solution, lire des livres, se renseigner pour chercher le manuel "Comment vaincre un mage qui casse trop les couilles, mais qu'on peut pas attaquer de front ?"

 

La chance se produisit quand Sanguinus VI demanda à ce qu'il ait un abri sous-terrain loin du palais, et accessible par passage secret. L'abri fut alors construit de telle façon à ce que même en situation de crise, Sanguinus VI se sente en vacances.

 

4 mois + tard, tandis que le grondement d'une révolte n'avait pas encore aboutis à une grande marche, Sanguinus VI demande à ce que son expédition ne parte pas faire de conquête, et aille patrouiller les rues des villes de Garélie pour faire peur. Sanguinus VI alla se cacher dans son abri.

 

Tandis qu'il s'estimait à l'abri, Sanguinus VI eut la surprise de voir 3 personnes entièrement habillés en noir. Condescendant, Sanguinus VI riait en disant que 3 assassins ne peuvent pas l'arrêter. Les 3 assassins étaient terrifiés, pensant qu'il leur arriverait quelque chose. Cette peur fut ensuite transmise à Sanguinus tandis qu'elle avait abandonné les 3 assassins. La peur de Sanguinus inspira un humour fugace chez les assassins avant d'aller se jeter sur Sanguinus. Ce dernier était dans une zone d'anti-magie totale. Sanguinus mourru physiquement, et son inquiétude de ne pas avoir réussit à jeter de magie rendait sa mort + douloureuse encore.

 

Les assassins ramenèrent ensuite le cadavre de Sanguinus VI. Des communicateurs ainsi que des bourreaux amenèrent Sanguinus VI en public et disaient son vrai nom; en la circonstance, la vérité sur qui est Sanguinus VI n'est pas à craindre. Les communicateurs disaient au gens que le pouvoir savait se remettre en question, et renverser lui-même les indélicats plutôt que de laisser une révolution le faire, et que l'ordre reviendrait. Les bourreaux attachèrent le cadavre de Sanguinus VI en place public : quiconque voulait lui faire payer ce qu'il a fait à Garélie en avait l'éternelle permission du gouvernement provisoire.

 

 

 

X : Plus jamais ça

 

Finalement, l'idée d'un serment revenait en force. Chaque Sanguinus serait tenu de le suivre, et si le Sanguinus va au pouvoir sans lire le serment, il devra mourir quelque soit ses intentions.

 

Les maitre de chaque local de l'Ordre du Sang se réunirent, et un serment enchanté pour la lecture fut rédigé :

 

"Quiconque lit la 1ère ligne de ce serment lui lie sa vie, même après avoir quitté le pouvoir.

Le serment tuera par anticipation si le début de réalisation d'une seul faute commencera.

C'est uniquement sur la base du serment que le chef de Garélie est le chef légitime.

Expansion et diminution du territoire de Garélie interdite.

Chaque Sanguinus a 10 ans pour ajouter 1 ligne au serment.

Sanguinus ne devra jamais être de la lignée de ses prédécesseurs."

 

6 lignes. 1 par Sanguinus ayant été présent au pouvoir. Au fur et à mesure de l'histoire, le serment a continué d'avoir une ligne d'écriture par Sanguinus ayant succédé. En + du 1er serment, la suite continue de la manière suivante :

 

"... Pas question de pisser si tu vises mal. Pisser assis est préférable, mais c'est toi qui voit.

Sanguinus devra connaitre et respecter le Grand Edit.

Il devra aussi connaitre et respecter les texte du comportement de Sanguinus comme ses directives.

Le serment tuera le successeur si le prédécesseur a été tué par un prétendant au pouvoir.

 

Il y a eu 9 Sanguinus. Le 10ème, toujours vivant, a travaillé à pouvoir changer de corps. Son propre sang part alors de son corps pour ensuite s'installer dans le corps d'une ou d'un disciple consentant.

 

Quand les gens se demandèrent qui avaient bien pu renverser Sanguinus VI, l'Ordre du Sang avait décidé de sortir de l'anonymat, se faire connaitre officiellement. Les mages avaient inventé une histoire qui puisse satisfaire le public mais sans qu'elle dise absolument tout afin de ne pas se sentir obligé de tout dire, et de pouvoir coexister.

 

La justice sévère, dont faisait preuve l'Ordre du Sang depuis ses 1ers fondateurs secrets, encourageait la population à rester courtois envers l'Ordre du Sang : c'est grâce à elle si le calme, même sinistre, pouvait revenir. Sans eux, Garélie serait resté une île de pirate saturée de conflits permanents, que ce soit à l'intérieur comme sur le plan internationale.

 

Sanguinus X connait très bien les magies fonctionnant à distance (comme l'oeil du mage, atout précieux pour pouvoir lancer des sorts de loin); ça lui permet de rester sur le canapé au lieu de sortir. Depuis + de 50 ans, Sanguinus X s'était appliqué à connaitre une île lointaine.

 

 

 

XI : De nouvelles connaissances dangereuses

 

Loin au sud-est, un continent est entouré de sable. Au delà de la plage, des collines puis des chaines de montagnes. A vol d'oiseau, l'île forme presque un croissant. Pour aller à une ville, soit il fallait aller en bateau, continuer à pied sur la sable, puis franchir la montagne, soit continuer en bateau en faisant le tour du croissant de l'île, puis en naviguant à l'intérieur du demi-cercle, avant d'atteindre la ville portuaire de Mirages, capitale du Cratère.

 

Depuis 10 ans, l'attention de Sanguinus X était portée sur le cratère où il avait décidé d'y implanter une guilde de magie du sang toutefois très sélective sur le droit d'accès du public dans ses locaux. Il avait entendu parler de la Cité des Merveilles, la Grande Bataille du nécromancien, les connaissances perdus, et autres rumeurs incertaines.

 

Depuis 2 ans, Sanguinus X comme ses gardes et espions sur places qui pouvaient l'interpeler avaient vent de 4 personnages singuliers. Ils avaient trouvé le Codex sans le rapporter; d'autres l'avaient subtilisé sans efforts de trouver le Codex.

 

Sanguinus X s'intéressait aux connaissances du Codex; le pouvoir, il l'a déjà et le manie bien. La guilde des intendants ne voulait que satisfaire sa cupidité du pouvoir, la connaissance n'étant qu'une formalité d'y accéder. Les 4 aventuriers étaient des pions cependant conscients d'être sur l'échiquier d'un destin bien capricieux.

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Published by regard-existence - dans Aventures
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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 18:36

[L'histoire qui va suivre est un scénario fictif. Peut-être pourrait-il servir pour Aventures, voir certains de éléments réutilisés ou pas du tout (je serais très touché si c'était une des 2 premières options qui était choisi). Ca varie, afin de ne pas me répéter en parlant du passé des personnages, bien que ce soit pas l'envie et les idées qui manque.

 

Merci pour la lecture que vous portez à mon écrit.]

 

 

 

I : Montée en puissance

 

Par delà les nombreuses mers, une lointaine terre, encerclée d'algues haute et de limons, survit comme elle peut.

 

9 seigneurs de guerres ont pillé, et dominé les terres. Ils ne se font pas la guerre entre eux; c'est grâce à chacun dans ce groupe si les 9 grandes îles sont sous leur domination. Ne pas aller + loin dans la conquête était un gage que personne, parmi les 9 conquérants, ne soit + puissant qu'un autre, mais une précaution pour ne pas épuiser les armées et éviter de les inciter à se révolter ou à déserter.

 

La seule condition pour étendre son territoire, d'après le serment rédigé entre les 9 seigneurs, était que les terres à conquérir soit suffisamment grandes pour que chacun ait le double des terres qu'il possèdent déjà; un seul seigneur, qui se sentirait lesé, pourrait patiemment se venger et nuire à cet équilibre de la terreur, et posséder toutes les terres, ou au moins suffisamment par supériorité.

 

Les seigneurs ne se réunissaient que très rarement et que pour 2 raisons :

 

- Protéger cet équilibre douteux

- Exposer un projet de domination des terres

 

La façon d'être des humains, sauf exception favorable, tend à la domination; personne ne s'avise de nuire à un autocrate sans en subir les conséquences. Celà lui garantit sa personne contre les agressions. Lui seul a le monopole du respect qui lui est dû.

 

Les 9 seigneurs, d'après les hypothèses les + vraisemblables, auraient été soit des brigands, soit des mafieux (à l'origine des escrocs qui ont décidé de passer à la vitesse supérieure), soit des chefs politiques locaux qui ont assuré leur pouvoir contre la concurrence (affirmant quelque fois des textes louables contre la corruption ou pour la justice, mais qu'ils n'appliquaient jamais envers eux-mêmes)

 

Les 9 seigneurs ont ensuite patiemment agrandi leur pouvoir tout en évitant que les conflits ne soient physiques, parfois acceptant des pertes financières ou de biens qui ne sont que partis remises pour leur réussite futur. Et un jour, leur puissance était telle qu'il pouvait se permettre de se lancer dans des conquêtes sans devoir agir sous le manteau.

 

Ainsi, au gré des guerres qu'ils menaient, il leur arrivait de promettre rangs et argent pour quiconque viendrait leur servir, vie et impôts douteux envers les neutres qui ne participent pas, et morts à quiconque vient s'opposer à eux.

 

Il y avait pour les habitants 2 façons de mourir et 2 façons d'avoir survécu aux grandes guerres; avoir été caché, ou avoir été épargné.

 

Pour ceux qui décèdent, il y a tout d'abord les inoffensifs. Parfois, il s'agissait de personnes ne pouvant pas se battre, parfois c'était des gens capables de se battre, mais qui ont été soit prit de court, soit pas assez entrainés pour survivre et vaincre, ou même fuir.

 

Les "courageux" qui se sont manifesté disaient qu'il fallait donner sa vie pour que les choses soient meilleurs. Ils étaient la 2ème façon de mourir.

 

Les seigneurs voyaient chez les courageux l'occasion d'en faire des trophées et des preuves que la rébellion n'est jamais impunie. Donner sa vie, comme le prétende les "courageux", est surtout une impulsivité morbide et irréfléchie.

 

Chaque décès provoquait le découragement chez certains, et l'admiration chez les autres. Il est vrai que des rebelles morts sont autant d'argumentation contre la rébellion, et à + forte raison qu'ils sont nombreux. Que le décès touche un inoffensif ou un courageux finissait par avoir un effet connu qui ne fait aucun doute chez les critiques comme chez les soutiens (au moins moraux) des seigneurs; un décès de leur main comme de leurs armées étaient un gage et un renforcement de leur pouvoir incontesté. Les inoffensifs étaient davantage soutenus que les courageux, car les courageux avaient les très lourds défauts, sur le choix de vivre ou mourir, de refuser la patience d'endurer la dictature ou de constituer des forces suffisantes, ainsi que de servir de publicités aux autocrates.

 

Chez les personnes qui étaient en vie, elle l'étaient de par 2 options.

 

En se cachant, elles prennent l'initiative de ne pas être découvertes, pourvu que la cachette soit bonne, et l'armée pas suffisamment observatrice et curieuse pour trouver quelque chose. Pour un habitant, perdre à ce jeu était une option douloureuse et mortelle, mais au moins, elle incitait à travailler à ce que la cachette soit bien faite, à moins de privilégier une fuite qui ne laisse pas de traces.

 

La survie pouvait être dûe à la "gentillesse" des seigneurs. Cette gentillesse sonne faux; épargner un habitant, et idéalement devant témoin, pouvait faire convaincre les esprits paniqués que les seigneurs sont justes, et que les morts sont quelque fois necéssaires. Qu'une personne soit sauvée laissait aux esprits fragiles et appeurées quelque chose pour se raccrocher.

 

Ainsi, dans une conversation, certains critiques pouvaient tomber sur des soutiens moraux des seigneurs, parfois appelé "seigneurs de la mort". Ayant besoin d'espérer sans toutefois être d'accord avec eux, les critiques faisaient bonne figure, disant qu'une vie sauvée était une bonne nouvelle. C'était aussi un espoir de ne pas brusquer partisan adulateur si éventuellement c'en était un.

 

Parfois, certains épargnés ont en fait été torturés. La visite des guérisseurs n'était pas un acte d'altruisme sincère, mais un besoin que les torturés, encore vivant, laissent penser aux habitants que la vie peut continuer en étant bien + difficile. Et quant aux guérisseurs, ils étaient tenus d'appliquer les soins de meilleurs qualités. Pas question de bâcler, d'employer l'euthanasie ou le suicide assisté envers ceux qui le veulent ou qui auraient montré qu'ils n'en peuvent plus; les seigneurs y verraient une complicité dans la diminution de leur pouvoir sur le mental des habitants.

 

Les seigneurs étaient majoritairement des humains. Ensemble, et une fois encore de façon ouverte, ils ont déclarés qu'ils formaient l'Impérium; chaque seigneur est désigné comme étant un empereur. Les 9 émpereurs assurent leur unité par leurs ambassades qui ont l'autonomie de prendre des décisions en leur nom, avec punition à la clé en cas de trahison. Ce se sont ces même ambassades qui désignent un porte-parole, lequel est soumis en 1er lieu aux 9 empereurs, sinon aux ambassades. Ainsi, en cas de discussion nationale ou internationale, le porte-parole intervient, mais ne promet ni ne décide sans consultation des ambassades, lesquelles sont soumises aux dictateurs.

 

Etant en période d'isolationnisme (très peu, voire aucun contact internationale, à la fois sur le plan militaire et diplomatique) ces dernières années, le porte-parole est surtout, comme les ambassades, chargé de régler certains détails ou régler les conflits ne touchant que les 9 dictatures, la contre-performance étant rétribué par la mort.

 

9 grandes îles. Les 9 empereurs durent se partager la 1ère île. Ils se répartirent encore les terres quand ils conquirent 1 autre île, et ainsi de suite. Jusqu'à ce que chaque empereur ait son île à lui tout seul, son propre palais à lui tout seul. Au milieu des 9 îles, une mer, parfois appelée "Grand Lac" de par le sentiment visuel que les 9 îles sont comme une frontière à cette mer dont l'intérêt de l'exploration est limité.

 

Entre presque chaque île, un passage suffisamment profond pour permettre aux bateaux de passer. Pour communiquer, passer par la mer du milieux étaient nettement + préférable que de passer par l'extérieur du cercle des 9 îles.

 

Presque toutes les îles connaissent d'un paysage de steppes et de désert. 4 îles connaissent des verdures très limitées. 1 seule île a une verdure qui est beaucoup étendue. Presque chaque île avait des degrés divers de magie, de technologie ou de méditation spéciale.

 

 

 

II : L'apparence extérieur de la peur

 

Dans le secret le + grand, par peur qu'il soit découvert, certains empires paraissaient comme étant des "dictatures molles". 3 en fait. Ni les 6 empereurs n'étant pas dans le coup ni les habitants de leurs terres n'avaient de preuves solides de ce qui se passait dans les 3 pays.

 

L'un d'eux, le pays de Igarél, avait pour dirigeant une personne très diminuée, Akafil. Un autocrate trop faible, et des bras droits qui ont peur de le renverser. L'autocrate donnait des ordres incohérents ou déjà en cours d'exécution. A très petite dose, son administration ne lui obéissait pas. Il avait une descendance, et cette descendance, malgré son enfance dorée, n'a pas envie du pouvoir. Cette enfance dorée, c'est ce qui a permit aux enfants de découvrir qu'il y a un tas de choses, un tas d'options quant à savoir quoi faire dans le monde, même uniquement pour soi.

 

Aussi, les enfants éduqués en pays lointains des 9 dictatures se taisaient en présence de leur père, mais loin de lui, ils n'hésitaient jamais à dire que le régime ne fonctionne pas, et qu'il est une plaie pour la viabilité. Malgré ça, le dirigeant, père de 4 enfants, ne voulait rien entendre; le + jeune prendrait la succession, et il n'en serait pas autrement.

 

Quelque part, celà rassurait les habitants et même l'administration de l'autocrate; des enfants qui détestent être au pouvoir seraient + justes, ou au moins trop absents pour être une nuisance, et la vie renaitrait au moins un petit peu, tout en montrant un maximum de discrétion; les 6 dictateurs voient la justice comme une faiblesse, et ils viendraient de se goinfrer des terres, des habitants et de leur richesse s'ils apprenaient que cet empire est faible. Un ministre de la propagande resterait necéssaire pour conserver une réputation de cruauté, donc ne pas subir le courroux des dictateurs.

 

Ainsi, très souvent, c'était le silence de l'administration qui primait, laquelle reçevait le silence des habitants; seul compte la tranquilité avec un dictateur qui, dans les faits, n'a que son image en guise de pouvoir. Le pays n'a jamais vraiment osé se réformer en douce, se contentant de broutilles, comme ne pas pratiquer la peine de mort envers quelqu'un qui a déjà été condamné. Même les partisans, malgré les rares hystériques qui adorent encore le dictateur, semblent s'être calmés.

 

La 2ème dictature molle, Onominaeh, avait un empereur, Méhère, en fait déjà décédé. L'administration maintenait l'apparence que le dictateur est vivant. Une faille dans cette réputation commençait à apparaitre, même chez les partisans les + acharnés; si l'empereur vit toujours, pourquoi n'apparait-il jamais en publique ? La dictature s'accomode mal d'un dictateur absent et d'un pouvoir impersonnel.

 

Onominaeh, dans son administration, a connu un renversement discret. Celà a commencé à se voir avec la teneur verbale et le contenu des actes administratifs. Des hauts responsables ont peut-être été achetés, en retraites forcées ou assassinés. Impossible de savoir si c'est un coup d'Etats en costard cravate ou au couteau tant le coup d'Etat a été étouffé autant que possible.

 

L'administration remplaçante a duré + d'1 an, et il fut constaté, par la rumeur comme dans la durée de son pouvoir, que ce coup d'Etat avait marché. Le régime fut très relativement adouci, supprimant certaines mesures davantage pour des questions de coûts financiers, de peur d'une révolte populaire et pour le commerce, que par humanisme. Comme la 1ère dictature molle, il faut sauver les apparences de la dureté de l'empire.

 

La 3ème dictature molle, pays appelé Ezage, est moins hypocrite envers elle-même, conservant néanmoins les apparences de sévérité. Comme tous les autres empires, celui-ci avait conquis le pouvoir par le sang. Mais Jahel, son dirigeant, par dégoûts des morts inutiles et des vies inutilement brisées, était + juste... Mais pas trop. Il n'existait pas de peine de mort. Une autre chose qui a persuadé le dictateur, c'est la facilité avec laquelle il avait obtenu le pouvoir sur le peuple; les gens préféraient se rendre, beaucoup d'entre eux ayant peur de mourir de douleur et de désespoir de se battre en vain. Quant aux rebelles, la très grande majorité était en prison.

 

Après avoir conquis le pouvoir, l'empereur libérait au compte goutte les gens qu'il avait faits prisonniers; certains avaient peut-être des raisons sérieuses de s'y trouver, et la population n'est jamais reconnaissante de la clémence envers des criminels dangereux. Une libration générale sans réflexion était une idée dangereuse.

 

L'empereur avait réussi à diminuer la rébellion; le pouvoir étant relativement juste, l'envie de se venger, même en étant un rebelle, perd sa raison d'être. Au sein de la population, il n'y a pas besoin d'être un fanatique du dirigeant pour le défendre; c'est surtout selon les actes que le pouvoir est défendu, pas l'adoration de la personne du dirigeant.

 

L'empereur, de par sa facilité certaine à empêcher la rébellion, était perçu comme rusé par les 8 autres dictatures; le chantage est une brillante idée pour mater la révolte sans effusion de sang. Sauf que Jahel n'a rien fait de tel, mais son empire tirait néanmoins profit et tranquilité de cette réputation mensongère. Des 3 dictatures molles, c'est elle qui tirait mieux le parti de la manipulation des autres empires. Il existait même un parlement dans cet empire qui a glissé d'année en année de parlement des dignitaires en parlement de + en + ouvert aux diverses personnes du pays.

 

Lentement, jusqu'à une certaine limite, Ezage était de + en + une monarchie parlementaire, un empire dont l'empereur n'a qu'un pouvoir symbolique qui n'entre en action uniquement si le parlement, par sa propre faute, échoue à faire fonctionner les institutions. Aux yeux de l'Impérium, il faut conserver l'apparence que c'est bien un autocrate qui décide.

 

 

 

III : Gestion de la terreur

 

L'Imperium compte ainsi 3 dictatures molles, et 6 dictatures avec divers degrés de violence et de machination.

 

La 1ère d'entre elles n'avait aucune capacité abstraite, un niveau d'instruction et d'innovation particulièrement faible; cet empire était pratiquement incapable de discipline intellectuelle, tant elle misait sur la violence. Une dictature haineuse en quelque sorte, quoique contrôlée par les 8 autres... Avec peut-être une tentation de se débarasser d'elle définitivement, tant elle fait l'unanimité contre elle.

 

Le pays s'appelait Rhebarane. Son dictateur psychopathe s'appelait Ayofo. Au départ lèche-botte servile, il devenait de + en + indépendant, pour le pire, représentant quelque fois une menace. Son administration survit comme au pires heures d'un empire où la violence est pratiquement un mode de vie; chaque haut fonctionnaire a souvent lui-même dû assassiner son prédécesseur pour monter en grade, et en le faisant au bon moment; assassiner le favori quand on en est pas un soi-même donne gratuitement la place à un rival, rival qui profitera de sa chance, puis fera attention à ne pas se faire assassiner, surtout quand il acquiert si facilement son pouvoir.

 

Les 8 empires n'osent pas imaginer ce qui se passerait si Ayofo venait à mourir. En tant que chef d'Etat, il reste toutefois vigilant de ce qui pourrait lui arriver. Tricherait-il sur sa longévité, ou est-ce qu'au moment de son décès naturel, il rirait de ce qui se passerait après lui ? Personne n'est sûr des évènements, et chacun craint que les seigneurs locaux ne viennent créent leur pays et en devenir chef, puis chercher domination sur un autre.

 

Les humeurs de cette empire sont si cruelles qu'elles incitent les habitants à émigrer dans l'une des 8 dictatures, si les habitants y arrivent par la furtivité ou par l'influence.

 

Le 2ème empire était Vyrbal, était "légèrement" moins violente. Moins violente dans la mesure où un règlement oblige l'administration à la courtoisie entre elle. L'inquiétude était que l'anarchie finisse par gagner le pouvoir. Si jamais un fonctionnaire avait ne serait-ce que planifié un assassinat ou même un chantage envers un collègue, il connaissait le décès toutefois caché du public; la disparition a sa propre faculté à provoquer de l'inquiétude, et de calmer les ambitions les moins avisées.

 

L'administration a sa propre capacité à gérer les évènements si jamais son actuel chef, Qibirar, venait à être malade ou même à mourir. Il y aurait même un empreur dont le travail est de ressembler au décédé, et simplement payé pour ça, l'administration gérant tout le reste.

 

En public, Qiribar est vu comme "très zélé" sur le respect et l'amour à lui devoir. Là où Ayofo, pour faire fonctionner son pays, demande des aides et pille son pays, Qiribar recourt beaucoup au travail forcé pour beaucoup de choses; l'agriculture, l'industrie... Et même le nettoyage de l'environnement. Au niveau du paiement des services, il y a beaucoup à dire de Qiribar qui pait les salaires quand il veut; aucune loi (et toute dépendent de lui) ne peut l'obliger à l'équité.

 

Le 3ème empire, nommée Uditer, semblait relativement + souples que les 2 précédents. Son chef, Eltar, se montrait qu'une seule fois en public chaque année, uniquement pour un discours, pour montrer qu'il est là. Mais c'est dans les actes que sa grande dureté est visible. Certains le surnomme "l'empereur fantôme". Des rumeurs vont même jusqu'à dire qu'il s'agirait d'un cadavre maladroitement animé. L'empire privilégiait le silence et la peur des mauvaises surprises aux démonstrations de violences publiques.

 

A peine + supportable que les 2 précédentes dictatures, l'armée est très majoritairement constituée de créatures conjurées, constituées de magie, de morts animés, de créatures mécaniques et même des créatures dressées; l'empire s'assure de façon définitive qu'il n'y a aucune rébellion, mais aussi de ne devoir que très peu d'argent à payer à l'armée. Moins il y a d'être vivants, mieux l'armée se porte, tant son personnel n'a aucune chance de se plaindre.

 

L'administration fonctionne de façon assez similaire à l'armée; très peu de personnel naturel et humanoïdes; si une trahison existe, elle est rapide à détecter. Le rare personnel humanoïdes ne peut pas oser se lancer dans un renversement sans être dans l'obligation de réussir ou d'échouer, le mieux étant de ne rien tenter.

 

Le rare personnel doté d'intelligence indépendant travaille avec un sortilège permanent d'invisibilité. Chaque individu, s'il est en journée de travail, est téléporté hors de chez lui, puis téléporté à nouveau chez lui quand sa journée est finit. Ainsi, il n'est pas possible de faire la différence entre une personne sans activité, et quelqu'un qui travaille pour l'empire. Personne ne voit qui se déplacer pour aller travailler pour l'empire, et l'obligation de secret professionnel incite les employés à se taire pour ne donner aucun renseignement "sensible". Les apparences sont sauf.

 

Le silence est pratiquement un mode de vie à Uditer; c'est pour ça qu'on l'appelle "L'Empire du Silence". Ce silence est calculé de façon à ce que le calme règne plutôt qu'une résignation lancinante.

 

 

 

IV : Bienveillance Calculée

 

Le 4ème empire appelé Batul, est une des 3 dictatures à l'effort de bienveillance calculé. Les pauvres connaissent d'une oeuvre de charité monté par Talebal. De cette façon, le soutien des pauvres est acheté. Cette tactique de charité calculée aide l'empire a avoir des esclaves dociles qui n'oseront pas se rebeller, raccroché à la bonté ancienne et rarement renouvelé de Talebal. Elle permet aussi à l'empire (et non moins une dictature) d'être aimée, faisant ainsi facilement échouer les tentatives de renversements.

 

Ainsi, il bénéficie d'une main d'oeuvre largement gratuite pour travaux forcé (il ne cependant peut pas manquer perpétuellement de générosité), que ce soit pour l'armée ou pour l'industrie et l'agriculture. S'il y a une rébellion mettant en doute la générosité, la représaille viendra souvent des adorateurs qui défendant l'image de Talebal, et très rarement de l'armée ou de la police. Talebal a compris le bénéfice d'une démagogie bien faite.

 

Les rares et épouvantables démonstrations de force de Talebal sont parfois faites au hasard, parfois pour une raison bien précise. La confusion de l'intervention de la sanction oblige l'individu à se méfier de tous le monde comme de lui-même; si Talebal attaque, il est présumé comme ayant une raison d'agir. Ceux qui subissent la punition ne reviennent jamais de son exécution.

 

Il est d'ailleurs un des empires qui revend des esclaves et prostituées à Rhebarane, une des 6 dictatures les + dures, soit à Ayofo, soit à l'un des seigneurs locaux. C'est ainsi que Talebal recupère une partie des aides financières versées à Rhebarane, aides ne servant qu'à retarder le terrible chaos que Rhebaran pourrait devenir.

 

Pour ce qui concerne le personnel travaillant pour Talebal, la rémunération se fait selon l'humeur et l'estime personnel, comme 2 des empires précédents (Uditer qui obligeant le paiement du travail par précaution contre une révolte plutôt que par justice sociale).

 

Ces derniers temps, les choses vont en empirant, car les meilleurs fonctionnaires de Batul fuient le pays pour chercher du respect ailleurs. Talebal misait sur l'espoir que le bon personnel est facile à trouver, et prenait à la légère la fuite des gens performants. Il finit par une administration hautement corrompue et très peu performante; les rares individus doués qui sont restés passent + temps à former des fanatiques Talebal au travail sérieux (ils n'ont réussit que très rarement ce travail) qu'à effectuer les missions administratives et/ou d'authorités qui leur ont été confiés.

 

Le résultat est une gouvernance braquée, peu efficace, peu disciplinée, mais qui aiment Talebal, au moins. Faible récompense que d'être aimé par des imbéciles qui ne savent pas bien bosser. Et trop de remplaçements finirait par créer une instabilité.

 

Le 5ème empire, et non moins une dictature comme ses pays alliés, Pérachède. Egalement mauvais gestionnaire comme Ayofo et Talebal, Murlar était à la tête d'un empire mal perçu de par sa capacité mystérieuse s'enrichir, et à savoir des choses sans les découvrir.

 

Plusieurs rumeurs insistaient pour dire que Murlar traffiquait ses comptes; les dépenses publiques figurent parmi les + faibles de tous les empires réunis, et pourtant, le confort de vie de Murlar, comme de ses gardes et serviteurs les + fidèles, semble n'avoir jamais drastiquement pâti. Même les impôts figuraient parmi les + faibles de tous les 9 neufs empires. D'autres rumeurs insistaient ainsi pour dire que Murlar envoyait des espions chez les autres empires comme dans le sien pour racketter de l'argent. Le système économique de Pérachède fonctionnerait sur le chantage économique.

 

Murlar avait également copié le système de la "charité pas sincère"; soyez gentils avec les démunis et ils ne vous refuseront rien. Cependant, Murlar a été moins cupide, et s'est engagé à respecter une certaine limite, à savoir ne pas abuser des faveurs qu'il peut se voir accorder. De même, par une religion autour de sa propre personne, Murlar en profitait encore pour gagner + d'argent.

 

Là où Talebar et Ayafo avaient un plaisir manifeste à l'humiliation en fonction de l'énergie qu'ils avaient pour se défouler, Murlar envoyait armée ou assassins en fonction du nombre d'individus, s'il s'agissait ou non de professionnels si ce n'est des solitaires expérimentés et fins stratèges, et s'il voulait faire un exemple en public ou garder ça pour le privé. Chose surprenante, Murlar aime la violence psychologique, mais déteste la violence physique. Est-ce un signe de son point faible ?

 

Le 6ème empire, Etomil, perçu par tous comme une dictature charismatique. L'empereur Uximas était un diplomate manipulateur, un tacticien psychologique. Bien qu'il en ait les capacités, Uximas n'aime pas recourir à la violence publique pour résoudre un conflit; une guerre correspond mal à une manipulation impunie. Uximas multipliait les échanges avec 7 des 9 dictatures, car il craignait que les 2 empires les + violents n'aient un impact négatifs qui engendrerait une remise en question de l'ensemble de l'Imperium. Ainsi, la plupart du personnel de Uximas est composé de quelques créatures de toutes sortes venant de Uditer, de fonctionnaires zélés de Vyrbal, d'ex-esclaves de Batul promut à une vie meilleure...

 

Il en allait presque de même pour le fonctionnement de sa société; ce qui est acceptable par une partie non négligeable de la population a le droit de cité. L'exception étant par exemple de ne jamais faire rentrer de criminels venant de Rhebaran. Uximas faisait rentrer autant que possible le meilleur de chaque empire (s'il existait) sur son territoire.

 

C'est également Uximas qui a eu l'idée d'une aide financière payé par les 8 empires pour Rhebaran, en réalité un pot de vin que Ayafo est censé un tant soit peu distribuer plutôt que de tout garder pour lui, afin qu'il y ait une certaine paix publique.

 

Uximas, quand il veut obtenir quelque chose, use d'une gentillesse si inhabituelle que quand un intéressé connait de son intervention, l'individu finit par ressentir de la peur, ainsi qu'un conflit intérieur qui peut avoir la double action d'annuler la peur tout en engendrant la coopération comme de dégénérer une résistance.

 

Mais Uximas est prudent; il s'assure que ses "invités" viennent, soient fouillés, et il ne discute jamais sans la présence de sa garde rapprochée. Il va même parfois jusqu'à proposer à manger et à boire. Les invités qui ont osés manger le repas s'en régalent, n'en meurent jamais, mais finissent par révéler ce qu'ils sont censés cacher.

 

Les invités les + prudents connaissent la face sombre de Uximas, face sombre qui ne sort jamais la salle de torture. Même l'absence de sensation de douleur n'empêche pas la révélation du secret, Uximas ayant + d'une technique d'interrogatoire ne necéssitant pas la douleur; c'est juste que le procédé est + désagréable.

 

Une fois les renseignements obtenus en salle de torture, l'individu est tué (il n'en resterait probablement pas là s'il restait en vie) et son cadavre est détruit et dispersé. Une fois encore, l'inquiétude de la disparition joue un rôle dans l'empêchement de la rébellion; vivant, un rebelle peut inciter à la révolte, tandis que la nouvelle de sa mort peut aussi inciter à la révolte. L'incertitude de ce que devient un disparu provoque un doute qui prive les proches de la volonté de représailles.

 

Globalement, Uximas est connu pour être respectueux. Dans les faits que le public ne voit pas, il s'agit d'une habile manipulation de son image. Toutes les qualités en public, requin en privé, mais chut, ce 2ème aspect de lui-même ne doit jamais se savoir en public.

 

La fonctionnement de l'empire de Uximas suit celle de Talebal et Murlar. Uximas, en fin connaisseur psychologique et très instruit, évite cependant le culte de la personalité. C'est bien d'être apprécié du public quand ça incite les gens à ne pas être des obstacles, mais il n'est pas question d'avoir des fanatiques; les fanatiques abandonnent facilement leur cerveau à l'adulation, fanatiques qui dégénérent facilement en lobotomisés. Pas question non plus donc d'être représenté par une religion même si le plaisir de manipuler les naïfs et d'en faire des imbéciles moqués par les gens est grisant.

 

Le pays d'Etomil, comme les 6 empires les + dictatoriaux, refusent d'accepter les concepts de liberté individuelle, tout au + cette liberté individuelle n'est valable que pour l'empereur, et personne d'autre. Cynique, Uximas acceptait le concept de démocratie; les naïfs pensant que si le droit de vote existe pour le peuple, le droit de vote est suffisant à lui tout seul et n'est jamais contestable quelque soit le résultat, la reconnaissance de l'erreur de choix étant toujours minoré, voire ignoré.

 

En 3 périodes, 9 personnes différentes les unes les autres se sont présentés face à Uximas, et Uximas gagnait à chaque fois; va-t-on sanctionner celui qui a accordé le droit de vote sans qu'il y ait de morts ? Fin penseur psychologique, Uximas comprenait et maitrisait à merveille la démagogie et le simplisme des penseurs de la démocratie qu'il manipule à sa convenance sans jamais les intimider ni même envoyer des représailles physiques. La voie dorée pour un autocrate qui peut se faire bien voir sans prendre le moindre risque, voie dorée ouverte par des "démocrates" (en réalité eux-mêmes des démagogues indolents qui ont une écoute narcissique des critiques dont ils tiennent à peine compte, même venant des personnes qui ne soutiennent pas Uximas) qui ont méprisés les abus largement possibles

 

Uximas passe pour un empereur paisible, ce qui est bien utile pour faire ignorer des tortures auxquels il a lui-même directement participé. De façon instinctive, les 8 autres empires voient le sien comme étant un chef international de l'Impérium. Uximas est très peu connu pour sa violence, et pourtant, il en est toujours capable. C'est juste qu'il soigne son image de marque, lui qui a compris et appliqué, mieux que les 2 précédents empires, la necéssité de se faire bien voir.

 

Impossible donc de comparer Uximas à Jahel (empereur de Ezage), car le 2ème agit par remords et necéssité de reconstruire et surtout, ne pas refaire (et pourquoi pas prévenir) les erreurs que l'humanité se complait facilement à reproduire.

 

 

 

V : Eventualité d'un meilleur futur

 

"Voilà la situation. Aucun empire ne se lèvera pour que nos vies vaillent la peine d'être vécues, et je suis fatiguée des sacrifices. Nous faisons parti des survivants. La majorité d'entre nous a survécu selon la bonne volonté des armée des empires, pour témoigner de leur puissance, et que nous fassions de la pub pour leur terreur.

 

Nous avons une chance certaine d'habiter sur un lopin de terre que le pouvoir central a oublié. C'est ce qui nous a appris à survivre de nos propres moyens. Nous n'avons pas d'argent, mais la magie, l'ingéniosité et le travail de la matière font que nous survivons. Si on vient nous chercher, nous n'aurons rien à donner. Et si nous allons en ville, personne ne peut nous voler. Restez toujours caché si vous ramenez quelque chose, car on ne peut pas se permettre de prendre à la légère les brigands dont notre survie, et même notre dignité, dépends de leur humeur de nous laisser vivre.

 

- Voix féminine : Madame. Si le moment est bien choisi, puis-je ajouter quelque chose ?

 

- Premier Ministre : Je vous en prie, Conseillère. Parlez.

 

- Conseillère : D'autres rêves me sont venus. Comme chacun d'entre vous le sait, ma divination est approximative, et dépends de ce que mes rêves veulent bien me dire. Aussi, parvenir à contrôler mes rêves me prive des connaissances qu'ils pourraient transmettre.

 

Dans le rêve que j'ai fais, j'ai vu une terre lointaine. Je ne sais pas si elle est située dans notre monde ou dans une dimension parallèle, mais il existe 4 individus. Ils sont différents les uns les autres, qu'ils s'agissent des capacités comme de la personnalité, et contrairement aux empereurs de nos empires, leur entente est sincère, quelque soit les discussions qui peuvent quelque fois agiter leur cohésion.

 

Je pense avoir vu une petite personne. Il est bricoleur, à l'air aimable. L'un d'eux était quelqu'un de grand, je ne sais pas si c'est une vue de l'esprit ou s'il est vraiment comme ça. Il est capable de colère, et elle lui permet d'électrocuter n'importe qui ! Un autre gars, svelte, donnait l'impression d'être à la fois jovial et sincère, et paradoxalement, il est capable d'une immense cruauté. Le dernier mec que j'ai vu, semblait être caché, et pourtant, il restait toujours près du groupe. Quand je me suis approché de lui, la neige tombait.

 

J'ai tenté de parler au groupe. Tous se sont retournés, et je n'ai aucune idée de leur comportement et de leur réaction, car c'est ici que mon rêve s'est arrêté. Oui, madame ? Souhaitez-vous continuer à ma place ?

 

- Premier Ministre : Je le souhaite, sauf si vous n'avez pas terminé.

 

- Conseillère : Si. J'ai des idées sur mon rêve, mais je tiens à écouter les vôtres comme nous tous.

 

- Premier Ministre : Selon votre rêve, ils sont peut-être une solution, ou un début de solutions à nos détresses. Peut-être pourront-ils renverser les empires, et ouvrir une alternative sérieuse et équitable. Ou peut-être, au lieu de renverser les empires, sauront-ils les modérer, qu'il y aurait un glissement harmonieux avec le moins de douleur possible.

 

[Remarquant une main levée] Gardien de la défense, vous avez une idée à soumettre ?

 

- Gardien de la Défense : Oui madame. Ma propre idée est la solution de la dernière chance; partir. Nous ne sommes pas des être surnaturels. Il faudrait quitter définitivement ces terres de haine. Et dans ce cas, les 4 garçons (dans le vent) nous aident à fuir et à sauver nos arrières. Même en ayant une embarcation, nous n'avons aucune carte maritimes, ni des réserves de vivres gigantesques pour ne permettre d'explorer et voyager loin.

 

- Premier Ministre : C'est une issue bien désespéré que vous suggerez, Gardien de la Défense. Mais si nos espoirs ne pourront pas être satisfait, peut-être que votre idée deviendra la meilleure possible. La résilience et vivre bon gré mal gré aux régimes à long terme, même nos ancêtres ont déjà essayé.

 

Quelqu'un d'autre parmi vous a une autre idée ? Personne ? Bien. C'est ce qui conclu notre ordre du jour. Nos mages, nos scientifiques, et peut-être même nos espions, travailleront pour trouver des moyens d'observer les mondes à distances. Je vous remercie".

 

Après 2 ans et quelque mois d'intenses recherches, les moyens d'observations ont donné du résultat; il existe + d'1 monde parallèle, mais fuir durablement les dictatures ne serait pas la 1ère solution. Les renseignements ont également permi de déterminer qu'il existait des recherches à Uditer pour que ces voyages inter-dimensionnels et/ou extra-planétaire soient possible, et que dans les prochains mois, Uditer demanderait à son peuple s'il y a des volontaires pour cette expérience de voyage afin d'aller et revenir, pour ensuite faire un rapport.

 

Horanor, une des espionnes les + instruites d'"Opression", région située dans l'empire de Rhebarane, se ferait passer pour un habitant de Uditer, et tentera sa chance pour les voyages spéciaux, et peut-être croiser le monde où se trouve les 4 aventuriers à contacter. L'outil est un module, sorte de boule noir brillante, avec 2 boutons et 2 règlages.

 

Les choses se sont déroulées comme prévus. Horanor est arrivée dans un autre monde à connaitre. Un des règlages montre à quel moment le module est enfin rechargé, et s'il est temps de rentrer. Trop de retard créerait la suspicion à l'empire d'Uditer. Et si Horanor revenait dans son monde d'origine, et près d'Uditer, elle pourrait ramener discrètement les aventuriers, leur dire où aller, ce qu'il y a à faire, à qui parler, et de son côté, Horanor pourrait toujours entrer à Uditer, et dire que le module ne l'a pas ramené à l'endroit prévu, mais qu'au moins, elle n'a été vue par personne. Il faudrait restituer le module afin que Eltar, empereur de Uditer, ne se mette pas en rogne et assassine Horanor.

 

C'est ainsi qu'Horanor, entreprit de voyager dans ce nouveau monde (sans savoir si c'est de la téléportation, un changement de planète ou de dimension) aussi longtemps que le module de transport n'est pas encore rechargé, espérant trouver les aventuriers à temps avant de revenir, voire en avance, afin de pouvoir parler longtemps avec eux...

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Published by regard-existence - dans Aventures
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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 12:55

I : Le passé avant mon existence

 

Je suis Balthazar Octavius Barnabé Lennon

 

Ma mère, Dalame Octavius, est une demi-elfe noire, mon père est un des seigneur de l'enfer. Avec une telle filiation, la nouvelle de ma naissance avait de quoi mettre le feu aux poudres.

 

J'en ai toujours été fier. Dans le fonds, mes 2 parents étaient magiciens, quoi que mon père soit fort à la fois en force comme en magie. Ma mère était très bosseuse côté magie. Elle faisait l'admiration de beaucoup, et la jalousie maladive de certains. Cependant, rien de ce qui se passait ne l'intéressait, et malgré l'admiration qui lui était porté, personne ne l'avait soutenu pour faire des choses intéressantes. Ayant sentie qu'elle se sentait les moyens de vagabonder, ma mère avait décider de fuguer, et ses parents n'ont rien fait pour la rechercher. C'est ce qui l'a conforté dans sa fuite. Inutile de se sentir prisonnier si personne ne vous retient. Celà dit, il y avait comme une odeur d'abandon.

 

Ayant errée pendant longtemps, volant quelque fois pour se nourrir, et même assez souvent frapper pour prendre de l'argent, voire même tuant, une des dernières solutions qui s'offraient à elle était de franchir les Grandes Plaines de Sables. En prévision d'un si long voyage, sa magie risquant d'être dépensée très vite en nourriture et en eau, elle vola et tua beaucoup, une fois encore. Sa réputation de terreur l'ayant presque précédée, elle décida de prendre la fuite en catastrophe vers les Grandes Plaines Désertiques, tant pis si les préparations sont insuffisantes.

 

Elle se disait que si elle ne pouvait pas à la fois affronter la dizaine de gardes et rester en vie, il lui resterait néanmoins un sursis dans la fuite, et qu'au vu de sa destination incertaine, ma mère découragerait les gardes. Les gardes ont en effet décidé de suivre le principe de précaution, se disant que cette dangereuse brigande mourrait dans le désert, économisant ainsi la formalité judiciaire.

 

Ma mère marchait beaucoup, et longtemps, évitant de s'arrêter autant que possible dans la chaleur du désert. Même l'ombre des dunes n'y changeait rien. Durant au moins 2 jours, ma courageuse mère avait lutté avec ce qu'elle peut, avant de devoir s'allonger, tant la force manquait.

 

Au moment où elle s'écroulait, elle pensait voir un tas de pierres, au loin. Ma mère soupçonnait une ville. C'est alors que l'épuisement l'obligeait à dormir. Durant son sommeil, elle avait senti qu'elle était transportée, mais personne ne la touchait. Elle avait trop chaud, et dormait d'un sommeil proche de la mort.

 

Tandis qu'elle se réveillait, ma mère se trouvait sur une plage, près d'une mer intérieur. Une mer sous-terre. Spectacle unique. On a été délicat à tel point que ma mère a été laissée sur un transat. Il y avait une table avec de l'eau et de quoi éventuellement la parfumer. La peur laissa vite place à la notion de confort. Un message disait à celle qui n'était pas encore ma mère de suivre un chemin, et qu'elle était attendue pour parler, et discuter à une table de salon ou sur une terrasse. Les compliments ne manquaient pas. Le message donnait même la possibilité pour ma mère de ne pas s'y rendre, et de suivre les indications pour la sortie, mais avec un avertissement cependant courtois que sa chance pourrait tourner si elle ne venait pas.

 

Un carosse, avec un cheval noir à la crinière de lave luisante, attendaient si elle se décidait à aller voir le seigneur des lieux. Ayant peu de chance de survivre hors du monde où elle se trouve, ma mère prit le carosse. Le changement de paysage menait à un ciel rouge + vif qu'un coucher de soleil.

 

Le cheval s'arrêta devant une splendide maison, et une servante venait ouvrir. "Bienvenue, madame. Maitre Astimus Barnabé a decrêté que ces lieux seront votre domicile que vous apprendrez à connaitre, ainsi que les environs. Quelque soit votre désir, n'hésitez pas; nous l'exécuterons." Ma mère ne sachant pas par où commencer, la servante prit le relais pour donner une idée. "Suivez-moi. Je vais vous faire visiter votre maison."

 

En entrant dans la hall d'entrée de la maison, une table modeste se dressait sur le côté. Dessus se trouvait 10 photos et une lettre de présentation d'Astimus Barnabé, mon futur père. La lettre, courtoise d'invitation sans limite de temps, était respectueuse envers ma mère, laquelle était particulièrement enchantée de voir les photos ! Les yeux ont beau briller comme la magie, l'iris être semblable à un félin en quelque sorte, ma mère n'avait pas du tout peur, très loin de là.

 

Elle dit à la servante qu'elle pouvait disposer, et qu'elle ferait elle-même la visite, pour découvrir par elle-même sa demeure. La servante remit alors à ma mère un portefeuille dans lequel se trouvait un bouton pour pouvoir appeler un serviteur, puis parler à distance. Les lieux sont une merveille de confort ! Le jardin était très bien entretenu. La chambre spacieuse et équipée était digne d'un 5 étoiles beaucoup trop cher. Ah, mais c'est là que les serviteurs ont une utilité pour le déjeuner au lit ! En visitant la salle de bain, elle songea à y passer sa vie tant elle était superbe ! Il y avait même un grenier, une cave, un salon, et bien d'autres pièces encore, personnel compris, le tout digne d'une châtelaine !

 

Quand elle fut enfin prête, ma mère envoya à son tour une lettre pour prévenir quand elle viendrait voir mon père. La drague s'est super bien passée ! J'ai même eu droit à tous les détails (mais ne compte pas sur moi, toi là qui est en train de lire mon journal intime, pour tout te raconter !).

 

 

 

II : Responsabilité parentale souhaitable

 

Après quelques années, mes parents ont convenus d'avoir des enfants, mais à conditions que ce soit 3, 5 ou 7 pour qu'il y ait un enfant au milieu. Mes parents nous parleraient et passeraient du temps avec nous, et comme l'éducation des enfants est lourde, et que mon père est immensément riche, c'est le serviteurs et les gouvernants qui s'occuperaient beaucoup de nous pour ce qui est éducation et matériel. Notre nom serait celui de nos 2 parents combinés, en commençant par celui de ma mère, d'où Octavius Barnabé. Mon père voulait ajouter le nom de sa mère, Lennon. Ce qui donnait finalement Baltazar Octavius Barnabé Lennon. Ma mère préférait que le nom de ses parents indolents ne figurent pas avec le mien, vu les souvenirs pas assez idéaux qu'elle en a...

 

Je me demande comment ça se passe si les enfants, puis les enfants des enfants font pour combiner les noms... Est-ce qu'on prend les + récents, ou est-ce qu'on reprend la 1ère lettre de chaque nom pour n'en former qu'un seul... Sachant qu'il ne faut pas être sexiste... Dans ce cas, ça voudrait dire que je m'appelle Balthazar Obl au lieu d'Octavius Barnabé Lennon... Nan, laissez tomber :D

 

Et finalement, je suis dans une fratrie de 5 enfants. 2 soeurs d'abord, moi, puis 2 autres frères. Comme j'étais né au "milieu" de la fratrie, entre mes 2 soeurs et mes 2 frères, mes parents avaient songé à m'appeler Malcolm. Par crainte d'association d'idées avec un bouffon maléfique et un enfant maltraité, ils ont changé d'avis. Pour chercher mon prénom, mes parents se sont basé sur le contexte de ma conception : chambre pas rangée, fenêtres pas ouvertes depuis longtemps, glandouilles, bouteilles qui trainent... Mes parents trouvaient que c'était un bazar... Mes parents ont eu l'éclair de vouloir m'appeler Bazar, avant de changer d'avis une dernière fois et de m'appeler Balthazar.

 

Un des mes souvenirs d'enfance les + impressionnants était quand on était à la piscine de magma de Papa. Maman alternait entre regarder sa tablette et consommer un verre de menthe fraiche. Mon père avait décidé de piquer une tête dedans, et mon père disait : "Venez les enfants, la lave est bonne !" Sans arrêter ce qu'elle faisait, maman disait : "Attention avec la lave, il faut chaud comme dans un four !"

 

"Papa, j'arrive !", avais-je dis en courant, sautant, puis me mettant en boule, avant de devenir une gerbe de flamme.

 

Blasée, maman avertit papa : "Je te préviens, Astimus. Je sais que je te dois mon confort de vie, mes souliers vernis, mais il n'est pas question de refaire un enfant. Tu l'a tué, trouves une solution, sinon, je demande le divorce".

 

Manifestement, être demi-diable n'immunise pas entièrement de tous ce qui est feu, la lave n'étant pas uniquement du feu, et moi, pas totalement un diable. Mon père n'avait pas pleuré. Pas par insensibilité, mais parce qu'il avait une solution pour me ramener à la vie. Il sortit vite de la piscine, mit un peignoir, puis courut à son bureau. Il fit un email rapide disant à 10 âmes damnées qu'il y a eu une erreur administrative, qu'elles sont censées être au paradis, et qu'elle doive passer le voir à son domicile pour corriger cette épouvantable méprise.

 

10 âmes passèrent, et mon père les avait accueillis de façon très amicale. Il invita les âmes à la piscines. Les âmes réalisèrent trop tard que la soi-disant erreur administrative était en fait un traquenard pour les sacrifier afin que je puisse revenir à la vie.

 

J'ai eu une de ces frayeurs ! D'un ton peu impressionné, ma mère disait à mon père "C'est très bien chéri. Tu vois quand tu veux que tu peux trouver une solution au lieu de m'engrosser encore une fois."

 

 

 

III : Puissance naissante

 

On avait passé un tas de super moments à la fois originaux et inhabituels. Niveau scolaire, après avoir effectué haut la main les fondamentaux, vint le moment où je devais être testé, afin de ne pas choisir n'importe quoi. Le test des 3 fondamentaux consistait à voir si je ferai un bon guerrier, un mage doué, ou un voleur futé. En tant que guerrier, je faisais rire beaucoup de monde (à mes dépends :( ) et en tant que voleur, même quelqu'un de sourd et aveugle remarquerait ma présence. Mais en tant que magicien, c'était un mélange d'étonnement et d'admiration généralisé qui m'accueillait. Il y avait même un soupçon d'inquiétude lié à ma puissance tout bonnement délirante tant ma magie du feu était déjà très puissante.

 

Mes amis disaient que je devais devenir mage, de même que la famille et le personnel de maison. Mes tripes disaient que je devais devenir mage. C'était décidé. Je passerai par 1 école de magiciens. Et une bonne. Les enfers ont beaucoup, mais pas de tout, et il me faudrait voyager pour aller à cette école, avec une alternance entre méthode individuelle et méthode collective, de temps en temps.

 

Mon père débarqua dans le monde des mortels, trouva ce qu'il estimait être la meilleure école, cachée sur de hautes montagnes dont les pointes étaient verdoyantes, mais qui semblait manquer de + en + de moyens de bien faire. Mon père offrit alors un contrat à l'école. Il couvrirait tous les besoins de l'école, y comprit les + superflu le temps qu'il faudra pour que je devienne un pyromage digne ce nom, tant pis s'ils ne peuvent pas faire de moi un spécialiste de tous les élémentaires réunis. L'école mentionna, puisqu'elle sera pourvue de tous les moyens financiers qu'elle voudra, qu'il y aurait discussion fréquente avec le généreux donateur, pour dire où j'en étais, comment ça se passe, le tout en évitant de dramatiser.

 

Mon père ajouta une double menace cependant. Si jamais je passais en cursus supérieur sans avoir les talents, mon père tuerait soit les mages eux-mêmes, soit des gens auxquels ils tiennent, selon l'humeur. Si jamais je restais dans la même classe alors que j'ai les capacités d'augmenter en grade, il se produirait la même chose. Et peut-être + dans l'un ou l'autre cas, et que la vie des magiciens deviendraient un enfer s'ils s'avisaient d'être médiocres envers moi. Le contrat fut signé, par motivation et par précaution, car sauf exception, on ne trouve jamais de donateur aussi généreux.

 

L'école des magiciens faisait son maximum pour rénover et améliorer les lieux, et pourquoi pas s'offrir ce qui ne lui est pas indispensable. Chose exceptionnelle, elle décida d'accueillir d'autres apprentis à titre gratuit sans non plus accueillir n'importe qui.

 

Les magiciens ont eut le nez long; si jamais je réussis mon cursus, mon père arrêterait automatiquement de les financer, et la récompense de ne pas être humilié par mon père n'est qu'une gratification à court terme. En s'achetant un tas de choses chères dont ils n'ont pas besoin, l'école des magiciens se garantissait les moyens de se maintenir. Certains ont même profités de l'école pour les garder pour eux, donc ne plus travailler comme professeur, et être en vacances pour toujours... Sacrés filous.

 

Il arrivait parfois que mon père hurlait en voyant que la banque lui avait envoyé une enveloppe épaisse de 3 centimètres... Il faut bien plier des dizaines de fois le relevé bancaire...

 

Le cursus commençait puis se terminait. J'ai même sauté 2 classes, classes dans laquelle j'étais seul... Il y avait un côté maitre-élève à ce procédé... Ou un tutorat... J'ai également fini par donner moi-même des cours de soutient.

 

 

 

IV : Connaissances multiples

 

Au niveau du contenu, le mage du feu était étonné comme il ne l'a jamais été auparavant, se sentant parfois dépassé par mes talents. 3 autres mages, ceux de l'air, la terre et l'eau, étaient assez content, mais la progression y était lente. Globalement, je peux comprendre comment fonctionne un sortilège, et le connaitre. De par ma nature de demi-diable, spécialiste du feu de surcroit, ma magie était réfractaire, ne réussissant qu'à lancer des sorts para-élémentaires. Si je tentais de jeter un sort basé sur la pierre, la pierre était de la lave. Lancer un sort de l'eau le remplaçait automatiquement l'eau par de la vapeur. Quand à l'air d'un sortilège, après plusieurs expériences, il était remplacé par un fort rayon de soleil, et parfois même par un éclair.

 

Avec toutes les surprises et autres évènements inattendues qu'il peut y avoir quand un mage du feu s'éloigne de sa spécialité, à + forte raison quand c'est un demi-diable, chacun des 3 mages (terre, air, eau) convenait que j'avais les bases théoriques, que je pouvais analyser un sortilège, déterminer sa construction, mais que je ne devais pas aller + loin; un mage, sauf à aimer courir les risques, ne peut pas se permettre de lancer des sortilèges dont il ne prévoit ni ne maitrise les effets, notamment quand ils sont inattendus.

 

Enfin, parmi les spécialités qu'il me restait à connaitre, j'avais au moins des capacités de télépathie. La psioniste qui m'a transmis les connaissances a fait ce qu'elle a pu. Enfin, il y avait les connaissances générale en magie, alchimie, et recherche où j'avais pas mal cartonné malgré quelques approximations.

 

Si je devais faire un tri sur toutes les connaissances + ou – bien réussies, le tri serait le suivant :

 

1) Magie du feu. Mon entraineur en magie du feu s'était parfois demandé si on devait échanger nos places tant mon talent était immense selon lui. J'ai même conçu la possibilité de la propulsion, feu sous les pieds qui peut me soulever comme de l'air chaud suffisamment puissant. Tant qu'une idée est possible par le feu, elle est réalisable, chose qui peut être soumise à une condition de niveau de capacité, ou de réserve de magie suffisante.

 

Il faut dire qu'être demi-diable m'a grandement aidé. Et il m'est même arrivé de concevoir et créer des sortilèges que mon formateur n'a jamais connu auparavant ! Né de 2 parents ayant des capacités magiques déjà très grandes à la base, je me suis sentis gâté par la nature !

 

2) Connaissances générales en magie. Ma capacité à faire de bonnes déductions relèvent parfois de la chance (un peu comme en interro), tantôt de connaissances certaines et sans fautes. J'ai appris l'elfique. Connaitre les langues fait partie de mes passions. Les mages m'ont dit également qu'apprendre une langue n'est pas necéssaire pour un bon mage, mais le faire permet en quelque sorte de "dévérouiller" des possibilités de réflexion, de concentration. Assez rares sont les archimages qui ne connaissent qu'une seule ou 2 langues.

 

C'est notamment sur l'aspect recherche que ça fonctionne beaucoup. La tendance, quelque fois, était de rester peut-être trop longtemps en bibliothèque et en laboratoire de magie, mais ça m'a rendu beaucoup service.

 

3) Capacités psioniques. Un apprenti psioniste pourrait bien me dépasser si on devait faire un duel psionique. Je me souviens vaguement de 6 domaines psioniques dont m'a parlé la formatrice psioniste : Clairsentience, Psychokinésie, Psychométabolisme, Psychoportation, Télépathie, Métapsionisme.

 

De la télépathie, je ne maitrise que la communication courte distance, et rien des 5 autres notions car je ne suis pas spécialement un "cérébral", n'ayant d'ailleurs ni besoin, ni envie de les aborder. J'ai néanmoins la concentration suffisante pour pouvoir transmettre, retransmettre et recevoir la communication mentale. De quoi pouvoir effectuer une communication de groupe sans que personne n'ouvre la bouche. Un atout précieux quand le silence est necéssaire.

 

4) Les 3 magies élémentaires restantes. Elles ne sont pas tellement ma tasse de thé. Plusieurs lancement de sortilèges ont donnés des effets loin d'être ceux désirés.

 

Malgré ça, les mages étaient content que je puisse néanmoins saisir les bases, car être un mage du feu n'empêche pas de connaitre les autres élémentaires. Ma nature de demi-diable m'empêche de maitriser l'ensemble des sortilèges élémentaires, ce que je ne vise pas.

 

J'étais ravi. Un magicien pitoyable ne maitrise rien. Un bon magicien n'a pas besoin de tout maitriser. Un très bon magicien maitrise au moins 1 spécialité. Un excellent magicien doit tout maitriser. Les 2 derniers ne doivent pas s'arrêter sur ce qu'ils savent déjà. Réussir tous les domaines n'est pas obligatoire, tout dépend de ce qu'a envie l'ex-apprenti, qu'il soit spécialiste ou polyvalent.

 

C'est un très bon magicien que je suis devenu, d'après le commentaire encourageant sur mon papier. Les félicitations générales m'ont conforté, bien qu'un des dirigeants de l'école des magiciens y voyait une mauvaise nouvelle, notamment que ma réussite entraine l'arrêt du financement total de l'école.

 

 

 

V : J'adore ma famille

 

J'ai alors fais une requête à mon père et à ma mère. C'était celui de continuer d'assurer un avenir à cette école qui m'a beaucoup aidé. Ma mère était d'accord. Mon père, beaucoup moins. Ayant beaucoup versé de richesses, il avait surtout envie de récompenser l'école en la transformant en un tas de ruines. Les enfers ne sont pas réputés pour la générosité, et s'il y un cadeau d'un côté, il y a une contrepartie de l'autre.

 

Mais ayant rendu un immense service à la fois à mes parents, et d'abord à moi-même, mon père n'est pas resté ingrat. Ayant quand même pas mal escroqué mon père par rapport à ce qu'il s'attendait, l'école de magie devait beaucoup par rapport à ce qu'elle a volé, et bien + encore si son personnel tient à ne pas souffrir.

 

Finalement, mon père leur a permis de garder bien des richesses non méritées, mais à la condition de former gratuitement tous les mages dont lui et peut-être d'autres seigneurs des enfers auraient besoin pendant 5 ans sans jamais être payé. C'est ça, ou mourir collectivement, car le refus d'un seul est interdit. Eh oui; volez au seigneur des enfers, et vous vous retrouvez avec un prêt usurier aux fesses ! Certaines croyances estiment qu'on peut se libérer de sa dette en déchirant la facture, mais ici, ce n'est qu'une minuscule consolation...

 

2 grandes fêtes ont eut lieu à mon retour aux enfers; 1 publique, puis privée, en famille notamment.

 

Là où certaines familles offrent une bagnole ou une moto, mon père m'a fait le cadeau de pouvoir conjurer une monture magique rien que pour moi, et qui est également protégée du feu.

 

Ma mère m'a fait le cadeau d'un grimoire magique qui ne peut pas être brulés. La plupart des pages avaient des sortilèges de feu, de démonologie (comme de la conjuration de fantôme ou de petit diable et autres créatures liées à la peur et/ou à la douleur), et même si je n'ai pas la capacité de tous les lancer, savoir qu'il y en a provoquait ma motivation de vouloir y parvenir un jour. Il y avait aussi plusieurs pages vierges, au cas où je tomberais sur des sortilèges à inscrire.

 

Ma grande soeur m'a fait le cadeau d'un baton surmonté d'un globe de lave en fusion, au cas où j'aurais besoin d'augmenter la puissance de mes sorts, globe qui perd de sa puissance à chaque utilisation avant que la lave ait besoin d'être ravivée.

 

Mon 1er petit-frère et ma 2ème grande soeur + jeune que moi m'ont offert 2 couteaux à lame gravée avec 4 tranchants, au pommeau à la forme d'un diable, dont les yeux sont incrustés de rubis.

 

Mon 2ème petit-frère m'a offert des vêtements de voyages et une armure légère spécialement faite pour moi.

 

Pour cette occasion, 2 oncles et une tante m'ont donné un peu d'argent. Ma 2ème tante m'a remis 2 cartes, dont une du monde, et une magique, presque totalement vierge, car elle se dessine au fur et à mesure que je visite et connait de nouveaux lieux; elle soupçonnait que mon côté curieux du monde m'amènerait à ne pas chercher à diriger les enfers.

 

Après les réceptions privées, et après avoir parlé à la fratrie, j'ai demandé à parler à mon père et à ma mère près d'une montagne d'obsidienne, pour se balader. Durant le parcours, j'ai arrondis les angles, parlé de beaucoup de choses, quelque soit le degré d'importance. Vint le moment où je suis enfin allé au but. J'ai dis à mes parents que je redoute parfois de tourner en rond dans les enfers, et que j'ai envie de découvrir la surface. Découvrir des façon différentes d'être, de penser. Et que je ne les abandonnais nullement.

 

Ma mère n'était pas du tout gênée, du moment que je les contacte de temps en temps, que je leur envoit un sms. Mon père, lui, s'arrêtait net. Il avait l'air déconfit. Il ne souriait pas. Après quelque secondes de baston de regard avec moi où il semblait réfléchir, il sourit enfin, puis me dit : "Il est normal que mon fils veuille voir le monde. Tu es mon enfant, et non mon prisonnier. Tu es donc à la fois libre de partir comme tu es libre de revenir. Ne nous oublie pas, c'est tout ce que je te demande." Super ! Mes parents sont d'accord ! Bien sûr, j'aurais pu partir sans rien leur dire, mais mes parents ayant été super sur un tas de choses, ça aurait été la pire attitude à adopter.

 

3 jours de préparation + tard, j'avais fais mon sac, mon cheval était conjuré. Il ne me manquait plus qu'à saluer tous le monde pour mon départ. Mon père me révéla qu'il avait des capacités de téléportation, et que si je ne repasse pas assez souvent le voir, c'est lui qui passerait s'il a de la chance. Mon père m'a parlé des quelques villes qu'il a terrorisé en surface, souvent pour le compte d'une divinité ayant regretté sa trop grande bonté. Si je m'y rendais, personne ne s'opposerait à moi, selon les propos de mon père.

 

J'ai vraiment apprécié tout ce qu'on a fait dans cette famille comme dans le monde des enfers.

 

De la surface, je ne connaissais que l'accès aux enfers, l'école de la magie de la montagne, ainsi que ses environs.

 

Hmm... Maintenant que j'y pense. 50% de moi-même est un être vivant, et l'autre moitié un diable. Je me demande si je peux marcher dans un désert ou sur des braises, le tout sans mourir de soif. Ce qui est certain, c'est que je peux pas piquer une tête dans la lave sans en subir les conséquences... On verra. Heureusement que j'ai emporté de l'eau au cas où.

 

 

 

VI : Je vais vivre ailleurs

 

Ayant marché plusieurs jours dans le désert, j'avais finis par avoir soif. Je dois mon endurance à ma nature de demi-diable, et ma soif à la moitié demi-elf noir de moi-même. Je tenais bien plus longtemps sans boire que la moyenne des humanoïdes.

 

En sortant du désert des Grandes Plaines Désertiques par le nord, je suis tombé sur une ville difficilement présentable. Mon père m'avait parlé de ses exploits de terreur avec son armée à la surface, et cette ville faisait partie de ses cibles. Csenprin, ville aux abords de ce grand désert, ma destination.

 

Avant d'arriver en ville, j'avais dissipé ma monture pour faire bonne impression. Après avoir franchit les portes de la ville, et malgré certains détails de mon aspect qui laissait légèrement voir que je ne suis pas totalement un être de chair, les habitants était plutôt neutres dans la façon de me voir. Aucun ne m'admirait, aucun ne me fuyait, aucun ne me méprisait.

 

Quand je m'approchais pour demander une auberge où dormir, les habitants était étonnament respectueux quoiqu'un peu inquiet à la discussion. Arrivé à une auberge, j'ai alors dis à l'aubergiste mon étonnement d'être si bien accueilli. L'aubergiste semblait avoir les yeux étonnés, comme s'il réprimait sa propre peur. Au moment où je me préparais payer d'avance, on me répondit que je n'avais pas à payer, et que la meilleure chambre comme les repas m'étaient offerts pour toute la durée que je souhaite.

 

J'ai accepté sans oser me renseigner davantage, par peur de déranger à propos de ma chance plutôt extraordinaire. Après avoir déposé mes affaires, je suis allé trouver une boutique de vêtements. La tailleure m'a fait entrer, et ne semblait pas me craindre, probablement en accordant le bénéfice du doute au client potentiel que je suis. Je lui ais alors demandé des vêtements suffisamment détendus, quelque chose qui incite à la discussion et qui soit plutôt différent de ma robe de mage avec protection.

 

Après mûres réflexion avec la vendeuse, je trouvais les vêtements qui me convenaient, les payaient puis repartait avec le tout. Comme j'étais arrivé au coucher du soleil, la tombée de la nuit a vite finie par venir. Revenu à l'auberge où je commençais à me plaire, il y avait pas mal de monde. La musique était assez festive, invitant à la détente. La convivialité semblait règner. L'ambiance ayant déclenché mon aise naturelle, je hurlais pour offrir une tournée générale en racontant une plaisanterie. Le courant passait, et j'ai pu aborder pas mal de monde.

 

Un des clients s'est montré bavard, peut-être parce que lui aussi semblait me reconnaitre. Lui ayant demandé pourquoi il me fixait, c'est là que j'ai commencé à comprendre. D'après ses propos, j'étais reconnu comme étant le seigneur des enfers. Je lui ais alors répondu que je ne suis pas seigneur des enfers, et que je ne ferais de toute façon aucun mal au monde que je cherche à découvrir et comprendre. Le client légèrement éméché me répondit alors que Csenprin pensait subir un test.

 

 

 

VII : Les leçons du passé

 

Il y a pas mal de temps, avant ma naissance d'après ce que j'en déduis, les dieux vénérés à Scenprin était mécontent. Scenprin avait en effet prêté allégeance aux dieux, pour ne pas avoir trop souffrir, et en échange, les habitants devaient respecter les enseignements élémentaires, druidiques et divins des dieux. Une fois les formalités accomplies régulièrement, les habitants pouvaient vivre à leur guise. Ils trouvaient les habitants orgueilleux, pompeux, arrogants, hautain... Les dieux, peu doués pour la sanction, n'avait ni l'idée ni la force de l'imposer aux habitants.

 

C'est à ce moment là qu'une déesse parmi les dieux, celle de la sagesse, avait eut une idée choquante; et si le seigneur des enfers venait répandre la souffrance sur Scenprin ? Celà provoquerait un électrochoc à l'encontre de leur laisser-aller. La seule limite que le seigneur doit respecter, c'est d'épargner le + d'habitants possible, afin de voir s'ils ont la force et la volonté de reconstruire, se reconstruire, et surtout travailler à ne pas se relâcher sur leurs gros défauts.

 

Un des dieux, celui du feu, reconnu l'intérêt de ce plan. Il continua le plan de la déesse en ajoutant qu'il faudrait laisser du temps, pour voir si Scenprin faisait des progrès, par rapport à la perfection sur laquelle la ville s'était engagée par son serment aux dieux, et si jamais la ville, malgré les souffrances infligées, avaient repris sa torpeur comme sa suffisance la + arrogante, les dieux cesseraient définitivement de répondre aux offrandes comme aux prières. Ainsi, au cas où le seigneur des enfers, s'il repasse, ou s'il y a une gigantesque attaque de bandits, les dieux ne seraient pas tenu d'accorder la moindre bénédiction aux gardes comme aux habitants s'ils devaient survivre à une attaque, aux maladies, et autres catastrophes naturelles, humaines et magiques. Et le désert progresserait pour anéantir la ville.

 

La grande majorité des dieux appréciait le fonctionnement du rappel au respect de ses enseignements.

 

Un des rares dieux les + cléments, la déesse des causes perdues, estimait qu'il fallait peut-être suggérer chez les habitants d'assumer leur vie sans l'aide des dieux, et que les habitants déclarent qu'ils abandonnent l'adoration religieuse pour implorer leur sauvetage. De cette façon, Scenprin n'aurait qu'à retirer l'adoration religieuse de leur Constitution. En cas de catastrophes, ils assumeraient et les supporteraient seuls les catastrophes sans implorer les dieux, et les dieux n'auraient plus la corvée de sanctionner les habitants comme ils n'auraient plus à les aider. Une paix silencieuse dans laquelle les dieux n'en veulent pas aux mortels, et les mortels n'en voudraient pas aux dieux.

 

La majorité des dieux déclaraient qu'il faudrait éviter cette suggestion, laquelle devait être à l'initiative éventuelle des mortels, et qu'ils ne souhaitent pas les abandonner à leur sort. Du moins, pas encore. Les mesures ont été adoptées.

 

Dès lors, le seigneur des enfers auquel je ressemble, mon père donc, avait accepté de commettre multiples souffrances à Scenprin, pour la tester. Il n'arrêta son massacre que par respect pour le courage d'un voyageur qui s'était opposé à lui.

 

Scenprin était la ville de la peur. Elle avait prêtée serment pour la protection et la bénédiction en échange du respect des rites, mais aussi d'un comportement idéal, vertueux à adopter. L'échec multiples sur le comportement vertueux à avoir était la raison de la colère des dieux.

 

Depuis ce jour, les habitants craignent qu'un nouveau test ait lieu, et qu'ils échouent encore. Ils espèrent tous les jour que le test n'aurait jamais lieu, surtout s'ils sont suffisamment exemplaires pour les dieux, et peut-être + encore. Mon arrivée était perçue comme un test, et la nouvelle de mon comportement positif s'était vite répandue comme une trainée de poudre.

 

A la fin de la discussion avec le client de l'hôtel conclue par un "A plus tard", j'avais constaté que j'étais accepté, et les autres personnes (peut-être toute la ville) étaient rassurées !

 

 

 

VIII : Le père, le fils... et ma mère

 

J'avais bien mangé puis bien dormi. Durant mon sommeil, mon père m'avait contacté. Un rêve ne dure que quelques secondes, mais sur le plan psychologique, il dure des heures. Je discutais avec lui. (Pour rappel, mon père est bien vivant. Je rêve de lui parce qu'il me contacte en rêve. Il est pas mort, hein !)

 

Je discutais intensément avec mon père. Selon moi, je ne me sentais pas capable de causer du tort aux habitants de Scenprin, par connaissance des malheurs qui se sont abbatus sur elle. J'avais apprivoisé la part d'ombre de moi-même. Je suis capable de faire énormément de mal, mais me sentais moins capable de l'infliger à n'importe qui.

 

Aux enfers, je faisais subir et subissais des atrocités et des violences par jeux, comme si ça me paraissait naturel, et + d'une fois, j'ai vu mon père battre des domestiques, parce que le repas n'était pas assez vite servi, voire tuer des avocats parce qu'ils ont dit bonjour sans faire un large sourire. J'ai même connu la mort puis la résurrection.

 

Durant la conversation, mon père m'a parlé d'une légende. Elle raconte qu'une jeune femme, dans une contrée lointaine, aurait réussi à tuer un seigneur des enfers, et que dans ses derniers instants de vie, ce dernier a eu le temps de dire que sa charge, celle de seigneurs des enfers, ne peut pas disparaitre, et qu'à sa mort, l'ex-seigneur des enfers mourrant et déchu transmet automatiquement sa charge au vainqueur, sans aucune fuite possible. Le nouveau seigneur, et en la circonstance la nouvelle dame, devint la Dame des Enfers. La faiblesse humaine s'apprivoise plutôt que de se vaincre. Mais la Dame des Enfers, anciennement une mortelle, le compris brièvement beaucoup trop tard. Son père adoptif tenta de la contacter. Il réussit même à la retrouver, mais quand il lui parla, la Dame des Enfers, après être devenue ce qu'elle est, a perdu la mémoire de ce qui est sa proche.

 

Mon père m'a alors avoué qu'il était devenu seigneur des enfers en ayant, chose particulièrement rare, tuer le précédent seigneur des enfers. Il était devenu lui, et quant au seigneur des enfers déchu, il connu enfin la mort tout en se gaussant de la charge que mon père hériterait.

 

Ce n'est pas si mal, seigneur des enfers. On ne manque jamais de chauffage. Il arrive même de recueillir des sans-abris en hiver, mais à la condition de vénérer les enfers, ou de crever dans la neige. On peut même prêter de l'argent à des taux d'intérêt atteignant 1000%

 

L'armée d'avocats (il y en a 1000, et sauf décès naturel, les candidatures sont quasiment toujours rejetés) est capable de dédouanner un dictateur en trouvant le petit détail juridique de merde qui va innocenter le tueur, enfin presque... Innocenter n'est pas le bon mot... Enfin bref, l'impunité quoi...

 

Mon père trouvait normal que je puisse avoir de la compassion pour les humanoïdes (être bipèdes de chair désignant tout à la fois les elfes, les humains, les orcs, les demi-orcs, les demi-elfs, les nains...)

 

Il m'a même dit que la gentillesse pouvait être une difficulté, une erreur, une faiblesse. Un chef gentil peut ne jamais obtenir qu'un objectif soit atteint auprès de son personnel. La générosité pouvait engendrer la paresse de tout obtenir facilement. Les meilleures choses ont leur part de pire quand on ne les domestique pas.

 

+ rares encore sont les tortionnaires qui ont "progressé". Loin de se dédouanner du passé qu'ils regrettent, rares sont les tortionnaires qui se décident enfin abandonnent leur mode de vie. Ils pensent aux vies qu'ils ont gâchés, y compris la leur. + rares encore sont ceux qui vont avouer leurs crimes, pour enfin solder les comptes odieux, avec la condition absolue de ne plus *jamais* recommencer.

 

Les éternels tortionnaires ne font jamais de tels serments envers eux-mêmes, car de leur part, ce serait hypocrite, et ils manqueraient à leur parole dès que l'occasion se présente. Et quant aux tortionnaires qui ont engendrés bien des douleurs, celle de parjurer une promesse sincère et necéssaire inflige sa propre douleur. Celle de la honte, et de ne pas être à la hauteur du changement perçu comme obligatoire. L'idéalisme, cependant sérieux et légitime, de n'avoir jamais commencé ne peut jamais être accompli dans ces conditions.

 

En tant que demi-diable, j'ai un aperçu bien spécial sur les nombreux aspects de la nature humaine. La conversation avec mon père était très riche.

 

Ma mère, Dalame Octavius, puisque papa a bien voulu me la passer et qu'elle ne "dormait" pas, a prit le relais dans mon rêve. Elle se faisait moins grave. Elle m'a transmis des ruses pour l'escroquerie et le vol. Qui sait, même si c'est pas spécialité, peut-être que ça pourrait servir. Elle m'a dit que si je devais tricher pour réussir, alors c'est la meilleure solution ! Si un type a perdu son porte-monnaie, il est à moi ! Si quelqu'un a laissé les portières de la voiture ouverte avec les clés dessus, c'est que le propriétaire voulait qu'elle soit à moi ! L'essentiel est de prendre de ce qu'on veut, sans toutefois rencontrer ni être reconnu par le propriétaire... Je rigolais beaucoup ma mère. Quelle chipie elle peut être, dès fois !

 

Je lui ais parlé de ma soirée. Ma mère m'a conforté dans l'idée que j'ai bien raison de traiter les gens avec considération, surtout quand ça en vaut la peine. J'aimais beaucoup parlé avec mes parents. Mes soeurs et mes frères moins; chaque fois qu'ils s'y mettaient, ils me volaient l'attention qui me revient de droit, les saligauds ! Malgré ça, j'ai demandé à mes parents de bien vouloir les saluer pour moi. Je leur dois bien ça pour mes cadeaux de départ... Peut-être fêtaient-ils mon départ... Bref.

 

 

 

IX : Liberté religieuse ou laïcité ?

 

Le lendemain matin, j'ai déjeuné, j'ai regardé la télé, j'ai été sur internet, j'ai mis une vidéo en ligne... Et avant de devenir no-life, je me suis dis que je devais visiter la ville pour me repérer, voir ce qu'il y a de bien à faire, à regarder... Et pourquoi pas ramener de la compagnie.

 

D'après ce que j'ai vu, le débat public s'interrogeait de la crainte des pouvoirs des dieux et la discipline parfois jugée comme pesante qu'ils demandent. Sur cet aspect, 2 factions se discutent sur la suite des évènements afin que la colère des dieux ne se reproduisent jamais :

 

- La faction polythéiste estimait qu'il valait mieux continuer la loyauté envers les dieux, et mettre un coup de collier sur les mauvaises habitudes du comportement des habitants de Scenprin. La société à croyances religieuses multiples était une source de dynamisme, et que le polythéisme favorisait la tolérance. La faction polythéiste voulait continuer de défendre Scenprin, la ville aux divinités multiples, car c'est grâce aux dieux si Scenprin existe encore, franchissant de nombreux obstacles grâce aux bénédictions pour diverses raisons : meilleures récoltes, victoire sur l'ennemi, prospérité...

 

- La faction laïc. Loin d'interdire la croyance en un ou plusieurs dieux, cette dernière ne les rejette pas, mais elle estiment que les dieux et mortels doivent chacun vivre leur vie sans chercher à s'influencer ou à se substituer entre eux. Aucun dieu ne devient ni n'agit comme un mortel, et aucun mortel ne devient ni n'agit comme un dieu. La faction laïc estime que les dieux ne doivent plus influencer la vie publique, et que la vie publique ne doit plus dépendre des dieux, pourvu cependant qu'elle soit prête à faire sans.

 

Sur ce sujet délicat, les 2 factions s'entendent sur un point; interdiction à une religion de dire qu'il n'y a qu'un dieu unique, et qu'il n'y a que le sien qui soit légitime. Un tel discours promeut la haine, l'exclusion, l'intégrisme religieux, le prosélytisme, le sectarisme, choses que ni la faction polythéiste ni la faction laïc ne toléreront, quelque soit les futurs changements dans la société de Scenprin. La coexistence est une des choses qui permet à cette ville de vivre, et elle ne laissera aucune intolérance la détruire.

 

 

 

X : Tensions

 

Après avoir fouillé un peu, j'ai réussis à me trouver une petite occupation comme "chauffeur". Pas conducteur, mais chauffeur de four à pain pour une boulangerie; sur tout le fric qu'elle dépense pour le bois, elle va pouvoir enfin en garder la moitié, tandis que l'autre moitié me reviendra. En cas de départ, il auront toujours le bois de réserve. J'ai été aussi en même temps chauffeur pour bains publics, notamment pour ce qui est eau chaude et sauna. J'étais tellement utile ^__^

 

Je me faisais à la fois de l'argent et de l'entrainement, car en lançant des sortilèges, je m'entraine à augmenter ma réserve de magie comme ma puissance. Ca revenait à faire de l'exercice.

 

Progressivement, je faisais partie du décor. J'avais fini par tout visiter de la ville. J'aurais pu m'en lasser, je me suis abstenu de partir. Pas pour m'y établir, mais parce que j'angoissais pour les gens avec qui j'ai fini par m'attacher. Je craignais qu'ils basculeraient. Que quelque chose de grave leur arriverait. J'avais trop peur de les abandonner.

 

Le temps avait finit par me donner raison. D'après les nouvelles, au nord, un Etat dangereux avait finit par émerger. Les observateurs disait qu'un intégrisme les menaçait. Ce pays se nommait, d'après les intégristes, Iastipès, territoire formé en raison des intimidations, de l'intégrisme et de la force des armes ô combien cruel venant de leur part, ainsi que des passivités toujours complices des Etats qui, peu importe le régime, le personnel en science politique et en espionnage, n'ont jamais sérieusement agit contre cet intégrisme rampant, ou ne l'ont fait que trop tardivement.

 

Iastipès devenait un danger pour Scenprin. Scenprin avait du mal pendant longtemps à se remettre de la sanction des dieux, et à présent, ce sont des mortels, qu'ils soient des prétentieux ou des ultra-utopistes frustrés, qui joueraient à imiter les dieux.

 

Scenprin était en effervescence. Certains pensaient peut-être symboliquement que c'était un nouveau test des dieux, mais que cette fois, ils sont davantage prêt à agir comme il se doit. Les dieux se voyaient implorer d'apporter la bénédiction pour les vaincre, et peut-être conquérir le danger de Iastipès, puis de l'anéantir.

 

Les discussions allaient bon train. La plupart des gens estimait qu'en tant qu'intégristes, Iastipès, territoire illégitime, devait être anéanti, et les intégristes tous tués, car, estimait cette partie de l'opinion publique, un intégriste ne guérit pas, et ne vit que pour tuer. Une guerre serait necéssaire, car la solution pacifique a trop attendu pour être utile et intéressante, le temps ayant été trop gâché en réflexion et en passivité. Pour ce faire, il faudrait réunir un maximum de personnel et d'alliances internationales solides.

 

Une partie des mages estimait que si Iastipès constituait un danger, il faudrait une puissance de magie et de connaissances extraordinaire pour lui infliger une prison extra-ordinaire; le changement de phase. Le faux-pays serait détectable, et les gens qui s'y trouvent encore en vie, mais en étant à la fois invisible et hors-phase, Iastipès ne pourrait nuire à personne. Par la suite, les gens seraient mentalement sondés puis exfiltrés (s'il s'agit bien d'innocents) par téléportation en dehors de la zone hors-phase. Les autres qui ont déjà prouvé qu'ils sont un danger resterait définitivement dans leur prison.

 

Quand au gouvernement de Scenprin, il disait "réfléchir" à la situation, ce qu'il faut comprendre par "le gouvernement n'en a rien à cirer". Adopter une solution mal faite pour bâcler, ou "réfléchir" pour ne rien faire, le gouvernement de Scenprin n'en foutait pas une envers la menace de Iastipès.

 

 

 

XI : A mon commandement

 

De mon côté, j'avais ma petite idée. En ne promettant rien à personne, et en emportant avec moi des potions de magie, j'avais convoqué ma monture magique loin de la ville avant l'enfourcher, puis de cavaler jusqu'au royaume des enfers, au milieu du Grand Désert. Mais avant même que je ne cavale, le monde faisait un flash aveuglant, puis devenait noir comme le vide, avant un nouveau flash aveuglant. Le paysage avait changé. J'étais déjà revenu aux enfers sans que les jours passent. Sous mes pieds se trouvaient le feu. Mon père m'avait téléporté.

 

J'étais à son palais. Devant moi se trouvait 3 marches et 2 trônes sur lesquels se trouvaient mes parents, assis. De chaque côté des trônes se trouvaient également répartis la fratrie. Dans la salle du trône étaient répartis courtisans, majordomes, et peuple réunis dans la mesure du possible.

 

"Approche, mon fils", me dit ma mère. "Ton père a une proposition que je trouve séduisante, mais avant d'agir, nous tenons à connaitre ton opinion, car tu es quelqu'un de + concerné que nous".

 

"Balthazar", dit mon père. "Etant des parents hésitants à te perdre, et une seule fois m'a suffit, quelque chose me dit que tu trouves qu'il faut protéger les meilleures choses. Tu semble apprécier la ville que j'ai déjà conquis puis épargné. Dis-moi ton souhait, et je l'exaucerais. N'oublies pas d'être précis. Je te l'indique, parce qu'étant mon fils, il est normal que je sois honnête avec toi. J'ai assez parlé. Exprimes-toi".

 

Invoquant toute ma force de conviction, j'ai fais le discours qui est le suivant :

 

"Astimus, mon père. Scenprin, ton fief si j'ose l'indiquer ainsi, s'est attaché à moi et je me suis attaché à lui. J'ai entendu parler de sa douleur passée à cause des dieux qui t'ont mandaté pour agir en leur nom. Je pense qu'ils ont progressé. Sans doute ont-ils toujours des faiblesses, mais quand ils m'ont vu, et même cru que j'étais toi, ils m'ont accueillis avec une amabilité telle qu'on ne peut pas feindre, même si j'ai tendance à soupçonner la peur.

 

J'estime qu'ils ont apprivoisé leur peur. Ils ont fait de grandes choses. Ils se parlent. Ils réfléchissent. Ils sont actifs. Rien à voir avec les assoupis sur eux-mêmes qu'ils étaient avant que les dieux ne les punissent.

 

Je me permets de te le demander, père. Amène ta puissante armée, encercle Iastipès. Que ton armée se referme progressivement pour tuer les intégristes, mais épargner ceux qui ne les soutiennent pas du tout. Tu pourrais faire sortir un habitant innocent d'un côté, et de l'autre, tu le remplacerait par un des nôtres déguisé pour mieux tromper l'ennemi, donc le tuer sans qu'il se méfie. Tu as le pouvoir de voir la vilainie mieux que moi. L'ironie de la situation, c'est que je demande à l'armée des enfers d'aller tuer ceux qui veulent faire règner l'enfer sur terre. Que cette ironie devienne justice", avais-je conclus en ces termes.

 

Mon père prit à son tour la parole. "Tu m'as convaincu, mon fils. C'est à l'enfer de se nourrir de la peur et de la douleur, non aux mortels de le faire. Je chasserai les usurpateurs et les bourreaux. Mes généraux ont entendu ton discours, et ils en feront un ordre pour passer à l'attaque. Sois en paix car tes ennemis n'ont aucune chance vaincre même le diablotin le + faible de mon armée. Ta sensibilité me rappelle que j'ai été un humain, et je le respecterai."

 

Pleurant à chaudes larmes, je m'étais agenouillé. "Merci, père, merci ! Tu es un parent vraiment merveilleux. Avec l'ampleur du service que je t'ai rendu, tu me demanderas sans doute quelque chose".

 

Astimus tenta de parler avec une retenue qui n'empêcha pas ses larmes de couler. "Tu es vraiment un bon fils. Ta mère a vraiment bien fait de me responsabiliser et je suis très heureux de m'être investit."

 

"Mon mari, tu es une vrai madeleine", disait Dalame, ma mère. Elle pleurait aussi. Les enfers ont une connaissance si grande de la douleur que même les larmes en faisaient partie.

 

Mon 2ème petit frère proclamait : "C'est nos ennemis qui doivent pleurer, pas nous ! Qu'ils sentent la tristesse la + amère comme le prix à payer de répandre la douleur !".

 

Mon père essuya ses larmes à la main, puis dit avec fièrté : "Oui ! Causer de la tristesse à mon fils me met dans une immense colère ! Il n'est pas trop tard pour règler leur compte, et quand ils mourront, ils deviendront mes esclaves ! Je me prépare, et je me mets en route".

 

Mon père se tourna vers moi et me donna une boule de cristal d'une main et leva une main ouverte qui commençait à luire : "Quant à toi, mon fils, ta mère m'aidera à voir le désert et y créera un feu magique artificiel et je te téléporterai milieu du désert pour t'y téléporter. Prends cette boule de verre, car je ne veux pas que tu manques le spectacle, tandis que je ne tiens pas à ce que tu sois sur les lieux."

 

Je pris la boule, la tenais entre mes mains, rassuré que le destin puisse être meilleur. Je sentais les esprits de tous le monde dans la salle du trône, et je fermais les yeux. Je l'ai fais à la fois pour ne pas avoir le vertige de la téléportation, mais aussi pour mieux sentir les sentiements de tous le monde.

 

J'ai senti des changements de température. D'abord tiède, puis assez froides, puis chaude. Chaude comme le désert où j'étais téléporté, pas très loin de la ville pour y revenir, mais suffisamment loin des regards indiscrets. Je ne tenais pas spécialement à rappeler aux habitants que je suis un demi-diable.

 

 

 

XII : Oracle

 

Je revenais en ville, cachant la boule de cristal. La ville semblait dégager des ondes négatives. Tous le monde pensait à l'échec, sauf moi. Scenprin pensait y passer, j'avais la preuve solide du contraire.

 

J'avais envie de jouer les prédicateurs positifs. De dire que tout ira pour le mieux. Mais 4 réactions négatives possibles que j'avais envisagés m'ont convaincu de ne rien faire pour ces raisons :

 

- Je passe pour un naïf ignorant qui ne veut pas comprendre ce qui se passe.

 

- Je passe pour un intégriste envoyé pour patiemment manipuler la volonté des habitants de Scenprin sans recourir à la violence.

 

- Je suis quelqu'un qui fait bonne figure pour que les gens ne baissent pas les bras, mais même s'il y avait une politesse des habitants, c'est la méfiance et la circonspection qui règneront dans les esprits.

 

- Les gens oublient la peur. Ils oublient qu'elle donne conscience de ce qu'il y a craindre de perdre. Ils oublient d'agir et de prendre des décisions necéssaire, peut-être difficiles. Ce serait casser le travail de mon père quand il a conquis Scenprin, et ses habitants redeviendraient la cible de la colère ou de l'abandon des dieux.

 

Alors, j'ai joué la comédie. Tantôt je disais qu'on y passerait, tantôt je disais que je préparais mes affaires pour fuir, ou encore mentais-je aussi en disant qu'il valait mieux se cacher. Du moment que je ne jouais pas au devin, j'étais sûr de ne pas entraver le travail de mon père, ni de détruire les progrès contre les faiblesses des habitants de Scenprin.

 

Mes paroles était inquiétantes tandis que mon esprit était pourtant parfaitement serein. Je me suis alors installé à l'auberge. Mes fenêtres étaient barricadées à l'intérieur et à l'extérieur. Voilà qui est idéal, car je pouvais dans ce cas regarder ma boule de cristal sans être dérangé, et voir ce qui se passait sur le champ de bataille. J'aurais dû inviter du monde et faire payer les entrées... Oh, tant pis.

 

Je voyais tous ce qui se passait. La stupeur des observateurs étaient délicieuse. Ils hésitaient entre la joie, la circonspection et la peur. Est-ce une alliance internationale qui s'est décidée à agir ? Mais pourquoi ont-ils cette apparence étrange ? Cette si puissante armée d'individus comme sortie des enfers, si elle réussissait à écraser Iastipès, allait-elle à son tour devenir une menace, et réclamer un tribut régulier ou devenir maitre de Scenprin, et des autres villes directement menacées.

 

L'armée des enfers de mon père se massait autour de Iastipès. Même le ciel n'offrirait aucune possibilité de contre-attaquer la conquête de ce faux pays qui ne vit que de la haine.

 

Des nouvelles recrues jusqu'aux puissants guerriers et grand sorciers d'élites en passant par les divers monstres gradés ou non, conjurés ou pas, l'armée de mon père était en nombre écrasant, ayant largement la possibilité de mater la moindre attaque des intégristes.

 

 

 

XIII : Issue prévisible

 

L'armée de mon père encerclait le faux pays. Silencieusement. Pour l'occasion, ma mère était également de la partie en même temps que mon père. Le couple d'amoureux qui va aller se battre, c'est trop romantique ! J'en peux plus ! Je me demande si c'est la première fois que je les vois aussi prévenant l'un envers l'autre. Maman avait offert une gigantesque masamune gravée à mon père, tandis que mon père avait offert un grand arc et des épées courtes à ma mère... Trop choux !

 

Un des "chefs" (c'était peut-être un sous fifre chargé de faire croire que c'est le chef, chose tout à fait possible) de Iastipès apparut. Il criait tout en souriant à l'armée de mon père : "Nous sommes vos frères. Finalement, nous avons les mêmes buts ! Vous cherchez à apporter la justice et nous vous révérons comme étant nos frères !"

 

Des ricanements se faisaient entendre dans l'armée de mon père. Comme pour moquer l'extrême-naïveté déçue ou la tentative ratée de manipulation de Iastipès. Les ricanements se sont ensuite arrêtés.

 

Mon père s'avança à son tour. Il éloigna ses mains le + possible de son corps, pour montrer qu'il ne se battrait pas, du moins pas tout de suite. Sa garde rapprochée ne fit rien; elle savait très bien ce que mon père.

 

Mon père dit alors à son tour : "Nous connaissons, voyons et apprenons tous des faiblesses et des bassesses humaines. Vous vous trompez, car nos actes ne sont pas toujours synonymes de justice. Cette opinion dépends du point de vue de chacun. Vous règnez par la douleur, par la souffrance, et ces pouvoirs de les déchainer, nous les reprendrons. Votre immense vanité vous rend aveugle par rapport au bonheur que vous prétendez parfois chercher. Nous vous tuerons, et vos morts ne seront qu'un faible répit par rapport à ce qui vous attends. Je goûterais à l'ironie d'affronter des tortionnaires, moi qui suit le seigneurs des enfers, capable d'infliger des souffrances !"

 

Le sifflement de plusieurs flèches se faisait entendre, et mon père en reçut une grande partie. La moitié de moi-même craignait que mon père décède, l'autre moitié prit le dessus en affirmant que mon père resterait vivant. Le seigneur des enfers ne peut être éventuellement tué que par quiconque étant non seulement particulièrement fort individuellement (notamment par la force physique), mais aussi qui a l'aspiration (même inconsciente) de devenir seigneur des enfers.

 

Mon père joua brièvement la comédie en tombant au sol. Les intégristes, en parfait vaniteux imbus de religion, criaient de joie, en pensant qu'ils deviendraient maitres du monde (ces hypocrites ne l'avouent jamais ouvertement et aiment trop leur discours d'utopie décevante pour l'admettre).

 

L'armée de mon père ne bougea pas. Ils n'ont pas reçu l'ordre d'attaquer. Ma mère ne bougea pas. Elle avait totale confiance en mon père. Il savait ce qu'il faisait. Les intégristes crurent sottement que ma mère était une traitresse passive, mais c'est bien mal la connaitre. Ces complets misogynes ignoraient qu'ils avaient un court répit, non une victoire.

 

Mon père se releva. Les intégristes déchantèrent très vite. Chaque flèche qui avait atteint mon père commençait à bruler à la base des blessures. Les flammes progressaient jusqu'à bruler les flèches, lesquelles tombèrent en poussière noire. Et quant à ses blessures et cicatrices, il n'y avait plus rien des 2. Comme si l'attaque de flèches n'avait jamais eu lieu.

 

Ma mère et mon mère joignèrent chacun une main, tandis que l'autre tenait une arme levée au ciel. L'armée toute entière fit de même. Mon père poussa un hurlement qui pouvait être entendus sur plusieurs centaines de kilomètres en même temps que les mots suivants étaient entendus de sa voix : "A l'attaaaaaque !!"

 

Les villes témoins de ces attaques étaient silencieuses, tandis qu'habitants et passants étaient terrés où ils pouvaient selon leur moyen.

 

Le combat dura 1 heure, mais mes instincts semblaient me dire que l'armée de mon père pouvait mettre beaucoup moins de temps. Peut-être pour jouer avec la patience des intégristes de Iastipès, et leur faire croire qu'ils avaient une chance de victoire. Un peu comme un chat jouant avec une souris plutôt que de la tuer tout de suite, afin qu'il y ait de l'amusement, puis de l'achèvement.

 

Mon père, et je suis bien privilégié qu'il ait respecté ma condition, ne s'était pas seulement contenté d'épargner les habitants dont l'absence d'intégrisme est sans faille. Certains des habitants avaient même été prit en otages avant d'être tué, mais ce fut que partie remise; mon père avait le pouvoir de ramener les non-intégristes à la vie par le sacrifice des âmes. Et puisque les intégristes comme ceux qui les plébiscitent ne manquaient pas, il fut facile de ramener les otages sans qu'il y ait de pertes humaines qui soient injustes.

 

Après 1 heure qui a vu les intégristes mourir de la main de l'armée de mon père, il ne restait plus rien plus rien de ces théocrates. L'armée de mon père débarassa les corps des intégristes, qu'ils soient tueur ou soutients verbaux. Un gigantesque passage s'ouvrit d'où d'immenses flammes étaient visibles. Mes parents, comme les armées et les trépassés y entraient.

 

 

 

XIV : Bilan et conséquences

 

Une défense internationale, laquelle ne met strictement jamais les pieds dans une bataille malgré qu'elle ait une organisation militaire, arriva après coup. Les habitants expliquèrent ce qui s'était passé et ce qu'ils avaient vu. Certains magiciens sondaient l'esprit des habitants, pour vérifier si c'était une fausse histoire liée à une terreur traumatisante ou la vérité. Les paroles des habitants correspondaient avec leurs esprits. C'était finalement les 2 à la fois. Un soutient psychologique et une aide à la reconstruction se mit en place, ainsi que la constitution de force indépendante.

 

Iastipès était composée de 4 morceaux de pays annexés. Furieux de cette annexion, et encore + furieux contre l'inanité de leur pays respectif à n'avoir rien fait ou trop peu pour les protéger comme réprimer les intégristes, chaque territoire annexé décida de faire sécession contre leur pays respectif, et de s'unir entre eux. Iastipès changea de nom, et s'appela Térélib. Terre de liberté en somme. Libre de l'intégrisme, mais aussi libre de la bêtise de ceux qui n'ont, en fin de compte, rien fait pour les aider.

 

Les 4 pays, d'où les territoires annexés sont originaires, préférèrent ne pas s'opposer à la sécession, et ont même accordé des aides financières temporaires le temps d'établir les moyens de leur propre souveraineté. S'ils l'avaient fait, ils risqueraient d'être assignés en justice à un tribunal international pour non-assistance à personnes en danger, et de payer de grosses sommes à vie pour les habitants comme à leurs institutions.

 

Mon père avait finalement prit la responsabilité de la guerre que personne d'autres ne voulaient infliger. Libre à eux de ne pas aimer cette option. Toutefois, s'agissant de trouver des options moins violentes, il faut dire que les Etats se sont largement tournés les pouces. Et qu'en fin de compte mon père, et indirectement moi, leur avons rendus service. Nous avons pris les responsabilités que les Etats étaient censés prendre au lieu d'être dilettantes.

 

La boule de cristal qui m'avait été remis semblait devenir + légère. Elle devenait moins visible. Elle semblait briller d'une lumière blanche pâle avant de devenir de la fumée, laquelle disparaissait à son tour. Elle avait accomplis son travail. Et quant à moi, j'avais beaucoup appris.

 

J'avais appris la lourdeur de l'usage de la violence. Même pour un but louable et bien justifié, même quand il s'agit d'un monstre, ôter une vie est une chose qui ne se fait pas à la légère.

 

 

 

XV : Je reste qui je suis, peu importe les changements

 

Cette dureté aurait pu faire de moi quelqu'un de négatif ou simplement apathique. Il n'en a rien été de tel. Je suis conscient du privilège que j'ai eu à pouvoir influencer le comportement de mon père. J'ai même appris à savoir me taire si c'est préférable. Si jamais je disais que le faux-pays intégriste a perdu grâce à moi, on penserait que je fais de l'humour égocentrique ou que je cherche à m'attribuer des mérites. Je ne pense pas qu'une solution pacifique aurait été faisable. Les Etats ont été beaucoup trop passifs pour qu'une issue peu voire non violente puisse être possible.

 

Puis, il y a les gens qui ont été épargnés. Eux sont sauvés. Et finalement, j'ai apprécié la sévérité de mon père. Les enfers ont agit, eux. Et j'ai brièvement été le seigneur des enfers, en quelque sorte !

 

Un peu sonné, Térélib et ses environs ont ensuite été encore surpris d'un massacre récent qui n'a toutefois emporté que ceux qui faisaient règner la terreur.

 

Scenprin a fait un geste en tendant la main à Térélib, invitant ses habitants à des moments de fêtes, d'échanges de loisirs et touristiques. Passer à autre chose compte, et penser au meilleur de l'avenir + encore. Térélib était inspiré par Scenprin : elle aussi avait connu l'attaque du seigneur des enfers, même si ici, c'était les habitants qui étaient responsables.

 

Les 2 villes, notamment grâce à leurs habitants respectifs, ainsi que bien d'autres partenaires, devinrent rapidement amis. Les anciens pays qui avait laissé tombé Térélib connurent une imposition douanière onéreuse en vue de les pénaliser davantage jusqu'à nouvel ordre, ne pouvant jamais espérer mieux que des relations très neutres, si ce n'est indifférentes.

 

Moi, de mon côté, j'étais resté étudier la situation. Parler avec les gens. Me renseigner. Echanger. J'étais rassuré parce que la vie à Scenprin mais aussi à Térélib étaient en voie d'amélioration.

 

Et dès lors, je repris mon voyage. Cette fois à l'Ouest. J'avais entendu parler de la neige. Je n'ai jamais vu ce que c'est. Et dès lors, je marchais. Je franchissais l'herbe verte des plaines. Les forêts. Les collines. En montagne où je découvrais et contemplait la neige, j'ai rencontré un peuple de gens de petites tailles à Assiam. Aimables et conviviaux comme tout. Des halfelins.

 

Ayant passé quelques jours avec un peuple attachant, ils finirent par avouer des craintes. La nature autour d'eux connait de l'expansion sans limite d'une mégapole congestionnée : Uerief. Les halfelins ne sont pas opposés à la civilisation. Mais la grande ville d'Uerief connait d'une urbanisation abusive. Les terres sont déboisées au fur et à mesure. Le ciel est d'une couleur inquiétante. L'air y est tellement différent. Trop. Uerief faisait tout son possible pour exploiter et épuiser les sols et les sous-sols... Uerief est cupide.

 

Les halfelins d'Assiam, et pas seulement eux, souhtaitaient que la ville change ses habitudes. Assez nombreux étaient les habitants qui estimaient qu'il faudrait rattacher leur ville moitié urbaine, moitié campagne, et qu'il faudrait s'y faire à l'ultra-urbanisation de Uerief. Très rares étaient les habitants qui estimaient que telle une gangrène, il fallait tout faire pour empêcher Uerief de progresser. + rare encore était ceux qui estimaient que la ville devait disparaitre.

 

La (trop) grande ville était située sur une haute colline, notamment le palais de la ville, où est situé le siège de l'autorité publique. Loin au nord-ouest, à + de 600 km, où la forêt délimite encore ce que Uerief n'a pas détruit.

 

C'était donc décidé. Par reconnaissance envers l'amabilité du peuple d'Assiam, j'irais à Uerief, voir s'il y a une solution. Reprenant mon voyage à cheval, je descendait une nouvelle fois la montagne pour franchir plusieurs paysages, m'arrêtant quelque fois à certains villages ou relais isolés. Les malheureux palfreniers ne pouvaient jamais me vendre un cheval : le mien étant enchanté, ne s'épuise pas, du moins pas de la même façon qu'un cheval normal.

 

A près de 200 km, je m'étais arrêté à un hameau, simplement appelé Nouvelle Vie. Peut-être étais-ce une implantation récente pour de la tranquilité, ou de riches personnes déguisées fuyant les impôts. A une des 2 tavernes, j'entendais des récit étrange. Celà concernait le "nuage de forêt", disaient les récits, appellé comme telle pour montrer la forme de la forêt en cercle irrégulier, inexact, comme un nuage.

 

Les habitants du hameau avaient entendus dire que la plupart des gens qui passaient par la forêt disparaissaient. Pas tous, certains d'entre eux. Une incertitude pesait quant à savoir s'il s'agit d'un dangereux magicien lunatique ou de la présence intermittente de brigands qui choisissent leur proie. On me conseilla de contourner la forêt si je ne suis pas pressé, pour + de sécurité. Je ne suis pas pressé, mais ce conseil étant vain, je décidais de quand même passer par la forêt.

 

Je n'angoissais pas. La forêt était épaisse, et laissait mal passer la lumière. C'est comme si cette forêt pouvait être une maison en plein air. Un gros chêne très épais était présent. 2 guirlandes se croisaient autour de l'écorce de l'arbre; une guirlande de menthe, et une guirlande d'orchidées bleus décoraient bellement l'arbre. Je m'étais laissé enivrer de la poésie des lieux, puis me suis reposé au pied de l'arbre.

 

 

 

XVI : Votre mission, si vous l'acceptez

 

En rouvrant mes yeux, j'ai réalisé tardivement qu'il y avait 15 kairns en tout. Sans être spécialement taillées pour, les pierres étaient attentivement disposées pour permettre de s'asseoir. 14 personnes étaient assises, comme si elles attendaient patiemment mon réveil. Toutes ces personnes étaient habillées de robes magiques, nuancée, chacune portant des habits bien précis.

 

L'une de ces personnes à la voie agréable commença à parler. "Enfin tu es là, druide de lave. Tu as beaucoup prit ton temps, avant de revenir, et ton voyage t'a beaucoup changé". "Attendez, je suis mage du...", avais-je répondu. La personne, que je perçevais comme étant la chef, m'avait coupé la parole : "Nous avons détecté ton affinité. Tu es un druide de lave bien farceur. Mais maintenant, écoutes-nous. Une urbanisation intensive commence à menacer le monde. Les terres deviendront des ruines. Nous voulons, toi que personne ne connait, que tu ailles dans Uerief, que tu trouves des renseignements susceptibles de nous aider à renverser la situation. Que ce soit paisiblement, par la violence, ou peut-être par l'emprisonnement, l'inaction n'est certainement pas une option.

 

Va à Uerief, trouves la guilde des guerriers. En entrant dans la ville, tu prendra la fausse identité que nous te donnerons, ainsi que ce courrier et mon sceau. Montres-les à la guilde des guerriers quand tu la trouveras, et parles leurs de notre discussion pour qu'un plan d'action soit échaffaudé. Peut-être avons nous 1, 2 ou 3 mois, mais le + tôt est toujours le mieux. Un délai incite à l'activité.

 

Ce projet nous tiens à coeur, et les esprits des éléments ne nous pardonnerons pas de ne rien faire. As-tu des questions ?"

 

Un peu secoué de tant de renseignements d'un coup, j'ai continué la conversation : "Oui. Qui être-vous ? Et pourquoi me faites-vous confiance ? Puis-je avoir un thé à la menthe ?"

 

La chef répondit : "Nous sommes l'ordre druidique de la reconstruction. Grâce à toi, nous sommes tous les 15 au rendez-vous. Les espèces de chair, dont la volonté de domination est prouvée, doivent être stoppés. Je fais moi-même plusieurs fois ce rêve où je me trouve dans le futur sans y vivre. Je voyais la terre poussiéreuse comme si j'étais une morte triste et décédée depuis longtemps".

 

Les espèces vivantes, notamment humaines, font preuve d'une avidité sans limite. Malgré toutes nos tentatives amicales ou du moins diplomates, les humains, volontairement ou pas, ont accumulés les promesses non tenues sur nos demandes de respect, voire d'amélioration de la santé de la nature. Ils stérilisent les terres qu'ils disent "préserver", ils ne font rien pour diminuer la pollution.

 

Ils ne font rien pour que leur mode de vie se fasse en cohabitation, voire en harmonie avec la nature. Toi, le + puissant d'entre-nous de par les élémentaires auxquels tu es rattaché, tu auras l'occasion de jouer un rôle car tes moyens d'actions sont immenses. Le fait que tu sois nouveau et inconnu à Uerief nous sera utile."

 

Un liquide transparent à l'odeur de menthe commençait à apparaitre comme s'il émergeait d'un vortex. Devant moi, le liquide semblait être versé dans une tasse invisible : le liquide prenait la forme d'une tasse, y compris sur la petite poignée pour l'index. J'étais surpris.

 

La chef expliqua : "Nous générons nous-même la matière autant que necéssaire, et ne tirons nullement la magie de l'environnement comme le font les mages dits "profanateurs". Consommes ta tasse de thé. Quand tu l'auras fini, elle disparaitra automatiquement."

 

J'ai continué la conversation en disant : "Merci, c'est vraiment très pratique ! Faudrait que j'apprenne vos tours ! Vous savez faire autre chose dans le genre ?"

 

La chef continua avec patience : "Tu es enchanté par nos démonstrations, bien que nous ne soyons pas là pour te distraire. Je perçois chez toi quelque chose de sincère. A présent, reposes-toi, mais n'abuses pas de notre patience. Tu partiras quand tu seras prêt."

 

Mon cerveau semblait avoir connaitre un calme intense. J'entendais le souffle du vent, et un frisson semblait parcourir mon cerveau. Je me sentais intensément bien et irrésistiblement attiré par le sommeil. Malgré tout me efforts pour rester éveillé, j'avais fini par m'endormir en présence des druides.

 

A mon réveil, les druides avaient disparu. Il y avait un magnifique coucher de soleil, et la lumière était encore présente. Je me servais alors de mon cheval des enfers pour me hâter vers les portes de la ville de Uerief. Les gardes firent quelques contrôles de sécurité, puis, sur un ton rassurant, me dirent que j'arrive bien tard pour rentrer, mais que j'avais de la chance qu'il soit encore temps de venir.

 

 

 

XVII : Au boulot

 

Comme à Csenprin, je me mis à réserver une chambre cependant sous le faux-nom qui m'avait été prêté, Nostag Cartor. En 5 étoiles. D'abord parce que j'adore le confort tout compris, et ensuite parce que les espions, s'ils doivent dormir ici pour m'espionner, font payer les frais à leurs employeurs, lesquels changent très souvent d'avis. Cette discrète dissuasion financière me plaisait.

 

J'ai décidé une fois encore de visiter les lieux et faire autant la fête que possible. Je m'amusais. Je suis ensuite rentré chez moi avant que l'alcool ne m'incite à dormir sur le pavé.

 

Le lendemain matin, l'accueil me disait un truc bizarre : "Mr. Cartor ? Une lettre pour vous". Je fronçais les sourcils 2 secondes, puis détendait mon front; j'étais en effet "Nostag Cartor", ce qui m'étais brièvement sorti de la tête. L'accueil s'inquiétait que je ne me sois pas reconnu tout de suite, mais l'odeur de l'alcool qui émanait de moi me servait d'excuse pour que la suspicion du personnel n'aille pas + loin.

 

Je remontais alors dans ma chambre, puis appelai le service de chambre; je voulais être servi comme un prince, ce que je suis d'ailleurs ^_^

 

Au balcon avec un café, il y avait une inscription sur l'enveloppe : "Ne lisez pas le courrier à l'extérieur." Soucieux, j'ai fais ce qui m'a été demandé. Après avoir douté de mon acuité visuelle, j'avais enfin déduit que l'enveloppe avait changé d'inscription : "Merci. Vous pouvez maintenant lire le courrier."

 

Je dépliais la missive, puis me mis à la lire, cette fois en tenant une biscotte beurrée dans l'autre main pour tremper dans le bol de chocolat en poudre dans du lait chaud. L'encre utilisée sur le courrier était rouge.

 

"Bordel, qu'est-ce que vous foutez !? Vous étiez obligé d'habiter quelque chose de select ?? On peut dire que vous prenez votre temps quand il s'agit de commencer les opérations. Mais bon... Il parait que vous êtes un puissant druide de lave".

 

(Ils ont pas intégré que je suis pyro-mage ! En + d'être enrôlé de force, ils ne me respectent pas... Bon... Je reprends la lecture)

 

La lettre continuais de la manière suivante : "Je vois que vous avez établi une carte partielle des lieux en visitant un peu la ville. L'idéal serait que vous la connaissiez au maximum. Nous ne pouvons pas tout faire, parce que nous avons peur de manquer de discrétion, voire de faire un truc de rien du tout qui pourrait nous trahir. Cherchez un maximum d'informations. Vous nous rencontrerez après.

 

La guilde des guerriers".

 

J'ai alors décidé de poser mon courrier sur la table basse, puis décidais d'aller acheter un max de journaux et de magazines (y compris pour me distraire...), puis remontais une nouvelle fois dans ma chambre, en allant au bord de la piscine, et tout lire.

 

Ce qui est bizarre, c'est que sur ma table de nuit, il y avait un tas de cendres à la place de mon courrier, mais ma chambre n'a pas du tout pris feu... Enfin bon, bref...

 

Ayant connu la ville sous un maximum d'aspect durant 1 ou 2 semaines, j'avais fini par me faire une idée au moins suffisante des lieux et de Uerief en général.

 

La ville était particulièrement inégalitaire. On disait Uerief très riche, le contraste entre les données économiques et le monde réel était désolant. La ville semblait sauver les apparences, mais en vain. Uerief est un stéréotype d'une corporatocratie; tout est fait pour le dynamisme économique, mais sur ce seul critère ne définit pas à lui seul c'est qu'est la viabilité. L'extrême-pauvreté côtoie l'extrême richesse suivant une cohabitation tendue; c'est comme si le moindre propos, la moindre critique, même avec un choix mesuré des mots et une courtoisie sincère, pouvait s'interpréter comme une agression verbale, même assassine. Rien, dans la ville, ne permettait de voir l'émergence de la classe moyenne; chacun est condamné à rester à sa place, à moins d'être au-dessus des clivages sans les résoudres. Les pauvres, même en faisant des efforts pour bien faire et améliorer leur situation, le restaient. Les riches, y compris en étant médiocres et autocratiques, sans mériter leur place, le restaient.

 

Uerief condamnait l'intervention étatique, n'en faisant qu'un simple arbitre sur la mésentente entre les entreprises, ainsi que leur image de marque. Le reste du temps, les très grandes entreprises imposent leur vue comme elles le décident. Ainsi, Uerief, en tant que république corporatiste, est une ville dont le fonctionnement est basé sur une oligarchie économique très puissante. Uerief n'a que très peu, voire aucun égard envers les questions environmentales (comme les 14 druides me l'ont dit), mais aussi envers les aspects humaines et sociaux. Le peu d'animaux qui osaient encore vivre à Urief était souvent chétif, malade. Une désagréable surprise.

 

 

 

XVIII : Je vais voir des potes

 

Après 2 semaines où j'ai passé mon temps à me renseigner à ce point, je m'estimais prêt. J'ai passé 2 jours non seulement à me distraire et à dormir, mais aussi à prendre des comprimés; même un mage peut connaitre des maux de tête en amassant une quantité massive d'information.

 

Après avoir récupéré, je me suis mis à trouver puis à entrer à la Guilde des Guerriers à 1 heure avant son heure de heure de fermeture. Ils savent pour mon faux nom dans les registres, mais rien ne garantissait qu'ils savent physiquement qui je suis. J'ai ensuite demander à parlé au chef de la Guilde, et lui dis que j'avais une mission délicate à lui proposer.

 

N'étant pas là, on me présenta à son bras droit, Artel. J'ai alors commencé la conversation en disant que j'étais coursier pour un employeur très important, et que j'avais un courrier à transmettre (sans préciser qu'il venait de l'Ordre Druide pour la Reconstruction).

 

Artel lu le courrier. Il dit alors : "hmm... Que faites-vous avec un tel courrier ? Y-a-t-il une raison pour que vous l'ayiez sur vous ?" J'acquiescais en lui montrant le sceau, expliquant les détails de ma rencontre, mon étonnement, en lui disant que j'étais un druide de la lave, préférant garder secret ma vraie nature, puisque tous le monde est convaincu par ce mensonge.

 

Artel m'interrompit. Il me demanda d'acheter un paquet en carton vide, de revenir + tard, et de revenir de nuit, et, paquet en carton vide en main, d'aller dans la ruelle, derrière la guilde, et qu'il me ferait entrer par la porte de livraison. La discussion allait devenir secrète.

 

La conversation continuait en parlant à Artel de ce que je sais de la ville d'Uerief, de mes déceptions, que je comprenais et respectais les voeux de l'Ordre des Druides de la Reconstruction. Depuis des années, les guerriers, en réalité des chevaliers des bois et des rôdeurs, ont eux aussi tenté de proposer un tas de choses pour empêcher à ce que la destruction environnementale et humaine, causée par Uerief, continue.

 

Malgré toutes les tentatives d'interpellation les + polies, il n'y a rien à faire. Quelques 5 villes qui soutiennent Uerief, souvent à cause du renversement patient des pouvoirs locaux par l'oligarchie financière. Uerief, ainsi que ses villes alliées, détruisent la vie, ils l'empoisonnent.

 

Le + décevant, mis à part le comportement destructeur de l'oligarchie, c'est la population, incapable de s'entendre. Les plans de résistance, voire de guerre ouverte, ont échoué par faute d'organisation, par manque de motivation, ou par arrestation. Ni l'actuel pouvoir, ni ceux qui voudrait le renverser (et dont les motivations sont souvent inconnus, se satisfaisant de prétendre à la justice sans dire exactement comment) ne changent quoi que ce soit.

 

Peu après avoir discuté avec les rôdeurs, nous convenions d'un rendez-vous avec les 14 druides de la forêt. Afin de ne pas être visible, cette réunion aurait lieu de jour; la nuit, un feu, ou quoique ce soit de lumière, se repère très vite par les indésirables trop curieux. La réunion aurait alors lieu le jour, et des observateurs seraient cachés, prêt à signaler si quelqu'un approche, le temps d'interrompre la réunion, et de se cacher.

 

4 jours ont passé, le temps que chacun prépare ce qu'il y a à dire, de se reposer, de réfléchir, que le personnel soit au courant du rendez-vous...

 

 

 

XIX : En phase terminale

 

Le jour du rendez-vous est enfin venu. Il ne manquait personne. J'en venais à être rassuré que personne d'inattendu ne soit présent en avance comme après le meeting. La discussion allait bon train. Hormis moi-même, et malgré que le fait que j'ai déjà tenté de dire que j'en étais un, il n'y avait pas de mages au rendez-vous.

 

Un sortilège métaphysique, qui courberait la réalité, très scientifique, et + généralement un sort suffisamment spéciale pour qu'il n'y ait aucune victime, y compris chez les coupables, ne pouvait pas être envisagé, car il n'y avait "pas de mages" dans le groupe (pour le coup, j'étais content de ne pas être reconnu comme mage, car en tant que spécialiste du feu, mes capacités ne vont pas aussi loin).

 

Une partie de la discussion indiquait les qualités et les inconvénients d'un sort combiné entre les druides et les rôdeurs : Prison de la Nature. Dans les cas les + rares, il existait des druides connaissant toutes les spécialités élémentaires ainsi que leurs combinaisons, et dont la capacité comme la puissance de leur sort ne dépendent d'aucun contexte (il leur était même possible de créer une pluie ou un rayon de soleil en intérieur); les géomanciens. Comme il n'y en avait pas, une solution alternative était de combiner les druides de chaque spécialité, ainsi que leur rôdeurs disciples les + proches, pour réussir à lancer le sortilège. Le coût du sortilège comme les victimes touchées au hasard par ce sortilège étaient des inconvénients.

 

La Prison de la Nature fonctionnerait en fait selon plusieurs sortilèges :

 

1) Le sort du globe des vents contraires. Les druides de l'air concentreraient leurs magies à créer un globe de vents qui empêcheraient la pollution de circuler, et de la contenir à Uerief.

 

2) Les druides du feu jeteraient un sort de désertification : la terre étant viciée de pollution et de stérilité, la désertification accélérerait le processus dont Uerief en est à la source.

 

3) Les druides de l'eau maintiendraient une pluie qui varierait entre pluie fine, et pluie abondante; l'eau et la pollution se mélangeraient pour répandre davantage l'empoisonnement et ses odeurs.

 

4)Les druides de la terre jeteraient un sort de barrage pour que la pluie empoisonnée ne pénètre ni les nappes phréatiques, ni les rivières.

 

En somme, les druides construieraient un éco-système vicié autour de Uerief et qui ne toucherait que cette ville, et cette ville seulement. Une alternative pour les habitants serait de quitter Uerief, mais aussi qu'ils ne recommencent pas leur terrible mode de vie ailleurs. Le plan présentait un terrible inconvénient; ceux qui le peuvent, ou du moins qui ont une ardente motivation, quitteraient en effet Uerief, mais il est très probable qu'une partie non-négligeable d'entre eux se réfugient dans les villes de la coalition de Uerief, faisant empirer encore + le problème.

 

Une autre option serait que les druides, se servant de leurs rôdeurs respectifs comme reconnaissance, fasse passer leur sortilèges par les rôdeurs qui leur sont liés. Ainsi, quand un rôdeur de l'eau est présent pour provoquer une inondation, il consent à ce qu'un sortilège de l'eau soit lancé par son entremise; si un garde tue le rôdeur de l'eau, le druide de l'eau est encore vivant pour retenter l'expérience, tandis que le sort a été tué et interrompu.

 

Le but de ces sorts seraient de purifier Uerief malgré le mode de vie polluant de Uerief (fertilité de la terre, protection contre les canicule et les pluie trop abondante, création de soleil et de pluie si besoin...) La crainte était que Uerief, trop contente d'une amélioration de leur environnement, n'augmente davantage son hyper-productivité sans aucun égard des abus commis, et que la ville se répande et vante à travers le monde son économie soit disant en harmonie avec l'environnement. Ce qui inciterait les druides et les rôdeurs à faire encore + d'efforts jusqu'à la mort.

 

J'avais moi-même une idée que je n'osais pas soumettre. Après de longues discussion et un ajournement le temps de réfléchir, il fut décidé, faute de mieux, que la solution la + positive possible, celle d'améliorer artificiellement l'environnement, sans toutefois aller au maximum, afin de ne pas enivrer Uerief d'un confort de vie qu'elle ne mérite pas.

 

Aucune meilleure idée, autre que le palliatif, n'avait été soumise durant le rendez-vous. Il fut donc décidé que le plan serait mit à exécution dans 4 jours afin que les magies soient préparés, et les motivations renouvelées. Les rôdeurs se rendraient sur les lieux, et à travers eux, les druides lanceraient leurs sorts.

 

 

 

XX : Un plan "presque" sans accroc

 

Etant moi-même un "druide" de la lave (donc pas uniquement du feu), j'ai eu la chance de parler à mon rôdeur disciple le + proche. Ce dernier me disait qu'il valait mieux que Uerief, comme les 5 villes qui la suivent, devaient être elles aussi condamnées pour leur veulerie et leur lâcheté. Il y avait une résonnance dans mon esprit, notamment la partie diable de moi-même. J'étais d'accord avec lui. Il fallait une punition d'ampleur. J'ai alors demandé au rôdeur de la lave s'il y avait une grotte à Uerief. Ce dernier me répondit que oui, et qu'il y avait une mine épuisée et condamnée.

 

Le rôdeur me demandait pourquoi, et je lui répondis qu'avec tous les risques que l'on prend, il était préférable de pouvoir se planquer là où l'on ne viendrait pas chercher les rôdeurs. En dernière minute, le plan fut modifié de façon à ce que les rôdeurs, qu'ils réussissent leur mission ou qu'ils perdent leur vie, puisse avoir une chance d'aller se cacher. Chose obtenue de justesse.

 

Les rôdeurs, durant les 4 jours avant le début des opérations, s'activaient pour construire une cachette dans la mine abandonnée de Uerief, évitant de démonter les planches; il faut sauver l'allure de mine abandonnée de la cachette. Au retour du rôdeur de la lave, je lui ai demandé s'il était prêt à perdre la vie. Ce dernier répondit que non. Trop de risques et trop d'espoirs étaient misés à l'encontre de Uerief, et qu'il ne se sentait pas assez la force de continuer les opérations.

 

Avec un sourire digne d'un requin, j'ai alors dis au rôdeur que c'était son jour de chance; je pourrai le remplacer. Tout ce qu'il aurait à faire, et moi de même, c'était d'échanger les vêtements, faire un peu de maquillage si besoin, et que je prenne sa place. Prenant un risque, je lui ais dis que je savais manier une épée courte, ainsi que n'importe quel arc et arbalète. Soulagé qu'il n'aurait pas à perdre inutilement sa vie, le rôdeur de la lave en oubliait de se demander pourquoi je tenais tant à venir à sa place.

 

Le jour de l'opération, et durant la nuit, les rôdeurs étaient présent. Par souci de discrétion, ils étaient individuellement répartis. De mon côté, et sans qu'ils s'en rendent compte, j'étais en connection mentale avec eux comme avec les druides, mais uniquement pour espionner leur pensée. Le plan commençait à se dérouler.

 

Quelque chose clochait. Un des rôdeurs semblait marcher. La télépathie me permet seulement d'entendre les sons qui passent par le cerveau, que ce soit quelqu'un qui entend marcher, qui parle, ou qui pense à quelque chose.

 

C'était le rôdeur de la poussière, para-élémentaire fait d'air et de terre. Je l'entendais qui semblait sortir un papier, attendre, puis frapper 3 fois à la porte selon une rythmique particulière. "Entres", dit une voix. J'entendais marcher, puis une chaise déplacée et des volets se fermer.

 

"Merci", dit une voix + proche, celle de celui que j'écoute. J'ai alors entendu la conversation. Elle détaillait tout : le plan partiellement pacifique envers Uerief, le plan de déssèchement de la vie qui n'est pas entré en application, où sont les rôdeurs, comment éventuellement tuer les rôdeurs, ainsi que les druides, la planque des rôdeurs à l'intérieur de Uerief... Le plan envisagé était foutu.

 

 

 

XXI : La punition de l'enfer

 

Rapidement, j'ai alors communiqué avec les rôdeurs de partir d'urgence. Par précaution, je me suis alors fais très intimidant avec une voix mentale caverneuse et menaçante : "Si je vous parle maintenant, c'est que je sais qui vous êtes, où vous êtes, pourquoi vous faites ça. Vous ne faites que nous accorder un sursis. Mes gardes viendront vous tuer, et là où vous voyez le sacrifice de vos vies comme une necéssité, vos morts serviront de symboles du pouvoir de Uerief. Si vous vous rendez, peut-être que je vous épargnerais".

 

Paniqués et sachant que leur mort n'améliorerait nullement les choses, les rôdeurs décidèrent tous de s'enfuir. Moi, en tant que "druide des laves", et toujours un pyromage, j'étais resté caché dans la mine abandonnée, totalement conscient que les gardes me trouveraient. J'avais coupé le lien avec tous les rôdeurs, excepté le traitre. J'en ai profité pour lui communiquer que "tous les rôdeurs étaient cachés dans la planque."

 

Concentrant la colère des torts causés à la nature et l'idée de toutes les justices impossibles pour Uerief, je préparais mon déchainement de l'Enfer sur Terre, un sort qui ne requiert pas seulement de la magie, mais aussi une volonté sur-puissante de tuer un maximum de monde. Au moment où les gardes ainsi que le faux-rôdeur étaient présent, j'ai brièvement constaté la surprise sur leur visage. Un ordre de repli était donné trop tard.

 

Je riais immensément de leur douleur et de tout ce que je causerais envers la ville. L'Enfer sur Terre s'est déchainé dans la mine. Une gigantesque explosion pulvérisa tous mes poursuivants. J'étais moi-même pris dans l'explosion, mais en tant que demi-diable et maitre de ce sort, j'étais sain de cette explosion. Un peu comme une maladie qui peut ne pas tuer son porteur (principe du porteur sain).

 

Une chaine de conséquences s'ensuivit. La terre tremblait, et commençait lentement à s'ouvrir. La peur avait avertit les habitants. Le nombre de victimes qui périrent étaient inconnu. La lave commençait à surgir, jusqu'à sortir en provoquant des éclaboussures. Lentement, la lave remplissait les rues de Uerief, et comme la grande ville étaient bâtie sur une colline, le surplus de lave coulait, comme pour retrouver ceux qui n'avaient jamais cessé de profaner la terre, l'eau et le ciel. Même les nuages gris foncés commençaient à couvrir le ciel, pour montrer que l'impunité de Uerief était bien finie.

 

"Tu as joué ton rôle de punisseur, Balthazzar. Je suis fier de toi !", entendais-je dans mon esprit. Mon père. A nouveau lui. Mon père. "Cette fois-ci, je vais t'accorder mon aide, mais pas parce que je suis ton père, mais parce que tu le mérites. Par précaution, je vais te protéger de la lave (je vais pas faire la même erreur 2 fois, tout de même)."

 

J'avais remercié mon père, et lui demandai de bien vouloir transmettre mes salutations à la famille. Après s'être dit au-revoir, sachant qu'on finirait par se voir, ou au moins se parler à nouveau, je marchais dans la lave, sans en souffrir des conséquences.

 

Un volcan en activité était crée, interrompant brutalement l'avidité de Uerief. Je revint à la forêt voir les druides pour leur parler. "J'ai pas arrêté de vous dire que j'étais mage du feu, et vous ne m'avez pas écouté. Cependant, j'ai décidé de donner suite à vos convictions à ma façon; celle des enfers punissant la faiblesse humaine. Et ici, j'ai punis la cupidité et l'égoïsme. J'espère que vous ne m'en voulez pas trop".

 

Après hésitation, la chef des druide s'est exprimée : "Vous avez crée un volcan. Nous espérons que la dureté de votre punition provoquera un électrochoc chez les soutiens de Uerief. Nous maintiendrons le volcan afin qu'il ne redevienne ni une montagne assoupie, ni refermée en colline. Il sera le message; abusez de la nature, et elle reprendra ses droits dans la souffrance. Nous te remercions, demi-diable, de nous avoir aidé. Peut-être est-il temps que nous fassions respecter nos convictions par la voie du Malin. Nous n'avons probablement pas d'autre choix que d'en arriver là."

 

 

 

XXII : Brochure touristique

 

Nous avions échangé des remerciements. Un des druides décida de prendre la parole sans que celà gêne la chef : "Bien que nous soyons attaché à la forêt, ils nous arrive de voyager, si possible rencontrer des gens différents, et de prendre contact avec une civilisation saine, afin que nous ne devenions pas trop ermite. Même les défenseurs de causes nobles peuvent être fermés d'esprits".

 

Une autre druide prit la parole : "Nous connaissons une ville, très loin au sud. Ucoraï. Il faut arriver à une ville portuaire essentiellement commercial et touristique; Osoip. Vois si tu peux trouver un bateau abordable pour te déposer à un village portuaire, Mêlspat. C'est légèrement situé au nord-nord-est de Numarc, mais ce sera + court que de te faire passer par cette ville. Arrivé à destination, tu demanderas à te faire transporter jusqu'à Ucoraï en dirigeable, car il y a une obligation à ne pas circuler par la forêt pour les moyens de transport terrestre, à moins que tu préfères la marche".

 

Un rôdeur présent sur les lieux donna un conseil : "Tu devrais réserver par internet si tu ne veux pas attendre longtemps sur place :)"

 

Après avoir reçu de quoi planter ma tente (une boule de feu me servira de feu de camp), je décidais d'aller voyager vers le sud à cheval. Il me fallut dévier de mon trajet pour m'arrêter à la Grotte du Diable, histoire de revoir ma famille, me reposer, et lui reprendre du fric avant de reprendre la bonne route. Je me suis arrêté à des hôtels, des fastfoods... Enfin arrivé à Osoip !

 

J'hésitais entre un bâteau de pêcheur qui accepterait de me gratuitement prendre à bord mais prendrait son temps avant d'arriver à bon port, ou une pinnasse qui coûterait un petit peu, mais arriverait beaucoup + vite. N'ayant que très peu hésité, et détestant l'attente, j'ai choisis la pinasse. Le lendemain matin, le bateau levait l'ancre, et par souci de ne pas arriver en retard, j'avais choisis de dormir à bord.

 

Que je choisisse Mêlspat était une bonne nouvelle; les marins détestent passer par une mer réputée pour mettre un terme à la vie de ceux qui osent naviguer sur les mers de l'île verte, nommée ainsi de façon visuelle, et aussi parce que personne n'est allé osé l'explorer pour se permettre de lui donner un nom.

 

Le périple se passait bien. Après 5 jours de navigation, un chebec croisait notre chemin. Quelque chose clochait avec le comportement du navire; ce dernier changea volontairement de direction, comme pour nous barrer la route. Anomalie numéro 2, aucun signaux de communication, que ce soit par drapeaux ou par des signes des mains des gens à bord. Aucun signe de son identité n'était peint ou représenté par un drapeau.

 

C'est à ce moment là que je me décidais de sniper les voiles du bateaux adverse. Le bateau n'avait plus de voiles, mais il lui restait les rames. Le bateau semblait chercher à faire demi-tour. Je l'ai patiemment laissé faire, puis j'ai fait brûler les rames et le gouvernail. Le bateau était inerte, dans le meilleur des cas, dépendant des courants marins, ou des mains des navigateurs à bord. Ah, les joies de l'improvisation.

 

Les navigateurs de la pinasse étaient très content de mon intervention mais aussi un peu inquiet; il valait mieux qu'ils ne fassent pas les marioles s'ils ne veulent pas que je m'occupe d'eux. Je leur ai alors demandé de passer à côté du bateau pour les narguer. J'ai ensuite crier au chebec : "Si vous avez de la poudre à bord, je serais très content de faire un feu d'artifice ! Envie de manquer de chance encore une fois ??"

 

Le bateau était silencieux, et la peur était perceptible. Ce que le feu a détruit du bateau, par mes soins donnait à son équipage une idée précise de la suite des évènements, surtout s'ils ne se calmaient pas. Innocents ou coupables, leur démarche laissait trop entendre de l'hostilité.

 

Finalement, malgré les tensions, ils nous laissaient passer, n'osant pas découvrir leurs canons. Par précaution, je restais les mains levées tout en me déplaçant sur la pinasse, pour les garder en joue. Le bateau se déplaçait légèrement en fonction des courants et des vagues. Quand nous fûmes hors de portée, je repris la détente, et quant aux marins, ils faisaient avancer le bateau autant que possible pour accoster à un port.

 

5 autres jours + tard, j'étais arrivé à Mêlspat. J'ai ensuite pris le dirigeable. C'était long... Mais long... Attendre reste néanmoins épuisant, alors même que ça ne demande aucun effort. En visitant la nef, j'ai remarqué qu'il y avait un planeur de secours en cas d'urgence. Ca tombe bien, l'urgence est d'arriver le + vite possible à Ucoraï, car je déteste quand ma patience s'éternise.

 

Dans le planeur de secours, il y avait une fiche intitulé "Vous n'avez pas honte de piloter un planeur quand vous ne savez pas piloter ?" D'après la fiche, je devais tirer un poignée au plafond. Le manuel précisait aussi que je ne devais pas oublier de mettre ma ceinture (il aurait pas pu le dire avant ?). L'aide sur papier disait que si le planeur s'approchait du sol, il fallait sortir les roues, puis sortir les parachutes, et que les manettes servait à piloter le planeur tant qu'il restait en l'air.

 

J'ai alors décroché le planeur, puis c'était partit pour une fin de voyage beaucoup + rapide. Les choses se passait bien. J'avais un peu peur, et j'ai même fini par me demander si, comme les ptits pépères qui ne prennent jamais de risques, je devais attendre que le dirigeable atterisse. Mais c'était trop tard.

 

Je pouvais voir que je passais au-dessus d'Ucoraï avant d'apercevoir le désert où je devais atterrir, afin que je ne casse rien de la ville en passant.

 

La peur commençait à s'emparer de moi. Je me rapprochais du sol. Je me suis rappelé que je devais sortir les roues. L'ayant fait trop tôt, le planeur a tangué. Dans la panique, j'ai tiré les manettes comme je pouvais. J'imaginais les gens au sol se demander ce qui se passe.

 

A la fin, le planeur piquait du nez vers le sol de sable. Très vite, j'ai tiré la poignée pour le parachute. L'ayant fait tardivement, le planeur a vu sa chute légèrement amortis. C'était un coup de chance si j'avais survécu sans que la ceinture me fasse de mal.

 

 

 

XXIII : Fêter la vie et en profiter

 

J'ai ensuite fini à l'hôpital d'Ucoraï, où j'étais davantage en observation qu'en situation de guérison, car les médecins n'avait rien trouvé de majeur. On me disait que je pouvais sortir dans 2 jours. Finalement, je suis sorti le lendemain par la fenêtre.

 

"Fiston ?", dit une voix féminine familière. "C'est ta mère !"

 

"Maman, c'est toi ??" avais-je répondu.

 

"J'ai été suffisamment gentille avec ton père pour qu'il t'accorde un cadeau ! Je lui ais demandé de te téléporter à la fête des "2 saisons de l'hiver", talent que tu pourra un jour exercer toi-même quand tu seras prêt ! Connaissant ton esprit festif, tu apprécierais peut-être apparaitre par surprise à cette fête qui te correspond, et tu y seras le bienvenus !"

 

"Je sais pas... Bof...", disais-je avec un doute.

 

"Je demande à ton père de te téléporter, tu verras après. Amuses-toi bien, mon loulou !", disait ma très encourageante mère.

 

"Merci, maman ! Ca me fait vraiment plaisir que tu ais réussis à extorquer une faveur à papa ! Merci beaucoup. J'espère te revoir" avais-je répondu.

 

"De rien mon petit ! Allez, ton père te téléporte dans le feu, on se reparlera + tard !" Maman débordait d'enthousiasme. Elle est toujours comme ça quand elle sait que quelque chose va me plaire. Elle ne se trompe jamais quand elle est comme ça. Elle me connait comme si elle m'avait fait... D'ailleurs, c'est le cas !

 

Après nous être dis au revoir, plusieurs types costaud habillés en blanc à manche courtes me poursuivaient. Je décidais alors de m'asseoir pour les attendre. Au moment où ils arrivaient près de moi, une brève image de feu me remplaca, avant d'être à son tour remplacé par de la fumée qui se dissipa très vite.

 

Mes yeux connurent un bref éblouissement avant de voir autre chose. C'était une fête où j'étais apparu dans un feu. Une partie des gens étaient surpris, tandis qu'une autre partie pensait que ça faisait partie du spectacle.

 

Un grand type semblait se méfier de moi. Il portait une armure impressionnante, et avait une mine patibulaire. Je saluais tous le monde, et quand ce fut à son tour, je lui tendais la main en me présentant par mon vrai nom, Balthazar Octavius Barnabé Lennon... Bob, pour faire + court, avant de lui dire "enchanté !"

 

Le barbouze me fixait. Il ne tendait pas la main. Un silence était tombé. Après quelques seconde, le grand mec finit, sans sourire, par tendre la main pour que nous finissions les présentation. "Je suis Théo de Silverberg, paladin et inquisiteur selon mes humeurs..." Il continua sur une longue liste de ses mérites qui rendent les présentations interminables.

 

"Alors buvons un coup !", avais-je dis pour l'interrompre dans la bonne humeur. La fête des "2 saisons" de l'hiver battait son plein, avec pleins d'animation variées.

 

Quelques temps après, je fis la rencontre avec 2 autres gars où le courant passait bien, Grunlek, un petit homme instruit et bricoleur, et Shin, archer élémentaire de l'eau ayant connu une errance + longue que nous 3. De notre groupe de 4 aventuriers, j'étais le dernier arrivé. Il ne me restait plus qu'à remplir certaines formalités, connaitre la guilde des aventuriers, et me voilà devenu membre de celle-ci.

 

Sur le tableau d'affichage, une des affiches semblait être là depuis un moment, comme si elle n'intéressait personne. "C'est effectivement de cette mission dont nous allons nous occuper", disait Grunlek. Je sentais qu'on me demandait implicitement, j'y voyais une objection. Je n'en voyais aucune. Si j'ai survécu à un accident de planeur, des araignées géantes ne m'achèveraient pas, et j'ai besoin de risque et d'adrénaline pour compenser l'ennui qui me pesait sur le dirigeable.

 

Comme la mission n'était pas prête d'être accomplie de si tôt, nous parlions, et nous nous présentions aussi largement que possible sans aller vers l'indiscrétion, afin que chacun puisse parler selon les sujets dont il se sent à l'aise. Nos sacs étaient prêts.

 

Avec mes compagnons, le voyage promettait des péripéties, sinon une promenade en nature. Le destin avait tracé notre voie pour le grand 8 que représente une vie pleine de surprises...

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Published by regard-existence - dans Aventures
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 16:55

I : Mon père, ce presque-héro

 

Mes souvenirs d'enfances sont assez dispersées. Ceux de ma mère me reviennent à peine en tête. D'après mon père, maman est partie pendant une cuite de mon père. Elle m'a laissé avec lui en pensant que je finirais pareil, et que j'étais un cas déséspéré.

 

Malgré ça, j'ai eu une plutôt bonne vie avec papa. Quand il s'agissait de respecter des règles qu'il estimait essentiel, mon père était trop directif, parfois m'ayant mis une baffe. La moitié de l'année, il rentrait alcoolisé. C'est pour ça que j'étais tenté de mettre en titre : "Mon père, ce demi-héros".

 

Ce dernier était un paladin assez médiocre, perdant assez souvent l'usage de ses pouvoirs (ils sont retirés par peur d'abus, et ça dépends de la force de conviction, d'après ce que me disait mon tuteur, Viktor). C'est d'ailleurs son alcoolisation fréquente qui le faisait souvent rester à la maison.

 

Tout ce que je sais faire en nature, c'est pêcher. A la base, mon père adorait me faire croire que si on avait du poisson à manger dans l'assiette, c'est parce qu'il en faisait apparaitre par magie... Ah, sacré papa !

 

Au fil de nos promenades près de la rivière, il avait finit par m'apprendre à pêcher le gardon. Le meilleurs moment dont je me souviens de lui, c'est quand il tout fait pour tenter de m'aider à survivre et à draguer des filles. Un jour, il m'a même expliqué comment y arriver; "tu vois mon fils. Si tu veux ramener du poisson, tu dois mettre des miettes auprès des rives, et après tu pêches. Bah avec les filles, c'est pareil."

 

J'ai suivi son conseil. Même les thons ne voulaient pas de moi.

 

Mon enfance était plutôt heureuse. Papa m'avait même permit de me servir de son épée et de son bouclier, même s'ils étaient trop lourds pour moi, et que je ne pouvais pas jouer avec sans qu'il soit là pour me surveiller.

 

Tantôt il partait pour faire des gardes. Tantôt il partait faire des séances de soins. Ca faisait partie des attributions de paladins, car s'il était possible de faire la guerre, il fallait aussi être capable de soigner. Et aussi de faire la morale sur ce qui est pas bien.

 

Maintenant que j'y pense, je me demande si c'est pas le zèle de mon père qui a fait partir ma mère...

 

Au fur et à mesure des conflits dans lesquels il sortait de moins en moins indemne, il semblait se retenir de dire ce qu'il n'allait pas. Quand je tentais de lui demander, il semblait grogner ou marmonner. Hésitant, et par peur de me prendre une baffe, je retirais ma question.

 

Un jour, il a révélé qu'il avait un combat à préparer avec l'église de la lumière, et qu'il devait participer à la circonscription des croisés qui participerait à lutter contre une menace, + précisément celle qui était nommée : la maitresse des morts, et qui était une reine de + en + absente d'un royaume, jusqu'à ne plus donner signe de vie.

 

Alors, lui et plusieurs contigents de pratiquants partaient demander aux royaumes avoisinants d'effectuer un enrôlement obligatoire. 1000 personnes par royaume.

 

- Étant déjà engagé dans un conflit, le 1er royaume n'accepta de donner que 250 personnes.

 

- Le 2ème royaume était en train de se remettre d'un conflit, et ne pouvait se permettre de remettre que 500 personnes

 

- Pour le 3ème royaume, tout roulait pour lui, et comme l'église des lumière était une religion d'État, il remit alors 2000 personnes au lieu de 1000.

 

- Le 4ème royaume fut moins scrupuleux. Il exigea préalablement 10 000 ducats d'or, et comme le compte y était, il remit 1000 personnes, entaillant lourdement la trésorerie de l'église de la lumière.

 

- Le 5ème royaume adopta à peu près la même conduite. 1 ducat d'or = 1 personne. L'église de la lumière dû encore débourser pour remplir ses rangs de 1000 personnes supplémentaires.

 

- Le 6ème n'accorda pas son aide, reprochant à l'église de la lumières des inquisitions préjudiciables, impôts non payés, prosélytisme, que la vie du peuple lui appartient, et qu'il n'y a pas lieu de participer à un conflit dont l'intérêt n'est pas démontré, l'église des lumières risquant de figurer sur la liste noire des sectes.

 

Suite à ça, et en joignant ses forces à ceux des autres églises et autres États qui y participait, un carambolage de sang, de cris, de larmes, de lâmes et d'étincelles s'ensuivit à un laboratoire de recherche magique, une tour construite dans une montagne; la Cité des Merveilles.

 

Très content d'avoir battu la nécromancienne, toutes personnes en armes confondues se mettaient à boire, à fumer, et à brûler un peu tout.

 

Durant la longue bataille qui avait eu lieu, je ne savais pas ce qu'était devenu mon père. Il n'était pas rentré durant 3 jours à la maison, et c'était Viktor, mon tuteur, qui s'occupait de moi.

 

Malgré toutes leurs tentatives, les soins n'ont pas réussit à remettre mon père sur pied, et ses instants étaient comptées. Tandis que son décès approchait, il me dit alors : "Fils, ne deviens pas paladin. Ne t'engages jamais sur cette voie parce qu..." Il ne bougeait plus.

 

"Je deviendrais paladin, et + particulièrement inquisiteur. Je traquerai ce qui a causé la mort de mon père comme de toutes injustices !". Viktor avait accepté, quoique réservé. Il n'avait pas tenté de contester mon propos, ayant deviné que je ne reviendrais pas sur ma parole.

 

 

 

II : A vaincre sans péril, on triomphe quand même

 

J'aimais bien pêcher avec mon père... La dernière fois que j'ai essayé, seul, j'en avais plus envie. Ca m'a trop rappelé de souvenirs. C'est devenu de la nostalgie trop amère.

 

Alors je suis revenu vendre mes lombrics et ma canne à pêche, pour récupérer un peu d'argent. La propriétaire m'avait dit "La pêche est mauvaise quand on a un papa décédé hein ? LOL". J'ai cogné le vendeur, plaqué sa tête plusieurs fois sur le comptoir puis je lui ais dis qu'il n'était pas drôle. J'étais un enfant, ma force était surprenante, et je m'en étais surpris moi-même. J'ai laissé tombé le mec, puis je suis sorti, direction, l'église des lumières.

 

J'avais demandé mon formulaire d'inscription pour devenir paladin-inquisiteur. J'ai passé mon entretien devant jury. J'ai ensuite fait un beau discours sur l'importance de la justice. Il y avait une mise en doute quand à mon adhésion à l'église de la lumière parce que, selon un membre du jury, "on résout davantage des traumatismes par une thérapie qu'en joignant un ordre religieux. Ceux qui le font quand même deviennent des intégristes". Personne n'a écouté ce qu'a dit le membre du jury.

 

Peu après, j'ai enfin reçu une réponse : j'étais accepté. Mais il y avait une atténuation : j'étais cependant reproché d'avoir agressé un commerçant, et il y avait un doute sur mon intégrité à joindre l'église de la lumière (ampoule basse consommation). Et qu'après ma formation de base, un écuyer me serait attaché avec l'exigence de ne pas le maltraiter.

 

C'est bizarre... On m'avait dit de ne pas le maltraiter, mais du coup, c'était exactement ce que j'avais idée de faire... En +, l'écuyer était maigre, l'air tristounet et inoffensif... Miam, miam, une proie pour ma colère pas encore digérée que mon père ait été décédé... C'est comme laisser une tarte refroidir sur la fenêtre, puis laisser une pancarte "Ne volez pas ma tarte, plz".

 

L'église de la lumière avait pour principe de permettre à un maximum de monde de pouvoir choisir sa mort au lieu de l'endurer, à moins que le titulaire de la vie en ait décidé ainsi. Victimes, et certains coupables, pouvaient choisir de commuer leur peine en décès choisit. J'ai même acquiescer que la nécromantie puisse être interdite. L'église de la lumière avait d'ailleurs participé à une bataille contre une guilde de magiciens spécialisés en nécromantie, et avidement détruit les fruits de leur recherche, pourvu que cette guilde n'ait aucune copie de ses procédés, ni eu le temps d'avoir écrit des prototypes de sortilèges. Moi et Viktor nourissions une totale vengeance envers les nécromanciens.

 

Les inquisiteurs connaissaient d'un entrainement auprès des fonctions de garde et maintiens de la paix, ainsi qu'une formation théologique et... Hmmm... Théo... Théologique... Je pense que j'ai peut-être suivis mon destin.

 

Il existe 2 formes de tribunaux : les tribunaux judiciaires, et les tribunaux de l'inquisition. L'inquisition pouvait intervenir par souci de sévérité, quitte à être particulièrement invasive. Je me souviens d'une sortie quand j'étais garde, quand mon entrainement d'inquisiteur n'était pas encore terminé, qu'on nous crachait dessus, disant qu'on imposait au peuple la religion et que notre sévérité était aveugle et source de + d'injustice que ce qui existait déjà.

 

 

 

III : Sécurité à temps partiel

 

En tant que garde stagiaire, j'ai eu une affaire délicate que je n'ai pas su gérer. Moi et 2 autres personnes faisions notre ronde habituelle de jour. Un beau jour, notre talkie disait d'aller à une adresse au nom d'une peur d'un viol possible.

 

Alors je devais cavaler en chariot à cellules, tandis que 2 de mes collègues me précédaient à cheval. On était arrivé sur les lieux, et arrivés à l'adresse indiquée, nous étions accueillis par une paire de fesses... Lesquelles appartenaient à un mec... Mec euh... Tout nu (et pas du tout bronzé)... Je vais pas vous faire un dessin, merde !

 

Il criait qu'il était amoureux à la meuf qui était terrée chez elle depuis le trottoir d'en face, pour qu'elle puisse (avec une chance très improbable) le regarder. "Je t'aime, Julie !! Sans toi, je suis rien !! Je suis un moins que rien !!", hurlait-il sur un ton pathétique. J'osais rien faire... Un des gars de mon groupe hurlait alors : "Bougez plus et retournez vous vers nous !" Le nudiste s'est alors tourné vers nous, mais le garde de mon groupe hurlait ensuite "Euh, non ! Face contre le mur, et surtout, ne vous retournez pas, par pitié !"

 

Mais l'amoureux éconduit et dévêtue répondit alors "Vos gueules ! Vous savez ce que c'est de s'être fait plaqué !" Il désobéit alors l'ordre donné, puis se retourna vers la fenêtre pour crier : "Julie ! Je suis amoureux de toi !! Tu ne le vois pas !? Attends, j'ai encore d'autre preuves !" Mais tandis qu'il baissait dangereusement sa main gauche, il fut interrompu et menotté avant même d'avoir commencé. "Ca suffit mon gars, au gniouf, t'en as vraiment besoin !", dit un de mes comparses. "C'est bon, on s'en occupe de son cas !" criait un autre des mes équipiers aux fenêtres de l'immeuble.

 

C'était alors mon tour, car je connaissais bien mon texte, selon les gardes. En faisant très attention à ne baisser ni les yeux, ni la tête, je dis à l'exhibitionniste : "Vous le droit de garder le silence. Tout ce que vous direz [le blabla continue]." "Vous avez aussi le devoir de porter un peignoir qui vous sera fournit, parce que ça devient intolérable", ais-je ajouté.

 

"Ouah, la vache ! Je pensais qu'on faisait que sauver des princesses et qu'on devait tout sacrifier pour des personnalités religieuses ou royales", disais-je. Mes 2 collègues rigolaient. "Oh le cliché, le mec !" disait l'un. "Maintenant que t'as vu un mec à poil, t'es plus un puceau maintenant !", disait l'autre. Il rigolaient énormément à mes dépends. Un de mes collègues de boulot discutait "Ah, ces religieux et leur vision étroite, dèsfois. Sérieux, tu penses qu'en tant que garde, on doit se débrouiller pour ne sauver que ce qui nous plait ? On est des professionnels du maintien de l'ordre. Notre utilité publique doit être la + large possible. Celà dit, tu as plutôt bien bossé pour un stagiaire, mais c'est pas assez pour faire de toi un garde. Si t'as pas ça comme base, tu peux pas être paladin-inquisiteur, surtout si tu n'es pas capable de te faire violence par rapport à ce que tu ne veux pas faire de temps en temps."

 

Arrivé en fin d'entrainement pour être paladin-inquisiteur, j'ai été reçu avec un A, comme Avancée. Wouaou !!

 

 

 

IV : Grade supérieur

 

Devenu inquisiteur, un des mes boss m'a dit : "Tu vas travailler avec et pour le Cardinal Vert. Tu verras, il est très gentil et pas trop dur. Mais attention à ne pas faire le tir-au-flanc. Il te laissera une carriole pour que tu passes le voir." "Ok, chef,", ai-je répondu sur le ton d'un soldat apathique.

 

Une carriole blanche incrustée de pierre précieuses avec 2 chevaux habillé de soie noir s'arrêta devant l'église où je me trouvais. Un coacher dit alors sur un ton hautain "Théo de Silverberg ? Le Cardinal Vert m'envoie vous déposer à son domicile. Et essuyez-vous les bottes avant de monter."

 

Gêné par cet individu méprisant, je montais à bord. L'intérieur était rouge soie, et il y avait un majordome lui gros bourge qui m'adressa la parole tandis que je m'asseyais : "Un tasse de thé, monseigneur ?" "Non, merci, ça ira", ai-je répondu. La carriole avançait bien. J'avais le sentiment d'être un roi fastueux et coupé de la réalité. C'était agréable d'être si confortablement installé, et très tentant d'avoir envie de prendre tous le monde de haut, mais aussi culpabilisant... Peut-être à cause de tout ce luxe inutile et douteux, surtout venant d'une personnalité religieuse.

 

Arrivé au domicile du Cardinal Vert, le coacher s'arrêta au portail, le temps de sonner puis de pouvoir passer, pour enfin arrivé à un jardin richement fournit avec des violonistes qui jouaient sans arrêt.

 

Le coacher s'arrêta devant les marches de la demeure du Cardinal. Tandis que je m'approchais de la porte, le coacher annonça ma visite, et un autre majordome m'ouvrit la porte. Je ne souffre d'aucune invalidité mais merci quand même.

 

A l'intérieur, on me fit un geste pour m'indiquer le salon. Toute la maison est ultra-décorée. Assis à un fauteuil se trouvait un homme, bedonnant, habillé d'un peignoir soie et fourrure de lion doré. Ne pouvant trop se lever, je m'approchais de lui pour le saluer, "Votre Grâce, bonjour, je suis honoré de....", "Oui, oui, ils disent tous ça. Maintenant, asseyez-vous", repondait le cardinal d'un ton paresseux. Il continua ensuite : "Ce que je te demande, c'est d'aller faire partie de la garde rapproché de Don Tadarjant. Tu taperas quiconque lui pose trop de question. Les rumeurs d'argent cachés et de pédophilie, ce ne sont que de fausses rumeurs infondées." J'ai accepté en faisant semblant de montrer du dévouement avant de repartir.

 

C'est bizarre... Je lui demande rien sur un type que je ne connais, et il me parle de rumeurs infondées... Si Don Tadarjant n'est pas pédophile, pourquoi le dire de cette façon ? Toute de suite, mon flair d'inquisiteur très soupçonneux prenait le dessus, mais je faisais profil bas.

 

Le soir, j'ai été informé de quand je dois venir, ce que je dois savoir, ce que je ne dois pas toucher ni demander, que je bosserai avec d'autres gardes du corps (j'aurais préféré être garde du cul d'une strip-teaseuse)... Le lendemain matin, j'étais partipour une garde assez longue. Don Tadarjant vint nous voir, afin de connaitre nos visages et nos noms à mesure que nous présentions, tandis que lui cachait son propre visage. Il prenait beaucoup de précautions.

 

 

 

V : Le devoir

 

Le matin était plutôt rasoir, probablement parce que Tadarjant ne faisait aucune sortie, et qu'il est + facile de le surveiller à sa résidence que dans la rue.

 

C'est durant l'après-midi que ça a commencé à se compliquer. Impossible de marcher sans qu'il y ait insulte et crachat. J'avais l'appréhension que le client serait mort. Progressivement, une manifestation avait eu lieu réclamant des poursuite en justice de Don Tadarjant. Soudain, 5 personnes se sont jetés sur nous, chacun sa lame, et une grande rixe s'engagea. 3 d'entre eux sont mort, un a eut les côtes cassées, et quant à celui qui restait, je dû le poursuivre à cheval (non-invoqué, car je n'en avais pas encore le pouvoir)

 

Après l'avoir rattrapé, je fis le geste volontaire de mon cheval de se cabrer pour me jeter sur l'assassin. Couteau contre épée, le combat était règlé d'avance. J'ai alors eraflé le torse de l'assassin. Un trait de sang coulait le long d'un mur, tandis que des gouttes dégoulinait de mon épée. Pour autant, l'assaillant n'était pas mort. Pendant qu'il était allongé dans la ruelle, il a alors dit avec une certaine peine : "Laissez-nous le tuer. Les tribunaux et les politiques n'en branlent pas une pour faire quoi que ce soit." Il a ensuite arrêté de respirer. J'ai alors invoquer la foudre sur lui. Chose surprenante, ça a marché.

 

"Vous m'avez ranimé ? Pourquoi ?", demandait l'assassin tué. Je lui ai répondu "Dites-moi tout d'abord, je vous tuerai définitivement après." "Bon, bah dans ce cas je continuerais à vivre en ne disant rien", disait-il. "Ca me va, je ferais de vous un prisonnier pour Don Tadarjant. Ils sont très doués pour extraire la vérité. A côté, en tant qu'inquisiteur, je ne suis qu'un gagne-petit..." "Ok, c'est bon, tu m'as eu, que veux-tu savoir ?". En même que la discussion continuait, je jetais toutefois un sort de soin sur l'assassin tout en laissant mon épée juste à côté de lui, comme un aide-mémoire sur les conséquences de ne rien me dire.

 

M'ayant alors tout raconté, que Don Tadarjant était un très riche pédophile qui donnait beaucoup d'argent et de victimes au Cardinal Vert, l'assassin avouait qu'il manquait de preuve pour confondre les 2 lourdingues. Et comme je bossais pour cette clique de vieux pervers, j'ai alors offert de les espionner de l'intérieur. Ca a été accepté. J'ai alors conseillé au blessé de rester à terre pour faire croire à son décès.

 

Quand je suis enfin sorti de la ruelle puis repris mon cheval, j'ai croisé mes collègues qui venaient me chercher. Ils me demandaient si ça allaient, et je leur ais répondu que j'avais tué un assassin coriace, et qu'il a enfin cédé sous mon éclair. Ayant été revenu voir Don Tadarjant, et après avoir mon rapport (sans avoir tout dit...), j'ai été payé une somme ridicule, comme tous mes collègues. Arrivé chez moi, un courrier me disait que je devais passer à nouveau voir Don Tadarjant.

 

Je suis alors arrivé chez lui en tout début d'après-midi. J'ai été invité sur la terasse de Tadarjant. Tadarjant disait qu'un prêtre de l'église de la lumière et disciple du Cardinal Vert, Arhibaran, craignait pour sa vie, et qu'il "aimait beaucoup les enfants." J'ai tilté. Luttant pour garder mon calme, j'acceptai néanmoins le boulot, et connus son adresse.

 

 

 

VI : Qui est la proie ?

 

Après avoir vaqué à mes occupations vint le moment d'aller voir Irhibaran. J'étais énervé. Ma colère s'accumulait en pensant très fort à ce qui arriverait à Arhibaran. J'ai sonné chez lui, et fus accueilli par Gina, une servante légèrement + petite que moi, habillée en soubrette très sexy. Et qui est très bien faite en +. Son expression était nerveuse, comme si elle était souvent oppressée. Sa politesse excessive m'inquiétait.

 

Peu de temps après avoir attendu à son parloir, Arhibaran fit son apparition pour s'asseoir à son tour. On parlait de beaucoup de choses. Là où il m'inquiétait, c'est que le prêtre disait attendre un enfant pour lui donner des cours particuliers. Ca sentait le roussi. Un gamin était arrivé, et juste après avoir brièvement salué tous le monde, il fut conduit à la chambre. Tandis que Arhibaran se levait, je me levais aussi, puis il me dit au revoir...

 

Sauf que c'est lui qui ne rigolerait pas ! "Mais qu'est-ce que ça veut dire ?!", dit le prêtre quand il a vu que mon épée était sorti, et qu'il était plaqué au mur, mon avant-bras comme mon épée étant sur sa gorge. J'ai ensuite crié à la Gina de venir, et de m'amener des chaines, sinon une corde. Elle s'exécuta très vite, et semblait légèrement sourire. Je tenais fermement Arhibaran puis demandait à Gina de ne pas hésiter à serrer trop fort en faisant les noeuds.

 

Cette situation m'excitait pas mal, parce que tout à coup, je voyais Gina en reine de la domination... J'ai entrainé une servante à devenir humiliante <3

 

Je suis ensuite monté à l'étage en laissant mon épée à Gina pour qu'elle reste menaçante envers Arhibaran. Un coup de pied dans la porte (qui n'était même pas fermée à clé) laissait voir un enfant qui pleure. J'ai alors montré ma plaque au gamin "Fiston ? Théo Silverberg, église de la lumière. Tu n'as plus rien à craindre."

 

J'ai alors envoyé le gamin voir ses parents, avant d'encourager les 3 à prendre toutes les mesures légales contre Arhibaran. Je suis ensuite redescendu dans le salon, et après que Gina m'a confirmé que Arhibaran était bien attaché, j'en ai profité pour lui casser un doigt. Comme ça. Juste pour le plaisir.

 

A la salle d'interrogatoire de l'inquisition (ça fait plaisir de voir tous ces outils de torture), il y avait un coin isolé. Malgré toutes les tentatives de mes confrères stagiaires d'interroger le prisonnier, il ne refusait de parler. C'est alors que je devais former mes condisciples à l'extraction de vérité sans recourir à la magie où la douleur n'est pas à exclure.

 

J'ai alors expliqué à mes collègues que la torture pouvait aider, mais qu'il ne faut pas aller trop loin non plus, même si c'est grisant. Il est déjà arrivé que des prisonniers décèdent suite à des blessures trop grandes. Nous avons même eu le cas d'un ripoux sadique qui, alors même qu'1 prisonnier était prêt à parler, il l'avait achevé, empêchant définitivement une inquisition d'aboutir. Depuis cet incident, l'usage de la torture doit être encadré.

 

Je mettais du coeur à l'ouvrage. Je disais à mes collègues que parfois, la menace de faire usage de la torture pouvait suffire à elle-seule... "L'interrogatoire avancée", à ce qui parait. Ca fait gagner du temps, et on a pas à rester en heures sup pour nettoyer le sang ^_^

 

A mesures que moi et mes stagiaires pratiquions avec les outils, le prisonnier commençait à être mûr. Il a alors répondu à toutes nos questions à propos de Tadarjant, lui-même, le traffic d'être humains à divers buts, et quand nous avions tous finis, je l'ai fais tué par un de mes stagiaires.

 

Suite à ça, mes nouveaux collègues débutant m'ayant impressionné, je leur ai lancé un "suivez-moi", et sans aucune contestation, ils étaient à mes ordres. Comme il me manquait des renforts, j'ai aussi fais des vannes pour bizuter d'autres débutants, ainsi que des promesses de promotions faciles afin de les obliger à m'aider pour mener un assaut contre Tadarjant. Y a aussi une question de procédure et d'autorisations, mais la flemme, il faut passer à l'acte !

 

 

 

VII : Invitation forcée

 

On était alors arrivé chez Tadarjant en étant caché, et après minuit, moment où la garde est moins nombreuses mais aussi quand le sinistre individu est au lit depuis un moment déjà, on hurlait en enfonçant la grille au bélier. Ensuite, nous nous précipitions vers la porte d'entrée. Une partie des inquisiteurs sont restés dehors au cas où quelqu'un fuirait.

 

Durant l'assaut, la maison a été furieusement redécorée. Les gardes qui restaient ont changé de visages. Certains ne bougaient plus du tout et n'ont pas du tout parlé. Là, Tardarjant a enfin été trouvé. Il était caché dans la partie rangement sous son lit. Il sentait très fort la transpiration.

 

Lui ayant passé les menottes après 3 baffes et une clé de bras, je l'ai ramené, puis ai présenté mon gibier à mes supérieurs, leur racontant mes exploits. Ils étaient mesurés. Le gars est arrêté et il y ira certainement en tôle tandis que ses comptes offshores seraient confisqués, mais on m'avait reproché une fois encore d'avoir agit avec violence, et que c'est un coup de pot si mon arrestation expéditive restait valide.

 

J'ai alors reçu un BLAM! Euh, je veux dire, un blâme. Pas de sanctions, mais on me garde à l'oeil.

 

Ayant bien finit mon boulot, j'ai eu une journée de congé. Tout allait mal. Je me suis fais avoir par un marchand de légumes sur la qualité de la bouffe, mon exonération de pv pour cheval mal stationné a été rejetée, et je me suis prit le bec avec tous le monde, des gnons ayant été assez souvent distribués, et des engueulades encore + nombreuses aussi.

 

M'étant souvenu de cette arrestation qui s'est bien déroulée, j'ai alors récupéré un peu d'enthousiasme, et je suis allé à la taverne. Je me suis lâché, j'ai offert des tournées, et après avoir trop bu, je suis pas sûr, mais je pense être réapparut presque par magie devant le conseil d'administration de l'église de la lumière. Je me souviens aussi d'une envie de vomir et des maux de tête. Remontrances encore, avec une menace de ne plus faire partie des rangs de l'église de la lumière. On m'avait demandé de passer une semaine sans commettre la moindre violence injustifiée. Une seule gaffe, et c'est la porte.

 

 

 

VIII : Abstinence

 

J'avais les boules, mais je devais tenir bon. Je suis alors allé à un commerce de bricolage, demander des outils. Quand je suis entré, je voyais un propriétaire engueulant son employée. M'ayant vu, le chef était subitement devenu + gentil. Avec mon meilleur sourire, je demandais à lui et à l'employée s'il y avait un problème. L'employée n'osait pas parler, mais le patron commençait à transpirer disant qu'il n'y avait rien du tout, puis touchait le bras de l'employée dans une vaseuse tentative de montrer que tout allait bien. J'ai demandé alors les outils que je cherchais, et le chef disait qu'il me faisait une ristourne de 50% exprès pour moi. Toujours souriant, je lui ais répondu que je paierai 100% du prix, et que je ne veux pas qu'un commerce ferme ses porte à cause de trop de générosité, mais que s'il y a un problème, ayant largement vu qu'il y en avait un, et si son issue n'est pas paisible, je repasserai. Moins obséquieux mais toujours courtois avec une voix légèrement appeuré, le chef acquiesca, et au moment où j'allais ouvrir la porte, l'employée, très humaine envers moi, m'avait ouvert, et je lui ais adressé un "merci" très sincère.

 

Par la suite, je suis allé dans un restaurant. Je voulais pas manger chez moi, et j'avais envie de voir un peu de monde, même si c'était pour ne parler avec pas grand monde. J'ai été accueilli par le boss et des employés fort sympathiques. Mais là où j'ai été déçu, c'est qu'un des employés très méprisant m'avait mal servit, mal parlé. La bouffe était bonne, pas le service. Alors, une nouvelle, j'ai demandé avec mon immense sourire si je pouvais avoir l'addition. Chose surprenante, le mauvais serveur sentait la panique. Il semblait marmonner des excuses. Il hésitait à me parler, et je ne savais pas clairement s'il regrettait son comportement. Je lui ai alors dis que je repasserai, et que si je ne suis pas content, j'en parlerai à son patron. J'entendis de légers gloussements Je soupçonne même d'autres serveurs d'avoir vu ce qu'il se passait.

 

Au moment de passer à la caisse, un serveur, autre que le médiocre, a prit le relais, et semblait apprécier de me voir. Il me fit payer, et je lui ai versé un pourboire, lui disant que c'était pour lui et pas son collègue.

 

C'est bizarre... Il s'est passé un tas de choses durant la semaine où j'ai ni levé la main, ni dit d'insultes (même durant les circonstances où ça aurait été amplement mérité). J'ai même fait avouer des fautes de la plupart de gens que j'ai rencontré alors même que je n'étais pas du tout au courant, ni en train d'enquêter sur eux.

 

J'ai alors demandé au psy de l'église de la lumière de pouvoir passer le voir. Tout à coup, le psy s'est mit à avouer qu'il avait prit des congés maladies qui lui ont servit à prendre des vacances... Le psy paniquait, car il m'avait mis au courant de quelque chose, et que je pouvais le faire chanter ou le dénoncer. Le rendez-vous continuait, et le psy m'avait diagnostiqué une aptitude de sourire d'assassin; mon sourire n'est pas désagréable d'une certaine manière, mais qu'il est extrêmement intimidant, rendant facile l'aveu. Et que celà était dû à une agressivité tellement contrôlée qu'elle ressort sournoisement sous la forme d'un sourire pas forcément désagréable, mais qui est très incisif.

 

Un sourire inquisiteur, finalement. Sauf qu'il n'y a rien de violent, juste de l'intimidation suffisamment élevée pour faire parler. Je suis alors ressorti de mon rendez-vous après avoir promit au psy que je ne dirai rien (en fait, j'ai tout raconter au conseil de discipline : en tant qu'inquisiteur, je traque et fait éclater la vérité, quelque soit les moyens).

 

Le conseil d'administration était ébloui par ma façon de déceler la vérité. La mise à l'épreuve a été levé, et je suis redevenu inquisiteur effectif. On m'a remis mon équipement. Je me souviens des marchands qui se sont moqués de moi et qui m'ont escroqué. Je me suis fais plaisir, je suis repassé les voir, cette fois avec mon épée. Il y a aussi des contrôles à effectuer, histoire de voir s'il y a eut de la progression, où si je dois sévir.

 

La plupart des marchands avait disparut 2 jours après que j'ai repris mon service. Manifestement, je dois être un danger. Aaahhh... Plaisir enivrant de l'autorité. Le 1er consiste à faire fuir les rats... J'en ai énormément profité.

 

 

 

IX : Règlements de compte

 

1 semaine après des abus de pouv... euh, je veux dire, d'inspections et de corrections ça et là, je reçus un courrier dont mon adresse était super bien écrite, et il y avait un sceau apposé sur la fermeture de ma lettre.

 

La saint siège... Je ne l'ai pas cru tout de suite jusqu'à ce que j'ai ouvert mon enveloppe. J'ai lu que j'étais sélectionné pour une réunion secrète avec le pape réformateur et ses conseillers. Le courrier indiquait aussi qu'après mémorisation de l'adresse ainsi que du mot de passe et autres procédures, il doit être brulé, et son contenu ne doit être mentionné auprès de personne.

 

Avant de le faire, j'ai repris un parchemin sur lequel j'ai recopié que la forme du courrier à détruire. J'ai ensuite changé des mots, inscris de fausses informations erronées; si quelqu'un volait mon courrier modifié, il serait automatiquement induit en erreur, et peut-être aurais-je une chance de trouver qui a les yeux indiscrets.

 

Le vrai courrier détruit, et le faux rangé le mieux possible, j'ai alors vaqué à mes occupations jusqu'au moment de la préparation de ma rencontre.

 

Les services de sécurité du pape avait prit de nombreuses précautions. C'est comme si la réunion pouvait être interrompue n'importe quand, ou même n'avoir jamais lieu. Nous étions en nombres restreints, laïcs et religieux était mêlés, tous des gardes. Le pape avait son propre service de sécurité, lequel assurait à ce que personne qui soit étranger à la rencontre secrète ne vienne. J'avais même aperçu qu'ils tenaient une liste, afin de bien repérer qui a le droit d'être là, s'il ressemble au mini-portrait dessiné...

 

Le pape, après s'être assuré du silence et de la concentration de chacun, fit un discours. "Mes invités. Vous êtes là à ma requête. 2 jours + tard, je ferai un discours pour galvaniser les gens et apporter un peu d'espoir. Cependant, j'ai mis de ces coups de pieds dans la fourmilière ! Je pense avoir gêné suffisamment d'intérêts douteux et criminels pour que je sois en danger. Même les enrichis sur le dos de la charité ou grâce à des dons de racketteurs tentent de me nuire, et ils le feront par tous les moyens... J'ai le courage de leur tenir tête, tout comme vous le ferez. C'est necéssaire, car pendant trop longtemps, la corruption a prospéré, même au sein de l'église de la lumière, et il est + que temps de faire le ménage comme il n'a jamais été fait depuis trop longtemps. Soyez avec moi. Par discrétion de ce rendez-vous officieux, n'applaudissez pas. Je vous remercie".

 

S'ensuivit une réunion sur la répartition du personnel, qui est posté où, et avec quels uniformes. Les arbalétriers étant installé sur le toit mais caché du public, par exemple. Gardes éloignées et gardes rapprochés étaient répartis. J'ai fais partie de la garde qui fait des rondes, ceux qui observent et se déplacent, là où la garde rapprochées comme les snipers ne peuvent aller où ils veulent.

 

Après mémorisation de nos postes respectifs, les 2 jours étaient passées, puis vint le jour où le pape aurait à s'exprimer en public, puis à rencontrer les fidèles. Le discours se passait bien. Les coulisses, un peu moins. 10 personnes douteuses ont été appréhendés par précaution dans les couloirs du palais, interdit au public le jour du discours. Etant affecté à la surveillance des couloirs, je n'ai pas eu la chance de participer à l'interrogatoire.

 

Après 2 heures de discussion, le pape, ses conseillers, et sa garde rapprochés, descendirent du palais, afin d'aller à la rencontre des fidèles. Avant d'être arrivé à la cour, je vis un des conseillers avec une forme trop régulière à la poitrine. C'était la forme d'un couteau qui descendait. Au moment où il le tenait en main, je lui mis un coup de pommeau derrière la nuque. Tous ce petit monde était stupéfait, tandis que l'assassin avait l'air extrêment déçu. 3 gardes ont alors interrompu leur office pour trainer l'assassin par les bras, lequel hurlait : "Votre tour viendra votre grâce. Vous périrez. Vous n'êtes pas le vrai représentant !".

 

Le capitaine de la garde rapproché, appréciant beaucoup mon intervention, décida en dernière minute de m'inclure dans la garde rapproché, au grand soulagement du pape qui voyait en moi son protecteur. D'autres remplaçants arrivèrent, et ce fut 5 autres gardes venaient faire partie de la garde rapprochée.

 

Le pape ressentait de la peur sans y céder. Il maintenait alors sa décision d'aller à la Cour puis à l'extérieur du palais. La rencontre se passait bien, mais chaque garde avait les nerfs à vifs, se demandant tous le temps s'il faisait bien de ne rien faire, ou s'il aurait dû faire quelque chose. Au final, la rencontre de la cour du palais avait connus quelque bousculades, mais pas de blessés.

 

C'est à l'extérieur du palais que les choses se sont gâtées. Au départ, on entendait des admirations, parfois des hurlements de joie. L'étonnement fut à son comble quand le pape aperçu une personne ressemblant au fondateur de l'église de la lumière. Cet étonnement a été perçu comme un miracle, et beaucoup de fidèles étaient fous de joie !

 

Puis, étrangement, des paroles discordantes se firent entendre. "Ouais, vas-y !!", "Pètes lui la gueule !!". Plusieurs hommes chauves à la peau rosé hurlait, et ils faisaient percevoir un sentiment de malaise. Il y avait 9 gardes restés à côté du pape (tandis que ce dernier cessa de bouger et que les fidèles commençaient à courir chercher un abri). 4 gardes était à genous, 4 gardes débout, répartis sur 4 côté, le bouclier levé. Un 9ème tenait son bouclier au dessus de la tête du pape.

 

L'autre moitié de la garde rapprochés, et j'en faisais parti devait courir après ces monstres dogmatiques. Avec l'aide des autres gardes ayant quittés leur postes par urgence, nous pensions que les agresseurs avaient été arrêtés. Après un moment, chaque garde arrêtait la levée de bouclier. A ce moment là, cachés dans la foule restaient 4 autres criminels qui en avaient profités pour sortir leurs arbalètes. Le 1er, avant d'être mis en arrestation, avait tiré, mais un des gardes s'était jeté sur la trajectoire du carreau afin d'être blessé. Le 2ème a été exécuté par 4 snipers, et quand il tira, il manqua totalement sa cible. Le 3ème n'a pas eu le temps, et s'est fait tapé dessus par la foule, puis battu jusqu'à être grièvement blessé avant d'être arrêté. Le 4ème tira son carreau d'arbalète, mais comme je faisais partie de ceux qui revenait vers le pape, je me jeta sur la trajectoire du carreau, et par souci de manquer d'allonge, je tenais mon bouclier, ce qui arrêta le carreau d'arbalète.

 

Nous soupçonnions qu'il restait peut-être encore des assassins. Rien ne pu nous permettre de dire s'il y en avait encore, mais un pape si bien protégé rassurait la foule qui était toutefois un peu moins nombreuses. Le pape avait survécu, et aucun innocent n'a été tué. La rumeur publique jugea que pour une cérémonie qui avait échappé à un attentat, il fut déclaré que la réunion s'est bien passée.

 

Victoire ! Les prisonniers étaient enchainés au mur et fouillé sans rien oublier : on craignait que les prisonniers échappent à l'interrogatoire en se servant du suicide. Mais on ne sèche pas l'inquisition aussi facilement... Et en ce qui les concerne, la torture sera une vraie partie de plaisir... Pas pour les prisonniers bien sûr, hin hin... Et comme le pape le soupçonnait justement, il y avait bien des religieux de la vieille garde qui tiennent à ce que ni leur train de vie corrompu et trop confortable ni leur vision ultra-conservatrice des gens comme du monde ne changent.

 

 

 

X : Le dernier apprentissage

 

Chaque garde avait reçu des honneurs et un bonus. Nous étions tous fiers. Même les gens qui venaient voir le pape nous applaudissaient. Douce gratification du mérite et de la justice !

 

Une semaine après de nombreux scandales révélés sur l'église de la lumière ainsi que des religions concurrentes, le pape avait brièvement déclaré publiquement que les risques valaient la peine, et que la désintoxication de l'église de la lumière ne se ferait pas sans difficulté, mais que c'est necéssaire plutôt que de fermer les yeux. Les choses changeaient. Elles allaient en s'améliorant, pas en stagnant, ni en laissant faire ce qui ne doit plus être et dont le préjudice est visible et prouvé.

 

Le conseil d'administration locale de l'église de la lumière m'avait convoqué. La lettre ayant été écrite à l'encre d'or, je n'angoissais pas du tout à l'idée de revenir. J'étais invité dans une salle de conférence. C'était pour un dernier test... Le test du destrier. Un des derniers pouvoirs qui me manquent. Administrativement, j'étais paladin-inquisiteur. Mais il manquait encore quelque chose.

 

On m'avait ouvert la porte. C'est pour me faire savoir que j'étais bienvenu, et mon arrivée provoquait un tel enthousiasme. Le dernier pouvoir qui me faisait défaut, je le gagnerai en allant voir un ermite. Tous le monde n'était pas forcément d'accord avec son opinion sur les choses. Mais tant que je ne l'ai pas encore vu, pas de cheval magique. Tous le voyage devait se faire à pied. Pas d'auto-stop non plus. Que de la marche.

 

J'avais cependant droit à avoir suffisamment d'argent (et même la carte bleu), ainsi que de la nourriture et de l'eau. L'idéal consistait à dépenser le moins possible. Il me fallait parvenir à une lointain contrée. Une colline avec des forêt où vit l'ermite qui protège la forêt.

 

On me souhaita bonne chance. On me conseilla aussi d'avoir beaucoup de savon crèmeux, d'enlever mes bottes et de me laver souvent les pieds comme les bottes de mon armure, car il est très facile d'attraper des cors, des boutons, quand on marche trop longtemps, et que ça fait très mal, et que ça peut même s'infecter.

 

Je me mis en route. Je devais marcher. Je devais parler avec beaucoup de monde, pour m'assurer si je suis bien en route pour la colline de l'ermite. Parfois, je craquais pour faire des emplettes, et que je fais pas trop confiance à la chasse. Je donnais un peu d'argent. Je regardais les choses. Je voyageais longtemps... Je m'arrêtais, j'admirais les choses...

 

Il y avait aussi 3 bandits qui trainaient sur la route, et ne bougeaient plus, après mon passage, même en leur ayant averti de l'inutilité de leur menace. "La bourse ou la vie", avait-il dit avant de mourir. "Je garde la bourse comme ma vie, c'est vous qui perdrez les 2". J'avais remporté ce court débat avec mon épée.

 

Il y avait 3 autres bandits. Eux aussi me menaçaient. "Voulez-vous mourir de douleur ? Ceux qui vous précèdent sont morts pour m'avoir menacés." Ils s'étaient rendus. Par précaution, j'avais invoqué un éclair qui ne se déclencherait que sous 2 conditions cumulées :

 

1- Les bandits ne doivent pas sortir de la zone avant 1h

2- Si les bandits m'attaquent, l'éclair se déclenchera avant 1h

 

Rompre l'une ou l'autre de ces conditions déchaineraient automatiquement la foudre mortelle. Les brigands perdirent leur moyens. Avant de repartir, je leur disais sur un ton menaçant "Gardez en tête mes conditions, à moins que vous ne souhaitiez ne pas vivre aussi longtemps. Vous êtes prévenus." Je repris la route. Après 1h, la magie que j'avais dépensé pour mon éclair a été récupérée. Les brigands ont respecté mes conditions. Je n'ai revu aucun brigands.

 

J'avais repris la route. Villages et habitants confirmaient que j'étais sur la bonne route. Enfin la colline forestière était visible. La vie sauvage était préservée. Le plus dur était de trouver l'ermite, car en tant que tel, il ne rencontre que très peu l'espèce humaine.

 

J'ai cherché chaque recoin de forêt. Sans succès. La nuit tombait, et comme le feuillage de la forêt était épais, j'avais l'impression d'être en intérieur. A l'aise. J'ai alors décidé de me reposer près d'une mare... Le sommeil avait finit par me gagner. Je dormais.

 

Durant la nuit, j'avais aperçu un fine perle noire cerclé d'une aura blanche. La perle noir grandissait, et grandissait encore. Bientôt, la perle noire allait devenir ovale, grande et suffisamment large comme pour un humain. A l'intérieur de cet ovale noire, il y avait des scintillements d'étoiles. Un écho se faisait entendre : "Viens... iens... Je t'attendais... Sois le bienvenu... Si tu veux compléter qui tu es, avances."

 

Après un long moment d'hésitation, j'ai avancé vers cet ovale noir.

 

"Sois le bienvenu, Théo. Je suis Rasvar. Paladin, comme toi. Mais pas inquisiteur. Ni même croyante en une religion bien que laïc car je ne les rejette pas. Je suis néanmoins croyante en la voie des vertus. Parlons."

 

Nous parlions des heures durant. Je lui ai raconté mon voyage, une partie de ma vie, sans forcément tout dire. Elle me parlait d'elle-même, un peu et sans tout dire. Parfois, nous étions d'accord, parfois non. Et sans aucun conflit.

 

Rasvar m'avait parlé de l'importance de respecter les vertus, et que c'était ce qui compte le +, et qu'il fallait connaitre la vie humaine, et même la vie en générale le mieux possible, sous un maximum de facettes. En se basant sur mon histoire, Rasvar disait que je connaissais :

 

- La compassion, car sans elle, comment serais-je capable de respecter et savoir me serrer les coudes.

 

- La patience, parce que quelque fois, les choses ne viennent pas facilement, et qu'il faut parfois passer du temps avant de l'obtenir.

 

- La ténacité. Sans elle, j'aurais facilement abandonné sans être là où je suis. Avoir la gnac, ça aide.

 

Et bien d'autres choses encore...

 

Rasvar aborda les vertus dans un autre sens.

 

- La compassion n'est pas digne d'être accordée à un ingrat. Il est possible de faire des sacrifice pour rien. Aimer tous le monde est une sottise.

 

- La patience peut ne pas en valoir la peine, car à trop passer du temps, les choses urgentes peuvent expirer. Une blessé qui attend trop peut mourir.

 

- La ténacité n'est pas préférable pour certains objectifs. Ainsi, un parieur persuadé que sa chance va venir comprend beaucoup trop tard qu'il aurait dû arrêter. Abandonner, selon les circonstances, peut être préférable.

 

Et bien d'autres choses une fois encore...

 

Rasvar m'avait fait comprendre que connaitre les vertus et les appliquer comptait, mais que l'impératif était de savoir connaitre le juste milieu, sans s'abandonner à l'idéologie, donc ne jamais céder à un extrême, ni quoique ce soit d'absolu. Ainsi, être 100% honnête en permanence sans savoir se taire ni choisir l'opportunité et l'intérêt peut conduire à des excès, comme ne pas retenir ses insultes. Toujours mentir signifie est lui aussi un danger, comme frauder le fisc, ou promettre de voir son fils au foot, et en fin de compte ne l'avoir jamais fais.

 

Parfois, certaines choses demandent 2 vertus. Ainsi, avouer ses erreurs demande à la fois du courage, et de l'honnêteté. Et peut-être aussi de la jugeote, car les gens de mauvaise foi peuvent en profiter. "Il est normal d'éviter l'abus comme de se faire abuser. Si les choses n'apportent rien, il peut être utile de ne rien faire", disait-elle.

 

Il me fallait craindre la vanité. Et bien d'autres choses encore qui font que l'on regrette d'avoir mal réfléchi avant de prendre certaines décisions.

 

Il m'arrivait de ne pas être d'accord avec ses exemples, mais globalement, je voyais l'idée de Rasvar. La discussion continuait, et se passait bien.

 

Un sensation étrange et indescriptible m'avait parcouru la tête. J'avais le sentiment d'avoir compris beaucoup de choses et que mon cerveau semblait se développer. Rasvar me dit alors que j'étais prêt. Prêt à avoir mon destrier.

 

Rasvar m'expliquait que le destrier du paladin est lié à lui par la pensée. Parler au cheval est possible, mais penser suffit largement. Bien que magique, le destrier du paladin est en majeur partie comme un cheval réelle. S'il meurt, une partie du paladin souffre, peut même mourir aussi. Le destrier du paladin ne requiert ni d'être nourrit, et ne fait pas de crotte non plus, ce qui est très pratique. J'avoue aussi que la randonnée une dizaine de jours, c'est gavant, et que j'avais de gros effort pour ne pas me plaindre auprès de Rasvar !

 

La discussion devait connaitre une conclusion. Le passage vers le monde d'où je venais s'ouvrait encore. "Au fait Théo. Ce pêcheur avait mérité les poings que tu lui as foutu. J'ai bien aimé". Ah tiens ! Un compliment, ça fait quand même plaisir :)

 

 

 

XI : Le retour

 

Revenu dans le monde réel, je me suis aperçu trop tard que j'aurais pû demander à Rasvar si elle pouvait ouvrir un portail pour que je revienne directement chez moi. Mais bon.

 

Hey, et si j'invoquais mon cheval ! Faudra voir à quelle vitesse va mon bolide, et ce qu'il a dans le ventre ! Pour le nom, je déciderai + tard :D

 

J'ai pas arrêté de me servir de mon cheval. Comme j'étais content ! Jusqu'au jour où il s'est mis à disparaitre subitement à pleine vitesse. Je n'ai pas pu éviter le virage avant de dévaler une pente comme le ferait une tronc d'arbre qui roule... La bonne nouvelle, c'est d'avoir pris un raccourcis au lieu de faire toute la route. La mauvaise, c'est que j'ai plus de cheval.

 

"Imbécile !", disait une voix familière. "Tu aurais pu te douter qu'en abusant, ton cheval te ferait une très mauvaise surprise !". M'étant retourné, il m'apparut une étonnante surprise qui m'a prit par les tripes. "Papa !? C'est toi !!? Hop hop hop, minute... Tu es mort, normalement.

 

- Papa : Cet aspect de la réalité ne change pas. Je suis toujours mort. En tant que paladin, tu as le pouvoir partiel de communiquer avec certains morts, notamment quand ce sont des proches décédés que tu as sincèrement apprécié, ou quand il s'agit d'un autre paladin décédé."

 

- Théo : Mais, mais... C'est de la nécromancie !

 

- Papa : C'est l'inquisiteur vengeur qui parle, à ce que je vois. Quand t'aura fini de faire l'intégriste, tiens compte de ce que je vais te dire. Ton cheval a disparu pas par manque de magie, puisque tu n'en a pas besoin pour l'invoquer.

 

Même magique, ton cheval apprécie le respect. L'ayant sollicité à toute vitesse tous les jours, ton cheval a décidé de se rebeller. Il aurait probablement été + disponible si t'allais pas aussi vite à longueur de temps. Vas-y mollo avec le canasson si tu veux qu'il soit présent longtemps. Là, t'es bon pour ne plus avoir de cheval pendant un long moment.

 

- Théo : Mais pourquoi tu es revenu des morts ?

 

- Papa : Fils, j'ai vu que tu merdais beaucoup trop. C'est pour ça que je suis brièvement revenu. Et je ne serai pas toujours là pour t'aider.

 

- Théo : Au fait papa, est-ce que j'ai été adopté ou est-ce que je suis né dans la famille ? Parce que je sais pas si j'ai une maman et...

 

- Papa : Ah mince, je peux le contact. Je t'en reparlerai, promis !

 

- Théo : Te barre pas, espèce de lâche ! Tocard. Fuis tes responsabilités, pendant que t'y es".

 

Bon... Encore de la marche... Mais ayant réussit ma mission, je peux me permettre de demander à me faire déposer.

 

A un moment donné, j'ai été abordé par 5 autres brigands. "Donnes ton argent, et tu garderas intact tes dents." J'étais pas mal énervé. Encore des brigands. Après avoir été énervé, j'ai ensuite baillé, puis j'ai eu une idée. J'ai invoqué un éclair retardé sur 1 brigands, puis leur est fais un décompte : "3, 2...". J'ai été assez surpris mais aussi enchanté de la ponctualité de mon éclair. J'ai invoqué un autre éclair conditionné :

 

- Si les brigands n'accomplissent pas toutes volontés, et s'ils tentent de fuir comme de me tuer, chacun d'eux connaitrait le même sort qu'un de leur confrère.

 

La preuve de mes capacités ayant été faites, j'ai ensuite ordonné aux brigands de me fabriquer une cabine en bois avec siège et enfin 4 manches. Chacun tiendrait un manche pendant que je suis assis à mon siège, à l'intérieur bien au chaud.

 

Mes esclaves... Euh, je veux dire, mes travailleurs forcés, étaient nourris de temps en temps. Morts, les employés sont de vrai tires au flanc qui ne servent strictement à rien.

 

Durant le trajet, j'ai tenté plusieurs fois d'invoquer mon cheval, mais il n'y avait que du crottin qui apparaissait. Et malheureusement, aucune rupture d'invocation ne l'a fait partir :'(

 

J'ai alors effectué un trajet confortable. Ah, comme il est bon de faire bosser des gens pendant que vous pouvez tranquillement glander...

 

Enfin arrivé en ville, j'ai ensuite profité de la situation pour dénoncer les brigands qui me retenaient "prisonnier" dans une cabine, et que mon incarcération était affreuse dans des conditions épouvantables.

 

Suite à celà, et au vu de mon grade comme de mes mérites, les brigands épuisés et frustrés furent arrêtés pour racket et pour enlevement. Moi et mon sens de la reconnaissance, dèsfois...

 

Les choses s'étaient améliorés en ville. La criminalité a beaucoup régressé. Le pape faisait aboutir ses réformes très attendu. Bien des prêtres atterrirent en prison, et furent très souvent "acceuillis" par les prisonniers. Le fonctionnement des finances comme des dons a été assainit.

 

Quand à la vie civile et laïc, elle aussi, connaissait beaucoup d'amélioration. Parmi les soucis qui restaient, il restait cette étrange menace d'un nécromancien qui avait tué mon père. Ce dossier faisait parti des dossiers sensibles difficiles à résoudre, et il est assez rare que le conseil d'administration se voit demander une affectation dans la mesure où c'est lui, en principe, qui attribue les missions. Mais au vu de mes services rendus, le conseil m'avait fait une fleur, et j'ai été affecté à cette mission.

 

Le conseil d'administration m'a alors proposé de d'agir de façon itinérante; libre à moi de voyager où je veux sans devoir revenir en ville, et qu'il me serait possible de changer d'avis si un jour de souhaitait revenir, ou m'établir ailleurs. Mes rapports avec l'église de la lumière étaient au beau fixe.

 

Le mieux, disait un des membres, était que j'aille à une guilde des aventuriers, car seul, il me serait difficile de tenir et d'aboutir, à moins d'être un professionnel très débrouillard. Le mieux était de partir à Ucoraï, assez loin au nord. C'est là que se trouve la guilde des aventuriers. Le conseil m'a également remis un peu d'argent et une enveloppe avec une lettre de crédit à remettre à la guilde des aventuriers pour devenir membre. On me dit au revoir, dont Viktor et un maigrelet qui prétendait être à mon service. Selon ses dires, il bossait pour moi et j'avais pas arrêté de l'ignorer. Il doit se tromper.

 

Très touché de ces attentions, je suis alors parti à Ucoraï. Peut-être ne reverrais jamais cette ville où j'ai vécu, car à part des souvenirs et l'immobilité, je n'ai plus rien à y gagner en y restant.

 

 

 

XII : Une 2ème nouvelle vie

 

J'ai alors alterné mon voyage entre diligence, chariot, cheval magique au trot... Le voyage m'a prit 20 jours. J'ai même triché un peu; j'ai prétexté une urgence auprès de certains gardes à cheval pour qu'ils me déposent le + vite possible à la poursuite d'un dangereux criminel. Ca a du bon de faire partie des héros, les gens se mettent en 4 pour vous, et puis, j'ai toujours ma plaque de paladin inquisiteur, avec des menaces au cas où je n'aurais pas ce que je veux quand je le demande ^__^

 

Enfin arrivé à Ucoraï, il y avait cette guilde des aventuriers assez animée. Le maitre de la guilde avait beau avoir vu beaucoup d'années passer, il avait l'air en pleine forme. Comme si les lieux attendaient de mourir avant de reprendre beaucoup de vie.

 

Je croisais beaucoup de monde. Tout un tas de gens attachant et différents les uns les autres. Personne ne ressemblait à quelqu'un d'autre. Certains parlaient plusieurs langues. D'autres ne pensaient beaucoup à faire la fête. Les idées et l'imagination ne manquaient jamais.

 

Il y avait même un projet en préparation pour un évènement, qui aurait lieu après 1 an, appelé "Les 2 saisons"; ayant lieu l'hiver et l'été d'une même année, c'était une sorte de festival où la convivialité est bienvenue, avec un plusieurs particularité. Il y avait des compétitions, des expositions, des discussions, de lieux où bouffer, des prix à gagner... De nombreux amis à connaitre, aussi.

 

1 an s'était écoulé. Entre temps, j'avais participé à certaines missions au tableau d'affichage de la guilde des aventuriers. J'avais participé au "2 saisons", celui de l'hiver, occasion durant laquelle j'ai croisé beaucoup de monde avec qui je me suis attaché.

 

J'ai aussi remarqué un gars en long manteau de cuir à capuche avec un masque et un arc. Shin... Champion du tir à l'arc de la guilde des aventuriers. J'avais discuté avec lui, un peu. Le courant passait très bien. Il m'a d'ailleurs vaincu au tir à l'arc, et son talent ne se dément pas. Puis il y avait un pari au bras de fer. Mais j'ai été vaincu par un nain... Grunlek. Il avait un bras mécanique fascinant, et pourtant, c'est avec son bras de chair qu'il m'a battu. C'est sur un rapport de force que j'ai été, et j'y ai découvert quelqu'un de sociable et attachant. Il m'avait annoncé qu'il était sur un coup avec Shin, et qu'on pourrait bosser ensemble... Quelque chose de dingue... Une mission dont une bonne partie des gens sont revenus indemne ou psychologiquement brisé, laissant la mission non accomplie sur une invasion d'araignées. Il me laisserait réfléchir, afin que je ne réponde pas toute suite.

 

Durant les "2 saisons" de l'hiver, le 5ème jour de la semaine, il y avait pyromancien, lequel était venu mettre le feu à la fête tout en n'ayant incendier personne. Il avait surgit du feu, plein d'énergie et de dynamisme. Chose surprenante, il était apparu du milieu des flammes de cérémonie, mentis un moment pour dire qu'il était capable de se téléporter là où il y a du feu, avant d'avouer quelques minutes plus tard qu'il a été aidé. Oouh, Balthazar est un farçeur :D

 

2 semaines + tard, après avoir beaucoup fait connaissances et un tas d'autres choses ensemble, nos valises étaient prêtes. Car sur le surnombre d'araignées, on devait faire enquête.

 

Il fallait encore qu'on fasse une longue marche... Vers notre destin, on gambadait.

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Published by regard-existence - dans Aventures
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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 20:41

I : Qui suis-je ?

 

Grunlek Von Krayn

 

C'est mon vrai nom. En langue de nains, j'ai un nom de fonction, celui qui veut dire "Des Justes". "Des Justes" est à la fois le nom du clan de nains des montagnes où je me trouvais, ainsi que le nom de fonction de la famille royale, dont j'en partage allègrement l'origine.

 

Chaque parent garde son nom propre. Ainsi, en public, et tant qu'il n'y a aucune abdiquation, mes parents portent aussi le nom "Des Justes".

 

Mon enfance s'est déroulée selon une éducation partagé en 2 moitié; l'une en école dite "normale", l'autre avec un "tutorat" (car j'apprenais beaucoup mieux quand il y a le moins de monde possible).

 

L'école normal était partagée sur plusieurs matières choisies selon l'intérêt de chacun de nous. Ainsi, mon cursus s'est concentré de façon + importante sur la cuisine, la survie, les sciences militaires et l'ingénierie.

 

Parmi des indications sur "Comment je ne dois pas rater ma vie en tant que monarque", mes parents, d'après le bouquin, ont suivi le conseil selon le lequel "la princesse, ou le prince, s'ils reçoivent leur éducation à l'extérieur du domaine royal, doivent être inscrit sous une fausse identité pouvant être néanmoins officiellement prouvée. Le principe étant que la progéniture puisse restée concentrée sans se voir complexée ou diminuée comme étant "enfant de". L'auteur mentionnait, même en reconnaissant que son mot n'est pas idéal, qu'il doit y avoir une ambiance de "normalité" autour de l'enfant royal caché.

 

Celà me faisait alors 3 identités à gérer; celle de ma famille, celle de ma fonction, et celle pour restée caché dans mon clan, afin que mon enfance puisse être avec le moins de heurts possible. Cette 3ème identité disparaitrait à mon 21ème anniversaire.

 

Le clan des Justes habitait une montagne stérile, sans minerais. Pour vivre, le clan louait la majorité de ses services à l'ingénierie, y compris dans ses formes rudimentaires, allant ainsi de la forme à l'aéronautique, en passant par la construction de ponts, de bâtiments, et de véhicules à vapeur expérimentaux. Bien que sans minerais, c'était donc l'inventivité et les capacités économiques de notre clan qui nous permettaient de vivre. On a aussi le gros avantage de vivre dans une mine loin des mers et des plages, c'est qu'on est jamais inondé, et un système de récupération d'eau de pluie jouait le double rôle de réserve d'eau et de protection anti-inondation.

 

Je menais ma vie hors du château. On me déconseillait de demander de l'aide à ma famille royale hors des murs du château, sauf si c'est ultimement necéssaire. Un peu comme dans "Patron Incognito" sauf que là, bah, c'est un prince ^_^

 

 

 

II : Touches pas à mes potes

 

Au fil des années, une menace pesait sur la grande mine. On voulait faire de nous des esclaves, car, parait-il, nous étions des "esclaves idéales" de par notre savoir-faire que l'ennemi jugeait trop coûteux. Des armées se massaient pour faire siège autour de la mine. La mine, de par ses nombreuses connaissances technologiques, s'en servit pour poser des pièges les + douloureux et les + mortels possible, y compris quelques pièges explosifs à n'utiliser qu'en dernier recours, pourvu que l'éboulement ne bouche que la sortie et ne fasse rien, ou très peu, sur la ville intérieure.

 

Une porte métallique bouchait l'entrée de la mine que nous avions électrifié. Un autre tunnel a été creusé en catastrophe au dessus de l'entrée avec une réserve pierre prêtes à descendre pour à la fois tuer des soldats et boucher l'entrée encore une fois. On avait installé des pièges à pointes... Des trous cachés... Des pièges à bruits... Des pièges aveuglants...

 

Il nous fallait beaucoup d'imagination. Nous avions même donné un nom à cette série de pièges installés contre l'ennemi : "Opération Pandore". Il nous fallait cependant prévoir le coup au cas où notre série de pièges et notre résistance ne suffiraient pas.

 

Dans le pire des cas, un autre tunnel serait creusé vers la sortie pour fuir. Creuser un tunnel pour prendre l'ennemi à revers prendrait beaucoup trop de temps il risquerait d'y avoir déjà songé ou de se douter de quelque chose.

 

Le maximum d'habitants + aptes à creuser qu'à combattre a été consigné à cette tâche. Ceux qui sont déjà formé au combat ou qui ont au moins des bases suffisantes en sciences militaires pouvaient combattre, dont une mince partie devait rester pour rassurer les habitants. Les autres devaient restés cachés.

 

Il s'est passé des choses le 1er jour de l'attaque. Elle avait commencé de jour (car à la mine, la différence jour/nuit n'a aucune importance, ne restant ainsi que l'heure comme indication). La porte électrifiée avait tuée un soldat. Quelques heures ont passées, puis ensuite on entendait des coups contre la porte. Ils avaient confectionnés un bélier qui ne conduit pas l'électricité. La porte avait finit par céder.

 

Enthousiasmé d'avoir percé la défense, plusieurs soldats couraient mais on avait entendus quelqu'un hurler : "Attendez ! Pas tout de suite !". Mais il était trop tard, une pluie de cailloux de plusieurs tailles avait tué 4 autres gardes, blessé gravement 2 d'entre eux, et enfermé l'un d'eux indemne derrière le piège, donc de notre côté. Il ne fut pas épargné longtemps, car nos éclaireurs, qui passaient vérifier s'il y avait des survivants, l'avait tué sans un mot.

 

3 journées ont passé sans attaques. Un répit. Il est évident qu'ils réfléchissaient à une suite des opération, et nous présumions qu'ils rappelaient aussi au personnel militaire la necéssité de ne pas crier victoire trop vite. Eux sont à l'air libre, avec possibilité de ravitaillement et de remplacement du personnel. Pas nous.

 

Au 5ème jour, on entendait "Restez sur vos gardes !" de l'autre côté de l'éboulement. Au bruit qu'elles faisaient, les pierres se déplaçaient. Ils s'occupaient de l'éboulement. Nous voyions la lumière de la sortie. Cependant, personne n'entrait; ils redoutaient une ambuscade, et la lumière nous aiderait facilement à les repérer et à les tuer facilement à distance, tandis que de notre côté, l'obscurité nous abritait. L'ennemi n'avait donc aucune chance sérieuse de lancer une représaille.

 

Le jour suivant, on entendait crier "On abandonne !" L'un des nôtres répondit avec audace : "Mouais aller, on oublie tout, on se fait une bouffe !" J'ai moi-même ris à la blague qui nous a quand même tous fait du bien, y compris les gradés, mais par lucidité, personne n'essayait de sortir. Par prudence, nous avions présumés tireurs, archer, arbalétriers ou peut-être des gens avec armes à feu, nous attendaient gentiment dehors.

 

 

 

 

III : Impatience

 

La nuit du 7ème jour, on entendais patiemment marché et on voyait une lanterne se déplacer. Notre vision dans l'ombre améliorée avec la source de lumière nous avait permit de voir qu'il y avait quelqu'un envoyé pour vérifier s'il y a des pièges. Il fut tué. N'abandonnant pas si vite, une grosse pierre commença à claquer au sol puis à rouler; 2 de nos pièges ont été cassés ou se sont activés pour rien. 2 autres grosses ont été lancés, puis 5 autres pièges se sont activés sans rien faire. Le pire fut arrivé quand une autre grosse pierre lancée avec activité notre piège aveuglant qui n'avait aveuglé personne.

 

Echaudés par ces pièges qui se sont montrés inoffensifs, et impatients d'en découdre, plusieurs soldats ennemis se précipitèrent à l'intérieur. C'était à nous d'attaquer. Tout ce qui était flèches, carreaux et balles d'armes à feu volaient en direction de l'ennemi. Vint ensuite une mêlée, et durant cette dernière, certains de nos ennemis cherchaient à éviter le combat... Par précipitation d'empêcher à ce que des habitants se fassent tuer, moi ainsi que peut-être 4 ou 5 autres personnes (on était peu nombreux à avoir volontairement abandonné la mêlée dans l'urgence).

 

Nous ne l'avons découvert que + tard après le combat, mais c'était des assassins, dont le but était de tourner le combat à l'avantage de l'ennemi en menaçant de tuer des gens de notre mine, et de nous convaincre d'abandonner.

 

Il restait encore 1 assassin à retrouver selon le + vigilant d'entre nous. Individuellement, on se séparèrent, espérant entendre un hurlement nous mettre sur la bonne voie. On cherchait vite. Sans trop trainer.

 

Un de mes collègues avait retrouvé l'assassin manquant dans une rue sans issue en train menacer de tuer un de nos citoyens à la hache. "Ah, tu es là !", avait-il crié très fort. Je l'avais entendu. Je me dirigeais où je pensais avoir entendu le bruit.

 

Un discussion tendue avait lieu. L'assassin avait demandé de transmettre le message qu'il y avait un otage. Je suis alors entré par une maison pas trop près de la prise d'otage, et par urgence, on m'a enfin laissé entrer après de longues secondes d'hésitation.

 

Une fenêtre bien placée. Je pris mon tromblon, visai le bras qui tenait l'otage, puis appuyai sur la gachette. L'arme avait touché son bras. La suite des évènements est une succession d'intenses secondes. Encore vivant, l'assassin se détourna vers moi l'espace d'une seconde. Puis, mon collègue qui était en face de lui se précipitait pour éloigner l'otage. Dans le même temps, je sautais par la fenêtre pour tomber sur lui. L'assassin récupéra vite son arme pour assassiner l'otage, mais ce fut mon collègue qui a été touché.

 

Présumant la mort de ce dernier, la poussée d'adrénaline m'a inspiré de combattre l'assassin. Il tenta de me donner un coup, mais avec ma masse d'arme, j'avais paré son coup. Peu déstabilisé, il coupa le manche en bois de ma masse d'arme. La boule de pointe menaçant de tomber sur les pieds, je reculai tandis que l'assassin en faisait de même. C'est ensuite qu'il me mit un coup de pied à la tête qui me fit tomber en arrière. Au moment où il a tenté de fendre ma tête, je l'ai esquivé en fuyant à droite. Pas assez vite. Mon avant-bras gauche y était passé.

 

Ivre de rage, j'attrapai avec mon autre main valide le poignet de la main de l'assassin qui tenait la hache. J'ai alors enchainé avec un coup de tête au menton, puis des coups de pieds au côté. Ayant réussis à désarmer l'assassin, je l'avais tué d'un seul coup avec sa hache.

 

 

 

IV : Bilan de bataille

 

Sur 4 nouvelles, 2 bonnes, 2 mauvaises. L'otage était sauvé, et l'assassin tué, mais mon allié comme mon avant-bras gauche avaient trépassé. La précipitation de la prise d'otage, comme le combat qui avait lieu, donnaient peu de sang froid pour limiter les pertes. Je ne pouvais pas me priver d'avoir un sentiment d'échec... Et est-ce que je devais en parler à mes parents ?

 

Au loin, un mouvement de foule se précipitait vers la sortie de la mine tandis qu'une partie de cette foule restait à l'intérieur. C'était notre victoire. Et son lot d'espoir que les blessés continueraient à vivre. Tandis qu'il n'y avait aucune solution envers les morts confirmés.

 

3 jours silencieux ont passé. Des éclaireurs équippé de perches avec mirroir s'approchaient de l'entrée sans s'exposer, tournant les miroirs dans un maximum d'angles possibles. Pas d'ennemis.

 

Botter le cul des racistes anti-nains a de quoi donner de la fièrté ! Malheureusement, aucun d'entre nous n'a jamais vu la tête d'un raciste qui pleure. Comme trophée, ça aurait eut de la gueule :D

 

Après la bataille, la ville sous-terraine a été inspectée. Une enquête de voisinage venait vérifier si les habitants ont entendus des choses bizarres, s'ils ont vu des gens dangereux, ou si les humains ont tenté de nous faire le coup de la marche sur les genous (on nous plus refais le coup depuis longtemps).

 

Durant plusieurs jours, le projet d'un tunnel de secours continuait :

 

- Officiellement, le discours se voulait rassurant; l'ennemi est partit, il n'y a plus rien à craindre.

- Officieusement, le royaume payait assez cher des ouvriers pour que le projet continue, mais aussi pour que les ouvriers du tunnels soient incités à respecter le secret professionnel. Ainsi, en cas d'invasion qui nous dépasserait, le tunnel serait alors connu du public seulement connue dans l'urgence.

 

Pour une meilleure garantie de ce secret, seuls mes parents, moi-même, ainsi que les ouvriers y ayant participé devaient garder le silence.

 

Des cris et des discussions de soulagement avaient éclatés après le combat, et des festivités furent organisés afin que tous (ou au moins une grande partie des habitants du royaume) puissent enfin se détendre. Chaque soldat dont je faisais moi-même partie, exceptés ceux qui sont de gardes, venaient sans armes... Sans tension.

 

 

 

V : Changement brutal

 

A mes parents, par crainte que leur inquiétude ne pèse sur moi, j'avais demandé à mon tuteur de dire à l'administration de ne pas inscrire ma fausse identité (par laquelle je pouvais être connu) dans la liste des personnes estropiées; si jamais ma fausse identité apparaissait parmi les blessés amputés d'un membre, mes parents le saurait automatiquement.

 

Je souhaitais être seul juge de ma responsabilité de dire ou de ne rien dire à mes parents... Comment le public réagirait s'il manquait un bras au prince ? Et comment c'est arrivé ? Toutes ces questions, le peuple comme mes parents les poseraient. Mon tuteur m'avait aussi indiqué que je risquais aussi la surprotection.

 

Auprès de 2 conseillers avec lesquels j'avais développé une affinité, des solutions ont été décidées :

 

- Un sort d'illusion mélangé à un sort de télékinésie compenseront mon bras.

- Ce sort durera aussi longtemps que je le souhaite.

- Si je souhaite arrêter la comédie, je dois simplement le demander au conseiller mage.

 

Après un temps assez long, que je puisse trouver mon courage, j'avais enfin avoué à mes parents que j'étais amputé d'un bras. Ca m'a demandé un effort psychologique très important de l'avouer et de connaitre leur douleur et leur tristesse empathique.

 

Mon père réagit ensuite de façon très directive. Il missionna des espions pour voir qui avait attaqué la mine, pourquoi, qui étaient les chefs d'états et/ou militaire qui l'avait demandé. Selon les renseignements, il enverrait soit un assassin, soit une démonstration de comédie. L'assassin viendrait anéantir toute motivation du pays ennemi de nous attaquer. La comédie viserait à raconter qu'il n'y aurait aucune descendance, et que la monarchie s'écroulerait. Ou encore, autre idée, provoquer une guerre civile chez l'ennemi pour le distraire. Une représaille aurait eut lieu, ou pas.

 

Ma mère suggérait qu'une régence viendrait compenser la chute du royaume. Il y aurait en quelque sorte des tests pour trouver qui serait la princesse ou le prince supplémentaire qui hériterait de la couronne, en cas de décès de ma mère et de mon père et si je choisis de ne pas monter sur le trône. Une adoption royale; les tests visent à ce que n'importe qui ne puisse pas exercer une fonction princière, et que le mérite décide.

 

J'ai aussi finit par avouer que la fonction étatique m'intéressait peu. Trop éloigné de la réalité, trop surprotégé, et que je ne vivais que pour découvrir et faire des choses différentes.

 

Très ouverts, mes parents approuvaient que je fasse mes expériences, mais ne pouvaient s'empêcher d'imaginer le pire vu mes récentes épreuves. Je ne voulais pas rester non plus dépendant d'un double sortilège, celui qui compense la perte de mon bras, toute ma vie.

 

 

 

VI : On y va

 

C'était donc décidé. Je pourrai quitter le royaume, voir ce que je peux choisir comme vie plutôt que celle qui m'a déjà été choisie; celle d'un prince de naissance.

 

J'ai alors remis tout équipement qui ne m'appartenait pas, comme le tromblon, fais mon sac, pris un peu d'argent, un peu d'équipement, de quoi camper et bricoler. J'avais même gardé mes gantelets dans l'espoir incertain de me fabriquer une prothèse pour le jour où j'abandonnerais mon bras magique.

 

D'après des géographes, une ville au nord-est avait peut-être une chance d'avoir les talents suffisants pour me trouver un bras autre que totalement magique. Son goût de l'innovation lui venait de son emplacement unique : la ville de Numarc s'étend du bord de mer jusqu'à un affluent de rivière, à une colline et aux montagnes, cumulant plusieurs panorama.

 

J'ai alors fais préparer un sanglier pour la chevauchée. Ensuite, je dis au revoir à mes parents et à toutes les personnes que j'ai connu, tout en évitant la connerie de "promettre de se retrouver" (les promesses, ces pseudo-politesses étant faites pour ne jamais être tenues).

 

Je me mis en route vers Numarc. Il y a tellement + de lieux à explorer à l'extérieur. Par précaution, à chaque ville ou village où je m'arrêtais, je garais mon sanglier là où il n'aurait aucune chance d'être un gibier trop facile à capturer.

 

A un troisième village, sa particularité était d'être un groupe de plusieurs commerces et de transports sur plusieurs possibilités. Comme ce que je faisais avant, j'avais cette définitivement abandonné ma monture.

 

Il y avait plusieurs possibilité de voyager. Il existait la possibilité de louer une voiture, un chariot, un cheval, une moto et même un vélo, avec parfois la possibilité de demander un chauffeur (moyennant un prix + élevé que si c'était juste pour louer un véhicule).

 

Il y avait même possibilité d'acheter une place en transport collectif, que ce soit une diligence, un bus ou même un train. Moins cher encore que de louer un véhicule avec/sans chauffeur.

 

+ coûteux étaient les voyages par bateau volant, par un sort de vol, et + coûteux encore était le voyage par téléportation.

 

Cette large proposition de déplacement témoignait du dynamisme comme de l'influence magique et technologique de Numarc.

 

Par précaution de ne pas gaspiller mon argent, et en même temps que je n'étais ni trop pressé ni amoureux de la solitude, j'ai alors acheté un billet de diligence. Moins rapide que le train, je souhaitais prendre mon temps et arriver plutôt le lendemain matin. Arriver le soir du jour même me mettrait la pression de trouver où dormir à Numarc.

 

J'ai alors pris la diligence. Ce qu'elle n'avait pas en largeur, elle le gagnait en longueur. Les roues arrières étaient plutôt grandes afin de faciliter le déplacement. 2 chevaux tractent le moyen-transport. Pour assurer que la diligence n'ait jamais de chevaux fatigués, les relais prenaient ces derniers pour les reposer en échange de chevaux en pleine de forme. Les relais disposent aussi de restaurants en cas de long voyage, comme c'était le cas pour celui que je prenais.

 

A la fin du voyage, il y avait une originalité pour la diligence. Comme on arrivait du haut d'une colline où Numarc était construite, la descente vers la ville se faisait sans chevaux sur une pente moyenne (impossible de dire la mesure exacte), en dosant le trajet avec le frein et un gouvernail pour tourner les roues. La montée de la diligence se fait sans attacher les chevaux; elle a une chaine qui la relie au relais, et un mécanisme tire la chaine, donc la diligence, jusqu'en haut de la colline.

 

 

 

VII : Loin de chez soi

 

Enfin arrivé à Numarc ! La ville respirait l'innovation et l'originalité, ne reniant aucune technologie dont la seule limite était de ne pas faire peser de danger sur l'environnement, et sur ce qui est vivant en général. Habitations et diverses manières de vivres cohabitait, comme si les époques et les technologies avaient fait la paix entre elles, ne reniant ni le passé, ni l'avenir.

 

Magie et technologie cohabitent à merveilles; ce que l'une ne peut pas, l'autre le peut, et vice-versa. La magie servait générer la matière de façon permanente ou temporaire, c'est selon. La technologie modifie la matière, parfois pour en obtenir une autre (l'alliage), parfois pour en faire un outil qu'il serait peut-être trop compliqué de générer par un sortilège.

 

Il était d'ailleurs tout à fait possible qu'un hôpital pratique la résurrection, y compris par des moyens technologiques, tout en suivant une règlementation avec des exigences autorisations, des libres choix, et même des interdictions. Par exemple, une résurrection pouvait être refusée si un mafieux demande à ce qu'un décédé revienne à la vie, ou encore si une personne, par un contact nécromantique si elle est déjà décédée, refuse de revenir à la vie.

 

C'est d'ailleurs dans un hôpital que je me suis rendu pour mon bras. Un soigneur me reçut le lendemain quand ce fut mon tour pour un rendez-vous. Avant même que je lui ai posé une question, il avait détecté que j'avais un bras magique. Il me serra la main magique. Une discussion commençait à son bureau :

 

- Docteur : "Dites-moi ce qui vous amène.

 

- Grunlek : Je souhaite changer de bras.

 

- Docteur : Ca me parait étrange comme requête. Y-a-t-il quelque chose qui vous gêne avec votre prothèse magique ?

 

- Grunlek : Hé bien... Ce bras m'a été offert par des mages est encore un peu loin de ce que je souhaite. Le simulâcre est bien fait, mais j'ai parfois l'impression que ce bras est abstrait par rapport à une prothèse matériel.

 

- Docteur : Hmmm... Vous ne percevez aucune sensation quand vous toucher avec ce bras ?

 

- Grunlek : Aucune.

 

- Docteur : La conception de prothèse haute performance avec restitution de sensation est incertaine. Les patients peuvent choisir entre rien du tout, ou l'attachement d'une prothèse... Au choix. Mais en ce qui vous concerne, je vais vous recommender quelqu'un qui pourrait peut-être vous aider.

 

Je vous laisser l'adresse de Lyriane. Dites-lui que je vous ai envoyé, ça ira + vite pour la contacter.

 

- Grunlek : Super ! Merci.

 

- Docteur : Avant de partir, vous pourriez me laisser photographier votre prothèse magique ? Il y a du potentiel à en tirer, et j'ai été très impressionné par cette performance. Ca peut nous servir."

 

J'ai coopéré, et après le rendez-vous, j'étais dehors. J'ai téléphoné à Lyriane, me présentant au préalable, qui m'avait envoyé, et pourquoi je la contactais. La discussion s'était bien passée. Elle m'avait alors convié à passer à son atelier.

 

 

 

VIII : Une rencontre clé

 

Enfin arrivé à sa boutique, je suis entré. Lyriane est une elfe noire. Sa peau était bleu foncé. Ses cheveux étaient gris, dont les racines était blanches et les pointes noires. Ses formes n'étaient ni minces, ni généreuses. Elle portait une robe sans manche qui allait jusqu'au genous, ainsi qu'un pantalon et des bottes. Là où la robe n'avait pas de manche, les manches de chemise blanche dépassaient. Son visage montre une expression de sérénité, et ses yeux sont verts.

 

Lyriane s'était présentée comme mage-ingénieur. Dans cet ordre par ordre de préférence, car ses talents en magie sont supérieurs à ses talents d'ingénieur. Il y avait des ouvriers avec elle. Ils contribuaient à faire marcher la boutique, que ce soit pour faire du commerce, fabriquer des objets ou des sortilèges, et bien d'autres activités.

 

Sa boutique avait son propre jardin avec des serres et des plantes variés, que ce soit pour nourrir ou pour concevoir des potions. La présentation de ses capacités comme des lieux étant terminés, nous avions continué la conversation :

 

- Lyriane : "Content de te voir. Tu souhaites autre chose qu'un bras magique ? Je m'en serais contenté à ta place.

 

- Grunlek : Je souhaiterai avoir autre chose. Mon bras magique me rappelle trop mon ancien bras que j'avais avant. Je ne veux plus me sentir faible en cas de situation critique. Qu'est-ce que tu proposes ?

 

- Lyriane : Voyons voir... Si tu me permets de les aborder, et même , tu as plusieurs options :

 

* Rien du tout : Pas de prothèse de remplacement. Néanmoins, tu as toujours fais avec 2 bras, même en ayant perdu le tiens.

 

* Un prothèse simple : Un faux avant-bras sans activité

 

* Garder ta prothèse magique : Cependant, tu m'as dis que tu préférais ne pas la conserver. Il faudra que tu continus avec en attendant que tu aies autre chose

 

* Reproduire ton bras gauche intact : après manipulations génétiques, ton bras gauche en double deviendrait un bras droit à greffer, et tout redeviendrait comme avant.

 

* Te greffer un bras technologique, avec restitution des sensations

 

* Faire pousser un bras végétal.

 

* Un mélange de plusieurs options et/ou une autre option de ton choix.

 

- Grunlek : Ouah, tout ça !

 

- Lyriane : La liberté de choisir consiste à avoir un maximum d'option possible. Et si c'est envisageable, c'est possible.

 

- Grunlek : Je voudrais un bras mécanique. Ce serait des doigts d'acier, du moins dans une matière dur, et avec ma main, je pourrais m'en servir comme grappin ou même pour prendre des choses à distance. Et même pour frapper très fort et provoquer une secousse.

 

- Lyriane : Ahhh... Tu as une idée bien précise de ce que tu veux. Bien. Après notre bavardage ma foi très constructive, je vais préparer les plans de ce qui est necéssaire avec mes employés. Tu gardes ton bras magique pour l'instant. Montres-le moi que je l'étudie. J'en déterminerai la conception et les sortilèges assemblées.

 

Je te le demande non seulement parce qu'éventuellement, ça serait utile, mais aussi pour savoir s'il y a des sécurités contre la dissipation de la magie. Une solution + simple serait que tu demandes aux mages qui te l'ont fait de le dissiper, mais j'aime les défis. Et ça t'évitera de refaire tous le chemin jusqu'à chez toi pour ensuite revenir.

 

- Grunlek : C'est vrai que venir à Numarc en échange d'un "faites-moi un aller retour", ça fait un peu mal à la tronche. On en rediscuteras demain."

 

 

 

IX : Préparatifs

 

Le lendemain, Lyriane m'avait annoncé un choix :

 

a) Lui amener 3000 ducats pour la conception du bras mécanique inhabituel

b) Lui amener des éléments pour fabriquer le bras mécanique

c) Un mix des 2; j'amène ce que je peux, et pais idéalement une petite partie de ce qu'il faut.

 

N'ayant ni tout cet argent ni une lettre de crédit comportant de cette somme, ni chéquier, ni carte bleue, c'était amener ce dont Lyriane a besoin pour la conception du bras mécanique. Il lui fallait donc :

 

- Un gantelet de bras droit correspondant à la taille de ma main.

- Une gemme de l'île verte,

- Des fils conducteurs d'électricité

- De l'électronique, dont le but est de relier le message du cerveau vers la main

- Des capteurs d'énergie kinétique, thermique et mentaux.

- Une chaine longue de 20 mètres.

 

La liste n'est pas complète, parce qu'il y a certaines choses que Lyriane et son équipe feront par eux-mêmes. Ayant déjà le gantelet, la 1ère était accomplie d'avance. Je l'avais amené en prévision de ma nouvelle prothèse. Un enchantement modifierait sa matière pour la rendre à fois solide comme de l'obsidienne et allégé comme le bois, complétée d'un champ de force. Casser le bras doit être improbable, y compris par son porteur.

 

Comme une nouvelle main ne suffirait pas, un moulage de mon bras droit a été réalisé pour être modifié, puis devenir un bras gauche. Une fois encore, un enchantement similaire serait jeté pour correspondre à la conception de la main.

 

J'ai ensuite cherché des fils pour l'électricité, ainsi que les capteurs énergétiques qui métaient demandés. Voilà qui faisait partie de ce que j'achèterai, ou que je mettrais sur la note de Lyriane.

 

J'ai ensuite exploré la ville à la fois pour trouver l'échoppe de bricolage et aussi pour visiter encore un peu Numarc. Au fur et à mesure de ma visite, je voyais des poissons qui volaient hors de l'eau sans souffrir; chacun était dans un globe d'eau qui garantissait leur survie. La ville aimait aussi beaucoup l'innovation et les façon de faire variée.

 

Il existait par exemple 3 bateaux particuliers, et seulement fabriquer à la commande. Ces bateaux étaient équippés pour se déplacer par moteur, à la force du vent, à la rame, avec des ballons gonflés, et même des chenilles dessous. Les peurs de détruire (et se faire anéantir) manquer de ressources et de moyens faisait parti de ce qui guidait les capacités de Numarc, et les bateaux le montraient bien.

 

Les voiles dépendent au mieux de la magie de l'air ou d'éolienne pour produire l'avancée, ou au pire des cas, des vents, même avec la prévision météo. Le moteur dépends du carburant; une fois encore, les réserves magiques peuvent l'alimenter, mais aussi du carburant physique générée par la magie. La magie servait à éviter d'épuiser les ressources. Il restait encore les rames, au cas où il n'y les moteurs et les voiles ne pourraient plus servir, pourvu que les rameurs ne soient pas fatigués. Les ballons pouvait servir à faire voler le bateau, pourvu que personne ne cherche à descendre brutalement le bateau. Il existait enfin des roues pour se déplacer sur terre.

 

J'ai même acheté un magazine où j'apprenais que dans une cité-état lointaine, des gens étaient capables de prouesses impressionnantes rien que par le toucher, sans recourir ni à la magie, ni à la technologie, même si ça leur était possible. Suivant un dosage d'une pression de la force et de l'angle du toucher, il pouvait blesser ou guérir, tuer mais pas ramener à la vie. Le magazine était complété par un courrier des lecteurs variés; certains voyaient un autre moyen de faire sans magie ni technologie, d'autre y voyaient une admiration de voyageurs béats.

 

Tout me donnait envie de faire ma vie ici ! C'est comme si la ville avait envie de moi ! Aucune zone d'ombre ne pourrait m'empêcher de le faire si je m'installais là pour de bon !

 

Arrivé au multi-port, je demandais à partir pour l'île verte. On me demandait un prix monstrueux, suivi d'une acceptation de condition de confort diminué, et d'une décharge en cas de blessures ou de décès si j'étais toujours décidé d'y aller.

 

A titre gratuit, on m'expliquait que l'île verte avait l'étrange particularité de brûler les visiteurs sans que l'île en patisse, alors même qu'il n'y avait aucun volcan. L'île alternait entre s'enfoncer dans l'eau et refaire surface, comme si elle était vivante. Elle était située à + de 5000 km des côtes.

 

Comment éffectuer ce voyage ? La nage était impossible, car même en eau calme, je me noyerais d'épuisement sur une aussi longue distance. Mmm... Comment partir pour l'île verte... Par bateau me semble la meilleure solution... Maintenant, si je trouvais un prix abordable.

 

 

 

X : Les règles du milieu

 

Alors que je passais entre 2 batiments du multi-port, un gars bizarre m'a abordé. Il me disait qu'il avait une solution.

 

D'après son propos, il roule pour une association caritative sur l'alimentation pour les pauvres de République Démocratique Occidentales des Grands Justiciers (RDGJ), mais surnommés par beaucoup comme étant l'Union Économique des Républiques Sécuritaires Siphonnées (UERSS).

 

D'après mon contact, la RDGJ, c'est du simple au double; autrefois une entité économique imprudente et imbécile et un pouvoir de police et de justice lent et inéfficace avec 1% de budget, la RDGJ, après des attentats terroristes, a alloué 90% de son PIB dans l'armée et la police, les tribunaux, jamais vraiment soutenu budgétairement, se sont vu retiré tout budget de fonctionnement parce que, selon la RDGJ, "les tribunaux ne servent à rien". Suite à ça, la RDGJ s'est approprié le droit d'enfermer qui elle veut, notamment en se basant sur la réputation comme "preuve".

 

La RDGJ est alors devenue un pays encore + magouilleuse qu'avant (elle l'était déjà durant son embellie économique où elle s'était endormie). Elle est alors devenue paranoïaque, tout en restant aussi imbécile qu'avant. Le pays était bardé de centrales nucléaires, d'aéroports, le tout en trop grand nombre, et quant au salaire, soit il était trop bon marché, soit il n'était jamais versé. Les méga-entreprises étaient gavées d'argent public, et en échange, elles recevaient la confiance aveugle des Etats.

 

La RDGJ prétend qu'avec 100% de sécurité, il n'y a ni terrorisme ni dictature, et que pour lutter contre l'intégrisme de l'église de l'eau, il fallait être un allié militaire et économique "exemplaire" tel que le moyen-occident, (lequel finance pourtant les "rebels", alors que le moyen-occident est lui-même directement "très" attaché à l'église de l'eau), et qu'il ne fallait surtout pas "interroger" l'allié. La RDGJ a même donné une médaille au moyen-occident. La RDGJ est même durement critiquée (hors de ses frontières, bien sûr) pour satisfaire, activement et passivement, les ultra-riches avec des comptes offshores et des sociétés écran, et de faire supporter une surveillance massive, ainsi qu'une austérité anxiogène et inutile.

 

La RDGJ a cependant réussit à faire signer par 85% (les 10% n'en ont rien à battre du principe, 5% ont déjà vu que c'était du pipeau) des pays et cités-état une charte mondiale sur la protection de l'environnement. Un pétard mouillé sans aucune obligations ni sanctions qui ne lient personne, mais dont le ministre des affaires étrangères a eu le toupet de s'extasier. Prouesse étonnante mais sans intérêt.

 

 

 

XI : Entente commune

 

Après s'être assuré que j'étais pas des stups, il avait avoué qu'il bossait pour la Guilde Des Voleurs. Dans la ville de Numarc, la Guilde des Voleurs a énormément de scrupules à donner dans la criminalité, et opère sur une structure moyenne. Son activité se concentre essentiellement sur la revente clandestine, et les services d'espionnages, afin de ne pas être tentés de voler.

 

Ses services d'espionnages ont commencés à être sollicités le jour où un chien policier bavait tout en reniflant une "mule"; un des membres de la Guilde des Voleurs, qui disait en plurant que c'était pas de la drogue, tentait d'aller clandestinement en RDGJ. Il avait été arrêté avec :

 

- Des paquets de riz dans la doublure de l'imper (le genre qui mettent les exhibitionnistes)

- Des bouteilles disposées de façon à imiter les pectoraux (ou éventuellement des seins)

- Des nouilles attachées avec du ruban adhésif autour des jambes et cachées dans le pantalon

- Du poivre et du paprika cachés dans les chaussures

- Une valise en cuir, en réalité une malette réfrigérée avec des glaces à la vanille et au chocolat

 

Le voleur n'avait pas menti ! La police, après avoir ri un bon coup, avait envie de jeter une de leurs "mules" en tôle, mais le ministère de l'espionnage s'y est opposé avec une proposition que la Guilde des Voleurs n'a pas pensé refuser une seule seconde.

 

En tant que "mule", le boulot consiste à amener à la guilde la marchandise achetée ouvertement à Numarc, pour ensuite la transporter en cachette à la RDGJ. Le ministère de l'espionnage avait offert à la guilde d'espionner la RDGJ tout en laissant la Guilde des Voleurs faire ses reventes aux restaurants. Les restaurants ne peuvent pas faire confiance à la RDGJ car les scandales alimentaires sont multiples, et que parmi les villes les + proches, Numarc produit de la nourriture de bonne qualité.

 

Du coup, la Guilde des Voleurs donne parfois mission à un espion de Numarc de faire le business de la bouffe d'un côté, tout en bossant pour Numarc de l'autre. Si la RDGJ disparaissait avec son imbécilité ou faisait de vrais réformes pour être moins pathétique et manipulatrice, les membres de la Guilde locale des Voleurs se verraient proposer le choix entre bosser pour la ville, partir ou aller en tôle, et en fin de compter démanteler la branche locale de la Guilde des Voleurs, pour peu que le lieu où elle opère soit découvert qu'il n'y ait pas eu de déménagement en cours de route.

 

Est-ce que la Guilde des Voleurs va tenter de participer à la réforme ou au renversement de la ROGJ ? Elle a trop besoin d'imbéciles naïfs, de magouilleurs conscients et de médusés pour faire marcher ses affaires. Donc, nan :D

 

Alors, pour la Guilde des Voleurs, mon travail serait d'être une mule. Je transporterai dans un imper (taille enfant) de l'émmental, du pinard, des patates.

 

Enfin équippé, j'avais un peu le trac. Mes collègues m'ont dit qu'on irait par bateau de nuit à un petit port caché, et que je devais toujours donner ma fausse identité. Passer par la douane serait trop compliqué et pas très hygiénique (je refuse de vous expliquer pourquoi). J'ai alors dormi très tôt, de façon à ce que je sois en forme pour la nuit.

 

A la nuit tombé, nous étions 4 personnes à embarquer sur un bateau à rames (un moteur n'aurait pas été idéal pour la discrétion). Moi et une meuf étions en train de ramer. Les 2 autres glandaient. On avait les boules. Surtout en pensant aux éventuels gardes-côtes. Là où Numarc est encline à donner une 2ème chance de remonter la pente, la RDGJ frappe, pose les questions, torturent s'il y a résistance (parfois juste pour l'humeur) puis tuent. Certes, on fait pas entrer des pillules colorés et de la poudre en douce, mais le danger est le même si les flics arrivent.

 

Arrivé au port clandestin, je ne devais pas trainer. Le bateau à rame repartit avec 2 autres passagers et un coffre, tandis que 2 gars, qui glandaient la 1ère fois, rameraient à leur tour. Il fallait que je me rende à un entrepôt, et qu'ensuite, on devait faire la tournée nocturne des restaurants qui achètent la marchandise de contrebande. Tout ça doit aller vite, et en cas de doute, une vente peut être abandonnée. Le déplacement se fait à pied pour + de furtivité.

 

Une fois finie cette opération, j'étais parti me planquer à la Guilde des Voleurs, avec permission de dormir pour la nuit seulement. + tard, si j'étais toujours partant pour aller sur l'île verte, on me conseilla d'être prudent; les armateurs, dans leur très grandes majorités, font immatriculer tout et n'importe quoi comme bateau, la RDGJ étant bien + doué pour des discourir sur des principes intéressants que de les traduire sérieusement en acte.

 

 

 

XII : Service après-vente

 

J'ai alors visité un marché de bateaux à louer, à affréter et à vendre. Le prix des bateaux n'étaient nullement un indice de qualité; quelque soit le prix, n'importe quel bateau peut couler. Par exemple, il y avait un galion à vendre bien présenté au prix de 100 ducats... Bonne affaire financièrement... Mais je n'ai pas d'équipage, et 100 ducats un bateau fabuleux... Hmmm... Bof...

 

Comme personne ne voulait m'amener à l'île verte, il me fallait alors un petit bateau facile à naviguer seul. J'ai un peu cherché. J'ai fini par trouver un bateau qui me convenait; 1 voile, 1 moteur, 2 rames. Le bateau est en bon état. Pas de trous, rames solides, planches neuves, pas de mollusques ni traces d'usures du bois, moteur plein. Je l'ai donc acheté.

 

J'ai alors acheté une canne à pêche, puis j'ai commencé à naviguer au large, en plein jour. Le bateau était assez large pour que j'y installe une tente, afin de pouvoir me reposer de temps en temps. 2 jours de navigation se sont passés sans encombre, me déplaçant grâce au vent.

 

Au 3ème jour, un trou a été révélé sur le bateau. J'ai alors dû me déplacer sur le bateau afin de faire contrepoids pour empêcher le bateau de couler. Le 7ème jour, la voile s'est déchirée. Pas si solide que ça, en fin de compte, m'obligeant à me servir du moteur. Le 8ème jour, malgré mes efforts d'économiser, le moteur était déjà vide... Le compteur avait sans doute été trafiqué. Le 11ème jour, une rame cassait. Le 13ème jour, la 2ème rame cassait. Il ne me restaient que des batons. Le 15ème jour, j'ai commençé à débattre avec moi-même pour savoir si j'étais maudis ou si j'étais sur un bateau merdique vendu par un escroc dans un pays où la malhonnêteté partout, parce que je n'ai rencontré que des pétochards qui ont tout fait pour ne pas m'aider à arriver à destination.

 

J'avais espéré qu'il y ait des bateaux autre que le mien. J'avais même espéré appâter des pirates en criant que je suis très riche et inoffensif, et que ça les inciterait à m'emmener à bord, puis de me prendre en otage (mes parents étant des monarques). Mais il n'y avait pas de pirates en vu.

 

Puis, sur ce rafiot merdique, j'ai constaté que le mat en T qui tient la voile (même déchirée) est très solide. La corde l'était aussi. C'est alors que j'ai eu une idée. J'ai fais un noeud avec la corde, laquelle a été ensuite passée au dessus du mat, puis l'ai attaché solidement. Je suis alors monté sur un tabouret, la corde autour du cou. Puis je me suis laissé tombé !

 

Je pensais que j'allais enfin être "libre", d'une certaine manière, mais en vain. Tout ce que j'avais réussis à faire, c'était un noeud coulant. Ce qui m'a mit sur la voie, c'est surtout quand je me suis aperçu que j'avais embrassé le bois. Même la mort se foutait de ma gueule.

 

Après 5 jours sans réel sommeil, le 20ème jour, j'étais assoiffé, affâmé, trop faible pour faire quoi que ce soit, j'ai enfin dormi. Je pensais que je me reposerai éternellement. Je n'ai pas su combien de temps j'ai dormi.

 

 

 

XIII : Beachboy

 

Quand je me suis réveillé, j'étais au bord de la mer. La plage était essentiellement faite de roches vertes rondes solides. A côté de moi, il y avait un arbre avec des fruits blancs pour me retaper. Bravant la peur de l'intoxication alimentaire, j'ai eu la surprise de découvrir que je me sentais beaucoup mieux ! Ca avait le goût de fromage, mais c'était mieux que rien ! Par contre, le côté mauvaise nouvelle, c'est que mon bateau merdique s'est cassé la tronche, et qu'il n'en restait rien. En même bateau, avec tous ce qu'il m'a fait subir...

 

Je me suis mis ensuite à chercher des outils. J'ai alors pris ce qu'il faut, puis j'ai commencé à faire un trou pour extraire une boue blanche puante comme si je devais l'enlever, jusqu'à ce qu'un liquide rouge sentant le cuivre apparaissait, et que je ne devais plus continuer. J'ai ensuite recommencé plusieurs fois l'opération à plusieurs endroits de l'île verte. Je pouvais voir des pointes très régulières, alignées les unes derrières les autres. L'île semblait émergé à vu d'oeil. Mon opération d'extraction devait recommencer.

 

Durant les jours qui passaient, j'avais l'impression de n'avoir aucune raison de faire ce que je faisais, mais je le faisais quand même, comme si mes instincts m'y poussaient.

 

J'ai alors parcouru l'île, que je trouvais assez étroite, montant sur une colline puis la redescendant légèrement pour ensuite remonté encore sur un sommet. Là, je voyais 2 pointes, sur chaque côté du sommet où je me trouvais. Je me suis ensuite senti allongé pour dormir.

 

Je faisais un rêve. Une voix me parlait. C'était la mienne. Elle me disait merci de ce que j'avais fais, même si je ne contrôlais ni mes mouvements, ni ma volonté. Je méritais le respect de cette île. C'est alors que j'ai demandé si je pouvais aller sur l'île verte pour obtenir une gemme rouge de pouvoir. Ma propre voix m'a répondu en disant que je devais aller dans une grotte et attendre le + loin possible de l'entrée. Mon rêve s'est ensuite arrêté.

 

En me réveillant, j'avais la surprise de trouver une gemme rouge d'assez bonne taille dans mes mains. La gardant dans mon sac à dos, j'ai alors cherché la grotte qui m'a été précisé dans mon rêve. En regardant en bas du sommet où je me trouvais, je me disais que je ne voyait pas grand chose. Je suis alors retourné à mon épave, puis j'ai trouvé un travail pour ma corde, être attachée à la pointe du sommet pour me permettre de descendre de l'autre côté.

 

Par peur d'une mauvaise expérience, j'ai alors fais 3 noeuds à la corde, puis je suis descendu. Là, j'ai trouvé une grotte avec des stalagmites et des stalactites blanches très pointues. Je me suis alors balancé sur la corde, jusqu'à ce que je puisse entrer dans la grotte.

 

Je suis alors allé aussi loin que possible par rapport à la lumière de la sortie de la grotte. Puis, soudain, la grotte s'est fermée ! Par la suite, du fond de la grotte, un vent de + en + puissant commençait à me souffler dessus, puis à totalement me soulever, allant jusqu'à me plaquer sur la grotte pourtant fermée ! C'est ensuite que la grotte s'ouvrit, puis j'étais projeté loin !

 

Mon vol me faisait prendre lentement de l'altitude, et j'avais si peur ! Par la suite, ma vitesse avait lentement diminuée, et je perdais progressivement de l'altitude. Au loin, je pouvais voir la ville de Numarc se rapprocher nettement. Ou plutôt, c'était moi qui m'en rapprochait, et beaucoup trop vite ! L'eau commençait à être proche de mon corps. Par la suite, je glissais très vite sur l'eau ! Je commençais à perdre de + en + de vitesse. Ensuite, j'ai été obligé de nager.

 

Les gardes-côtes, avertis d'un évènement très inhabituel, s'étaient mis en route pour me repêcher. Ils m'ont même donné une couverture et du chocolat chaud. Comme ils sont choux <3

 

Je suis finalement rentré en bateau, puis j'ai pris une chambre pour bien me reposer. Des voyages de fou comme ça, y en a pas tous les jours ! J'ai même songé à vendre mon histoire, parler à des journalistes, faire un livre... Prince, soldat, aventurier, coursier au marché noir puis écrivain. Il se vendrait bien, mon livre, dis donc ! Oh, et puis, pourquoi pas en faire un tournage...

 

 

 

XIV : Équipe technique

 

Bref. Ayant enfin ramené une gemme à Lyriane qui le ferait tailler pour mon bras, il me restait d'autre courses abordables à amener pour mon bras mécanique.

 

Je suis alors passé à un autre atelier, celui de Kaern. Lyriane ayant un talent en magie déjà très élevé, Kaern, par équivalence, a un talent en technologie + grand encore que Lyriane, mais au détriment d'un talent magie nettement moins élevé. Kaern était un halfelin. Sa peau était chocolat au lait. L'expression de son visage était chaleureuse. Il portait une redingote et une petite armoirie était attachée à sa boutonnière. Sa boutique tournait elle aussi avec des employés, ne faisant pas de travail seul.

 

Je lui ai demandé s'il avait ou s'il pouvait construire de l'électronique pour l'appréhension et les sensations d'une main mécanique. Il m'avait dit que oui pour la construction, mais qu'il lui manquait des personnes particulières pour la conception.

 

Une des personnes dont il avait besoin était à la fois peintre, musicien et scientifique. En proportion, ses connaissances scientifiques étaient à peu près semblables à celles de Kaern, et quant à ses connaissances en magie, elles étaient moins grandes que celles Lyriane, mais meilleures que Kaern. Stavalys. Une 2ème personne était nécéssaire au projet, Vanhevie. Ses connaissances en magie étaient les moins bonnes, mais en tant que technologiste, elle dépassaient tous le monde.

 

Une fois l'équipe réunie, l'électronique serait au rendez-vous.

 

Ce dernier habitait la ville alliée de Ucoraï. Cette ville est situé à l'est de Numarc, à + de 1000 km. Ucoraï cumulait 4 paysage en tout :

 

- Le désert à l'ouest

- La forêt au nord

- Rivières, chutes d'eau et cascades à l'est

- Les montagnes au sud

 

Ayant elle aussi des activités variées, Ucoraï était notamment réputée à la fois pour son économie + dynamique que Numarc, ainsi que pour son expression artistique très variée. La ville n'est accessible que par cheval, à pied, en mer, dans les airs ou par téléportation, car le paysage protégé et très varié où est situé Ucoraï se prête très mal au transport technologique, même non polluant. J'ai alors prévenu Stavalys de mon voyage, la raison de passer le voir, et il m'avait répondu que lui ou sa fille adoptive répondrait si je passais les voir chez eux.

 

Une nouvelle fois, j'ai opté pour voyager en mer, cette fois-ci sans coup en douce. Le voyage s'est bien passé, bien que j'ai dû opter pour le faire en 3ème classe.

 

 

 

XV : Tête d'affiche

 

Arrivé au port, j'ai visitée une nouvelle fois une superbe ville. Sa particularité était son amenagement en cercle de plusieurs anneaux; + vous allez vers le centre, + il y a de l'urbanisation, tandis qu'en vous éloignant, vous vous rapprochez des zones de moins en moins ubanisées. Le cercle était situé entre 4 tours d'observation.

 

Au domicile de Stavalys, j'ai été accueilli par sa fille adoptive, Marille. J'avais discuté de beaucoup de choses avec elle. C'était une famille de demi-elf très sereine. Martille finit par me dire que Stavalys s'était endetté pour maintenir à flot le niveau de vie de la maison, car son art lui rapportait de moins en moins.

 

Même avec les deniers que sa fille adoptive pouvait donner, les dettes continuaient d'être présentes et pesantes. Elle continua en disant qu'il n'est pas possible que Stavalys viendrait à Numarc m'aider à avoir mon bras gauche, à moins qu'il n'y ait au minimum plus de dettes pour une longue période.

 

A cause de cet imprévu, ramener Stavalys à Numarc devait être retardé. J'ai alors téléphoné à Lyriane, puis à Kaern, pour s'ils avaient des solutions à proposer. Leur réponse a été que je ramène plusieurs portraits de la maison de Marille et Stavalys.

 

Alors, j'ai loué les services de 4 peintres; chacun ferait un tableau, et ensuite, une fois les tableaux finit, je les enverraient chez mes mages et ingénieurs préférés. 2 jours + tard, avec un message prévenant à l'avance de leur arrivé ainsi que du rachat des dettes de Stavalys, des ouvriers et des jardiniers sont venus effectuer tout ce qui était possible d'amélioration et d'économie pour l'habitation; les frais que Stavalys n'aurait plus ou beaucoup moins à payer viendraient combler progressivement ses dettes jusqu'à ce que ses finances deviennent rentables.

 

De quoi donner envie d'être plutôt reconnaissant, tout en faisant attention à ne pas pavoiser style "ouais, sans moi t'es rien... tu me dois tout..." Ecart que mes amis provisoires ont fait attention à ne jamais commettre.

 

Martille et Stavalys, afin de ne pas devenir passif devant cette générosité, ont écrit une série de scènes de théâtre musical pour tenter de se renflouer. Un des pièces s'appelle "la paysanne, le cavalier, et le cheval". La pièce se voulait choquante et largement potache. J'ai mentionnée celle-ci, parce que la petite famille aimerait bien me voir jouer le cavalier (ça va, y a pire comme rôle, comme celui de moitié inférieure du cheval)

 

Selon que la pièce ait très bien marchée ou non (ainsi que les autres pièces qui composent la série de scènes), je serais éventuellement payé. J'ai alors révisé plusieurs fois mon texte. Je suis monté plusieurs fois sur scène dans la salle vide du théâtre musical pour une mise en situation. M'entrainer, m'entrainer encore.

 

Vint le grand soir... Le grand soir où je sais même pas si j'ai assuré. Mais d'après Stavalys et Martille, le spectacle s'est suffisamment bien vendu. Je n'ai été que très peu payé. Pour la suite, ce sera elle qui gérera le spectacle. Stavalys prendrait le bateau pour Numarc.

 

Pour ma part, je devais continuer mon voyage. Il me manquait encore de trouver Vanhevie. Pour la rejoindre, je devais partir au sud de Ucoraï à pied. Mais avant ça, je me suis acheté une luge. Par la suite, je suis parti pour faire un peu d'alpinisme, puis redescendre à la luge. Après une marche assez longue, j'ai enfin trouvé une gare et un relais où dormir. J'ai alors réservé un billet pour un train à lévitation magnétique, puis ais décidé de partir demain matin. Direction : Xatibor. Je dois y trouver Vanhevie.

 

 

 

XVI : Tourisme

 

Xatibor est une ville où la technologie est majoritaire. C'est ce qui fait sa spécialité. Elle a conclut des échanges de savoirs et de sciences avec Numarc et Ucoraï. Pendant que ces 2 villes sont loin d'être sans capacités dans le domaine, Xatibor est respectée pour son savoir + terre à terre et + avancée que si c'était avec la magie. Les connaissances en magie de Xatibor étaient assez bonnes.

 

Xatibor était un joyau de ce qui est monde virtuel et technologies très diverses. C'est d'ailleurs dans cette ville que la technologie de résurrection a été inventée sans recourir à la magie. La ville était parfois qualifiée de ville de l'abstrait et de la distance. Les espèces vivantes cotoyaient les machines. Certaines espèces vivantes avaient mêmes fusionnées avec des machines... Il existait même des êtres purement machine adaptées à la cohabitation. Certaines d'entre-elles était organisées en association veillant sur l'égalité des droits.

 

D'un être vivant, il pouvait rester ne rester intact que le cerveau, et tout le reste était une machine, couverte ou non d'une apparence artificielle. Ce sont des cyborgs.

 

D'un être vivant, il pouvait rester un corps, mais dont le cerveau était une machine à part entière... Machine qui pouvait ressentir les sensations de la chair... Et percevoir par exemple les même données qu'un cerveau vivant lors des expériences de vie... Ce sont des psytrons.

 

Parfois, il s'agissait plutôt d'un degré d'hybridation. Ainsi, un cerveau trop endommagé était parfois compensé par une machine. D'autres fois, le cerveau pouvait être parfaitement intact, et dans ce cas, la machine vient compléter le cerveau, et les 2 y gagnent. Les machines servaient très peu à satisfaire les angoisses de la mort en échange d'une prolongation de la vie. Le transhumanisme y était une réalité. Quelque soit les hauts et les bas, il n'y avait ni dystopie obligatoire, ni utopie irresponsable.

 

Il arrivait quelque fois aux meilleurs technologistes de s'interroger s'il existait une dépendance à la technologie et s'il y avait 1 moyen de limiter ou de domestiquer cet abus d'usage, de savoir faire sans, quelque fois. Le consensus social excluait cependant de se complaire dans la paranoïa, l'hystérie et l'obscurantisme.

 

La magie de Xatibor servait essentiellement à fournir les matériaux sans recourir à l'exploitation minière. Chose exceptionnelle venant d'une ville axée sur la technologie, les magiciens créaient et perfectionnaient des sorts de créations de matériaux. La magie servait à éviter la pollution de la ville. C'est notamment là-dessus que Xatibor dépendait de la magie.

 

 

 

XVII : Le cauchemar revient

 

Arrivé en ville, j'ai alors regardé un écran pour lire les nouvelles. Des rumeurs selon lesquels la RDGJ voulait conquérir les 3 villes persistait. La confédération, que les 3 villes formaient, avait refusé l'offre d'un traité de libre échange jugé comme favorisant l'abus de position dominante, l'oligarchie et la ploutocratie. 1 seule iniquité suffisait cependant à convaincre la confédération de la malveillance fondée du traité. La dictature (ou du moins la république profondément stupide) semblait beaucoup tenir à la signature du traité. Les villes redoutaient des représailles.

 

Certains analystes disaient que si la RDGJ ne tentait rien, c'est peut-être parce qu'elle pensait qu'elle serait dépassée par les forces militaires, la diplomatie, la technologie et la magie dont dispose la confédération. D'après les infos, la RDGJ a refusé la contre-proposition formée par la confédération, jugeant qu'elle y perdrait tout. Il était alors indiqué qu'en RDGJ, la population est déjà pauvre, son économie est congestionnée, sa dimension social démantelée et trop peu protectrice (voire pas du tout), la qualité de travail et le mérite presque inexistants, et que la classe politique comme les ultra-riches ne cherchait qu'à se satisfaire eux-mêmes, et ne faisaient que déplorer leur tentative échouée de manipuler la confédération.

 

C'est dans ce contexte difficile que je devais Vanhevie. C'était une femme, une humaine. Ses cheveux étaient bien coiffés et blond argenté. A l'arrière de sa tête se trouvait une tresse. Après discussion, Vanhevie. En tant qu'inconnu, il était normale pour Vanhevie de ne pas me faire confiance d'emblée.

 

D'après ses propres informations, la RDGJ s'apprêterait à lancer une "guerre préventive contre le terrorisme" à l'encontre de Zhohen. Il s'agit d'une cité-état spécialisée dans la pratique du toucher dont les effets varient selon la force, l'angle, et même la vitesse du toucher. Bien que courageux, les habitants, seuls contre la RDGJ n'auraient aucune chance de sortir vainqueur.

 

En tant que conseillère en recherche développement, Vanhevie a un certain pouvoir d'influence sur les décisions de la ville. Mais déjà préoccupée par le conflit ouvert éventuelle avec la RDGJ, n'écoute pas la suggestion de Vanhevie sur l'idée d'envoyer des renfort à Zhohen; conquérir la cité-état ferait définitivement de la RDGJ une menace impérialiste à réprimer dans la douleur et les lourdes pertes militaires. L'Histoire punit l'inaction et le manque d'idées.

 

Cependant, j'avais peut-être une solution. Je disais à Vanhevie que la Montagne Des Justes pourrait envoyer des renforts pour Zhohen et que je n'aurai aucune difficulté à convaincre la cour sur la necéssité d'intervenir au vu des éléments que j'ai en mains, et que les nains, en + d'être des combattants eux aussi farouches, ont un talent unique à créer et poser des pièges. Vanhevie doutait; est-ce que le gouvernement écouterait la requête d'un inconnu ? Et par quel mécanisme ? Une pétition ? Un vote ?

 

J'ai alors montré mon poing droit à Vanhevie, mettant en évidence une de mes phalanges. Celle-ci portait le sceau royal Des Justes. "Moi, Grunlek, même loin du pouvoir, resterai pour toujours le Prince des Justes, et je suis respecté par la Cour par mérite, non par la naissance, bien que les 2 coïncident." C'est avec ces mots que j'ai exprimé ma détermination à réussir à convaincre mes parents comme les chefs militaires de cette necéssité.

 

Pour réussir, et comme la montagne Des Justes stagnait un peu sur la technologie, j'ai néanmoins demandé à Vanhevie si elle pouvait me mettre à disposition des véhicules à téléportation pour agir le + vite possible, me téléporter à la montagne, puis amener le personnel qu'il est possible d'amener à Zhohen.

 

Vanhevie, encouragée par mes paroles déterminées, joua alors de chantages affectifs sur les services rendus auprès des personnes importantes. Avant de me laisser partir, elle me remit plusieurs lettres, lesquelles sont à remettre aux chefs des clans unifiés de Zhohen.

 

L'opération s'est déroulée comme prévue. Après avoir fait connaitre Xatibor à la motagnes de nains Des Justes, un détachement de nains aussi importants que possible comme les outils et autres matériels de construction de pièges se trouvaient à bords du car 2 étages à téléportation. Pressé, j'ai alors chargé un des nains de remettre les courriers en plusieurs exemplaires aux chefs de tribus de Zhohen; l'importance de cette mission était de prouver que les nains venaient bel et bien en alliés, non en tant qu'envahisseurs. Pendant que cette mission fastidieuse se déroule, j'étais reparti à Numarc.

 

Je suis passé voir mes amis pour la construction de mon bras gauche pour leur parler de la mission d'invasion que la RDGJ préparait contre Zhohen, et qu'elle pouvait avoir lieu n'importe quand. Lyriane et Kaern donnèrent alors mission à une partie de leur personnel respectif de m'accompagner car ils avaient des idées de protection au cas où la RDGJ aurait un avantage imprévu au cour de la bataille imminente. Une nouvelle fois, le car de téléportation emmenait tous le monde à Zhohen.

 

Les gardes se sont relevés de telle façon à ce que personne ne soit fatigués de par des surveillances trop longues. Les nains avaient déjà commencé à poser des pièges avant mon arrivée. Chacun tentait de dormir autant que possible, car la tension empêchait de connaitre un vrai sommeil.

 

 

 

XVIII : Guerre ouverte

 

Durant la nuit, des attaques avaient finit par avoir lieu, mais des hurlements du côté ennemis avaient fait changer d'avis le camp adverse; nos snipers (grâce à leur vision dans l'obscurité), plutôt que d'attendre de voir l'ennemi marcher dans nos pièges (donc d'en être + tard avertis, et de chercher à attaquer Zhohen par derrière en creusant un tunnel) avaient préférés tirer leurs arbalètes, car sans bruit ni feu de détonation visible, impossible qu'il trouve où sont nos gardes.

 

A l'aube, la RDGJ avait décidé de tout donner dans sa nouvelle attaque, la dernière ayant davantage été un test de résistance plutôt qu'une volonté d'attaquer.

 

Les tireurs attaquaient en plein jour, cette fois avec des armes à feu. Tantôt les fusils touchaient l'ennemi, tantôt c'était eux qui nous touchaient. L'avantage tactique portait sur les pièges qui n'ont pas été découvert cette nuit. Electricité, explosion de feux, vent, fusils automatiques à détection de mouvements, pièges creusés avec pointes... Nos pièges n'étaient pas toujours à usages uniques; certains pièges pouvaient refonctionner plusieurs fois.

 

La mêlée devenait inévitable pour bon nombre d'entre nous. Ce fut l'occasion de voir les prouesses des combattants de Zhohen. Leur coup étaient fulgurants, provoquant, durant le combat, l'admiration fugace des alliés, et la terreur de nos ennemis. Après de longs moments pénibles, nos ennemis batirent en retraite.

 

En haut, dans le ciel, un étrange bourdonnement. C'était celui d'un avion. Aucun de nous ne craignaient quoi que ce soit.

 

Ingénieurs, mages, ouvriers et mercenaires de Lyriane et de Kaern crièrent aux alliés de venir s'asseoir à côté des mages, puis d'être le + calme possible, même si ce n'est pas évident. Les nains semblaient avoir du mal à le garder, mais les habitants de Zhohen, dans leur grande majorité, semblaient faire preuve d'une discipline unique. L'un des mages dit brièvement : "nous avons besoin de vos réserves de magie, même si vous ne l'exprimez pas, pour vous protéger". Aucun des habitants de Zhohen ne répondit. Ils restaient immobiles. Ces précieuses secondes de sérénité, venant d'eux, semblaient presque, de façon psychologique, des heures de repos. L'un des mages dit alors, "Vous n'avez aucune objection ? Nous respecterons vos volontés". Le silence respectueux mais peu explicite était le même. S'ils n'étaient pas d'accord, ils se seraient déjà manifestés.

 

Au téléscope, un des ingénieurs criait : "Ils en lâchent une !". Les nains comme les gens de Numarc, qui étaient présents, commençèrent à retenir leur souffle. Certains nains se mettèrent en boules.

 

Puis, soudain, au ciel, un petit trou noir apparaissait. Ce trou noir s'agrandit. Il formait un cercle de nuit étoilée de + en + grand. Très vite, il fit la taille de la Cité-Etat. "Elle arrive !" criait une ingénieure. "Pourvu que ça marche", pouvait-on difficilement entendre... La peur de la mort était pesante... Une fois encore, il avait semblé que des heures passaient, alors que physiquement, c'était des secondes.

 

"Yeah !!" criait une mage. "On l'a attrapé, elle peut pas nous faire de mal, celle-là !" criait un ingénieur. "Une deuxième arrive ! Ils l'ont sûrement largué en même temps !" criait un ingénieur.

 

Ce que j'ai appelé "cercle de nuit étoilée" était toujours ouvert au-dessus de nos têtes. Pendant ce temps, une partie assez importantes des nains comme des habitants de Zhohen se sont écroulés sur le sol, pendant que certains dormaient les uns sur les autres. Sûrement leurs réserves de magie qui sont vides. Dormir aiderait à en récupérer autant que possible sur une période de temps anticipée comme trop courte pour qu'il y ait une récupération.

 

"Ok, la 2ème a été capturée !" criait une mage.

 

Soudain, le cercle de nuit étoilée disparut. "Alerte ! On a... plus assez de magie pour ouvrir un autre aussi..."; un des mages qui avait lancé le sort avait finit par s'écrouler... Sur tous les mages présents mais endormis, il devait bien en rester – d'un quart.

 

"Au boulot tous le monde !", criait une des personnes de l'équipe d'ingénieurs. C'est alors que l'équipe se répartit sur 2 machines. Le quart de mages qui restait était avec eux. Au téléscope, quelqu'un criait "3 autres bombes confirmé ! Tenez-vous prêt !"

 

1 tir de globe énergétique et translucide de taille importante après une période d'attente, et ainsi de suite avec un 2ème, puis un 3ème tir. Les globes volèrent patiemment dans le ciel. 3 missiles tombèrent, et en même temps que chaque globe s'approchait de chaque bombe, les bombes étaient comme attirés par les globes malgré la chute.

 

Les bombes enfin enfermées dans les globes, les globes se rapprochaient entre elles pour être groupées. A l'intérieur, une explosion gigantesque semblait chercher à aller au-delà des limites imposées par l'enfermement des globes. Mais les globes avaient tenu.

 

"On ne peut pas relâcher les globes et laisser la contamination s'installer. Les batteries d'alimentation des globes devront être maintenus", disait une des ingénieurs. "Dans ce cas, nous créerons la prison du néant. Venez, lançons le sort ensemble", disait un des mages.

 

Mages, ingénieurs et hybrides avec les 2 se réunirent. Au dessus des 3 globes d'énergies qui contenaient l'explosion et la contamination des bombes, une sphère noire se créait, puis se développait. Elle engloba les 3 globes de champs de force. Le globe noir finit enfin d'envelopper les 3 globes, puis commençait à se dématérialiser. Après avoir été éffacé, de la sphère noire comme de son contenu, il restait plus rien. Le ciel faisait plaisir à regarder, maintenant que le danger des bombes pouvait être écarté.

 

 

 

XIX : Aboutissement

 

Des cris de victoires éclataient ! Les habitants trop fatigués pour avoir vu ça étaient ramenés chez eux. Ceux d'entre nous, les voyageurs et protecteurs trop fatigués, étaient ramenés dans les tentes et les logements prêtés. Un autre globe se développait au-dessus de la RDGJ et le moyen-occident. C'était un champ de force rouge qui enfermait assez vite les zones.

 

On pouvait entendre une voix irritée : "Vous avez prouvé que vous constituez un danger réel et sans équivoque ! Ce qui vous entoure n'empêche ni l'air ni le soleil de passer, et à part ça, vous resterez prisonnier ici pendant longtemps, peut-être en permanence. Vous ne pourrez jamais vous évader de cette prison, quoique vous fassiez, peu importe à quoi vous pensez. Personne ne deviendra comme vous, vous qui teniez tant à ce que nous vous ressemblions. Nous réfléchissons aux sanctions que nous vous imposerons, et n'aurez nul autre choix que d'y être contraint."

 

Privés d'influence, ni le moyen-occident (étant un complice financier), ni la RDGJ ne peuvent plus faire quoi que ce soit envers qui ce soit si ce n'est envers eux-mêmes.

 

Zhohen était ivre de bonheur. Les décédés, ayant au moins 1 personne qui ont de l'estime et qui le souhaite, pouvaient être ramenés à la vie. Les résurrections grandiraient encore la joie existante, et allègeraient, voire annuleraient la vélléité de vengeance, et il y aurait peut-être des arrogances pavoisantes de cette victoire à canaliser. Au landemain de cette dure bataille, les habitants qui étaient épuisés le drainage de magie et par la terreur se réveilleraient dans cette allégresse.

 

La confédération de protection comportant de 3 villes incluaient désormais Zhohen et la Montagne Des Justes. La Montagne des Justes, dont les nains sont spécialisés en technologie, obtinrent d'être reliée à Xatibor et à Numarc par voie sous-terraine; si un jour, la Montagne Des Justes venait à être attaquée une nouvelle fois, il y aurait beaucoup moins à craindre de par les renforts, et un échange d'idées créatives figure parmi ce qu'il y a de + stimulant.

 

Revenu à Xatibor, et après avoir déposé tous le monde à son domicile, Vanhevie me remercia beaucoup d'avoir aidé Zhohen à continuer de vivre. Elle respecta sa parole, et à son tour, elle partit à Numarc rejoindre Kaern, Lyriane et Stavalys pour la conception du lien éléctronique entre le cerveau et le bras gauche mécanique...

 

Yéé aahh !!

 

Il ne me restent plus qu'à ramener 3 capteurs pour diverses sources d'énergie et 20 mètres de chaines ! Ca va être du gateau pour ce qui reste !

 

Alors je suis passé voir plusieurs fois une propriétaire d'une boutique, Quérenne, est spécialisée dans le bricolage, notamment dans ce qui est énergies et batteries. Il lui restait une chaine. Quand aux capteurs, il fallait les commander. Mon compte courant n'étant pas loin du rouge, j'ai alors proposé mes services pour lui facilier la tâche. L'argent qu'elle ne dépenserait pas pour s'offrir les services d'un coursier paierait ce que j'ai besoin.

 

J'ai enfin obtenu la chaine et les capteurs que j'ai transmis à Lyriane. Il fallait encore du temps pour fabriquer le bras gauche, peut-être une semaine. Durant ce temps, j'ai continué de rendre des services, parfois payés.

 

 

 

XX : Viens là, toi !

 

Un jour, Quérenne m'a demandé de passer à sa boutique vers 20h00. C'est bizarre... C'est à cette heure-ci qu'elle ferme la boutique... M'enfin bon, elle a été sympa avec moi + d'une fois, je vais pas faire le difficile.

 

Je suis alors arrivé un peu avant l'heure prévue. D'habitude, il n'y a pas mal de personnes, les affaires marchent plutôt bien. Là, j'ai dû frapper à la porte pour entrer, et à l'intérieur, à part la propriétaire, il n'y avait aucun client. La discussion commençait tandis qu'elle me faisait entrer :

 

- Quérenne : Vous êtes arrivé un jour de fermeture.

 

- Grunlek : Ah ? Vous ne me l'avez pas dit, mais peut-être que je n'ai pas écouté...

 

- Quérenne : En fait, j'ai oublié. Mais c'est pas grave. Je suis un peu débordée sur le rangement, et j'ai besoin d'un coup de main.

 

- Grunlek : Mais volontiers.

 

Je suis alors resté environ 1 heure avec Quérenne à ranger un maximum de choses. Elle ne mentait pas. A un moment donné, elle s'est agenouillée pour m'expliquer certaines choses, ce qu'elle avait besoin pendant qu'elle avait une main sur mon dos. Ensuite, elle m'encouragea en faisant un bisou sur la joue. Par la suite, elle m'avait montré le fonctionnement de sa comptabilité. Tandis que je posais ma main sur la souris en écoutant ce qu'elle me demandait, elle avait posé sa main sur la mienne pour bouger la souris. J'avoue que je me sentais très bien à ce moment-là, et que j'ai oublié ce qu'elle me disait à ce moment-là...

 

Puis, elle m'aborda à propos de mon bras gauche en préparation. Elle me donnait plusieurs conseils utiles, elle parlait beaucoup, et je désespérais un peu de devoir tout retenir. Tout était important. En même temps, son regards était plein de sympathie. Parfois, elle me posait des questions et je répondais. Je ne l'avais pas remarqué la 1ère fois, mais je trouvais Quérenne superbe à regarder, que ce soit à propos de ses formes comme de son visage avec des lunettes.

 

En fin de discussion, vint le moment de se dire au revoir. C'est alors que je prenais la direction de la porte. Quérenne se précipitait pour m'ouvrir la porte alors que je pouvais le faire moi-même. Mais ensuite, elle se plaça devant moi, mit le verrous, puis tournait la clé pour vérouiller la porte... Pendant que j'étais à l'intérieur. J'étais prisonnier en fait :D

 

Ooh, mais qu'est-ce que je dis ? Si j'écris tout dans mon journal de bord, quelqu'un peut tout lire puis me demander des détails ! C'est tellement indiscret...

 

"Je ne savais que ce moment arriverait..." disais-je avec un immense sourire gêné. "J'ai tout planifié :D", avait-elle répondu...

 

Il se passait quelque chose... Entre elle et moi... Mais je ne vais rien consigner dans mon journal intime, j'ai trop peur que quelqu'un le lise... Alors je vais me contenter de dire la version courte : C'était le nirvana !

 

Le landemain, j'étais levé avant Quérenne. J'ai ouvert les placards, mis le couvert, préparé la table, fait le petit déjeuner, et le micro-onde est là si jamais ça a refroidit.

 

Quérenne était descendue en robe de chambre. Bien que très fatigué, elle eut très vite le sourire. "Mais c'est que tu as préparé le petit-déjeuner dis donc !", dit-elle, très admirative. Là, Quérenne se penchait, mis ses mains sous mes épaules, me souleva, puis me roula un de ces pelles bien passionnées, bien excitantes, le genre qui donne envie de rester quelques jours de +

 

 

 

XXI : Ouverture d'esprit

 

Je suis alors passé voir Lyriane, pour lui demande quand est-ce que mon bras gauche serait prêt. Elle me répondit que ce sera prêt dans 3 jours, et que ce même 3ème jour, je devais ne rien manger pour l'opération, et que je serai endormi pour la greffe. Je suis alors reparti voir Quérenne pour lui dire que j'ai encore 3 jours à profiter de la vie et ses plaisirs avec elle.

 

Je ne suis alors sorti de chez elle que l'après-midi. Je trainais la patte, et les séparations ont le don m'insupporter quand ça vient au mauvais moment. Celà étant dit, je ne pouvais pas être en retard pour mon opération de greffe de mon bras gauche, ni me permettre de manger. Lyriane m'avait ainsi donné rendez-vous à l'hôpital pour cette expérimentation. Le bras n'était pas tout à fait achevé, mais le prototype était vraiment très bien avancé.

 

Après mon réveil, il fallait éffectuer. Vérifier si je pouvais bouger ma main. Si le faire demandait de la magie, ou sur les capteurs d'"énergie naturel" suffisait en eux-même pour le faire. La chaine de mon bras était rangée dans un vortex portatif à l'intérieur de mon bras gauche. Le vortex en lui seul est maintenu en permanence par la magie de la gemme rouge. Une sollicitation extraordinaire de mon bras est la seule chose qui demande ma propre magie. Mon bras peut provoquer une secousse sismique. Il peut aussi servir de grappin. La chaine peut aussi être enroulée si besoin. Il y avait peut-être d'autres possibilités qui existaient, et elles dépendent de ma créativité. Lyriane et moi devions en discuter + en détail;

 

- Lyriane : "Tu devrais rester encore un peu. On doit faire des tests pour savoir si le bras gauche a une fiabilité supérieure à 95%

 

- Grunlek : Ben... Ca m'arrange pas tellement. J'ai passé des mois dans la région, et j'ai trop besoin de varier, et de voyager.

 

- Lyriane : Bon... C'est pas tellement une bonne idée... J'aurais aimé pouvoir te retenir afin de te garantir le + possible contre les défaillances. Il semblerait que je n'y arriverais pas. Tiens t'en à ta concentration pour éviter que le bras ne te fasse des caprices. Mais fais attention; une gaffe, et tu risques de perdre un oeil.

 

- Grunlek : Mé nan ! Fais confiance, ça n'arrivera pas ! Faut pas se tracasser, sinon, on finit par avoir peur de tout, après !

 

- Lyriane : Je te trouve bien joyeux ces temps-ci... C'est comme s'il s'est passé un truc...

 

- Grunlek : Oh, mais il s'est rien passé du tout, enfin !!

 

- Lyriane : Quérenne a été très gentille avec toi, j'ai l'impression...

 

- Grunlek : Ok, t'as gagné ! Deviens ma confidente ! Ouais, c'est vrai qu'il s'est passé un truc avec elle...

 

- Lyriane : T'as aimé ?

 

- Grunlek : Ben... Euh... Faut pas en parler à tous le...

 

- Lyriane : Oh que oui, tu as aimé ce qui s'est passé ! Maintenant, il faut des détails ! La version courte, c'est pas assez !

 

- Grunlek : C'est que...

 

- Lyriane : Nan, je rigole ! Y a des trucs que je sais à propos de Quérenne...

 

- Grunlek : C'est quoi ?

 

- Lyriane : Elle est maman. Elle a des enfants.

 

- Grunlek : Ah ouais ? Bah, ça se voyait pas ! J'avais pas vu qu'elle était mère...

 

- Lyriane : Donc, t'as pas aimé l'intimité ?

 

- Grunlek : Si, si ! J'ai adoré ! Physiquement, je pouvais pas voir que je faisais des trucs avec une mère... J'étais avec une femme qui me plaisait totalement et... Ooohh... Ca ouvre des perspectives... C'est comme si des mystères discriminants et sexistes se barraient de ma tête... Ca m'a pas du tout dérangé d'avoir été avec elle !

 

- Lyriane : Et elle est mariée...

 

- Grunlek : Oh ho... Est-ce que c'est un couple plutôt "libéral" ou...

 

- Lyriane : Le mari est un ultra-possessif frustré qui a fait le serment qu'elle lui appartiendrait pour l'éternité, et que personne ne devait l'approcher à part lui.

 

- Grunlek : Eh, meeeerde !!

 

- Lyriane : Ca dépends... Elle avait besoin de changer d'air, et tu lui as rendu service. Son mari est violent, et quand Quérenne a été avec toi, ça lui a permit de faire une pause.

 

- Grunlek : Je... En même temps, si c'est un pôv type, j'ai pas à regretter mon geste !

 

- Lyriane : Bon... Il est pas du genre à admettre ses échecs. Peut-être qu'il est pas au courant. Mais les paranoïaques agressifs font tout et n'importe quoi pour une paix qu'ils n'obtiennent en fait jamais.

 

- Grunlek : Ouaoh... J'ai un peu les boules..."

 

 

 

XXII : Patriarche en phase terminale

 

Après 2 jours d'expérimentation avec mon bras gauche, j'entendis hurler dehors : "Qui !? Qui a couché avec ma femme !?!? C'est la mienne !! Elle est à moi !!"

 

Nul doute que le relou que je pouvais entendre était le cocu (qui méritait bien sa place). "C'est moi que tu cherches, et c'est la mort que tu trouveras !", avais-je crié à mon tour. Je suis alors sorti dehors, les mains derrière le dos sans toutefois chercher à me rendre. Quand il m'a vu, le mari jaloux eut un regards étonné, puis éclata de rire. Il faisait des moqueries discriminantes et des remarques débiles. Un des passants qui regardait la scène dit au mari jaloux de ne pas trop faire de remarque sur les nains, et qu'il passe pour un raciste. Mais il reçu un coup dans la tronche, suivit d'un "ta gueule" méprisant.

 

J'ai alors fais des remarques sur sa virilité au rabais, affirmant qu'il n'avait pas de quoi être fier de ses attributs intimes, et qu'en battant sa femme, il était surtout un moins que rien frustré et refoulé. Le public, lui, riait beaucoup. Je mets ça sur le compte de l'opinion qu'il partage avec moi, et que le mari violent en faisait beaucoup pour ne pas être digne de respect.

 

Enragé de haine, il lança sa morgenstern. Loin de paniquer, j'ai alors attrapé l'arme de ma main gauche mécanisée. "Merci, je n'en demandais pas tant", repondai-je d'un calme ironique au fou furieux. Découragé mais toujours rempli de haine, il charga sur moi en hurlant, "je vais t'écraser nimbus !" Je lui ais alors mis un coup de poing avec ma main droite. Le type avait sentit quelque chose, son nez saignait un petit peu, puis tenta de bluffer en disant "Ah ha, j'ai rien sentis".

 

Sans rien dire, je lui mis ensuite un coup de morgenstern sur l'os de sa paumette gauche, laquelle cassa. Il se mit ensuite à pleurer "Regardes ce que tu m'as fais !". Sans cérémonie, je lui répondis "En effet, ma performance est impressionnante. Refais voir, j'ai pas bien vu."

 

Le rageux grogna tandis que le public riait encore de ma remarque. Une femme fit une remarque en riant : "Vous le voyez ce mec ? Au combat, il est impuissant, et au pieu, bah c'est pareil !" Des rires résonnaient. D'autres moqueries étaient prononcés, et le rageux ne savait plus quoi faire, car il semblait hésiter entre me régler mon compte, ou s'en prendre au public (dont les moqueries qui en émanaient)... Je me suis brièvement interrogé, vu le nombre de moqueurs, si le violent a fait ou dit des choses désagréables envers les gens, et qu'ils voient en moi l'occasion de s'exprimer librement sur l'opinion que les gens ont sur le mari jaloux, voire de se venger définitivement de lui.

 

"Je vais t'aider un peu. Je te rends ta morgenstern, et en échange, tu essaieras d'être fort et rapide, car tu n'auras pas de 2ème chance", lui dis-je. Des rires éclataient encore, tant ma "gentillesse", ou plutôt mon altruisme pervers, intervenait pour blesser le narcissique, et pas tellement lui tendre la main. "Je n'ai besoin de personne pour te régler ton compte, imbécile !".

 

Il souleva la morgenstern. L'ayant vu venir avec son attaque, je répondis en reculant, puis avec mon poing mécanisé, mon poing atteignit le visage du danger public en pleine face. Le coup de poing était sismique, et je m'étais aussi servit de la chaine de mon poing pour l'atteindre sans sauter. Il marche sur le sol, ça ne fait aucun doute, mais que se passe-t-il si je frappe avec un poing sismique au visage ?

 

Le mec vola légèrement avant de s'écrouler la tête la première sur le pavé puis d'être allongé, face contre le sol. Définitivement.

 

Des gardiens de la paix arrivèrent, demandant ce qui se passe, et pourquoi le monsieur sur le sol ne vivait plus. J'ouvris la bouche, mais le public me devançait : "Il a fait des remarques racistes !", "Même sans ça, il allait frapper le nain !", "Mais il lui a laissé une chance de le battre, et il a même pas cherché à faire la paix !", "Légitime défense !", "C'était un racketteur !", "Un mafieux !", "Il battait sa femme, et maintenant, c'est lui qui s'est fait battre !", "Je suis précis, je peux témoigner s'il le faut !", "Ouais, moi aussi !"...

 

Débordé par les propos de la foule, un des gardiens de la paix cria légèrement que les gardes prendraient en compte les témoignages. J'ai alors été placé en état d'arrestation, tenu de dire tous les évènements, et un jugement avec jury fut décidé. Chose surprenante, sur le motif de recours abusif de la force, j'ai été déclaré non-coupable, à l'unanimité. Il est évident que le décédé était détesté de tous le monde pour des raisons qui me restent, et me resteront inconnues, car je n'ai pas cherché à en savoir +

 

 

 

XXIII : Le prince aventurier

 

Je suis ensuite repassé voir Lyriane après 2 journées d'entrainement à l'utilisation de mon poing. Je lui ais parlé de mon impatience de voyager et de faire des choses, et que je quitterai la ville (sans revoir Quérenne, sinon, je risquerai de faire ma vie avec elle après... D'ailleurs, la mort de son mari lui a permit de toucher tout l'héritage ! Une belle compensation d'avoir vécu avec un sale type, sans attendre des décénnies, en + !). Lyriane me parla alors d'une Guilde des Aventuriers très loin, où quelque soit les récompenses des missions, on y valorise le fait de se serrer les coudes et de s'entendre.

 

Cette même Guilde des Aventuriers est située à Ucoraï, ville des arts variées et de l'épanouissement, au sud. Ayant bien rendu service à la confédération des 5 villes, j'ai gagné un billet 1ère classe pour un bateau volant qui me déposerait sur les lieux. Mon boulot : Vérifier si je peux allonger le siège, tester si la nourriture et les boissons sont bonnes. Ensuite, j'enchainerai par un travail de nuit sur le lit. Même en vacance, je bosse tard. Quel emploi du temps épuisant.

 

Ces durs travaux étant éffectués, je suis descendu à Ucoraï, pour y bosser, idéalement sur des missions qui me bottent. Si possible pas dans du théâtre musical paillard, j'ai ma dose pour 10 ans. En attendant, je me suis inscris à la Guilde des Aventuriers. Il y avait pas mal de monde presque tous les jours, sans que ce soit plein à craquer.

 

3 semaines + tard, je me suis attaché à un gars fort sympathique. Attendez... Il a un masque, avec une robe à capuche, il porte un pantalon et des bottes, et il a un arc avec lui... Ca va me revenir... Shin ! Il figurait parmi les 1ères personnes que j'ai rencontré. Nous formions provisoirement un duo sur un grand nombre de missions.

 

2 ans + tard, lui et moi avions fait connaissance avec 2 autres gens hauts en couleurs. Tout d'abord un individu mince, plutôt grand (à coup sûr + grand que moi, lui aussi) en longue robe rouge, à la fois jovial et instruit. La baton qu'il tenait était en ébène, surmonté d'une sphère rouge luisante comme de la lave en fusion. C'était Balthazar Octavius Barnabé (sur sa carte d'identité, par souci de simplification, et parce que beaucoup de fonctionnaires méprisent facilement le respect de l'orthographe des noms, alors il s'appelait Bob). Nous formions provisoirement un trio sur un grand nombre de missions.

 

Quelque temps après, un personnage en armure bouillonnant fit son apparition. Armure et bouclier semblaient représenter le ciel déchiré. Le pommeau de son épée était gravé avec un éclair gravé dessus. Par politesse, et aussi quand il n'est ni au combat, ni en service, il marchait en tenant son heaume. Aucune 5ème personne en vue. Nous formions dès lors un quatuor sur un grand nombre de missions.

 

Puis il y eut,

Cette affaire,

De druidesse disparue.

Pour longtemps, nous allions prendre l'air.

Que ce soit à pieds ou à cheval,

Nous attendait un grand mal.

 

Une longue et enrichissante expédition commençait.

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