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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 03:12

Cette rédaction, écrite par Sirayar, reprends les éléments de l'oeuvre de Aventures, dont l'idée originale est de Bazar du Grenier, ainsi que de toutes personnes directement associées.

Uploadé le lundi 4 avril 2016 à 4h12.

Réédité le dimanche 24 Juillet 2016 à 18h05.

 

I : La simplicité et le potentiel

 

"Le voilà. Enfin.

 

"Nous avons réussis la génèse vivante de nos éléments. L'eau comme le vent. Nos meilleurs espoirs est qu'il puisse réconcilier les humains avec les éléments. Passons du temps avec lui. Ce serait ingrats de nous séparer de lui trop tôt.

 

Ces mots me reviennent parfois comme dans un rêve si réel. J'ai été adopté dans un village agricole et artisanale de petite taille. Le village de Irioc, du clan Kory. Je suis Shinddha Kory.

 

D'après mes parents, j'étais un bébé avec une température particulièrement basse, et pourtant pas malade. Selon eux, j'ai été receuillis. Ma mère adoptive disait que ma génitrice, une druidesse, irait en prison. Par souci de ne pas être élevé par une famille dangereuse, et parce que c'était une amie, ma mère adoptive avait accepté la charge de mon enfance.

 

Mon enfance s'est fait auprès d'une famille de fermier. Le peu d'argent n'était pas synonyme de tristesse; ma famille comme chaque personne de la ville faisait de l'entraide entre chacun pour que tous puisse vivre. La force de l'eau apportée aux moulins apportait de la force en + pour les travaux manuels des artisans et des fermiers.

 

De cette façon, sur 3 tiers des récoltes, 2 tiers appartenaient librement à chaque famille, afin que chacune en fasse ce qu'elle veut, que ce soit garder, vendre, échanger tandis qu'un dernier tiers était une perception de la mairie, laquelle en dispose comme elle le souhaite, bien que ce soit principalement les ventes de récoltes à l'exportation qui font vivre la mairie.

 

Selon ma famille adoptive, j'étais un rêveur. De mes propres instincts, il m'est parfois arrivé d'avoir eu l'impression de ne pas être comme eux.

 

Mon enfance a duré paisiblement. Bien des gens plaignaient notre pauvreté, et contrairement à ce que les grandes villes se plaisaient de croire, aucun de nous n'était malheureux de par la condition de richesse.

 

Un jour, à un âge où j'avais 7 ans, une chose mystérieuse s'est produite. Alors que je buvais de l'eau, je demandais à ma mère un autre verre. Cette dernière me le refusa, l'eau pouvant devenir très vite une denrée rare si on ne fait pas attention.

 

J'avoue avoir été un peu déçu. J'avais terriblement soif, et la mémoire de l'eau agréable à boire était encore très présente dans mon esprit. Si présente, qu'une étrange sensation fraiche à ma main se faisait sentir. Je sentais ensuite le froid de ma main se transmettre à mon verre. Puis, du fond de mon verre jusqu'au bord, mon verre se remplissait, jusqu'à avoir dépassé légèrement.

 

Ma mère, ainsi que ma soeur et mon frère étaient étonnés ! Je voulais de l'eau malgré le rationnement, et j'en ai eu ! L'étonnement laissa vite place à la joie; que de possibilités il y a à pouvoir générer de l'eau à volonté !

 

Je me mettais à rêver de pouvoir éviter à Irioc de rationner de l'eau en créant moi-même toute l'eau disponible ! Par prudence, ma mère me le déconseilla, pensant que ça m'épuiserait trop. Elle me conseilla toutefois de pratiquer chaque jour mon sort de l'eau selon mes capacités magiques sans chercher l'épuisement. Et à chaque jour ou peut-être chaque semaine, au fur et à mesure de mon amélioration en lancement de sort de création d'eau, je pouvais en créer chaque jour. De telle sorte qu'à chaque jour qui passait, j'augmentais les réserve d'eau de la famille, tout en assurant de + en + ses besoins en consommation ainsi qu'en améliorant mon entrainement.

 

 

 

II : Devenir

 

A mes 9 ans, il m'arrivait de voir les chevaliers des bois s'exercer à leur travail de protection comme au tir à l'arc. C'est ce qui m'a donné l'envie d'être moi-même un archer de faire comme eux. Les chevaliers des bois (ou "rangers" ou "rôdeurs" selon les mots) sont également aptes travailler comme aide agricole si les 2 conditions suivantes sont réunies :

 

- Il n'y a pas trop de conflits à gérer, que ce soit en terme de nombre comme en terme d'ampleur.

- Les fermes ont besoin d'aide.

 

Il est alors possible d'imaginer qu'en cas de conflit, voire de guerre, qu'il n'y ait aucun garde qui puisse venir aider dans les fermes; une partie des rangers serait au combat, une autre partie resterait dans les casernes, que ce soit pour se reposer, s'entrainer, ou pour être en convalescence. Et à l'inverse, si les conflits sont extrêmement rares, qu'il y ait un nombre important de rangers à venir aider dans les fermes, à la faveur de fermiers qui peuvent faire travailler les rangers déjà payés par la municipalité, ne devant payer que de légères contributions complémentaires en raison de la mise en service des rangers auprès des fermes.

 

C'est décidé. J'allais devenir moi aussi un des gardiens d'Irioc et des forêts environnantes. Notre entrainement est assez varié entre la préparation au combat, la connaissance de la nature, et dans une mesure + modeste, la magie.

 

De par ma nature de demi-élémentaire (que je ne connaissais pas encore durant mon enfance), j'étais parfois surnommé "le magicien" en raison de mes capacités exceptionnelles en lancement de sort, et notamment sur ce qui touche de près ou de loin à l'eau. La magicien qui nous entrainait en introduction au lancement de sort a même tenté de m'embrigader comme magicien à part entière ! J'ai cependant refusé, car continuer comme lui aurait été devenu trop abstrait pour moi. Je préfère le concret, et les sorts fréquemment utiles; la création d'eau en est le meilleur exemple.

 

Ainsi, sur la promotion des 10 personnes auprès desquels je me trouvais, et notamment parmi les 5 d'entre nous qui étaient perçus comme étant les meilleurs "magiciens", j'étais pratiquement le 1er. Certains disaient que je gâchais mon potentiel, et que je ne devais pas devenir gardien. Décider du contraire m'a convaincu que je n'avais pas d'ordre à recevoir quant à savoir comment je devais mener ma vie, à + forte raison que j'avais des idées sur comment être.

 

En tant qu'archer, mes flèches peuvent toucher et je maitrise les bases. Mais par manque de sens de l'observation, ma précision en pâtissait quelque fois. En tant que guerrier, autre composante de ce métier de gardien du village et des forêts, je sais avoir la détermination requise. Si je sais ce que c'est que telle ou telle arme, je peux la reproduire en givre. Par exemple, si je n'avais jamais vu de dague, je ne pourrais pas en reproduire. Même chose pour une masse d'arme.

 

En même temps que je continuais d'exercer comme chevalier des bois, je poursuivais chaque jour la création d'eau. Avec les 5 autres personnes qui, comme moi, avaient des dons sérieux en magie, nous faisions cotisation sur la création d'eau, par anticipation d'une crainte d'une sécheresse, et que telle une oasis, notre village puisse néanmoins donner des récoltes abondantes, ou du moins suffisantes, malgré les pires châleurs. Et quant à ceux qui n'avaient que très peu de potentiel en magie, ils avaient cependant leur réserves de mana, même minces, sur lesquels nous pouvions puiser.

 

La mairie créa alors une réserve d'eau municipale cotisée à la fois par récupération d'eau de pluie ainsi que par la création d'eau des archers. En cas de difficulté, cette eau serait la planche de salut des habitants comme des fermes, et de +, elle serait gratuite pour cet effet. La mairie alla jusqu'à encourager et/ou aider les chaque habitant à avoir sa propre récupération d'eau de pluie. L'eau de la municipalité ne servirait ensuite qu'en cas de recours deséspéré.

 

 

 

III : Une longévité mal préservée

 

Durant la 1ère sécheresse qui nous est arrivé depuis l'installation de nos procédés de précautions, nous avions survécus ! Il faisait terriblement chaud, mais grâce à nos prévoyances, c'était au moins supportable, et même si l'eau abondait, nous faisions néanmoins attention à ne pas tarir nos réserves. Nous avions bien vécus les fortes châleurs, finalement ! A la fin de l'été, nous étions heureux ! Plus jamais nous serions menacés par la sécheresse.

 

Et dès lors, nous vivions chaque été sans souffrir. Sans angoisser de la déshydratation. Au 11ème été après notre prévoyance, des rumeurs ou des racontars ont probablement façonné la réputation de notre village. Un nombre impressionant de gens s'était massé pour nous demander de notre eau. Tous ont eut une 1ère part de ration d'eau. Ils nous demandaient si on pouvait leur donner la même quantité. Ils ne pouvaient pas rentrer chez eux, car la sécheresse avait achevé de faire de leur terre lointaine de la poussière désertique.

 

La municipalité a négocié cette demande d'aide. Accorder une 2ème ration d'eau, puis ainsi de suite, pourquoi pas, mais la générosité peut épuiser nos réserves. Il fut alors demandé aux réfugiés d'apprendre les connaissances suffisantes en magie pour maitriser la création d'eau; de cette façon, les réfugiés seraient auto-suffisant, et pourquoi pas être bienvenus pour agrandir notre village, puis peut-être repartir reconstruire leur mode de vie détruit par la sécheresse. Les négociations se sont bien passées. Une partie des réfugiés repartirait s'ils sont déjà prêt, une autre partie resterait provisoirement en attendant de refaire leur vie ailleurs, et une dernière partie resterait définitivement ici.

 

Nous avions peur d'accueillir des mendiants qui ne feraient que profiter de notre aide, ne faisant rien pour s'aider eux-même de leurs propres initiatives comme de leurs propres moyens. Il n'en était rien, mais nos craintes ont néanmoins été pris en compte par la municipalité, vigilante pour les négociations qui se sont avérées gagnantes pour chacun.

 

J'ai toujours pensé que nous n'avions jamais eut à regretter de cette expérience contrairement à ce qu'affirme une petite partie de la population du village.

 

La destruction de mon village est plutôt dûe à un très grave manque de vigilance de la municipalité qui, cette fois, a échoué à la vigilance.

 

La vie du village avait duré jusqu'au 20ème été. Le désert avait gravement progressé par le nord-est. La frontière du désert était proche des environs d'Irioc. Plusieurs personnes dont les habits étaient totalement ressemblants entre eux. Leur visage était avec peu d'expressions, c'était difficile de discerner quelque chose de leur psychologie.

 

Ils disaient venir en paix, et s'affirmait comme des savants qui souhaitaient apprendre le peu magie que nous savions de l'eau, et qu'ils s'engageraient à repartir aider les zones du mondes manquant d'eau. La municipalité ne montra pas suffisamment de vigilance après les discussions, et commit sa 1ère erreur de recommander le magicien de l'eau. Après plusieurs mois, la magicien de l'eau ne donna aucune nouvelle de lui. 2 jours après mon dernier contact avec le magicien de l'eau, je reçu un courrier de sa part me disant qu'il avait une nouvelle urgente à me communiquer comme aux archers. Mais en arrivant chez lui, il n'y avait personne, y compris en cherchant dans les environs et en demandant à un maximum de monde, y compris aux prêtres. Personne ne savaient où il était passé. Des rumeurs insistantes affirmaient qu'il avait été discrètement tué et son corps dissipé.

 

Par prudence pour le village, et par méfiance à l'encontre des prêtres, je présume la rumeur comme étant vrai. 3 mois après, les prêtres quittèrent notre village, tandis que la municipalité missionna les archers de poster chercher un nouveau magicien de l'eau pour compenser celui qui a disparu, car sans magicien de l'eau, nos archers ne développeraient plus aucun aucun talent en magie, nos précautions contre la sécheresse risqueraient de lâcher, et nous de mourir.

 

Une proclamation était affichée selon laquelle les prêtres répandraient la justice dans le monde, et que la soif deviendrait de l'histoire ancienne.

 

 

 

IV : Tentative désespérée

 

2 ans + tard, le désert avait à nouveau progressé par le nord. Trop rapide pour être une lente dégradation naturelle. Ca a été voulue. Quelqu'un y est pour quelque chose. Je refuse de concevoir un hasard malheureux.

 

Les prêtres de l'eau qui nous avaient abandonnés étaient revenus. Ils venaient nous dire que l'apocalypse menaçait encore et + fort qu'avant. Et que nous aurions à gérer une troupe de brigands venant de plusieurs villes sans eaux qui viendrait piller nos réserves, et qu'ils ne nous écouteraient pas, même avec des gestes de bonne volonté. L'attaque viendrait de l'ouest. Ce n'était qu'une questions de semaines avant que celà se produise. Tout n'était peut-être pas perdu.

 

Mais devant un si grand nombre de gens, même en ajoutant une milice improvisée avec les archers, nous savions que nous perdrions le combat. Une des solutions consistaient, pour ceux d'entre nous qui sont suffisamment rapides, de courir quémander d'urgence des mercenaires pour venir en renfort, trouver des magiciens avec autant de spécialités que possible, avec une préférence pour le feu.

 

J'ai couru longtemps, loin vers le sud-est-est. Chaque moment de repos me culpabilisait. Pour + d'éfficacité, on s'était réparti individuellement, chacun courant seul avec la force de la parole et une importante somme d'argent destinée à persuader des mercenaires ou au moins des gens qui savent se battre contre rétribution.

 

Puis, un jour de cette course contre le temps, j'ai découvert que je pouvais faire des bonds importants. Le 1er saut m'a fait gagner une immense distance. Cependant, je dépensais de la magie en les effectuant, les sauts ne venant donc que partiellement de ma force physique. Mais c'était ça de temps de gagné ! J'ai alors continué à faire plusieurs sauts sans toutefois y mettre ma vie. J'ai très vite trouvé une ville, Liriale, alternant saut, repos et course.

 

Là, j'ai travaillé dur à aborder un maximum de monde. Le paradoxe, c'est que je ne devais pas précipiter les choses avec mes interlocuteurs, mais en prenant trop mon temps, l'attaque de brigands risquerait d'avoir déjà eut lieu, donc je dois quand même tenir compte de cette urgence.

 

J'ai passé 3 jours à chercher quelqu'un, idéalement 4 personnes ou + pour venir prêter mains forte; la somme d'argent que je peux me permettre de dépenser n'étant pas illimité, je ne peux pas non plus me permettre de payer trop bon marché tout un groupe de 10 personnes. A part un mage de l'air très doué, je n'ai trouvé personne. De mon argent, il n'en accepta qu'une partie de ce que j'étais largement prêt à lui proposer. Il s'est présenté sous le nom d'Aztragoz. Habillé d'une grande robe grise, il était quelqu'un de fin, au visage discret, peu marqué, à la peau beige, avec une voix discrète.

 

Ce dernier me donna un engagement; s'il réussit à m'aider, je lui verserais la 2ème partie du paiement. S'il tient ses engagements de tout faire, mais qu'il n'a pas réussit, la 2ème partie du paiement ne serait que partielle. Dans un cas comme dans l'autre, il affirma être prêt à l'aider.

 

Avec l'argent qu'il me restait, et n'ayant pas assez de magie pour faire plusieurs sauts successifs, je me mis en tête de louer 2 chevaux. Aztragoz m'a interrompu en disant qu'un seul cheval serait suffisant pour nous 2. Mais pourquoi donc ? Je le lui avais demandé, mais il se contenta de me dire que nous devions être loin de la Irioc à cheval. Ce que je fis. Il monta sur mon cheval, et à ma grande surprise, le cheval ne se mit nullement en colère d'avoir 2 personnes sur son dos. Nous quittâmes la ville.

 

Je me suis alors retourné pour vérifier un truc... Ah ouf, je n'ai pas oublié Aztragoz. Il était là. Il m'a alors demandé à ce qu'on soit + loin encore, en direction du village qu'il souhaite sauver. La discussion continua :

 

- Aztragoz : "Je sais comment on va faire pour aller + vite. Je vais nous déplacer avec la force du vent. Quand ma magie manquera, le cheval prendra le relais pour la vitesse. Ensuite, quand j'aurais récupéré assez de magie, je recommencerais l'opération.

 

- Shin : Si jamais on approche de mon village, pourrais-tu économiser ta magie ? Tes réserves que tu régénereras seront necéssaire pour vaincre les brigands, ou au moins les envoyer le + loin possible.

 

- Aztragoz : Bien sûr.

 

- Shin : J'espère aussi que mes collègues auront ramenés du monde, car leur aide est aussi necéssaire. Partons."

 

Une nouvelle course était de mise. Durant le voyage, Aztragoz n'a dépensé aucune magie pour se déplacer; il devenait le vent qui se déplaçait, et dans son état, le déplacement est rapide et ne lui coûte rien en magie. Il dépensa alors de la magie pour déplacer moi et le cheval, puis m'avait recommandé d'en profiter pour le repos, ainsi que pour le cheval. A tour de rôle, ce serait à Aztragoz d'économiser ses forces, et à ma monture d'en dépenser.

 

A environ quelques kilomètres d'Irioc, comme prévu, Aztragoz cessa d'en dépenser pour se reposer encore, et être prêt pour le combat.

 

 

 

V : Une perte douloureuse

 

Arrivés les lieux, j'avais constaté que j'étais revenu trop tard. Les pillards avaient tout détruit. Quant aux archers, ils avaient vainement fait le sacrifice de leur vie. Et pourquoi tous le village n'a pas fuit ? Pourquoi les prêtres n'avaient pas aidés ? Tous étaient morts.

 

Je ferai souffrir de douleur les prêtres de l'eau pour avoir fuit la menace sans rien faire, avant de les laisser languir jusqu'à leur décès. J'en veux énormément à la municipalité pour son imprudence et son grave manque de réflexion. J'en veux au village de ne pas d'être sauvé lui-même. J'en veux aux archers de n'avoir rien tenté pour avoir ramener de l'aide. Sacrifices stupides.

 

Aztragoz n'a rien dit, me laissant maudir tout ce qui n'a pas marché. Ma rage avait besoin d'exploser. A dos de cheval encore, mais sans batailles à mener, et un vain espoir de trouver satisfaction à ma vengeance, nous avons décidé de partir à l'ouest, direction d'où venait l'attaque contre Irioc. Le sol ayant été piétiné plusieurs fois, il était très facile de retrouver le chemin emprunté par les brigands.

 

Les traces ont menés à un petit village, Ortrang, étonnament dynamique pour sa petite taille. Les gens semblaient enhardis. C'est comme si les pillards n'étaient jamais passés par là, alors que les traces remontent à ce village d'où semblait venir l'attaques; d'autres traces nombreuses vont au nord, au nord ouest, et à l'ouest. Est-ce que Ortrang était un simple passage, ou un point de rassemblement ?

 

Les gens semblaient ouvert à la discussion sans forcément avoir besoin de tout connaitre des gens avec qui ils discutent. Une rapide discussion avec un marchand donna une indication solide; le village avait un moral élevé, parce que les prêtres de l'eau ainsi que leurs complices ont été tués. La colère commença à monter. Faisant de mon mieux, je tentais de garder mon calme, puis décida de sortir.

 

Aztragoz prit alors le relais pour les questions. Que s'est-il passé à Ortrang pour que les habitants soient amplement ouvert malgré le conflit récent qui a pourtant eut lieu ? Un des client a décidé de discuter avec Aztragoz près d'une rivière. Je décidais alors de les suivre, discrètement. Mon ami m'avait laissé un signe qu'il m'avait repéré sans rien dire à la passante avec qui il discutait. Soudain, j'entendais Aztragoz me parler et je l'entendais très bien. Il me dit qu'il avait une idée sur la piste des tueurs, et qu'il a d'assez bonne chances d'obtenir quelque chose.

 

La cliente, donc, continua de parler. Elle avait l'air d'éprouver un bonheur revanchard en évoquant ce souvenir encore chaud. Avant cette victoire contre les prêtres de l'eau, elle parla de sa ville, Irvius, encore en ruine, au nord, qui avait connu l'avancée du désert. Là où Irvius, en ruine mais encore habitée, a des espoirs très solides de reconstruction, le désert était une exécution de la menace des prêtres; accepter leur présence et avoir de l'eau en abondance, sinon, le désert viendrait tuer leur ville. En aurait-il vraiment été autrement si Irvius, la ville du nord acceptait ces conditions ?

 

Une autre ville encore + lointaine du nord avait servi d'avertissement; elle était déserte, plusieurs batiments étaient en ruine. Bien qu'appelé Iesvik, la rumeur publique avait nommé cette ville "Les Ruines de la Menace". Soit les gens avaient fui, soit ils étaient mort de déshydratation ou encore des représailles des croisés qui venaient mater la mince révolte qui restait.

 

Les autres villes, vivantes mais averties d'un destin austère, décidèrent, dans le secret, de faire alliance contre l'église de l'eau, comprendre son fonctionnement, comment la vaincre... Une stratégie commune devait être mise en place. La diplomatie, elle, servirait à gagner du temps, non à faire la paix; quoique proposer la paix en faisant durer les négociations, sans rien conclure, sauverait les apparences de la rébellion qui se prépare.

 

De la ville du nord, Irvius, vinrent quelques fuyards qui ont estimés qu'il valait mieux partir. Une ville du nord-ouest, Argar, décida qu'elle pouvait mettre à disposition la moitié de ses garnisons, pensant que les ruines d'Ortang serait une frontière psychologique, mais que garder la moitié des gardes éviterait la déconvenue venant de dangereux observateurs qui ne se laisseraient pas démonter par les apparences des ruines; il y a toujours à craindre et à pleurer d'avoir été trop facilement conquis. Une ville de l'ouest, Qrisq, rassurée de son emplacement stratégique protecteur, décida qu'elle mettrait à disposition les 3/4 de sa garde. La ville du sud-ouest, Elacir, confierait elle aussi 3/4 de sa garde. Les villes du sud, et du du sud-est, nommées respectivement Setim et Fyrias, méfiantes de mon propre village, ne confieraient chacune qu'un seul quart de leur garde, tandis que les habitants de ces mêmes villes, + craintifs encore que leurs municipalités, auraient préférés beaucoup moins, voire n'accorder aucun garde, tout en ne remettant nullement en question le nécéssité d'une attaque contre mon village. Habiter juste à côté d'une menace incite à la prudence.

 

Le village dans lequel nous nous trouvions Astragoz et moi servirait de quartier-général. Et cumulerait ses gardes à ceux qui ont été accordés par les autres villes. En nombre suffisant, une petite partie ne perdit pas son temps à surveiller la ville morte du nord-est, surnommée pour l'occasion "Avertissement du Destin".

 

Les rapports d'espionnages avaient permit de déduire qu'après avoir consommée l'énergie vitale existante d'1 ville, qu'elle vienne des gens comme de l'environnement, les prêtres de l'eau chercherait ailleurs où s'installer, faire de la ville ou du village où ils se trouvent une oasis, et encourager le désert à se répandre ou pas selon que les habitants menacés cédaient ou non au chantage fomenté par les prêtres.

 

Pour mon + grand malheur, les prêtres de l'eau s'étaient installés chez moi, à Irioc. Dans mon village. Village dont j'espère vaguement ne pas être le seul survivant... A moins que la nostalgie m'insupporte... De cette victoire contre mon village, ruines et cadavres ont été laissés en exemple de réprésailles contre quiconque représente une menace. J'étais arrivé bien après le spectacle.

 

Après avoir remercié la cliente de ses précieux renseignements et acquiescé le danger que représentent les prêtres de l'eau, Aztragoz revint à moi, me demandant au passage si le l'écho du vent qu'il avait crée m'avait permit de tout écouter, ce que je confirmai. Continuer encore la discussion à l'air libre passerait pour un interrogatoire.

 

J'avais très envie de tuer la cliente. Son ivresse de victoire m'énervait. Oui, les prêtres de l'eau représentent un danger, mais fallait-il s'en prendre à tous le monde ? Aztragoz, sans me prendre de haut, ni être moralisateur, argumenta qu'il me fallait aller à la source du problème, les prêtres de l'eau, et que l'échec en revenait à la mairie de mon village qui avait péri. Mais les habitants aussi. Tous dans le même panier.

 

Aztragoz me dit alors que la meilleure chose à faire serait d'enquêter dans les 2 villes qui, du fait de leur générosité à accorder provisoirement les services de leurs gardes, étaient peut-être co-décisionnaires de l'attaque. Fallait-il donc continuer à l'ouest, ou au sud-ouest ?

 

Aztragoz, mon fidèle ami et conseiller de bon sens, dit qu'il fallait peut-être aller vers la ville la + riche; même avec l'affirmation d'être sur un pied d'égalité, la tendance est d'accorder de l'attention à ceux qui réussissent le mieux, donc parfois à ce qui est + riche, ou qui est le + protégé, idéalement les 2. Or, la ville de l'ouest et celle du sud-ouest ont toutes les 2 une économie très dynamique.

 

Si la ville d'Argar avait confié la moitié de sa garde et qu'une attaque était imminente, Qrisq aurait alors été bien davantage sur sa garde. Elle a cependant montré davantage d'espoirs en une victoire.

 

Il restait encore la ville d'Elacir. Elle est largement protégée par ses propres voisins d'Argar, au nord. Et quant à ses 2 voisins à l'est d'elle-même, Setim et Fyrias, elles n'ont confiées que très peu de gardes, restant alors beaucoup protégée, même en cas d'attaque.

 

Et si c'était à Elacir que je trouverai le + de réponse ? De par son emplacement entre plusieurs villes ayant le + d'armée, Elacir était le meilleur point de départ. J'ai alors envisagé qu'au pire des cas, Aztragoz et moi irions alors à Qrisq, 2ème ville la + dynamique située à l'ouest d'Ortang.

 

 

 

VI : Commencement d'une nouvelle vie

 

C'est décidé, nous partirions demain à Elacir. Même le cheval apprécierait volontiers le repos.

 

Après une nuit et un sommeil assez peu réparateurs pour moi, ayant beaucoup réfléchit et penser à la vengeance, nous nous étions réveillés, puis nous avions repris la route pour le sud-ouest.

 

Soudain, un garde nous a arrêté. Après inspection, il constata que je faisais du cheval sans permis. Je tentais alors de le convaincre que j'étais à 110 km/h (on avait prit l'autoroute). Puis, il commença à fouiller Aztragoz. Et quand il a finit, il me fouilla. Aztragoz avait montré sa petite part d'ombre. Il avait tiré la bourse du policier. Ce dernier commença à toucher le cheval, à le regarder attentivement et à en faire le tour; il cherchait peut-être des traces d'épuisement excessifs, des blessures ou des maltraitances.

 

Après avoir ouvert la bourse, Aztragoz sortit pas mal de pièces d'or et en a mis dans la bourse, puis il me l'a tendit. Moi aussi, j'ai mis un peu de fric, bien qu'ayant été prit de douleur au coeur. Aztragoz posa sans bruit la bourse à terre, puis se remit à côté de moi. Une autre discussion reprit avec le policier. Mais avant qu'il ne commença à prendre la parole, je dis au policier :

 

- Shin : "Excusez-moi. Il y a une bourse à terre, et elle n'est pas à moi.

 

- Policier : [Regardant Aztragoz] Elle est à vous, alors ?

 

- Aztragoz : Moi non plus.

 

- Policier : [Après s'être fouillé lui-même] Elle est peut-être à moi ! [Fouillant la bourse, l'air furieux et suspicieux envers Shin et Aztragoz, puis ayant un immense sourire] Bon... Vous m'avez l'air respectueux... C'est pas toujours moi qui fait les contrôles... Allez, cassez-vous".

 

Après un voyage assez long et une odeur de sueur qui me harcelait depuis plusieurs jours, nous étions arrivés la nuit à Elacir. J'avais trouvé un hotel avec salle de bain individuelle dans chaque chambre. Je me suis fais plaisir, et j'ai demandé à louer une chambre pour 2 personnes. Relevant un sourcil et avec un léger sourire, la femme à la réception nous demanda si on ne voulait pas que chacun ait sa chambre, plutôt. Je lui ai alors répondu qu'on devait faire des économies, mais qu'avoir une chambre pour Aztragoz et moi ne la regardait pas. Avec un sourire légèrement atténué, elle nous donna la clé. La belle chambre !

 

Le lendemain matin, après une autre nuit de sommeil reposante cette fois, nous sortimes de l'hotel après avoir laissé un pourboire à l'hotesse d'accueil (j'ai apprécié son trait d'humour).

 

Cependant, la trésorerie avait pas mal diminué. Il reste à peine assez pour rester une autre nuit. Pourquoi avoir des finances + abondantes ?

 

- Pouvoir se nourrir et se loger.

- Payer des informateurs.

- Payer des frais inattendus.

 

Devais-je mendier ? Braquer une banque ?

 

Le dynamisme d'Elacir était loin d'être une légende. J'ai alors eut une idée. On demandait quelqu'un pour irriguer et cueillir des pommes. En tant qu'archer plutôt doué dans le domaine de l'eau, je pourrais me servir de mon talent pour donner de l'eau aux pommiers sans puiser dans les réserves d'eau. Et avec un peu d'espoir, je pourrais peut-être obtenir une meilleure paye en faisant économiser l'eau des réserves de l'exploitation agricole.

 

Ca a marché ! J'ai eu la chance de tomber sur un employeur créatif et dynamique qui ne craint pas les suggestions ! Il a même suivi ma suggestion d'avoir d'autres personnes douées dans la magie de l'eau, ce qui lui économiserait de ses réserves tout en pouvant se permettre de payer un peu + par rapport à la quantité d'eau qu'il n'a pas besoin d'acheter.

 

J'étais à ma place dans cette ville. J'ai alors pu trouver un logement de location, car je ne resterai pas de façon permanente, même si cette nouvelle vie me donnait envie. Aztragoz, en tant qu'élémentaire du vent, n'a pas besoin de se nourrir ni de se loger; le vent est son lieu d'habitation. Mais en tant qu'élémentaire de l'air déguisé par l'illusion d'être humain, il faisait l'expérience de vie d'être avec les humains. Il décida de me quitter, mais si je voulais le recontacter, il m'avait laissé une bouteille magique vide. A ouvrir pour l'appeler, et s'il est disponible pour se manifester, il viendra.

 

 

 

VII : Un secret bien gardé

 

Par la suite, alors que j'étais à la sortie d'Elacir, un individu m'avait fait l'impression que je le connaissais. Pourtant, je n'avais jamais vu son visage. Ses vêtements... Il portait une grande robe à capuche... Il fit une énorme erreur; il s'était présenté comme un prêtre réformé de l'eau, ces prêtres qui avait occupés mon village, Irioc, et aggressés plusieurs les villes alentours... Un prêtre de l'eau. L'assassiner me paru comme une urgence. Je ne crus pas son discours d'église réformée, l'ais tué sur le champ, puis je me suis enfui.

 

Une rumeur couru à travers la Elacir. Un prêtre de l'eau a été vu aux abords de la ville. Un soulagement partagé règnait. La bonne nouvelle, c'est que le prêtre de l'eau a été tué avant d'avoir pu manipuler qui que ce soit. La mauvaise, c'est qu'on se demande se demande s'ils sont nombreux. Etait-il venu en reconnaissance ? Tant d'inquiétudes.

 

Pour l'instant, j'avais la certitude que je n'avais pas été repéré, car j'avais peur que ma renommée soit trop encombrante.

 

Il me manquait encore de la fortune pour être sûr de ne pas trop manquer de finances. J'avais entendu dire qu'au 9ème mois, il existait la fête des moissons. Il y a des marchés exceptionnels qui ne sont jamais les mêmes d'une année à l'autre, et qu'il était même possible d'aller à une des compétitions pour gagner de l'argent, l'idéal étant toujours d'arriver premier; parce que 2ème et pire, c'est le rendez-vous de la loose. Il y a même parfois des adolescents qui se suicident... Ah, ces parents qui auraient tellement aimés que leurs enfants deviennent des champions...

 

Avant que la fête des moissons arrive, je suis allé dans un salon de jeux et de paris, espérant accélérer mon enrichissement. Jardinier et agriculteur, ça ne roule pas sur l'or, bien que j'y ai trouvé du respect.

 

Tout une semaine, au moins une fois chaque jour, j'y participais. Je ne perdais chaque jour que très peu d'argent, afin d'en comprendre les mécanismes, voir si j'ai une possibilité de savoir à quelle moment ma chance peut sortir, et quand est-ce que je peux miser beaucoup.

 

La 3ème semaine, j'ai alors tenté le grand saut. J'ai effectué des mises + importantes. J'ai perdu peu, et gagné beaucoup. Puis, vint le moment où quelqu'un discuta avec moi, de tout et de rien. Il me regarda jouer. Vint le moment où je tentai le tout pour le tout, et pour mon + grand malheur, j'ai presque tout perdu, pas seulement mes gains ! L'inconnu me consola (mais j'aurais pu m'en passer) en disant que ma chance reviendrait peut-être un jour.

 

En revenant chez moi, je mis les mains dans mes poches, comme il m'arrive de faire quand je marche, et je sentais du papier plié. Je le sortis brièvement dans un coin discret, et sur le papier encore plié était très bien écrit ce qui suit : "Celui qui a trouvé ce papier dans sa poche est le seul qui doit à le lire loin des yeux indiscrets". Je pris compte de ce conseil, remis ce papier dans ma poche, puis marchai en me demandant quand j'aurais pu reçu ce courrier sans m'en rendre compte.

 

Etait-ce le prêtre de l'eau quand il m'avait abordé ? Ou cet inconnu philosophe assis à côté de moi ? La 1ère hypothèse est impossible vu le temps qui a passé. La 2ème est la + probable.

 

J'ai alors lu le courrier dans ma chambre. Ce dernier disait : "La chance vous a déjà sourit plusieurs fois au jeu, bien que vous en ayez abusé. Elle vous a souri encore + face à un danger que vous avez éffacé. Personne ne sait que c'est vous, mais nous savons. Nous n'avons rien dit, ne sachant pas ce que vous préférez. Ceux qui veulent l'eau que pour eux ne savent pas non plus. Mais nous ne serons pas ingrats. C'est d'ailleurs nous qui avons besoin de vos services. Vous êtes un héros qui risquez toutefois la représaille de ceux qui veulent l'eau que pour eux. Revenez voir si le trèfle verdâtre est avec vous. Dites que le tèfle est avec vous sur ce coup. Vous saurez bien qui c'est, et nous espérons que vous serez d'accord".

 

Une menace avec une porte de sortie. La gentillesse de cet inconnu n'est pas gratuite, mais elle pourrait bien me récompenser. Je suis alors retourné à la salle de jeu, à la même table où j'étais. Des personnes venaient et partaient. L'une d'elle restait longtemps. Je fis alors une grosse mise à en perdre la tête ! Je dis alors que j'espérais que le trèfle verdâtre est avec moi. J'avoue avoir bien + penser à gagner gros qu'à donner mon accord sur ce qu'on me demanderait. Ooh, magie, ma mise a gagné !

 

Ok. Je pense que c'était truqué. L'inconnu me parla puis me complimenta trop gentiment sur ma chance. J'ai alors été invité à monter dans une salle privée. Je pouvais toujours entendre les gens, en bas des escaliers. Ca me rassurait. Une porte s'ouvrit, et j'étais invité à entrer.

 

Une agréable femme me demanda de m'asseoir sans se présenter :

 

- Inconnue : "Vous ne pouvez pas savoir comme votre venue est une excellente nouvelle !

 

- Shin : Oui, la vie est + facile quand on peut avoir un toit sur la tête, et faire tout un tas de choses qu'on ne peut pas faire sans moyens financiers.

 

- Inconnue : Alors peut-être seriez-vous intéressé d'en gagner un peu + ?

 

- Shin : Je sais pas. Sans savoir quelle est la mission ni si j'ai les moyens de l'accomplir...

 

- Inconnue : [Interrompant Shin] Nous souhaitons que vous preniez part au concours d'archerie. Et figurez-vous que si vous donnez le meilleur de vous-même, nous saurons vous montrer notre gratitude ! On ne vous en voudra pas si vous arrivez 3ème, mais si vous arrivez 1er, non seulement vous serez récompensés en conséquences, mais en +, nous vous accorderons une faveur, et si elle est réalisable, ce sera un voeu exaucé. Êtes-vous de la partie ?

 

- Shin : J'accepte ! Je pense savoir ce que je vous demanderais si je remporte la 1ère place.

 

- Inconnue : Affaire conclue ! Je vous sens motivé. Je vous laisse des accompagnatrices vous mener jusqu'à la sortie de mon établissement. N'oubliez pas de vous entrainer !

 

 

 

VIII : La pression du défi

 

Obligé d'arriver 3ème. M'enrichir ou mourir. Perdu quant à savoir quoi faire, je pensais à Aztragoz. Pourrait-il m'aider ? J'ai alors ouvert la bouteille pour le faire venir, et il apparut devant moi. J'étais paniqué et lui, un peu comme une mère aimante et patiente, réussit avec des techniques bien à lui pour introduire de la sérénité.

 

Il me dit toutefois qu'il m'aiderait à m'entrainer de façon intensive. Devenir archer numéro 1 en 3 semaine est inespéré. Mais il faut limiter la casse. Mon art en tant qu'archer était nettement amélioré par rapport à ce que j'étais avec les chevaliers des bois de mon village. La concentration, la patience et le calcul pour toucher la cible m'aidaient beaucoup. J'étais beaucoup + posé qu'avant. Aztragoz était un bon tuteur.

 

D'après une estimation d'Aztragoz, et au vu des meilleurs archers pouvant figurer au top 3, il était peu probable que j'arrive au moins 3ème. Alors, en faisant les yeux doux à Aztragoz, je lui posai, avec une fausse innocence, la question de savoir si, à l'aide de son vent, il pourrait guider mes flèches jusqu'aux cibles... Sans que ça se voit... Et que ce sera notre petit secret...

 

Désarmé, et moi-même trop impliqué dans cette obligation de réussite pour abandonner, Aztragoz accepta. D'après le règlement de la compétition, les archers ne peuvent pas utiliser leur propres flèches suite au scandal des cristaux à gaz qui propulsaient les flèche jusqu'au cible sans que l'archer frauduleux et ses complices aient eut à beaucoup gérer le vent ou l'angle de son arc malgré la distance. Dès lors, ce sont les arbitres de la compétition qui fournissent les flèches.

 

Bien sûr, Aztragoz, avec son talent en magie du vent pourrait peut-être guider un petit peu... S'il créait un courant de vent à la base des flèches pour les faires gagner... Mais juste un petit peu...

 

Les tricheries étant convenues, il faut cependant de la crédibilité. Aussi, j'ai demandé à Aztragoz d'intervenir uniquement après que je sois qualifié pour les 3 premières places; celles qui précèdent seront faites honnêtement. Pourvu que les archers soient assez nuls pour que je puisse être 3ème.

 

Entrainement. Repas. Repos. Travail à la ferme. Et ainsi de suite.

 

Vint ce fameux 9ème mois. Ca arrive vite ces choses là. J'étais pas assez prêt par rapport à ce qui m'attends, mais c'était mieux que rien. Ou pire, car je ne sais pas ce qui m'attends si je ne suis même pas 3ème (oh non, s'ayait, je flippe).

 

Sur 7 duels de qualification, les 5 premiers étaient étrangement faciles. Le 6ème me posa de vrais difficultés. J'aurais aimé demander un coup de main à Aztragoz, mais en pleine compétition, la suspicion aurait été de mise. Je ne pouvais pas lui parler en cours de route. J'ai dû prendre mon mal et la pression en patience. C'est dans la douleur que j'ai enfin réussis le 6ème match. Le 7ème match s'est fait en battant mon concurrent à plate couture, encore échaudé par la peur de l'échec provoqué par le 6ème match. Je suis cependant étonné d'avoir réussis plutôt facilement 6 matchs sur 7.

 

Je suis 4ème un autre l'est aussi. Aucun de nous n'est 3ème, pour l'instant. Aztragoz est présent sur les gradins. La "chance" est encore avec moi, j'ai l'impression. Mon concurrent était applaudit, là où ma présence laissait place à des marmonnements et à des chuchottements. Je ne méritais pas ma place, mais heureusement, personne ne sait pour ma triche planifiée. Après avoir tiré mes fléches, dont 1 tir échoué pour maquiller la tricherie avec le vent localisé d'Aztragoz, j'ai enfin atteint la 3ème place.

 

De la 3ème jusqu'à la 1ère place, j'ai eu 2 angoisses;

 

1- Être crédible au moment de la visée de mes flèches comme de la perception du vent.

2- Qu'Aztragoz n'ait pas trop besoin de se servir de son vent localisé pour que mes flèches atteignent leur cible, et que mon talent soit suffisant...

 

Oui ! Enfin la 1ère place ! Les doutes que j'avais entendus laissèrent place à de d'admiration d'ailleurs partiellement méritée.

 

 

 

IX : Échange de bons procédés

 

La fanfare ne fut pas au rendez-vous, mais le fric, si ! Je reçus même un arc d'or pour mes talents... euh... Exceptionnels ? C'est la gloire ! Enfin, presque... Revenu à mon logement, je remarquai que j'avais du courrier avec le cachet d'un trèfle vert foncé dessus. Je retournai alors à mon appartement puis commençai à lire mon courrier :

 

"Nous sommes vraiment très fiers de vous ! A partir de maintenant, c'est nous qui vous en devons une ! Repassez me voir quand c'est possible et allez faire semblant de jouer. N'hésitez pas à miser, je vous rembourserai.

 

Ah, au fait. Je ne l'ai pas dis la dernière fois, mais j'espère que vous détruisez les courriers qu'on vous donne après les avoir lus !"

 

J'ai reçu une promotion ! J'ai ensuite fêté ma victoire en faisant attention à ne pas trop dépenser. Grâce à cet argent, je pourrais encore une fois quitter la ville, me rapprocher des racketteurs religieux qui doivent tous mourir, peu importe leur promesse de changer !

 

Le matin, j'ai envoyer un préavis de démission de mon travail, l'exploitant l'ayant ensuite accepté après 1 semaine, puis me remercia en disant que je pourrais toujours retrouver une place, au cas où. Ensuite, je décidai d'aller à la salle de jeux et des paris. Je m'installai à exactement la même table que la 1ère fois. Le personnel me reconnu. Je fis alors 2 mises. La 1ère était perdue, la 2ème vint rembourser celle-ci et la 1ère. On me dit ensuite que je pouvais revoir la chef.

 

C'est elle qui m'ouvrit la porte puis m'apporta la chaise pour que je m'y assois. Nettement + accueillante que la 1ère fois, on discuta des évènements :

 

- Elle : Tout d'abord, bravo pour votre victoire ! La guilde a beaucoup apprécié vos efforts !

 

- Shin : Oh, merci, merci... C'est tout naturel !

 

- Elle : Ohh, la modestie vous honore ! Nous avions posté plusieurs archers à nous dans les qualifications. Les meilleurs possible par rapport à leur mauvais entrainement. C'était beaucoup + discret et + sincère que d'envoyer de bons archers qui se couchent. Mais j'ai peur qu'on ait été repéré, car la difficulté survenue en cours de route n'est pas de notre faute.

 

- Shin : Attendez ! Je sens venir un autre service...

 

- Elle : Pas d'interruptions. Comme je le disais, un membre de notre personnel est en prison. S'il n'est pas libéré très vite, il risque de se mettre à table, et nous de déménager et tout recommencer ou de tout perdre. L'une et l'autre de ses options nous coûteraient beaucoup trop.

 

- Shin : Donc vous me demandez de faire sortir un de vos gars ?

 

- Elle : Oui. Si nous n'avions pas cet imprévu, on ne vous l'aurait pas demandé. Sur ce coup, vous ne serez pas seul. Je mettrai 3 autres personnes avec vous, dont l'un sera le chef des opérations. Vous serez chargé de surveiller pour voir si un garde arrive.

 

L'une des 3 personnes ressemble au prisonnier, et il purgera la prison à la place du coupable. Le 2ème est chargé d'infiltrer les lieux avec le chef avec le faux prisonnier. Enfin, il y a le chef qui veille que toute l'opération se passe bien.

 

- Shin : Ok, ça marche...

 

- Elle : Aucun d'entre nous ne se fera griller, et s'il y a un imprévu, voyez avec le chef".

 

L'opération se passa comme prévu. Personne ne fut assomé; qu'il n'y ait aucun blessé ne suffisait pas, il fallait que la nuit donne l'impression d'être calme pour tous le monde, et que rien ne se voit. Pas un bruit. L'agent qui était censé me faciliter la tâche durant la compétition d'archerie a été remplacé par un vagabond qui lui ressemble, prêt à faire de la prison à sa place.

 

Un nouveau rendez-vous fut fixé avec la chef après les 3 jours qui ont suivis cette opération, et la discussion reprit avec la chef :

 

- Elle : "Maintenant qu'un de nos employé est libre, revenons à nos affaires. Bien, tout d'abord... [Elle sort un livre] Voici votre récompense. Il s'agit en fait d'une cassette déguisée en livre. A l'intérieur, vous aurez votre part des gains en + des récompenses que vous avez déjà obtenus.

 

Les gains, que vous avez fait perdre aux nombreux parieurs, nous ont énormément rapporté. Etant arrivé 1er, ça nous a encore + fait plaisir. Plutôt que nous ruiner en récompense, nous préférons vous rendre un service. Il me semble que vous saviez ce que vous voulez ?

 

- Shin : Oui. Tout d'abord, je souhaite un renseignement.

 

- Elle : Puisque vous demandez un renseignement, votre faveur ne sera pas consommée et nous ne vous ferons pas payer ce que vous souhaitez savoir. Vous désirez ?

 

- Shin : Je peux vous l'avouer. Je risque de paraitre brutal, mais je viens chercher la source de ce qui a permit la mort d'Irioc, mon village. Il a été attaqué à cause de la présence des prêtres de l'eau."

 

- Elle : [Caressant ses cheveux puis son cou puis ramenant sa main sur la table avec un couteau, et perdant son expression agréable] Ils ont tués beaucoup de monde. Manipulés des populations entières. Ils tuaient et humiliaient violemment, avant de changer de tactique, et de le faire sournoisement. Ils volaient l'eau. Ils détruisaient même la terre. Cet ordre religieux aime beaucoup prétendre aux miracles quand, dans les faits, ils drainaient l'eau, et c'est par le chantage qu'ils se maintenaient. La guerre qui a eu lieu a porté un coup considérable contre ce culte, et par prudence, personne n'affirme l'avoir complètement éradiqué.

 

[Tout en discutant, se retournant vers un côté, tenant le couteau par la lame puis le lançant sur un portrait repoussant, touchant le front] J'imagine pas une seule seconde que vous venez pour faire un massacre ici; vous n'en avez pas les moyens. Dans cette ville, la peur nous a conseillé de ne pas sous-estimer la menace ni d'attendre qu'elle soit à nos portes pour réagir. Même en étant passif, on est quand même responsable de n'avoir rien fait.

 

- Shin : J'en veux aux villes qui ont menés ces attaques... Mais je n'arrive pas à totalement leur en vouloir. Les prêtres de l'eau sont responsables de cette catastrophe. Je veux porter un coup à leur organisation.

 

- Elle : C'est là que vous consommez votre faveur. Nous vous acceptons temporairement dans notre guilde, si vous êtes d'accord, et vous contribuerez à diminuer l'église de l'eau. Vu votre fortune accumulée, notamment parce que nous vous avons facilité l'accès au 1er prix et ce que je vous ais déjà donné comme somme importante, nous ne vous proposons pas d'autres options que d'accepter de travailler pour nous sans être payé. Ou alors, vous nous demandez autre chose.

 

- Shin : J'accepte.

 

- Elle : Alors, je vous laisse 3 jours pour vous préparer. Nous partirons pas trop tôt à ce moment-là. Et comme vous avez un cheval et nous des carrioles, vous voyagerez gratuitement. Vous irez dans une branche de notre guilde, au nord-est, très loin. Au préalable, la carriole franchira ce que nous appelons ici la "frontière de sable", un paysage désertique provoqué par les prêtres de l'eau, pour ensuite parvenir à une de leur ville sous leur influence, Yassurlok.

 

Il y aura 3 autres personnes avec vous :

 

- 2 conducteurs, chacun se relevant à tour de rôle.

- Votre personne de confiance, qui vous servira de mot de passe; même en vous le donnant, il est déjà arrivé à des portiers de refuser d'ouvrir, voire de tuer.

 

La personne de confiance a non seulement le mot de passe, mais de +, elle est connue des portiers de la guilde locale dans laquelle vous pourrez nous demander, moyennant rémunération bien sûr, des services que ne pouvez pas légalement obtenir, ou que vous pourriez légalement obtenir, mais dont la justification est trop "délicate" à expliquer sans représailles.

 

Chacun de vous devrez vous protéger les uns les autres. La personne de confiance, si les portiers constatent qu'elle est sous la menace, peut aussi tuer quiconque l'accompagne. Mieux vaut donc que les suiveurs indésirables soient morts. Toujours prêt pour un voyage 5 étoiles ?

 

- Shin : Je suis trop stressé, j'ai besoin de vacances ! Je suis très ému de votre cadeau...

 

- Elle : Oh, pauvre petit chaton ! Bien, vous êtes noté dans la liste des voyageurs ! Profitez de vos 3 jours de vacances. Ensuite, direction Yassurlok, au delà de la frontière de sable ! Vous voyagerez en groupe de carrioles".

 

Durant ces 3 jours, je m'étais entrainé davantage à l'arc et à la concentration magique. Je n'ai pas arrêté de m'exercer. Je n'ai pas grand chose de ce que l'on pourrait appeler un voleur, ou du moins un roublard. Je pense que j'ai davantage un rôle de garde du corps pour eux.

 

Le 3ème jour, assez tard dans la matinée, j'étais réveillé. Je me rendis au lieu du rendez-vous pour ma carriole. Plutôt petite pour 3 personnes, elle avait le mérite d'être une maisonnette rectangulaire à 4 roues. A l'intérieur, il avait 4 lits superposés pour gagner de la superficie. Même avec cet effort de disposition, il n'y a pas beaucoup de place. Chacun de nous mange au lit plutôt qu'à table, qui pourrait être davantage utilisée comme espace de mini-conférence plutôt que table du repas. Au moins, on est mieux abrité ici que sous une tente.

 

Le groupe de voyage se mit en route quand le chef l'ordonna. Plusieurs gardes à cheval étaient réparti le long de la colonne. Notre carriole parti derrière la file.

 

 

 

X : Changement de vie

 

Le voyage dura environ 3 semaines.

 

Au cours de la 1ère semaine, le groupe de carrioles avait rétréci; certaines villes et/ou village, si ce n'est des habitations isolées, étaient les lieux où devait s'arrêter tel ou tel nombre de carrioles, quelqu'en soit la raison. Le groupe s'arrêtait parfois pour laisser les chevaux se reposer ou pour permettre le ravaitaillement en vivres.

 

Durant la 2ème semaine, notre groupe de carrioles approchait la barrière désertique. Pourtant bien organisé, notre voyage avait la déconvenue d'un ouragan de sable. Alerté de ce danger, j'invitai une tête bien connue dans ma carriole; Aztragoz. Jamais dénué de talent, il pilota l'ouragan. N'apprenant que tardivement comment fonctionne un ouragan, il le domestiqua pour en faire un vent moins violent, + supportable. A mesure que le groupe avançait, l'ouragan était devenu un simple tourbillon de poussière, avant de devenir rien du tout. Ensuite, il ne restait rien de l'ouragan. Aztragoz avait finit par apprendre à maitriser un ouragan. Il me confirma qu'il avait appris comment en dissiper un mais aussi en créer un.

 

Le voyage continua mais de façon bien différente que sur les terres vertes; nous devions voyager la nuit, et nous reposer le jour à l'ombre des dunes et des voiles, ne nous déplaçant que nos voiles quand le soleil change de position pour continuer de rester à l'ombre. Nous ne voyagions que la nuit. La nuit est + supportable pour ne pas souffrir de nos efforts.

 

Au début de la 3ème semaine, un nuage de poussière avançait vers nous. Trop rapidement. Soudain, nous avions aperçu plusieurs personnes en armures. Et chaque personne portait sur son armure le signe des prêtres de l'eau. Devions-nous combattre ? Pouvions-nous tenir le coup avec un groupe réduit ? N'étant pas une armée, les chevaux se sont vu une nouvelle fois sommés d'accélérer le pas (quelle chance énorme de ne pas avoir de chevaux qui se mettent en grève !).

 

Aztragoz a le rescousse, sir, yes sir ! Cependant, il commençait à moins apprécier mes nombreuses sollicitations. Il me dit notamment que s'il perd la vie sur terre (par trop d'utilisations de magie, car il avait épuisé ses réserves magiques), il ne mourrait pas, mais deviendrait définitivement un pur élémentaire de l'air, sans plus aucune chance d'intervenir directement. Je lui implorait de provoquer un ouragan, s'il le maitrise, et de gêner nos poursuivants. C'est ce qu'il fit.

 

Un ouragan fut déclenché sous les yeux émerveillés de certains d'entre nous qui regardaient derrière. Le chef du groupe de carrioles rappela plutôt aimablement qu'on ne doit pas se laisser distraire, et qu'il fallait rester rapide. Sans obéir, le groupe de carrioles s'arrêta pour le spectacle.

 

L'ouragan crée sur le groupe de templiers fit fuir les chevaux mais souleva tous les templiers. Ils allaient vers le ciel. Ils étaient si haut, jusqu'à devenir à peine visible. Certains avaient peur, d'autres hurlaient de joie en rejoignant le ciel. Le bonheur fut contredit par la dure réalité. L'ouragan, qui avait été provoqué par Aztragoz, avait brutalement cessé de tourner.

 

Le rêve d'aller au ciel se termina en cauchemar pour les templiers. Ils tombaient de + en + vite, et aucun d'entre nous les entendis hurler. Un autre nuage de poussière se souleva. C'était les croisés, morts brutalement. A la hauteur de laquelle ils tombaient, aucun d'entre eux n'avaient survécu. Gardes et voyageurs de notre groupe de voyage étaient ravis de ce qu'elle voyait !

 

Les gens de ma carriole savait ce qui avait provoqué ce "miracle", mais se taisaient. L'émerveillement de la "chance" fait quand même plaisir à voir.

 

Nous approchions de la lointaine Yassurlok. Mais plutôt que de s'approcher d'elle par ses grandes portes, la carriole prit un chemin vers la forêt en se faisant oublier du groupe. A un village, nous nous étions alors garé pas loin d'une étable abandonnée. Le guide attendit encore la nuit pour aller à l'intérieur, puis revint à nous.

 

Nous avions alors reprit la route, toujours de nuit. Arrivés à un grand rocher, notre guide pratiqua un toucher singulier, suivi d'une prononciation étrange. Après ça, le rocher se souleva, puis le guide ordonna à nos conducteurs d'avancer sous le rocher avant d'entrer dans un tunnel. Trop hésitants, c'est alors que le guide prit le relais, puis fit avancer les chevaux avec un sort de charme. Nous avions alors avancé. Le rocher s'abaissa ensuite pour refermer le passage.

 

Nous restait alors le tunnel éclairé. Nous avons alors avancé longtemps sous le tunnel, jusqu'à arriver à une grande porte de métal. Notre guide nous demanda de descendre puis de garder une distance derrière lui. Il frappa à la porte, dit le mot de passe, nous présenta au portier, puis celui-ci nous laissa entrer. Notre carriole resterait ici, les chevaux iraient à la surface par un autre tunnel.

 

Enfin arrivé à la guilde, un homme ayant au moins les mains propres nous salua :

 

- Chef : [Il tend la main pour une salutation] "Entrez, entrez, soyez les bienvenus à notre branche de la guilde des voleurs ! Je vois que Dar... Euh, je veux dire, Chef Elacir sait choisir le personnel ! A la fois belle et intelligente... Elle a toute les qualités... Et dire qu'elle ne veut pas de moi, même pour au moins une journée, alors que je suis à la tête d'une des branches les + importantes, les riches et les + productives de la guilde des voleurs ! Même quand je lui ais proposé de la laisser me saigner mon fric, elle a dit non. Monde injuste...

 

Vous n'êtes pas venus entendre mes tristesses de célibataire pathétique, j'imagine. Je me présente, appelez-moi "Chef". C'est le nom de chacun d'entre nous qui dirigeons physiquement chaque batiment de guilde, suivis parfois. Nous n'ajoutons la ville uniquement si c'est necéssaire pour précision. Nous sommes tenus à l'anonymat.

 

Chaque membre de cette guilde est mon "humble associé". Vous voir comme mes enfants m'a déjà coûté de l'argent, la loyauté de certains de nos membres les + ingrats, ainsi que la confiance de nos maitres de guilde. [Chef nous montre ses mains avec ses doigts pour que nous les comptions. Il en avait 8 en tout, car il manque l'auriculaire à chaque main. La cause n'est pas une malformation. La réalité est en fait beaucoup – humaine et beaucoup + cruelle]

 

Vous avez déjà une idée des souffrances que provoquent les trahisons comme la gestion trop souple du personnel. Malgré ces épreuves désagréables, il faut rester positif !

 

[Se tournant vers moi] Alors, Shin... Les prêtres de l'eau ont été méchant avec toi, ton village a été massacré par notre rébellion, et tu nous en veux pas ? Tu vaux peut-être le coup que nous te gardions au moins un moment avec nous.

 

Comme pour tous les intronisés, tu dois rendre un service assez personnel au Chef. Tu dois montrer que tu m'aimes bien. Un peu comme une promotion canapé. Réalises mon rêve, veux-tu ? Sois tu me trouves des auriculaires magiques ou un moyen de les faire repousser, et que je les retrouve. Soit tu es fatigué de bosser, et tu me donnes une assez bonne somme d'argent pour ma trésorerie. Alors, que dis-tu ?

 

- Shin : Bon, elle coûte combien, la carte de membre ??

 

- Chef : Soit... Tu ne m'aimes pas... Mais tu as la politesse de ne pas le dire sèchement. Tu paieras 500 Ducats d'Or. Tu les as ?

 

- Shin : Ca fait cher pour une carte de membre provisoire !

 

- Chef : De par ton manque de talent, tu n'es pas exactement des nôtres. Tu as une planque. On ne te nourrit pas. Et quant à se demander si les prêtres savent quelque chose des religieux que tu as tué et fais tuer, ton secret peut être très bien gardé. Soit je ne sais pas me taire, soit tu me paies, soit une assistance à un cambriolage. Fais ton choix.

 

- Shin : Je tiens à rester blanc comme neige longtemps dans cette ville. Je paie.

 

- Chef : Très très bien. Là, tout de suite, je t'aime bien. Tu ne corresponds pas tellement aux talents que l'on cherche par ici, mais si je trouve quelque chose qui demande ton aide, je te le dis. Profites des jours qui passent pour visiter la ville, connaitre ses recoins, ses voies sans issues, les rues à sens unique ou pas. Une connaissance géographique est toujours utile, que ce soit pour trouver une destination ou pour semer la garde. Fais-toi une carte".

 

 

 

XI : Affaires internes

 

Une semaine a passé. Durant cette autre nouvelle vie que j'ai commencé, j'ai appris que chaque membre de la guilde était ouvrier fermier (ou au moins, qui le paraissaient) dans un logement social mis à disposition par la ville. Notre logement avait un passage secret situé dans la réserve de bois de chauffage.

 

Chef avait une mission pour moi. J'espère que ce n'est pas apporter un bouquet à "Dar..." comme il avait appelé (mais au fait, c'est quoi son prénom ? A moins que personne n'est censé savoir sauf peut-être les chefs ?). Et j'espère qu'il ne va pas tenter de m'adopter. Je le trouve nul comme papa adoptif. Mais je veux pas faire de la peine à mon père... Euh, je veux dire, à Chef.

 

- Chef : "J'ai un travail pour toi. Tu es un archer de l'eau, c'est ça ?

 

- Shin : Je peux aussi faire de la glace, mais pas en trop grande proportion, ou encore des brumes. Tout ce qui est lié directement ou indirectement à l'eau, en fait.

 

- Chef : Bien. Je voudrais que tu trouves un point d'observation, et que tu surveilles une caserne à côté de l'église de l'eau. La précaution est de savoir qui fait quoi et qui va où. Tu surveilleras les entrées et les sorties des gardes.

 

- Shin : C'est tout ?

 

- Chef : Oui. Tu me feras un rapport quant à savoir s'il s'est passé quelque chose d'inhabituel".

 

La surveillance était plutôt longue. Mais assez tard après minuit, plusieurs gardes que je reconnaissais malgré la tenue civile étaient remarqués entrant dans l'église de l'eau par une autre entrée. Par peur de manquer de discrétion, je n'ai pas essayé de m'approcher. Ils prennent une autre sortie, mais où. Et par où ils ressortent ? Font-ils croire qu'ils sont morts ?

 

J'ai ensuite fais savoir ce que je savais à Chef. Ce n'est donc plus une rumeur mais une réalité. Les gardes près de l'église de l'eau sont des "corrompus" selon les termes de Chef. Il me demanda de revenir demain. Il a encore un autre travail pour moi. Le dernier était bien peu payé par rapport au très grand nombre d'heures que j'ai fais, et quant à celui-là, il ne sera pas payé du tout selon ses termes.

 

Je suis alors repassé à la guilde le landemain. Chef m'avait remis un papier plié et courrier, les deux étant à ne pas lire. Il me dit alors d'aller à une adresse, et de clouer le papier avec un couteau, tandis que le courrier devait être enterré dans un pot de plante à telle adresse dans une rue assez peu fréquentée, et que je devais faire attention à ne pas être suivi.

 

Je lui ais alors dis que je m'y mets tout de suite. En réalité, et sans le dire verbalement, j'avais juste "promis" que je déposerais les missives sans poser de questions.

 

Comme j'étais un marcheur rapide, et que les courriers étaient cachées, j'avais décidé de louer une chambre pas trop cher mais suffisamment salubre pour m'y trouver. Je me suis alors dépêché de trouver une échoppe ouverte la nuit et achetait une mini-casserole, de la colle et des allumettes. Je suis ensuite monté dans ma chambre. Avec mon sort de création d'eau, je remplissais la casserole. Avec de quoi faire du feu, je chauffais l'eau en tenant la cesserole sur le feu d'une main, et de l'autre, je tenais l'enveloppe afin que la vapeur d'eau me permette d'ouvrir l'enveloppe sans la déchirer.

 

Je pris le temps de lire le papier. Ce dernier que j'étais censé clouer à l'adresse privée d'un garde donnait rendez-vous là où il devait ensuite trouver le courrier loin de ses collègues. Le courrier contenait une lettre lui demandant d'aller à une adresse précise, et qu'il y a des infos intéressantes pour lui faire gagner une promotion. Vérité ou traquenard ? Je refermais ensuite l'enveloppe avec la colle pour cacher les traces de ma promesse manquée.

 

Je redescendais puis partais à la ruelle passablement propre pour y cacher la lettre dans une plante. Au moment où je me rendais à ladite adresse privée, j'ai croisé un mendiant très poli et avec une apparence décente pour quelqu'un de défavorisé. C'était mon "mot de passe", le guide qui m'avait permit d'entrer dans la guilde des voleurs. Il me fit entrer dans une cour peu fréquentée. On était seuls :

 

- Guide : "Qu'est-ce que le chef t'a demandé de faire ? Sois honnête malgré la méfiance qui te pèse, c'est très important. Notre cause comme la tienne peuvent continuer ou s'arrêter selon que tu mentes ou non.

 

- Shin : Il m'a demandé de déposer ce mot plié et un courrier que j'ai enterré dans un pot à plante à l'adresse indiquée sur le papier [Je lui donne le papier]

 

- Guide : Ca ressemble à un courrier type. Il n'y a pas de nom dessus, mais ça concerne bien un garde. C'était à quelle adresse que tu devais le clouer ?

 

- Shin : Celle-ci [Je lui indique l'adresse]

 

- Guide : Eh bien, Chef a tenté d'induire en erreur un garde pas totalement clean, certes, mais qui n'est pas un complice de l'église de l'eau. En le tuant tout en le faisant passer pour un de tes ennemis, il t'aurait fait porter le chapeau. Tu as trahis Chef en me racontant tout, et la direction locale de la Guilde des Voleurs se méfie de lui depuis un moment. Tu as très bien fait de ne pas l'avoir tout à fait aidé en t'étant posé des questions, et je suis ravi de t'avoir interrompu dans la mission qu'il t'a donné. Tu nous serais d'une aide précieuse qui pourrait directement te rendre service, pas simplement te laisser en vie.

 

- Shin : Et quoi, exactement ?

 

- Guide : Mes informateurs savent quels gardes se sont acoquinés avec l'église de l'eau. Donnes-moi la lettre, et je te promets, sous mon contrôle, que ce sera un des coupables qui la lira, et qui connaitra le destin qu'il mérite. Tu n'as pas d'autres amis que nous, et contrairement à Chef, je ne t'ai jamais piégé. Chef Elacir, que tu as vu à la maison de jeux, a de l'estime pour toi, même si elle reconnait t'avoir mis un peu de pression pour accepter ce qu'elle t'a proposé avant.

 

- Shin : Euh... Je ne sais pas à qui je dois faire confiance...

 

- Guide : Fais confiance à ta jugeote. Tu as une magie puissante et une vrai capacité d'initiative qui t'ont mis sur la bonne voie, malgré les menaces qui sont survenus, qu'elles viennent de nous ou de l'église de l'eau. Même ta colère est comparable à la nôtre envers l'église de l'eau. Tu partages nos convictions à l'encontre de l'église de l'eau. Compenser au mieux l'erreur d'avoir éradiqué ton village est le maximum que nous puissions faire pour toi. En l'état actuel, tu n'as pas trop le choix.

 

- Shin : Bien... Voici le papier plié. J'espère ne pas regretter mon choix.

 

- Guide : Mieux que de te promettre, je te donne ma parole comme celle de Chef Elacir que tu n'auras à regretter de rien. Celui qui va décéder est un collabo de l'église de l'eau. La responsabilité de sa mort nous revient, pas à toi. Tu as déjà prouvé que tu détestais ces gars comme nous les détestons aussi. Quant à Chef de Yassurlok, il croira que le garde qu'il tentait de piéger s'est méfié et n'est pas venu au lieu du rendez-vous.

 

- Shin : Bon, très bien. C'est vrai que j'ai pas trop d'alternatives. Je roule pour toi.

 

- Guide : Ta mission que je te confie est toute simple. Aller te reposer, puis dire à Chef que tu as fais le boulot qu'il attendait, et que tu as déposé les courriers prévus sans les lire. Le Conseil ne sera pas ingrat, même envers un étranger à la guilde".

 

Au lendemain, je dis au chef que j'avais fais mon travail. Il me "paya", selon ses propos, avec la "richesse du coeur". La générosité de mon chef. Il était ravi ! Il m'avait dit, que mon travail allait bientôt faire tuer un "garde complice de l'église de l'eau", selon ses propos.

 

Avec le + d'hypocrisie qu'il m'était possible, je lui fis savoir mon contentement de cette avancée, tandis qu'il me disait qu'il n'est pas totalement sûr de me proposer quelque chose.

 

 

 

XII : Changement de plan

 

A ma chambre, loin de la guilde des voleurs, un courrier était déposé sur mon lit. Le courrier me demandait de regarder prudemment par ma fenêtre à une heure précise, l'ouvrir, puis de laisser entrer mon guide, du moment qu'il n'y ait personne d'autre que lui dans la petite ruelle, quitte à attendre encore un peu si c'est trop délicat. Après un doute, je notais le sceau du trèfle vert foncé. Signe plutôt fiable, mais je restais sur mes gardes.

 

Le garde, chez qui la lettre a été finalement parvenue, a été tué selon les instructions du Guide, non celles de Chef. Une nouvelle discussion eut lieu :

 

- Guide : "Mon groupe d'assassins a interrogé puis tué le garde. Ou + particulièrement, le chef corrompu de la garde. Et dans les règles de l'art; pas une seule goutte de sang sur son uniforme. Même pas un trou. Y avait même la clé de la salle d'équipement sur lui.

 

Par le jeu des relèves et de la hiérarchie, ainsi qu'avec l'aide de nos gardes "amis" haut placés pour beaucoup, on va éloigner les gardes qui ne bossent ni pour nous, ni pour l'église de l'eau. Ensuite, quand la caserne à côté de l'église n'aura que des gars de chez nous, on pourra tranquillement faire le ménage ainsi que des prisonniers à l'église de l'eau, interroger les vivants, et s'en débarasser aussi.

 

- Shin : Quel est mon rôle là-dedans ?

 

- Guide : Le tiens est particulier. Voici 100 Ducats d'Or. Tu iras dans les quartiers chaud. Trouves une femme qui se rapproche le + possible de Chef du Sud-Ouest. Ramènes-là chez toi.

 

- Shin : Tu es vraiment génial comme patron ! Tu sais motiver tes troupes et les récompenser ! Tu veux être mon nouvel employeur à moi ?

 

- Guide : Allons, allons ! Je serais là aussi.

 

- Shin : Ahh... Ben, je sais pas trop... Les plans à 3, je peux pas encore envisager, c'est encore trop nouveau pour moi. Je crois que je vais abandonner.

 

- Guide : Tu t'en occupes pendant que j'éffectue mes affaires de mon côté. Tu as 2 nuits pour y arriver alors prends ton temps. Dynamique ou non, n'oublies pas d'être classe avec chacune que tu tenteras d'aborder. C'est moi qui m'occupe du sale boulot, nommément tuer des gens, faire le ménage disciplinaire dans le Guilde... Bon, aller. Sans rancune. Bonne nuit et bonne chance, Casanova !"

 

Ma "corvée" a été effectué. Ca a prit un peu de temps et de courage. J'ai jamais osé donner du fric pour du sexe. Mais selon mon guide, j'étais pas là pour ça, et de toute façon, j'avais pas de capote. Toutes ces idées qui me traversaient l'esprit, c'était trop de choses d'un coup. C'était embrouillé.

 

J'ai eu partiellement le coup de foudre, mais la raison me sommant (voire m'assomant) de ne pas aller trop loin. Je suis alors tombé sur une femme pas seulement "suffisamment ressemblante" à Chef Elacir. Je suis aussi tombé sur une femme qui avait l'air franchement superbe ! Non, il faut rester calme. Néanmoins, je pense qu'elle conviendrait.

 

Revenus dans ma chambre de location, la prostituée commença à me demander ce qu'on attendait, si j'étais timide ou puceau. J'avais les nerfs à rude épreuves. J'avais envie de... Non, rien. Mon guide revint encore. La prostituée était un peu surprise. Elle aussi n'est pas trop branchée plan à 3. Mais mon guide dû faire preuve de beaucoup de tact et de diplomatie sans faire de promesses de vie meilleure, ni de propos négatifs.

 

Il dit alors à la prostituée que tout ce qu'elle a à faire, c'est d'âppater "un type" sans dire son identité de voleur, Chef Yassurlok (un faux nom a dû être inventé). Le Guide montra alors à quoi il ressemble. "Eh beh... Encore heureuse que j'ai pas à coucher avec une tête de sphincter. J'imagine à quoi ressemble le reste. Mais comme je peux avoir du fric sans coucher, je saurai me montrer convaincante." Le Guide donna 150 Ducats d'or. C'est une somme d'argent plutôt importante pour pas grand chose, en + de ce qu'elle a déjà eut la 1ère fois, mais qui pourrait lui permettre d'abandonner la rue pendant un moment. Se sentir considérée ne peut que lui donner envie de bien faire. Puis... Il ne faut pas sous-estimer le pouvoir du parfum d'un bon after-shave ;)

 

Mon enième travail était alors de repasser voir Chef et de lui parler de la femme (payée pour le piéger, mais il ne doit pas le savoir). Avant de m'y mettre, j'avais bossé mon discours avec le Guide. Et ensuite, je suis allé voir Chef. Je lui dis alors :

 

- Shin : "Euh... Chef, je peux vous dire un truc ?

 

- Chef : Mais bien sûr mon petit Shin ! Ais-je pensé à te remercier pour tes précédents services !? Eh ben, si c'était pas le cas avant, maintenant c'est fait !

 

- Shin : C'est pas évident d'en parler... Je suis nerveux...

 

- Chef : Tu peux tout me dire ! On est associés !

 

- Shin : J'ai craqué sur une femme vraiment pas mal...

 

- Chef : Chut ! Viens dans mon bureau, tu me diras tout ! [Moi et Chef arrivons au bureau] Je n'ai pas l'intention de partager ton secret avec qui que ce soit, la vie privée, c'est sacrée !

 

- Shin : Elle est vraiment superbe... Je veux qu'elle se sente bien pour que ça se passe en de bonne conditions... Mais il me manque pas mal de fric pour passer la voir, y compris pour acheter des fleurs, une boite de chocolats et des... Euh... Je vais pas tout dire, non plus...

 

- Chef : Laisses-moi te dire un truc; tu me montres où elle est, et si je pense qu'elle vaut le coup, je te filerais des finances et tu me rembourseras + tard."

 

La 3ème nuit après notre discussion, on était partit en ville. Je suis alors parti, selon les instructions de mon Guide, à un parc. Je cherchais à reconnaitre la prostituée que j'ai aperçu l'autre fois sans la trouver. Chef avait prit l'initiative d'aller voir une belle femme très bien habillée. Je m'aperçu après coup que c'était la prostituée dont le boulot était de ressembler le + possible à la Chef Elacir, et de mener mon relou de patron par le bout du nez dans un piège dont lui seul ne sortirait pas indemne.

 

Le piège refermé, le Guide donna des pistes pour que ladite prostituée puisse améliorer durablement son niveau de vie, pourvu qu'elle les écoute. Quant à Chef de Yassurlok, il fut retenu prisonnier à la guilde des voleurs dont il était pourtant le chef ! Malgré ça, aucune révolte n'a eut lieu à la guilde; Chef n'était pas très apprécié de la Guilde des Voleurs de Yassurlok.

 

Entre temps, la caserne près de l'église de l'eau ainsi que l'église de l'eau avaient connu ses membres assassinés puis remplacés par des comédiens en attendant la dissolution de l'église de l'eau que la mairie prononçerait, ainsi que l'engagement de nouveaux gardes + clean que les précédents. Tout un quartier de la ville était possédé de fait par la guilde des voleurs. D'ailleurs, l'ex-prostituée que nous avions engagée est devenue garde pour la comédie tout en étant payée par la ville ! Une petite magouille a arrangé un coup pour qu'elle soit garde de façon officielle. Pas mal pour une guilde criminelle qui veut se faire bien voir sans tomber trop bas ! Nous sommes responsables d'une belle ré-insertion.

 

 

 

XIII : A table, c'est prêt

 

Le Guide m'a demandé de rendre un service. De prendre un peu d'argent, d'aller voir l'alchimiste de la guilde, puis de lui demander ce qu'il a besoin pour une potion de charme et une potion de sommeil. J'ai alors pris l'argent qui m'a été confié, acheté les ingrédients pour l'alchimiste. Les potions étant préparés chacune de leur côté, puis mélangés, et une nouvelle potion était prête. "Si vous n'êtes pas satisfait, vous êtes remboursés :))", disait-il. Quel taré, ce type ! J'espère vraiment que ce mec est + doué en mélange de potions qu'en conversation.

 

Le Guide m'a alors demandé de passer à la guilde pour aider à une "confession", ainsi que d'apporter la potion de persuasion. Chef (qui n'allait bien bientôt plus de tout l'être) jouait le bluff de dire qu'il ne raconterait aucune vérité, qu'il n'avouerait rien. Le Guide complimenta le sens de l'observation de Chef, lui indiquant qu'il était d'accord avec lui, mais que la résistance à l'interrogatoire, si coriace soit-elle, serait vaine. Chef dit ensuite qu'il est habitué à la violence, puis affirma ensuite qu'il tiendra bon devant le jeu d'action ou vérité. En moi-même, je riais intérieurement en pensant "Ce sera d'abord vérité pour savoir ce que t'as à dire, et quand on aura fini, ce sera action, surtout ton avis de décès !"

 

Le Guide ordonna à 2 membres de tenir Chef alors même qu'il était attaché, puis à 1 autre de tenir la gorge de Chef sans l'étrangler. Il m'ordonna ensuite de maintenir la bouche de Chef bien ouverte. Ensuite, le Guide en profita pour y mettre un entonnoir, puis la moitié du contenu de la potion de persuasion (l'effet secondaire étant la somnolence, il devait ajuster la dose).

 

Chef commença à répondre sans faillir à toutes les questions qui lui étaient posées. Il s'appelle Stanislas (quelle prénom dégueulasse. Hey, ça rime ! Ooh, Shin, tu te découvres poète !). Il a travaillé à monter en hiérarchie afin d'être suffisamment puissant pour faire bénéficier de son influence pour que l'église de l'eau, organisation pour laquelle il travaille, puisse s'installer. Un rapport qu'il avait reçu de l'église de l'eau lui a indiqué de garder un oeil sur Shin tout en le privant de moyens de s'en aller. C'est pour ça que Stanislas s'est fait plaisir en demandant une somme d'argent bien trop élevé à Shin. Le boulot de Stanislas était censé lui assurer d'être payé par la Guilde des Voleurs sans que ça coûte quoi que ce soit à l'église de l'eau pour qu'elle ait + de moyens financiers. Stanislas a ensuite avoué qu'il avait faussé la comptabilité, et au lieu de reverser sa contribution aux maitres de la Guilde des Voleurs, il s'en gardait une partie et en reversait une autre à l'église de l'eau.

 

Stanislas dit ensuite que s'il n'a eut aucun scrupules à trahir la Guilde des Voleurs, c'était aussi parce qu'il avait perdu ses 2 doigts. Le Guide, après un silence de quelques secondes, gardait cet info pour + tard envers pour la réunion de la Guilde des Voleurs; faut-il exécuter tout net ceux qui bossent mal, les mettre au placard pour les faire démissionner, ou faut-il leur donner une autre chance sans leur faire trop de mal ?

 

Stanislas révéla qu'il y a une gigantesque quantité de scandale de harcèlement sexuel et de viols, que ça pourrait faire péter l'église de l'eau si le public le savait.

 

 

 

XIV : La charité commence par autrui

 

Le Guide prit provisoirement le rôle de Chef Yassurlok, bien que ce soit provisoire. Il décida qu'il valait mieux ne pas tuer Stanislas. Pas tout de suite, du moins. Il eut ensuite une idée; demander une rançon. Très chère. Avec un mensonge : L'église de l'eau verserait une grosse somme si elle ne veut pas que ces scandales éclatent et qu'on leur remettrait Stanislas plutôt qu'au tribunal. Notre nouveau Chef Yassurlok demanderait en effet une rançon, et quelques jours après que l'argent ait été remis, Stanislas serait néanmoins remis au tribunal, et la Guilde des Voleurs révélera elle-même (tout en cachant sa propre identité) les scandales.

 

Le Guide fit rédiger une lettre de rançon à remettre à la ville de Yhrodowal, à l'est, où réside une congrégation de l'église de l'eau. Somme demandée en échange de la prétendue libération du "coupable" et du "silence" : 15 000 Ducats d'Or. Je me dévouai pour porter le courrier quand, en vérité, je l'avais confié à Aztragoz qui l'apporterait beaucoup + vite, et à + forte raison qu'il porterait seul le courrier à destination.

 

Moi et 3 autres voleurs avions suivis la conversation. L'un d'entre eux, sur demande du Guide et avec un petit dédommagement, s'est vu recevoir l'instruction d'aller se faire refaire le visage à la copie exacte de Stanislas. Son travail étant alors de l'imiter parfaitement, et d'infiltrer l'église de l'eau, donner régulièrement des renseignements, connaitre les gros bonnets de la hiérarchie locale ainsi que des échelons supérieurs, s'ils sont nombreux, très présent ou pas, qui est-ce...

 

L'échange de l'argent contre le faux Stanislas aurait lieu sans que nous "manquions à notre parole", d'une certaine manière. Le rendez-vous serait fixé sur la Grande Plaine Verte; l'absence de forêt est une précaution supplémentaire pour qu'il n'y ait pas d'embuscade. C'est une garantie necéssaire pour qu'il n'y ait personne d'autre que "l'acheteur" de la rançon et les 2 gardes qu'il a été permit d'avoir avec lui pour être rassuré. De notre côté, nous avons un "vendeur" et 2 voleurs pour escorter, ainsi que notre "otage", en réalité une taupe déguisée par les soins de la guilde des voleurs. Chacun doit d'avoir ses armes visibles sans se désarmer ni avant, ni pendant, ni même après la rencontre. En partant, chaque personne directement actrice de la ranson doit repartir le dos tourné, tandis que les gardes respectifs de chaque camp doivent également partir après l'échange à reculons. Pas de tir en traitre venant de qui que ce soit, avec possibilité reconnue de se surveiller réciproquement.

 

Par précaution, je n'étais pas inclu comme garde du corps, car selon le Guide, les prêtres de l'eau risqueraient de me détecter, et s'ils me découvraient, ils n'hésiteraient pas une seule seconde à abandonner le paiement de la rançon pour transmettre à tous les échelons de la hiérarchie que j'étais présent, et transmettre en catastrophe une attaque de grande ampleur contre la ville où je me trouve, et ma capture aurait été trop probable. Mon cauchemar de voir une autre ville détruite ne devait pas recommencer.

 

J'ai missionné Aztragoz de surveiller l'échange depuis le ciel, et de créer une barrière vent localisé assez loin derrière les "acheteurs" de notre rançon; s'il y a des snipers, ils rateraient automatiquement leurs tirs. Cette précaution était intéressante, mais n'a pas servi, les prêtres de l'eau ayant peut-être reconnu qu'ils avaient à faire à des professionnels, et que la capture d'un de leur complice assez important témoignait des grandes capacités stratégiques de la Guilde Des Voleurs. 15 000 Ducats d'Or dans les poches de la Guilde des Voleurs !

 

 

 

XV : Changement

 

La Guilde des Voleurs, toujours sous les ordres du Guide et provisoirement Chef de la branche locale de la Guilde des Voleurs, a missionné ses informateurs de diffuser ce que Stanislas a révélé à propos de l'église de l'eau. Les comédiens ayant joué aux faux prêtres étaient tenus de disparaitre le temps que la tempête se calme. Dans le même temps, les gardes ont ainsi traqué tous les prêtres de l'eau n'ayant pas été tués dans le lieu de culte, et tué ceux qui fuient (afin qu'ils ne puissent alerter personne). Devant la peur d'un funeste destin qu'ils ne choisiraient pas tout en se voyant interdit de se suicider, les prêtres de l'eau ont tous avoué leurs fautes.

 

Plusieurs actions en justice ont été intentés envers les prêtres de l'eau, et excédés par un si grand nombre de fautifs, les prédateurs furent pendus sur décision de justice.

 

La ville avait expulsé un culte religieux pour la 1ère fois de son histoire. Ainsi, dans sa Constitution, une règle précisa en toutes lettres que toute religion basée sur les élémentaires n'a aucun droit d'être dans la ville. L'ampleur des représailles dissuada l'église de l'eau de retenter une implantation. Une interrogation subsistait quant à savoir si la ville devait être sans religion, ou si une laïcité devait exister et selon quelles modalités. La disparition de l'église de l'eau fit toutefois l'unanimité.

 

Stanislas... Je ne sais pas ce qu'il est devenu. Je n'ai pas demandé. Une dernière mission, que la Guilde des Voleurs me demanda, était de déposer discrètement un sac dans une charette à cadavres non réclamés d'un bâtiment de soins. J'ai préféré ne pas regarder dans le sac, très franchement.

 

Au bureau, le Guide et moi avions prit le temps de discuter. Ces derniers temps, la Guilde des Voleurs a davantage été une Guilde d'assassins que de voleurs vu le nombre de décès. Après ces morts brutales en grand nombre, la Guilde des Voleurs retrouverait la finesse professionnelle du métier; peu ou pas de violence.

 

Le Guide me conseilla, si je voulais avoir des chances d'exercer ma vengeance contre l'église de l'eau et peut-être lui infliger un grand coup, de trouver une Guilde des Aventuriers. Là-bas, j'y trouverais peut-être des gens pour lutter contre l'église de l'eau, ou à défaut, pour une expédition, rendre des services quelques soit l'ampleur, y trouver des alliés, même temporaires... "On réussit rarement une grande bataille en étant seul", disait-il.

 

Le Guide me dit aussi que je ne convenais que trop peu à la Guilde des Voleurs, et que mes droits en tant que membre provisoire devaient prendre fin. En remboursement d'un trop perçu quand je suis entré dans cette guilde pour la 1ère fois, j'ai été payé 350 Ducats d'Or; même pour un non-voleur, Stanislas m'avait extorqué de l'argent. Drôle d'attitude à avoir envers un membre de la guilde, en effet. Celà étant, la guilde s'est quand même gardé 150 Ducats d'Or, et je suis sûr qu'ils en ont gardé encore trop.

 

Le Guide me dit ensuite qu'il existait une Guilde des Aventuriers dans une ville, Uoraï, au nord-ouest, et qu'il faut franchir une rivière, que ce soit par des eaux peu profondes (pourvu que mon cheval et ma carriole puissent passer) ou encore trouver un pont, ce qui est encore mieux.

 

Mes conducteurs de carrioles, bossant pour la guilde des voleurs, ne m'accompagneraient pas. Mon cheval m'ayant toujours appartenu, j'ai cependant gagné de conserver la carriole pour moi, tandis que pour arriver à destination, je devais conduire seul la carriole.

 

 

 

XVI : Représailles

 

Enfin libre de tous services à rendre envers qui que ce soit ! Et maintenant, en route pour la Guilde des Aventuriers d'Ucoraï ! J'avais tenté de demander à Aztragoz de faire le conducteur. Il n'a jamais répondu à mon appel. Je ne sais pas pourquoi.

 

J'ai eu la corvée de déplacer ma carriole, puis de me reposer sur une aire d'autoroute toutes les 2 ou 3 heures, le temps d'une pause frites et café.

 

Après 3 jours de voyages, j'entendis un bruit lointain derrière. C'était encore les prêtres de l'eau. Je l'impression de les attirer comme une merde attirant les mouches. Pensée négative évacuée, j'ai cravaché mon cheval pour accélérer. Il est costaud et rapide, mais avec la carriole derrière, c'était pas évident d'aller aussi vite qu'il faudrait. Croisés et prêtres de l'eau cavalait à grande vitesse derrière. Pas loin, je voyais une colline en pente raide ! Mon cheval a monté péniblement la colline, et une fois en haut, j'ai très coupé les cordes qui reliait mon cheval à la carriole, et cette dernière dévala la colline, tuant net quiconque n'a pas pu se mettre sur le côté à temps, n'arrêtant que brièvement la cavale qui me poursuivait.

 

J'ai alors continué de cavaler un moment. N'étant pas un cheval de guerre, ma monture finit par s'épuiser de fatigue. J'ai alors abandonné mon cheval pour qu'il se repose, puis j'ai continué à pied en sollicant mes sauts magiques plusieurs fois. Ma réserve de magie étant ensuite devenue mince, j'ai continué de courir jusqu'à la rivière que j'avais aperçu. J'étais épuisé et à bout de souffle. Ils étaient + nombreux que moi, mais ne cherchaient pas à me tuer. Je pouvais me décider de les attaquer, mais j'ai déjà précisé ce qui faisait obstacle.

 

J'allais devenir un prisonnier. Mais pas sans combattre d'abord. Arrivé près de la rivière, je pris mon arc. Au même instant, mes poursuivants se mettaient sur leur garde; ils voyaient pourtant que je n'avais pas de flèches. C'est là que je me suis vite aperçu d'un truc; ils savent qui je suis. Ils connaissent mon côté partiellement magicien. J'ai tiré une première flèche de givre, privant de vie un de mes poursuivants. J'ai vu qu'ils ont les moyens de me tuer à distance, mais il n'ont pas cherché à le faire... Mais alors pourquoi ?

 

"Ton pouvoir est à nous ! Rends-toi !", "On te fera même connaitre ta vrai nature, celle d'un demi-élémentaire !", entendais-je hurler... Peut-être craignent-ils de me tuer ? Mais pas par pacifisme, j'en ai la désagréable impression.

 

Avec le très peu de magie que j'avais récupéré et qui me restait, une autre flèche de givre se matérialisa à mon arc, dans l'espoir de bluffer sur mes réserves. "C'est moi qui vous tuerai, un à un s'il le faut, ou vous tous en même temps !"

 

"Je vais même te permettre le choix de ta vie, autre que d'être prisonnier, Shinddha", dit une voix. Puis, ils reculèrent légèrement, pris d'un doute, puis reculèrent beaucoup. "Ok, c'est bon ! On n'insistera pas !", dit l'un des religieux de l'eau. Enfin, tous fuyèrent ! Ma fièrté m'avait fait brièvement croire que ma menace était réalisable. Derrière moi, je sentais quelques fines goutelettes et sur le sol, j'avais enfin remarqué un ombre très nettement + large et + grande que moi. Je n'étais pas apeuré.

 

Derrière moi, j'avais aperçu comme être un mur d'eau qui se déplaçait. Un mur taillé en une forme humanoïde. "Tu n'es pas destiné à finir ici", dit l'élémentaire d'eau. "Je ne comprends pas, dites-moi tout, enfin presque ! Je suis un archer d'Irioc, du clan Kory. Je n'ai rien d'un élémentaire", avais-je répondu. Le mur d'eau humanoïde, que je pense être un élémentaire d'eau, se tourna brièvement vers moi, l'expression calme, comme si j'étais patiemment observé. "Par sympathie envers toi qui est partiellement des nôtres, je ne pouvais pas te laisser tomber. Les élémentaires ne doivent pas intervenir trop souvent. A propos de ta propre nature, quand tu seras prêt, je t'en parlerai." Je n'avais pas tout compris, mais son intervention m'avait sauvé !

 

L'élémentaire d'eau semblait s'agenouiller pour se recroqueviller. Lentement, il se mêlait à la rivière, et de l'élémentaire, il ne restait rien.

 

 

 

XVII : Vous êtes arrivé

 

N'ayant ni cheval, ni carriole, je revint en arrière ! Du haut de la colline où j'avais mis ma carriole en ambuscade, j'étais à plat ventre. J'observais le paysage au loin. Aucune trace de mes poursuivants. Après 10 minutes d'observation, je pouvais être certain qu'ils s'étaient enfuis, et j'ai pu établir que je pouvais revenir vers les ruines de ma carriole. J'ai récupéré tout ce que je pouvais. Le bois pouvait au moins me servir de chauffage. Les draps pouvait me servir de tente. Quant à mon cheval, épuisé d'avoir été sollicité, je ne l'ai plus revu. J'ai pris le maximum de ce que je pouvais pour aller improviser mon propre camp. Finit le cheval, plus de chariot, place à la rando !

 

Je franchi la rivière sans chercher le pont. Après cette journée, puis la journée suivante, je trouvai enfin un chemin de pierres. En même temps que je parcourais la route, je faisais de l'autostop. Personne ne s'était arrêté pour me déposer à Ucoraï :(

 

La nuit étant tombée avant que je puisse arriver en ville, je décidai d'aller me cacher pour dormir en haut d'un arbre pour ne pas être dérangé. J'avais la possibilité d'escalader le mur, mais dans la mesure où je pouvais éviter la cavale et me faire bien voir autant que possible, j'ai préféré me cacher, ainsi que de jeter un sort de brume (je préserve ma vie privée). J'irai en ville demain matin.

 

Le jour suivant, j'entendais légèrement des gens parler. C'était peut-être des gardes chargé d'ouvrir les portes de la ville d'Ucoraï.

 

Enfin j'étais arrivé. Un poste de gardes était situé en face du portail de la ville. Sociables, les gardes ne montrèrent aucune hostilité à mon égard. Je leur parlais. Je n'avais pas peur. Après avoir demandé la direction pour la Guilde des Aventuriers, je pris congé.

 

A la Guilde des Aventuriers, j'avais appris qu'en échange d'une somme, je pouvais y être inscris gratuitement. Ils auraient pû être + franc sur l'inscription, quand même. Je devais signer le registre de ma présence, et je pouvais l'enrichir d'une histoire vécue. Le maitre de guilde m'expliqua que les gens y sont largement bienvenus. C'est ici qu'on peut trouver des services à rendre contre rémunération, et qu'il pouvait parfois y avoir des primes pour des missions exceptionnelles si les gardes étaient dépassés par des évènements. De +, il fallait privilégier l'entre-aide, même s'il fallait partager une récompense. Il était possible de monter les expéditions que l'on veut, et le maitre de guilde conseilla qu'il était préférable d'être au moins 4 personnes suffisamment équippés pour partir à une aventure de grande ampleur.

 

Le maitre de guilde parla des périodes de morosité et d'embellie de la guilde. Ces derniers temps, l'activité est assez modeste, mais les propositions ne manquent pas, et les débutants sont largement acceptés.

 

Au fur et à mesure des 3 ans qui se sont écoulés, je fis la connaissance progressive de 3 mecs assez bizarres et tellement différents les uns les autres. Nous nous mirent d'accord d'intervenir sur une annonce parlant d'une druidesse perdue depuis un moment.

 

Partant de là, un long voyage commençait à nouveau...

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 23:06

I : Les débuts

 

Mes souvenirs quand je n'étais pas une oppresseur sont lointains comme un rêve. Mes parents me stimulaient beaucoup. Je me souvenais que mon éducation familiale se faisait avec ma tutrice. Femme très constructive, sachant faire ressortir la performance sans aller jusqu'à l'exténuation. Je savais toujours avancer.

 

Les choses se sont obscurcis. C'est comme si j'étais trop faible pour savoir m'en tirer par moi-même, qu'on ne m'avait pas donner, en quelque sorte, d'armes ou d'armure pour tenir sans souffrir.

 

Les choses ont empiré quand je me suis aperçu que mes parents ne revenaient pas depuis longtemps. Beaucoup trop longtemps pour qu'il n'y ait pas de question à se poser. J'ai commencé à accuser le monde d'en être responsable. Absolument personne ne m'a aidé quand j'en avais le + besoin. L'intention était parfois là, mais le faire de l'intention n'était vraiment pas à la hauteur.

 

Avec la fortune suffisante qu'il me restait, j'ai alors payé mon instruction en magie. Je progressais vite, quoiqu'en présence de congénaires dispensables aux commentaires incessants à mon égards. J'ai arpenté longtemps les bibliothèques et leurs ouvrages variés. J'espèrait y trouver de quoi ramener mes parents à la vie. Mais ce qui est magie de la vie n'en est qu'à des balbutiements insignifiant par rapport à mes ambitions. Les soins des blessures existent. Contre les maladies variées, aussi. Mais rien sur quelque chose comme la résurrection. J'ai cependant lu qu'il existait des tentatives ratées, et que la nécromantie pouvait offrir un paliatif quoique peu satisfaisant. Alors, je me suis dis que si je ne pouvais pas encore ramener mes parents à la vie, je devrais peut-être d'abord passer par la nécromantie.

 

Un des livres que j'ai lu disait, selon son auteur (décédé depuis un long moment, et qui n'était pourtant pas magicien), que pour comprendre la vie, ou du moins certains éléments, il fallait une personne morte, et la disséquer. En l'occurence, l'auteur du livre achetait clandestinement des cadavres décédés et non-réclamés dans des villes où la peine de mort était pratiqué. Comme c'était choquant. Mais au nom de la compréhension, certaines frontières ont besoin d'être franchies, à moins de rester là où on en est, ne jamais trouver meilleure idée... Se condamner à l'expectative.

 

Mes finances étant diminuées, je me suis alors reconvertie comme guérisseur chez un apothicaire. Il avait testé mes talents et m'apprit le necéssaire à savoir sans faire de longueurs inutiles comme je le reproche en effet dans les études longues. Et qu'en fonction de mes résultats, + sur la qualité que la quantité, je serai payée en conséquence. J'étais suffisamment payée pour rester propriétaire de la maison de mes parents décédés comme pour payer tous ce qui est entretien et nourriture... Assez pour une vie décente, mais encore trop peu une fois encore par rapport à ce que je visais. Difficile de trouver mieux, cependant, et mon employeur comme la majorité des clients sont reconnaissants de mes services.

 

Comme les études n'apportent pas les connaissances les + "sensibles" d'autant + qu'elles coûtent de + en + lourdement, je les ais alors abandonnés, et ferai moi-même mes expériences en nécromantie. J'achèterai mon équipement. Je noterai mes expériences, les buts recherchés, les hypothèses, les résultats obtenus, pourquoi et comment existent-ils... De la recherche, en somme, mais en clandestinité; la nécromantie n'est pas interdite, mais mal appréciée de la société. Inutile de dire que sans un minimum d'entente avec le voisinage, ma réputation peut, de fait, m'interdire de travailler comme de faire du commerce. La réputation, cette loi sociologique fluctuante.

 

Je cherchais des formules, puis j'expérimentais mon sortilège sur des rats que je faisais tuer par mon assistant (car malgré ma fascination pour la mort, l'infliger entraine une responsabilité et une charge morale peu évidente à supporter). Lui et moi avons un point commun majeur : vouloir que quelqu'un revienne à la vie. Je l'ai connu à l'occasion de mon travail de guérisseur envers une personne en fin de vie à cause de blessures graves. C'est ensuite à l'occasion d'une discussion avec mon assistant que j'ai parlé de mon projet de résurrection (ayant réalisé trop tard que je risquerais la dénonciation, je m'en suis voulu). Avant de se présenter, mon assistant a perçu ma peur, mais m'a rassuré 3 fois :

 

  • En disant qu'il ne me dénoncera pas.

  • Qu'aucun pot de vin ne serait demandé, ni même un service démesuré de ma part.

  • Qu'il m'aiderait à mon sortilège.

 

Mon assistant, Vlad, cherchait à tout prix à ce que le projet marche, et me donnait quelque fois de l'argent, car lui-même a un travail, et son service à mes côtés est grâcieux. Par calcul pour qu'il n'y ait pas de rébellion de ses services plutôt que par générosité, je le laissais rester chez moi (selon son propos, ma maison est confortable, bien chauffée et bien éclairée, et ça lui économisait d'acheter une maison comme de payer un loyer). De mon côté, je lui ai rappelé qu'en tant que propriétaire, il a des règles à respecter qu'il me doit, règles qu'il n'a aucune difficulté à tenir compte de par sa reconnaissance comme le caractère non-abusif des règles que je lui demande de respecter quant à mon droit de propriété.

 

 

II : Expérimentations magiques

 

Continuant mes expériences durant mon temps libre sur des rats, certains étaient volontairement vieillis pour devenir des squelettes. D'autres étaient tués plutôt récemment. Grâce à cette variété de cadavres de rats et à mon sortilège expériemental de résurrection, j'avais une chance de savoir à quel point mon sortilège marchait, et s'il était perfectible. J'avoue avoir moins peur des squelettes que des cadavres inanimés. Ma peur de la mort devait être sélective.

 

Pour me débarasser de ma peur, j'ai alors lancé mon sortilège de résurrection sur un rat très récemment décédé. Mon sort avait marché, quoique pas autant que je le voulais, car les rat avait perdu beaucoup de réactivité, et répondait peu à mes stimulations, à peine + en présence de sa nourriture préféré. Et mon sortilège coûtait de mon énergie à entretenir.

 

J'ai alors obtenu le même résultat sur d'autres rats en divers états de décomposition. Une observation poussée avait montré que la blessure qui a tué n'était pas refermé, et il en allait de même quand les blessures étaient multiples, fatales ou non. Chaque rat était partiellement vivant, tandis que les blessures restaient pourtant ouvertes sans les tuer.

 

Quant aux rats déjà devenu squelettes, ils bougaient, eux-aussi. Mon sort de résurrection, comme je l'envisageais, n'avait pas donné les résultats espérés. J'ai même demandé à Vlad de tuer tous les rats, et quant j'avais lancé mon sortilège après leur mort, les rats n'étaient même plus animés. Mon sort était perfectible sur beaucoup de points. Il ne ramenait pas à la vie, tout compte fait.

 

Quand j'ai enfin obtenu les résultats que je voulais sur les rats, y compris un sort qui coûte peu à maintenir à défaut de ne rien me coûter, il me restait une question; est-ce que mon sort fonctionne sur un humain ? La question délicate consistait également à savoir comment avoir dans mon sous-sol un cadavre sur lequel faire cette expérimentation. Je ne peux pas m'engager sur la voie du meurtre envers qui que ce soit, des indices risqueraient de remonter jusqu'à moi même si je demandais à Vlad de s'en occuper (son idolâterie m'a toujours gênée par moment).

 

Durant 2 ans, j'ai perfectionné mon sortilège autant que possible, dans l'espoir d'obtenir la "véritable" résurrection, et en j'ai apprit d'autres sortilèges extérieurs à la nécromancie. Vlad restait avec moi malgré que j'avais peu besoin de ses services, et je ne me sens pas ni la patience ni la confiance d'en chercher un autre assistant si je devais le congédier à long terme, par peur qu'il m'abandonne.

 

Le temps passant m'a rappelé que le peu d'espoir que j'avais de retrouver mes parents risquerait de mourir avec moi. N'ayant rien perdu de ma détermination comme de ma volonté de ne pas céder au désespoir, j'ai alors, travaillé à un sortilège de conservation, notamment celui de la liche, 99% immortel, les 1% constituants une faiblesse qui peut très bien l'achever. De cette façon, je ne mourrais pas, ayant alors tous le temps possible et envisageable pour trouver des solutions au décès de mes parents, mais aussi à l'idée de ne plus être une liche moi-même. Oh, et, si mon sortilège me permettait de conserver mon apparence, ce serait bien aussi.

 

J'ai rien perdu en activité sur ces 2 années. Un soir, alors même que je n'avais pas envisagé d'abandonner, j'ai fais un rêve. Un rêve qui faisait suite à mon autre projet de devenir liche. C'était fabuleux. Rêver que je trouvais comment faire mon sortilège avait le double avantage de continuer à penser mon sortilège sans souffrir du manque de sommeil. Un rêve ne dure, parait-il, que quelques secondes, tandis que j'avais l'impression de rêver pendant longtemps. J'avais trouvé exactement ce que je devais faire pour devenir une liche, comment faire le sortilège, quels effects il aurait sur moi. Je me suis même comme "souvenu" que mon sortilège me donnait l'immunité aux blessures physiques, magiques, aux maladies... C'est comme si je ne pouvais pas être tué. Immunisé contre le destin. Et mon point faible, quel serait-il ? Je l'ignore. Mes insctincts semblaient me dire que mon sortilège était bien fait.

 

A la fin de ce rêve, j'ai alors tout noté, tout retranscrit. Mais ce sortilège conférant une immortalité sur de nombreux points, l'expérimenter est particulièrement délicat. Je peux me retrouver à tenter quelqu'un d'abuser de son immortalité. La nature humaine n'étant jamais parfaite comme je l'ai appris à mes dépends à de multiples reprises, même les personnes dotés de grande bonté pourraient bien en être tentées.

 

 

III : Ambition grandissante

 

Après ces 2 années intenses, j'ai entendu parler d'une nouvelle. 2 pays dont le mien iraient en guerre. Une guerre, quelle aubaine ! Les décédés pourraient me servir de cobaye. Et si mon sortilège de résurrection fonctionne, il vaudrait mieux que ce ne soit un cadavre ennemi ramené à la maison, car il ne serait probablement pas reconnaissant ! Mon assistant étant trop utile en étant parfaitement vivant, et mon statut de guérisseur le permettant, je rédigeai alors une contre-indication au combat en faisant passer mon assistant comme ayant un handicap (en tant que guérisseur très respectée quelque soit l'individu, et y compris par les + détestables d'entre eux, ma décision serait hautement respectée. J'ai donc pu confortablement mentir sans prendre de risque).

 

Mes petits rats serviteurs moins utiles me serviraient encore à quelque chose; espionner à travers la ville. Je les ais alors réanimés, car ma capacité à régénérer la magie ainsi que ma réserve étaient nettement supérieur à ce que coûte mon sortilège de réanimation.

 

Avec un autre sortilège, j'ai alors dispersé les rats à travers la ville sans qu'ils aillent en groupe, et avec le + de discrétion possible. Voyant ce qu'ils voient, entendant ce qu'ils entendent, et même ressentant ce qu'ils touchent. Ma tactique était de voir qui ne voulait pas aller à la guerre (car le pays, plutôt que d'être en contrat avec des mercenaires pour pallier le manque d'effectif militaire, recourait à la conscription militaire en dépit des mutineries et des critiques qu'elle engendrait aux dépends de la population).

 

En tant que guérisseur, mes services sont + demandés que d'habitude, et je ne peux pas être conscrit, car je risquerais d'être tué (remarque cynique par rapport aux conscrits prisonniers et non-motivés de leur devoir, je le reconnais); un guérisseur mort ne leur servirait à rien, et vivant, les soldats passeraient + de temps à protéger qu'à aller guerroyer.

 

Ah, mais si je ramenais à la vie (ou presque) ces gens qui n'étaient ni motivés ni consentants à faire la guerre, eux comme leur familles, amis et autres proches relations seraient volontier reconnaissants.

 

Et avec un peu de créativité, j'emploirais ma "résurrection" envers les décédés de l'armée ennemie pour qu'ils combattent les vivants de l'armée ennemie, jusqu'à les conduire à arrêter le combat, sachant que je peux avoir une armée illimitée et dissuasive à mon service. Et côté amie, une partie non négligeable de la population se révolterait et demanderait à ce que le roi soit déchue.

 

Côté amie comme côté ennemie, qu'il y ait 2 perdants calmerait les vélléités de vengeance et de jalousie, chaque pays ayant le choix entre rester là où il en est, ou refaire la vie sur de meilleures bases, la guerre étant hors de question (à moins que j'ai un gros besoin de personnel, et encore, mon personnel qui décède peut être réanimé autant de fois que je le souhaite).

 

Prendre le pouvoir me ferait définitivement gagner tous l'argent dont j'ai besoin. Par prudence de ne pas attirer l'attention, je ne créerais pas de loi contre la nécromancie; toutefois, je la pratiquerai en secret, et en même temps, je me ferai bien voir de la population.

 

La guerre entre les 2 pays éclata enfin. Consignée en service minimum pour les soins militaires, je ne pouvais pas m'absenter, mais en tant que guérisseur, beaucoup comptaient sur moi par respect envers mes compétences. J'étais devenue provisoirement responsable de la salle de soin qui m'était allouée, laquelle avait un simple miroir. Dessus, je jeta alors 2 sortilèges; un d'oeil du mage pour m'en servit pour voir ce que voyait un des soldats sans intervenir, et une illusion, afin que moi seule puisse voir dans le miroir sans que quelqu'un d'autre ait une chance de voir ce que je fais. La discrétion m'est si utile.

 

Tout se déroulait comme mon plan le prévoyait. Ma concentration améliorée me permettait de faire plusieurs tâches à la fois, à la fois donc soigner et voir ce qui se passait, toutefois en ayant la précaution de ne pas trop regarder le miroir durant ma tâche (mon patient risque de voir en moi un narcissique, et même sans comprendre mes buts, la suspicion me causerait préjudice).

 

 

IV : Un échec retentissant

 

Les blessés graves s'accumulaient. Beaucoup décédaient, car les services de soins étaient trop débordés pour s'occuper de tous le monde. Certains de mes patients mourant malgré tous mes efforts disaient qu'ils "auraient aimé vivre + longtemps". Ma bonté coïncide avec mes plans d'expérimentation de la résurrection expérimentale. Que ton voeu soit presque réalisé, cher patient.

 

Après l'hécatombe, une trève fut déclarée, laissant une chance aux diplomates de chaque pays de trouver un accord et des modalités acceptables pour que tous puissent ressortir un tant soit peu gagnant (chose rare, et certains pays qui veulent donner une chance à la paix ont tendance à accepter certaines pertes assez importantes plutôt que de s'affirmer par voie diplomatique ou de reprendre les combats). Aussi, j'en profitais pour regrouper mes rats à mon sous-sol, puis de couper les sorts d'oeil du mage ainsi que la réanimation des morts, n'ayant pas pour l'instant plus besoin d'eux.

 

De mon côté, quand la tempête s'est calmée, une proposition royale demandait à ce que des gens se dévouent pour s'occuper des déclarations de décès, contacter proches s'il y en a (ça n'arrange pas mes affaires qu'il y ait beaucoup de corps réclamés, mais toujours par souci d'entente, ma qualité de travail doit resté au rendez-vous)... A la suprise générale comme de la mienne, nous étions peu nombreux à avoir accepté.

 

S'ensuivit un long travail pénible d'avoir à supporter la tristesse d'annoncer la nouvelle. La tristesse. La même que j'ai connu quand mes parents ne sont jamais revenus. Les premières fois, j'ai comme "oublié" de réanimer les décédés, et les faire passer pour "vivant". J'ignorais pourquoi. Et puis, une étincelle d'observation m'est venue; réanimer les morts alors que les proches s'y sont fait reviendrait à les choquer, et il y aurait une enquête sur la nécromancie, et poserait des problèmes quant aux personnes "(mort) vivantes" dont le décès a pourtant été déclaré. Ajouté à celà que mon sort de résurrection est incomplet, et ne donnerait pas de satisfaction. Les risques n'en valaient pas la chandelle, et je m'en suis donc tenu à mes talents de guérisseur.

 

Vient la partie où des corps n'ont pas du tout été réclamés. Il m'appartient, pour une partie des décédés non réclamés, de les incinérer dans un batiment, loin de la ville comme de la zone de combat. Je me suis attelé à ma tâche. Avec l'aide de Vlad que j'ai fais venir avec un sort d'invisibilité et de silence (pour qu'il n'y ait aucun bruit) avec une carriole large et couverte (un sortilège de téléportation, vu son coût, ne doit me servir qu'en dernier recours, et je dois faire attention à mes réserves de magie, même si je peux les régénérer par l'attente, le sommeil ou par une potion). Son travail étant d'y mettre un maximum de cadavres en meilleur état possible malgré le décès.

 

Le reste de cadavres en surplus qui n'a pas pu être chargé a alors joué un rôle de leurre. De cette façon, j'ai pu incinérer chaque cadavre, me donnant ainsi l'aplomb suffisant pour dire que j'ai fais mon travail.

 

Vlad, mon fidèle serviteur est alors revenu à mon domicile, avec la mission une fois encore de tout décharger à mon sous-sol en mettant chaque corps côte-à-côte.

 

De mon côté, j'ai été libérée de mon obligation, et suis donc remise en service auprès de mon employeur, l'apothicaire. Quelle sensation désagréable d'être redescendue. Mais la tranquilité ne pourra que m'aider. Si seulement mon employeur m'annonçait 2 bonne nouvelles; qu'il va bientôt mourir et que j'hériterai de sa boutique, afin que j'engage des employés qui bosseront à ma place.

 

 

V : Le chantage

 

1 mois après la trève, je reçu un courrier fermé d'un sceau. Ne recevant jamais tel courrier, je demanda à mon serviteur de l'ouvrir (j'abuse, mais il m'admire beaucoup, alors il peut bien accepter une entorse de ma part. Je l'ai déjà protégé du service militaire, alors il m'en doit une). Ce courrier disait : "Je connais tes habitudes. Tu ne te caches pas si bien que ça. J'ai besoin de tes services, et tu ne dois pas me trahir. Pas d'entourloupes, ou tes secrets seront révélés. Attends nos instructions, nous savons comment te contacter" De quel secrets parle le courrier ? De mes expérimentations en sous-sol ? Des cadavres détournés ? Mes sortilèges magiques ayant été repérés ? De mes rats ? Ai-je commis un indiscrétion envers 1 de mes patients ?

 

Toutes ces questions impossibles. Je me sentais comme un débutant. Et la panique qui me guette. Il y a une solution pour que les indiscrets se taisent définitivement... Un coup de force me porterait cependant préjudice. Autant faire comme si chaque jour était comme un autre.

 

Un de mes patients avait l'air agréable... Trop agréable. Il me paya pour des soins : "Il y a de l'argent en trop par rapport aux soins effectués. Je dois vous rembourser", lui dis-je.

Patient : Ce n'est rien. Vous êtes très douée en guérison.

Moi : C'est vrai que je suis rarement gratifiée. Je vais accepter, en fin de compte.

Patient : Prenez aussi ce courrier. Une admiratrice vous apprécie beaucoup. Veuillez le lire en privé, s'il vous plait.

Moi : Bien sûr. Je sais garder un secret.

Patient : Moi aussi.

Moi : Je vous souhaite une très bonne journée."

 

Je n'étais pas sincère. La discussion n'était que patience difficile et politesse profondément hypocrite. Je ne croyais pas non plus à cette histoire d'admiratrice. Comme j'avais envie d'emmener le messager chez moi, pour qu'on ait une discussion ensemble. Je sais faire parler n'importe qui si celà est necéssaire; une volonté forte n'y ferait nullement obstacle. Comme j'avais envie aussi de tuer le messager. Mais sa mort, ou du moins son absence persistante, serait interprétée comme un danger par ma supposée admiratrice, et j'ai tout à craindre d'un engrenage de représailles.

 

Chez moi, mais néanmoins en présence de mon homme de confiance, j'ouvris le courrier, et le lu à haute voix :

 

"Très cher guérisseur. Je sais que vous avez du potentiel. Il n'est pas normal que des gens, même sans vie, disparaissent. Comment réagirait-on si celà venait à se savoir ? Nous ne sommes pas ingrats, voire même généreux. Encore faut-il que nous sachions ce que vous savez, et en échange, personne ne saura ce que nous savons de vous. L'opinion publique est très sensible, par moment. Allez à la 4ème rue du port la nuit du 2ème jour. Vous aurez + d'instruction".

 

J'ai alors donné mission à Vlad d'espionner et regarder les lieux mais ne pas intervenir, et lui proposa de l'argent (il me pait d'habitude, mais vu la dangerosité de la mission, c'est lui qui sera payé en + de son travail qu'il a déjà). Il accepta. Je lui lança un sort d'invisibilité et de silence, puis lui dis d'aller enquêter pour environ 1 heure, et s'il a finit, qu'il ait trouvé quelque chose ou non, de se reposer. Il aurait à faire cette mission 2 fois; 1 fois cette nuit, et une fois la nuit suivante, soir de ma rencontre inquiétante.

 

2 jours passés à être tendue. Ils savent que je cache quelque chose. Ils n'ont vu que la surface des choses, pas le fond. Tirer sur la corde de la chance me serait préjudiciable. Et si je conjurais un clône (similaire au moi original) plutôt qu'une illusion ? Mais est-ce qu'ils ont des magiciens qui repèreraient le subterfuge ? Trop de doutes. Je viendrai de mon propre chef, c'est préférable. Et puis, ils ne réussiront pas à me tuer, car j'ai une surprise.

 

J'interromps alors mon assistant. Je lui demandai si je pouvais dépenser de la magie avec sa propre réserve, s'il voulait bien me donner sa permission. Il accepta sans contre-parti, n'étant pas lui-même magicien.

 

 

VI : Changement

 

Je partai au rendez-vous. Au moment où je m'y rendis, une porte s'ouvrit automatiquement. On m'observait. Après une discussion tendue, on m'obligea à venir dans une ville du pays encore ennemi mais provisoirement pas en guerre avec le mien. Je pensais de + en + fort à faire faux-bond à mes ennemis, et à quel moment je le ferais. J'étais pris au piège, mais pas sans espoir.

 

Ils allaient me torturer mais je lança mon sortilège de la liche en me servant la réserve de magie de mon assistant afin de ne pas être à court moi-même. J'ai intériorisé les effets de mon sortilège pour qu'il passe inaperçu. + tard, tous m'allongeaient sur la table, et au lieu d'avoir peur, j'étais étrangement serein. Ils m'ont torturée. Je ne me moquais pas d'eux, tentant toutefois de leur mentir en disant que ces corps disparus ne sont pas exactement de ma responsabilité. Ca ne marchait pas. Ils m'ont torturée encore. Ca ne marchait pas. Ils étaient en colère. Jamais ils n'ont su quoique ce soi de moi. Mais j'avais encore à craindre de leur menace. Je ne sentais rien. J'avais pas mal. Je pensais que je souffrirais durement, et ce n'est jamais arrivé. La liche que je suis devenue, tout en ayant gardée mon apparence, n'avait pas mal. Aucune insulte ne me faisait mal. Aucune douleur ne me faisait craquer. Puis, la colère m'a animée et je me suis libérée. Je ne sentais pas la douleur physique, mais l'humiliation m'ennuyait au + haut point.

 

Mes mains se chargeaient d'une force vampirisante. Et toute opposition attaquante mais aussi celles qui fuyaient de peur devaient trépasser; pas de témoins. La vie vampirisée de mes ennemis réparait mes blessures corporelles. Tant mieux, car quelque chose d'artificielle aurait été trop visible. Je me suis découverte à la fois meilleur magicienne et bien meilleur guerrière en étant devenu liche, car je ne suis pas un très bon combattant à la base. J'ai aussi découvert que le lieux où je me trouvais connaissait un silence de mort après ma performance. Mes scrupules à ôter la vie ont disparu. Je n'avais pas honte. Mes oppresseurs avaient tout fait pour raccourcir leur longévité dans la douleur.

 

Mais qu'allait devenir mon secret ? Quelqu'un allait-il le révéler ? J'ai alors eut une idée. J'ai réanimé les cadavres que j'ai tué, sans trop chercher à connaitre les effets, afin de faire un minimum d'illusion à mes ennemis. Leur faire croire que tous va bien, mais que la prisonnière s'est échappée. Plutôt ça que de laisser des traces de mes tous nouveaux talents. J'ai alors commandé à mon groupe de zombie agents doubles en nettoyeur, puis de faire comme si tout était normal.

 

+ tard, je couru tout en me rendant invisible. Longtemps. Il y avait toujours cette possibilité de me téléporter. Je l'avais oublié, gênée par la peur. Je contactai mon assistant, lui demandant d'inspecter les alentours du palais, s'il voyait un messager passer. Je couru longtemps jusqu'à ma ville, et aussi surprenant que ça paraisse, je n'ai pas été une seule fois mort d'épuisement. Mes jambes fonctionnaient sans souffrir ni faillir.

 

 

VII : Représaille et ambition

 

Rentrée chez moi, un autre courrier attendait. Je demanda en urgence à Vlad de revenir. Je le fais de + en + participer à mes opérations. Peut-être se sent-il mieux considéré ? Je lu le courrier en sa présence. "Je vous avais avertis. Maintenant, la cour est au courant que tous les cadavres n'ont pas été brulés".

 

Je n'ai pas dis mon dernier mot. J'ai alors demandé à Vlad de redéplacer mes cadavres dans la carriole, et de les cacher ainsi que lui-même loin d'ici. Les cendres ayant été dispersés depuis un moment, comment pourrait-on déterminer que je suis coupable ? Mes états de service comme mon professionalisme répété n'ont qu'1 faille, et c'est quand j'ai ouvertement protégé Vlad de la conscription.

 

Après une enquête, il a été prouvé que j'avais fais correctement mon travail, et qu'il n'y avait aucune trace des cadavres disparus avant l'incinération, et que mes états de services ont été effectués avec sérieux. Quelle clairvoyance d'avoir caché mes cadavres !

 

Ils m'ont raté. Bien fait pour eux. Mais si leur chantage n'a pas marché, ils iront peut-être + franchement par rapport à ce que je n'ai pas dis, et résister à une torture sans rien avouer n'est pas chose courante. Ils viendront me trouver. Et une fois encore, ils ne savent pas à qui ils ont affaire, et c'est moi qui ait une surprise pour eux.

 

En attendant, je vais expérimenter mon sort sur mes cadavres. D'après ce que j'ai vu, ainsi que mon sortilège d'animation des morts améliorés (je ne pourrai pas parler de résurrection tant qu'il n'y aura pas de progrès substantiels), les cadavres "ranimés" sont capables d'une autonomie limitée. Ils n'apprennent pas de nouvelle choses, de nouvelles idées. C'est comme si la croissance intellectuelle était stoppée. Ainsi, un mort-vivant qui n'a appris que peu de choses durant sa vie antérieur ne peut jamais améliorer ses performances intellectuelles. Mais elles ne diminuent pas non plus. Physiquement, ils sont aptes, une fois encore en fonction des mouvements qu'ils connaissent. Un mort-vivant dont l'agilité est faible ne peut pas progresser par l'exercice.

 

Chaque cadavre réanimé a un peu de volonté de montrer de la reconnaissance pour me dire qu'ils appréciaient d'avoir été "ramené à la vie", bien que ce ne soit pas exactement ça, et je finis par leur expliquer. Inutile de dire que ceux qui sont étrangers aux notions de magie n'ont aucune chance de comprendre ce qui se passe. Cependant, j'ai maintenant ma propre garde à domicile. Et je n'oublie pas les autres gardes que j'ai sous mes ordres, et qui agiront quand ce sera le moment.

 

La trève terminée, et les 2 pays se querellant encore, une nouvelle guerre éclata. Une nouvelle guerre qui sonnerait un avènement particulier. Le mien. Quand la nouvelle guerre éclata, je notais que les gardes qui avaient participés à mon enlèvement et où ma torture était présents. Or, ayant été réanimés par nécromancie, ils m'appartiennent. Peut-être que mon ennemi, dont je ne connaissais pas l'identité, serait au combat ?

 

Une fois encore, mes services étaient consignés. Cependant, il n'y aurait peut-être pas autant d'injustice. Au moment où le combat a commencé, j'ai commandé à mes morts-vivants du camp adverses d'attaquer l'armée ennemie à laquelle ils faisaient partie. Ah, la tête qu'ils devaient faire ! S'ensuivit une série de meurtres fractricides. Et + les morts se multipliaient, + j'agrandissais mon armée dans le camp adverse. L'armée du pays duquel je faisais partie avait finit par interrompre son attaque, incertaine de ce qui se passait; si les gens de l'armée ennemie se tuent entre eux, pourquoi l'armée adverse interviendrait ? Désarroi des uns, confusion des autres. L'armée ennemie batta en retraite, tandis que l'armée amie rentra chez elle. Une méfiance dans l'armée amie se répandit; "et si on avait nous-mêmes des traitres ?", disait la rumeur publique. La joie de la défaite de l'armée ennemie fut très mesurée et de très courte durée.

 

A la fin du combat, je manipulais mes marionnettes ennemies afin qu'elles soient cachées, interrompant le sortilèges quand j'en avais pas besoin, et par souci de ne pas entâmer durement mes réserves magiques. La rumeur n'aura qu'à croire à des traitres en vacances, profitant de richesses mal acquises.

 

J'étais galvanisée de ma nouvelle puissance en tant que liche. Comme la guerre était courte. Des 2 côtés, des rumeurs de traitres existaient. Chaque pays accusait l'autre d'avoir acheté des traitres, et tous les 2 démentaient les accusations. Impossible toutefois de se faire la guerre à nouveau; l'armée du pays ami a très peur que ce soit son tour de connaitre des "trahisons" massives, tandis que le pays ennemie est, par dure sagesse de l'échec cuisant, incitée à ne pas se venger.

 

Cette fois, la pression publique durcissait le ton envers les diplomates, leur sommant de trouver une solution, quelque soit les demandes des gouvernants pour lesquels ils travaillent. Une partie non négligeable des gens de chaque pays était en colère, ne croyant pas aux efforts des diplomates, et excédés des pressions multiples, des pertes, des morts multiples... Marre du désespoir.

 

Une révolte avait lieu. Toute personne volontaire devait passer pour galvaniser la révolte, et peut-être séduire les pouvoirs publics excédés de roi querelleurs, stupides et maladroits.

 

En public, et appuyé par le crédit de ma réputation, je me suis découvert comme étant une oratrice sérieuse, avec de bons arguments et sans fausses notes. Pas de flagorneries. Je leur ait dis que le roi de notre pays n'y connaissait rien à nos affaires, et que plusieurs fois, ils nous ont piégés. Que nous devions beaucoup à la chance qu'il y ait de mystérieux traitres ennemis pour abréger la guerre (oui, j'ai osé mentir, car c'est moi qui en suis le responsable alors même que mon intervention a aidé le pays d'où je suis). Ils me voyaient comme sage. Certains me rêvaient comme étant une reine forte.

 

Je suis alors passée à l'action. Chaque mort-vivant à ma botte revenait en cachette. Mon assistant fut à nouveau congédié, tous en gardant le droit d'habiter chez moi, et continuant de me fournir le peu de fonds qu'il pouvait se séparer, lui souhaitant toujours que je réussisse le sortilège de résurrection tandis que j'ai un peu abandonné. Je ne lui ai rien avouer. Lui qui a au moins un point commun avec moi.

 

Une semaine après des tensions, une partie non négligeable du royaume dont je serai à la tête voulait que le roi abandonne sa couronne. Alors, une nuit, je commanda à mes morts-vivants d'assassiner chaque garde, dans le + grand silence. Puis, par ma volonté chaque garde décédé revenait ensuite sous mes ordres. De par l'apparence de faire partie du personnel du château, les asssassinats devinrent + faciles. Je suis allée jusqu'à faire tuer le roi, puis le ramener comme mort-vivant à mon service, afin de lui extorquer sa volonté d'abandonner la couronne, et de me la transmettre.

 

J'avais de moins en moins de plaisir à respecter les règles que le royaume n'avait que peu de scrupules à nuire. Je faisais de moins en moins dans la finesse. Sans doute avais-je perdu mon humanité quand j'ai été enlevée puis devenue liche.

 

Mais je les avais eu. Tous. J'étais leur reine. Ils m'admirent et j'avais leur respect en tant que soignante reconnue et respectée de beaucoup. Les rangs de ma propre armée de morts-vivants grandissaient et coexistaient avec les vivants sans pour autant que les morts-vivants soient montrés. Combien de fois ais-je dû lancer et entretenir des sortilèges d'illusion pour que mon armée de morts-vivants ne soit pas craintes ?

 

 

VIII : Pouvoir et vie parallèle

 

Sous mon règne, la paix fut très facilement signée, car chaque monarque avait participé aux négociations, signe solide qu'il était parfaitement possible de parvenir à un accord. Et en tant que reine très appréciée, ne serait-ce que dans la ville où j'ai fais ma vie, qui pourrait m'assassiner, ou même simplement me salir ? Les assaillants, qui auparavant me menaçaient, ne se sont pas manifestés; l'appréciation publique comme celle de la garde royale est une merveilleuse protection contre les indésirables.

 

Une des seules craintes de suspicion qui restait; ma longévité. Le peuple souhaite que son monarque, reine ou roi, vive longtemps même si au fond, ils savent qu'il peut en être autrement avec la réalité. Réalité que j'ai modifié à mon profit, car en tant que liche, ma longévité ne peut pas expirer, et même mon apparence peut être maintenue.

 

J'étais une reine liche. Coexistant parfaitement dans le pays où je me trouve. Le pays plus du tout ennemi est toutefois surveillé par mes espions. Mon prédécesseur avait perdu une énorme guerre, n'avait pas gagné la 2ème guerre (l'ennemi ayant déclaré forfait à cause de ses propres rangs dont j'en manipulais une partie), et renoncé au trône sans le vouloir. Si 3ème guerre il y a, je la gagnerais sans difficulté. Sans un seul décès, du moins pour mon royaume. Et le souvenir de l'humiliation de l'échec est si puissant qu'il sait faire réfléchir sur l'intérêt et l'opportunité d'un conflit, gouffre humain et financier.

 

Je fis ensuite construire une guilde secrète de magicien. Leur mission est de suivre mes ordres. Trouver, chercher, créer de nouveaux sortilèges... De toutes sortes. Mon seul esprit ne peut pas tout trouver. J'ai comme la confirmation que la recherche sur la nécromancie est une étape avant de trouver un sortilège de résurrection. Les nécromanciens franchissent mieux certaines barrières que les moralisateurs bornés ne veulent jamais franchir. Ce sont des chercheurs fiables, audacieux et sachant garder le silence sur les recherches fortement déconseillées.

 

Au fil du temps, et avec beaucoup de pénibilité, j'avais trouvé des magiciens chercheurs prolifiques et ambitieux. Certains nécromanciens avaient même d'autres spécialités, comme la magie élémentaire, ou la magie de la nature. J'étais fière d'eux. Après tout, j'ai moi-même des connaissances en magie de soin tout en étant nécromancien.

 

Chaque nécromancien dont la longévité avait expiré était ranimé en mort-vivant, et comme ils avaient leur propre capacité de régénération de magie ainsi que leur propre réserve, je pouvais lancer le sort en me servant de leur réserve comme de leur régénération. De cette façon, je contournais le problème du coût des sorts que je lançais, la gratuité de mon lancement comme l'entretien de sort étant le + souvent à la charge de mes nécromanciens morts-vivants. Même pas besoin de les payer puisque décédés ! Bien sûr, en tant que morts-vivants, ils ne peuvent pas apprendre de nouvelles choses.

 

 

IX : Longue vie

 

Vlad avait une crainte; qu'il disparaisse de ce monde sans ramener à la vie la personne qu'il appréciait beaucoup. Prendre de l'âge n'aurait pas été une crainte si son rêve s'était réalisé très tôt. Je ne pouvais pas ignorer la tristesse potentielle qui se manifesterait. Il existe en effet des personnes âgées qui regrettent d'avoir oublié d'agir ou qui ont commis des erreurs qu'ils auraient pû éviter des années + tôt. Dureté des conséquences de l'erreur avec lesquels il faut vivre. Mais pour moi, j'ai une idée pour mon assistant dévoué.

 

Pour lui, et à titre exceptionnel, j'ai missionné certains de mes nécromanciens pour qu'ils trouvent une solution. L'un d'eux découvrit que la meilleure option était de cryogéniser partiellement Vlad; de cette façon, il pourrait se mouvoir sans vieillir, mais ses réactions, à cause du froid, seraient ralentis. Je préfère encore ça que de jeter mon sortilège de liche car je crains la concurrence, et là où mes capacités de combattante étaient faibles quand j'étais vivante, lui est un gaillard assez fort, et devenir une liche le rendrait alors physiquement bien + fort que moi.

 

Alors, pour préserver Vlad du vieillissement sans qu'il soit empêché de bouger comme dans un cercueil de conservation, une armure magique de cryogénie a alors été forgée et enchantée pour lui, et lui seul.

 

Au court de + de 100 ans d'existence, j'ai dû m'arranger pour faire croire que j'étais la successeure plutôt qu'une reine à la longévité trop étonnante pour la société. Ainsi, chaque 50 ans, je "prenais ma retraite" en me maquillant le visage pour faire semblant d'être proche de la mort, tout en recourant à des cadavres modifiés pour mes enterrements. Sur 200 ans en tout, je me faisais passer pour la 3ème successeure, alors qu'en réalité, je suis toujours la même personne.

 

Fausses morts et fausses successions garantissaient à ce que je reste au trône. J'ai même dû placer certains gardes à la "retraite", ceux étant morts-vivants, afin de cacher mes traces. J'ai même fait disparaitre les soldats ennemis de la 2ème guerre, car les garder dans les parages n'était plus necéssaire. Ca m'a enfin permit d'économiser de la magie. Je n'avais gardé que les décédés que j'avais tenté d'aider. J'avais alterné entre conflits et tranquilité, mais ces 200 ans étaient marqués par la tranquilité.

 

 

X : Aboutissement

 

100 autres années + tard, un moment magique avait fait renaitre l'espoir chez moi. Comme chez Vlad, resté loin du pouvoir et proche de la réalité. Mes nécromanciens, morts-vivants comme vivants, ont tenté des expériences archéologiques. Dans un lieu. Ce lieu s'appelait, d'après mes magiciens ébahis, la "Cité des Merveilles".

 

Ils avaient trouvés des parchemins. Ces parchemins, d'après leur traduction, contenaient les techniques d'existences possibles qui sont les suivantes : la réincarnation, l'incarnation et la résurrection.

 

La 1ère technique, la réincarnation, c'est quand un individu décède dans une vie antérieure, puis renait dans une autre vie et parfois sous une autre forme radicalement différente, que ce soit un végétal, un crystal, une roche, un arbre, un être de chair et de sang... Certains aspects de lui-même sont conservés dans sa nouvelle existence, d'autres aspects de l'individu sont directement améliorés dans la nouvelle existence, tandis que d'autres sont oubliées de la vie antérieure. J'imagine un pollueur réincarné en arbre pour qu'il contribue à nettoyer la pollution, ou un soigneur réincarné en plante. Je me sens légèrement druidique, en fait.

 

La 2ème technique, l'incarnation, le passage d'une conscience d'un corps à un autre sans retour en arrière possible. Chacun n'a qu'un seul esprit. Certes, il est possible de s'approprier, par un sort de possession, le corps d'une autre personne et de le vivre, mais cette vie parallèle n'est aucunement permanente contrairement à l'incarnation et la réincarnation; le corps hôte qui décède ne tue pas l'esprit qui s'en est emparé ou même qui ne faisait que regarder. L'incarnation, elle, permet de faire passer l'esprit d'un corps à un autre, mais le précédent corps ne peut plus être habité.

 

Très pratique si l'esprit d'un corps en fin de vie souhaite être incarné dans un autre corps + robuste, donc continuer à vivre + longtemps. La 2ème technique parle même de l'hypothèse de coexister avec l'esprit déjà existant dans un autre corps... Un peu comme avoir son père ou sa mère dans son esprit. L'incarnation se fait sans perte de savoirs ou de capacités, mais au niveau physique, l'esprit doit appréhender le corps nouveau. Ainsi, un acrobate ou une chirurgienne ne seraient pas à leur aise dans un autre corps peu grâcieux qu'il faudra peut-être travailler.

 

La 3ème technique, la résurrection. Le décédé revient à la vie. S'il a été mort des suites d'une blessure grave, non seulement la blessure est guérie, mais en +, l'individu, selon les moyens que son corps avait déjà avant le décès, revient au maximum de sa forme. Selon mes magiciens, la résurrection ne guérit pas des maladies ni du poison. Et bien, voilà un projet pour mes magiciens ! Perfectionner le sortilège, l'adopter. Si seulement je pouvais maitriser les connaissances en résurrection comme le retour dans le temps de plus de 300 ans, car la réadaptation de décédés d'il y a longtemps serait peut-être trop difficile.

 

Cependant, certaines personnes estiment, selon leur jugement, avoir fait le tour de la vie, et certaines personnes souhaitent ne pas continuer de vivre particulièrement longtemps. La résurrection serait peut-être idéale pour une mère morte trop tôt qui manque à son enfant, et que celui-ci ne devienne pas un adulte amer, voire particulièrement négatif. Quel délicieuse douceur de justice ce serait de réssuciter un individu.

 

Quelle immense joie nous ressentions tous ! Mes magiciens me confiaient même qu'ils avaient trouvé un trou noir spécial dont la particularité était de régénérer de la magie de façon très rapide !

 

Ces parchemins n'étaient que des idées de continuité de la vie, donc pas des sortilèges, mais les travaux avaient particulièrement bien avancé. La guilde des magiciens qui travaillaient pour moi continuait de travailler dans le secret, craignant un abus de la nature humaine des ces précieuses connaissances.

 

Nos travaux avançaient. Aussi ai-je décidé que la guilde des magiciens s'établirait dans la Cité des Merveilles. Non seulement parce que ça éviterait à mes magiciens le déplacement, mais surtout, cette caverne surmontée d'une tour et d'une montagne était idéale pour être cachée des zones d'urbanisation en + d'être poétique. Je suis même allé jusqu'à m'y établir pendant que j'ai laissé une illusion de moi-même au château. Sortilège qui ne m'a coûté quasiment rien tant la régénération de magie était abondante.

 

La progression des 3 techniques de continuité de la vie était immense en 50 ans. Mes magiciens n'ont jamais cessé de progresser.

 

 

XI : Trahison et urgence

 

J'étais + proche des magiciens que des affaires étatiques. Quel peuple d'ingrats : je les aide, ma gouvernance est la moins ingérante possible, allant même jusqu'à très peu me montrer en public, et ils veulent me renverser ! J'aurais dû tuer plusieurs personnes, conquérir plusieurs villes, ramener comme morts-vivants une bonne partie d'entre-eux, puis annexer une partie du territoire du royaume pour en faire le mien. J'ai été trop absente certes, mais j'ai été également trop gentille. Il faut croire que ce peuple qui se plaint facilement aime la tyrannie. Mais qu'est-ce qui m'a prit de renverser un roi qui représentait donc si bien son peuple ?

 

Je me suis alors lâchée avec ce peuple ingrat, et j'ai détourner sans gêne une bonne partie des fonds publics pour les reverser à mes magiciens afin qu'ils accélèrent le pas sur la recherche de la continuité de la vie, et en faire 3 sortilèges. Mais pressée par la révolte populaire, et par crainte que mon repaire soit enfin découvert, j'ai alors amené mes magiciens à se concentrer sur l'incarnation et la résurrection.

 

La révolte grondait dans la ville. Déjà, j'avais coupé l'hypocrisie de mon illusion à laquelle le peuple ne croyait plus. Mes morts-vivants comme mon assistant non magiciens m'avaient suivis. La progression des 2 sortilèges continuait du mieux qu'elle pouvait. Mes mages, notamment ceux qui ne sont pas morts-vivants, étaient sous pression. Certains abandonnaient en cours de route, trop stressés par le contexte pour rester concentrer (je ne leur en veux pas), d'autres voulaient que les recherches sur les 2 sortilèges de la continuité de la vie aboutissent, tant pis pour la tension, quoique ces derniers étaient + rares que ceux qui avaient abandonnés.

 

Les 2 sortilèges auront enfin bientôt aboutit ! Mais la révolte s'est massée devant la Cité des Merveilles. Comment leur tenir tête... ? J'ai une idée ! Je vais leur envoyer mes nécromanciens morts-vivants que j'ai gardé. Ils vont voir ce qu'il en coûte d'affronter une bienfaitrice qui ne les a jamais gravement nuit. Mes "crimes" sont parfaitement pardonnables tant leur gravité est négligeable. Oh bien sûr, il y a cet argent public que j'ai volé après leur révolte inutile en représailles.

 

Finalement, mes nécromanciens, dont j'utilisais beaucoup de ma magie à les ranimer en mort-vivants, ont tenu. Ils ont maté la révolte. Le peuple, en grand nombre, décida d'être prudent sans abandonner son agressivité. Il décida de faire siège. Plusieurs jours.

 

J'envoyai de mes morts-vivants invisible voler de la nourriture pour les ramener à mes nécromanciens qui sont bien vivants et toujours motivés à faire la recherche jusqu'au bout. Dans l'urgence, la recherche des 2 sortilèges était complète mais non expérimenté. La certitude théorique ne prouve pas qu'une recherche ait été un succès tout comme elle ne prouve pas que la recherche a été jusqu'à son terme de remplir tous les objectifs.

 

Enfin ! Les 2 parchemins de sortilèges sont prêts ! Je les ais lu et j'ai imprimé les sortilèges dans ma mémoire. Ne me manque plus qu'à m'en servir sur des décédés qui ne se vengeront pas en guise de récompense, donc pas sur les citoyens décédés. N'ayant pas de cobaye sous la main, impossible donc de vérifier le fonctionnement des 2 sortilèges.

 

 

XII : Siège

 

Un esprit solitaire parmi mes magiciens, tenant compte du peuple qui menaçait la Cité des Merveilles, dehors, avait conçut un sortilège; l'Armée des Araignées. Ce dernier nous a alors confié que ce serait la meilleure solution que d'envoyer des magiciens morts-vivants, + utile en recherche qu'au combat, malgré leur facultés stoppés à la date de leur décès quand ils sont devenus morts-vivants par mon sortilège raté de résurrection (et que l'on peut désormais appeler sortilège des morts-vivants). Le sort d'Armée des Araignées auraient le double effets de se multiplier plusieurs fois, et comme les araignées peuvent pondre, celà engendrerait des araignées qui ne coûtent rien en magie, au cas où. La peur qu'elle déchaineraient empêcherait ainsi toute révolte, y compris venant de professionnels qui voudraient détruire nos progrès.

 

Il expliqua que puisque le trou noir apportait de la magie illimitée, que l'on pouvait invoquer et réinvoquer des araignées autant que l'on veut. De +, le sortilège, une fois lancé, fonctionne selon une période de temps indépendante de l'entretien de magie à accordé, non en fonction de la magie à consacrer aussi longtemps que necéssaire. Tout seul, encore une fois, il a inventé un procédé qui peut lancer automatiquement et plusieurs de fois la création des araignées en ayant créer 3 orbes rouges. Ces 3 gemmes de pouvoir lanceraient des sorts en prenant l'énergie du trou noir (dans lequel aucun d'entre nous n'a osé plonger, ni même explorer, nos priorités ayant été d'abord la création des 2 sorts de continuité de l'existence, incarnation et résurrection, ainsi que le peuple qui tente de nous tuer, dehors). Enfin, l'apprenti magicien, qui donnait de + en + l'impression d'être un maitre, nous a dis que le lancement automatique des sorts comme l'interruption necéssiterait une personne pour les contrôler avec les chaines qui y étaient attachées.

 

Ce magicien a beau être très jeune, sa grande intelligence et son sens de la stratégie se moque totalement de l'âge. Sa créativité m'a donné beaucoup d'espoir. Celà dit, il s'est occupé de ce plan et des détails sans m'en avoir parlé avant... Il a tenté de voler mon pouvoir, et surtout mes projets... Bien... Quelqu'un d'intelligent ne peut pas avoir toutes les qualités, j'imagine...

 

Alors, Vlad s'est manifesté. Lui aussi voudrait apprendre les 2 sortilèges, et développer les connaissances suffisantes pour apporter sa contribution. Il est vrai que la continuité de la vie par réincarnation n'a pas du tout commencé. Et peut-être pourrait-il continuer la recherche des 2 sortilèges dont la finition n'a pas été prouvée ?

 

L'occasion d'expérimenter les sortilèges se présentera un jour, mais la certitude d'être en vie diminuait pour chacun d'entre nous, y compris pour moi, mon immortalité n'étant pas parfaite, surtout si mon point faible est découvert, et que j'ignore moi-même.

 

Vlad s'est aussi proposé de préserver la Cité des Merveilles. C'est lui qui tiendrait les 3 chaines, chacune attachée à sa gemme respective. Etant en armure, je l'ai désigné comme gardien des sortilèges que nous avons découvert. Mon ami ne m'a jamais trahi et sa confiance méritée. Il s'est enchainé aux gemmes. C'est lui qui les contrôlerait. Tous le temps passé avec moi l'a aidé à avoir la concentration suffisante pour maitriser les gemmes. Leur lancement de sort et la réserve de magie étant garantie par le trou noir. Il s'est enchainé volontairement, et demanda même à mon apprenti de souder les chaines à son armure. Mon apprenti et mon assistant ne demandent pas mon avis ? Enfin, c'est moi, le chef dans cette baraque !

 

Et cet apprenti... Quel était son nom, déjà... Brag. Je devrais l'avoir à l'oeil. Je l'ai admiré, mais il tend à me prouver qu'il cherche à prendre ma place. Je pourrais lui régler son compte ou le féliciter des décisions qu'il a prit (bien qu'il m'ait désobéi une fois au lieu de venir me parler). Mais plutôt ne rien lui dire. Il y a aussi ces gens en armes qui menacent d'envahir les lieux, dehors.

 

 

XIII : Conflit difficile

 

Oh non ! Une partie importante du peuple est revenu à la charge ! Avant que l'attaque ne recommence encore une fois, je vais évader mes magiciens vivants en les téléportant hors de la Cité des Merveilles; de cette façon, ils pourront continuer leur vie, et personne ne fera le lien entre eux et mon projet des 3 sortilèges de continuité de la vie. Ne restaient alors que Vlad, mon groupe de morts-vivants composé de magiciens et de soldats, et moi-même. J'ai épargné mon apprenti car je pense ne pas avoir tout perdu avec lui, et s'il est encore vivant après quelques dizaines d'années, il reviendrait à mon service.

 

Et voilà, le combat a commencé. Chacun de nous attaqua comme il pouvait. L'opposition étant en grand nombre n'ayant que la rage comme qualité de combat, elle fut vite matés. Cependant, malgré cette déconvenue, d'autres assaillants arrivèrent, des magiciens. Il s'en est fallu de peu, mais une fois encore, l'opposition a été matée. La suite dans les idées était loin d'être tarie chez les adversaires, et cette fois, des hybrides, à la fois magicien et guerrier, également très doués dans les 2 domaines, arrivèrent au combat. Cette fois, le combat tournait en grande partie à notre désavantage, la victoire envers ces ennemis assez puissants n'était qu'un trop court répit. Je ne pouvais pas ranimer mes morts-vivants, car j'échouerais à ma vigilance et ma concentration devait être au maximum contre l'opposition.

 

Les magiciens-guerriers encore vivants s'éloignèrent puis firent place à quelqu'un d'encore + talentueux qu'eux-mêmes. C'était, je pense, une archimage, car elle m'a surpassé dans mes connaissances en magie. Dans ses yeux, je le pressentais, elle savait qu'elle n'a aucune chance de me vaincre, car en tant que liche, je ne peux pas être détruite par la seule force de la détermination et elle ne savait pas comment me vaincre. Je n'ai pas abandonné et j'ai contre-attaqué, mais pendant que ses alliés lançèrent tous les sortilèges de protection possible, l'archimage lança un sortilège de répulsion du vent; moi ainsi que mes morts-vivants tombés avions basculés dans le trou noir magique ! Elle s'était servit du puit pour me bannir à défaut de me vaincre. Peut-être que le puit tue les vivants ou suspend leur vie, mais moi, je ne peux pas mourir de cette façon.

 

 

XIV : Espoirs suspendus

 

Malgré tous mes efforts, je n'ai pas pu remonter. A partir de maintenant, c'est certain; le jour où je reviendrai à la surface, ils vont tous connaitre de mon courroux, ne leur laissant plus le choix entre m'obéir ou souffrir. Je bâtirai mon propre pays avec une taille de territoire suffisante, selon mes propres règles, et que ça leur plaise ou non, ils m'accepteront ! Ceux qui me refuseront feront partie de mes troupes d'offices.

 

Pendant ma chute, j'entendis plusieurs insectes. C'était des araignées géantes, en très grand nombre. Mon assistant avait réussi. Il avait patiemment préparé une légion d'araignées de tailles multiples au lieu de les relâcher au fur et à mesure. La révolte a été matée encore une fois, et peut-être ont-ils eut leur compte pour envisager d'abandonner. J'ai ensuite entendu un écroulement de pierres. Pourvu qu'il n'ait pas tout détruit, excepté peut-être l'entrée de la Cité des Merveilles.

 

Avant que je ne tombe trop loin dans le trou noir, j'ai transmis à Vlad par la pensée ces simples mots; "Merci pour tout..."

 

 

 

Auteur : Sirayar.

 

Fiction basée sur la série Aventures, de Bazar Du Grenier, ainsi que sur le personnage de la nécromancienne, fin de la saison 2.

[Texte crée le 17 Février 2016]

[Publié le 7 Mars 2016]

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Published by regard-existence - dans Aventures
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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 16:49

J'avais déjà publié mes poèmes sur le site "Aventures, les fans". Le site ayant été éffacé (trop vite à mon goût), je fais donc republier le poème de Sirayar à propos de "Aventures", axé notamment sur la 1ère saison. Il y a 2 versions.

 

 

1) Version longue :

 

Ils étaient 4 aventuriers.

Contre la lutte de la malédiction des araignées,

Et pour y remédier,

Le maximum, chacun a donné.


Au fur et à mesures des péripéties,

Le groupe a rencontré amis et ennemis.

Aidant ce qui pouvait l'être,

Vainquant ce qui devait l'être.


Quelque fois, la fuite était préférée,

Les signes d'un douloureux échec étant trop nombreux pour être risqués.


Au gré de leurs aventures, les 4 compagnons entendirent en substances,

"Allons à la cité des merveilles", quoique le destin apporta des nuances.


En arrivant à la destination,

De la source de la malédiction,

Une barrières d'arachnides, les compagnons croisèrent,

Encore plus agressives, et en bien plus grand nombre, une immense galère.


Sur leurs forces, les compagnons firent preuves de modestie,

Une partie des araignées ayant été occis.

Au passage, une femme paladin était sauvée.

De justesse,

Car malgré les risques de maladresse,

La paladin a bien failli y passer !


A cette intensification des évènements,

Les compagnons comme leurs amis eurent juste le temps,

D'entrer précipitamment,

Et d'empêcher le surplus d'araignées d'entrer, et pour longtemps.


La panique avait gagnés les occupants des lieux,

Qui acceptèrent d'abriter avec eux,

La femme paladin éprouvée,

Pour qu'elle se remette d'avoir été entoilée.


Arrivés à une salle magique, les compagnons étaient attendus,

Il y avait un homme à 3 chaines, et une tête connue.

La nouvelle rencontre du second allait être la dernière,

Car elle a entrainé le décès du coriace hère.


L'homme aux 3 chaines avait disparu,

Mais d'où venait ses chaines montrait où il était reclus.

Il fallait donc monter les escaliers,

Et seuls 2 des compagnons pouvait s'y aventurer.

Car pour faire diversion, il fallait 2 personnes pour gêner l'escrimeur,

Et 2 autres pour se faufiler, pendant la distraction, et poursuivre le deuxième gêneur.


Dès lors, le paladin-inquisiteur et l'archer de l'eau,

Montèrent à l'escalier un étage plus haut.

Brièvement, un des amis du groupe, chercheur émérite,

Tendait à montrer que son aide était celle d'un hypocrite,

Il se servait pour lui-même non pour la justice,

Car il vola à l'homme aux 3 chaines des parchemins, lui infligeant un préjudice.

Le chercheur s'était enfuit lâchement,

Les 2 compagnons pouvait aller le réprimander, mais il y avait danger plus imminent.


L'homme aux 3 chaines prenait la source de son pouvoir de 3 sphères,

Le paladin-inquisiteur et l'archer de l'eau ignorait que les casser avait des conséquences sévères.

Ils le firent, et une contre-attaque étrange s'ensuivait;

De leur passé, chacun des 2 compagnons rêvait.


Le père comme l'ami du paladin inquisiteur avait souhaité,

Que l'adolescent, pas encore paladin-inquisiteur, ne suive pas les pas de son père,

Y voyant une volonté de séparation de son parent, l'adolescent d'alors n'écouta que la colère,

Paladin-inquisiteur, quoiqu'il arrive, et suivre ce chemin, il avait insisté.


L'archer de l'eau fut à son tour harcelé,

Par son propre passé.

Des individus hostiles suivait l'archer de l'eau,

Ils voulaient exploiter son secret au plus tôt.

Lui qui se voyait humain, fut protégé par un élémentaire,

Ce dernier révélant à l'archer qu'il était de sa généalogie.

En conséquences, les poursuivants abandonnèrent,

Et l'archer pu continuer sa vie.


La 3ème sphère fut cassée par le paladin-inquisiteur,

Commença le début d'un malheur.

Sous les pieds de 2 compagnons, le sol s'effondrait,

Le plafond s'écroulant, le nain et le mage du feu redoutait.

Les minutes qui passait était une question de survie,

La chance n'accordait que de minces sursis.


Le chercheur traitre sortit le premier,

Méfiante et pas très loin derrière, une louve suivait le pressé.

Une bonne partie du sol s'étant effondré, l'archer de l'eau put choisir la facilité,

Et décida de faire une chute calculée.


La situation du paladin-inquisiteur est plus lente

Suivit une discussion criée, brève mais urgente,

Attendre le paladin-inquisiteur, et l'aider, mais que tous risque de mourir,

Ou ne pas l'attendre, sachant que les 3 compagnons en bas escaliers,

Puissent sortir en premier,

Et le paladin-inquisiteur en dernier ?


C'est ici que le destin a choqué.

La source de la malédiction des araignées,

A été éliminée,

Mais a été obtenu au prix d'un trépassé.


L'archer de l'eau était vivant, quoique blessé.

Le nain, par une défaillance de son bras mécanique, fut éborgné.

Le demi-diable manqua de perdre ses esprits,

Le paladin-inquisiteur y laissa sa vie.


Il faisait nuit.

La malédiction s'était évanouie,

Il n'y avait plus d'armée d'araignées,

Qui étaient massées.


Les 3 compagnons qui restaient avaient dormit.

Leurs yeux s'ouvrit.

En se rappelant de la nuit qui s'était déroulé,

L'homme aux 3 chaines, l'écroulement avait tué,

L'escrimeur n'a pas survécu,

Mais le paladin-inquisiteur non plus.


A la cité des merveilles,

S'est éteint un soleil.

Le passé avait tenté d'avertir,

Mais la perte n'a pas pu être empêché de se produire.

Le destin s'était montré austère,

La fleur bleue a été écrasée par la pierre.


De la nuit passé,

Du paladin-inquisiteur restait le fier bouclier.

 

 

2) Version courte :

 

A la cité des merveilles,

S'est perdu un soleil.

C'était le paladin,

Qui s'est éteint.


Le destin s'est montré austère,

La fleur bleue a été écrasée par la pierre.


La source de la malédiction des araignées,

A été éliminée,

Mais a été obtenu au prix d'un trépassé.


Ils étaient 4 aventuriers.

Contre la lutte de la malédiction des araignées,

Et pour y remédier,

Le maximum, chacun a donné.


Au fur et à mesures des péripéties,

Le groupe a rencontré amis et ennemis.

Sauvant ce qui peut être sauvé,

Aidant ce qui peut être aidé.


A la cité des merveilles,

S'est éteint un soleil.


La malédiction a prit fin,

Mais emporta le paladin.

La victoire dans la difficulté.

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Published by regard-existence - dans Aventures
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